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 L'amour de la musique [Libre]

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Peder YlvisåkerAncien personnageavatar
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Peder était perdu, c'était ce dont il venait de se rendre compte... Au milieu de la foule, il commencait intérieurement à paniquer. Surtout que c'était une ambiance presque apocalyptique qui régnait. 
Bien entendu son frère l'avait lâché alors qu'il savait pertinemment qu'il se perdrait immédiatement.

Sa baguette commença à vrombir, signe qu'elle ressentait la panique de son maître. Intérieurement Peder priait pour que cette satanée baguette ne fasse pas encore des siennes.

Il la sortit de sa poche, et bien évidemment, ce qu'il redoutait le plus arriva, alors qu'il tentait de faire un sort pour retrouver son chemin (sait-on jamais ça pourrait marcher pour une fois), celle-ci n'en fit qu'à sa tête, et transforma un total étranger en poule. Tout les regards se braquant sur lui, Peder prit ses jambes à son cou, et se tira vite du milieu, quitte à se perdre encore plus. Cette honte... 

Il espérait avec un peu de chance croiser des gens qu'il connaissait et se posta près d'une camionette. 
Quelle ne fut pas sa surprise de voir qu'il y avait des gens sur la dite camionette, et des gens qu'il connaissait de surcroît !

Un sourire prit immédiatement place sur son visage, et il se mit à battre des bras en espérant attirer leur attention.

- DONALD !! se mit-il à crier.
Théo NottAncien personnageavatar
Messages : 964

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Théo éluda la question de Juliet sur ce qu'il faisait de son été, ne sachant que répondre. Il préféra se concentrer sur sa cousine moldue, intrigué, sa curiosité dépassant désormais son inquiétude à l'idée de converser avec une de ces étranges créatures dépourvues de pouvoirs magiques. Théo savait pertinemment que son origine sang-pur n'était pas forcément un atout pour devenir un oubliator. Pour travailler au contact des moldus et parvenir à leur faire croire que les manifestations magiques qu'ils avaient vu avaient une explication tout à fait logique, il fallait connaître leur monde, leur mode de fonctionnement, de réflexion. Tout ne se résolvait pas avec un Oubliette bien placé, et heureusement d'ailleurs. Malheureusement - ou heureusement de son point de vue - Théo ne partait pas avec un avantage sur ce domaine, malgré ses quelques lectures et l'attention qu'il avait porté, sans le montrer, aux cours d'étude des moldus. Mais si sa candidature était retenue, il aurait désormais une bonne raison de s'intéresser aux moldus, une raison que sa mère elle-même approuvait avec fierté. Un Oubliator dans la famille, c'était une bonne évolution après l'ombre que les mangemorts Nott avaient jeté sur le nom. Un Oubliator était un membre respecté de la communauté magique, qui faisait un travail utile. Le salaire était satisfaisant, bien qu'il n'atteignait pas celui d'un auror par exemple, et ferait du bien aux finances de la famille... Restait maintenant à savoir s'il serait choisi. Théo avait envoyé un dossier et passé un entretien qui s'était plutôt bien passé, du moins il en avait l'impression, mais la concurrence était probablement rude. Oubliator était un métier plus accessible et plus attrayant qu'un bon nombre d'autres emplois en lien avec le Ministère, même si Théo aurait personnellement préféré devenir Langue-de-Plomb. Hélas, l'élite du Département des Mystères n'avait pas sélectionné sa candidature et il n'en était pas mécontent, avec le recul. Il n'était pas certain de vouloir faire de sa vie professionnelle un mystère...

Oubliator, donc, était le métier qu'il se destinait. Mais comment l'expliquer à la cousine d'Ariane, se demanda-t-il en jetant un coup d'oeil embarrassé à Juliet. L'essence même de ce métier était incompréhensible pour une moldue, à moins de révéler le secret magique qu'ils avaient juré de protéger.

"Une artiste, alors ?", répondit Théo pour se donner le temps de réfléchir. "Quel art préfères-tu pratiquer ? Nous ? Eh bien...Samaël va devenir médecin, et moi, je...vais faire des études scientifiques pour devenir chercheur. Je m'intéresse à la mémoire, entre autres."

Se mordant l'intérieur de la joue en priant pour que son interlocutrice ne réalise pas qu'il n'avait aucune idée de la façon dont les études moldues fonctionnaient, Théo lança un nouveau regard d'appel à l'aide à Juliet. Mais la jeune fille était en train d'expliquer à Samaël qu'elle cherchait une troisième personne pour une colocation à Aberystwyth... Aussitôt, l'attention de Théo se focalisa sur ces deux amis. Il sentait venir la suite de la conversation, gros comme une maison... Samaël, en colocation avec Juliet et Aaron Finnigan ? Pourquoi pas, Théo serait content d'avoir l'occasion de voir Juliet l'an prochain mais il ne savait que penser d'Aaron. Enfin, au moins, il était certain de ne pas avoir à s'inquiéter des colocataires de Samaël. L'amourette entre la délicieuse Swann Twilfit et le Serdaigle avait suffisamment nourri Radio Poudlard pour que Théo ne s'inquiète pas des penchants de Finnigan... Quoi que, on ne savait jamais, songea-t-il en se rappelant son propre cas. Reportant son attention sur Ariane, il l'interrogea à nouveau.

"Et toi, tu vis à Londres ?"

Tout au long de la conversation, Théo resta légèrement tendu à l'idée qu'il pouvait faire une gaffe n'importe quand. Juliet n'apprécierait probablement pas si l'on devait effacer la mémoire de sa cousine parce qu'il en avait trop dit... Et puis, au-delà de cet aspect, il trouvait la cousine de son amie plutôt sympathique et n'avait pas envie de passer pour quelqu'un de bizarre. Il fallait donc qu'il évite tous les sujets sur lesquels il était ignare, c'est-à-dire...eh bien, tous les sujets. Sifflotant doucement sur "Thinking of You", Théo adressa un sourire timide à Samaël, s'excusant ainsi de s'être montré si désagréable un peu plus tôt. Ce concert n'était pas si abominable, finalement, même s'il persistait à trouver les moldus qui avaient des bouts de métal dans le nez très étranges. Mais il étaient plutôt bien, là, au soleil, avec la musique et son petit-ami... Il était en pleine divagation amoureuse intérieure lorsque la musique s'interrompit et que des cris se firent entendre, à commencer par celui d'Ariane.

Comme des centaines d'autre personnes, Théo tourna son regard vers le célèbre London Eye, et retint de justesse une expression de surprise. La roue était en train de disparaître, et tous les sorciers présents pouvaient reconnaître sans mal l'oeuvre d'un puissant sortilège de désillusion.

*Par le slip de Dérébusor...*

Théo resta immobile de longues secondes, sans rien laisser paraître du trouble qui l'habitait, hautement conscient de la présence des moldus autour de lui. C'était dans ce genre de moments où il était heureux d'avoir un visage si inexpressif, car il n'affichait qu'un intérêt poli alors que son cerveau bouillonnait. Merlin !! Mais qui avait eu l'idée complètement stupide et follement dangereuse de faire un tel acte de magie en public ?! Il lui fallut un moment pour se rappeler de cette menace mardolienne dont il avait vaguement entendu parler dans la Gazette. Un attentat ? Quelqu'un qui essaierait volontairement de briser le secret magique ?! Son pouls s'accéléra et il détacha pour la première fois son regard du London Eye, observant autour d'eux avec une pointe d'affolement au fond des yeux. Les policiers moldus semblaient être en train de boucler la zone, tandis que les forces de l'ordre sorcière semblaient plongées dans la confusion, réduites à l'impuissance par la présence de moldus. Théo pouvait voir les moldus s'affoler, courir, parler dans leurs étranges boîtiers à écran ou les pointer en direction du London Eye disparu. La panique commença à l'envahir à son tour. Comment les oubliator pourraient-ils parvenir à contenir une telle fuite ? C'était énorme ! Il y avait trop de monde ! Théo se tourna vers ses trois compagnons, accrochant le regard de Samaël un instant. Son amant comprenait probablement à quel point Théo était affolé. Il était tout simplement hors de question que le secret magique tombe, il ne pouvait pas l'accepter. Il ne pouvait même pas l'imaginer... Ce serait une telle catastrophe, leurs vies seraient bouleversées. Que serait-il, lui, sorcier de sang-pur issu d'une famille de mangemorts, qui se destinait à protéger le secret, si celui-ci venait à tomber ? Quelle place aurait-il dans un monde où les moldus connaîtraient l'existence des sorciers ? C'était bien simple. Aucune. Le secret magique était un acquis inébranlable de leurs existences, quelque chose qu'ils ne pouvaient s'imaginer remettre en cause. Il fallait vraiment être déséquilibré pour ne pas le comprendre !

Il vit Juliet qui s'efforçait de raisonner Ariane en lui racontant une histoire de jeux de lumière. Oui, voilà, c'était cela qu'il fallait faire. Une excuse suffisamment crédible pour apaiser les moldus... Mais Ariane n'avait pas l'air très convaincue. Le "On fait quoi" de Juliet, visiblement à court d'idées, tira Théo de ses pensées apocalyptiques et il posa sur Ariane un regard déterminé.

"Oh, non, c'est très possible. Les "nouvelles technologies", tu sais", expliqua-t-il d'un air faussement détendu, en se demandant d'où il tirait une pareille expression. "Cela fait longtemps que ce projet se met en place, le festival était l'occasion rêvée pour présenter leur truc en grande pompe. J'ai un oncle qui travaille à la mairie de Londres et il m'en avait parlé. Il n'aurait pas du, bien sûr, c'était un secret mais il était surexcité alors... Beaux effets, en tout cas, c'est assez réussi. Mais ils ont raté le timing, ils n'étaient pas censé interrompre Voldy !"

Théo glissa les mains dans ses poches d'un air décontracté, un sourire aux lèvres, comme si l'affolement ambiant ne le touchait pas. Samaël avait raison, il était plutôt doué pour mentir, quand la situation l'exigeait... Mais convaincre une moldue n'était pas suffisant. La réaction d'Ariane leur permettrait de tester l'excuse de Juliet, et peut-être pourraient-ils la proposer aux aurors et oubliators ? Peut-être étaient-ils déjà en train d'y travailler, mais rien n'était moins sur s'il s'agissait effectivement d'une attaque mardolienne. Attraper les mardoliens et boucler les moldus pour éviter qu'ils ne s'échappent serait probablement la priorité. Les excuses viendraient plus tard, mais les moldus paniquaient maintenant. Théo se mordit l'intérieur de la joue tout en réprimant l'envie furieuse qu'il avait de sortir sa baguette magique pour lancer des Oubliette à tout va. Il ne prêta pas grande attention à Juliet qui tentait d'aider une jeune femme à retrouver son fils, et continua à observer tout autour de lui, tentant d'identifier les aurors présents. Son regard tomba alors sur un visage qui lui était familier, et il sentit son coeur faire une embardée. Merlin, c'était l'oubliator Brennan ! L'homme qui lui avait fait passer son entretien. Théo ressentit l'envie irrépressible d'aller lui parler, pour lui proposer son aide, probablement inutile. Il était fort peu probable que Théo soit autorisé à lancer des Oubliette avant d'avoir été formé à le faire. C'était un sortilège complexe, qui devait être savamment dosé si l'on ne voulait pas se retrouver avec des légumes... Mais on ne savait jamais, il y avait peut-être quelque chose qu'ils pouvaient faire. Ne serait-ce que se rassurer lui-même sur le fait que non, l'existence des sorciers n'allait pas être révélée. C'était impossible.

Pendant que l'attention des deux filles était posée sur Nathalie, Théo pressa discrètement la main de Samaël dans la sienne, révélant son angoisse. A cet instant, il se fichait presque que l'on découvre son secret. Un secret bien plus important était en train de tomber... Lâchant enfin la main de Sam, Théo s'avança vers Nathalie et décida de suivre son instinct. Il ne pouvait rester immobile et inactif.

"Venez, on va essayer de le retrouver !", lança-t-il avec un sourire à l'égard de la jeune femme qui s'était adressée à Juliet.

Prenant la tête du petit groupe, il avança tant bien que mal à travers la foule paniquée en faisant mine de chercher un petit garçon éploré. En réalité, il s'avança droit sur l'oubliator Brennan, qui avait l'air plutôt serein. Cette vue tranquillisa quelque peu Théo et il fit mine de lui rentrer dedans.

"Oh ! Oubliator Brennan, ça alors ! Je ne sais pas si vous vous rappelez de moi, Théo Nott, je suis un candidat pour un stage dans..."

Il jeta un coup d'oeil appuyé à Ariane, tentant de faire deviner son ascendance moldue, et ajouta :

"...votre service. Nous cherchions le fils de cette jeune femme, qui s'est perdu dans la foule. Est-ce qu'il y a quelque chose qu'on peut faire ?", s'enquit-il à voix basse.

Quelques mètres plus loin, son regard tomba sur un autre visage familier, plus jeune, mais il ne parvint à identifier l'adolescent. Toujours est-il qu'il avait sa baguette magique à la main, ce dont Théo s'apprêtait à faire part à l'oubliator. Ce n'était pas très prudent. Mais Théo n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche qu'un sort fusait de la baguette pour transformer un malheureux inconnu...en poule. Théo observa l'animal avec de grands yeux écarquillés avant de reporter son attention sur Alastair :

"Euh...Je sais qu'on n'est pas censés utiliser la baguette mais..."

Mais un sort venait d'être lancé devant des moldus. Sur un moldu. Théo réalisa avec surprise qu'une pointe d'excitation s'était mêlée à sa panique intérieure. Merlin, lui qui voulait devenir oubliator avait droit à un exercice grandeur nature de premier ordre... Théo jeta un coup d'oeil à Ariane et fut soulagé de trouver son regard posé sur le London Eye. Elle n'avait rien vu, heureusement. Quant à la femme dont le fils était perdu, elle ne semblait pas surprise par cet étrange spectacle, ce qui laissait supposer qu'elle était une sorcière. Après un léger sourire à Samaël et Juliet, il reporta son attention sur l'oubliator, impatient de voir le maître à l'oeuvre.


Peder YlvisåkerAncien personnageavatar
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Malheureusement Peder n'arriva pas à se faire entendre de Donald, le brouhaha ambiant couvrant sa voix, et surtout Donald semblait chercher quelqu'un d'autre et donc ne regardait pas du tout dans sa direction.


-Pfff... Je fais quoi moi maintenant ?

Il commençait à repenser à l'accident ayant eu lieu plus tôt, et ça ne l'arrangeait pas ! Déjà qu'il était perdu alors si il devait penser à ça en plus ! Il priait juste pour que Vegard ne l'apprenne pas... En fait, il avait surtout peur des conséquences de sa bêtise, surtout que c'était pas fait exprès... Prendraient-ils cet argument en compte ? Il en doutait. Il allait surtout se faire remonter les bretelles si il se faisait attraper. 


Il avait tellement peur qu'on remarque que c'était lui l'instigateur de l'attentat à la poule (oui il dramatisait largement les choses) qu'il n'osait pas demander son chemin... 

Bref il n’avançait pas d'un pouce, et restait là, les bras ballants...


Il se sentait comme un gamin de 5 ans perdu dans un supermarché (et il parlait en connaissance de cause), même si ce terme moldu ne parlerait surement pas à tout le monde.

Au bout de ce qui fut 5 minutes d'intenses réflexions sur si il devait demander son chemin ou non, il décida qu'il était plus sage de demander, au risque de réprimandes, car c'était toujours mieux que de rester croupir ici.
Il repéra un ancien Poufssouffle, dont le nom lui échappait, mais qui commençait pas un T semble t'il, et lui posa sa question.




- Désolé de vous déranger, vous auriez pas un gars avec des cheveux frisés, et qui me ressemble traîner par ici ?  

Comme description on avait vu mieux c'est sûr, mais avec un peu de chance peut-être connaissait-il son frère ? 

Il vit sur son visage un air soupçonneux, comme si il le dévisageait, peut-être car il avait vu son frère, il ne savait pas.


- Alors ? l'interrogea-t-il de nouveau.
Emily MacDougalCinquième annéeavatar
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"Cela suffit maintenant ! Cesse de m'importuner avec ça. Je ne te dirai rien. Tu n'es pas prête."
"Comment pouvez-vous savoir si je suis prête ou non ? Vous ne vous intéressez jamais à moi ! Vous ne savez même pas qui je suis vraiment, à part l'héritière des MacDougal. Tout ce que je veux, c'est connaître la vérité ! "
"La vérité, c'est que John et moi t'avons élevé."
"C'est faux. Vous n'avez de mère que le nom ! " hurla-t-elle en tournant les talons.

La colère s'était emparée de l'adolescente qui monta les escaliers de sa demeure quatre à quatre et parti s'enfermer dans le refuge douillé que constituait sa chambre. Emily n'entendit même pas Victoria, sa "mère", lui crier de lui parler sur un autre ton. Il fallait qu'elle se calme ! Elle arpenta la pièce de long en large pendant une bonne minute, mettant de temps à temps des coups de pieds dans ses affaires. Histoire que la colère redescende. Il y avait vraiment des jours où elle souhaitait plus que tout quitter cette maison. *Je les déteste.*pensa-t-elle. Elle ne comprenait pas pourquoi on ne voulait pas lui révéler la véritable identité de son père. Emily avait découvert le jour de ses onze ans que John MacDougal, celui qu'elle avait toujours considéré comme son père, ne l'était pas. Or, elle n'avait pas pu connaître le nom de son vrai père. Victoria ne voulait pas le lui dire. Ce n'était pas pour protéger sa fille, non ça elle n'en avait rien à faire. Tout ce qui la préoccupait, c'était elle et son image auprès de la haute société sorcière. Elle ne voulait pas que cette histoire d'infidélité s'ébruite et, connaissant sa fille, elle avait peur que celle-ci ne veuille entrer en contact avec son père biologique. Peur justifiée ! C'était exactement ce que l'adolescente souhaitait faire. Elle ne pouvait s'empêcher de se demander ce qu'aurait été sa vie si elle l'avait connu.

La brunette soupira et se jeta à plat ventre sur son lit blanc. La colère la quittait doucement pour faire place à de la tristesse. Les larmes lui montèrent aux yeux et, la tête enfouie dans son oreiller, elle ne put les contenir plus longtemps. Ce n'était pas juste ! Plusieurs minutes s'écoulèrent avant qu'elle ne sorte la tête du tissu trempé. Ses yeux noisettes se posèrent par hasard sur une brochure. On avait surement dû lui envoyer par hibou postal sans qu'elle ne s'en rende compte. Emily attrapa le bout de papier. Il s'agissait d'une publicité pour le concert des Voldy qui se déroulait cet après-midi même au beau milieu de Londres. Elle contempla les personnages en mouvement sur la photographie qui représentait les membres du groupes. Comme toutes les adolescentes sorcières de ce pays et même d'Europe, Emily connaissait les Voldy. Il s'agissait d'un groupe qui avait pour particularité d'avoir un public aussi bien moldu que sorcier. Elle aimait bien ce rapprochement. Bien sur, le groupe était totalement proscrit de la demeure MacDougal. Cependant, toutes ses copines de dortoir écoutaient leurs chansons en boucle. Impossible de passer à côté. Et Emily devait avouer qu'elle aimait bien leur musique. D'ailleurs, elle adorait étudier les moldus à l'école et les trouvaient très intéressant, contrairement à ce que ne cessait de rabâcher son père.

En tenant cette brochure, une idée lui vint. Et si elle se rendait à ce concert ? Elle aimait bien le groupe et elle n'avait jamais assisté à un concert de toute sa vie. Ce serait l'occasion. Et quelle belle occasion de briser toutes les règles ! Si ses parents apprenaient son escapades, ils seraient furieux ! Oh, elle ne voulait pas qu'ils l'apprennent. Elle n'était pas téméraire à ce point. Mais elle se contenterait de savoir qu'elle l'avait fait. C'était décidé ! Emily sauta de son lit et fouilla dans son armoire. Elle fouilla un bon moment avant de dégotter ce qu'elle cherchait.

"Ah, je savais bien que j'avais ça quelque part !" dit-elle en tenant une tenue moldu d'un air triomphant.

Emily l'avait rangé entre tous ses vêtements sorciers et à la mode. Cela lui servait exclusivement lorsqu'elle avait besoin de sortir dans le Londres moldu. C'était rare car même si le manoir se situait en plein dans la ville, sa famille et elle s'arrangeait toujours pour voyager d'une autre manière. En y réfléchissant bien, cette tenue lui servait simplement lorsqu'elle se rendait à King's Cross pour prendre le Poudlard Express. Elle enfila rapidement ses vêtements. Étant habituée à la mode sorcière, la jeune fille ne se sentait pas forcément très à son aise. Elle sortit doucement de sa chambre. Victoria s'était réfugiée sur la terrasse de sa chambre orientée vers le jardin. Emily pourrait sortir discrètement sans être vue si elle ne fesait pas de bruit. Arrivée à l'extérieur, c'est une chaleur accablante qui accueillie la sorcière. Elle se félicita d'avoir opté pour une tenue légère : un t-shirt à manche courte rayé noir et blanc et un short en cuir noir. Bien sur, sa baguette se trouvait dans sa poche. Juste au cas où. Elle n'aimait pas sortir sans, surtout lorsqu'elle se rendait en terrain inconnu. Il lui fallait marcher un peu avant d'arriver près du London Eye. Miss MacDougal ne se sentait pas très à l'aise dans ce monde inconnu. En marchant, elle ne cessait de se dire que ce n'était pas son univers et qu'elle ne devrait pas être ici. Mais quand une MacDougal commence quelque chose, elle va toujours jusqu'au bout.

La jeune fille arriva rapidement près de l'endroit voulu. Elle devina plus qu'elle ne su que c'était là. Le concert était déjà commencé et une foule impressionnante se massait vers l'estrade. Emily prit une grande inspiration. Puisqu'elle était là, autant en profiter, se dit-elle en avançant doucement vers la scène. Elle reconnu les paroles des chansons que chantaient par cœur les spectateurs comme ses camarades de dortoir à Poudlard. Elle-même connaissait quelques refrains et se surpris à les fredonner. Au fur et à mesure des chansons qui défilaient, Emily se détendait de plus en plus. Elle arrêtait de penser à ses parents, à ses problèmes, à son statut et aux apparences qu'elle était forcée  de montrer. Non, elle profitait simplement de la musique, son pied battant la mesure. Soudain, elle entendit un cri. Puis un autre, suivi par des centaines. La brunette regarda dans la direction du London Eye qui semblait focaliser toutes les attentions.

"Par Merlin !" souffla-t-elle, portant une main vers sa bouche en signe de consternation.

Ce qu'elle voyait ne pouvait pas être possible. Le London Eye disparaissait peu à peu. Comme si un voile transparent le recouvrait. Elle n'eut pas vraiment le temps de comprendre ce qui se passait que déjà la foule, prise de panique, courait dans tous les sens afin de s'échapper. Emily était bousculée de tout côté. Elle faillit même trébucher deux ou trois. La panique étant contagieuse, elle ne savait pas du tout quoi faire, son coeur battant à mille à l'heure. Un homme la poussa un peu plus violemment que les autres, ce qui lui fit reprendre un peu ses esprits. Paniquer ne l'aidait pas. La sorcière voulu sortir sa baguette. C'était un vieux réflexe. Puis elle se dit que ce n'était pas une bonne idée. Le secret magique avait suffisamment été ébranlé pour aujourd'hui. Elle garda cependant la main crispée sur sa poche de short. Elle prit une bonne inspiration et se lança dans la mêlée, déterminée à sortir de cette masse mouvante. Emily chercha un point de repère et c'est tout essoufflée qu'elle parvint à rejoindre une  camionnette de glace. Alors qu'elle cherchait quelque chose à faire pour se rendre utile, elle entendit des voix au-dessus d'elle. Des voix au-dessus d'elle ? Comment était-ce possible ? La sorcière leva la tête et distingua deux silhouettes sur le toit du véhicule. Elle les reconnu. Il s'agissait de Nora, une poufsouffle qu'elle avait aperçu pour la dernière fois dans un état très avancé d'alcoolisation à la fête de fin d'année, et Donald McWilde, un garçon de sa maison qui avait un ans de moins qu'elle. Sa première impression fut la joie d'avoir trouvé des gens qu'elle connaissait dans cet affreux chaos. Mais alors qu'elle allait s'avancer pour leur parler, elle resta plantée là à ne pas savoir que faire. Elle venait de comprendre qu'elle n'avait RIEN à faire ici. Si la rumeur se répandait que la petite MacDougal se trouvait au concert des Voldy...

 


Spoiler:
 

Le Bien et le Mal sont une question de latitude.
Nora WeaverAubergisteavatar
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Donald était venu au concert avec son oncle, mais celui-ci l'y avait seulement déposé et le Gryffondor était donc seul. Elle ne savait pas vraiment si c'était une bonne chose. D'un côté il n'avait personne à perdre dans la foule, il n'avait pas à s'inquiéter pour un éventuel parent ou ami pris dans la cohue, mais d'un autre côté, un concert devait être un peu moins agréable quand on était seul. Quoique, elle se demandait si la solitude n'était pas préférable au rôle de chandelier qu'elle jouait avec Amely et Paul. Elle avait beau réfléchir, elle ne se souvenait pas être déjà sortie seule. Elle restait rarement seule à vrai dire, elle n'aimait pas ça, elle préférait être entourée. Que ce soit pour aller déjeuner dans la grande salle ou pour faire du shopping sur le chemin de Traverse, elle avait besoin d'être accompagnée. Elle ne savait pas vraiment ce que cela révélait sur sa personnalité et ce n’était certainement pas le moment pour se lancer dans une psychanalyse.

Comme elle, Donald pensait à une attaque Mardolienne. Génial. Ils étaient au cœur d’un attentat Mardolien. Nora sentit la panique la gagner peu à peu alors qu’elle promenait son regard autours d’elle. Il y avait des gens qui courraient dans tous les sens en hurlant des prénoms, elle entendait le mot « bombe » répété sans cesse, beaucoup avaient sorti des appareils photos. Est-ce que le secret magique était en train de tomber ? C'était étrange, de penser ça, de vivre ça, de comprendre que ça se passait, que c'était en train d'arriver. Ce dont on ne parlait que dans les journaux, ce qu'on murmurait avec un mélange de crainte et d’excitation, ce qu'on avait du mal à imaginer. La fin du secret magique. Elle aurait tendance à penser que ça ne changerait pas grande chose à sa vie à elle. Son père était de sang-pur, même si la lignée des Weaver était quasiment éteinte, et ses grands-parents maternels étaient au courant de la magie, même s'ils étaient moldus. Elle continuerait à aller à Poudlard, aurait toujours les mêmes amis, les mêmes loisirs. Mais pour les nés-moldus, ça pouvait être un changement tellement bouleversant. Toute leur vie était peut-être sur le point de changer, comme ça, en plein après-midi, au beau milieu du mois de Juillet. Tout pouvait changer -ou avait déjà changé- en seulement quelques minutes. C'était assez effrayant à vrai dire.

Mais elle ne devait pas se laisser aller à de telles considération. Elle ne pouvait pas avoir peur, elle était l'ainée de Donald de deux ans et il était tout seul, alors elle se sentait un peu responsable. Et elle était plutôt nulle en grande sœur de substitution étant donné que pour le moment elle n'avait fait que demander de l'aide à son camarade. Ce dernier lui demandait d'ailleurs comment était sa sœur pour l'aider à la retrouver. On lui disait souvent qu'elle ressemblait à son ainée ? Donc Amely devait lui ressembler, non ? Pourtant Nora n'avait jamais trouvé que c'était le cas. Amely était grande, alors qu'elle avait un gabarit de botruc. Sa sœur avait le visage allongé et le nez droit alors qu'elle avait une tête de petite fille. Non vraiment, elle n'avait pas grande chose en commun.

"Une grande blonde, avec une robe bleue. Elle est avec son copain, un grand brun avec des lunettes de soleil. Elle en voyait un justement, qui ressemblait un peu à Paul, de dos. Mais il tenait un enfant d'à peine cinq ans dans ses bras et lorsqu'il tourna un peu la tête dans sa direction, elle put réaliser que ce n'était pas du tout le petit-ami de sa soeur. Mais elle est Aspirante chez les Aurors, j'imagine qu'elle a dû rejoindre ses collègue...quelque part."

Elle pourrait peut-être situer "quelque part" avec un peu plus de précision une fois qu'elle serait montée sur le toit de la camionnette du marchand de glace. Donald entreprit d'ailleurs d'escalader rapidement cette dernière avant de lui tendre la main pour l'aider à faire de même. La Poufsouffle serra les doigts de son camarade dans les siens, peut-être un peu trop fort, et essaya de l’imiter. Il lui semblait qu'il avait pri appui sur le bord de la grande fenêtre juste là. Et après...Il avait miraculeusement réussi à se hisser sur une des barres du toit. Nora jeta un regard dépité à ses bras maigrelets avant de pousser dessus de toutes ses forces de façon à se soulever assez haut pour balancer une jambe sur le toit. Une fois cet exploit -si, c'en était un- accompli, elle utilisa la force qui lui restait pour se hisser complètement sur le toit et se redressa.

"Tu es un sacré grimpeur ! Merci pour la leçon d'escalade !" répondit-elle alors que le Gryffondor lui expliquait que l'essentiel quand on montait sur un camion de glace -ou sur autre chose, ce conseil était sans doute valable dans un plus large domaine- c'était de trouver les bons appuis.

Elle posa sa main en visière au-dessus de ses yeux pour examiner la foule à la recherche de sa sœur, mais elle ne voyait rien. Ou plutôt elle voyait de tout. Des gens qui se précipitaient dans tous les sens, qui criaient, des enfants qui pleuraient, des flash qui crépitaient, des policiers moldus qui essayaient de se faire entendre, une poule. La vue de cette dernière acheva d'ôté à Nora tout espoir de retrouver Amely maintenant. Toutefois, elle n'avait aucune envie de redescendre. Ils étaient très bien ici, en hauteur, ce qui leur permettait de respirer convenablement. Ils étaient visibles de tous et aussi en sécurité qu'on pouvait l'être au beau milieu d'un attentat Mardolien. Rester perchés sur cette camionnette apparaissait comme l'option la plus sage.

"On reste un peu ici ? suggéra-elle avec un haussement d'épaules défaitiste. Mais qu'est-ce que...Qu'est-ce qu'il fait ?"

Elle pointa du doigt un homme qui, visiblement mécontent de se trouver dans une nacelle invisible, avait entreprit de sortir de cette dernière -apparemment par le toit. Nora évalua rapidement la hauteur de la nacelle de l'homme suicidaire et fut à moitié rassurée en constatant que cette dernière venait de quitter le point de départ et même si elle se trouvait à près de dix mètres du sol, elle n'était qu'à quelques mètres au dessus de la scène. Une chute pourrait cependant être bien méchante, voire mortelle. Elle suivit avec angoisse la parcours de l'homme qui avançait prudemment sur quelque chose d'invisible, alors qu'un policier lui hurlait de s'immobiliser. Même pour un sorcier, cela restait un étrange spectacle. L'inévitable finit par se produire, arrachant un cri d'horreur à la Poufsouffle qui vit avec effroi l'homme glisser, battre des bras, et chuter.

"Levicorpus !"

Elle ne savait même pas comment sa baguette s'était retrouvée dans sa main. Tout ce qu'elle savait c'était qu'elle avait loupé sa cible, beaucoup trop loin, et que plusieurs personnes venaient de tourner la tête vers elle, clairement intrigué par ce morceau de bois qu'elle brandissait comme une arme. Elle la rangea précipitamment, tout en promenant un regard horrifié sur les alentours de la grande roue, où une petite foule s'amassait à l'endroit où l'homme était tombé. Pas de hurlement de désespoir, ni au sol ni dans la nacelle du fou, il n'était pas mort. Il ne pouvait pas être mort. Elle avait raté son sort, et elle s'en voulait doublement. Elle n'avait pas sauvé ce pauvre moldu, le laissant s'écraser au moins cinq mètres plus bas. Et elle avait failli jeter un sort devant des moldus. Deux erreurs qui auraient pu des conséquences désastreuses. Mais l’homme avait apparemment survécu -il devait avoir survécu- et ils étaient au beau milieu d'un attentat Mardolien, personne ne se soucierait d'un sortilège ? Elle avait beau tenter de se rassurer, elle sentait son coeur qui lui martelait les cotes.

Elle échangea un regard angoissé avec Donald avant de baisser les yeux pour s'assurer que les moldus avaient cessé de la fixer avec curiosité. C'est alors qu'elle remarqua une autre camarade de Gryffondor. Elle ne connaissait pas beaucoup Emily McDougald, qui avait un an de moins qu'elle, mais elle se souvenait vaguement lui avoir parlé lors de la soirée de fin d'année - ses souvenirs de cette nuit n'étaient cependant pas très fiables. Trop heureuse de reconnaitre un visage familier, elle fit de grand signes de bras avant de placer ses mains autours de sa bouche pour crier son nom.

"Emily !"


Zoé ZonkoTroisième annéeavatar
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Zoé venait de finir sa glace quand des cris de terreur retentirent.

-Mais qu’est qui se … ? Puis Zoé vit le London Eyes devenir invisible.

Puis une voix retentit et reconnut la voix de son frère :

-mais qu’est qui se passe ? On m’a empêchée d’aller aux toilettes, on a parlé d’alerte à la bombe!


-Regarde ! Se contentât d’elle de dire en prenant le bras de son frère et de le pointer vers le monument !

-Ho, mince ! dit son frère. Heu, c’est quoi le sort… ?

- Un sortilège de désillusion... chuchotât-elle-en l’interrompt! Puis il se mit à fouiller dans ses poches et cria :

-J’ai oublié ma baguette !

Déjà les moldus se tournaient vers eux et disaient :
 
-sa baguette ! Mais c’est quoi ça ?

Ho, mince ! Il faut trouver une excuse !pensa t'elle


Tout à coup, elle eut une idée et dit :

-excusée mon frère ! Il a une maladie mentale ! Et il n’a pas pris ses médicaments ce matin.

Les moldus semblent croire à ce mensonge !

-Hé, ce n’est pas vrai !
Protestât son frère.

Une moldue dit :
-le pauvre ! Il n’en a pas conscience ! Je compatis franchement à votre malheur !

Puis les moldus partirent. Son frère se retourna et demanda :

-Pourquoi tu as dit ça ?


-Pour te sauver la mise, triple idiot !


Puis la discussion s’arrêtât là !

-Bon, Ulysse ! Ne parle pas de tu sais quoi et laisse les gens compétents agir !


Samaël SmithAncien personnageavatar
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Samaël:

Samaël ne remarqua pas la gêne que semblait éprouver Théo à discuter avec la cousine de Juliet, trop concentré qu'il était sur la réponse de son amie. Elle était en colocation avec Aaron et ils semblaient chercher un troisième colocataire, peut-être qu'elle accepterait de l'accueillir, il ne risquait rien à se proposer de toute façon. Il afficha alors un léger sourire timide sur ses lèvres.

"Non, je n'ai pas encore trouvé où me loger pour la rentrée. Mais peut-être que si vous cherchez encore quelqu'un, enfin si vous voulez hein, je pourrais être votre coloc manquant."

Il se passa une main un peu gêné dans les cheveux, il ne voulait pas avoir l'air de celui qui s'incruste au dernier moment. Il posa alors son regard sur Théo et le contempla silencieusement quelques instants, il avait beaucoup de chance finalement d'avoir Théo à ses côtés, il faisait tellement d'effort pour lui, il avait même accepté de venir dans un lieu rempli de moldus pour lui faire plaisir. Et même s'il avait un peu râlé au début, il semblait désormais apprécier le concert. Il lui rendit son sourire rendu timide par la culpabilité et regretta d'être entouré d'autant de monde car il aurait grandement apprécié de pouvoir lui prendre la main pour lui montrer à quel point il était fier de lui.

Mais ses pensées furent détournées par le cri d'Ariane qui pointait la grande roue du doigt enfin, le vide qui la remplaçait désormais. Un sort de Désillusion sans aucun doute mais la panique commençait à gagner les moldus et pas seulement vu l'agitation qui s'accentuait dans la foule. Sam resta figé face à ce spectacle qui lui rappelait un peu trop la panique qui avait régné en Laponie. Il fallait qu'il garde son sang-froid, il ne fallait pas commencer à perdre pied, il devait arborer le même self-contrôle que lors de l'éboulement. Il inspira profondément et sourit faiblement à Théo lorsqu'il inventa une histoire sur un spectacle d'illusion d'optique pour rassurer la cousine de Juliet. C'était un bon mensonge et assez crédible qui semblait avoir calmé Ariane lorsqu'une femme complètement paniquée leur demanda s'ils n'avaient pas vu son fils. Sam sentit alors la main de Théo dans la sienne, il la serra furtivement pour lui donner le courage et la sérénité qu'il ne possédait pas et le suivit dans la foule lorsqu'il affirma qu'ils allaient tout faire pour aider la femme affolée. C'est ainsi qu'il fit la connaissance fortuite de l'Oubliator Brennan, quoique peut-être pas si hasardeuse que ça puisqu'il lui semblait que son petit-ami avait fait exprès de le bousculer.

Alastair :

Alastair fixait toujours la foule, de plus en plus affolée, à la recherche d'une tête connue tout en essayant de contenir tous les moldus dans le périmètre qui avait été accordé pour le concert. Leurs supérieurs leur avaient donné pour consigne d'inventer un mensonge à répandre pour calmer les foules. Malheureusement aucunes idées crédibles n'avaient parcouru leur rang ce qui engendrait cette situation, les gens continuaient de paniquer, les sorciers avaient pour réflexe de sortir leurs baguettes alors que le mot avait pourtant été passé. Aucune baguette ne devait être visible. Il allait faire part d'une idée qu'il venait d'avoir avec l'un de ses collègues pour qu'il fasse passer le mot lorsqu'il se fit légèrement bousculer. Il allait marmonner une tirade hargneuse lorsqu'il reconnut le jeune Nott qui se présenta rapidement à lui en lui faisant clairement comprendre que l'une des jeunes femmes qui l'accompagnait était moldue. Il esquissa un sourire aimable au jeune homme alors qu'il lui demandait ce qu'ils pouvaient faire pour aider une autre jeune femme qui cherchait son fils perdu dans la foule.

"Monsieur Nott, je me souviens de vous évidemment, pour aider cette jeune femme, le mieux est de s'adresser aux forces de l'ordre, les gens se tournent généralement vers eux lorsqu'ils trouvent un enfant seul et visiblement perdu. Ils vous diront sûrement s'ils ont vu le petit. Autrement le mieux à faire dans cette situation est de se diviser en petit groupe et de commencer à essayer d'apaiser les esprits avec l'explication de cette disparition tout en cherchant l'enfant disparu."

Explication que lui même n'avait pas encore totalement trouvé, quoique l'idée qu'un jeu de lumière, prouesse technologique moldue, ait fait disparaître la grande roue était envisageable, tout comme le gaz hallucinogène qui faisait croire aux personnes présentes que la grande roue était devenue invisible alors que pas du tout, c'était votre imagination voyons. Une idée comme une autre, il s'attendait donc à voir le petit groupe devant lui se disperser pour exécuter ce qu'il venait de dire mais à la place, son attention fut attirée par un adolescent qui menaçait un moldu de sa baguette, il fronça les sourcils et laissa échapper un juron lorsqu'il transforma le moldu en poule. Il jeta à peine un regard à Théo qui tentait sans doute de lui expliquer ce qui venait de se dérouler sous ses yeux. Abruti de gamin.

"Ne bougez pas d'ici Monsieur Nott et essayez de faire en sorte que votre amie ne regarde pas dans ma direction, je n'ai pas forcément envie de devoir lui effacer la mémoire."

Il lui jeta un regard lourd de sens alors que le garçon qui accompagnait le jeune homme, un grand gaillard qui faisait bien une tête de plus que lui, le seul autre garçon de cette petite bande, se dirigeait vers la jeune fille moldue et se poster bien en face d'elle pour lui demander si elle allait bien et dissimuler à sa vue la poule qui commençait à caqueter un peu trop fort à son goût. Il se dirigea donc vers la poule et intercepta le responsable du sort au passage, il semblait chercher quelqu'un et semblait être assez impatient puisqu'il invectivait un peu trop impérieusement l'apprenti Nott. Il se pencha à son oreille et murmura :

"Toi mon gars, tu viens avec moi. Tu as quel âge ? Quelle année ? Tu sais que la magie est interdite en  dehors de l'école ? Espèce d'abruti va ! C'était bien le moment de faire ça, comme si on avait pas assez de boulot. Bon tu vas m'aider, fait en sorte que personne ne voit ce que je fais, compris ?"

Alastair se positionna devant la poule et énervé par ses caquètements lui lança un sortilège de mutisme. Il rendit sa forme originelle au moldu et lui rendit la parole, cependant avant qu'il n'ait eu le temps de dire le moindre mot lui effaça la mémoire sur la période qu'avait durée sa métamorphose. Il rangea rapidement sa baguette et se positionna près du moldu.

"Monsieur vous allez bien ? Vous venez de faire un malaise, vous voulez que j'appelle les secours ou vous pensez que ça va aller ? Monsieur vous m'entendez ? Vous avez des proches qui sont venus avec vous ? Monsieur ?"

L'oubliator fixa l'homme un peu perdu, reprendre doucement ses esprits et la trace qu'il venait de subir un sort d'oubli disparaître tranquillement.

"Un malaise ? Je ne me suis rendu compte de rien. Non non ça va, pas les secours. Euh... non, je suis venu tout seul. Merci de m'avoir aidé, ça va aller je crois. Merci en tout cas, bon sang, c'est dingue ça, c'est vraiment bizarre cette disparition vous trouvez pas ?"

Al hocha la tête et regarda l'homme s'éloigner pour continuer sa petite vie tranquillement, visiblement aucune excuse n'avait encore était trouvé. Il allait falloir régler tout ça au plus vite. Il se dirigea vers le jeune garçon qui était à l'origine de la transformation et le saisit par l'épaule pour l'obliger à le suivre.

"Toi tu restes avec moi maintenant, on va limiter les dégâts."

Il se dirigea alors vers son futur apprenti et tenant toujours l'adolescent par l'épaule, jeta un coup d'oeil à la moldue qui l'accompagnait en grande discussion avec l'ami du jeune Nott.

"Bien Monsieur Nott, exercice pratique, trouvez moi une explication plausible à la disparition d'une grande roue quand vous aurez trouvé, dites le moi et nous ferons passer le mot à mes collègue pour que la rumeur commence à circuler parmi la foule afin de calmer l'agitation environnante."

Il venait de choisir la solution de facilité mais au moins il verrait ce que valait le petit Nott en situation concrète. C'était une sorte de test pour confirmer qu'il avait fait le bon choix de le prendre comme stagiaire. Une sorte de mise à l'épreuve on pourrait dire.




Charlotte Meyer-WarlockAuroravatar
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A cet instant précis, elle aurait aimé être de service. D'abord parce qu'elle aurait porté sa plaque et se serait sentie beaucoup plus à l'aise. Sans, elle se sentait démunie. Les Aspirants recevaient leur plaque lorsqu'ils commençaient leur formation en septembre et, à moins de la perdre, on gardait la même toute sa carrière. C'était un objet symbolique qui avait également une grande valeur sentimentale. Elle avait cru l'avoir perdu un jour, quand elle était arrivée au Bureau et qu'elle s'était rendu compte qu'elle ne la portait pas comme d'habitude. Elle avait retourné tout son appartement le soir mais n'avait pas mis la main dessus. Finalement, elle l'avait oublié sur la table de nuit d'Eliott mais elle avait tout de même eu une belle peur. Et là, au moment où elle aurait aimé avoir sa plaque pour pouvoir la montrer à des sorciers, elle ne la portait pas. Quelle ironie, quand on y pensait. Et pui si elle avait été en service, elle aurait pu faire quelque chose. Enfin, essayer du moins. Tous les collègues qui travaillent avaient été appelés mais les Mardoliens étaient partis depuis longtemps, ils n'arrêteraient personne. La Police Magique avait également fait son travail et avait sécurisé la zone, elle s'occuperait également de récupérer les sorciers qui feront des délits mineurs. Ainsi plongée au milieu de la foule, Charlotte était aussi inutile qu'un civil.

- Qu'est-ce que tu veux faire, en même temps ? Les moldus sont trop nombreux pour l'effectif des Ou... pour votre effectif. La police a verrouillé la zone et les Mardoliens sont partis après avoir enchanté le London Eye.

Elle avait parlé à voix basse mais avait murmuré chaque mot qui pouvait concerner le monde magique. Pas besoin d'aggraver les choses en parlant d'enchantement et autres choses de style.

- La police parle de bombe, même si on le voulait, je ne vois pas comment on pourrait rassurer, soupira-t-elle. Quant à trouver nos concitoyens, je ne vois pas comment je peux faire. Regardez-nous, qui pourrait se douter qu'on est des vous-savez-quoi ?

Elle avait vu un homme en chemise de nuit tout à l'heure mais il avait désormais disparu dans la foule. Quant à eux, c'était vrai, ils ressemblaient à de parfaits moldus. Jensen et elle étaient des nés-moldus qui n'avaient pas abandonné leurs anciens vêtements et continuaient de se vêtir ainsi au quotidien, sauf Jensen qui portait des robes de sorcier au Ministère. Quant à Lilly et Eliott, ils avaient beau être des enfants de sorciers, ils étaient complètement fondus dans la culture moldue, du moins assez pour savoir comment s'habiller sans se faire remarquer dans les rues de Londres. Elle sursauta en sentant la main d'Eliott se glisser dans la sienne et noua ses doigts aux siens. Oui, elle aurait peut-être dû prévenir avant de disparaître comme cela, maintenant qu'elle y pensait. Mais cela avait été un réflexe, elle avait vraiment espéré faire au moins une interpellation. Mais les Mardoliens n'étaient pas restés pour admirer leur œuvre, ils savaient parfaitement que les forces de l'ordre étaient présentes et les ruelles étaient une cachette évidente. Elle soupira de nouveau en promenant son regard autour d'elle. Sa consigne était de trouver les sorciers, d'accord. Mais c'était bien plus facile à dire qu'à faire. Tous les gens autour d'elle semblaient parfaitement moldus. Bon, il fallait procéder de manière logique. Elle allait éliminer les gens qui étaient au téléphone, déjà. Elle-même en avait un, et Eliott aussi, mais cela signifiait que vous étiez déjà assez à l'aise dans le monde moldu et donc ces gens-là n'étaient pas des priorités. Si seulement elle avait eu sa plaque ! Elle aurait pu la porter à la ceinture et être identifiée comme membre des forces de l'ordre, cela aurait déjà été plus facile, de rassurer des moldus et de trouver des sorciers, surtout si ces derniers prenaient la peine de lire le "Auror" qui y était gravé. Ce fut la voix de Jensen qui attira son attention et elle tourna brusquement vers la tête vers lui. Visiblement, il avait repéré un enfant seul et Lilly se dirigeait déjà vers lui et le prenait dans ses bras en se présentant. Pauvre gosse, songea Charlotte en voyant les larmes qui perlaient sur ses joues. Et ses parents devaient être absolument paniqués. Il y avait beaucoup de mouvement autour d'eux, des gens qui couraient et qui se bousculaient mais rien qui ressemblait à des parents éplorés. Elle lâcha la main d'Eliott quand Lilly tendit Lennon à ce dernier et adressa un sourire au petit garçon qui avait encore les joues toutes humides. Ainsi, sa maman était gentille. Bonne info pour un avis de recherche, constata Charlotte en échangeant un sourire amusé avec Eliott. Une maman gentille qui s'appelait Nathalie. Tout à fait simple à trouver au milieu d'une foule paniquée. C'était toujours elle qui interrogeait les enfants au Bureau et elle s'en sortait plutôt bien d'habitude. Espérons que ce soit le cas aujourd'hui.

- Salut Lennon, lança-t-elle avec un sourire. Tu ne t'es pas fait mal, j'espère ?

Le petit garçon fit non de la tête. Charlie lui adressa un nouveau sourire avant de farfouiller dans son sac pour en ressortir un paquet de mouchoir et un bonbon à la fraise. Bon, avec la chaleur il était un peu mou, mais c'était le goût qui comptait. Elle essuya les joues de Lennon ainsi que sa bouche qui avait des traces de glace au chocolat. Il avait donc été tout près du marchand de glaces à un moment. Elle tourna la tête vers ce dernier, qui devait se trouver à une dizaine de mètres. Lennon n'avait pas dû s'éloigner de beaucoup. Il fallait juste espérer que sa mère non plus. Ses parents lui répétaient toujours quand elle était petite que si elle se perdait, dans un magasin par exemple, il faudrait ne pas bouger afin qu'on la retrouve vite. Et évidemment, quand elle se perdait, elle se mettait à courir dans tous les rayons pour retrouver ses parents.

- Tiens, dit-elle en tendant le bonbon à Lennon. Je ne sais pas si tu as le droit, mais on va dire que c'est un secret entre nous, d'accord ? Je m'appelle Charlotte, je suis dans la police. On va retrouver ta maman, ce n'est pas un problème, on fait ça tous les jours.
- Comme dans la télévision ? interrogea-t-il, la bouche un peu collée par le bonbon.
- Exactement comme dans la télévision. Dis moi, Lennon, ta maman, c'est quoi sa couleur de cheveux ?
- Marron, annonça-t-il en décollant le papier qui s'était attaché à ses doigts.
- Et ils sont longs ses cheveux ?

Lennon sembla réfléchir mais ne répondit pas.

- Longs comme moi ou tout courts ?
- Comme toi, répondit-il de sa voix fluette.
- Et est-ce qu'ils sont bouclés ? Ou au contraire tout raides ?
- Euh...

Charlie lui adressa un sourire rassurant.

- Ce n'est pas grave. Tu te rappelles de ses vêtements ?

Il fit non de la tête.

- Et... Le sac de ta maman ? Elle a bien un sac ? Tu sais, le grand sac dans lequel elle range tout, toutes les mamans ont un grand sac ! Il est de quelle couleur le sac de ta maman ?
- Rose ! annonça-t-il avec un grand sourire.
- Rose comment ? Rose comme un cochon dans une ferme ?

L'image le fit sourire et elle lui rendit son sourire.

- Rose comme un cochon ! déclara-t-il, visiblement amusé.

Le signalement était clair. Femme brune, cheveux aux épaules - les siens tombaient dans son dos la plupart du temps mais étaient bouclés aujourd'hui et étaient donc plus courts - avec un sac rose bonbon. Ou cochon.

- Et ta maman, elle fait quelle taille ? Est-ce qu'elle est grande comme lui ? interrogea Charlotte en désignant Eliott. Ou petite, comme Lilly ? ajouta-t-elle en désignant son amie. Ou de ma taille à moi ?

Le petit Lennon les observa bien avant de répondre. C'était un enfant gentil et intelligent, constata Charlie avec un sourire. Il était vraiment mignon.

- Elle est petite, déclara-t-il au bout d'un moment. Mais plus grande que moi, hein ! affirma-t-il avec sérieux. Elle monte sur les chaises pour attraper des choses mais j'ai pas le droit de le faire, moi, déclara-t-il boudeur.
- Les parents ne sont pas vraiment pas marrants, hein ?

Lennon hocha la tête tandis qu'elle fixait son regard sur la foule. Si les gens avaient été fixes, cela aurait été beaucoup plus facile, elle aurait eu juste à cadriller la zone mentalement et à analyser chaque carré. Elle avait besoin de prendre la hauteur, songea-t-elle.

- Je reviens, annonça-t-elle. Tu restes là, Lennon ?

Elle fendit la foule en allant vers le marchand de glaces, au cas où la maman se trouverait dans le coin. Deux gamins étaient perchés sur le camion du glacier ce qui lui fit écarquiller les yeux. Bon, d'accord, c'était un point en hauteur, mais tout de même, elle n'allait pas... Non, c'était complètement irresponsable. Elle avait vingt-trois ans, elle avait passé l'âge de ce genre d'enfantillages. Mais en même temps, elle ne voyait pas où monter d'autre. Oh, Morgane, jura-t-elle intérieurement. L'entrainement physique des Aurors était assez poussé et elle savait escalader relativement correctement en temps normal. C'est à dire en pantalon avec des chaussures plates, pas en robe blanche et en chaussures à brides qui ne tenaient même pas et glissaient le long de sa cheville. Pourquoi est-ce qu'elle avait acheté ça, déjà ? Soupirant, elle posa un pied sur le plateau qui permettait au glacier d'encaisser la monnaie, referma sa main sur la barre de fer du toit et se hissa sans vraiment de difficultés sur le toit. Elle était sur le toit d'une camionnette. Chose tout à fait normale.

- Vous savez que c'est très dangereux pour vous ? lança-t-elle en fronçant les sourcils à l'adresse des deux jeunes.

Elle n'était pas vraiment bien placée pour faire la morale, mais bon. Elle, elle était Auror, c'était fondamentalement différent. Mais ça, ils ne le savaient pas, les deux gamins.

- Police, indiqua-t-elle pour se justifier. Descendez-donc de là, c'est bien trop dangereux ! Si vous glissez, c'est la chute.[/color]

Elle promena son regard sur la foule cherchant les touches de rose. Elle en repéra plusieurs, mais c'étaient des personnes qui n'étaient visiblement pas la mère du petit Lennon. Ses yeux finirent par se poser sur un petit groupe de personne, dont une femme brune qui avait un sac rose. Elle repéra rapidement l'endroit où elle se trouvait. Elle avait intérêt à se dépêcher, elle ne voulait pas qu'elle bouge et la perdre de nouveau.

- Je ne peux pas rester mais vous avez intérêt à descendre, tous les deux ! ordonna-t-elle. Je passerai vérifier !

Ou elle enverra un Aspirant, au choix. Elle leur adressa un regard sévère avant de redescendre rapidement, pas vraiment précautionneusement. Elle fendit la foule en bousculant quelques personnes, s'excusant avec un sourire avant de rejoindre Eliott, Lilly et Jensen, un peu essoufflée.

- Je crois que je l'ai,indiqua-t-elle, venez.

Elle se dirigea vers le point qu'elle avait repéré du haut du camion et ses yeux finirent par se poser sur la femme au sac rose, qui était en train de s'éloigner. Charlotte se mit à courir et sa main se referma sur l'épaule de la dame, en espérant que ce soit la bonne.

- Vous êtes la mère de Lennon ? demanda-t-elle à brûle-pourpoint. On l'a retrouvé.

Ses amis arrivèrent à ce moment-là et Charlie fit un immense sourire naître sur les lèvres de Lennon tandis qu'il tendait les mains vers sa mère. Visiblement, c'était la bonne personne. Tant mieux. Sinon, ils se seraient dirigés vers la police magique, qui travaillait en coopération avec la police moldue aujourd'hui. Quelle après-midi. Et dire qu'elle pensait passer un moment tranquille, bien qu'un peu embarrassant, avec son copain et ses meilleurs amis. Elle adressa un sourire à la mère de Lennon avant de tourner son regard vers ses amis.

- Je crois définitivement que les années 90 ne nous réussissent pas, soupira-t-elle.

Parce qu'entra la guerre l'attentat Mardolien, elle allait finir par avoir de mauvais souvenirs avec Voldy. Le monde sorcier ne pouvait-il pas être en paix un jour ?

FIN POUR CHARLOTTE



All of me
loves all of you
Love your curves and all your edges, all your perfect imperfections.

You're my end and my beginning, even when I lose I'm winning 'cause I give you all of me and you give me all of you. •°¤ Mags.

Beating Heart.
Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Tout se passait bien, pourtant, avant ça. Théo discutait avec Ariane, alors qu’elle-même conversait avec Sam, sur leur probable future colocation. Elle gardait un œil sur sa cousine – elle était entourée de sorcier, il y avait de quoi s’inquiéter – mais la journée s’annonçait prometteuse. Théo s’en sortait remarquablement bien, et traduisait parfaitement les études sorcières en études moldues, tandis qu’Ariane buvait ses paroles, avant de lui lancer un regard qui semblait vouloir dire « tu vois, eux au moins, ils ont un projet d’avenir. » Pourtant, un projet d’avenir, elle en avait un, et plus que définit, même. Joueuse de Quidditch professionnelle dans le club Flaquemare. Mais comment retraduire ça en terme moldus ? Autant médicomage pouvait facilement s’apparenter aux médecins, mais le Quidditch… Evidemment, elle aurait pu simplement dire qu’elle se destinait à devenir une sportive de haut-niveau, mais Ariane aurait forcément cherché à savoir dans quel sport, et dans quelle équipe. Parfois, elle se demandait ce qu’on pouvait envier aux Sang-mêlés, vraiment. Enfin, bref, tout se passait bien, excessivement. Peut-être même un peu trop bien.

Et la suite se passa très rapidement. En moins de temps qui ne le fallait pour dire « Ana Sorden est une horrible bonne femme », le London Eye avait disparu. Sous les yeux des moldus. Puis, ce fut la panique, les moldus qui hurlaient, qui ne comprenaient pas. Les sorciers qui n’étaient pas plus avancés. Evidemment, le mot « Mardoliens »planait dans l’esprit des sorciers au courant de l’existence de ce groupe terroriste – c'est-à-dire, dans celui de ceux qui n’avaient pas passé les derniers mois enfermés dans une grotte, sans aucune nouvelle du monde extérieur. Les Aurors semblaient déjà sur place, remarqua Juliet alors qu’elle tentait vainement de calmer Ariane. A la façon qu’ils avaient de patrouiller, d’observer autour d’eux, on pouvait facilement deviner qu’il s’agissait des membres des forces de l’ordre. Elle fut tirée de ses pensées par Ariane, qui lui broya la main, et s’apprêtait à prendre la parole, lorsqu’elle fut devancée par Théo. Elle esquissa un sourire à l’entente de ses paroles, avant d’approuver d’un hochement de tête.

« Ah, je me disais bien que tu nous cachais quelque chose ! » s’exclama Juliet. « La mairie va avoir une sacrée pagaille sur les bras. » constata-t-elle.

Et le ministère également. Les Mardoliens frappaient fort. Un concert de Voldy, dans Londres, sous les yeux des moldus, des sorciers, des Aurors… Comme s’ils se fichaient d’eux, en fait. Elle réprima un frisson, avant d’offrir un sourire rassurant à sa cousine, qui la regardait avec suspicion, mais qui semblait tout de même bien vouloir croire à ce mensonge. Après quelques instants où elle se contenta de rester silencieuse, son regard balayant la scène, Juliet finit par suivre Théo, qui s’était adressé à la femme au sac rose bonbon. Elle hocha gravement la tête pour approuver ses paroles, et lui assura à son tour qu’ils l’aideraient à retrouver son fils. Cependant, avant qu’ils ne puissent réussir, une jeune femme blonde en robe blanche se précipita vers eux, et annonça à la femme au sac qu’elle avait retrouvé Lennon. Après lui avoir adressé un nouveau sourire, Juliet se remit en marche, fendant difficilement la foule. Lorsque Théo s’arrêta pour faire la conversation à un homme qu’elle ne connaissait pas, elle se tourna pour chercher Ariane du regard. Elle aperçut alors Aaron Finnigan la bousculer par mégarde, et fronça les sourcils, avant d’être bien vite rassurée lorsqu’ils entamèrent une rapide conversation.

Elle tourna alors la tête vers le London Eye, invisible. Les Mardoliens avaient mis une belle pagaille. Et personne ne savait jusqu’où ils étaient capables d’aller…

RP terminé pour Juliet



Kit par Irving Ship
Nathalie ParkerMolduavatar
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Nathalie fut catastrophée en entendant la jeune fille vers qui elle s’était tournée lui dire que non, elle n’avait pas vu son fils. Perdre son enfant dans une foule était la hantise de tout parent. Immédiatement, une foule de scénarii catastrophiques envahirent son esprit. Tout le monde était complètement paniqué, qui donc ferait attention à un petit bonhomme de cette taille ? La jeune femme ne pouvait retenir ses larmes à l’idée de son fils bousculé, renversé, piétiné. Et s’il tombait sur quelqu’un de mal intentionné ? Si seulement elle l’avait écouté plus attentivement ! Elle se serait aperçue plus tôt de ce qui se passait avec le London Eye, elle aurait pu réagir plus rapidement ! Nathalie s’en voulait terriblement. Au lieu de protéger immédiatement son fils, de le serrer contre elle, de chercher à le mettre en sécurité, elle était simplement resté stupéfaite. Oh, sa perplexité n’avait duré que quelques secondes, moins que cela même, très certainement. Mais cela avait suffit pour que Lennon se fasse entrainer par la foule, avant même qu’elle n’ait pu faire quoique ce soit. Parce qu’elle était certaine qu’il avait été absorbé accidentellement par cette masse de personnes affolées qui s’éparpillaient dans tous les sens. Jamais Lennon ne serait volontairement éloigné d’elle en une pareille situation. Ils avaient toujours été tout les deux, et avaient presque immédiatement eu une relation qu’on pourrait qualifier de fusionnelle. Du haut de ses quatre ans, Lenny commençait seulement à se détacher un peu de sa mère, sa curiosité et sa sociabilité naturelle l’emportant petit à petit sur l’envie et l’habitude d’être toujours dans ses jupes. Mais elle restait son point de repère, celle qui le rassurait et le protégeait. En cas de problème, même quand cela pouvait paraitre minime, son premier réflexe était de venir se coller à elle. Le pauvre petit devait être affolé au milieu d’une telle situation de panique, loin de sa mère. Le cœur de Nathalie se serra à cette pensée. Heureusement, la jeune femme à qui elle s’était adressée lui demanda si elle avait besoin d’aide pour le chercher, après lui avoir demandé le prénom de son fils, ce qui la rassura un peu.

« Oui, s’il vous plait, il doit être complètement affolé, je n’ai aucune idée de la direction qu’il a pu prendre, je ne sais pas par où chercher… Il s’appelle Lennon, il a un t-shirt rouge. »

Un des jeunes hommes qui se trouvaient là lui sourit et lui dit qu’ils allaient essayer de le retrouver. Voir qu’elle n’était plus seule et que ces jeunes gens étaient prêts à l’aider et à prendre les choses en main la rassura quelque peu, et elle ne pu retenir un soupir de soulagement. Il fallait qu’elle garde un minimum de sang-froid, la panique n’aidant pas à être efficace. L’ancienne Poufsouffle suivit donc le jeune homme et ils rejoignirent un homme bien plus âgé, dont le visage ne semblait pas inconnu à Nathalie, qui leur recommanda de s’adresser aux forces de l’ordre. Ils se mirent ensuite à parler plus bas, et la jeune femme ne parvint pas à comprendre ce qu’ils disaient, mais leur besoin de discrétion lui fit immédiatement supposer qu’elle avait affaire à des sorciers. Cependant, dans le doute, elle n’en laissa rien paraitre, et leur adressa un pauvre sourire reconnaissant alors qu’elle essuyait ses larmes. Elle leur tourna ensuite le dos, se hissant sur la pointe des pieds en maudissant sa petite taille pour essayer de repérer des policiers. Les Aurors étaient certainement impossible à identifier, malheureusement, même si elle aurait préféré s’adresser à eux. Elle faisait quelques pas sur la gauche, afin de regarder de ce côté-ci, lorsque quelqu’un lui attrapa l’épaule, la faisant sursauter et se retourner brusquement, se retrouvant nez à nez avec une jeune femme, qui lui demanda immédiatement ce qu’elle espérait d’entendre depuis de trop longues minutes.

« Oui, c’est moi ! Il va bien ? Où est-il ? »

Alors que ces questions se bousculaient sur ses lèvres, elle aperçut enfin son fils, dans les bras d’un jeune homme. Tout de suite Nathalie se précipita vers le petit garçon qui tendait les bras vers elle et le serra contre elle. Merlin, qu’elle avait eu peur !


« Merci beaucoup ! » dit-elle, en souriant, d’un ton soulagé à la jeune femme qui l’avait retrouvé.

Son fils dans les bras, elle se dépêcha d’aller avertir l’homme qui lui avait conseillé de s’adresser aux policiers que Lenny avait été retrouvé. Il ne faudrait pas que le pauvre homme cherche et s’inquiète pour rien. Tout irait bien, à présent, elle en était persuadée maintenant qu’elle avait retrouvé son fils.

[RP terminé pour Nathalie]


Donald McWildeCinquième annéeavatar
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Donald, tout fier que Nora le complimente, lui adressa un sourire rayonnant. Ce n'était pas tous les jours qu'on faisait ses louanges – même sur un talent aussi superflu que celui de grimpeur. Son père était assez avare en encouragements, ceux de sa mère étaient un peu trop exagérés pour ne pas sonner creux, et la moindre éloge écorcherait la bouche de son frère. Étant relativement mauvais en cours, les professeurs eux non plus étaient loin de combler son besoin de reconnaissance. C'était un peu à cause de ça que Donald se félicitait lui-même et proclamait son génie sur les toits, au point d'en avoir la grosse tête... et la tête grosse de rêves de gloire.

« Je t'en prie, c'était un plaisir ! »

Le garçon se remit à chercher Amely Weaver. C'était d'ailleurs plus probable que cette dernière les aperçoive en premier, ainsi perchés sur une camionnette, plutôt qu'eux parviennent à la trouver dans cette foule dont ils avaient réussi à s'extirper. Le public était toujours aussi agité – il y avait de quoi... Donald crut entendre son prénom derrière lui, mais le vacarme ambiant le convainquit qu'il avait dû se tromper. En effet, entre les sifflements des policiers, les pleurs des enfants, les cris des gens piétinés et pressés les uns contre les autres et les voix mêlées de toutes les personnes réunies aux côtés de la scène, un bourdonnement continuel planait au dessus de l'esplanade. Impossible de se faire comprendre au milieu d'un tel charivari. La voix de Nora arracha Donald au ratissage de ce qui les entourait. Rester ici ? Le soleil tapait certes un peu fort mais en hauteur, ils étaient à l'abri...

« Je suis d'acco... acquiesça-t-il au moment même où Nora pointait du doigt le London Eye invisible. En apercevant un individu qui sortait de sa nacelle, il poussa une exclamation de surprise. Oh ! »

Le Gryffondor contempla la progression de l'homme avec un mélange d'horreur et de fascination. À vrai dire, surtout de fascination... Il semblait s'accrocher au vide. Donald aurait donné beaucoup pour être à sa place ! Pour un quelqu'un comme lui, une expérience pareille valait toutes les Chocogrenouilles du monde. La sensation grisante d'être suspendu dans les airs, les pieds posés sur le métal sans savoir où en était la limite, le risque, à tout moment, de voir sa main agripper le vide... Se balader sur un élément invisible, c'était à la fois une histoire d'agilité et de prudence extrême. Donald était un expert, aussi, malgré la distance, il remarqua tout de suite que le pied de l'homme glissait. Celui-ci appuya tout le poids de son corps sur son autre jambe, mais dès que son genou se mit à faiblir, Donald sut que c'était trop tard. Le cri d'horreur de Nora se répercuta dans son cerveau à la manière d'un écho. Le malheureux battit frénétiquement des membres et il tomba... La tante de Donald lui avait dit, un jour d'ennui, qu'on a l'impression que le temps ralentit quand on regarde quelqu'un traverser le vide. Le petit garçon, qui n'avait pour expérience que ses nombreuses propres chutes, l'avait crue sur parole. Et maintenant, il se rendait compte à quel point c'était du grand n'importe quoi. La dégringolade de l'homme ne fut ni lente, ni spectaculaire. La vérité, c'est qu'il tomba au sol comme une fiente de hibou s'écraserait par terre.

"Levicorpus !"

La Poufsouffle avait sorti sa baguette en un éclair pour tenter de sauver le fou. Malheureusement, son sort rata sa cible et attira l'attention d'une douzaine de Moldus qui levèrent le regard vers sa baguette, intrigués. L'objet compromettant fut rapidement dissimulé à leur vue par son propriétaire, dont le visage était anxieux lorsqu'elle échangea un regard angoissé avec lui. Donald, surpris, crut y déceler des traces de... culpabilité. Peut-être qu'il se trompait, après tout, il était souvent trop obnubilé par lui-même pour déchiffrer les émotions des autres. Et puis il ne voyait pas pourquoi Nora devrait se sentir responsable de ce qui s'était produit. Ce Moldu leur était totalement inconnu et son état actuel n'était que le résultat de sa propre inconscience. La tentative de la Poufsouffle de ralentir la chute avait été vaine, mais l'intention était là ! Non, elle n'avait vraiment aucune raison de s'en vouloir. Donald, soudain emporté par une impulsion consistant à sortir à la seconde même quelque chose de stupide, n'importe quoi, essaya de tourner l'accident à la dérision :

« Voilà ce qui arrive quand on ne trouve pas les bons appuis ! »

Sans grand succès... Après réflexion et vu les circonstances présentes, ce n'était pas du meilleur goût. Il arrêta son char et tenta maladroitement de rassurer Nora :

« C'est pas ta faute, tu sais... Et puis une chute de cinq mètre, ça se soigne, l'est pas forcément mort ! »

Ses yeux s'attardèrent un instant sur l'attroupement qui s'était formé autour du corps et il se dit qu'il avait déjà été plus convaincant. Pendant ce temps, Nora avait entrepris d'attirer l'attention d'une certaine Emily aperçue non loin de là... oui, elle était dans la même maison que lui, d'un an son aînée, se rappela Donald. Au moment où il s'apprêtait à faire de même, la tête d'une blonde surgit.

« Eh, c'est occupé ici, y a pas assez de place pour trois ! » protesta-t-il véhément.

L'intruse se hissa sur le toit. Donald, persuadé d'avoir affaire à une adolescente, eut alors tout le loisir de remarquer que la jeune femme était plus âgée qu'il ne l'avait cru au premier abord. Elle leur demanda s'il savaient que c'était très dangereux pour eux.

« Et vous alors, qu'est-ce que vous faites ici ? » répondit-il du tac au tac.

Il était trop offusqué pour faire attention à son impertinence ; de quel droit cette adulte venait-elle se mêler de ses affaires ?

- Police, indiqua-t-elle avant de leur ordonner de descendre.

La bouche du fanfaron se referma aussitôt. Cette jeune femme était de la police ? D'un œil suspicieux, il détailla ses habits de civile et l'absence de toute plaque ou autre élément rapportant aux forces de l'ordre. Mais il était crédule et prêt à la croire sur parole. Pourtant, elle cassait l'idée qu'il se faisait de la police. Dans sa tête, c'était un uniforme sévère, un visage fermé, une expression dure, une carrure massive qui constituaient son image du policier type. Il avait devant lui une jeune femme blonde, aux traits doux, en robe blanche et sandales à lanières. Elle descendit de la camionnette en les menaçant de venir vérifier plus tard qu'ils auraient bien quitté leur poste. Et malgré son apparence inoffensive, Donald n'avait plus du tout envie de discuter ses ordres. Cette Moldue avait le caractère digne d'une Gryffondor, songea-t-il avec amusement.

« On descend ? » proposa-t-il à Nora, dépité.

Après l'avertissement qu'ils venaient de recevoir, ça sonnait plus comme une obligation qu'une alternative. Cependant, Donald était déçu d'avoir échoué dans sa tâche auprès de Nora : retrouver Amely Weaver et son copain. Au moins, la foule semblait s'être un peu calmée, se consola-t-il en attrapant la barre du toit. Il posa un pied, puis deux sur le rebord de la grande fenêtre, relâcha sa prise et sauta au sol. Enjoignant Nora à faire de même, il l'aida à quitter le sommet de la camionnette – descendre était souvent plus difficile que monter.

« On a fait tout ça pour rien, au final, marmonna-t-il à la jeune fille en secouant la tête pour se remettre les idées en place. Désolé. »

Dire qu'il s'était fait une joie de lui apporter son aide ! Une aide bien inutile. En plus, sa tête était chaude et habitée d'un mal de crâne lancinant ; quant à la peau de son visage, elle devait sans doute avoir adopté une teinte rouge tomate. Il ne manquait plus que l'insolation. Il n'était pas du genre à avoir un coup de soleil mais une après-midi entière sans ombre par un temps pareil, ça laissait des traces plus ou moins douloureuses. Il aperçut à ce moment-là une grande blonde en robe bleue qui avançait vers eux à grand pas.

« Ce ne serait pas ta sœur, par hasard ? » demanda-t-il, déjà certain de la réponse.

Il laissa Nora et Amely, suivie d'un jeune homme, à leur retrouvailles. Son regard se dirigea une dernière fois vers leur ancien perchoir. De retour à son poste, le marchand de glaces examinait d'un air perplexe l'empreinte de pied qui décorait le plateau qui lui servait à encaisser la monnaie. Donald éclata de rire, son coup de blues envolé aussi vite qu'il lui était tombé dessus.

« Te voilà ! Ça fait une heure que je te cherche ! » s'exclama soudain une voix dans son dos.

Une main s'était posée sur son épaule. Donald se retourna brusquement pour faire face à une personne dont le visage exprimait un réel soulagement, une personne un veste de cuir qu'il avait complètement oubliée durant les heures précédentes.

« On se tire p'tit mec, allez, » le pressa l'oncle Ed, fidèle à ses habitudes.

Il entraîna son neveu à sa suite.

« Au revoir Nora, bonnes vacances ! » jeta l'adolescent avant de s'enfoncer dans la foule.

La moto était garée à l'angle d'une ruelle qui ne fut pas trop difficile à atteindre. Donald enfila son casque et s'assit derrière son oncle. Le moteur vrombit, et en quelques pétarades, ils étaient partis, trop vite comme toujours.


[Terminé pour Donald]
Emily MacDougalCinquième annéeavatar
Messages : 29

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Emily ne savait pas trop quoi faire. Le chaos qui régnait autour d'elle semblait se répercuter dans sa tête. Elle était partagée entre la joie d'avoir trouvé des visages familiers dans cette masse compact d'inconnus et la panique à l'idée que sa présence au concert des Voldy ne vienne à l'oreille de ses parents. Quand on vit dans un milieu comme le sien, où toute l'attention est focalisée sur vos moindres gestes, il n'est pas étonnant d'avoir des réflexions si égoïstes dans des moments pareils. Après tout, la sécurité du monde magique était en train d'être ébranlée sous son nez et Emily s'inquiétait de savoir si oui ou non sa présence était convenable dans un tel lieu. Déformation familiale.

Elle fixa pendant quelques secondes les deux silhouettes qui se tenaient toujours sur le toit du marchand de glace. Nora regarda soudain dans sa direction et cria son nom. Elle le devina plus qu'elle ne l'entendit dans le vacarme ambiant. Emily lui sourit, quelque peu hésitante. Elle allait lui faire signe de descendre (car grimper sur ce véhicule n'avait rien de convenable et elle avait assez bousculée les convenances pour aujourd'hui), lorsqu'une femme blonde se précipita à son tour vers le camion de glace et monta elle aussi sur le toit. Décidément ! ça devenait une habitude ! La jeune femme en question sembla réprimander les adolescents et ceux-ci descendirent.

Emily se dirigea vers Nora, le sourire aux lèvres, mais celle-ci partit dans la direction opposée, rejoignit une personne qu'elle devait certainement avoir perdu et s'éloigna. La gryffondor les regarda disparaître dans la foule, se disant qu'elle aussi aurait bien aimé pouvoir rejoindre quelqu'un. Puis elle se tourna vers le jeune homme, mais lui aussi avait disparu. Emily haussa les épaules. Ce n'était pas une si mauvaise chose. Cela lui évitait d'avoir à se justifier et à mentir. Elle observa la police prendre peu à peu le dessus sur la panique et décida de rester là, à l'écart, à attendre le moment propice pour pouvoir s'éclipser. Ni vue ni connu, l'adolescente avait enfreint toutes les règles de sa chère mère. Avouons qu'elle était assez satisfaite !

[Fin de RP pour Emily]


Spoiler:
 

Le Bien et le Mal sont une question de latitude.
Peder YlvisåkerAncien personnageavatar
Messages : 39

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Peder était en plein stress, il s'était fait interpeller par cet homme dont il ne connaissait même pas le nom, et désormais il était forcé de rester avec lui... Quelle galère ! Il aurait dû être plus prudent, mais voilà il n'était pas Peder pour rien, un empoté et rien d'autre. Et puis était-ce sa faute si ce moldu s'était soudainement changé en poulet ?! Euh fait si, mais bon il fallait seulement faire comme si de rien était.

Il avait tellement envie de quitter cet endroit, il craignait de subir des sanctions pour sa faute de rien du tout, et puis il avait mal à la tête à cause de tout ce brouhaha. Les gens paniqués, la foule quoi, tout ça faisait beaucoup trop de bruit. Il fallait absolument qu'il retrouve son frère. C'était vital. Il ne pouvait pas rester avec cet homme, qu'il pensait être un oubliator. Il avait le mérite de bien faire son travail mais ce qu'il était effrayant ! Ne voyait-il pas que le norvégien perdait peu à peu ses moyens, il était au bord de la crise de nerfs ! Surtout qu'il le trimbalait partout avec lui, comme si il n'était qu'un vulgaire animal et ça lui déplaisait au plus haut point. 

Sa tête commençait à lui tournait, peut-être qu'il subissait trop de choses à la fois, le stress, l'anxiété, la peur, tout ça mélangé en même temps ne faisait pas vraiment un bon cocktail. Il avait beau être un garçon et donc censé par la même occasion être fort, Peder était à la base plutôt fragile de constitution, et le trop pleins d'émotions lui était déconseillés. Il ne voulait pas s’évanouir et avoir l'air faible aux yeux de tous, mais il commençait à tanguer dangereusement et à perdre ses repères. 

Il ferait tout pour ne pas perdre pieds, il continuait de marcher tant bien que mal à côté de cette homme qui ne lui prêtait d'attention seulement pour voir si il n'avait pas fuit. Et bien, Peder n'était pas un lâche, et il ne fuirait pas comme ça ! 

Il aperçut soudain une silhouette vaguement familière au loin, si silhouette qui quand elle le vit à son tour écarquilla les yeux et se précipita sur lui en le secouant violemment. 

- Tu m'as fait peur abruti ! Ou t'étais ?! Je te cherche depuis tout à l'heure ! hurlait sans discontinuer Andreas, le frère aîné du quatrième année. Tu as de la chance que je t'ai trouvé, on aurait fait quoi sinon.

Un sourire commença à prendre forme sur le visage de Peder, il était soulagé de voir qu'il l'avait au moins cherché. Soulagé oui... 

" Oh des étoiles ?"

Il s'évanouit sans crier gare, rattraper inextrémis par son frère qui le regarda avec un air interdit.

- Quel incapable celui-là, souffla-t'il. Excusez-moi mon bon monsieur, fit-il s'adressant à l'homme qui avait escorté lui semblait-il Peder jusqu'ici. Mais je récupère cet imbécile, on rentre !

Il mis son petit en position sac-à-patate sur son épaule, et rebroussa chemin pour finalement quitter le London Eye, il transplanerait pour se rendre chez eux.


[Fin du RP pour Peder]


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