AccueilAccueil  FAQFAQ  Où trouver...?  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

 [Mardol] Le prince

MétamorphomageMolduavatar
Messages : 1084

Voir le profil de l'utilisateur


Dernière édition par Métamorphomage le Sam 6 Juil 2013 - 11:42, édité 1 fois

Alcyd Mardol, chef de file des mardoliens

Vendredi 19 mai 2007

Alcyd rentra dans son repaire, reprenant son apparence habituelle. Il se servit un verre de bourbon et se renversa dans son fauteuil avec un soupir. Ana Sorden avait été plus difficile à convaincre que prévu. Elle n'avait pas cédé. Il n'avait pas été trop autoritaire car il ne pouvait pas se le permettre en l'état actuel des choses. Sa position était trop précaire, un seul mot de trop et elle agirait selon son bon plaisir, ruinant un plan qui reposait maintenant sur peu de choses. Son arrogance pourrait la perdre, mais pire, elle pourrait les perdre tous.

Plus tôt dans la journée, il lui avait donné rendez-vous à l'hôtel près de l'Hyppogriffe cendré, à Pré-au-Lard. Il avait pris pour l'occasion l'apparence d'un homme d'affaire américain, fortuné, en voyage pour une collaboration avec la famille Nimbus. Les propriétaires de l'hôtel huppé qui accompagnait le restaurant n'avaient pas posé de questions, et il s'était fait discret. Nul besoin d'attirer sur lui le feu des projecteurs, lorsqu'ils se tournaient déjà bien trop vers sa collègue, la charmante mais bien trop tapageuse Ana Sorden.

Et du tapage, elle en avait fait. Avec toute la diplomatie dont il était capable, et Merlin savait qu'il était un maître en la matière, Alcyd lui avait exposé la situation: elle venait de perdre la direction des Gryffondor et de se faire une ennemie de Chloé Hellsoft. Une directrice de maison en qui les élèves avaient désormais plus confiance que jamais. Son décret injuste lui avait aussi aliéné tous les parents dont un enfant au moins avait subi ces règles absurdes, et peut-être d'autres qui s'indignaient contre des mesures aussi arbitraire. D'un point de vue objectif, la course à la direction de l'école était finie. Ana avait perdu. Elle avait abusé de son autorité et son orgueil lui coutait son poste.

Mais l'arithmancienne ne le voyait pas de cet oeil-là. Elle avait écarté ses inquiétudes d'un geste de main, arguant qu'elle avait encore le soutien d'Edmund Harris, que Chloé n'était pas un problème parce que chacun connaissait ses accointances avec Virtanen, et que cela la décrédibilisait, faisant d'elle quelqu'un de peu professionnel. Elle avait sorcière Hebdo de son côté, de quoi faire monter la pression populaire, sans compter la précieuse aide que lui apportait le MIM et Richard Dalnox.

"Margot Adamson ne sera pas directrice." avait-elle affirmé avec aplomb. "J'ai encore dans ma manche de quoi lui faire perdre tout soutien d'ici le mois prochain, faites-moi confiance."

En théorie, Mardol lui aurait fait confiance. Ana était une personne particulièrement compétente et qui jusque là n'avait jamais été découverte. Mais faire perdre tout soutien à Margot Adamson allait être difficile. Il fallait l'affaiblir elle, et Alcyd ne voyait qu'une personne qu'Ana pouvait toucher sans aide extérieur: Samuel Nolan. S'attaquer à un autre professeur de Poudlard, c'était prendre un risque de plus dans une situation déjà fragile. Il ne pouvait pas la laisser faire, les Aurors feraient trop vite le lien entre les soupçons de l'enseignant et sa disparition. Mais ana n'était pas au courant de cela. Alcyd avait alors abordé ce côté, des problèmes plus délicats. Il lui avait parlé de la petite fille de Bethsabée Dickinson, qui était élève à l'école, et avait rapporté d'étranges propos à sa grand-mère. Parmi les élèves courrait la rumeur qu'Ana était responsable de la mort d'une de ses camarades d'école, Lidwige Fowley. Le professeur de métamorphose Samuel Nolan avait aussi inquiété certains contacts de Mardol en se renseignant sur le mari décédé de l'arithmancienne.

"Depuis quand?" avait demandé Ana, fronçant à peine les sourcils.
"Les rumeurs? Depuis le concours de l'académie de Lycaon."
"Oh, c'est cette vieille folle de Grelda Famaroc qui a dû leur mettre ça dans la tête." Nouveau mouvement dédaigneux. "Ne craignez rien, Alcyd. Personne ne la croira, et personne ne peut coroborrer ses dires."

A ce moment de la conversation, Alcyd avait songé à employer un ton plus autoritaire pour ordonner à l'arithmancienne de quitter le navire et de retourner en Amérique. Mais il lui restait encore des arguments. Notamment, et il en remerciait encore la petite fille de Bethsabée qui était une commère de premier ordre, au sujet d'Emma Blackbonnes qui allait à l'infirmerie car elle dormait mal. Mardol était persuadé que le sortilège d'oubliettes avait été mal exécuté, et que les terreurs nocturnes étaient ce qui empêchait la fillette de dormir. Mais encore une fois, Ana avait minimisé les évènements. Selon elle, la jeune Serpentard dormait mal avant qu'elle n'intervienne et c'était seulement l'arrêt de la dormeuse qui lui rendait son état de sommeil normal.

Devant tant d'entêtement, Alcyd avait compris qu'elle ne l'écouterait pas. Ana avait dépassé le stade du rationnel. Elle avait continué de parler du bébé de Hellsoft, du charme que sa jeunesse et sa beauté dégageait, des projets et des exigences qu'elle aurait pour l'école l'année suivante. Elle était tellement sûre d'elle qu'elle ne douterait que lorsqu'il serait trop tard. Et cela, Alcyd voulait absolument l'éviter. Puisqu'elle ne voulait pas voir la vérité lorsqu'on la lui rapportait, il fallait la mettre devant le fait accompli. Restait à savoir comment lui faire craindre le pire sans l'envoyer directement à Azkaban. Mais Alcyd avait confiance en lui-même, il trouverait.
MétamorphomageMolduavatar
Messages : 1084

Voir le profil de l'utilisateur
23 mai 2007

Mardol attendait que Zoey revienne de son expédition nocturne. La discrétion de la jeune femme était essentielle pour la mission délicate qu'il lui avait confié. Elle était partie depuis plus de trois heures, lorsqu'un craquement sonore retentit non loin de lui. Alcyl tourna légèrement la tête avant de reprendre la lecture de son parchemin, ayant reconnu la silhouette de la mardolienne.

"Tout s'est déroulé comme prévu?" demanda-t-il.

Zoey posa un genoux à terre en inclinant la tête avant de se relever. C'était la salutation d'usage pour Alcyd. Il avait longtemps réfléchi avant de l'adopter. Le métamorphomage avait toujours été un très bon magicien, et tenait à être reconnu leader incontesté du mouvement qu'il avait fondé. Mais les mages noirs des dernières décennies avaient donné mauvaise réputation à toute forme trop visible de respect, particulièrement en Angleterre. Les sorciers trouvaient cela dégradant, conservateur et avilissant. Aussi Mardol avait-il opté pour un vieux signe qu'il avait relié aux chevaliers moldus lorsqu'ils se faisaient adouber. Les sources historiques n'étaient pas très claires à ce sujet, mais c'avait été là son interprétation. Aussi ses disciples s'agenouillaient-ils sommairement avant de se relever aussitôt, et non d'attendre qu'il veuille bien le leur ordonner. Un cérémonial simple était également plus efficace pour la confiance - Alcyd était bien d'accord que la peur fonctionnait bien, mais ses ambitions étaient tout de même égalitaires, et il fallait être cohérent - et la discrétion.

"Encore mieux, monsieur. Ana Sorden a jeté une missive au feu devant Dalnox."

Il avait également banni le "maître" de son vocabulaire. Monsieur était bien suffisant lorsqu'il appelait ses disciples par leur prénom. Mardol inclina la tête sans un sourire comme Zoey lui annonçait la nouvelle.

"Et a-t-il trouvé le parchemin?"

"Oui. Il n'a rien dit pendant plusieurs heures, puis il est retourné se coucher. Je crois qu'il était saoul."

Dalnox, saoul? C'était très bon signe. Il devait être suffisamment ébranlé par ce qu'il croyait avoir découvert. Enfin, ce qu'il avait découvert, quoique pas de la manière dont le numéro deux du MIM ne l'imagine.

"Et personne ne t'a vue?"

"Non Monsieur. Je suis entrée déposer le parchemin pendant qu'ils étaient dans la chambre, et Ana Sorden est repartie peu après. Je suis ensuite restée cachée longtemps après que Dalnox ne soit reparti se coucher."

"Très bien Zoey. Tu as mené une mission parfaite."

"Merci Monsieur."

Alcyd la congédia d'un geste, et la jeune femme disparu en transplanant. Lui-même ne s'attarda pas longtemps, rangea la lettre qu'il lisait et reparti songeur. Il n'aimait pas l'idée de mettre Ana en danger. Elle avait beaucoup de défauts, mais était l'un de ses meilleurs éléments. Hélas, son orgueil l'empêchait de voir que son avenir ne tenait plus que sur un fil. Le scandale des Gryffondor, comme la presse l'avait appelée, l'avait rendue impopulaire et son élection en tant que directrice était irrémédiablement compromise, sans compter toutes les autres rumeurs qui commençaient à circuler sur son compte. Il l'avait mise en garde, mais elle n'avait pas écouté. Bien sûr, Alcyd aurait pu lui donner l'ordre de quitter Poudlard. Mais Ana était un élément délicat, orgueilleux et impulsif, qui n'aimait pas les ordres. Alcyd ne lui ordonnait que très rarement, préférant lui suggérer, la manipuler, sous-entendre, être implicite. Ana faisait ainsi toujours ce qu'il voulait sans que son ego démesuré ne soit touché. Il lui avait déjà rabattu le caquet par le passé, et n'hésiterait pas à le refaire si nécessaire. Mais sa situation à l'heure actuelle était trop délicate, et il ne pouvait prendre le risque de la voir dérailler et mise définitivement hors jeu juste parce qu'elle avait été contrariée.

Mardol voulait qu'Ana quitte Poudlard. Il ne comptait pas gaspiller ses talents d'espionne à Poudlard si elle était coincée au simple poste d'arithmancienne. Il avait beaucoup d'autres amis parfaitement capables d'accomplir ce genre de tâches. Ana devait partir la tête haute, avant les élections, et se consacrer à ce qu'il avait prévu pour elle. Comme elle ne voulait rien entendre, Alcyd allait la forcer à abandonner. C'était simple. Il suffisait qu'elle perde le soutien de Dalnox pour perdre toute chance d'être élue. Elle ne pourrait plus se voiler la face quand son cher et tendre l'abandonnerait. Alcyd ne savait pas exactement comment Dalnox réagirait. Il n'avait pas pris le temps de l'étudier suffisamment, préférant se focaliser sur la figure du Ministre, mais il savait que Dalnox n'apprécierait pas d'avoir été dupé. S'il confrontait Ana, celle-ci utiliserait probablement des méthodes radicales. Peu importait, elle aurait perdu son appui et Alcyd veillerait à ce qu'elle n'en retrouve pas un avant les élections. Et s'il préférait être subtil, la chute d'Ana n'en serait que plus brutale. Dans ce cas, Mardol avait de quoi faire passer la pilule en la prévenant, par exemple, des actes de Richard. Bref, telle était prise qui croyait prendre, et elle n'aurait aucun soupçon à l'encontre de son mentor.

C'était le plus important. Mardol savait qu'Ana ne le trahirait jamais, tant qu'elle était persuadée de son soutien et de sa loyauté. Et il ferait en sorte qu'elle ne doute pas.
MétamorphomageMolduavatar
Messages : 1084

Voir le profil de l'utilisateur
1er juin 2007

"Meyer et Finnigan viennent de revenir de Poudlard avec deux Oubliators, Brennan et Callaghan. Une certaine Emma Blackbonnes vient d'avouer avoir mis le feu à la ferme de Pré-au-Lard sur ordre du professeur Sorden. Sorden est sous surveillance constante en attente d'autres preuves. Envoyez date pour un rapport détaillé."

C'était fâcheux, très fâcheux, songea Alcyd en se renversant dans son fauteuil. Il n'était pas du genre à s'énerver ni à paniquer. Des années de pratiques clandestines lui avaient appris que l'affolement était l'ennmi de l'homme. Mais il se trouvait là devant une contrariété suffisante pour qu'il ait un geste de mauvaise humeur. Il donnait donc un coup de pied sur le bas du fauteuil, qui évidemment ne réagit pas.

Le patronus messager de sa taupe chez les Aurors se volatilisa, mais Alcyd ne s'en aperçu pas, déjà occupé à réfléchir. Il ne s'attendait pas du tout à un tel revirement de situation. Que faire?  Son Auror infiltré ne disposait pas des mêmes informations que lui au sujet des agissements d'Ana Sorden, quoique si la petite Emma avait effectivement retrouvé la mémoire, il devait en savoir beaucoup. Mais comment diable cela avait-il été possible? L'arithmancienne était une sorcière accomplie, largement capable de lancer un Oubliettes correct. Avait-elle fait preuve de négligence, trop assurée qu'elle était? C'était bien possible.

L'orgueil d'Ana devenait bien plus problématique que le métamorphomage ne l'avait escompté. Elle avait été trop sûre d'elle avec les Gryffondors, ne tenant aucun compte du caractère de la maison, de son histoire, et croyant que son statut lui donnerait tous les droits; elle avait été trop sûre d'elle en Amérique, ne s'inquiétant pas des soupçons que ses anciens collègues pouvaient colporter; et maintenant, elle avait été si arrogante qu'elle en avait mal jeté un Oubliette. Une catastrophe.

Mais le mal était fait, restait à trouver comment limiter les dégâts. Les Aurors ne la lâcheraient plus, désormais, et finiraient par l'arrêter même s'ils ne trouvaient pas de nouvelles preuves. Fiennes ne laisserait pas passer cela, et Richard Dalnox à la tête de la Justice Magique et qui était maintenant remonté contre Ana Sorden, se ferait un plaisir de l'arrêter lui-même. Mardol attrapa un cigare moldu et l'alluma, cherchant par où commencer sa réflexion.

Une hermine argentée fit à ce moment-là irruption dans son bureau. Le patronus d'Ana Sorden se planta fermement devant son destinataire et délivra le message. La voix de l'arithmancienne tremblait légèrement pour l'oreiller exercée d'Alcyd, et semblait même monter parfois dans les aigus.

"Alcyd, les Aurors viennent d'emmener la jeune Emma Blackbonnes en plein milieu du dîner. Vous savez comme moi ce que cela signifie. J'attends vos ordres, je me tiens prête à partir s'il le faut."

L'animal se volatilisa et Mardol eu un sourire sans joie. Ainsi, Ana Sorden avait fini par avoir peur, par comprendre sa précarité. Trop tard pour elle, hélas. Les Aurors ne la lâcheraient plus à présent. Elle pouvait toujours s'enfuir et partir se réfugier dans un autre pays, mais elle ne bénéficierai plus d'aucune crédibilité nulle part. Personne ne lui permettrait l'accès aux hautes sphères, sinon des dictatures conservatrices dans lesquels Alcyd n'avait aucun intérêt. Ana lui était devenue inutile. Qu'elle se débrouille donc! L'affaire Sorden, comme on l'appelerait probablement, ne la relierait pas aux Mardoliens. On mettrait cela sur le compte de son ambition démesurée d'obtenir le poste de directrice, et elle serait à Azkaban sans que personne n'aille chercher plus loin. Il fallait simplement qu'elle croie qu'Alcyd l'aie soutenu jusqu'au bout et ait tenté de lui éviter le funeste destin qui l'attendait, pour ne pas qu'elle livre des informations sur eux.

Alcyd s'apprêtait donc à lui confirmer ses peurs, lorsqu'une autre idée germa dans son esprit. Si Ana tombait en tant que Mardolienne, Fiennes et le BDA réussiraient un coup d'éclat et se reposeraient sur leurs acquis. C'était une chance à saisir. Ils seraient moins vigilants durant quelques mois, trop fiers de leur victoire éclatante, et lui-même serait alors en position de force, prêt pour frapper dans toute sa splendeur. Il pesa longuement le pour et le contre avant de se décider, et conjura alors son propre patronus pour répondre à l'arithmancienne. Une tortue argentée. La tortue était un animal formidable en tout point de vue. Dotée d'une solide carapace, placide en apparence mais forte comme un boeuf, capable de se pouvoir avec aisance entre les courants marins... et surtout, c'était l'animal patient et pacifique qu'on ne soupçonnait jamais d'être responsable de quoi que ce soit.

"Pas d'inquiétude à avoir. Mes sources au ministère confirment qu'il s'agit d'une histoire de cambriolage du manoir Blackbonnes. Le ministère tente de ne pas ébruiter l'affaire pour ne pas raviver les tensions contre les Sang-Pur."

La tortue partit délivrer son message au professeur Sorden. La seule faille dans son plan consistait à trouver pour qu'Ana ne le soupçonne pas de l'avoir piégée, mais il trouverait. Alcyd se leva ensuite, éteignit le cigare dont il avait fumé la moitié et transplana sur le Chemin de Traverse. Il avait pris pour l'occasion l'apparence d'un jeune tout juste sorti de Poudlard et entra dans sa pâtisserie préférée, le Paradis d'Eden. C'était une boutique très coquette, dont la patronne était certes un peu cruche, mais tout à fait charmante. Mais il n'avait aucun intérêt en la patronne. C'était la serveuse qui l'intéressait.

"Bonjour Miss Keynes!" dit-il en s'avançant vers le comptoir.

La jeune femme lui adressa un sourire qui se fana légèrement en le reconnaissant. Il prenait toujours cette apparence lorsqu'il devait la voir en public. Mais Zoey n'était pas influençable et se repris très vite, lui posant la question rituelle.

"Un pain aux raisins, comme d'habitude?"
"Vous devinez bien!"
"Ca fera une livre et treize centimes."
"Les voilà, aurevoir."
"Bonne journée, au plaisir de vous revoir."

Alcyd quitta la boutique, sa gourmandise sous le bras, et se glissa discrètement à l'arrière, dans la ruelle qui contenait les poubelles de la patisserie. Zoey ne tarda pas à le rejoindre, affairée, sachant qu'il ne la laisserait pas s'absenter longtemps du comptoir.

"Bonjour Zoey. J'ai une nouvelle mission pour toi. J'ai besoin que tu retournes chez ce cher Richard Dalnox et que tu lui subtilises un dossier important. N'importe lequel, en rapport avec nous, si c'est possible. Je suppose qu'avec les récents évènements, il doit en ramener certains du ministère. Prend Colin avec toi, il saura briser les sortilèges de protection en cas de besoin. Ne laissez aucune trace de cambriolage, passez par la porte."

"Bien monsieur."

Alcyd eu le temps de voir la grimace de Zoey Keynes comme il lui disait de s'accompagner de Colin Straton. Les deux jeunes gens ne s'appréciaient pas du tout, mais ils travaillent ensemble très professionnellement, au point qu'Alcyd les mettait systématiquement en binôme. Zoey était une excellente voleuse, mais Colin un bien meilleur sorcier, habitué qu'il était à être en contact avec les enchantements des Gobelins.

La jeune femme s'éloigna rapidement de la sombre ruelle pour retourner à son travail, mais Alcyd eu le temps de la voir envoyer un patronus en direction de Gringotts. Hum, fâcheux, il pourrait être vu à cette heure. Décidément, il était entouré de gens négligeant. Tss, tss... De toute façon, si Zoey disait à Colin de le retrouver "ce soir", les gens interpréteraient cela comme le signe d'une liaison secrète. Aucun des deux n'apprécieraient, mais cela leur fournirait d'excellents alibis pour le futur, et leur apprendrait à être un peu plus discrets. 

Quant  à lui, il allait rentrer prendre un verre de Whisky-Pur-Feu et boire à la santé d'Ana Sorden. La pauvre allait en avoir besoin.
Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

[Mardol] Le prince

Page 1 sur 1


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Aresto Momentum :: Autres Horizons :: Londres,-