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 Teenagers on a swing [Gwenwyfar]

Noah ForesterPréfetavatar
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4 août 2007




 
Maman,
 
Je suis bien arrivé chez Papa, rien à signaler. On est restés chez Mamie ces trois derniers jours, je n’ai donc pas pu t’envoyer de lettre. Elle va bien aussi.
Pour l’instant, tout est calme, mais Papa m’a dit qu’on irait à Thorpe Park la semaine prochaine. Il m’a proposé d’inviter des amis, ça promet d’être cool.
 
                                                                                                                                                   Bises,
                                                                                                                                                   Noah.
 
P.S : par contre, je crois que j’ai pas pris assez de Miamhibou pour Hermès, je pourrai pas en trouver ici donc si tu pouvais m’en envoyer…


 
Noah posa sa plume cendrée en poussant un petit soupir. Toujours le même protocole à chaque échange de garde. Son père n’avait pas de Cheminette chez lui –sans grande surprise- et il ne tenait pas à ce que son ex-femme amène leur fils par transplanage ou par balai volant, au risque que les voisins les surprennent. Le quartier et ses alentours étaient parfaitement Moldu, la moindre bizarrerie aurait fait grand bruit. Pour éviter ce genre de malentendus, le voyage était clairement défini, de façon à n’attirer l’attention de personne et à arranger les deux partis : Diana Highlands transplanait à Londres avec Noah, à un point de rendez-vous où Peter Forester les attendait en voiture. Quelques politesses et recommandations passées, Mr Forester récupérait son fils et le ramenait en banlieue londonienne, dans sa Vauxhall bleue. Une fois arrivé, Noah écrivait une lettre à sa mère dans les jours qui suivaient, pour dire les mêmes banalités sensées la rassurer.
 
Il relut ses pattes de mouche d’un trait, et ne voyant pas ce qu’il pourrait rajouter, il l’attacha à sa chouette qui s’était déjà tenue prête. Tout en la suivant des yeux depuis sa fenêtre, Noah réfléchissait à son programme avec son père. La sortie au parc d’attraction l’enthousiasmait mais il ne savait pas vraiment avec qui y aller. Il avait envoyé des lettres à ses amis de Poudlard qui étaient restés près de Londres –ce qui réduisait fortement le cercle- et pour l’instant, aucune réponse en vue. Ce dernier mois s’annonçait long…
 
Lorsqu’Hermès disparut de son champ de vision, Noah se décida à quitter sa chambre. Au fur et à mesure qu’il descendait les marches, la voix de son père lui parvenait, discutant toute seule.
 
« C’est pas moi qui était chargé de l’étude de faisabilité, si Haynes a fait une erreur, c’est... Ok, mais je ne comprends pas pourquoi vous bousculez le planning comme ça, on avait convenu d’autre chose avec les ingénieurs, et… »
 
Comme il s’y attendait, il le trouva dans le salon, en vive discussion au téléphone avec un de ses collègues. Noah ne dit rien mais sa mine se renfrogna. C’était toujours comme ça, alors qu’il était sensé être en congé, il répondait aux appels pour le travail, et parfois même, reprenait quelques projets. A croire que les architectes n’avaient jamais de vacances. Finalement, la seule différence était qu’il ne se rendait pas à son cabinet.
Il fit signe à son père qu’il sortait et celui-ci se contenta de hocher la tête, tout en s'égosillant dans son appareil. La minute suivante, Noah était dehors sous un soleil cuisant. Rien de plus simple. Il pouvait sortir à sa guise en journée chez son père, même seul, sous condition qu’il n’aille pas trop loin. C’était l’avantage, par rapport à sa mère, chez qui il pouvait se sentir étouffé.
 
Le pas lent, le regard pensif, Noah se contentait de flâner dans le quartier silencieux. Par une telle chaleur, la plupart avaient préféré rester chez eux, au frais. En arrivant à l’entrée du parc municipal, il vit quelques personnes circuler et le camion blanc du marchand de glace arrêté près de l’entrée. Des sorbets coloré et autres desserts appétissants semblaient lui tendre les bras. Il retira les quelques pièces qu’il avait de sa poche, pour compter, pendant que la voix rocailleuse du vendeur l’attisait :
 
« Alors mon p’tit bonhomme, il fait très chaud hein ? Tu veux une glace pour te rafraîchir ? »
 
Et quelques minutes plus tard, son sorbet framboise en main, il pénétrait dans le parc plutôt vide. Il chercha un banc où s’asseoir parmi les trois bricoles plantées le long de l'allée, mais il avait fallu qu'ils soient occupés par des couples, ce qui le fit grimacer de dégoût. Son unique refuge fut le jardin d’enfant, où seulement deux petites filles jouaient à faire des tas de sable, sous les yeux de leurs parents.
 
*Vraiment trop calme, ce quartier*
 
Mais ça n’était pas lui qui allait s’en plaindre. Surtout que les deux sièges de la balançoire étaient libres, ce qui relevait presque du miracle. C’était toujours le jeu le plus prisé. Noah accéléra le pas, avant que d’autres garnements ne débarquent. Il eut un sourire de satisfaction en prenant place sur l’un des deux sièges et commença à déguster sa glace. Ses pieds le balançaient à peine, mais avec la légère brise, c’était juste ce qu’il fallait pour qu’il se sente bercé. Il se mit même à fredonner un refrain très à la mode en ce moment, à la radio moldue :  
 
« They said all teenagers scare the living shit out of me
They could care less as long as someone’ll bleed… »
 
Une chanson aux paroles rebelles qui détonnaient dans la bouche de Noah, mais il appréciait l’air, revigorant le silence du quartier. 
 
« …So darken your clothes or strike a violent pose
Maybe they’ll leave you alone, but not me… » *
 
Noah laissait sa voix s’élever de plus en plus sans vraiment s'en apercevoir et, porté par son chant, il se donna plus d'élan sur sa balançoire. Son retour fut assez ample pour heurter quelque chose derrière qu'il n'avait pas entendu arriver. Un être humain, sans doute, vu le petit cri qui avait accompagné sa chute. 

*Oups*

Croyant qu'il venait de percuter une des fillettes du parc, il descendit maladroitement de son perchoir pour la redresser sur ses pattes. Il n'avait aucune envie de finir avec un gosse braillard dans les bras qui ne manquerait pas d'alerter ses parents. 

« Pardon, je t’ai fait mal ? Faudra faire attention où tu marches la pro… »

Il avait à peine commencé à sermonner la gamine qu'il s'apercevait que ça n'était justement pas une gamine, mais de toute évidence, une jeune fille de son âge. 

« Oh… Je t’avais pas vue, ‘scuse-moi. » reprit-il sur un ton plus neutre. 

Il tendit une main secourable à celle dont il ne voyait pour l'instant qu'une longue chevelure assez impressionnante qui le laissa pantois... Par Merlin, pourquoi fallait-il toujours que les filles aiment se laisser pousser les cheveux façon Raiponce ?


_______________

* Teenagers de My Chemical Romance, pour ceux qui n'ont pas reconnu What a Face
InvitéInvité



– Père ? Est-ce que je peux sortir ? J’aimerais aller au parc, c’est juste à côté. Mary m’a dit qu’elle y serait aujourd’hui.
– Toute seule ? Non, je t’accompagne.

Gwenwyfar n’osa pas aller à l’encontre de la volonté de son père, même si elle n’avait aucune envie de se faire accompagner comme une enfant. Elle avait eu treize ans, elle était assez grande pour traverser deux rues du quartier on ne pouvait plus tranquille, sans tenir la main de son père. Évidemment, ce n’était pas du tout évident pour son père qui la considérait toujours comme une petite fille. Gwen ne laissa échapper qu’un petit soupir.

– Très bien, Père...
– Je vais passer des vêtements moldus, donne-moi cinq minut...
– ARTHUR LUNE DE MES JOURS ! Qu’entends-je ? Qu’ouïe-je de mon royal canapé ? Qu’oses-tu encore imposer à Gwen-chérie, le soleil de mes nuits ?

Le beau père à la rescousse. Cette fois, Gwen soupire de soulagement. Elle est certaine d’obtenir sa permission de sortir. Il suffit seulement d’attendre patiemment.

– Occupe-toi de tes affaires, Jo’. Et arrête de m’appeler comme ça !
– Arthur, tu me fends le cœur...
– C’est cela oui.
– Mais sérieusement, qu’est-ce que tu fous ?
– J’accompagne ma fille au parc.

Il y eut un silence.

– Lune de mes jours, elle a eu 13 ans, tu le sais ça ?
– Et alors ? Je ne vais pas la laisser sortir seule et se faire enlever par je ne sais quel type louche !
– Je comprends mais... Non c’est pas possible quoi ! C’est à deux rues à tout péter, elle est capable d’y aller seule !
– C’est ma fille, je l’accompagne, un point c’est tout.
– C’est dommage...
– Pourquoi ?
– Bah on aurait pu en profiter...

Gwen se sentit rougir. D’ailleurs son père rougit également.

– Au pire, elle peut prendre mon portable. Comme ça elle peut nous appeler et nous aussi. Et tu lui donnes une heure pour rentrer.
– Ouais... Ouais, on va faire ça.

En quelques minutes, tout était arrangé. Gwen héritait du téléphone portable de son beau père et d’une obligation de rentrer avant dix-sept heures, laissant ainsi ses indignes pères à leurs... occupations-qu’elle-ne-voulait-même-pas-connaître. Elle se dépêcha de débarrasser le plancher et se retrouva la rue.

Ses longs cheveux étaient nattés, comme d’habitude et les deux tresses tombaient dans son dos. Elle portait des habits moldus achetés par John, à savoir une petite robe à fleurs blanche parfaite pour la saison. Elle fut au parc en quelques minutes à peine.

Il n’y avait pas grand monde et c’était tant mieux. Mais son amie n’était pas là. Gwen traversa le parc distraitement en la cherchant des yeux, au cas où elle n’aurait tout simplement pas remarqué Mary. Lorsqu’elle passa près de la balançoire...

PAF !

Elle venait de se prendre un pied dans l’épaule. La pauvre enfant chancela et se retrouva par terre. Elle avait mal, mais elle ne pleurait pas. On ne pleurait pas en public, même si on était une fille. Le garçon responsable était descendu de sa balançoire. Gwen lui lança un regard noir. Elle refusa sa main tendue et se releva toute seule en époussetant sa robe salie.

– Vous pourriez faire attention ! Vous n’êtes pas tout seul dans ce parc. lui lança-t-elle en relevant fièrement son petit menton.

Elle n’allait quand même pas perdre la face depuis un inconnu. Elle était une Greengrass, par Rowena !
Noah ForesterPréfetavatar
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En voilà une fille, une vraie. Agressive, piaillarde, et de toute évidence, chiante. Noah ne les définissait pas autrement, dans son esprit de garçon pas encore bien mûr et trop méfiant. Mais celle-là avait un certain panache en plus, il fallait le reconnaître. Avec sa petite robe blanche, ses longs cheveux, et sa petite mine fière, elle avait tout d’une jolie princesse capricieuse. Il ne releva pas le fait qu’elle refuse son aide, se contentant de ranger sa main si malvenue dans sa poche, mais autre chose l’interpella.

«  Vous ? répéta Noah en redressant un sourcil et un coin de ses lèvres, mi-moqueur, mi-vexé. Je savais pas que j’étais si vieux. »

Sérieusement, elle avait été élevée dans un château, cette fille ? Que devait-elle penser de lui, avec son T-shirt d’un bleu triste trop grand pour lui et son jean troué au genou ? Sans compter qu’il avait tendance à abréger ses mots quand il parlait, avec toute la paresse de langage qu’avaient les enfants de son âge, tandis qu’elle, elle articulait avec précision.

Ce fut à ce moment-là de ses pensées, qu’il remarqua que cette jeune fille n’avait pas été la seule à tomber dans ce petit accident. Son sorbet à peine entamé lui avait échappé des mains et s’était écrasé à quelques pas de lui, sans manquer de tâcher son pantalon au passage. Voilà qui arrangeait sa mine. Quoiqu’il valait mieux que ça soit tombé sur lui plutôt que sur sa robe d’un blanc flamboyant, il n’était pas sûr qu’elle le lui aurait pardonné. Après tout, il avait toujours été indifférent aux règles de maintien et d’apparence, malgré son éducation à moitié Sang-Pur, en revanche, cette fille paraissait y tenir. Pas besoin d’être mentaliste pour le savoir, elle respirait la fierté d’une aristocrate. Etonnant dans ce quartier moldu tout à fait modeste, mais Noah ne savait pas comment vivaient les aristocrates moldus.
Il lâcha un petit soupir. Une aristocrate ? N’importe quoi, il ne fallait pas rêver. Elle n’était sans doute rien d’autre qu’une gamine hautaine comme on en voit des centaines, et les moldus ne faisaient pas exception.
 
« J’ai dit que je m’excusais. » se défendit-il tout de même.

Comme s’il avait fait exprès de la renverser. C’était sa faute aussi, elle n’avait qu’à être moins chétive ! Elle ne devait pas peser plus que son petit orteil. Mais Noah se garda bien d’en faire la remarque. A la place, il jugea plus sage de jouer la carte de l’amabilité.

« J’ai pas fait exprès. Si je t’ai fait mal, dis-le. »

Une amabilité assez rustre, certes. Noah n’avait pas l’habitude de fondre en gentils sourires pour se faire pardonner, il avait sa petite fierté, lui aussi. Mais il faisait l’effort de s’inquiéter pour elle, n’était-ce pas suffisant ?

Sans plus insister, il se tourna vers son siège de balançoire, avec l’idée de reprendre ce qu’il avait si bien commencé, mais il s’arrêta au dernier instant, une autre idée ayant germé dans son esprit. Oserait-il ? Cette fille le mettait un peu mal à l’aise, sans qu’il sache vraiment pourquoi. Et puis, il y  avait toujours cette petite fierté agaçante.

*Allez, Noah, ça va pas te tuer*

« Euh… Je t’offre un tour de balançoire pour me faire pardonner ? »


Couchée, la petite fierté.


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