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 Le poids du pardon [Théo & Samaël]

Samaël SmithAncien personnageavatar
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6 juillet 2007

Samaël se leva en baillant, les vacances avaient bien commencé et l'année c'était très bien terminée. Il s'était réconcilié avec Théo et il devait passer l'après-midi avec lui chez Aby que demander de plus ? Il avait prévenu sa soeur que Théo était devenu un peu plus qu'un ami dernièrement et lui avait gracieusement demandé de garder le silence puisque sa famille n'était pas encore au courant. Heureusement pour lui, sa soeur était un modèle de compréhension et de douceur, il pouvait donc lui faire confiance en toute tranquillité.

Il descendit paresseusement l'escalier pour rejoindre la cuisine et prendre son petit déjeuner après avoir enfilé un vieux pantalon de jogging et le premier T-shirt qui lui passa sous la main. Une fois dans la cuisine, il déposa Creepy sur le plan de travail avant de lui grattouiller le derrière des oreilles. Le chaton se mit alors à ronronner comme un petit moteur, il attrapa ensuite un bol propre et le remplit de corn-flakes avant de prendre une petite cuillère, la bouteille de lait, le jus de citrouille et un verre propre et d'attaquer son petit déjeuner.

"Sam ton chat, pas sur le plan de travail !"

Le jeune homme sursauta de surprise et laissa tomber quelques céréales que le chat s'empressa d'attraper, il joua quelques instants avec avant d'en mordiller une, le goût du lui plaire puisqu'il mangea le reste sous le regard attendrit de son maître.

"Samaël le chat !"

Il poussa un profond soupir et descendit son petit félin pour le poser sur le carrelage en lançant un sourire innocent à sa soeur qui lui faisait maintenant face. Il tourna alors la tête vers son chaton lorsqu'il se mit à miauler en lui escaladant la jambe.

"Regarde, il est triste maintenant. T'es une cruelle tata."

"M'en fiche, ce chat n'a rien à faire sur cette table, sa place c'est par terre monsieur le bisounours qui cède tous les caprices de sa bestiole."

Sam leva les yeux au ciel en pouffant, non, il ne cédait pas tout à Creepy mais bon, avec ses petits yeux tout bleu et sa petite frimousse, il avait du mal à rester insensible à sa petite boule de poils blanche. Il terminait son verre de jus de citrouille quand un hibou qu'il ne connaissait pas entra dans la pièce par la fenêtre ouverte. Il le vit se diriger vers lui et lui tendre sa patte. Samaël décrocha la lettre et dû se reculer pour éviter de se prendre un coup d'aile alors que le volatil reprenait son envol sans demander son reste.

Il fut un déçu lorsqu'il remarqua que la lettre ne venait pas de Poudlard, ce n'était donc pas ses résultats d'ASPIC, il la tourna dans tous les sens pour essayer de trouver d'où elle pouvait venir mais ne trouva rien et consentit enfin à l'ouvrir. Il parcourut le parchemin et blêmit au fur et à mesure de sa lecture. Sans jeter un coup d’œil à Aby, il monta dans sa chambre et s'affala sur son lit.

Il entreprit alors de la rouler en boule dans son poing, il ne voulait pas de cette lettre. La personne qui venait de lui écrire n'aurait jamais dû le faire. Elle n'en avait pas le droit pas après ce qu'elle avait fait. Il s'apprêtait à la jeter quand prit d'un remord, il déplia la lettre et la relut encore une fois afin d'être sûr d'avoir bien tout saisi. Il tiqua lorsqu'il remarqua que son géniteur en aurait mis d'avantage s'il y avait eu plus de place sur le parchemin mais cette longueur lui suffisait. Il ne savait pas ce qu'il devait faire. Il était un peu perdu et surtout, il ne voulait pas qu'Aby s'en mêle, il ne voulait pas qu'elle l'influence dans sa décision. Mais il ne savait pas quoi faire, d'un côté, il voulait le voir pour lui exprimer à quel point il le dégoûtait et qu'il avait raison de ne pas lui demander pardon puisqu'il n'avait aucune chance de l'obtenir.

Et d'un autre côté, il ne voulait pas l'avoir en face de lui de peur de ce qu'il pourrait faire. Il voulait faire comme s'il n'existait pas, ne pas y prêter attention, ne pas lui donner le plaisir d'être une fierté pour cet homme abject. Alors peut-être que c'était grâce à lui qu'il était sur terre mais il s'en serait bien passé pour être franc. Il disait être désolé d'avoir détruit sa famille mais Samaël trouvait qu'il n'était pas suffisamment désolé à son goût puisqu'il avait l'audace de lui écrire une lettre. Et il osait dire que son prénom était joli, il allait lui faire bouffer sa lettre à cet abruti.

Il passa le reste de la matinée dans sa chambre et refusa de descendre quand sa soeur l'appela pour manger, il n'était pas d'humeur à faire semblant que tout allait bien. Il voulait juste qu'on le laisse tranquille dans son vieux jogging et son T-shirt troué. Il en avait d'ailleurs presque oublié Théo. Il se rendit compte de son oubli lorsqu'il entendit sa soeur ouvrir la porte d'entrée.

"Bonjour Théo, tu vas bien ? Vas-y rentre Sam est dans sa chambre. Ça te dérange de prendre la plateau qui se trouve dans la cuisine en passant ? Je sais pas ce qu'il a, il est pas redescendu depuis qu'il a reçu une lettre ce matin du coup, il a rien mangé depuis ce matin. Enfin, je veux pas vous envahir hein."

Aby comme d'habitude s'inquiétait beaucoup trop pour lui, il poussa un léger soupir et défroissa la lettre qu'il venait de recevoir avant de la poser sur son bureau. Théo allait monter, il fallait qu'il soit un minimum présentable, il entra rapidement dans la salle de bain et se rafraîchit le visage avant de se brosser les dents. Il n'eut pas le temps de se changer puisque déjà la porte de sa chambre s'ouvrait. Il fixa un léger sourire sur ses lèvres et s'avança vers le nouvel arrivant pour l'embrasser.

"Salut Théo !"




Théo NottAncien personnageavatar
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Théo passa la main sur sa chemise pour la défroisser, puis jeta un dernier coup d'oeil à son reflet. Il était présentable, jugea-t-il en dépit de l'insomnie qui l'avait tenu éveillé une bonne partie de la nuit. Incapable de trouver le sommeil, il avait tourné dans son lit un bon moment avant de se résoudre à aller faire un tour dans le jardin. La première semaine de vacances avait été étrange pour le jeune homme, qui était envahi par une vague de nostalgie inattendue à l'idée qu'il ne remettrait plus jamais les pieds à l'école de sorcellerie. La vie très calme chez les Nott lui laissait une drôle d'impression de vide et il se trouvait bien désoeuvré, en attendant septembre. Théo avait donc passé une partie de la nuit à tenter de trouver de quoi s'occuper pendant l'été, et l'autre partie à réfléchir à sa relation avec Samaël. Plus exactement, à ce qu'il allait dire, ou ne pas dire à sa mère...

Les liens entre Aurora Nott et son fils n'avaient jamais été très resserrés, Théophane ayant été le réel héros de l'enfance de Théo. Lorsque celui-ci avait été envoyé à Azkaban, sa mère avait fait tout ce qu'elle pouvait pour adoucir son discours afin de protéger ses enfants, consciente qu'il ne faisait pas bon être sang-pur du nom de Nott ces temps-ci et qu'il valait mieux que les deux enfants n'en rajoutent pas en ayant une attitude hautaine et peu tolérante. Hélas, les propos de sa mère avaient glissé sur Théo sans jamais l'atteindre, et une réelle incompréhension s'était créée entre les deux. Théo savait que sa mère l'aimait malgré ces années où il s'était comporté de façon distante et peu attentive, mais l'aimerait-elle toujours lorsqu'elle comprendrait à quel point son propre discours avait changé ? Il en doutait énormément, ce qui l'avait empêché jusque là de révéler son secret. Ce n'était pas faute d'en avoir envie, pourtant, maintenant qu'il vivait avec elle à nouveau. Si se garder de révéler ses préférences à Poudlard n'était pas difficile, c'était tout autre chose quand il s'agissait de mentir sciemment à sa mère. Et quand elle lui parlait d'aller voir son père à Azkaban, car il n'avait pas vu ses enfants depuis plusieurs mois, il ne pouvait rien faire d'autre que de se crisper et d'échanger un regard entendu avec Artémis...

A la fin de la nuit, Théo n'avait toujours pas résolu ces questions existentielles, et en avait même fait naître d'autres. Irait-il vivre à Londres, comme il l'avait toujours imaginé, ou bien se laisserait-il tenter par une destination plus audacieuse ? La dernière était tentante, mais il n'avait que la maigre excuse de l'université magique quelques jours par semaine pour justifier son exil en terre moldue... Bien sur, il n'aurait pas ce problème s'il parvenait à dire la vérité à sa mère, la vraie raison qui le motivait à s'installer à Aberyswyth. Toutes ces pensées finissaient par en revenir à ce même point, et il se sentait complètement frustré et agacé, conscient qu'il ne pouvait même pas demander un avis objectif à Samaël. Enfin, parler de tout ça avec son petit-ami ne lui ferait pas de mal, voilà pourquoi il s'était extirpé de son lit après une matinée à rattraper son retard de sommeil.

Retenant un bâillement, Théo finit par quitter sa chambre et descendre au rez-de-chaussée, où se trouvait le reste de sa famille.

"J'y vais, maman", dit-il en déposant un léger baiser sur le front de sa mère au passage.

Comme elle l'interrogeait du regard, il esquissa un petit sourire mystérieux avant d'échanger un clin d'oeil avec sa soeur. Théo n'avait pas encore réussi à trouver de mensonge crédible, mais il travaillerait là-dessus avec Samaël. Il pouvait bien laisser croire à sa mère qu'il avait une petite-amie, de toute façon, cela la ravirait et elle ne serait pas loin du compte. Après avoir enfilé ses chaussures, Théo sortit de la maison et se concentra sur sa destination, puis transplana. Arrivé devant la maison de Samaël, il prit une profonde inspiration avant de frapper deux coups à la porte. Comme il le craignait, ce ne fut pas Samaël qui vint lui ouvrir mais sa grande soeur, Abigail, chez qui il vivait. Aby était quelqu'un de gentil et agréable mais Théo se sentait extrêmement mal à l'aise chaque fois qu'il se trouvait en présence de quelqu'un qui connaissait son secret, à l'exception notable d'Artémis. Enfin, il finirait bien par s'habituer à la soeur de Samaël, qui faisait tout pour le mettre à l'aise...

"Bonjour Aby", répondit-il avec un sourire hésitant. "Je vais bien, merci, et toi ?"

Théo entra comme il y était indiqué puis se dirigea vers le plateau que la jeune femme lui avait indiqué en ronchonnant intérieurement. Il n'était pas un elfe de maison, tout de même ! Et puis pourquoi Samaël n'avait-il pas mangé, qu'est-ce que c'était que cette histoire de lettre ? Un peu inquiet, il monta les escaliers et ouvrit doucement la porte de la chambre de Samaël, qui se dirigea vers lui pour l'embrasser. Théo remarqua tout de suite sa tenue négligée, bien entendu, mais ne fit pas de commentaire, trop content de le voir pour cela.

"Salut", répondit-il avec un sourire. "Ça va ? Ta soeur m'a dit que tu n'avais pas mangé, que tu avais reçu une lettre..."

Voulant se débarrasser de son plateau encombrant, il se dirigea vers le bureau de Samaël et l'y déposa. Son regard tomba alors sur une feuille de parchemin un peu froissée, et il capta une phrase au vol sans le vouloir. Fronçant les sourcils, il saisit la lettre et commença à la lire sans même demander la permission, son visage se fermant à mesure de la lecture. Il ne pouvait pas le croire. Cet homme là, ce Théodore Cromwell, n'avait vraiment aucune honte, aucune décence ! Comment osait-il écrire à Samaël, après ce qu'il avait fait ? Et pour lui dire quoi, "tu ne serais pas là sans moi" ? Mais il y avait d'autres façons de faire naître la vie, par Merlin ! Cet homme ne méritait aucun pardon, il ne méritait pas d'être fier, et surtout pas grâce à Samaël. Furieux contre l'homme qui avait écrit ces mots, Théo garda le silence un instant, le temps d'assimiler ce qu'il avait lu. Puis il se rapprocha à nouveau de Samaël et glissa ses mains autour de sa taille, songeur. Si cela ne tenait qu'à lui, Samaël brûlerait cette lettre et n'y penserait plus jamais, mais ce n'était pas à lui de faire ce choix...

"Qu'est-ce que tu vas faire ?", demanda-t-il avec douceur.



Samaël SmithAncien personnageavatar
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Samaël répondit au sourire de son petit ami qui lui demandait comment il allait, il ne savait pas réellement quoi répondre et il n'eut pas non plus l'occasion, ni le temps de le faire lorsque Théo continua en lui annonçant qu'Aby lui avait dit qu'il n'avait rien mangé ce midi et qu'il avait reçu une lettre. Sa soeur était adorable mais parfois, il aurait voulu qu'elle tienne sa langue, il aurait voulu en parler à son amant lui même. Il s'apprêtait d'ailleurs à le faire lorsque Théo prit la lettre après avoir posé le plateau qu'il tenait dans les mains.

"Non, attends..."

Mais c'était trop tard, son petit-ami parcourait déjà le parchemin des yeux. Il vit d'ailleurs son visage changer d'expression au fur et à mesure de sa lecture. Sam baissa légèrement la tête en se mordillant la lèvre. Il ne savait pas ce que Théo allait penser de tout ça, lui même ne savait pas quoi faire. La même question que dans la matinée vint le torturer, devait-il y aller ? Question que son amant lui posa à son tour, qu'allait-il faire ? Il sentit les mains de Théo sur sa taille et releva le regard pour le plonger dans le sien.

"Je... je ne sais pas."

La présence de Théo l'apaisait, heureusement qu'il était là, peut-être qu'il y verrait plus clair, peut-être que cette décision, il pourrait la prendre grâce aux conseils avisés de son petit-ami avec son aide, il saurait ce qu'il convenait de faire?

"Honnêtement, je n'ai qu'une envie, brûler cette lettre immonde et tout oublier mais si jamais, il s'obstine ? Si jamais, il ne veut pas me laisser tranquille quand il aura vu que je ne réponds pas ? Alors peut-être que si je lui dis personnellement que je ne veux pas de lui dans ma vie, si je le rencontre, il me laissera peut-être vivre tranquillement. Mais d'un autre côté, il regrette peut-être vraiment, peut-être que je suis injuste avec lui, peut-être que je dois lui laisser une chance ? Je ne m'en sens pas capable, je crois que ce serait au dessus de mes forces. De quel droit il m'écrit pour commencer ? Pourquoi il veut me voir ? Pourquoi il fait ça ? Peut-être que si j'y vais j'aurais des réponses. Peut-être, j'en doute sincèrement."

Il poussa un léger soupir et passa une main dans ses cheveux, il était un peu perdu. Il n'avait jamais eu de choix comme ça à faire avant. La plupart du temps, les choix ont les faisaient pour lui, tout paraissait plus simple avant quand son père ne lui avait pas dit que cet homme lui avait déjà écrit dans le passé.

"Tu sais, il paraît qu'il m'a déjà écrit. Je n'ai jamais lu aucune de ses lettres. Mon père voulait sans doute me protéger ou Aby, je ne sais pas. Je ne sais pas vraiment quoi faire. Tu ferais quoi, toi ? Tu irais ? En sachant ce qu'il a fait, en sachant également que sans lui..."

Sa voix se cassa, il ne pouvait pas continuer. Sans cet homme sa famille n'aurait jamais été détruite, sans lui, ses soeurs se parleraient, sa mère serait encore vivante, son père aussi sans doute, son oncle et Anton feraient partis de cette famille. Il n'y aurait jamais eu de discordance de cette importance chez les Smith.

"Il a raison tu sais... Sans lui, je ne serais pas là. Peut-être que je lui dois au moins une rencontre."

Il plongea son regard troublé dans celui de Théo, peut-être que lui pourrait lui dire ce qu'il convenait de faire, peut-être aurait-il la réponse.




Théo NottAncien personnageavatar
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Gardant le silence, Théo écouta attentivement la réponse de Samaël, qui semblait perdu. On le saurait à moins, songea le jeune homme en se remémorant ce que lui avait raconté le jeune homme quelques mois auparavant. Se dire que l'homme qui avait fait une chose pareille allait être libéré de prison et souhaitait le rencontrer avait de quoi perturber... Théo pouvait comprendre toutes les questions que se posait Samaël, bien sûr. Lui-même savait pertinemment ce que c'était que d'avoir des sentiments contradictoires pour un homme criminel, emprisonné et considéré comme dangereux. Pouvait-on vraiment se fermer totalement à quelqu'un à cause de ses actes passés, quand cette personne était celle grâce à laquelle on se trouvait en vie ? Théo pouvait comprendre, oui, mais leurs situations à eux deux étaient bien différentes. Son propre père s'était battu pour une cause qu'il avait cru juste, et qu'il se soit fourvoyé ou non relevait de l'appréciation des politiques et historiens. Mais il n'était pas fou dangereux. Pas aux yeux de Théo, du moins. Plus important, son père ne lui avait jamais rien fais de mal, au contraire, il avait été proche de son fils, le véritable héros de son enfance. Le père de Samaël, en revanche, ne méritait même pas de porter ce nom. Son géniteur, donc, était responsable de malheurs trop longs pour être listés. A la dernière phrase de Samaël, Théo se crispa légèrement et il fronça les sourcils, avant de répliquer :

"Tu ne lui dois rien du tout Sam, tu m'entends ? Rien du tout."

Lâchant la taille du jeune homme, il attrapa sa main et l'entraîna jusqu'au lit, sur le bord duquel il s'assit, pensif. Comment pouvait-il conseiller Sam ? Il n'avait pas la moindre idée de la façon dont il réagirait s'il se trouvait dans une telle situation.

"Pour être honnête, je n'ai pas la moindre idée de ce que je ferais à ta place. Ma première réaction serait de te dire de brûler cette lettre et de ne plus jamais y penser... Mais c'est le petit-ami inquiet qui parle, j'imagine."

Il esquissa un léger sourire un peu gêné, avant d'ajouter :

"Il faut que tu arrives à savoir si c'est important pour toi, de le rencontrer. Si tu as des questions à lui poser, des choses à lui dire... Ou simplement si tu veux voir à quoi il ressemble, comment il est. Ça peut te faire du bien, de mettre un visage et des souvenirs sur cet homme. D'un autre côté, ça peut être très dur, aussi. Azkaban ne transforme pas ses résidents en saints..."

Théo avait une bonne expérience de la célèbre prison et de la façon dont elle changeait ses habitants. Il avait pu observer la façon dont son père évoluait au fil du temps sous le coup de l'enfermement et de la solitude, au fil des deux ou trois visites qu'il pouvait faire chaque année. Les détraqueurs avaient beau être partis, l'endroit restait particulièrement sombre et sinistre aux yeux de Théo, et lui avait toujours fais froid dans le dos. Et il ne s'y habituait pas avec les années, même s'il s'efforçait de le dissimuler pour son père. C'était un peu comme si les détraqueurs avaient gardé les lieux si longtemps qu'ils y avaient laissé une empreinte indélébile. Chaque sourire paraissait un peu plus fade entre les murs d'Azkaban...

"Fais-le si tu penses que c'est important, pour toi. Pas pour lui. C'est un choix difficile que tu dois faire pour toi. Et je serai là pour te soutenir quoi qu'il arrive !"


Samaël SmithAncien personnageavatar
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Samaël détourna légèrement le regard lorsque Théo affirma qu'il ne devait rien à son géniteur mais il n'était pas totalement d'accord, sans cet homme il ne serait jamais venu au monde, il n'y aurait jamais eu de Samaël Smith sur cette Terre et il ne serait pas dans cette chambre à ce moment précis en train de discuter avec son petit-ami, les choix et les gestes de chacun n'étaient pas sans conséquence, si ce Théodore Cromwell n'avait pas commis un acte ignoble un jour dans sa vie, sans qu'on sache pourquoi, du moins Sam ne savait pas pourquoi, sa réalité aurait été tout autre.

Il se laissa entraîner jusqu'à son lit et s’assit aux côtés de son amant, écoutant ses paroles, se demandant ce qu'il devait faire, pesant le pour et le contre. Il sourit légèrement lorsque Théo lâcha que le petit-ami inquiet parlait lorsqu'il lui demandait de brûler cette lettre. Au fond, ce n'était pas une mauvaise idée mais ça ne changerait absolument rien, il savait parfaitement que la brûler ne l'empêcherait pas d'y penser nuit et jour, ne l'empêcherait pas de se poser des questions.

"J'aime quand le petit-ami inquiet parle."

Il adressa un léger sourire à Théo et serra sa main dans la sienne, essayant de définir s'il avait envie de voir cet homme comme le lu conseillait Théo. Des questions, il en avait des tonnes, voir son visage ? Oui pourquoi pas. Mettre un visage sur cet homme, voir s'il lui ressemblait autant que sa mère le prétendait. Non, ça reviendrait à remettre en cause tout ce qu'il avait cru lorsqu'il était enfant, la raison du suicide de sa mère, il préférait le voir comme un être hideux et sans scrupules. Il allait certainement se rendre compte que cet homme était tout à fait humain, qu'il avait des remords, qu'il avait des sentiments, qu'il ressentait quelque chose. Il ne pouvait intimement pas croire que le mal à l'état pur existait pour lui tout le monde faisait des erreurs et pouvait être pardonné. Mais pardonner à cet homme, lui accorder le titre d'être humain, c'était comme trahir sa mère.

D'un autre côté, il était tenté de le rencontrer pour lui dire qu'il ne voulait pas de lui dans sa vie, qu'il ne voulait pas le rendre fier et lui demander pourquoi, le regarder dans les yeux et lui demander la raison de son coup de folie. Mais Théo avait raison, la prison changeait les gens et peut-être que son géniteur avait eu le temps de réfléchir à son geste peut-être était-il devenu quelqu'un de correct. Il devait le faire pour lui, pas pour cet homme c'était vrai. Il sourit à son amant alors qu'il lui affirmait le soutenir quoiqu'il décide.

"Merci Théo, ça me touche beaucoup. Je crois que... je crois que je vais y aller. Pour moi, pour savoir ce qu'il a à me dire. Je crois que si je n'y vais pas je le regretterais et me demanderais toujours ce qu'il avait voulu me dire ce jour là. Et pour tirer un trait sur tout ça je pense que le mieux c'est de l'affronter une fois pour toute."

Il esquissa un léger sourire timide à Théo, touché par son inquiétude et l'amour qu'il voyait dans son regard, du moins, il pensait que c'était de l'amour. Mais il ne voulait pas en douter, Théo et lui c'était pour toujours désormais, ils avaient traversé une crise mais elle était passée et il fallait se tourner vers l'avenir, il fallait se tourner vers leur avenir ensemble.

"Théo, tu veux bien m'accompagner ? Je ne crois pas pouvoir y aller seul."

Il avait pris la décision d'aller voir cet homme mais y aller seul, il ne savait pas s'il en était capable et demander à Aby d'y aller avec lui ne lui semblait pas une bonne idée. Pas dans cette circonstance là du moins, confronter sa soeur avec l'homme qui avait détruit la vie de sa mère n'était pas la meilleure des choses à faire d'après lui. Et Théo promettait de le soutenir quoiqu'il arrive alors peut-être accepterait-il de l'accompagner. Du moins, il l'espérait.




Théo NottAncien personnageavatar
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Visiblement, les paroles de Théo eurent une certaine portée puisque Samaël prit la décision d'accepter de rencontrer cet homme. Ce choix ne surprit pas vraiment Théo, car il était tout à fait normal que Sam ait cette curiosité et ce besoin d'aller de l'avant, mais cela n'était pas pour le ravir. Il approuva sa réponse d'un hochement de tête mais son sourire resta crispé. L'idée que Samaël soit en présence de cet homme lui était insupportable, pour tout dire. Il ne savait pas exactement de quoi il avait peur, au juste, sachant pertinemment que son petit-ami n'était pas stupide au point d'aller se mettre en danger. Mais le danger pouvait prendre bien des formes, et qui savait quels dommages ces paroles pouvaient faire ? Et s'il mettait des idées abominables dans la tête de Samaël ? Théo ne voulait plus jamais l'entendre dire qu'il avait peur d'être un monstre, lui aussi, qu'il avait honte, que son passé était sale. Le jour où Samaël lui avait dévoilé le secret de sa naissance et du suicide de sa mère avait profondément marqué Théo. Ce jour là, il avait compris à quel point la vie de son meilleur ami avait été difficile, et à quel point il avait du être dur de n'avoir personne avec qui partager ce fardeau. Ce jour là, il avait également compris qu'il ne supportait pas de le voir souffrir, ou de l'entendre se dénigrer, et qu'il était prêt à tout pour le voir heureux. Alors cet homme, qui était le seul responsable de tous les doutes et de la culpabilité de Samaël, Théo le détestait. Il n'avait pas besoin de le rencontrer ou d'entendre ses explications, lui, car rien de ce qu'il pouvait faire ou dire ne changerait cela. Il pouvait comprendre que Samaël ait besoin de lui parler, c'était même une décision saine et courageuse, mais en ce qui le concernait, mieux valait qu'il ne s'approche jamais de son géniteur.

Cette pensée était justement en train de se former dans son esprit quand la question de Samaël heurta ses oreilles. L'accompagner ? Théo resta interdit un instant, à observer le jeune homme avec un air un peu ahuri. Pourquoi n'avait-il pas pensé à cela ? C'était bien beau, de lui dire qu'il était là pour le soutenir quoi qu'il arrive, mais il se trouvait bien attrapé maintenant. C'était pourtant évident, comme suggestion ! Qui d'autre pourrait l'accompagner, qui connaisse la vérité sans appartenir à sa famille ? Il était le seul capable de l'aider à traverser cette épreuve, voilà pourquoi Théo comprit très vite qu'il allait accepter.

"Bien sûr", répondit-il du bout des lèvres, un peu abasourdi.

Bien sûr, il allait le faire, ce n'était pas comme s'il pouvait laisser Sam y aller seul, de toute façon. Au moins, il saurait ce qui se disait, et il pourrait s'assurer que Cromwell n'y allait pas trop fort avec Sam. D'ailleurs, à tous les coups, tout cela se passerait bien, dans le calme, de façon civilisée et il n'aurait qu'à jouer les chaperons silencieux. Ce serait difficile à entendre, mais toujours moins que pour Samaël. Mais si jamais les choses dégénéraient, que pourrait-il faire ? S'il jugeait les propos de Cromwell inadmissibles, pourrait-il vraiment rester calme et silencieux ? Se garderait-il vraiment d'intervenir si cette ordure tentait de mettre des idées complètement fausses dans sa tête ? Sa lettre montrait bien que cet homme avait quelques prétentions à l'égard de Samaël. La prétention de se revendiquer comme son père, quelque part. Cela laissait entendre qu'il n'avait pas l'intention de simplement présenter ses excuses platement et de disparaître pour toujours... Théo avait toujours été quelqu'un de calme et de pondéré. Les disputes vulgaires à la moldue, il ne les connaissait tout simplement pas, quant aux duels de sorciers, il n'en avait vécu que rarement et uniquement dans le but de s'entraîner, à l'exception notable d'une fois en deuxième année où un Serpentard imbécile s'en était pris à son nom de famille une fois de trop. Toujours est-il qu'il avait toujours affronté la très grande majorité des situations sans violence ni emportement, si bien qu'il ne connaissait pas vraiment ses limites, en terme de colère et d'indignation. Il ne savait pas à quel moment il pouvait perdre son sang-froid, ni de quoi il était capable si on le poussait à bout. Et à vrai dire, il n'avait aucune envie de le découvrir...

Prenant une profonde inspiration pour tenter de retrouver son calme, Théo tenta de se raisonner. Cette rencontre n'avait rien à voir avec lui, il serait simplement là pour soutenir Sam psychologiquement, pas sa simple présence. Il n'y avait aucune raison pour que cela dégénère, et quand bien même, cela ne serait pas de son fait. Il serait là pour protéger Sam au cas où, ni plus ni moins.

"Je serai là", ajouta-t-il un peu plus fermement. "De toute façon je ne pourrais pas te laisser y aller seul."

Théo poussa un soupir fatigué et rapprocha son visage de celui de Samaël, laissant courir ses lèvres sur sa mâchoire puis le long de son cou. Il cala sa tête contre son épaule et commenta d'une voix lasse :

"Des fois j'aimerais partir quelques temps, loin d'ici. Loin de nos familles, de nos passés, de tout ça... Juste toi et moi, ailleurs."

L'idée était séduisante, et il se prit quelques instants à s'imaginer avec Samaël à son bras dans une ville lointaine et exotique, insouciants et inconnus. Sans même prendre le temps de peser ce qu'il allait dire, il laissa s'échapper quelques mots, espérant à moitié que Sam ne les entende pas. Mieux valait ne pas confondre le rêve et la réalité...

"On pourrait d'ailleurs, c'est les vacances."


Samaël SmithAncien personnageavatar
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Alors que Samaël demandait à Théo de l'accompagner, il vit la surprise se peindre sur son visage, pendant un instant il crut que son petit-ami allait refuser face à son manque de réaction. Ce qui était plutôt compréhensible, il ne savait d'ailleurs pas vraiment pourquoi il avait demandé à Théo de venir avec lui, cet homme n'était rien pour son ami, c'était une histoire qu'il devait régler lui même après tout. Il allait donc retirer sa demande quand le jeune homme confirma qu'il l'accompagnerait. Un léger sourire étira les lèvres de Sam et il serra la main de Théo pour le remercier.

Même si cette histoire n'impliquait pas Théo, Samaël serait plus que heureux de l'avoir à ses côtés pendant cette épreuve, rien que sa présence et le fait de savoir qu'il le soutiendrait lui enlever une bonne partie d’appréhension. Son sourire s'agrandit lorsque son amant lui affirma qu'il ne pouvait pas le laisser y aller seul. Les raisons de Théo étaient obscures mais tant qu'ils étaient ensemble tout irait bien, il le sentait, rien de ce que pourrait dire cet homme ne l'affecterait autant que s'il avait été seul.

Il soupira de bien-être lorsque Théo posa ses lèvres sur son cou et ferma les yeux un instant, profitant du moment, de la tête de son petit-ami sur son épaule, de la tranquillité qui l'envahissait. Il ouvrit les paupières lorsque la voix du Poufsouffle brisa le silence, il laissa les mots l'absorber. Oui, un moment loin de leurs familles, un moment rien qu'à eux loin d'ici, pour tout oublier, pour recharger les batteries avant d'affronter une nouvelle année, avant de changer de vie.

"Oui, bonne idée ! Des vacances rien que tous les deux. Loin d'ici toi et moi. J'ai toujours rêvé de visiter Venise ou Prague. Qu'est-ce que tu en dis ? Et si on partait ? Vraiment je veux dire ? Quelques jours ?"

Il tourna la tête pour regarder Théo, il voulait savoir si ce n'était pas trop irréalisable, si son petit-ami aussi était partant. Peut-être que ça leur ferait du bien, une fois qu'ils auraient vu son géniteur de partir loin de l'Angleterre. Il ne savait pas comment cette entrevue allait terminer et l'idée qu'un voyage l'attendait après l'aiderait peut-être à mieux faire face. Une idée, un peu folle traversa alors son esprit.

"Théo... Viens avec moi à Aber l'année prochaine. On pourrait se trouver un petit appartement et on serait que tous les deux. Toi, moi et notre chez nous. C'est peut-être un peu fou mais j'ai peur qu'on ne se voit plus. Avec la distance, toi à Londres moi là-bas. Et puis, j'ai pas encore trouvé de colloc pour Septembre et l'idée d'être seul là-bas et puis sans toi, c'est pas pareil."

C'était peut-être encore trop tôt pour ça, peut-être que la vie à deux était un peu risquée. L'idée de se faire découvrir et puis la vie de couple pouvait offrir des surprises même s'ils avaient passé sept ans dans le même dortoir, il y avait des choses pour lesquels il fallait se montrer prudent. Les chaussettes par exemple pouvaient se montrer fatales. Mais il était prêt à tenter l'expérience. Théo sans doute moins, peut-être verrait-il cela comme une sorte de coming-out avancer alors s'il refusait il comprendrait. Il n'y avait pas d'urgence après tout, ils étaient encore jeunes. Ils avaient le temps.




Théo NottAncien personnageavatar
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Non seulement Samaël entendit ses paroles, mais il y répondit avec un enthousiasme qui laissa Théo partagé. Il était heureux que l'idée lui plaise, mais était-ce vraiment sage ? Théo se sentait tellement tenté qu'il savait d'avance qu'il allait accepter. Le problème était qu'il n'avait pas la moindre idée de comment il allait justifier cela auprès de sa mère... Enfin, il trouverait bien, décida-t-il en se redressant un peu quand Samaël tourna la tête pour l'observer. Il lui adressa un sourire, et voulut lui répondre mais Sam avait visiblement quelque chose d'autre en tête. Sa proposition le laissa figé de surprise un long instant. Sam venait-il vraiment de lui proposer de vivre avec lui ? Une fois la surprise passée, Théo sentit une bouffée d'affection pour le jeune homme l'envahir, à l'idée qu'il l'aimait au point de lui proposer de vivre avec lui, si tôt après le début de leur relation. Théo s'autorisa à imaginer ce que pourrait être leur vie, à tous les deux, dans une petite maison de cette obscure ville balnéaire moldue du Pays de Galles, et ce qu'il imaginait lui plut beaucoup. Hélas, le jeune homme s'efforça de ne pas succomber à sa réaction première. Il se devait d'être réaliste, Sam et lui ne pouvaient pas vivre ensemble. Pas avant que leur relation n'ait été rendue publique et avant qu'elle ait été suffisamment acceptée ou ignorée pour qu'on les laisse vivre en paix.

"Oh...", répondit-il avant de se lever, pour faire quelques pas en direction de la fenêtre. "Je ne sais pas, Sam, ça me parait tellement... rapide, pour ne pas dire précipité."

Le jeune homme observa au-dehors un moment, pour soustraire l'expression de son visage à son petit-ami. Merlin, il détestait le décevoir, et avait l'impression que c'était tout ce qu'il était capable de faire. Refus après refus, c'était toujours lui qui devait dire non, chaque fois que Samaël proposait quelque chose. Non, je ne suis pas prêt, non, je ne veux pas que ça se sache, non, ma famille ne comprendrait pas. Encore et toujours les même réponses, qui n'avaient pas grand chose à voir avec ses propres envies. Car s'il s'écoutait, Théo répondrait oui, sans hésiter. Il n'avait plus aucun doute sur ses sentiments pour Samaël ni sur leur solidité, et ce n'était pas comme si le fait de vivre ensemble serait complètement nouveau non plus... Bien sûr, passer de camarade de classe et ami à un couple n'était pas une étape évidente, mais il avait foi en leur capacité à réussir. Sam était une personne trop importante de sa vie pour qu'il puisse s'imaginer sans lui, que ce soit maintenant ou dans le futur. Mais c'était aussi pour cela que Théo ne voyait pas l'intérêt de se précipiter : ils avaient tout le temps du monde devant eux, ils avaient toute la vie. Alors, même si la tentation était grande de profiter au quotidien de cette relation passionnée qu'ils entretenaient, Théo savait que le plus sage était encore d'attendre. Même si cela lui coûtait énormément d'être sage, une fois de plus, car il craignait que Sam finisse par se lasser de ses refus.

Se tournant à nouveau, Théo s'adossa au rebord de la fenêtre et lança un regard désolé à Samaël.

"Ne va pas croire que je n'en ai pas envie, au contraire. C'est avec toi que je veux vivre, et personne d'autre. Mais je ne vois pas comment faire ça tant que notre relation n'est pas publique, que je ne suis pas plus à l'aise avec tout ça."

Après un instant d'hésitation, il ajouta d'un ton incertain :

"J'ai déjà réfléchi sérieusement à venir m'installer à Aberystwyth, tu sais. Il faut juste que je trouve un moyen convainquant d'exposer la chose à ma mère, je ne crois pas qu'elle en sera ravie puisque c'est une ville moldue, mais avec l'université magique... Je peux peut-être tourner la chose à mon avantage. Si je fais ça... Ça sera déjà un grand pas, pour moi. J'ai toujours pensé m'installer à Londres après Poudlard, près du Ministère, ou dans une grande ville avec un quartier sorcier dynamique et Aber, eh bien...Ne correspond pas vraiment au profil."

Un sourire contrit aux lèvres, Théo joua avec la montre qui lui ceignait le poignet, distraitement. Ce qu'il pouvait détester ce genre de conversations !

"Si je dois en plus justifier de vivre avec toi... Sam j'aimerais que les gens ne se mêlent pas de notre histoire si vite. Je sais que tu entends ça souvent, je sais que ça doit te lasser au-delà des mots mais j'ai besoin d'encore un peu de temps, et je ne me vois pas mentir à ma famille sur la personne avec qui j'emménage, alors... Mais cela n'enlève rien à ce que j'éprouve pour toi. C'est justement parce que j'ai confiance en notre relation que je n'ai pas peur d'attendre un peu. Inutile de nous précipiter, nous avons toute la vie devant nous. Je suis persuadé qu'on vivra ensemble un jour, dans un an peut-être. Mais tout de suite, ça me semble compliqué... Maintenant si on vit tous les deux à Aber, ça sera déjà bien, on pourra se voir dès que l'envie nous en prend. Et je suis sur que tu trouveras des colocataires..."

Délaissant la fenêtre, Théo regagna le lit à nouveau et vint s'installer en face de Sam, glissant sa main dans la sienne pour adoucir ses propos.

"En attendant, partons ensemble à Venise..., proposa-t-il d'un ton affectueux. "Quel meilleur endroit que la ville du carnaval pour oublier un peu nos identités et tout ce qu'elles comportent de fâcheux ?"


Samaël SmithAncien personnageavatar
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Sans véritable surprise Théo refusa sa proposition, Samaël n'était pas étonné, leur relation n'était même pas officielle, comment justifier leur installation ensemble rien que tout les deux, surtout lorsqu'on connaissait ses penchants. Même le fait que les deux Poufsouffles soient meilleurs amis ne justifiait pas une installation uniquement à eux deux, s'il y avait eu une troisième personne peut-être que la situation aurait été différente mais la frustration vraiment trop grande. Vivre sous le même toit que Théo et ne pas le toucher pour ne pas trahir le secret. Ce n'était pas l'idée du siècle et il s'en voulait de l'avoir exposée à son petit-ami.

Il allait encore créer un sentiment de culpabilité chez Théo qui s'en voudrait certainement de devoir lui refuser une nouvelle chose mais il ne lui en voulait pas, il comprenait que ce soit dur pour lui également. Comme l'avait dit Artémis, lui aussi avait eu peur d'annoncer son homosexualité et sa famille proche était pourtant bien loin de l'intolérance de celle de son amant. Son petit-ami, d'après ce qu'il avait compris, n'aurait que le soutien d'Artémis lorsqu'il annoncerait ses penchants.

Il aurait voulu lui dire que ce n'était pas grave, le rassurer, lui dire qu'il était désolé de lui avoir demandé ça mais Théo semblait se sentir obligé de se justifier. Il sourit lorsque son amant affirma qu'il s'installerait à Aber l'année prochaine. C'était déjà beaucoup et ça le comblait déjà énormément de l'avoir comme voisin. Les paroles de Théo le touchèrent alors énormément, il croyait suffisamment en leur histoire et en l'amour qu'ils se portaient pour justement ne pas précipiter les choses.

Et effectivement, il l'aimait tellement qu'il était capable d'attendre encore un an, il savait que ça ne changerait rien, l'expression loin des yeux loin du coeur n'avait pas lieu d'être. Il n'aimait pas Théo uniquement lorsqu'il était à ses côtés, il l'aimait à chaque instant de la journée et de la nuit, peu importe l'endroit dans lequel il se trouvait, peu importe qu'ils soient l'un à côté de l'autre ou non.

Sam plongea son regard dans celui du Poufsouffle lorsqu'il le rejoignit sur le lit et glissa sa main dans la sienne, il lui sourit timidement lorsque Théo lui proposa de partir à Venise et d'oublier pour un temps ce qui les entourait.

"Oui partons ! Venise me semble être une bonne idée. Et... je comprends, Théo. Je suis désolé de t'avoir demandé ça. Je sais bien pourtant que pour le moment ce n'est pas possible. Et je suis très heureux que tu t'installes à Aber."

Son sourire s'agrandit et il parcourut la distance qui le séparait de Théo pour poser ses lèvres sur les siennes. Il se recula légèrement et l'observa un instant, un brin de malice au fond du regard.

"Je viendrais squatter chez toi dès que possible. J'espère que tu es prêt à me supporter."




Théo NottAncien personnageavatar
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Théo fut soulagé par la réponse de Samaël et par son sourire. Son petit-ami ne semblait pas lui en vouloir pour son refus, et s'excusa même de lui avoir fait une telle demande. D'un haussement d'épaule, Théo lui fit comprendre que les excuses n'étaient pas de rigueur, au contraire, sa demande était plutôt flatteuse et aurait été agréable à entendre si elle n'avait pas été si prématurée. Un jour, Théo serait peut-être celui qui remettrait ce sujet sur le tapis, d'ailleurs, mais pour l'heure il était déjà suffisamment anxieux d'aller vivre à Aberystwyth pour ne pas en rajouter. Maintenant que cette décision était prise, il allait devoir convaincre sa mère, et à part les loyers certainement moins chers que dans la capitale il n'avait que peu de cordes à son arc. Tout comme il allait devoir lui annoncer son voyage en Italie de façon évasive...

Mais il n'avait pas envie d'y penser tout de suite, et ces préoccupations s'envolèrent de son esprit quand il sentit ses lèvres se poser sur les siennes, avant de se reculer légèrement. Ses propos malicieux le firent rire et il le dévisagea un instant, se mordillant la lèvre inférieure d'un air absent. Le supporter, voilà qui ne devrait pas trop lui poser de problèmes, loin de là. Cela allait être de supporter les moments où ils seraient séparés, qui serait difficile, car ils avaient tous deux des études difficiles à faire parallèlement à l'université magique.

"Oh, je suis prêt. C'est toi qui va devoir me supporter, je viendrai t'arracher à tes colocataires ou à tes études dès que j'aurai envie de compagnie, de discuter, de râler...Ou d'autre chose...."

Oui, être voisin de Samaël présenterait certain avantages, c'était certain. Et il aurait tout de même son indépendance, son chez-soi, petit îlot magique en terre moldue, où il pourrait se réfugier en cas de crise de misanthropie soudaine. Poussant un soupir de contentement à cette perspective, Théo tourna un regard ravi vers son amant, et s'arrêta un instant sur sa tenue. Ce vieux jogging n'était guère seyant, c'était le moins qu'on puisse dire, et Théo ne put s'empêcher de lui en faire la remarque maintenant que Samaël semblait aller mieux. D'ailleurs, il avait une petite idée de la façon dont il comptait achever d'améliorer son humeur...

"Mais tu auras interdiction d'entrer chez moi ainsi vêtu, lâcha-t-il avec espièglerie. "Je t'ai vu plus élégant, mon amour. Il faut remédier à cela..."

Théo se rapprocha de Samaël jusqu'à ce que leurs visages se frôlent. Il posa sur lui un regard enjôleur avant de venir capturer ses lèvres. Se laissant tomber sur le lit, il attira Sam contre lui et entreprit de le débarrasser de son vieux t-shirt troué, frissonnant légèrement sous ses caresses. Bientôt, il ne pensait plus à rien, ni à Venise, ni à son futur appartement, ni la terrible rencontre avec Théodore Cromwell qui les attendaient...

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Le poids du pardon [Théo & Samaël]

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