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 Rencontre hasardeuse [Charlotte & Adonis]

Adonis GreengrassChargé de mission performance de l'administrationavatar
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15 juillet 2007

Adonis avait passé une semaine assez difficile, les informations sur les mardoliens étaient encore plus difficiles à trouver qu'il ne l'avait pensé au début, il savait pourtant que ça n'allait pas être de tout repos mais il n'avait presque rien à donner à Leopold, heureusement que son enquête sur Clark c'était révélée plus fructueuse sinon, il aurait pu dire adieu à ses espoirs de sous-direction. D'ailleurs, celui qui semblait le plus en vu en ce moment était ce crétin de Blackbonnes mais Adonis avait de quoi tenir contre lui, l'histoire avec sa fille pouvait sortir à tout moment et les répercussions pour le départements seraient alors catastrophiques et il comptait bien se servir de ça pour être le futur sous-directeur. Il était peut-être jeune mais il était volontaire, dynamique et compétant. On pouvait donc dire tout ce qu'on voulait sur lui mais il n'était certainement pas le dernier des incapables et ça jouait fortement en sa faveur.

Il poussa la porte du Circée légèrement éreinté, il avait vraiment besoin d'un verre pour se relaxer et essayer d'oublier qu'il était vraiment très loin du but qu'il s'était fixé. Et après la façon dont c'était terminé son aventure avec Amelia, il ne pouvait même plus passer ses soirée en bonne compagnie, il avait bien réussi à ramener quelques filles faciles mais ce n'était pas aussi amusant qu'avec Amelia ou avec Lilly. Il avait énormément apprécié leurs moments d'intimités malheureusement toute bonne chose avait une fin et celle là avait été assez douloureuse. Il essayait donc de se vider la tête devant un verre de Whisky pur feu en laissant son regard parcourir le bar. Il remarqua que les personnes encore présentes s'apprêtaient à partir ou alors avaient déjà bien entamé leurs consommations, il y avait peu de chance pour qu'il réussisse à oublier sa lassitude dans les bras chaleureux d'une femme.

Son regard tomba alors sur Rosaleen et son cœur se serra, quand allait-il enfin arrêter de se torturer et lui avouer ses sentiments ? Certainement pas ce soir, il n'en avait pas la force et il ne sentait pas prêt à essuyer un refus de sa part, il n'avait pas envie de se retrouver devant son regard désolé et puis avant cela, il lui faudrait lui parler, engager la conversation, gagner sa confiance, apprendre à la connaître, qu'ils passent un peu de temps ensemble et pour cela, il lui fallait du temps, ce qu'il n'avait hélas pas beaucoup. Son visage se ferma légèrement et il avala une gorgée de Whisky alors que le petit groupe qu'il avait aperçu au fond de la salle se levait pour partir, il reconnut deux-trois visages dans le groupe et en conclut qu'il s'agissait d'aurors.

Il baissa légèrement la tête, il n'avait pas vraiment envie de faux-semblant aujourd'hui, il voulait juste pouvoir profiter d'un bon verre de Whisky avant de retrouver son appartement londonnien qui encore une fois serait vide. Peut-être qu'avec un peu de chance, Aphrodite l'attendait bien sagement avec une lettre de Daphné qu'il ne voyait presque plus depuis qu'elle sortait avec Andrew Warlock. Elle n'avait pas vraiment perdu de temps et il s'attendait à tout moment à ce qu'elle annonce ses fiançailles, ce que Zabini n'avait jamais eu le cran de faire. Mais à entendre sa cousine, Blaise et Andrew n'avait rien en commun, c'était d'ailleurs surement pour ça que Daphné avait craqué sur lui aussi vite.

Il vidait son verre lorsqu'il remarqua le sac à main abandonné sur une chaise, il se leva donc et le récupéra sans l'ouvrir, il n'avait pas besoin de fouiller dans le sac pour savoir qu'il appartenait à une femme et à l'une des aurors à en juger la table sur laquelle il avait été oublié. Il décida donc d'attendre un peu, le femme à qui appartenait ce sac n'allait sans doute pas tarder à faire demi-tour pour venir récupérer son bien. Il esquissa un sourire lorsqu'il vit une jeune femme se diriger dans sa direction. Ses suppositions avaient été justes, il attendit donc que la jeune femme s'approche d'avantage de lui avant de lui tendre l'objet oublié.

"Bonsoir, je crois que ceci est à vous, je l'ai trouvé abandonné sur une chaise. J'allais le porter au bar lorsque vous êtes arrivée, j'imagine donc que ce sac vous appartient."

Son sourire s'agrandit légèrement alors qu'il observait plus en détail le visage de la jeune femme, elle était plutôt jolie voire pas mal du tout s'il était honnête avec lui même mais ce qui retient surtout son attention c'était qu'il avait l'impression de connaître ce visage, comme une impression de déjà vu. Il fouilla alors dans sa mémoire lorsque enfin le déclic se fit et il revint quelques années en arrière.

"Charlotte Meyer ? Et bien ça pour une coïncidence."

Son sourire devint alors légèrement plus charmeur, il y avait peu de chance pour qu'il tombe sur la meilleure amie de son ancienne amante si peu de temps après leur séparation, le hasard faisait plutôt bien les choses. Alors comme ça, elle était devenue auror, c'était plutôt intéressant à savoir.

"Je ne sais pas si tu te rappelles de moi, nous étions dans la même promotion à Poudlard mais dans des maisons différentes. Adonis Greengrass, je suis ravi de te revoir."

Il laissa son sourire s'agrandir encore un peu, laissant apparaître le plaisir de la voir ici. Il obligea cependant son regard à ne pas détailler trop la jeune femme, il ne voulait pas passer pour un gros pervers et il avait l'intuition que Charlotte serait moins facile à convaincre que Lilly.

"Puis-je t'offrir un verre ? J'aimerais beaucoup savoir ce que tu deviens après toutes ces années, une occasion de nous rappeler de quelques souvenirs oubliés."

Il esquissa un pas vers une chaise et la tira légèrement vers lui afin que son ancienne camarade prenne place. Il ne voulait pas paraître trop entreprenant dès le départ, il n'était pas au mieux de sa forme ce soir là, il lui faudrait sans doute un peu plus de temps pour la persuader de rester avec lui un peu plus longtemps que de raison.


Adonis Greengrass
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C'était le cœur léger que Charlotte avait accepté d'aller boire un verre avec ses collègues. Tout semblait soudainement aller mieux dans sa vie et elle avait constamment envie de sourire : les choses s'étaient relativement arrangées avec Lilly, ce qui lui avait ôté un poids qu'elle n'aurait jamais soupçonné. Évidemment, ce n'était pas comme avant et il faudrait du temps pour que cela le redevienne - si cela le redevenait un jour - mais elles avaient parlé et n'étaient plus complètement brouillées, sa colère s'étant nettement apaisée. L'accident d'Eliott avait aussi remis beaucoup de choses à leurs places : faire la tête à Lilly lui avait semblé tellement dérisoire face à cela. Il s'était réveillé le treize, il y a deux jours, et elle avait eu l'impression de respirer de nouveau, comme si elle retenait son souffle depuis le premier juillet. Heureusement qu'elle avait pas mal de jours de congés en réserve grâce à ses nombreuses heures supplémentaires et le fait qu'elle soit toujours volontaire pour prendre des gardes, cela lui avait permis de rester plusieurs jours au chevet d'Eliott juste après son accident, même si elle s'était finalement décidée à reprendre le travail, pour ne pas devenir folle à attendre toute la journée, et elle avait également posé le quatorze, hier donc, afin de rester avec lui. Elle était passé également ce soir, pendant deux heures, mais avait fini par abandonner pour aller au Circée avec ses collègues, Seamus ayant menacé de la traîner avec un Stupéfix si elle disait non. Elle culpabilisait au début, même si Eliott lui avait assuré qu'il n'y avait pas de problème, mais l'arrivée d'Andrew lui avait permise de pouvoir sortir sans s'en faire.

Si Seamus - qui était de nouveau son coéquipier officiel depuis le départ de Mika - tenait tant à ce qu'elle sorte, c'est parce qu'elle avait fini par lui expliquer ce qui se passait, après qu'il se soit étonné qu'elle pose des jours à la dernière minute. Malgré son aversion pour les Sang-Purs - la guerre avait laissé des traces assez nettes chez beaucoup de résistants - Seamus avait été adorable avec elle et avait repris pas mal de ses dossiers en plus des siens pour ne pas les laisser traîner. Et il avait insisté pour qu'elle vienne, afin de se changer les idées. C'était dans ces moments-là qu'elle voyait qu'en plus d'être son binôme, Seamus était également son ami. Ses collègues avaient peut-être soupçonné quelque chose - ce n'était pas dans son genre de rater des jours de travail - mais n'avait rien et malgré quelques regards intrigués, ils s'étaient comportés comme à leur habitude. C'était peut-être cette bonne humeur qui l'avait poussé un boire un peu plus que d'habitude - c'est à dire trois verres - et l'alcool lui était un peu monté à la tête. Elle n'avait jamais tenu l'alcool, c'était affreux. Elle ne se souvenait plus du tout de sa soirée de fin d'année de sixième année, après que Jensen l'ait fortement poussée, parce qu'elle était "bien trop sage", selon ses dires. Elle s'était réveillée le lendemain matin dans son dortoir - c'était déjà ça - avec un mal de tête épouvantable et avait juré de ne plus jamais boire de sa vie. Elle n'avait pas tenu cette promesse, mais n'avait jamais plus abusé.  Et même ce soir, elle était assez raisonnable. Elle tenait parfaitement sur ses jambes, pouvait prendre une Cheminée sans danger et n'était pas encore à danser sur une table - ce qu'elle n'avait jamais fait, évidemment, un peu de dignité quand même. C'est juste qu'elle était d'excellente humeur et avait tendance à rire un peu trop facilement et à adorer soudainement tout le monde, même Teddy Furtinus, ce qui n'était pas peu dire.

Vers vingt-deux heures, la plupart des Aurors et Aspirants présents avaient décidé de rentrer et elle avait suivi le mouvement, même s'il n'était pas encore très tard, vu qu'elle ne bossait pas demain, congé normal cette fois-ci, qu'elle avait posé quelques mois auparavant, sans se rappeler pourquoi. Elle n'aurait pas beaucoup travaillé en ce début de mois de juillet, c'était assez étrange, vu qu'elle passait la plupart de son temps au Bureau depuis qu'elle était devenue Aspirante. Un peu moins depuis qu'elle sortait avec Eliott, mine de rien. Mais elle faisait encore du 8 heures - dix-neuf heures trente, donc bon, ça restait raisonnable. Et puis comme cela, elle se lèverait tôt pour aller voir à Eliott à l'hôpital. Ou bien ses parents, qu'elle n'avait pas vu depuis quelques semaines. Elle avait décliné la proposition de l'Aspirant Mason de la ramener chez elle - elle pouvait encore prendre une Cheminée - et s'apprêtait à se diriger vers la rue principale du quartier magique de Bristol afin de prendre une Cheminée publique - celle du Circée ayant une sacrée file d'attente - quand elle s’aperçut soudainement qu'elle n'avait plus son sac. Merci à Willa qui venait de déplorer le bazar dans le sien, elle n'y aurait jamais pensé sinon. Elle salua ses collègues d'un sourire et d'un signe de la main avant de repasser la porte du bar, afin de récupérer son sac. Elle avait plein d'affaires dedans, même si sa baguette était à la ceinture de son short - il faisait vraiment trop chaud en ce moment et courir après des gens en jean devenait vraiment fatiguant par plus de trente degrés - et n'avait pas envie d'en perdre. Elle n'avait jamais osé mettre un short au travail jusqu'à maintenant - cela changeait radicalement des robes de sorcière, légèrement plus court - de peur des remarques, ce qui n'avait pas manqué de la part de certains collègues masculins, mais elle savait qu'elle passait la journée sur le terrain en planque et que seul Seamus et les gens qu'elle avait croisé ce matin en prenant ses dossiers et ce soir le remarquerait.

Elle fronça les sourcils quand elle constata que son sac n'était plus au pied de sa chaise, là où elle pensait l'avoir laissé, et s'apprêtait à aller demander à Rosie, la serveuse, si elle l'avait vu quand son regard se posa sur un homme qui détenait son bien. Soulagée, elle se dirigea vers lui en souriant, tiquant légèrement quand elle vit distinctement les traits de son visage, qui lui étaient familiers. Elle passa rapidement en revue plusieurs noms dans son esprit quand l'illumination se fit. Adonis "Ninis" Greengrass, Serpentard de son état, cible d'Ellen Perkins à un moment, ancien élève de son année. Même s'il avait été à Serpentard, Greengrass n'avait jamais fait partie de ceux qui en voulaient aux nés-moldus. A cette pensée peu charitable, Charlotte se reprit. Il n'y avait pas que les Serpentard qui attaquaient les nés-moldus lorsque les dissensions dûes aux statuts du sang étaient revenues pour la deuxième fois. Elle avait du mal à se libérer de ce mauvais réflexe de généralisation. Greengrass avait toujours été quelqu'un de discret, mais elle se rappelait très bien que Lilly et elle s'amusaient à le taquiner en l’appelant distinctement Ninis. C'était gênant de se dire qu'on avait été aussi immature un jour dans sa vie. Elle tendit la main pour récupérer son sac, souriant à son ancien camarade, et fit glisser la bandoulière sur une de ses épaules.

- Oui, c'est à moi, merci de l'avoir récupéré, j'aurais été embêtée qu'on le vole ! lança-t-elle avec un léger rire.

Ah, l'alcool. Déjà au quotidien, elle avait une sacrée foi en l'humanité, malgré ce qu'elle voyait dans son travail. Mais avec quelques verres, elle aurait été capable de demander le pire des pyromanes en mariage. Pas qu'Adonis soit un pyromane, bien évidement, mais c'était pour l'exemple. Elle s'apprêtait à se présenter à son ancien camarade, ou plutôt à lui rappeler cet ancien lien lorsqu'il la devança, avec un sourire aux lèvres.

- Si, si, je me rappelle ! Tu étais à Serpentard. Et le plaisir est réciproque ! ajouta-t-elle, sincèrement.

C'était toujours agréable de recroiser des anciens camarades de classe, elle en avait perdu pas mal de vue après ses ASPICS, malgré son entrée au Ministère. Elle avait quelques nouvelles d'anciennes copines de temps en temps, en croisait dans l'ascenseur mais cela allait rarement plus loin. Toutes les promotions se faisaient la promesse de se revoir vite, qu'ils se recroiseraient souvent mais les chemins se séparaient forcément et finalement, peu de camarades se revoyaient régulièrement. Et puis la dernière fois qu'elle avait croisé un ancien camarade de classe, cela s'était plutôt bien terminé. Enfin, Eliott, c'était Eliott. Elle n'allait pas non plus sortir avec tous les garçons de sa promo. Surtout que son petit ami lui manquerait trop. C'était sûrement dû au fait qu'elle aurait pu le perdre définitivement avec cet accident, mais elle avait l'impression qu'elle était encore plus attachée à lui qu'avant, ce qui n'était pas peu dire, quand même.

Elle hésita un peu lorsque Adonis lui proposa de boire un verre, mais elle mit ses hésitations de coté rapidement. Après tout, lui souffla une petite voix qui avait quelques ressemblances avec une bouteille de Whisky Pur-Feu comme celle qu'elle avait bu tout à l'heure, il n'y avait aucun mal à cela. Oui, il était tard mais elle ne travaillait pas demain et c'était toujours bien de reprendre des nouvelles d'un ancien camarade, elle n'en n'avait pas l'occasion tous les jours. Son coté raisonnable lui affirmait qu'elle le regretterait au moment de se lever, quand elle sera incapable d'émerger. Elle se levait plutôt facilement d'habitude, sauf quand elle se réveillait dans les bras d'Eliott - ce qui arrivait de plus en plus souvent si on ne comptait pas les dernières semaines - et qu'elle refusait de bouger parce qu'elle était trop bien, quitte à se presser pour ne pas être en retard ensuite. Mais tant pis, ce n'était pas bien grave. Aussi adressa t-elle un grand sourire à Adonis quand il tira une chaise afin qu'elle s'assoie, ce qu'elle fit en faisant un signe à Rosie. Plus d'alcool en revanche, pas sans collègue dévoué pour la surveiller. Quoique, quand Seamus était là, c'était plus souvent elle qui le surveillait que le contraire. Son coté Irlandais, sûrement.

- Un sirop de cerise soda, s'il vous plaît, lança-t-elle.

Adonis avait déjà sa consommation, elle n'allait pas rester les mains vides. Rosie lui apporta sa consommation, faisant se retourner quelques hommes et leur adressa un sourire avant de s'éloigner pour aller servir une autre table. Charlotte ne la connaissait pas particulièrement, c'était Bob, le patron, qui insistait pour qu'on appelle ses employés par leur prénom, mais elle avait l'air sympathique et était toujours affable, même avec certains hommes un peu alcoolisés et un peu insistants. L'Auror McDougal adorait les remettre à leur place, ceux-là. Même quand c'était des membres de la Justice Magique.

- Alors, lança-t-elle en se tournant vers Adonis. Que deviens-tu depuis Poudlard ? Tu étais un bon élève, je m'en rappelle ! Tu t'es orienté dans quoi, finalement ?

Elle lui adressa un sourire rayonnant en coinçant une mèche de ses cheveux blonds derrière son oreille. Seamus avait bien fait d'insister pour qu'elle sorte avec eux ce soir.


Adonis GreengrassChargé de mission performance de l'administrationavatar
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Il esquissa un sourire ravi lorsque Charlotte lui avoua se souvenir de lui en ajoutant qu'il avait été à Serpentard. Il avait d'ailleurs été très fier de côtoyer la maison des serpents malgré la sombre réputation qui l'entourait, tous les verts et argents n'étaient pas de Mangemorts ou des montres assoiffés de sang. Lui même n'était pas un très bon exemple de cette vérité mais Archibald l'était et il était rancunier aussi, il ne lui avait rien dit pour sa liaison avec Lilly et heureusement parce qu'autrement, en plus de perdre sa "petite-amie" et sa "maîtresse", il aurait aussi perdu son meilleur ami et c'était une situation qu'il préférait éviter.

Adonis invita alors son ancienne camarade à s'asseoir, ce qu'elle fit gracieusement après un court instant de réflexion. Elle semblait perdue dans ses pensées mais elle fit un léger signe à Rosaleen pour passer commande. Le jeune homme s'installa à son tour sur une chaise face à l'ancienne Gryffondor, essayant de garder un air impassible devant la serveuse. Il était toujours mal à l'aise lorsqu'elle était là, il voulait lui dire quelque chose à chaque fois mais les mots se perdaient dans sa gorge, c'était tellement plus simple de draguer des filles pour qui il n'éprouvait rien du tout, réussirait-il un jour à lui avouer ce qu'il ressentait, les trois petits mots qu'il n'avait encore jamais prononcés passeraient-ils ses lèvres ?

Ce ne serait pas ce soir, surtout pas avec Charlotte en face de lui et la jeune femme s'éloignait déjà pour rejoindre son comptoir sous le regard d'Adonis, légèrement jaloux des regards que les autres hommes portaient sur sa Rosaleen. Il se laissa tomber contre le dossier de sa chaise en soupirant légèrement avant de reporter son attention sur son ex-camarade qui lui demandait ce qu'il devenait depuis Poudlard. Il but une gorgée de Whisky pur feu avant de poser son regard sur la jeune femme et de répondre à la question avec un léger sourire.

"Je suis entré au Ministère après Poudlard, au département de régulation des Créatures Magiques. Je suis agent de liaison auprès des Gobelins. Et toi alors que deviens-tu ? Un petit ami ? Des enfants ? Des animaux ?"

Il avait remarqué qu'elle avait commandé une boisson non alcoolisée ce qui signifiait qu'elle ne comptait pas faire de folie ce soir là et il devait bien avouer qu'il n'était pas trop d'humeur à jouer. Son oncle le pressait de plus en plus au mariage surtout depuis que Daphné sortait avec Warlock et une rumeur commençait à circuler parmi la haute société selon Asgard. Une rumeur qui laissait entendre qu'il aurait changé de bord et qu'il cachait son état à force de petites amies à tour de bras, des histoires d'un soir, sans lendemain.

Ses mains se crispèrent légèrement autour de son verre, il allait falloir qu'il démente rapidement ses rumeurs mais il ne savait pas encore comment. Il observa un instant Rosaleen derrière le comptoir, souriante malgré les clients un peu trop entreprenants. Il reporta alors son attention sur Charlotte en se recomposant un visage de circonstance, son léger sourire au coin des lèvres, il désigna le verre de la jeune femme.

"Tu as peur que je te saoule et t’entraîne dans mon lit ?"

Ce qui, il devait bien l'admettre, avait été son intention première mais il ne voulait pas jouer ce soir là, il voulait simplement prendre des nouvelles d'une ancienne camarade, plus si affinité et si la demoiselle était libre et consentante mais il ne ferait rien pour l'attirer dans ses filets.


Adonis Greengrass
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Ainsi, Adonis était entré au Ministère. Cela n'avait rien de surprenant, le Ministère employait une bonne partie de la population sorcière. Elle fréquentait peu le Département de Régulation et de Contrôle des Créatures Magiques, se contentant de communiquer avec eux par notes de service quand la situation l'exigeait. En revanche, ce qu'elle savait, c'était que le directeur du Département était l'oncle d'Eliott. Elle ne l'avait jamais croisé personnellement - contrairement à John Warlock et elle se serait bien abstenue de cette rencontre là - mais c'était en fréquentant un Sang-Pur qu'elle se rendait compte que toutes ces familles étaient vraiment toutes reliées entre elle. Et c'était un peu étrange, d'un point de vue externe, comme s'ils vivaient en autarcie. Ce qui était sûrement le cas, d'ailleurs. Elle savait par les récits d'Ellen Perkins à quel point c'était difficile d'y entrer : en effet, Ellen était héritière, avec son petit frère, de la plus grande entreprise de fabrication de parchemins du Royaume-Uni mais ils n'étaient pas Sang-Pur, même si il y avait beaucoup de sorciers dans leur famille. La grande ambition des Perkins, famille bourgeoise, était de rentrer dans le cercle fermé des Sang-Pur afin d'ajouter leur nom au tableau. Et de ce que Charlotte savait, les Perkins n'étaient pas les seuls à poursuivre une ambition de ce genre. C'était étrange tout de même. Et très dix-neuvième siècle.

Elle entendit vaguement Adonis mentionner des Gobelins, mais son attention fut captée par un mouvement dans son dos et elle se retourna par réflexe, ses doigts s'égarant du coté de sa baguette sans néanmoins la saisir. Un des clients avait visiblement trop bu et avait fait elle-ne-savait-quoi à l'une des serveuses, la brune, qui se tenait en retrait, l'air choqué tandis que des membres de la Police Magique qui étaient encore là s'étaient levés pour le mettre dehors. L'un d'entre eux se détacha du groupe et attrapa le trublion par le col afin de le mettre dehors. Lorsqu'il revint dans l'enceinte du bar, son regard croisa celui de Charlotte et elle maudit Godric pour cet instant. C'était toujours gênant de croiser des ex-petits amis, c'était le genre de moments que tout le monde voulait éviter. Sauf que pour elle et Alexander, c'était assez compliqué vu que leurs deux services étaient voisins et qu'il partageaient un ascenseur, voire des interventions. Elle réussissait à l'éviter plutôt bien en temps normal, ayant de ses nouvelles par tous les ragots qui courraient dans les couloirs. Elle savait qu'il avait été nommé Capitaine en début d'année mais c'était tout. Le regard d'Alexander passa de elle à Adonis et lui adressa un mélange de signe de tête et de main, n'ayant sûrement pas pu choisir entre les deux. Charlotte eut envie de le détromper, non, elle n'avait pas rendez-vous avec Adonis mais elle se reprit immédiatement. Elle n'avait pas à se justifier, Alex croyait ce qu'il voulait. Elle lui fit un petit mouvement de la main maladroit avant de se détourner. C'était carrément gênant. Surtout qu'Adonis avait continué à parler et qu'elle dû reprendre sa phrase en cours de route.

- Des animaux ?

C'était une question étrange, quand même. Mais en étant entré au Département des Créatures Magiques, Adonis était peut-être passionné par les animaux, ils n'avaient jamais assez parlé pour qu'elle puisse savoir. Mais bon, elle n'allait pas avoir de licorne dans son soixante mètre carré.

- Un chat, un hibou insupportable, rien de bien exceptionnel ! répondit-elle en riant.

Elle avait un peu la tête qui tournait quand même, elle était contente d'avoir choisi une consommation beaucoup plus raisonnable, songea-t-elle en avalant une gorgée. Elle aurait aimé faire partie des gens comme Lilly qui tenait très bien l'alcool et avaient encore tous leurs esprits au bout de trois verres mais c'était loin d'être le cas. Au cinquième, il n'y avait plus personne de son coté. Même si l'alcool ne réussissait plus tant que cela à Lilly, songea-t-elle amèrement en repensant à ce qui s'était passé avec Eliott. Elle se crispa légèrement mais s'interdit à repenser à cela. C'était du passé maintenant, elle avait mis les choses au point avec Eliott et Lilly, elle ne devait pas ressasser ce qui c'était passé. C'était terminé maintenant, c'était l'essentiel. Adonis la sortit de ces pensées désagréable en désignant son verre sans alcool, un sourire au coin des lèvres. Et si là elle ne buvait plus, ses verres précédents étaient encore bien présents et elle éclata de rire comme s'il avait dit quelque chose de vraiment drôle. Franchement, elle le regretterait demain matin, une fois toute sa lucidité retrouvée.

- Et bien, monsieur Greengrass, quel franc-parler ! Où est donc passé la bonne éducation des Sang-Pur ? C'est vraiment plus ce que c'était ! Je croyais que vous étiez tous complètements guindés !

Évidemment, tout le monde avait des clichés sur les Sang-Pur, positifs ou négatifs d'ailleurs. Plutôt négatifs ces dernières années avec l'impact de la guerre, beaucoup avaient tendance à associer Mangemorts et Sang-Pur alors que certaines familles avaient fait partie de la résistance. Elle-même avait de grandes idées sur ce monde, principalement tirées des romans de Jane Austen et des films en costume, en prenant bien évidemment en compte que les sorciers portaient des robes. Elle avait certes connu Eliott toute sa scolarité mais malgré son nom, elle ne l'avait jamais associé à cela. Il faisait tout pour qu'on l'éloigne de ce monde, d'ailleurs. Mais entre lui, qui était loin d'être guindé, c'était le cas de le dire, et Adonis, elle allait finir par penser qu'elle s'était bien trompée.

- Je suis vraiment déçue, j'attendais mieux ! affirma-t-elle avec un grand sourire.


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Adonis se demanda si Charlotte avait volontairement esquivé sa question sur le petit-ami et les enfants, devait-il en conclure qu'elle était avec quelqu'un ou alors qu'elle avait eu une rupture difficile et qu'elle ne voulait pas en parler ? Ou tout simplement qu'elle était seule. Il ne savait pas vraiment quoi penser de tout ça, il écouta donc sans rien dire lorsqu'elle commença à lui énumérer les animaux qu'elle possédait, il se demanda un instant pourquoi il avait posé cette question, il n'en avait clairement rien à faire qu'elle possède un chat et un hibou psychopathe ou le contraire, il n'avait pas réellement écouté en fait.

Il s'intéressa alors à la consommation de la jeune femme et crut intelligent de faire une remarque des plus vaseuse, heureusement pour lui, Charlotte le prit plutôt bien puisqu'elle fit mine d'être choquée et de lui reprocher ses manières. Il éclata franchement de rire lorsqu'elle avoua penser que les Sang-pur étaient tous guindés.

"Si tu savais ma chère Charlotte, je crois bien que derrière nos masques de parfait gentleman nous sommes les pires. Alors notre aspect guindé n'est qu'une apparence pour la plupart d'entre nous. Mais je reconnais que j'ai un peu dépassé la limite de l'acceptable."

Son sourire s'agrandit légèrement lorsqu'elle affirma avoir été déçue et qu'elle s'était attendu à mieux. Il prit donc un air contrit et posa ses yeux clairs sur son ancienne camarade.

"Je suis désolé de vous avoir outré Miss Meyer, je ne recommencerais pas je vous le promets. Mes paroles ont semble-t-il un instant dépassé mes pensées et mon savoir vivre. Je vous prie donc d'accepter mes plus plates excuses."

Il se saisit alors de la main de Charlotte et l'approcha doucement de ses lèvres pour y déposer un léger baise-main sans lâcher des yeux la jeune femme. Il espérait bien déclencher une quelconque émotion chez elle, du plaisir, il voulait voir ses joues prendre une jolie couleur rose, il voulait voir ses yeux briller de désir. Il voulait qu'elle se laisse aller, complètement dépendante vis à vis de lui. Un léger coup d’œil lui permit de s'apercevoir que Rosaleen n'était plus là. Il ne savait pas vraiment pourquoi mais ça le dérangeait toujours un peu de faire des avances à une femme lorsqu'elle était dans les parages.

Peut-être était-ce sa conscience, du moins ce qu'il avait de conscience qui lui soufflait de ne pas trop lui montrer à quel point il avait pu être entreprenant. Il faisait donc en sorte qu'elle ne voit pas trop à qu'elle point il aimait la présence d'une femme à ses côtés, il ne voulait pas passer pour un Don Juan à ses yeux même si elle n'en avait sûrement rien à faire, de toute manière, ils ne se connaissaient pas. Du moins pas encore. Il laissa la main de Charlotte retomber doucement sur la table sans pour autant éloigner son visage.

Il détailla quelques instants les traits de son visage, la courbe de ses lèvres, le brillant des ses yeux. Il n'avait qu'une envie, c'était de goûter la douceur de ses lèvres, caresser sa peau blanche, sentir ses cheveux entre ses doigts. Il avait besoin de se sentir homme, ce qu'il n'avait plus ressenti depuis que Amelia et Lilly étaient parties. Il ne les avait pas aimé, du moins pas d'amour, son coeur n'appartenait qu'à une seule et même personne mais il avait apprécié leurs moments d'intimité que ce soit avec l'artiste ou avec l'oubliator. Il avait aimé chaque moment et il espérait pourvoir en créer de nouveau avec Charlotte. De toute manière, il n'avait plus le choix, il allait falloir qu'il présente quelque chose de sérieux à son oncle et à la Haute société s'il voulait vivre en paix. Il approcha donc son visage encore un peu, enivré par l'alcool et le parfum de la jeune femme. Il espérait qu'elle se rapprocherait également, il ne pouvait pas faire tout le chemin tout seul, il ne voulait pas la forcer non plus, le choix était sien.


Adonis Greengrass
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Adonis sembla se rendre compte lui-même de ce qu'il avait dit et se reprit en s'excusant. Elle avait déjà entendu dire - elle avait été ado et bossait avec une quarantaine d'hommes plus ou moins subtils - mais il était vrai que cette remarque là n'était pas des plus fines. Enfin, en temps normal, elle se serait brusquée. Là, elle avait à peine remarqué la vulgarité des mots. Elle le regretterait vraiment demain matin. Elle pourrait le raconter à Lilly, tiens. Tout n'était pas redevenu soudainement rose entre elles, loin de là mais Charlotte s'était promis de faire des efforts pour passer outre ce qui avait pu se passer. Et cela commencait par recommencer à l’appeler pour parler de tout et de rien, même si elle ressentait encore une certaine gène et une certaine retenue. Parler d'un sujet humoristique serait bien. Et puis de toute manière, elles avaient réservé des vacances ensemble quelques mois avant leur dispute que Charlie n'avait pas pris le temps d'annuler après cette dernière. Elle appréhendait un peu de passer une semaine seule avec Lilly mais cela aurait au moins le mérite de les faire parler franchement et de pouvoir remettre les choses à plat dans un contexte détendu. Elle nota donc de l'appeler à sa pause déjeuner pour lui parler d'Adonis Greengrass. Elle ne savait pas trop si Lilly se rappelait de lui, mais tant pis.

Elle en était là de ses réflexions - elle se perdait souvent dans ses pensées quand elle avait bu - quand elle vit Adonis se pencher vers elle, un peu trop près pour que ce soit approprié. Soudainement méfiante, elle l'observa prendre sa main pour y déposer un baiser en se demandant comment ils avaient pu passer d'une conversation sur son hibou instable mentalement à ce genre de choses. Et c'était peut-être ses trois verres, mais elle n'arrivait pas à faire le lien. Adonis la regardait étrangement et elle avait l'impression qu'elle connaissait un peu trop ce regard de la part d'un garçon pour l'apprécier à ce moment précis. Elle n'avait pas encore assez bu pour oublier qu'elle avait un petit ami, ça s'est sûr. Lorsqu'il lâcha sa main, elle la rapprocha brusquement de son corps, prête à lancer qu'elle devait rentrer. Sauf qu'Adonis se rapprocha encore un plus - et là c'était indécent - et elle retint son premier réflexe qui aurait été une claque, geste dicté par l'alcool. Elle ne frappait pas tellement les gens en temps normal. Cela devait faire moins de dix minutes qu'ils étaient assis là et il se permettait déjà de faire cela. Il avait peut-être bu plus qu'elle, finalement. Sauf qu'ils ne se connaissaient pas, ils n'avaient même pas été dans la même maison à Poudlard. Même de la part d'Eliott - et Godric savait qu'Eliott et elle s'étaient embrassés pour la première fois assez tôt - elle n'aurait pas accepté. Et Adonis Greengrass avait beau être plutôt mignon, elle le reconnaissait, il était hors de question que les choses se passent ainsi, surtout pas alors qu'elle était avec Eliott. Quoique, même célibataire, il aurait été hors de question qu'il l'embrasse à ce moment. Pour qui se prenait-il ?

- Non.

Elle recula sa chaise et se leva, se mettant hors d'atteinte d'Adonis-j'embrasse-toutes-les-filles qui passent. Elle attrapa son sac et passa la bandoulière à son épaule et coinçant une mèche de ses cheveux derrière son oreille, dans un geste nerveux.

- Je suis désolée mais...

Et pourquoi elle s'excusait ? Ce n'était pas à elle de s'excuser, elle n'avait rien fait. Elle avait juste parlé de son chat de son hibou et dit que l'éducation des Sang-Pur se dégradait, en plaisantant. C'était tout. C'était Adonis qui se permettait ce genre de choses, pas elle. Et elle n'était pas désolée de dire à Adonis Greengrass qui se permettait d'essayer de l'embrasser au bout de dix minutes de discussion.

- Non, je ne suis même pas désolée en plus. Parce que j'ai un petit-ami, que j'aime, dont je suis amoureuse, et qu'il est hors de question que ce genre de choses arrivent. Je crois que je n'ai pas fait d'erreur en plus, tout à l'heure, parce que ça, c'était vraiment mal-élevé.

Et dire qu'elle s'était disputée avec Eliott pour cela quelques semaines auparavant, et dire qu'elle lui avait reproché de s'être fait embrasser par Lilly, et dire qu'elle lui en avait voulu. Ce qui avait pu se passer entre lui et Lilly prenait une toute autre dimension au vu de ce qui aurait pu se passer là, à l'instant, si Adonis n'avait heureusement pas interrompu son mouvement. Elle avait vraiment réagi de manière démesurée, elle s'en rendait compte après-coup, mais elle avait toujours tendance à s'importer et à se laisser envahir par ses émotions, quitte à le regretter ensuite. C'était l'un de ses défauts, elle le savait, mais il avait eu des conséquences très importantes cette fois-ci. Elle plongea la main dans son sac pour en retirer quelques mornilles qu'elle laissa sur la table pour son verre.

- Quand tu disais que c'était un masque, je n'imaginais pas que c'était à ce point, parce que tenter d'embrasser quelqu’un comme cela, c'est juste de la goujaterie. Au fait, si tu veux, le bar ferme dans trente minutes et j'ai vu trois filles en entrant, tu peux peut-être faire un combo.

Elle était effrayée par ce qui aurait pu se passer et par les conséquences que cela aurait pu avoir si elle devait aller voir Eliott pour lui annoncer qu'elle avait embrassé quelqu'un d'autre juste après lui avoir reproché la même chose. Il lui avait dit lui-même qu'il aurait réagi comme elle et vu qu'elle réagissait de manière complètement démesurée, c'était une bonne chose. Est-ce qu'elle devrait lui dire ce qui s'était passé ? Enfin, il ne s'était rien passé, mais ce qui aurait pu se passer ? Demain, peut-être, s'il n'était pas trop fatigué, pour ne pas avoir l'impression qu'elle était en train de lui cacher quelque chose.

- Merci pour l'invitation, Greengrass, lança-t-elle avant de se détourner pour sortir.

Elle le regretterait vraiment demain matin.


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Adonis fut vraiment surpris lorsque Charlotte retira brusquement sa main. Qu'est-ce qu'il lui prenait ? Il n'avait pas voulu la brusquer juste lui présenter ses excuses, ce genre de comportement généralement était un signe de respect pourquoi agissait-elle ainsi ? Bon, il avouait que son geste n'avait pas été complètement désintéressé, même pas du tout, il pencha un peu plus le buste vers la jeune femme mais cette dernière lança un sec non avant de reculer vivement sa chaise et de se lever.

Le jeune homme se redressa instinctivement en plaquant son dos contre sa chaise un peu perdu, il devait bien l'avouer. Il venait de se prendre un vent mémorable et la jeune femme avait bien perçu son petit jeu, ce qui le laissait légèrement perplexe. Il écouta à peine les reproches qu'elle lui fit, l'humiliation était totale. Il serra légèrement les dents mais eu le réflexe de baisser légèrement la tête pour montrer qu'il était désolé. En réalité, il ne l'était pas le moins du monde et la seule chose qu'il regrettait était de s'être fait prendre.

Il allait donc présenter ses excuses à son ancienne camarade lorsqu'elle jeta quelques pièces sur la table et lui tourna le dos en le remerciant de l'invitation, remerciement qui sonnait faux. Mais il était hors de question qu'il la laisse partit comme ça avec cette image de lui. Il était hors de question qu'elle garde cette image de lui. Il se leva donc et rattrapa rapidement la jeune femme. Il lui attrapa le bras et l'obligea à lui faire face.

"Attends Charlotte... s'il te plaît."

Il plongea ses yeux clairs dans ceux de la jeune femme avant de baisser la tête faussement penaud et de lui relâcher le bras. Il allait devoir lui présenter des excuses sincères et heureusement pour lui, il maîtrisait parfaitement la fausse sincérité. Il avait été un peu vite, c'était laissé emporté par un joli minois et l'impression qu'elle ne semblait pas désintéressée et avait été un peu vite.

"Attends, ne pars pas ! Je... je suis vraiment désolé. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Tu as complètement raison, je suis un goujat. Je... je sais pas ce que j'ai cru en fait. J'ai eu un moment d'égarement je pense. Entre la pression presque palpable au bureau, les coups bas, les regards de travers et puis j'ai sûrement un peu, beaucoup trop bu. Il faut croire que les chagrins d'amour ne se noient pas dans l'alcool."

Il esquissa un léger sourire contrit à son ancienne camarade avant de fixer ses pieds. Ce qu'il détestait devoir se faire tout petit et tout penaud comme ça. Elle le méprisait c'était certain et on ne méprisait pas impunément Adonis Greengrass mais elle était Auror, il ne pouvait pas agir aussi facilement que si elle avait été une simple employée de bureau. Il était pieds et poings liés. Il allait devoir faire en sorte qu'elle lui pardonne, qu'elle lui accorde sa confiance et un jour, peut-être il pourrait de venger. Mais il allait falloir qu'il joue finement, il lui semblait se rappeler qu'elle avait été amie avec Lilly donc s'il amenait le coup du chagrin d'amour sur le tapis, il fallait qu'il le fasse en présentant ses torts.

"Bien sûr, je suis le seul fautif dans l'histoire. Je n'ai eu que ce que je méritais mais c'est une fois que l'on a perdu ce à quoi l'on tenait qu'on s'en rend compte. Excuse moi, je ne veux pas t'embêter avec ça. Les déboires d'un Sang-pur complètement saoul et un peu désabusé ne doivent pas t'intéresser plus que ça. En tout cas, encore désolé pour ça Charlotte, j'espère que tu pourras me pardonner un jour."

Il leva des yeux légèrement suppliant vers elle avant de pousser un léger soupir et de se détourner d'elle pour rejoindre sa chaise vide. Il espérait qu'elle le rattraperait, lui affirmerait qu'elle lui pardonnait, qu'elle dirait quelque chose, sinon, il aurait perdu sur tous les tableaux. Il aurait agit inconsidérément et ensuite se serait aplati devant cette fille pour rien du tout.


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Lorsqu'elle sentit la main d'Adonis se refermer sur son bras, Charlotte porta la main à sa baguette et resserra ses doigts autour du manche. Elle était capable de le stupéfixer avant même qu'il n'ait pu dire Quidditch, elle en était certaine. En plus, il y avait encore du monde dans le bar, dont des membres de la Police Magique et son ex-petit-ami Capitaine dans la police en question. Si elle dégainait sa baguette, Adonis Greengrass ne pourrait rien faire. Elle s'apprêtait à lui ordonner de la lâcher lorsqu'il la força à lui faire face et sa main se resserra sur sa baguette encore une fois. Elle aurait lancé son sort si ses mots n'avaient pas été dénués d'agressivité.

- Lâche moi, ordonna-t-elle fermement.

Greengrass s’exécuta mais elle ne relâcha pas sa baguette pour autant. Elle se sentait beaucoup moins légère, soudainement, malgré l'alcool. Il avait l'air penaud, ce qui l'adoucit quelque peu, mais elle ne relâcha pas sa méfiance pour autant, ce qu'on pourrait prendre pour une déformation professionnelle. Elle avait détesté ce geste, sincèrement, elle détestait qu'on la contraigne de cette manière, surtout quelqu'un qu'elle ne connaissait pas et qui prenait cette liberté là. C'était un geste très désagréable et Greengrass avait de la chance de ne pas s'être pris de sort, dans un réflexe. Elle croisa ses bras sur sa poitrine, sentant encore là où Greengrass l'avait agrippée. Tandis qu'il baissait les yeux, elle se refusa à dire quoi que ce soit, préférant voir comment il allait sortir de cette situation. Il avait intérêt à avoir une bonne explication, sinon elle était capable d'attendre qu'il sorte pour demander à ses collègues de la PM de le ramasser pour ivresse sur la voie publique. Mais au fil de ses explication, elle perdit un peu de sa méfiance. Elle aussi ne réagissait pas forcément très bien à l'alcool et même si elle ne faisait rien de vraiment négatif, elle avait tendance à trop se laisser aller. Et en plus, si Adonis avait des problèmes au travail et un chagrin d'amour... Charlotte regretta immédiatement son emportement. C'est sûr, Adonis ne pensait pas à mal, il n'était pas censé savoir qu'elle avait quelqu'un et même si c'était plus que maladroit de tenter d'embrasser quelqu'un comme cela, après cinq minutes de conversation, il n'y avait rien de malveillant dedans, rien qui justifie une telle réaction.

Elle n'aurait pas dû, évidemment, mais réfléchir avant d'agir n'était pas vraiment l'une de ses qualités. Elle avait surtout paniqué, à l'idée qu'il se passe quelque chose. Comment est-ce qu'elle l'aurait expliqué à Eliott, après ce qui s'était passé avec Lilly et sa réaction ? Cela aurait été le pompon, vraiment, et elle n'avait pas eu envie d'aller justifier cela auprès d'Eliott, surtout pas alors qu'il venait de se réveiller. Elle n'aurait pas pu lui expliquer et puis cela tombait tellement... Mal. Cela sonnait comme une vengeance à cause de ce qui avait pu se passer entre Lilly et lui, alors que ce n'était pas le cas, il n'y avait rien de prémédité et elle n'avait rien voulu. Elle ne voulait surtout pas retomber dans une dynamique de dispute avec Eliott, pas alors qu'il venait de se réveiller, pas alors qu'ils sortaient de cela. Adonis Greengrass tombait mal, dans tous les sens du terme. Puis peut-être que c'était sa faute, également ? Peut-être qu'elle avait agi dans un sens à laisser croire quelque chose, à laisser espérer quelque chose de sa part ? C'était possible, aussi, dès qu'elle avait bu, le monde entier devenait son ami. Elle avait accepté ce verre aussi, sans vraiment penser. Elle devait avoir sa part de responsabilité, ce qui rendait sa réaction encore plus inappropriée. La culpabilité l'envahit tandis qu'Adonis se détournait et elle décroisa les bras, se mordillant un peu la lèvre, penaude.

- Attends, souffla-t-elle.

Elle coinça une mèche de ses cheveux derrière son oreille et fit un pas dans sa direction, un peu mal à l'aise et tout colère retombée.

- Je suis désolée, je n'aurai pas dû m'emporter comme ça. C'est juste que...  J'ai un petit ami et je ne voulais pas me mettre dans cette situation délicate. Je suis désolée si j'ai laissé à croire que c'était possible. Et je suis désolée de m'être emportée mais... C'est typiquement Gryffondor, je crois.

Elle ponctua sa dernière remarque d'un petit sourire en coin, baissant un peu les yeux. Elle l'avait insulté alors qu'il n'y avait pas de raisons, elle n'était vraiment pas fière d'elle.

- Ne t'excuse pas autant, il n'y a pas de raisons, ce n'est qu'un malentendu et je suis toute aussi fautive. Je n'aurai pas dû te traiter comme ça, je suis désolée. Évidemment que je te pardonne, il n'y a pas de problème. Et je suis désolée aussi, pour ta petite amie.

Une rupture, ce n'était jamais quelque chose de facile à vivre et si en plus on se faisait enfoncer comme elle venait de le faire... Franchement, Charlotte, se morigéna-t-elle. A quoi tu pensais ?

- Je suis sûre que tu retrouveras quelqu'un bien vite, tu n'es pas un goujat, tu est quelqu'un de très courtois, et mignon aussi et je suis certaine que tu n'auras pas de soucis si tu évites d'essayer d'embrasser au bout de cinq minutes, juré. Attends au moins la fin du premier rendez-vous !

Elle venait de lui dire qu'il était mignon sans même s'en rendre compte, songea-t-elle. Ne plus boire, vraiment, elle devrait tenter. Rester à la Bierraubeurre.

- Tu veux en parler ? demanda-t-elle, impulsivement.

Bien sûr Charlie, va parler des problèmes de cœur d'un ancien camarade de classe dans un bar tard le soir avec de l'alcool dans le sang, bon plan, raisonnable et tout et tout. Continue comme ça. Mais elle le savait, dès qu'elle avait bu, elle aimait le monde entier et sa colère fugace lui était passée, elle n'avait qu'une envie désormais, c'était de remonter le moral d'Adonis. Le pauvre, quand même, des peines de cœur. Et elle n'avait pas du tout été sympa avec lui, elle devait bien se rattraper !


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Le regard que Charlotte lui lança quand il lui saisit le bras n'était pas engageant du tout, loin de là mais il ne se démonta pas, la lâchant lorsqu'elle lui ordonna et présenta ses excuses piteusement. Il espérait sincèrement qu'elle ne le laisserait pas partir comme ça, qu'elle ne le laisserait pas quitter le bar avec cette impression d'échec total qu'il haïssait. C'est alors que la voix de la jeune femme arriva à ses oreilles, il dut retenir un petit sourire victorieux lorsque son "attends" lui caressa les oreilles. Il se figea et se retourna lentement vers Charlotte, une pointe de curiosité dans le regard, le visage fermé, attendant qu'elle prenne la parole.

Et les mots qu'elle prononça dépassèrent ses espérances, elle s'excusait de s'être emportée, elle semblait sincèrement gênée, c'était au delà de tout ce qu'il avait pu imaginer, il ne pensait pas qu'elle marcherait autant dans son petit numéro de garçon un peu à la ramasse qui essaye d'oublier dans l'alcool, il baissa néanmoins légèrement la tête et se mordilla la lèvre inférieure lorsqu'elle mentionna son petit-ami, évidemment, il y avait toujours un petit-ami dans ce genre d'histoire. Il avait bien merdé quand même.

Il releva la tête et esquissa un léger sourire lorsqu'elle mentionna la fougue des Gryffondors, cette fougue ne lui avait pas déplu chez Lilly enfin avant qu'Amelia ne les découvre et avant qu'il ne perde tout d'un seul coup. Sa petite-amie et sa maîtresse, c'était dommage mais c'était la vie après tout. Il écouta silencieusement Charlotte lui présenter ses excuses le pardonner, lui dire qu'elle était désolée pour sa petite-amie puis lui affirmer qu'il n'était pas un goujat. Ah oui, vraiment ? Les femmes étaient vraiment promptes à changer d'avis. C'en était presque désolant, à peine une minute auparavant, il était la pire des pourritures que le terre n'ait jamais porté et maintenant, il était mignon et courtois.

Mignon... oui, il avait bien entendu, elle avait bien dit mignon, son sourire s'agrandit légèrement, il éclata franchement de rire lorsqu'elle lui conseilla de ne pas embrasser une fille après cinq minutes de conversation et d'attendre la fin du premier rendez-vous.

"Je m'en souviendrais, c'est promis. Je suis vraiment désolée Chralotte, je ne sais pas trop ce qui m'a pris."

Il se raidit légèrement lorsqu'elle lui proposa de lui parler de sa rupture, il soupira légèrement et prit volontairement un air peiné.

"Je... Je n'ai pas vraiment envie d'en parler en réalité, certaines choses expliquent le fait qu'elle soit partie. Et je ne l'en blâme pas. Mais c'est dans ces moments là qu'on se rend compte à quel point on tenait à la personne. C'est encore un peu difficile, donc si ça ne te dérange pas, j'aimerais mieux parler d'autre chose."

Il esquissa un léger sourire désolé à la jeune femme et se passa une main dans les cheveux légèrement gêné avant de reprendre un sourire mutin, le regard légèrement brillant.

"Et donc tu as un petit-ami. J'espère qu'il ne m'en voudras pas trop."


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Les peines de cœur étaient les chagrins les plus horribles qui soient. En temps normal, Charlie aurait pu nuancer ses propos et relativiser, argumenter et débattre sur ce qu'elle venait d'énoncer, arguant qu'il y avait des chagrins bien plus douloureux et irrémédiables, comme la perte d'un proche. Mais tout cela, c'était en temps normal. Là, elle avait l'esprit un peu trop embrumé et elle était fatiguée en plus, ce qui n'arrangeait pas son état. A ce moment précis, à ses yeux, une peine de cœur était absolument abominable, intolérable, détestable, effroyable et tous les autres synonymes qu'elle pourrait trouver. Y'avait-il d'autres synonymes d'ailleurs ? songea-t-elle, fugacement. Mais là n'était pas la question, Charlie, se reprit-elle. Est-ce qu'elle était en train de se parler à elle-même ? Elle ne savait pas trop. Est-ce que penser signifiait se parler à soi-même ? C'était une bonne question tout de même, qu'il faudrait analyser. Peut-être que le Département des Mystères étudiait cela. On ne savait jamais, parce que les gens du Département des Mystères étaient toujours très mystérieux ! Elle ne travaillait jamais avec eux mais parfois ils étaient là, dans les couloirs du Ministère, à faire des trucs très mystérieux comme... marcher. Oh, Godric, elle avait vraiment la tête qui tournait et n'était pas très cohérente. Elle ne rentrerait pas en transplanage, c'était sûr. Elle devrait prendre la Cheminée et acheter une dose de poudre de Cheminette au bar. Ou peut-être qu'elle pourrait appeler Jensen, pour qu'il la ramène. Non, il était trop tard pour l'appeler. Puis il devait être avec Lilly. Elle se demanda fugacement si Lilly se rappelait encore de Ninis. Elle s'amusait bien quand même, à l'époque, à Poudlard. Elle avait plein de copines à cette période là, elle avait perdu pas mal de vue, c'était dommage. C'était même triste, quand on y pensait. Elle devrait toutes les recontacter. Ou peut-être qu'elle les reverrait au mariage de Lilly ! Ça serait bien, ça. A l'enterrement de vie de jeune fille, c'était elle qui l'organisait. Comme ça, ça ne serait plus triste.

Charlotte passa une main légère sur son visage et papillonna pour revenir à la réalité. Visiblement, c'était maintenant qu'elle encaissait ses verres et son esprit avait tendance à dériver. Elle ne se rappelait même plus de ce à quoi elle pensait quelques minutes auparavant. Elle papillonna des paupières pour se forcer à fixer son attention sur Adonis qui avait repris la parole. Il n'avait pas envie d'en parler, c'était compréhensible. Elle non plus, après ses ruptures, n'avait jamais envie d'en parler. Du coup, elle n'en parlait jamais. Elle se plongeait dans son travail et ses études pour tout oublier et tout mettre de coté. Ses examens de fin de sixième année avaient été excellents étant donné que sa rupture avec son premier petit ami était survenue un peu plus d'un mois auparavant et qu'elle n'avait jamais autant passé de temps dans ses livres qu'à cette période là, la bibliothèque étant devenu l'endroit où elle passait le plus de temps. Cela avait l'avantage de lui occuper l'esprit. C'était aussi pour cela qu'à chaque séparation, elle s'était plongée dans son travail au Bureau, enchainant les heures supplémentaires et ne rentrant chez elle que quelques heures par nuit, juste pour dormir un peu et ne pas passer sa nuit au bureau. Ce phénomène avait atteint son paroxysme quand on l'avait plaquée pour la première fois de sa vie et qu'elle avait arrêté d'avoir une vie à coté du bureau - littéralement arrêté - le temps de s'en remettre. Elle n'en parlait jamais, parfois un peu à Lilly, quelques détails qu'elle lui extorquait mais c'était tout. Elle préférait tout enfouir au fond de son esprit et ne plus jamais y repenser. C'était pour ça que c'était revenu quand elle avait commencé à sortir avec Eliott. Visiblement, cette technique n'était pas la plus bénéfique au monde. Adonis devait parler, c'était important. Faites ce que je dis, pas ce que je fais ! Évidemment, pas forcément avec elle parce qu'ils ne se connaissaient pas et on ne parlait pas de ce genre de choses avec des gens que l'on ne connaissait pas, on en parlait avec des amis. Est-ce qu'Adonis avait des amis, d'ailleurs ? C'était aussi une bonne question. Elle fit un effort de concentration pour revenir à ses années Poudlard. Ninis avait toujours été quelqu'un de solitaire, elle se revoyait dans le parc avec ses copines en parler. Elles parlaient beaucoup de garçons, à l'époque. Et prenaient souvent Lilly à parti parce qu'elle était la seule à avoir un petit-ami, tandis qu'elles devaient se contenter d'un "salut" lancé dans les couloirs par le préfet mignon de Serdaigle, qui voulait évidemment dire qu'il était fou amoureux d'elles, qu'ils se marieraient et qu'ils auraient huit enfants. C'était cool d'avoir quinze ans. Mais malgré tout, Charlotte se rappelait aussi qu'il trainait avec un garçon de Serpentard de leur année, dont elle avait oublié le nom. Donc il avait un ami.

- Tu devrais en parler avec un ami, tout de même, énonça-t-elle en lui adressant un sourire. C'est jamais bon de garder ce genre de choses pour soi.

L'art de donner des conseils que l'on était incapable d'appliquer soi-même, par Charlotte Meredith Meyer. Elle aurait dû s'appeler Meredith, d'ailleurs, remarqua-t-elle même si cela n'avait absolument aucun rapport avec la conversation. C'était le premier choix de ses parents, mais ils avaient trouvé que cela faisait trop de M. Alors ils s'étaient décidés pour Charlotte, prénom sorti d'elle-ne-savait-où. C'était un prénom de reine, disait son père quand elle était petite. Mais ça ne comptait pas, étant que ses parents adoraient littéralement la famille royale. Alors avec ce prénom, ils faisaient référence à Charlotte Stuart, la fille illégitime du Prince Charles Edouard Stuart et aussi à la Reine Charlotte, l'épouse de George III - qui avait donné son prénom au dessert - et à Charlotte d'Albret, l'épouse de Cesare Borgia - parce que sa mère adorait Le Prince de Machiavel et connaissait tout sur la famille Borgia - et puis Charlotte de Hanovre, la Princesse de Galles qui aurait pu devenir Reine si elle n'était pas morte prématurément, Charlotte Brontë parce que sa mère était professeur de littérature et tout autant de Charlotte qui avaient poussé ses parents à choisir ce prénom à la place de Meredith. Enfin, si ses parents avaient vraiment voulu lui donner un prénom de Reine en bons sujets qu'ils étaient, elle se serait appelée Elizabeth. Ou Diana. Alison avait failli s'appeler Diana, tiens. Ses parents suivaient vraiment tout ce qui concernait la famille royale, sa mère avait d'ailleurs été catastrophée que le Prince William et sa petite-amie Kate Middleton se soient séparés cette année. Elle accusait les médias, qui étaient véritablement oppressants, comme avec Diana, avait ajouté sa mère d'un ton docte. "Waity Katy" faisait la une de tous les médias. Et Charlotte ne savait même plus comment elle en était arrivée à parler de la famille royale d'Angleterre.

- Et puis peut-être que vous vous remettrez ensemble ! ajouta-t-elle avec un grand sourire. On ne sait jamais ce genre de choses à l'avance ! Rien n'est vraiment impardonnable, dans un couple.  

C'était encore un "faites ce que je dis, pas ce que je fais ?" qu'elle entendait au loin ? Et qui avait curieusement la voix de Jensen. Mais elle n'imaginait pas Jensen sortir aussi tard un soir de semaine alors qu'il travaillait le lendemain, son meilleur ami était quelqu'un de sérieux qui voulait progresser dans sa carrière au Département de la Coopération Magique Internationale. C'était quelqu'un d'ambitieux, Jensen. Il avait un peu coté Serpentard sur les bords, de temps en temps, ambitieux et revanchard. Si ça se trouve, c'était un faux Gryffondor. Un Gryffontard. Et elle, elle était une Poufdor. Non, ça sonnait mal. Une Gryffonsouffle ? Non plus. La seule vraie Gryffondor, c'était sûrement Lilly. Même Harriet était aussi une Poufdor. C'était marrant quand même comme mot, Poufdor. Quand Adonis lança qu'il espérait que son petit-ami ne lui en voudrait pas trop, Charlie eut une pensée pour Eliott et le grand jaloux qu'il était. Un vrai Gryffondor lui aussi, tiens.

- Non, pas du tout, c'est pas du tout son genre, affirma-t-elle avec un geste désinvolte de la main.

Un léger silence s'écoula et elle saisit une longue mèche de cheveux blonds pour l'enrouler autour de son doigt, la faisant ainsi onduler.

- C'était une fille de notre année ? finit-elle par interroger.

Adonis venait de dire qu'il ne voulait pas en parler, pourtant. Pas si Poufsouffle que ça, finalement, vu comme Charlotte mettait les pieds dans le plat.


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Charlotte semblait vouloir absolument qu'il parle à quelqu'un de ses peines de coeur mais parler de ça avec Archibald était sans doute l'une des dernières choses à faire, et puis généralement avec son ami c'était lui qui parlait et Adonis se contentait d'écouter sans vraiment prêter attention aux paroles du jeune homme la plupart du temps mais sa compagnie était rafraîchissante et au fond, il l'aimait comme un frère même s'il n'avouerait jamais ce dernier point.

"J'y penserais merci Charlotte, même si je ne pense pas que parler de mes problèmes de coeur m'aide plus que cela."

Naïve jeune fille vraiment, elle qui lui affirmait avec un énorme sourire candide qu'ils se remettraient peut-être ensemble, au vue de la situation, il y avait peu de chance qu'Amelia souhaite remettre le couvert avec lui après ce qu'il s'était passé. Et il ne le souhaitait pas non plus, Amelia avait été divertissante le temps que ça avait duré mais à la fin, elle s'était révélée mortellement ennuyante, Lilly au contraire avait été ce qui lui été arrivé de mieux en terme de divertissement. Elle était ce qu'il lui fallait pour ne pas penser à Rosaleen et au fait, qu'elle lui paraissait totalement inaccessible.

"J'en doute fortement mais c'est gentil de vouloir que ça s'arrange."

Il esquissa un sourire volontairement reconnaissant même si pour tout avouer, il trouvait la sollicitude de Charlotte relativement pénible. Il n'avait vraiment pas besoin de son regard compatissant et encore moins de ses questions indiscrètes, il retint in-extrémiste un soupir de lassitude lorsqu'elle lui demanda si sa relation perdue avait été dans leur année, façon détourner pour essayer de savoir qui c'était sans doute. Vraiment peu subtil comme méthode.

"Non, elle n'était pas de notre année et je suis heureux d'apprendre que ton petit-ami ne cherchera pas à me refaire le portrait."

Il esquissa un sourire amusé avant de sortir sa montre à gousset et d'y jeter un rapide coup d'oeil. Il était déjà tard, il allait falloir qu'il rentre pour terminer sa soirée. Encore un peu de travail l'attendait, et il dut retenir un sourire ironique en pensant qu'il allait donner un peu de travail à la jeune Auror. Ils allaient très certainement retrouvé un joli petit tas de cendre à l'extérieur de la ville.

"Il se fait tard, je vais te souhaiter une bonne nuit Charlotte et je m'excuse encore pour mon manque de civilité. J'espère avoir le plaisir de te revoir et promis, je saurais me tenir."

Il lui adressa un petit clin d'oeil suivit d'un léger sourire. Il prit bien soin de déposer suffisamment d'argent sur la table pour payer ses consommations et celles de Charlotte et lui tourna le dos pour sortir du bar. Lorsqu'il fut à l'extérieur, il marqua un temps d'arrêt pour laisser le vent chaud lui caresser doucement le visage avant de transplaner. Il avait passé une étrange soirée, mélange de plaisir, de honte et de colère de s'être fait prendre à son petit jeu mais après tout, on ne pouvait pas gagner à tous les coups.

RP TERMINE


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Rencontre hasardeuse [Charlotte & Adonis]

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