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 La pauvre petite Audrey [Ashley & James]

James CarterAmbulancier magiqueavatar
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17 août 2007

« Il reste des pâtes. » déclara James en saisissant un paquet. « Et du jambon. » ajouta-t-il en ouvrant le frigo avec sa main libre. « On fait pâtes-jambon ? » demanda finalement le Poufsouffle en se tournant vers Ashley.

C’est que ce n’était pas facile, de se faire à manger, tout de même, songea le jeune homme en s’avançant vers le placard où se trouvait les casseroles pour en saisir une. Son meilleur ami était venu passer quelques jours chez les Carter et si pour le dîner ils pouvaient se régaler des petits plats de Sophie Carter, pour le déjeuné, c’était une tout autre affaire, puisqu’ils étaient livrés à eux même… Sandwichs, tartines à la confiture pour midi – c’était très bon, après tout – chips, pâtes, riz, et encore pâtes, ils ne s’embêtaient pas à faire de la cuisine trop compliquée. Et heureusement, puisque James était complètement incapable de cuisiner correctement. Il maîtrisait les bases, c’était déjà ça, non ? Enfin, de toute façon, ils se débrouillaient comme ils le pouvaient, et s’en sortaient bien, puisqu’ils ne mourraient pas de faim. Ses parents appréciaient Ashley, et n’avaient hésité à accepter que ce dernier vienne un peu en vacances chez eux. De plus, c’était une manière comme une autre de féliciter James pour ses résultats à ses BUSE, qui étaient honorables dans ses matières de prédilection – dont l’histoire de la magie et les sortilèges ne faisaient définitivement pas partie. Aussi, après avoir convaincu les parents de son meilleur ami, les choses avaient été mises en place : le jeune homme viendrait passer quelques jours chez les Carter en août. Et comme les garçons étaient seuls toute la journée, ils avaient le loisir de faire ce qu’ils leur plaisaient.  Entre piscine – c’était très drôle, de sauter n’importe comment dans l’eau – et autres activités diverses et variées, ils avaient trouvé de quoi s’occuper. Aujourd’hui, ils ne sortaient pas, et se contentaient de jouer à des jeux vidéos, ce qui avait un potentiel hautement comique. Ils avaient fait une pause, le temps de se restaurer, mais comptaient bien s’y remettre après. Ça avait du bon, de ne pas sortir, parfois.

« Ashounette, c’est quoi déjà le temps de cuisson pour les pâtes ? Parce qu’après je vais encore les faire cuire trop longtemps, et ce sera encore immangeable… »

Il baissa la puissance des plaques chauffantes, et jeta un coup d’œil à l’horloge murale de la cuisine. Il attendit quelques instants, avant d’inspecter les pâtes qui flottaient dans l’eau. Il haussa les épaules, et s’empara d’une passoire pour verser le mélange à l’intérieur.

« Ça a l’air bon ! Victoire ! » s’exclama-t-il en riant, avant de se pencher pour sortir les assiettes. Il s’immobilisa et entendant la porte d’entrée claquer et se releva avant de jeter un regard interrogateur à son meilleur ami.
« James ? James, t’es là ? » appela la voix si reconnaissable de sa sœur, Eleanor.
« Dans la cuisine, avec Ashley ! » répondit-il avant de la voir débarquer dans la pièce, équipée d’un porte-bébé – avec probablement sa nièce à l’intérieur -  et tenant un sac dans une main.
« Salut ! Vous allez bien ? Bon, écoutez, j’ai besoin de vous, c’est une question de vie ou de mort. »
« A ce point ? Qu’est-ce qu’il se passe ? »
« Il faut que vous me gardiez Audrey, je vous en supplie ! »
« Audrey ? Mais, pourquoi ? » s’étonna-t-il, alors que son regard se posait sur la petite chose qui gigotait dans le porte-bébé, visiblement furieuse.
« Arthur est au travail, et j’ai un entretien d’embauche dans dix minutes, et ma baby-sitter vient de me lâcher, s’il-te-plait Jamesie ! »
« Euh ouais, si tu veux. Ça te dérange pas, Ash ? »

Mais à peine ses premières paroles prononcées, Eleanor déposait le sac sur la table de la cuisine, avant de prendre sa fille dans les bras, de l’embrasser tendrement sur la joue, et de la tendre à son frère, qui se débrouilla tant bien que mal pour la tenir correctement.

« Mais Ele, je sais pas comment on s’occupe d’elle, moi… »
« Tu l’as gardé des millions de fois avec maman ! »
« Mais justement il y avait maman ! »
« Vous vous en sortirez très bien, je ne m’inquiète pas. S’il y le moindre problème, tu m’appelles, d’accord ? Et dans le sac, il doit y avoir une liste avec tout ce qu’il faut faire, de toute façon. » résuma-t-elle rapidement, avant de se débarrasser de son porte-bébé et d’attraper son sac. « Il y a une poussette à l’entrée, si vous voulez aller la promener – si elle n’arrive pas à dormir. Et tu la couche dans le lit pour bébé qu’il y a dans mon ancienne chambre. Ah ! Et elle n’a pas mangé, donc donne lui rapidement, sinon elle va pleurer. Je repasse ce soir, à toute ! » s’exclama la jeune femme en tournant les talons.

Quelques secondes plus tard, ils étaient seuls. James jeta un regard désolé à son meilleur ami, avant de reporter son attention sur sa nièce, qui émit un cri de protestation. Elle avait faim, devina James. Il s’approcha d’Ashley et lui tendit la petite.

« Tiens prend-la, j’vais lui faire son biberon. Euh, fais juste gaffe à bien la tenir, avec sa tête et tout. » recommanda-t-il en la lui déposant dans les bras.

Il commença à fouiller le sac, à la recherche de la fameuse liste.

« Et je suis désolé hein. Mais j’pouvais pas refuser, ma sœur cherche un boulot depuis des mois… Et Audrey est objectivement trop mignonne. » déclara-t-il en souriant.
Ashley ReynoldsSixième annéeavatar
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Lorsqu’il était enfant, Ashley adorait faire la cuisine avec ses parents. Il pouvait passer des heures assis sur le plan de travail –alors que sa mère lui avait recommandé fermement de ne pas le faire- à regarder Maggie faire des gâteaux. Que ce soit clair tout de suite : il n’était d’aucune aide. Il mangeait les morceaux de pommes ce qui faisait qu’après, il n’y en avait plus assez pour la tarte, quand il essayait de casser un œuf, la coquille partait en centaines de petits débris dans le plat, il s’éclaboussait en mélangeant la pâte, il ne pouvait pas s’empêcher de laisser traîner ses doigts partout, pour goûter tout ce qui passait devant son nez : pâte pas cuite, beurre fondu, levure… Il s’était brûlé en faisant des crêpes, avait taché un nombre incalculable de vêtements, et attrapé quelques indigestions. Lorsqu’elle faisait la cuisine avec Ashley, Maggie n’avait jamais autant été heureuse d’être une sorcière afin de pouvoir rattraper toutes les bêtises de son fils. Et encore, quand Michael décidait de mettre la main à la pâte, c’était pire. Aujourd’hui elle essayait de faire en sorte que les jumelles s’en sortent mieux, mais Sammie tenait décidemment de son frère et de son père et n’avait pas la patience d’attendre que la préparation soit cuite avant de se jeter dessus pour la dévorer… entraînant la plupart du temps Robyn dans ses bêtises. Malgré ses bons souvenirs en cuisine, Ashley n’avait donc jamais véritablement appris à cuisiner. Quand il se retrouvait seul chez lui, il vénérait le dieu micro-ondes…mais encore fallait-il savoir l’utiliser. Ces machins-là comportaient encore trop de boutons à son goût.
Cependant, le Gryffondor passait quelques jours de vacances chez James, et il avait bien fallu que les deux garçons mangent le midi, et pour cela, il fallait cuisiner. Enfin, « cuisiner », et avec beaucoup de guillemets. Cela relevait parfois plus du grignotage ou de l’expérience scientifique. Mais cela avait au moins le mérite d’être drôle. Et puis ils se rattrapaient le soir, puisque, heureusement, la mère de James savait mieux cuisiner qu’eux –à vrai dire, pire aurait été difficile. Ce jour-là, ils allaient donc manger des pâtes, pour changer.

« Parfait ! La simplicité, y’a que ça d’vrai ! »

Et puis c’était bon, en plus. Sauf la dernière fois, quand James les avait fait trop cuire. Mais Ashley ne le lui reprochait pas, il était mal placé pour râler, lui qui ne savait même pas se servir de la plaque chauffante. Justement, son ami lui demandait s’il connaissait le temps de cuisson des pâtes.

« C’est pas écrit sur le paquet, normalement ? Je sais que ça met…euh…pas longtemps. 3 minutes ? 5 minutes ? Bon, disons…quatre minutes ? »

Visiblement, ils avaient bien calculé la chose, puisque quelques minutes plus tard, les pâtes avaient l’air tout à fait correctes. Ashley riait devant les exclamations victorieuses de James lorsqu’il entendit un bruit en provenance de l’entrée. Ils échangèrent un regard étonné. Qui cela pouvait-il bien être ? La sœur de James en trombe dans la pièce dans laquelle ils se trouvaient, visiblement pressée. Le jeune homme lui sourit et s’apprêtait à la saluer, mais Eleanor le coupa dans son élan pour leur demander, question de vie ou de mort, de garder sa fille. Son meilleur ami accepta, avant de lui demander si ça ne le dérangeait pas. Le Gryffondor sourit. Evidemment que ça ne le dérangeait pas, c'était normal de rendre service. Et puis ils sauraient se débrouiller, non ? Enfin...James savait se débrouiller, pas vrai ?


« Non, pas du tout, pas de problème ! »

A peine avait-il prononcé ces mots, qu’elle avait déjà tout posé sur la table et remis le bébé à James, avant de partir précipitamment en leur lançant un « à toute ! » après leur avoir dit qu’elle revenait ce soir. La petite commença à chouiner dans les bras de James, et Ashley lui lança un regard effrayé. Il savait que les bébés pleuraient souvent, il se rappelait très bien de ses sœurs à cet âge-là – quoique, quel âge avait la petite ? – mais qu’étaient-ils censés faire pour qu’elle ne pleure plus ? Le Poufsouffle semblait en savoir bien plus que lui puisqu’il de lui faire un biberon. Ah, c’était juste ça ? Elle avait simplement faim ? Ce n’était pas si compliqué que ça alors… Il se retrouva donc avec Audrey dans les bras, légèrement figé.

« Euh… »

Il jeta un coup d’œil autour de lui. Mieux valait s’asseoir, c’était plus sûr. Il allait se poser sur une chaise lorsqu’il se ravisa. C’était trop haut encore, et si la petite se débattait, qu’il n’arrivait pas à la retenir et tombait ? Si elle se mettait debout ? ça pouvait se mettre debout, à cet âge ? Non, s’asseoir par terre, voilà qui était plus prudent. Le Gryffondor s’installa donc sur le sol, s’asseyant prudemment, lentement, comme au ralenti. Il devait avoir l’air stupide, mais ce n’était pas à cela qu’il pensait en cet instant.

« Elle est toute petite ! On était aussi petit que ça, nous, tu crois ? Ou c’est elle qui est petite ? »

La petite Audrey lui paraissait minuscule et adorable, comme venait justement de le faire remarquer James. Elle avait l’air toute fragile aussi. Il n’osait pas bouger d’un millimètre de peur de lui faire mal. Au bout de quelques secondes, il remarqua qu’il retenait même sa respiration. Il eut un petit rire et s’autorisa à se détendre un peu. Malheureusement, c’est ce moment-là que le bébé choisit pour se mettre à pleurer vraiment, et Ashley leva des yeux paniqués vers James.

« Pourquoi elle pleure comme ça ? J’ai fait un truc qui va pas ? »

Voilà qu’un Gryffondor avait peur d’un bébé ! Mais il fallait comprendre, c’était un peu effrayant un bébé. C’était un peu comme un alien, en fait. Ça faisait plein de trucs pas toujours compréhensibles. Il faudrait que quelqu’un invente un décodeur de langage-bébé, un jour, il deviendrait millionnaire.


 SAMEO FOREVER  

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 @ Daisy Mason : Ashley c'est... Indescriptible


James CarterAmbulancier magiqueavatar
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Ainsi donc, ils se retrouvaient tous les deux avec un bébé sur les bras. Pas n’importe quel bébé, évidemment. C’était Audrey, sa nièce, la fille de sa sœur. Justement, c’était encore plus effrayant. Parce qu’il fallait voir la vérité en face : Ashley et lui qui s’occupaient d’un enfant, ça avait un potentiel comique immense. Oh, il l’avait déjà gardé plusieurs fois, évidemment. Mais avec sa mère. Généralement, lui, il se contentait de rester allongé sur le canapé et de prendre Audrey dans ses bras lorsqu’elle voulait jouer. Sa mère, de son côté, se chargeait de tout ce qui était biberon, couches… Il écarquilla les yeux, alors qu’il mettait le lait à chauffer. Il ne savait même pas changer une couche ! Ce qui était, en soit, légèrement problématique. Peut-être pouvait-il appeler sa mère, pour lui demander des conseils ? Non, se souvint-il, elle était en réunion toute la journée. Amely peut-être ? Ou bien Clara ? Il aurait bien aimé, mais ne savait pas vraiment comment les contacter. Un hibou prendrait trop de temps, elles n’avaient probablement pas de téléphone, et sa cheminée n’était pas magique. Il soupira. Ils allaient devoir se débrouiller seuls. Ils y arriveraient, n’est-ce pas ? Après tout, Ashley était un Gryffondor, et lui un Poufsouffle. Ça devait faire un bon mélange, pour s’occuper d’un bébé, non ? Si probablement. Dans le pire des cas, il appellerait Eleanor, se décida-t-il. Il savait bien qu’elle avait un entretien, mais tout de même, il s’agissait de sa fille ! Il fut tiré de ses pensées par le « bip » du micro-onde. L’ouvrant, il saisit le biberon, et jeta un coup d’œil au lait à l’intérieur. Parce qu’il avait toujours vu sa mère ou sa sœur le faire, il fit couler deux petites gouttes sur son poignet. En réalité, il ne savait pas vraiment à quoi cela servait. Mais si on le faisait à chaque fois, c’était que ça devait être important, non ?

Comme il ne décela rien d’anormal et qu’Audrey se mettait à pleurer, visiblement mécontente de devoir attendre si longtemps pour manger, il haussa les épaules, décréta son biberon réussi – encore heureux -, se retourna, et se dirigea vers Ashley, assit par terre, tenant sa petite nièce dans les bras. Il s’assit en face de lui, et dévisagea la petite avec tendresse.

« Je crois qu’on était aussi petits… » répondit-il à la question que le jeune homme avait posé tout à l’heure. « C’est vachement bizarre, on grandit énormément ! » s’exclama-t-il – très perspicace, ce James. Finalement, il lui tendit le biberon, puisque la petite semblait vraiment impatiente, et poussait des petits cris de protestations. « Elle a faim, je crois. Ou alors il faut qu’on lui change sa couche. Ou les deux. Bref, tiens, donne-lui, ça va la calmer, normalement. »

Et pendant que la petite Audrey se calmait, heureuse d’avoir eu ce qu’elle désirait, James se détendit. Un bébé, c’était un peu effrayant, tout de même. Déjà, parce que c’était tout fragile – alors que pourtant, ça pouvait hurler fort. Très fort. Ensuite, parce qu’il fallait deviner ce dont elle avait besoin. Et ça, c’était un peu difficile. Sa mère était très forte pour ça, et prenait son rôle de grand-mère très au sérieux. Lui, il se définissait plutôt comme l’oncle cool, celui qui l’emmènerait voyager, qui lui prêterait sa maison pour qu’elle organise ses soirées, qui retiendrait son père pour éviter qu’il ne démolisse son premier petit-ami… Il eut un sourire en posant les yeux sur la petite fille qui avait fermé les siens. Elle était adorablement mignonne, songea-t-il en en passant une main dans les cheveux

« Tu t’es déjà occupé de bébé ? » s’enquit-il « Genre, tu sais changer une coucher, toi ? Parce que sinon, on est mal. »

Vraiment très mal, d’ailleurs. Bon, peut-être il y avait un schéma, sur le paquet ? Ou que sa sœur avait laissé des informations ? Ou peut-être qu’ils pouvaient en trouver sur internet ? Oui, c’était une source sûre, internet, non ? Il croisa les doigts pour qu’Ashley lui réponde qu’il s’occupait souvent de ses sœurs, avant de reporter son attention sur Audrey, qui ne semblait plus vouloir de son biberon. Il tendit les bras pour l’attraper, et fit poser sa tête sur son épaule.

« Ma mère fait toujours ça. » expliqua-t-il, pour se justifier.

Ce ne fut que lorsqu’elle  rejeta un peu de lait – qui atterrit directement sur son tee-shirt – qu’il comprit enfin l’avantage de poser un vieux torchon avant. Pour éviter de se salir, évidemment. Il soupira, alors qu’il la prenait correctement dans ses bras.

« T’es dégoûtante, Audrey. » sourit-il en lui déposant un baiser sur le front.

La petite, calmée, poussa une exclamation réjouie. James releva les yeux vers Ashley, assit en face de lui. Ils n’étaient peut-être pas si catastrophiques que ça.
Ashley ReynoldsSixième annéeavatar
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Ashley fut rassuré de voir que James semblait prendre les choses en main. Il avait beau avoir eu deux petites sœurs, le jeune homme se sentait complètement démuni et ne se souvenait absolument de rien en ce qui concernant les bébés. Il savait que ça dormait beaucoup, et qu’il fallait leur donner des biberons, chose qu’il avait parfois fait avec ses sœurs, mais l’étendue de ses connaissances en matière de bambins s’arrêtait là. Lui, il savait s’occuper des vieux bébés comme les jumelles. Comment faire diversion en cas de perte de doudou, imiter un joueur de Quidditch sur son balai avec la petite cuillère pour les faire manger, raconter des histoires stupides pour les faire rire, les aider à monter les escaliers, les convaincre que non, escalader le canapé pour monter sur l’appui de fenêtre n’est pas tout à fait ce qu’on pourrait appeler une bonne idée… tout ça, il savait faire. Mais prendre soin d’un aussi petit bébé que la nièce de James était une toute nouvelle expérience. Lorsque Sammie et Robyn avaient cet âge-là, lui était à Poudlard. Il les avait vues minuscules à la naissance, et cela, il s’en rappelait parfaitement. C’était vraiment un bon souvenir, aussi chouette que celui du jour où son cousin était resté coincé sur le toit. Cependant, il n’avait pas vu grandir ses sœurs. Il les voyait seulement le temps des vacances, et elles avaient tellement grandi à chaque fois qu’il doutait parfois d’avoir affaire aux même gamines. La première année, d’ailleurs, il avait eu un peu de mal à réaliser qu’il n’était bel et bien plus fils unique. C’était étrange de se dire que là-bas, chez lui, pendant qu’il était à Poudlard, les deux minuscules bébés qu’il avait vu grandissaient, changeaient, faisaient des progrès auprès de leurs parents, alors que lui était si loin. Souvent, le jeune homme aurait voulu que le temps s’arrête chez lui en période scolaire, et ne redémarre qu’en sa présence, pour ne pas manquer les premiers mots de Robyn, les premiers pas de Sammie, leur première purée, leur dernier biberon… Les petites avaient longtemps été très timides avec lui, et le reconnaissaient à peine au début, et cela lui avait fait mal au cœur de savoir que Sammie avait su dire « ratatouille » avant son prénom à lui.
Il fut tiré de ses pensées par James qui lui tendit le biberon, en disant qu’il pensait bien qu’ils étaient aussi petits que ça, ajoutant qu’ils avaient énormément grandis.

« Heureusement qu’on a grandi ! T’imagines des minis-joueurs de Quidditch de cette taille ? Ou un tooout petit professeur Harris ? Attends, ça tuerait toute crédibilité, de rester à une taille de bébé ! »

Il éclata de rire, mais s’efforça de ne pas rire trop bruyamment et de rester concentré sur le biberon que la petite Audrey vidait à une vitesse incroyable.

« Hé ben, heureusement que c’est pas du whisky, là-dedans ! »

James lui demanda alors s’il s’était déjà occupé de bébés, et surtout, s’il savait changer une couche. Ashley le regarda avec des yeux ronds. Chez lui, ses sœurs avaient de simples langes en tissus que ses parents nettoyaient d’un coup de baguette quand cela s’avérait nécessaire. Mais évidemment, il en était autrement avec les bébés moldus.

« Non, j’ai jamais fait ça de ma vie ! Mais ça doit pas être bien compliqué. Au pire, on regardera sur Internet. Il doit bien y avoir des gens qui se posent la même question existentielle ! »

Internet était bel et bien, aux yeux du Gryffondor, la meilleure invention moldue qui ait jamais existée, et sa joueuse ses cousins moldus lui avaient donné des réflexes de geek : quand on ne sait pas, on cherche sur Internet, même si c’est une question stupide. Surtout si c’est une question stupide.
La gloutonnerie d’Audrey semblait avoir des limites, puisque le bout d’chou finit par en avoir assez de son biberon. Le Poufsouffle tenta maladroitement de lui faire faire son rot, et la petite recracha une partie de ce qu’elle avait avalé sur le t-shirt de son oncle, ce qui fit beaucoup rire Ashley. Cela sembla amuser le bébé également, et les deux garçons fondaient littéralement devant cette petite bouille toute mignonne. C’était vraiment toujours adorable, un bébé.
C’est alors qu’Ashley cru sentir une légère odeur s’élever dans l’air. Il jeta un coup à Audrey dont le petit visage s’était à présent légèrement crispé.

« James…je crois qu’elle fait caca… » constata-t-il en levant un regard légèrement paniqué vers son ami.

Se rendant compte que son air effrayé devait être particulièrement ridicule, Ashley éclata de rire. Ils faisaient vraiment de drôles de baby-sitters. Merlin, rappelez-lui de ne jamais avoir d’enfant avec James.



 SAMEO FOREVER  

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« Harris de la taille d’un bébé ? » James prit quelques secondes pour imaginer le professeur à taille réduite, avec son fameux monocle. Il ne put s’empêcher d’éclater de rire. Cette vision était hilarante. « Tu ne peux pas avoir la moindre autorité, avec cette taille-là, c’est pas possible ! »

Et dire qu’il avait fait la même taille qu’Audrey, il y avait quelques années de cela. C’était très perturbant, de se dire ça. Parce qu’il ne s’imaginait absolument mesurer cette taille-là. Mais alors vraiment pas. Et pourtant, ils passaient tous par là ! Dans plusieurs années, la petite Audrey aurait grandi, elle aussi… Mais pour l’instant, elle restait un bébé, et c’était très bien comme cela, parce que James adorait la voir gazouiller et faire de grands sourires baveux. Même si pour l’instant, la petite semblait bien plus concentrée sur son biberon. La vie était assez simple, lorsqu’on avait que quelques mois. Manger, dormir, manger, dormir, jouer un peu, manger, dormir. Tout se compliquait lorsqu’on grandissait, et, qu’en plus des tâches ménagères que les parents attribuaient aux enfants, il fallait caser dans un emploi du temps absolument chargé – oui, tout à fait – les études. Et quelle plaie, cette chose étrange. Parce qu’il fallait aller en cours, ce qui prenait déjà beaucoup de temps sur la journée - et forçait à se lever tôt le matin - et qu’en plus il fallait travailler après. Comme si ils n’avaient que ça à faire de leur vie. C’était de l’esclavage ! Ils n’étaient pas des elfes de maison, par Merlin !

Cela dit, il en aurait bien besoin d’un, d’elfe de maison, lui, puisque sa charmant nièce venait de recracher sur son tee-shirt. Cependant, pour une fois, sa mère ne pourrait pas râler, puisque ça partait d’une bonne intention. Et c’était vraiment parce que c’était Audrey qu’il ne râlait pas lui-même, songea-t-il en fronçant le nez. Il jeta un regard faussement outré à Ashley, qui riait en face de lui. On ne pouvait même plus compter sur ses amis ! Cela dit, son meilleur ami montra toute son importance lorsqu’il fit une remarque des plus pertinentes qui fit baisser le regard de James sur le visage de sa nièce, avant de le faire soupirer. Franchement ! Il voulait bien la garder, mais il y avait des limites. Surtout qu’il n’avait aucune idée de comment on changeait un bébé, lui ! Et qu’il n’avait pas envie de déranger sa mère, ou sa sœur, pour si peu. Mais, ils ne pouvaient pas laisser la petite comme ça toute la journée… Tant pis, ils prendraient leur courage à deux mains.

« Audrey c’est abusé… » souffla James avant de regarder Ashley qui venait de s’écrouler de rire.

Et, puisqu’il valait mieux en rire qu’en pleurer, James le suivit dans son fou-rire – évitant toutefois de trop bouger, il avait un bébé dans les bras, quand même.

« Mais je sais pas comment changer une couche non plus moi… » Il fallait apprendre à faire beaucoup trop de choses, lorsqu’on devenait parents. Il n’allait jamais devenir père, tout allait être plus simple, comme ça. « Tiens, prend Audrey, je vais aller chercher l’ordi. »

Il lui tendit la petite qui le regardait avec deux grands yeux innocents et monta à l’étage. Sa chambre était un vrai champ de bataille, constata-t-il en cherchant des yeux l’ordinateur portable. Il le trouva sous un tee-shirt, et le saisit, avant de redescendre dans la cuisine et de l’allumer. Quand on ne savait pas, on cherchait sur Internet, c’était devenu sa règle d’or. Lorsqu’on avait accès à Internet, évidemment. Sa question posée, il appuya sur la touche entrée pour lancer la recherche.

« J’me demande comment j’aurai fait pour survivre sans Internet. J’aurai sûrement avalé pleins de trucs en pensant qu’ils se mangeaient. »

Il tomba sur un site explicatif et tourna l’écran vers Ashley pour qu’il puisse prendre connaissance des informations en même temps que lui. Bien, ça n’avait pas l’air trop compliqué. Presque pas trop compliqué. Enfin, sur les photos, du moins. S’éloignant un peu pour fouiller dans le sac que sa sœur lui avait donné, il saisit de quoi changer la petite, avant de se tourner vers son meilleur ami, un air sérieux sur le visage.

« Notre mission commence ici, soldat Reynolds. »

Il récupéra Audrey pour la monter dans la salle de bain, où une table à langer avait été installée spécialement pour elle. L’allongeant dessus, James entreprit de déboutonner son body.

« Tu fais quelque chose avant la rentrée, sinon ? Tu vas voir ton Seanounet d’amour ? » le taquina-t-il avec un sourire.

Evidemment qu’il n’était pas sérieux. Mais c’était tellement drôle de se moquer d’Ashley lorsqu’il était niais.
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