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 Les étranges inventions des moldus [Théo & Juliet]

Juliet E. BakerSans emploiavatar
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28 août 2007

Juliet posa un deuxième carton dans la pièce qui lui avait été attribuée comme chambre. Elle se redressa, s’étira, et contempla l’endroit avec un sourire. Elle s’installait chez elle. Certes, elle était en colocation avec Aaron et Samaël, mais ça restait leur maison. C’était étrange, de se dire qu’elle ne prendrait pas le Poudlard Express le premier septembre prochain, qu’elle ne reviendrait probablement plus jamais au château, et qu’elle n’habitait plus non plus chez ses parents. L’indépendance, enfin, songea-t-elle en tournant les talons. Peut-être même un peu trop, puisque ni sa mère ni son père ne s’était proposés pour l’aider à déménager. Bon, certes, il n’y avait pas grand-chose à changer, puisque la maison était déjà entièrement meublée. Mais Juliet avait préféré apporter une touche de personnalité à sa chambre – après tout, elle allait habiter là pendant quelques temps. Elle était donc retournée chez sa mère chercher quelques affaires – et en avait profité pour prendre des draps, et des serviettes de bains. Elle se rendait compte que tout ce qui avait été à sa portée pendant des années lui manquait finalement. C’était qu’il y en avait à acheter, des choses ! Elle tira la porte d’entrée pour l’ouvrir, et sortit de la maison, respirant l’air iodé qui parvenait jusqu’à chez eux. Elle contempla avec un air démotivé les quelques cartons qui restaient, et préféra se tourner vers la mer. En ce moment, elle n’arrêtait pas, avec les déménagements. Celui de son père, qui avait eu lieu dans l’été. Il avait gardé l’appartement qu’il avait prit dans Londres avec Mrs Baker, et la jeune fille avait pu aménager la chambre qu’il lui avait attribué. Sa mère, à son tour, avait émit l’hypothèse de changer de maison et de prendre un appartement plus petit. Elle vivait toute seule, et la maison était bien trop grande pour une seule personne. Cependant, elle n’avait aucune idée de l’endroit où elle voulait s’installer, et avait seulement dit à ses filles qu’il fallait accepter cette éventualité.

Et puis, il y avait eu ce déménagement. Son déménagement. Le début de sa vie d’étudiante. Elle esquissa un sourire. Il y avait bien longtemps qu’elle n’avait pas connu de drames dans sa vie, pensa-t-elle en secouant la tête, et c’était bien agréable. Sa mère se remettait doucement mais sûrement de sa dépression, son père avait réussi à gérer la perte de la femme qu’il aimait, Leah était de plus en plus autonome, malgré son appréhension à retourner à Poudlard sans sa sœur. Et elle… Elle allait bien. Elle avait passé des vacances dont elle se souviendrait encore longtemps, était prise à Flaquemare, et sa relation avec Jeremy était au beau fixe. Elle commençait bien l’année à venir, et se plaisait à croire que cela continuerait sur la durée. Se détournant pour reporter son attention sur les quelques cartons qui restaient, Juliet fut tentée de sortir sa baguette et de lancer un simple sortilège de lévitation. Bien vite, elle oublia l’idée. Elle était dans une ville moldue, entourée de moldus. Hors de question de pratiquer la magie sous leurs yeux ! Elle se dépêcha de les rentrer et les entreposa dans sa chambre – elle les déballerait plus tard. Puis, alors que l’envie lui prenait de sortir un peu, elle décida de partir se balader un peu. Elle hésita à descendre sur la plage, puis préféra la longer simplement, restant sur la route. Elle marcha quelques instants, perdue dans ses pensées. Ce n’est que lorsqu’elle reconnu un visage familier qu’elle s’arrêta. Elle resta immobile quelques instants, ne sachant pas vraiment s’il s’agissait vraiment de la personne dont elle pensait. A tout hasard, elle l’appela.

« Théo ? »

Elle s’avança de quelques pas pour identifier son visage et lui sourit lorsqu’elle eu la confirmation qu’il s’agissait bien de lui.

« Salut ! Comment vas-tu ? » demanda la jeune fille en reculant un peu pour s’appuyer sur le mur.

Elle avisa plusieurs cartons qui attendaient par terre, et les désigna du menton au jeune homme :

« Tu as besoin d’aide ? Pas trop dur de s’installer dans le monde m… » elle retint le « moldu » qui lui brûlait les lèvres, et sourit à une femme qui passait et qui lui jeta un regard curieux avant de passer son chemin. « Pas trop dur de s’intégrer ? » demanda-t-elle finalement.

Après tout, Théo était un sorcier de Sang-Pur, n’avait aucun moldu dans sa famille. Ça devait être encore plus difficile pour lui.



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"Je t'assure, maman, ça va aller. Je vais m'en sortir tout seul."

"Tu ne peux pas utiliser ta baguette ici, Théo."

"Eh bien j'utiliserai mes muscles."

Théo se retint de lever les yeux au ciel. C'était au moins la quinzième fois que sa mère lui faisait une remarque de ce type depuis le début de la journée. Aurora devait probablement espérer qu'il allait renoncer devant l'ampleur de la tâche, et à vrai dire il avait bien cru qu'elle aurait raison. Lui-même avait eu énormément de doutes sur cette installation, doutes qui avaient grandi à mesure que la date fatidique approchait. Mais, grâce à l'aide du Ministère qui avait mis des listes de logement disponibles à disposition des futurs étudiants, Théo avait pu trouver une location sans trop de problèmes. Visiblement, ils n'étaient pas bien nombreux à venir s'installer à Aberystwyth, ville balnéaire moldue du Pays de Galles. Voilà qui n'était guère étonnant... Théo lui-même se demandait ce qu'il faisait ici, lui qui avait toujours rêvé de la capitale. Maintenant qu'il était là, cependant, il commençait à se dire que cette idée n'était pas si folle. La ville dégageait une impression de calme et de tranquillité qui était reposante. Lui qui aimait tant se balader seul dans le parc de Poudlard serait servi ici, où les paysages sauvages seraient probablement plus aisés à trouver qu'en plein coeur de Londres... 

Théo avait emménagé tout prêt du bord de mer, en plein centre-ville, au dernier étage d'une maison à la façade bleue. Le loyer n'était pas trop cher, et il pourrait le payer grâce à ses heures chez les oubliators. Et, très important, il avait réussi à se jeter sur la seule maison où il pourrait utiliser la magie sans trop de problèmes. En effet, il vivrait au-dessus d'un couple de petits vieux moldus qui connaissaient l'existence de la magie car leur fille était née-moldue. Elément essentiel pour Théo, qui n'aurait pas ainsi à dissimuler son identité sur le lieu même où il vivait. Les deux moldus avaient l'air très gentils et peu collants, et ne le dérangeraient probablement pas. Même s'il ne verrait probablement pas bien souvent de toute façon, puisque son petit étage était doté de tout ce qu'il lui fallait : une salle de bain, une chambre et une petite cuisine. Théo avait été visiter les lieux en juillet et avait signé le bail sans hésiter. Avec quelques aménagements et quelques coups de baguette, pour insonoriser, agrandir et décorer, ce serait parfait. Sans oublier que ce n'était qu'à trois pas de l'appartement dans lequel Samaël vivrait... Un léger sourire apparut sur ses lèvres à cette pensée et il sentit un optimisme et une joie inattendue l'envahir, que même l'appréhension du monde moldu ne pouvait gâcher. En croisa le regard interrogateur de sa mère, il se hâta de regagner une expression plus neutre.

"N'oublie pas de traverser la route sur les marques blanches, d'accord, Théo ?"

"Promis", répondit Théo en retenant un sourire amusé, avant de serrer brièvement sa mère contre lui. Il put sentir sa surprise dans sa retenue, et abrégea l'étreinte. Sa mère semblait déjà suffisamment surprise par son comportement, ces derniers temps, pour ne pas en rajouter en se montrant plus affectueux que d'ordinaire. C'était plus fort que lui, pourtant. Depuis deux mois, il se sentait emplis d'un amour pour sa mère qu'il n'avait guère ressenti depuis une dizaine d'années. Etait-ce la peur de la perdre, qu'il culpabilisait de lui mentir sans cesse, ou bien simplement qu'il avait mûri ? Il ne le savait pas vraiment.

Théo observa sa mère qui s'en allait pendant une minute, avant de considérer les cartons qui l'attendaient à ses pieds. Il avait déjà commencé à ramener une partie de ses affaires à l'étage, mais il lui restait encore quatre cartons à remonter. Tout cela aurait été fait bien plus vite si toutes les personnes dans la rue n'étaient pas des moldues, songea-t-il avant de soupirer intérieurement. Cela serait dur au début, c'était certain. Pendant la première année, le temps qu'il s'habitue à ce monde dans lequel il se sentait perdu, démuni, le temps qu'il fasse le point également. Dans un an à compter d'aujourd'hui, il espérait bien que la vie en terre moldue ne lui poserait plus de problèmes, que son stage chez les oubliator serait bien amorcé, et qu'il aurait trouvé le courage d'avouer son homosexualité à sa famille. Dans un an, peut-être qu'ils seraient deux à emménager dans une nouvelle maison...

Une voix familière le tira de ses rêveries et il tourna la tête en direction de la nouvelle venue. Il l'accueillit par un sourire, nullement surpris de la trouver ici.

"Bonjour, Juliet. Je veux bien de l'aide, il faut que je monte ces cartons. Tu crois que tu peux m'en prendre un ou deux ?"

Ravi de cette aide providentielle, Théo confia son précieux chargement à la jeune fille et attrapa les cartons restants - les plus lourds, il va sans dire. Ouvrant la marche, il poussa la porte d'entrée et entra dans le vestibule, avant de grimper les escaliers en bois qui menaient aux étages supérieurs. Parvenu au troisième étage, il déposa ses cartons au sol au pied de sa table à manger et proposa à Juliet de s'asseoir. Lui-même tira une chaise et s'installa en poussant un soupir de bien-être.

"Bienvenue chez moi !", lâcha-t-il avec un sourire fier. "Je dois dire que j'attendais ce moment depuis longtemps ! Mon premier appartement... Bon, cela manque encore un peu d'ameublement et de décoration, bien entendu. Et je ne m'attendais pas à ce que cela soit ici, mais je vais m'y faire. Pour répondre à ta question, c'est très dur pour l'instant, je ne connais absolument rien à ce monde. Ma mère m'a aidé à amener les cartons et j'ai cru qu'elle allait faire une crise cardiaque quand j'ai failli me faire écraser par une vision miniature du Magicobus... Ça roule vite, ces engins du diable... "

Théo secoua la tête avec incrédulité. Ces moldus étaient vraiment insensés.

"J'ai cru que ma mère n'allait pas me laisser rester, tu sais, elle a été dure à convaincre. Soit disant que ce n'est pas un endroit pour un Nott... Enfin, je suis heureux quand même d'être là, il y a la mer, je connais du monde...J'ai cru comprendre que nous serions voisins ?"

Samaël avait emménagé avec Juliet, ce dont Théo était ravi, et avec Aaron Finnigan, ce qui le rendait circonspect. Le jeune homme ne savait pas encore s'il appréciait ou non l'ancien Serdaigle. En attendant, il était heureux d'avoir deux personnes qu'il appréciait et en qui il avait confiance si proches de lui au cas où il faisait une bêtise avec une machine moldue incompréhensible.

"Je te sers à boire ? J'ai du jus de citrouille dans mon frideau, et c'est à peu près tout, je crois."

Théo se leva pour se diriger vers un cube blanc avec une porte, qu'il ouvrit avant de froncer les sourcils avec étonnement.

"Par contre, je n'ai pas du comprendre comment cela fonctionne, parce que je pensais que cela devait faire du froid..."

Ce n'était pas la première chose dans cette maison dont il ne comprenait pas l'utilité, de toute façon. Pourquoi y avait-il fréquemment des petites plaques blanches avec des trous en bas des murs ? C'était l'un des mystères du monde moldu qu'il finirait bien par élucider. En attendant, Théo se contenterait de jus de citrouille tiède, voilà tout. Saisissant deux bouteilles en verre, il en tendit une à Juliet avant de s'installer en face d'elle, un sourire nerveux aux lèvres. Il devait avoir l'air bien pathétique, Théo, dans cet environnement si familier pour son amie...


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Dernière édition par Juliet E. Wilson le Mer 17 Juil 2013 - 22:29, édité 1 fois
« Pas de problème ! » s’exclama Juliet réceptionnant les deux cartons que Théo lui tendait.

Bon, songea-t-elle, ça va, ils n’étaient pas trop lourds non plus. Heureusement, parce qu’après avoir aménagé sa chambre, elle sentait ses bras commencer à fatiguer quelque peu. Heureusement qu’elle avait son entraînement de Poursuiveuse derrière elle, sans quoi elle aurait risqué une fatigue bien plus grande. Enfin, cela ne serait rien en comparaison avec ce qui l’attendait l’année prochaine. Une formation professionnelle, dans le but de devenir joueuse professionnelle de Quidditch. Elle sentit un sourire s’afficher sur son visage, et suivit Théo à l’intérieur. Son rêve qui devenait réalité, enfin. Son père avait été fier d’elle, énormément. Une sportive, s’était-il exclamé en la serrant dans ses bras, avant de la féliciter. « Le seul inconvénient c’est que je ne pourrai pas te regarder à la télé » avait-il ensuite déclaré, légèrement dépité. Sa mère, elle, avait un peu râlé, en lui disant qu’elle aurait préféré qu’elle choisisse une carrière plus stable, plus sécurisée, mais avait finalement été ravie pour elle : sa fille était en train de réaliser son plus grand rêve, et c’était le plus important, n’est-ce pas ? Elle l’avait juste prié de bien y réfléchir. Juliet avait aussitôt rétorqué qu’elle y réfléchissait depuis assez longtemps, ce à quoi Adriana avait concédé. Finalement, elle lui avait juste demande de penser à plan de secours. « On ne sait jamais » s’était-elle justifiée « les accidents sont très vite arrivés, dans ce milieu. » La jeune fille avait soupiré, et lui avait juré d’y réfléchir sérieusement. Mais rien ne pouvait se passer qui irait à l’encontre de sa carrière dans le Quidditch. Il n’y aurait pas d’accidents, point final. Et elle allait y arriver. Elle y mettrait toute son énergie si c’était nécessaire, mais elle y arriverait.

Secouant la tête pour sortir de ses pensées, elle grimpa à la suite de Théo les escaliers en bois de l’immeuble dans lequel il venait d’emménager, et entra avec lui dans l’appartement du troisième étage. Elle posa les cartons qu’elle avait dans les bras au pied d’une table à manger, et se redressa, afin de pouvoir détailler l’appartement. De ce qu’elle voyait, il lui semblait agréable. Une cuisine ouverte qui donnait sur le salon et la salle à manger. Il avait une jolie vue, nota-t-elle au passage, en jetant un coup d’œil par la fenêtre et en y observant la mer. Elle reporta son attention sur son ami, et l’imita en tirant une chaise pour s’y asseoir. Elle hocha la tête avec compassion lorsqu’il affirma que ce n’était pas facile de s’intégrer dans le monde moldu. Ça, elle s’en doutait. Pour quelqu’un qui n’avait toujours connu que l’environnement sorcier, être d’un jour à l’autre plongé dans l’univers moldu, si différent de celui de la magie, devait être perturbant. Ne pas pouvoir sortir sa baguette à chaque fois que l’envie lui en prenait, devoir réapprendre à vivre, complètement. Et se dépêcher de connaître les bases de la vie chez les moldus. Pour elle, c’était bien plus simple, elle était sang-mêlée et avait un pied dans les deux mondes. Son père, moldu, avait tenu à lui apprendre également à vivre dans le monde moldu, tandis que sa mère s’acharnait à vouloir lui faire retenir l’étiquette de la Haute Société. C’était George qui avait insisté pour qu’elle aille à l’école, puis qui lui avait appris tout ce qu’elle savait aujourd’hui. Au final, ça lui servait énormément, et elle lui en était reconnaissante. Bien qu’elle devait l’avouer, elle était souvent tentée de sortir sa baguette pour lancer un sort – être une sorcière représentait aussi bien des facilités dans la vie quotidienne.

« On habite à cinq minutes à pied avec Aaron et Sam. » confirma-t-elle « Et courage ! Tu finiras par te faire au monde moldu. Je te jure que ce n’est pas si terrifiant que ça. Malgré les Magicobus miniatures. On appelle ça des voitures, d’ailleurs. C’est le moyen de transport des moldus, comme la Poudre de Cheminette est celui  des sorciers, par exemple. » expliqua-t-elle.

Et certes, cela pouvait être effrayant, la première fois, de voir une voiture. Ou pire, de monter dedans. Elle-même avouait qu’elle n’était jamais vraiment rassurée lorsqu’elle accompagnait son père dans des trajets en voiture. L’impression de ne rien contrôler le tenaillait, et ce n’était franchement pas agréable. Et elle avait entendu des histoires vraiment horribles sur des accidents de voitures. Elle s’obligea à sortir de ses pensées, et reporta son attention sur le jeune homme en face d’elle. Penser à ce genre de chose ne servait à rien, d’autant plus qu’elle était dans une ville complètement moldue.

« Frigo. » corrigea-t-elle avec un sourire amusé. « Et oui, avec plaisir ! Merci. »

Elle l’observa se diriger vers son réfrigérateur et l’ouvrir. Il resta anormalement éteint, et elle haussa légèrement les sourcils, avant de sourire à l’ancien Poufsouffle.

« C’est rien ! » lui assura-t-elle en saisissant la  bouteille en verre. Elle la décapsula et la leva en l’air. « A ton nouveau chez toi, alors ! » s’exclama-t-elle avec de trinquer avec Théo. Elle porta ensuite la bouteille à ses lèvres et s’en désaltéra d’une longue gorgée.

« Je crois savoir pourquoi ton frigo ne fonctionne pas. » lança-t-elle en reposant sa boisson sur la table.

Elle se leva, et gagna le réfrigérateur. Elle se pencha, et saisit le fil électrique. Il n’était pas branché, constata-t-elle avec un sourire amusé. Juliet le désigna à Théo, avant d’expliquer :

« Il n’est pas branché. En fait, il faut que tu mettes ça » elle désigna l’embout, « Là dedans. » fit-elle en montrant la prise électrique. Elle s’en chargea en tant que démonstration, puis revint s’asseoir devant Théo. « Dans quelques heures, ton frigo sera froid à l’intérieur. En fait, beaucoup de choses fonctionnent à l’électricité, dans le monde moldus. Souvent, les appareils sont équipés de ce genre de fils, et donc tu dois y comprendre qu’il faut que tu le branches pour l’utiliser. C’est ça, les choses blanches avec des trous, en bas des murs, des prises électriques. Par contre, je ne sais pas si tu te souviens des cours d’Etudes des moldus, mais la chose que tu ne dois pas faire, c’est mettre tes doigts à l’intérieur. » précisa-t-elle en riant. « Ou de l’eau, d’ailleurs. »

Parce que cette bêtise était très stupide, mais qu’elle l’avait déjà faîte petite – et elle n’était pas prête de l’oublier.

« Tu as d’autres difficultés ? Je peux peut-être te montrer comme fonctionne quelques appareils moldus, si tu veux. » proposa-t-elle avant d’avaler une nouvelle gorgée de jus de citrouille.



Kit par Irving Ship
Théo NottAncien personnageavatar
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Le monde moldu, pas si terrifiant ? Peut-être que non. Au fond, les moldus n'avaient fait que compenser leur absence de pouvoirs magiques en développant une technologie insensée qui était censée leur permettre de réaliser les gestes de la vie quotidienne plus facilement. S'il gardait cela à l'esprit, Théo parviendrait probablement à s'en sortir, en associant chaque objet au sort qu'il était destiné à remplacer. Et l'électricité servait visiblement à faire fonctionner le tout, conclut-il en observant Juliet qui branchait son Frigo.

"Il se passe quoi, si on met les doigts dans la prise ?", demanda-t-il d'un ton interloqué. "L'étude des moldus n'était pas ma matière de prédilection, j'en ai peur..."

Ce n'était pas tout à fait vrai. Il s'était laissé prendre au jeu en découvrant les inventions que le professeur Mason leur montrait ou les informations qu'elle donnait sur leur société, pas simple curiosité. Théo estimait que c'était important de connaître le monde qui l'entourait, et avait une sacré carence au niveau des moldus. Pourtant, le monde moldu était tellement plus étendu que le monde sorcier qu'il serait fatalement amené à le fréquenter dans sa vie d'adulte, quand bien même sa famille avait réussi à l'en préserver dans son enfance. Théo n'avait cependant pas poussé le vice jusqu'à faire des recherches poussées et obtenir des notes meilleures que celles qui était nécessaires. Voilà pourquoi il était soulagé que Juliet soit là pour lui expliquer le fonctionnement basique des quelques appareils qui se trouvaient dans son appartement. Il aurait l'air moins bête devant Samaël lorsque celui-ci viendrait visiter... Bientôt, il l'espérait. Cinq minutes à pied, avait dit Juliet...

"Hum, eh bien", répondit-il en regardant autour de lui. "Qu'est-ce que c'est, ces grandes plaques noires avec les boutons ? Le truc à côté, je suppose que c'est un four qui fonctionne à l'électricité"

Se faire à manger risquait d'être compliqué, au début. Inutile de préciser qu'après huit années à Poudlard et huit été chez sa famille, Théo n'avait jamais cuisiné quoi que ce soit. Ses premiers repas risquaient d'être peu goûteux... Enfin, cela faisait partie de l'aventure et Théo était heureux de la vivre, au fond. Si son père avait osé sortir de sa zone de confort et découvrir cet autre monde, peut-être qu'il ne serait jamais devenu mangemort et peut-être qu'il ne serait pas en prison aujourd'hui. Bien sûr, il y avait aussi la possibilité que cette expérience le conduise au contraire à se réfugier bien vite dans le monde sorcier et à ne plus jamais en sortir... Les premières semaines seraient probablement décisives.

"Ici, je pense que ça va aller, mais c'est la ville qui m'effraie un peu pour l'instant. J'ai peur de faire une grosse gaffe si j'adresse la parole à quelqu'un ! Je crois que je vais attendre Sam pour aller faire les courses, déjà."

Théo avait entendu parler des supermarchés moldus, de leurs rayons, de leurs codes barres et de leurs caisses, et n'avait aucune envie d'entrer dans un lieu pareil sans garde-du-corps... Le jeune homme porta sa bouteille à ses lèvres et se désaltéra, avant de reporter son attention sur Juliet. Cette discussion le rendait un peu anxieux et il préféra orienter la conversation vers son amie.

"Tu as passé un bon été ? Et tu t'es bien installée ? N'hésite pas si tu as besoin d'aide aussi, d'ailleurs, ça sert à ça les voisins. Même si j'imagine qu'avec deux garçons à la maison, tu trouveras bien quelqu'un pour porter les trucs lourds."

 


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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« Tu reçois une décharge électrique. Crois-moi, c’est pas ce qu’il y a de plus agréable. Loin de là. » répondit-elle en retenant une grimace.

Quelle idée, aussi, de jouer à cap ou pas cap avec ses cousins. Pourtant, Ariane était plus avertie que les autres, plus calme, plus posée. Louis, Simon, et elle, étaient tout le contraire. Et, lorsque son grand cousin, du haut de ses neuf ans, l’avait défié de toucher la prise électrique, elle n’avait décidemment pas pu  se défiler. Déjà qu’elle était plus jeune que lui… Aussi, sans ciller, elle avait accompli ce gage… Et l’avait regretté amèrement. Elle avait déjà été assez surprise par la décharge –elle se souvenait même en avoir pleuré – mais son père lui avait également passé un savon, tandis que sa tante se chargeait de faire de même avec Simon, qui n’avait pas à lui donner un défi comme celui-là, alors qu’il savait pertinemment que c’était dangereux. Certes, il y avait plus de peur que de mal – et heureusement ! – mais la jeune fille se souvenait encore de ce moment, et n’était pas prête de recommencer cette bêtise. Tant mieux, au moins, elle le savait. Et d’un côté, elle était bien contente d’avoir pu mettre Théo au courant – on ne savait jamais, après tout, si jamais l’idée lui était venue à l’esprit. Et puis, c’était toujours une perte de temps en moins pour le jeune homme, lorsqu’il déciderait de se plonger dans le monde moldu. Elle tenta de se mettre à place quelques instants. Même comme ça, elle ne pouvait pas imaginer le nombre de choses qu’elle devrait apprendre, fraichement débarquée du monde sorcier. Des choses toutes simples, pourtant. Après tout, quel moldu de dix-neuf ans ne connait toujours pas l’utilité de la prise électrique ? Secouant la tête pour sortir de ses pensées, Juliet porta sa bouteille de jus de citrouille à ses lèvres. De toute façon, ce n’était qu’une question d’habitude, et bientôt, ils seraient tous parfaitement intégrés dans le monde moldu. Du moins, l’espérait-elle.

« Ce sont des plaques électriques. Dessus, tu peux faire cuire tout ce qui doit être cuit à la poêle, ou à la casserole. Les pâtes, pas exemple. Tu sais faire des pâtes ? » demanda Juliet avant de reprendre lorsque le jeune homme secoua la tête en signe de négation. « C’est vraiment pas compliqué. La base, en quelque sorte. Tu achètes un paquet au supermarché. Ici, tu remplies une casserole d’eau et tu la fais bouillir. Pour ça, tu tournes ce bouton. » elle se leva pour le montrer, alluma la plaque, dont un des ronds devint rouge, signifiant qu’il était en marche. « Ensuite, tu attends que ton eau soit en train de bouillir, et tu verses les pâtes  dans la casserole. Tu fais juste gaffe à respecter le temps de cuisson ! Il sera écrit sur la boîte. »

Pour Juliet, qui n’était pas réellement douée en cuisine – quel bel euphémisme – savoir faire des pâtes était le minimum pour survivre. Avec le temps, elle avait appris à cuisiner des plats simples, et était passée maître dans l’art faire une salade composée l’été – encore heureux, d’ailleurs. Mais définitivement, la cuisine, ce n’était pas pour elle. Elle se savait parfaitement incapable de reproduire les petits plats raffinés que sa mère faisait sans le moindre effort. Enfin ! Elle se débrouillait et ne mourrait pas de faim, c’était le plus important, après tout. Le principal, lui avait toujours dit son père, c’était qu’elle réussisse les cookies et le gâteau au chocolat. Le reste… Elle sourit à cette pensée, et reporta son attention sur l’ancien Poufsouffle, revenant s’asseoir en face de lui.

« Sinon oui, à côté, c’est un four moldu. Il suffit juste de respecter la température et le temps de cuisson, en fait, qui normalement seront aussi marqués. »

Plus facile à dire qu’à faire, puisqu’elle continuait à faire brûler quelques uns de ses plats. En même temps, c’était assez traitre comme invention, le four. Déjà, il fallait saisir la différence entre le four à chaleur traditionnelle et le four à chaleur tournante, ce qui n’était pas forcément aisé. La jeune fille esquissa un sourire amusé lorsque son ami mentionna le fait qu’il avait peur de dire n’importe quoi s’il adressait la parole à quelqu’un. Ça, c’était bien le danger, lorsque des sorciers faisaient leur entrée dans une ville complètement moldue.

« Tu dois seulement éviter de parler de magie… Ce qui, en soit, enlève une grosse part de tous nos sujets de conversations. » grimaça-t-elle.

Non, décidemment, c’était bien le problème, surtout pour des sorciers de sang purs comme Théo. Il faudrait un peu de temps, avant qu’ils ne soient totalement à l’aise avec les moldus. Cela faisait parti du jeu de l’université, supposait-elle. C’était déjà bien qu’ils viennent s’installer à Aberystwyth, alors chaque chose en son temps…

« Oui, j’ai passé un super bon été ! Je suis partie en France, avec Jeremy et c’était… Génial. Et oui, je suis bien installée ! Bon, je dois avoir quelques cartons à déballer, mais rien de bien méchant. » déclara-t-elle avant de reprendre : « Effectivement, avec deux garçons à la maison, je vais pouvoir reléguer les sacs de courses… Ou pas, d’ailleurs. » rit-elle. « Et toi alors, ton été s’est bien passé ? Tu es parti un peu ? »



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Théo NottAncien personnageavatar
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"Ils sont fous, ces moldus", lâcha Théo en écarquillant les yeux avec surprise. Laisser libre, à la disposition de n'importe qui, y compris de jeunes enfants, des choses qui pouvaient envoyer des décharges électriques ?! ...Bon, restait à savoir ce qu'était au juste une décharge électrique. Dans son imagination, et au vu de la tête de Juliet, cela n'avait rien de réjouissant. Théo se promit de s'éloigner le plus possible de tout ce qui devait être branché et d'utiliser sa bonne vieille baguette, autant que possible. Tant qu'à faire, il aimait autant ne pas mourir si jeune, il lui restait encore tant de choses à vivre ! Des études à faire, des livres à lire, des endroits à visiter, une haute société à scandaliser... Non, vraiment, il ne pouvait décemment pas mourir tout de suite, en terres moldues. Et puis il fallait quelqu'un pour garder un oeil sur Artémis, déjà qu'il n'était pas ravi de la laisser seul à Poudlard avec son comportement actuel. L'avertissement de Nora n'avait pas quitté son esprit et il trouvait lui aussi sa soeur changée, mais il n'aurait su dire si c'était définitif ou s'il y avait un problème. S'il y avait danger, ou si Artémis prenait simplement pleine possession du mauvais caractère des Nott. Le jeune homme se promit d'écrire à la meilleure amie d'Artémis de temps à autre pour s'assurer que quelqu'un garde un oeil sur sa cadette.

Il écouta avec attention les explications de Juliet, et décida de mettre la main sur un livre de cuisine dès que possible. L'idée de manger des pâtes toute l'année ne le séduisait guère, lui qui était habitué aux bons petits plats préparés par les elfes de maison. Il fut néanmoins reconnaissant envers Juliet pour ses explications, qui rendaient un peu moins curieux et étranger ce monde et ses pratiques. Théo était ravi que Samaël se soit trouvé une telle colocataire. Théo saurait à qui faire appel s'il avait un problème, ainsi. A cet instant, et pour la première fois de sa vie de sang-pur, Théo éprouva une légère pointe de jalousie à l'égard de Juliet, qui ne semblait pas éprouver de difficultés pour vivre entre les deux mondes. C'était un équilibre si rare et difficile à trouver... Et puis, si elle était dépourvue du privilège d'être considérée comme une sang-pur, Juliet n'avait également pas la même pression qu'une jeune-fille de haute naissance. Toute Flint qu'elle était, elle avait pu partir en vacances avec son petit-ami, bellâtre sportif de naissance moyenne, sans que personne n'y trouve rien à redire. Dans certaines familles, les jeunes filles étaient bien plus encadrées jusqu'à leur mariage, encore aujourd'hui. Bien entendu, à côté de Jeremy Baker, le choix de partenaire de voyage de Théo était beaucoup plus contestable. Heureusement pour le jeune Nott, son entourage était tellement réfractaire à la notion d'homosexualité qu'il n'était passé par la tête de personne que ce voyage pouvait avoir des visées romantiques. Du moins, c'était ce que Théo imaginait...

"C'est bien ça, la France ! Comment allez-vous, mademoiselle ?", dit-il en un français hésitant, un léger sourire charmeur aux lèvres, avant de rire doucement. "Vous êtes allés où, à Paris ? Qu'avez-vous fait et vu ?"

Théo envisagea de faire celui qui n'avait pas entendu la question de Juliet, mais réalisa qu'il n'en avait pas envie. Quatre personnes avaient désormais appris son secret, l'une de son plein gré et trois malgré lui, et rien de fâcheux ne lui était arrivé. Théo avait bien plus confiance en Juliet qu'en Gillian, Sean ou Ashley, qu'il connaissait à peine, et il savait aussi que la jeune fille n'était pas réfractaire à l'idée. Sinon, elle ne se serait jamais installé avec Samaël en pleine connaissance de cause... Théo n'avait pas besoin de mentir à Juliet, il pouvait lui faire confiance, et cela éviterait des situations gênantes si Théo était amené à se rendre chez eux. Resterait bien sûr Finnigan, en qui il n'avait pour l'instant aucune confiance, mais cela se réglerait plus tard. Un pas après l'autre. Une personne après l'autre.

"Je suis parti, oui. En Italie, à Venise", répondit-il avec un sourire légèrement crispé. "Avec Sam."

Théo baissa les yeux sur ses mains, qu'il se tordait avec nervosité depuis une minute, son regard s'arrêtant sur la chevalière aux armoiries de sa famille qui ornait son doigt. Allait-il le dire ? L'excuse du voyage amical était passée auprès de sa mère, elle pourrait très bien le faire pour Juliet. Mais il avait envie de le lui dire. Comme un entraînement, en quelque sorte, pour une prochaine fois auprès de personnes moins tolérantes. Et puis il était curieux de connaître son avis. Alors il redressa la tête et rassembla son courage, avant d'expliquer :

"On...on est ensemble, Sam et moi, en fait. Comme un couple, enfin, tu vois...

Il détourna le regard à nouveau, sentant le sang lui monter au visage. Il se rappela à retard que Juliet était la meilleure amie d'Olivia, et espéra qu'il n'était pas en train de faire une grosse bêtise. Mais il avait l'impression qu'il pouvait compter sur elle, et peut-être qu'Olivia lui avait déjà raconté l'histoire du baiser, de toute façon... Auquel cas cela ne serait pas une grosse surprise pour la Gryffondor.

"Ca fait quelques mois, depuis début avril. Et personne ne le sait, à part ma soeur, celle de Sam et les personnes qui l'ont appris par accident."

Levant les yeux au ciel au souvenir de sa propre négligence, il laissa échapper un petit soupir avant de reporter son attention sur Juliet, l'air sérieux.

"Je préfère ne pas en parler à ma famille pour l'instant, le temps de préparer le terrain et aussi de...enfin, d'être bien sur de ce que je veux. C'est surtout pour ça que je tenais à m'installer ici, en fait. Bref, voilà, maintenant tu le sais, ce qui n'est pas plus mal puisqu'on va vivre à côté. Et euh, ben...bref, voilà."


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« Crois-moi, si les moldus avaient connaissance de notre existence, nous serions les fous. » déclara-t-elle avec un sourire amusé.

Par le passé, c’était ce qu’il s’était passé, lors de la chasse aux sorcières. On les brûlait sur le bûcher, on les traquait, sans relâche. Ils n’étaient pas normaux, pour les moldus, eux, personnes pourvues de pouvoirs magiques. Ils maniaient une baguette magique, avaient des écoles spéciales, et exerçaient des métiers en rapport avec la magie. Et aux yeux des moldus, ce n’était pas logique. La magie ne pouvait pas exister, puisque ce n’était pas rationnel, puisqu’ils ne savaient pas d’où elle venait. Le problème était donc bien là. Evidemment, elle généralisait, puisqu’il y avait des enfants nés-moldus dans le monde magique et leurs parents prenaient – relativement – bien la nouvelle. Pourtant, elle était pour un rapprochement des deux mondes. Elle vivait dans les deux, et si elle considérait ça comme un avantage, aujourd’hui, elle n’avait pas toujours eu cet avis. Etre obligée de mentir à sa famille sur sa condition n’était jamais agréable, d’autant plus qu’elle était proche de cette fameuse famille, qu’ils se réunissaient souvent. Sa tante était également sa marraine, son oncle était le frère jumeau de son père, et elle formait avec ses cousins une petite bande indissociable. Alors oui, elle avait de la chance, de pouvoir s’intégrer entièrement autant dans le monde moldu que dans le monde sorcier. Mais elle restait mal-à-l’aise vis-à-vis des secrets qu’entraînait cette condition. Enfin. Elle n’était pas la première, et ne serait sûrement pas la dernière, alors à quoi bon se lamenter ? C’était le Secret Magique, et c’était comme ça.

Elle reporta son attention sur Théo, qui alignait quelques mots de français, et joignit son rire au sien. L’apprentissage du français, c’avait été une grande étape de son voyage ! Elle n’avait aucune notion de cette langue, et avait dû improviser la plupart de ses phrases, au début du voyage. A la fin, elle avait acquis un peu plus de vocabulaire – même s’il restait très sommaire. Enfin, heureusement pour elle, la majorité des français parlaient relativement bien anglais, ce qui lui avait évité bien des problèmes de communication.

« Bien et vous monsieur ? » répondit-elle avec un accent anglais très prononcé. « Oui, on était à Paris, dans une auberge de jeunesse sorcière. On s’est beaucoup baladés, dans les deux mondes. Le monde sorcier, en France, est formidable. Et puis, les incontournables du monde moldu : la tour Eiffel, l’arc-de-Triomphe, le Louvres, les bords de Seine… On est allés à Versailles aussi, au château ! J’adore la France, il y a des endroits réellement magnifiques. » conclut-elle.

Elle avait adoré son voyage, sérieusement. Elle avait aimé découvrir ce pays qu’elle ne connaissait pas, elle avait aimé les moments qu’elle avait partagés avec Jeremy, et qu’elle n’était pas prête d’oublier. Elle retourna la question à Théo, qui sembla hésiter à lui répondre. Elle posa sur lui regard interrogateur, tout en portant une nouvelle fois la bouteille de jus de citrouille à ses lèvres. Lorsqu’il finit par lui dire qu’il était partit à Venise avec Sam, elle se détendit imperceptiblement. Au vu de son silence, elle s’était attendue à tout autre chose. Juliet allait prendre la parole, lorsque Théo releva la tête, coupant court à toute interrogation. Elle fronça quelque peu les sourcils, et l’écouta attentivement. Et l’observa, incrédule. Et tomba de haut. Il lui fallu quelques secondes pour assimiler la nouvelle. Théo Nott était gay et sortait avec Samaël. Théo était gay, réalisa-t-elle se redressant.  Il enchaîna, et la jeune fille posa un coude sur la table pour soutenir son menton, l’observant longuement.

Evidemment qu’elle ne le jugeait pas. Déjà, parce qu’elle n’avait pas de préjugés sur les homosexuels, que Théo était qui il voulait. C’était seulement étonnant, d’entendre cela. D’autant plus que ledit petit-ami du Poufsouffle lui avait assuré quelques mois plus tôt n’avoir personne dans sa vie.  Lorsqu’il évoqua sa famille, elle grimaça avec compassion, et tendit le bras pour lui saisir la main, et la presser dans la sienne, en lui adressant un sourire désolé. S’il y avait une chose dont elle était certaine, c’était que l’homosexualité était mal vue, dans les familles de la Haute Société, considérée comme une tare, même. Elle se souvenait avoir entendu sa grand-mère en parler, et se souvenait également avoir été répugnée par son discours. Mais Isadora Flint était intolérante, ce n’était plus un fait à débattre. Or, ce n’était pas la seule, malheureusement, dans la Haute, à avoir ce genre d’opinion. Restant silencieuse quelques instants, elle finit par croiser le regard de Théo.

« Je savais bien que Sam me mentait, lorsqu’il me disait qu’il n’avait personne. » commença-t-elle en riant doucement, dans l’espoir de dérider un peu son ami, qui n’avait pas l’air à l’aise.

« Tu as une idée de comment vont le prendre tes parents ? » demanda-t-elle finalement.

Puis, prise d'un élan soudain, devant l'hésitation du Poufsouffle, elle se leva, et s'avança vers Théo. Elle passa ses bras autour de son cou, et l'entraîna dans une étreinte amicale. Après quelques instants, elle se recula, et s'appuya contre la table, tournant la tête vers le jeune homme.

"Et donc, ces vacances ?" poursuivit-elle, pour faire prendre par la suite une tournure plus légère à la conversation.



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Il y avait toujours un silence. Ce silence ébahi qui suivait l'annonce de son homosexualité, la même pause lourde de sens qu'avait observé Artémis quelques temps auparavant. Théo détestait ce silence qui le laissait mort d'anxiété, libre d'imaginer toutes les questions, les remarques et les images qui se formaient dans l'esprit de son interlocuteur. Se demandaient-ils s'il était toujours fréquentable, maintenant, ou si cela faisait de lui un pestiféré ? Espéraient-ils que cela ne soit qu'une phase, quelque chose qui lui passerait ? Tentaient-ils d'imaginer comment il en était arrivé à une telle extrémité ? Ou bien prenaient-ils simplement le temps d'assimiler, avant d'avoir une réaction favorable ? Théo ne saurait jamais ce qui était passé par l'esprit de Juliet à cet instant, mais cela n'avait pas d'importance. Elle pouvait être surprise, mais sa réaction était bien plus favorable qu'il n'aurait osé l'espérer. Ce sourire de compassion et cette main qui vint serrer la sienne le rassurèrent instantanément et il se sentit envahi par le soulagement. Théo adressa un regard affectueux à la jeune fille, réalisant qu'il la considérait à présent comme une véritable amie. Il n'avait pas besoin d'avoir passé un temps considérable auprès d'elle pour savoir qu'il l'appréciait et qu'il pouvait lui faire confiance, et elle avait accepté son secret sans rechigner. Cela semblait peu, mais Théo savait que rares seraient les personnes qui en feraient autant, d'autant plus une personne qui avait du sang de Flint dans les veines.

"Ne lui en veut pas trop", répondit Théo avec un petit rire, quand elle mentionna Samaël. "Il te l'aurait dit depuis longtemps, à toi et à tout le monde, si cela ne tenait qu'à lui."

Son rire se fana quand elle mentionna ses parents et il baissa le regard avant de hausser les épaules. Ses parents... Ce léger détail qu'il ne faisait que repousser semaines après semaines, sachant pertinemment que ses petits projets de vie à deux avec Samaël risquaient d'être très sérieusement secoués. Relevant la tête, Théo adressa un sourire amer à la jeune fille.

"Comme on peut s'y attendre de la part d'un mangemort et de son épouse, de la part de deux Nott, j'imagine. Ma mère a considérablement assoupli son discours vis-à-vis d'Artémis et de moi à l'issue de la guerre, je pense qu'elle voulait nous épargner des difficultés à l'école. En pure perte pour moi, je ne voulais pas l'entendre, mais je comprends aujourd'hui... J'ai déjà du mal à supporter les remarques sur mon père alors quand je pense à ce qui m'attend..."

Il grimaça de façon significative avant de reprendre :

"Bref, pour en revenir à ma famille, il n'y a aucune chance pour qu'ils l'acceptent. La seule chose que je ne sais pas vraiment, c'est à quel point ils vont mal le prendre. Mais je risque d'avoir des choix difficiles à faire, c'est sur."

Que ferait-il, si ses parents le mettaient devant un ultimatum ? Eux, sa situation, son nom ou bien son amant ? Il sentait ses entrailles se nouer à la simple possibilité. La seule issue possible serait de révéler son secret à sa famille en même temps qu'au reste de la haute société. Ainsi, il n'aurait plus le moindre choix à faire. Le mal serait fait et ils n'auraient plus qu'à en tirer les conséquences. Oui, il devrait faire cela comme un sparadrap que l'on retire d'un coup... Avec surprise, Théo vit la jeune fille se lever pour le serrer contre lui. Emu, il lui rendit son étreinte et lui adressa un sourire reconnaissant tandis qu'elle s'appuyait sur la table, avant de faire prendre une autre tournure à la conversation. Aussitôt, le sourire de Théo se fit plus franc, plus passionné.

"Les vacances étaient formidables. L'Italie est un pays à la fois riche en histoire et en culture moldue et sorcière, je crois que nous ne sommes pas restés assez longtemps. J'aurai adoré passer à Rome, mais..."

Mais il n'avait pas assez d'argent. L'an prochain, s'il était pris chez les oubliator, peut-être pourrait-il y retourner. Haussant les épaules, il ajouta :

"Il y a de quoi faire, à Venise, de toute façon. La Venise sorcière est fascinante, on peut assister à des reconstitutions de bals avec les masques bien sûr, des costumes somptueux et des bijoux à faire pâlir d'envie une royauté. Et puis c'est une très jolie ville, avec ses canaux, sa lagune... Moi qui aime l'eau, j'étais servi. Même si les italiens ne sont pas le peuple avec qui je me sens le plus à l'aise, je crois."

Riant doucement, il se remémora la verve et l'assurance des italiens qu'il avait rencontré et se rappela s'être senti fort différent, avec sa retenue. Mais le dépaysement n'avait pas que ses inconvénients, loin de là, songea-t-il en se remémorant les instants qu'il avait pu passer avec Sam sans que personne ne les reconnaisse. Théo avait bien surpris quelques regards de travers mais il était devenu maître dans l'art du regard glacial et il en fallait plus pour l'intimider. Quant aux remarques désagréables, si jamais il y en avait eu, eh bien il ne les avait pas comprises. Ce n'était qu'un faible prix à payer... Il avait un souvenir vif de la première fois qu'il avait osé embrasser Samaël dans un lieu public. C'était comme si le fait de ne pas avoir à dissimuler leur relation donnait à leurs baisers une saveur toute particulière...

"Et puis c'était agréable de pouvoir passer un peu de temps avec Sam en public sans devoir faire attention au moindre geste", avoua-t-il dans un demi-sourire. "Mais j'imagine que tu dois comprendre un peu ça, tu es devenue la star de Radio Poudlard, ces derniers temps... J'imagine que tu dois être contente de t'éloigner un peu du château, non ? Moi en tout cas je suis plutôt heureux, huit ans c'est long, même si Poudlard me manquera un peu et que l'avenir est pour le moins incertain..."

Théo réalisa alors qu'il ne savait pas grand chose des projets d'avenir de son amie.

"Tu as des projets pour l'an prochain, hormis l'université ?"


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La Haute Société. La Haute et ses codes, son étiquette, ses réceptions mondaines. Elle avait été assez protégée de cette sphère, dès sa naissance, par son statut de sang, et n’avait pas les mêmes contraintes qu’une Lestrange ou une Harris. Bien que toute Wilson qu’elle était, elle restait la première petite fille d’Isadora Flint. Elle restait Flint. Souvent, on l’oubliait, autour d’elle. Qui associerait Juliet Wilson aux Flint ? Elle-même avait tendance à faire abstraction de cette partie de sa famille. Elle pensait, souvent, avoir tout prit des Wilson. Pourtant, au fil des années, elle se découvrait un trait de caractère, qu’elle apparentait plus à sa famille maternelle, qui restait bien malheureusement une partie de sa vie, et le nier aurait été stupide. Elle retint un sourire en songeant à toutes les disputes qui l’avaient opposé à sa grand-mère – et dont le nombre était relativement élevé. Le dernier sujet phare était le mariage, puisqu’Isadora semblait vouloir lui trouver un prétendant, le plus rapidement possible après sa sortie de Poudlard. Elle imagina la crise cardiaque que sa grand-mère aurait contractée en rencontrant Killian. Si elle pouvait être certaine d’une chose, c’était que si Isadora n’approuverait pas forcément sa relation avec Jeremy, elle ne la rejetterait pas non plus. Il avait, dirait-elle, le bon goût d’avoir des parents sorciers. Elle ferma brièvement les yeux, avant de reporter son attention sur Théo.

Théo Nott, qui lui, justement, avait bien plus de contraintes, en jeune homme de bonne famille. Elle ne se doutait pas que sa mère souhaitait qu’il fasse un beau mariage, avec une jeune fille de haute naissance. Qu’il fonde une famille, sûrement. La pression était deux fois plus grande, et l’enjeu était double. Et lorsque ses parents apprendraient son homosexualité, toute la Haute Société saurait. Ce qu’on entendait sur les quelques rares hommes ou femmes à assumer leur orientation sexuelle n’avait rien de plaisant. Intérieurement, elle se promit d’être là pour son ami lorsqu’il déciderait de se révéler à tous. Lorsqu’il lui rendit son étreinte, elle sourit doucement, avant de reculer.

« Si jamais tu as besoin d’aide, ou de quelque chose, n'importe quoi… » proposa-t-elle. « Je pourrai toujours faire une annonce, le même jour que toi. Quelque chose d’énorme. Toute la Haute ne parlerait que ça, tu serais épargné au moins. » plaisanta la jeune fille, avant de rajouter plus gravement : « J’espère que ça ira. »

Ils changèrent alors de sujet, évoquant les vacances que le jeune homme avait passé avec Sam. L’Italie avait l’air magnifique, sous les paroles de Théo. Elle lui adressa un sourire complice lorsqu’il mentionna avoir apprécié le fait de pouvoir passer du temps avec Sam sans faire attention à ses faits et gestes, avant d’ajouter qu’elle devait comprendre ça, elle, star de radio Poudlard sur les derniers mois. Evidemment, quitter le château avait été difficile. C’était une page de sa vie qui se tournait, mais une nouvelle qui commençait. Mais il était vrai qu’elle appréciait pouvoir vivre sans trouver une rumeur à son sujet. Et passer du temps avec Jeremy était bien plus simple à présent, puisqu’au château, ils avaient décidé d’un commun accord de ne pas trop s’afficher ensemble en public.

« Quitter le château va me faire le plus grand bien. » avoua-t-elle. « Evidemment, ça me fait étrange de partir, on y a quand même passé huit ans de notre vie mais… Ça ne me déplait pas de commencer ma vie d’étudiante. Loin de radio Poudlard. » conclut-elle.

Et loin de Gwen Frost, par la même occasion. En voilà une qui ne lui manquerait pas !

« Flaquemare ! » répondit-elle avec enthousiasme à sa dernière question. « J’ai été recrutée par le club, au début de l’été. » précisa la jeune fille. « Et toi ? Quels sont tes projets ? »

Elle hésita quelques instants, avant de rajouter, sincère :

« Je suis heureuse que Sam t’ai trouvé toi. Après sa relation avec l’autre ab...*ruti*, avec son ex, j’ai eu peur qu’il mette plus de temps à s’en remettre. »

Si elle n’aimait pas Zacharias Johanson, c’était aussi parce qu’elle s’était longtemps maudit de l’avoir présenté à Samaël. Parce qu’il l’avait blessé, aussi, évidemment, et parce qu’il n’avait pas su le garder. Oh, elle n’était pas objective, assurément. Qui l’était complètement ?



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Théo éclata de rire à la proposition farfelue de Juliet. Il l'observa avec amusement en faisant mine de réfléchir.

"Quelque chose de tellement énorme qu'on oublie mon homosexualité ? J'ai du mal à imaginer ! Une liaison avec le professeur Virtanen pendant tes années Poudlard, peut-être. Ou alors, si tu tombais enceinte de quelqu'un de tout à fait inapproprié, comme un moldu, et encore... Tu pourrais tomber dans la magie noire, tiens, ou dans la racine de mandragore, dans l'alcoolisme ! Enfin, il en faudrait vraiment beaucoup... Mais c'est possible."

Théo haussa les épaules avec fatalisme, conscient que s'il devait attendre une annonce plus choquante que la sienne pour les nobles sorciers bien-pensant, il risquait d'attendre longtemps. Tant pis, il affronterait la tempête... un jour. Comme la conversation dérivait sur leur départ de Poudlard et leurs projets d'avenir, Théo se détendit peu à peu et mit de côté ses problèmes existentiels de coming-out. Les changements dans leurs vies étaient suffisamment importants, ces temps-ci, pour aborder les problèmes les un après les autres. La première étape, l'emménagement, s'était bien passé, songea-t-il en jetant un regard satisfait sur son petit appartement avec vue sur la mer. Il reporta son attention sur Juliet lorsque la jeune femme lui appris avoir été sélectionnée par l'équipe de Flaquemare.

"Vraiment ? Bravo, c'est une excellente équipe, je suis ravi pour toi !", lança-t-il avec un sourire sincère. "Du Quidditch, hm ? Je te voyais plutôt en chanteuse charismatique d'un groupe de rock, mais le Quidditch te correspond bien aussi. Ton copain a été sélectionné quelque part aussi, j'imagine ?"

Il se demanda si Juliet aurait à affronter son petit-ami dans une équipe concurrente, ou à composer avec lui dans la même équipe. Des deux solutions, il se demandait laquelle était la plus difficile. Certes, leur idylle avait visiblement vu le jour pendant qu'ils étaient tous les deux dans une même équipe mais la pression n'était pas la même dans le milieu professionnel. Travailler avec son petit-ami ne devait pas être facile, songea-t-il en songeant avec satisfaction aux deux voies fort divergentes que Samaël et lui allaient emprunter.

"Je vais devenir stagiaire chez les Oubliators", répondit Théo avec fierté et enthousiasme lorsque Juliet l'interrogea à son tour.  "Je viens d'apprendre la nouvelle. Je suis ravi, pour être honnête ce n'était pas la voie à laquelle je me destinais initialement. L'an dernier je n'avais même pas pensé à postuler mais maintenant je me dis que cela me correspond bien. L'influence du London Eye peut-être..."

Son visage se fit légèrement rêveur alors qu'il revivait le très étrange concert de Voldy et la panique qui avait suivi. Quel beau cafouillage, par Merlin ! Enfin, la catastrophe avait été évitée et cela leur faisait maintenant des souvenirs pour le moins cocasses à raconter. Théo fut tiré de ses pensées par la voix douce de Juliet, dont les paroles le firent sourire.

"Merci", répondit-il, touché que Juliet, qui était proche de Samaël, le juge approprié pour lui. "Je ne m'attendais pas à...être celui qui l'aide à s'en remettre."

De toute évidence. La mention par Juliet de l'ex de Sam, qu'elle faillit gratifier d'un nom fort peu flatteur, titilla sa curiosité et il l'interrogea du regard.

"Zacharias Johanson... Tu le connais ? Tu n'as pas l'air de le porter dans ton coeur..."

Théo se demandait bien pourquoi. Certes, Zach avait fait souffrir Sam mais l'inverse était également vraie et Juliet en avait probablement conscience, non ? De toute façon, depuis sa rencontre avec l'ancien Serpentard, Théo avait bien du mal à savoir ce qu'il pensait à son sujet. Un mélange de compassion et de rivalité, de méfiance et de colère, tout cela à la fois... Il hésita un instant avant de décider de se confier à Juliet, peut-être pourrait-elle l'aider à y voir plus clair.

"J'ai fais sa connaissance il y a quelques jours, au Chemin de Traverse. Notre échange a été...hum...musclé, je dirais. Je ne suis pas sur de l'apprécier non plus... Il faut dire qu'il a été particulièrement odieux, même s'il s'est excusé ensuite. Et puis..."

Théo s'interrompit, se mordillant la lèvre inférieure avec hésitation, avant de se décider à souffler :

"Je crois qu'il aime encore Sam. Et ça ne me plait pas. Vraiment pas."


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« Je verrai ce que je peux faire ! » répondit-elle avec amusement « Même si je pense que ça déplairait à certaines personnes… » confia-t-elle.

Effectivement, elle n’était pas certaine que Jeremy apprécie plus que ça qu’elle tombe enceinte d’un moldu, et n’avait elle pas très envie de devenir alcoolique. Quant à tomber dans la magie noire… Elle ne savait pas vraiment qui pourrait lui enseigner de telles pratiques. Il ne lui restait plus qu’à promettre à son ami de le soutenir lors de son annonce. C'était la moindre des choses, après tout. Ce serait probablement quelque chose de difficile à avouer, et elle n’abandonnerait décidemment pas le jeune homme face à toute la Haute Société, si elle pouvait lui être d’une quelconque aide. Elle était bien placée pour savoir que la tolérance y était basse. Elle ressentit une vague de compassion à l’égard de Théo. Si elle se fichait bien de l’avis que la Haute pouvait avoir sur elle, elle se doutait que ce n’était pas la même chose pour tout le monde, notamment pour ceux dont l’opinion publique était importante pour leur famille. Les familles touchées par la guerre, généralement, comme les Nott, les Lestrange, pour ne citer qu’eux. Juliet posa un regard affectueux sur le jeune homme, alors qu’un léger sourire éclairait son visage.  

« Dans tous les cas, je te soutiendrai. » affirma-t-elle avec force.

Elle n’était décidemment plus à ça près. Et puis, l’amitié, ça avait toujours eu énormément de valeur aux yeux de Juliet. Bien plus que toutes les réceptions mondaines réunies, bien plus que toute à la Haute Société. Et si elle ne connaissait pas Théo depuis très longtemps – personnellement, du moins, parce qu’elle avait partagé sa classe pendant huit ans, tout de même – ce n’était pas pour autant qu’elle ne le considérait pas comme un ami. Elle avait cette impression de pouvoir lui faire confiance, et celle de ne pas se tromper, en pensant cela. C’était le plus important, décida-t-elle en offrant un sourire sincère au jeune homme.

« Merci ! » s’exclama-t-elle avec enthousiasme, avant de rire à la plaisanterie du jeune homme. « Non, il faut croire que ma carrière de chanteuse va s’arrêter avec mon départ de Poudlard. » rit la jeune fille, avec une pensée pour les Dark Boursouf, et une autre, moins agréable, pour Sorden. « Non, il ne continue pas dans le Quidditch. Il aurait pu, j’imagine, pourtant. Jeremy entre à Lycaon, l’année prochaine. L’école de Métamorphose. » précisa-t-elle, fière de son petit-ami.

Elle avait toujours été certaine, qu’il serait prit, en toute objectivité. En réalité, elle avait toujours cru en Jeremy, lorsqu’ils avaient appris à se connaître un peu mieux. Depuis que leur amitié s’était solidifiée, depuis qu’elle le considérait comme son meilleur ami, puis comme son petit-ami. Elle avait placé, inconsciemment, une foi inébranlable en lui.

« Les Oubliators, rien que ça ? » demanda-t-elle avec un sourire. « Bravo ! C’est génial ça, Théo ! Je suis heureuse pour toi. » lança-t-elle en souriant. « Tu as bien réagi, pendant l’attentat Mardolien. » se souvint-elle en se rappelant avec quelle aisance il avait réussi à calmer Ariane, d’un mensonge assez joliment inventé. « Et puis, comme ça on aura quelqu’un vers qui se tourner si un évènement de ce genre se reproduit. » conclut-elle, mi-amusée mi-sérieuse.

La menace Mardolienne semblait encore plus grande, et tout le monde semblait en prendre réellement conscience. Ce n’était pas qu’un simple groupe qui essayait de se donner de l’importance. C’était une véritable menace pour le monde magique. Elle sentit un frisson lui parcourir l’échine. Elle avait beau avoir une famille à moitié moldue, ce n’était pour autant qu’elle prônait la chute du Secret Magique, et encore moins par ce genre de moyens. Enfin, l’évènement était classé, et c’était le principal. La voix de Théo la fit sortir de ses pensées, et elle lui adressa un sourire alors qu’il déclarait ne pas s’être attendu à être la personne qui aiderait Samaël à se remettre de sa rupture. Elle s’en doutait bien.

« Je le connais… Vaguement. En réalité, j’ai poussé Sam dans ses bras, lorsqu’il m’a dit penser être homosexuel. Enfin, pousser est un bien grand mot. Quoiqu’il en soit, quelques semaines plus tard, il était à ramasser à la petite cuillère, et de ce que j’ai pu lui tirer comme informations, sa rupture avec Zacharias ne s’était pas réellement bien passée. Qu’il s’était mal comporté avec lui, ce jour là. Bref, j’imagine que ça ne m’a pas aidé à l’apprécier, et que me sens un peu coupable. » expliqua-t-elle avant d’hausser les épaules.

Lorsque Théo mentionna sa rencontre avec Zacharias, la jeune fille fronça les sourcils, avant de poser un regard interrogateur sur le jeune homme.

« Musclé ? Vous vous êtes battus ? Il t’a insulté ? » s’enquit-elle en tendant le bras pour attraper sa bouteille de jus de citrouille qu’elle avait abandonné en se levant, pour la porter à ses lèvres, tout en réfléchissant aux derniers propos de Théo.

« Oui, c’est possible. Leur rupture a été brutale, après tout, et ils ne se sont pas parlé depuis. Si Zacharias a été odieux à ce moment, il y a de grandes chances pour qu’il regrette ce qu’il a dit… Et qu’il ne comprenne pas que Sam, lui, a tourné la page. Avec toi.»



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La déclaration de soutien de Juliet à son égard, prononcée avec détermination, lui fit chaud au coeur. Impulsivement, il tendit le bras pour serrer sa main dans la sienne tout en baissant les yeux, légèrement intimidé. Il avait l'impression de s'être fait une amie avec or en la personne de Juliet et il n'était pas habitué. Non, il n'était pas habitué à ce qu'on le regarde avec une telle affection, et il se promit intérieurement de tout faire pour ne pas gâcher cette amitié. Quelque chose lui soufflait qu'il en aurait besoin... Lâchant la main de Juliet lorsque la conversation dériva sur leurs études, il haussa un sourcil surpris à l'évocation de l'académie Lycaon. Mais oui, cela lui revenait, désormais ! Baker lui en avait parlé avant la soirée de fin d'année. Hélas, ses souvenirs de cette soirée étaient tellement flous qu'il en avait oublié une bonne partie. Rien de trop compromettant, sinon on se serait empressé de le lui rappeler, mais tout de même ! Théo médita l'information un moment. Qui eut cru que ce benêt blond de Baker avait un cerveau ? Certainement pas lui, mais s'il avait réussi à obtenir l'affection de Juliet c'était forcément qu'il était moins bêta qu'il n'en avait l'air, songea Théo avec vanité. Peut-être qu'il prendrait la peine de discuter avec lui, un jour. Cette année, ils s'étaient ignorés avec indifférence lors des quelques cours qu'ils partageaient. Théo trouvait Baker agaçant et inintéressant, à obtenir l'attention de tous sous prétexte qu'il savait se tenir sur un balai, et nul doute que Baker devait le trouver un peu sinistre. Ce qu'il n'était pas, évidemment.

"Merci", répondit-il en souriant aux félicitations de la jeune fille. "Oui, j'ai été surpris de ma propre capacité à raconter des mensonges à ta cousine ! Je pourrai m'entraîner sur elle. Vous vous ressemblez beaucoup, toutes les deux, d'ailleurs ! Vous êtes proches, toutes les deux ? Ce n'est pas trop dur de garder le secret, au quotidien ? Elle a avalé le mensonge officiel pour l'attentat ?"

Théo médita un instant la réflexion de la jeune femme. Ils auraient quelqu'un vers qui se tourner... Avec la menace des mardoliens, qui s'était fait plus précise et réelle en quelques semaines, ils allaient en avoir besoin.

"Oui, je crois que c'est un métier qui a de l'avenir", répondit-il avec une légère amertume. "Les mardoliens... Ces gens sont soit fous, soit dangereux, peut-être les deux."

Il secoua la tête avec incrédulité, une expression de dégoût sur son visage. S'il pouvait faire quoi que ce soit pour contrecarrer leurs projets, ce serait avec plaisir. La discussion ne s'attarda pas sur la menace des mardoliens bien longtemps. Théo se leva et se posta devant sa fenêtre un instant pour contempler la mer, tandis que Juliet lui racontait comment elle avait poussé Sam dans les bras de Zach. Théo comprit que la jeune femme n'était pas au courant de la raison de la rupture entre les deux jeunes hommes, ce qui expliquait probablement sa si mauvaise opinion de Zach, et hésita un instant à la lui confier. Il n'hésita pas longtemps, cependant, trop heureux d'avoir enfin une amie à qui il pouvait confier tout et n'importe quoi. Elle le soutenait dans tous les cas, elle le lui avait dit, et il avait envie d'y croire. Se détournant de la vue, il s'appuya contre la fenêtre et esquissa un petit sourire en se rappelant son altercation avec Zacharias.

"Insulté, oui, battus, aussi ! Enfin, je l'ai frappé, une fois. Il m'avait traité de consanguin, aussi, cet abruti... Et il m'a frappé également une fois. Je l'avais rendu jaloux... Mais après, on a discuté, et je crois que je..."

Les mots se bloquèrent dans sa gorge, mais il se força à finir sa phrase, avec une légère grimace :

"Je crois que je l'aime bien. Pour être honnête, je ne suis pas complètement étranger à leur séparation, tu sais, alors je peux comprendre que Zach m'en ait voulu... Même s'il a franchement agi comme un crétin ensuite. Ce qui s'est passé, c'est que j'ai embrassé Sam dans le dortoir, un jour, alors qu'il était en couple avec Zach. Ce n'était pas... Enfin ce n'était pas pour essayer de le conquérir, au contraire, j'ai essayé de toute mes forces d'oublier ce qui s'était passé, sans réussite de toute évidence... Bref, Sam l'a dit à Zach et il n'a pas été très adroit dans ses propos, vu ce qu'il m'a raconté. Du coup, Zach l'a quitté. Mais je sais que Sam aimait encore Zach à ce moment là... Et un peu plus tard, on se mettait ensemble. Zach, lui, espérait encore une réconciliation lorsqu'on s'est croisés la semaine dernière, il me l'a dit. Mais ensuite on a discuté un moment et je pense qu'il a abandonné l'idée. Tu as raison, je crois qu'ils auraient besoin de parler mais..."

Théo n'était pas ravi par l'idée d'une discussion à coeur ouvert entre les deux amants. Des discussions à coeur ouvert, il en avait eu plusieurs ces derniers mois, et ce qui en était ressorti n'avait pas toujours été positif... Le visage indigné et hautain de Cécilya apparut devant ses yeux et il les ferma brièvement, sentant son coeur se serrer douloureusement dans sa poitrine. Il prit une profonde inspiration en se tournant à nouveau vers la mer, observant les vagues se briser. Non, il ne pouvait pas y penser, pas maintenant. Théo avait fermement repoussé toutes ses pensées et émotions provoquées par la mort de la jeune femme, quatre jours plus tôt, et il ne pouvait pas y penser maintenant. Il avait trop à faire, trop à gérer dans sa vie pour ne pas se laisser submerger par cela. Sinon... Un léger frisson le parcourut et il reporta son attention sur Juliet. De quoi parlaient-ils, déjà ? Ah, oui, Zach. Se concentrer sur sa vie sentimentale était moins dangereux.

"Mais, quand même, je n'aime pas trop savoir qu'il a cet ex éperdu d'amour pas loin, surtout maintenant que je sais qu'il n'est pas aussi crétin qu'il en a l'air.

*Surtout maintenant que je comprends comment on peut être attiré par lui*, songea-t-il en sentant ses joues s'empourprer légèrement. Baissant légèrement la tête pour la soustraire à la vue de Juliet, il revint auprès d'elle et saisit sa bouteille de jus de citrouille pour se donner une contenance.

"De la jalousie mal placée, sûrement", conclut-il en portant sa bouteille à ses lèvres.


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« Mon père et le sien sont jumeaux, ça doit expliquer notre ressemblance. » déclara Juliet lorsque Théo évoqua sa cousine. « Oui, on s’entend très bien ! On a passé toute notre enfance ensemble, à vrai dire, elle n’a que quelques mois de moins que moi. » expliqua la jeune fille en souriant, nostalgique. Les dernières questions de son ami la laissa silencieuse quelques instants, et elle finit par y répondre. « Si, c’est difficile. Extrêmement difficile, en réalité. Mentir à une personne que tu connais depuis toute petite, qui pense te connaître par cœur… C’est abominable. Je mens à ma famille tout le temps, à mes oncles, mes tantes, mes cousins. Ma mère m’aidait souvent, mais j’imagine que je vais devoir me débrouiller toute seule, maintenant… » elle fronça les sourcils, songeuse. « Je crois qu’elle y a cru, oui. J’ai l’impression qu’elle se doute que je lui cache quelque chose, par contre. Elle me pose énormément de questions, sur mes études, mon projet d’avenir, mon université, Poudlard… » Fataliste, elle haussa les épaules. « Un des seuls bons côtés à aller chez les Flint, je n’ai pas besoin de mentir sur ça ! » lança-t-elle, faussement enjouée.

Autant dire qu’elle préférait nettement passer une semaine chez les Wilson, qu’une soirée chez les Flint. Ils étaient bien plus agréables, et de loin. Sa tante – sa marraine – était une femme extraordinaire, ouverte, accueillante, qui l’avait soutenu tout au long de l’année. Elle adorait sa famille paternelle, et c’était d’ailleurs pour ça qu’elle haïssait tant leur mentir. Malgré ça, elle n’imaginait pas non plus avouer la vérité, les mettre au courant de sa condition de sorcière. Elle n’avait pas le droit, elle le savait. C’était le Secret Magique, et il était interdit de le briser. C’était comme ça, c’était une des premières règles qu’on lui avait apprise. Fait attention en traversant, donne la main à ton père, ne t’éloigne pas de la maison, ne parle jamais de magie aux moldus. Aussi, si elle pouvait essayer de comprendre les ambitions des Mardoliens, elle ne les partageait pas. Evidemment, qu’elle avait été plus qu’heureuse que le MIM soit élu, aux dernières élections. Mais faire tomber le Secret Magique, en utilisant la force… Non.

« Dans tous les cas, ce sont un danger pour le monde sorcier. » commenta Juliet, songeuse. « L’équilibre entre les deux mondes est déjà fragile, alors si le Secret Magique venait à tomber… »

Ce serait la catastrophe. Chassant ces pensées de son esprit pour reporter son attention sur Théo, la jeune fille préféra se concentrer sur ses paroles. Elle fronça les sourcils lorsqu’il avoua s’être battu avec Zacharias, leva les yeux au ciel alors qu’il mentionnait qu’il l’avait insulté de consanguin et posa un regard doux sur le jeune homme. Voir sa famille se faire insulter n’était jamais chose facile – elle était bien placer pour le savoir – et l’idée reçue de la consanguinité dans les familles Sang-pur était réellement blessante. On disait que les grandes familles étaient toutes cousines, et c’était quasiment la réalité. Par alliance, du moins. Elle savait que les Flint étaient liés aux Burke, aux Black, aux Bulstrode, aux Gamp, aux Yaxley  et aux Rowles par les mariages de ses oncles, tantes, ou cousins. Mais c’était profondément stupide de clamer que les Sang-Purs ne se mariaient qu’entre cousins.

Elle allait prendre la parole, lorsque Théo poursuivit une nouvelle fois, la mettant au courant d’une histoire dont elle n’avait jamais entendu parler. Evidemment, elle se doutait que Zach n’avait rompu avec Sam sur un coup de tête, qu’il devait avoir une raison, mais elle n’avait jamais pensé qu’un baiser entre son petit-ami et Théo avait été l’élément déclencheur. Elle contempla son ami quelques instants, alors qu’il concluait son récit, remettant le fait qu’il n’était pas ravi de savoir l’ex petit-ami de Sam encore amoureux sur de la jalousie mal placée. Elle lui sourit en avalant une autre gorgée de jus de citrouille.

« Je serais bien mal placée pour émettre un quelconque jugement sur votre histoire. » commenta-t-elle, amusée. « D’ailleurs, même si je pouvais, je n’aurai rien à dire, je suis ravie pour vous deux. C’est triste pour Zach, certes, mais… Vous vous aimez, et malgré tout l’amour qui porte à Sam, il ne peut rien faire contre ça. » finit-elle par lâcher. Et là, elle était bien placée pour le savoir. « Quand à la jalousie… C’est normal d’être jaloux – ou méfiant – des personnes qui tournent autour de nos chéris… » souffla-t-elle, malicieuse. « Je n’ai jamais aimé les groupies de Jeremy. » conclut-elle avec un sourire, avant de reprendre. « Théo ? Je peux te poser une question indiscrète ? Ne te sens pas obligée d’y répondre, hein, mais… Comment tu as su que tu étais gay ? Lorsque tu t'es aperçu que tu aimais Sam plus que de raison, ou avant ? » demanda-t-elle sans détour – on repassera pour la subtilité.



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Songeur, Théo réfléchit quelques instants avant de répondre à mi-voix :

"Après cela, même. Mes sentiments pour Sam étaient confus, c'était mon meilleur ami, après tout, alors il était normal que je tienne à lui, que j'ai envie de le protéger... Du moins, c'est une excuse qu'il était tentant d'adopter, après mon premier dérapage. J'ai voulu penser que ce n'était qu'une façon de me raccrocher à lui, de tenter de le comprendre. C'est néanmoins à ce moment là que j'ai commencé à me poser des questions, car avant j'avais plutôt l'impression d'être en colère contre lui, comme s'il mettait notre amitié en péril avec ses penchants dégoûtants. J'ai compris par la suite que ce qui me dérangeait était de toute autre nature, mais je ne l'ai réellement accepté et je n'en ai vraiment été sûr qu'après, quand..."

Théo croisa le regard de Juliet et détourna aussitôt les yeux, avant de se racler la gorge. Il y avait des sujets que l'on abordait pas en public, qui appartenaient à l'ordre du privé, de l'intime. C'était ce que l'on avait appris à Théo et il ne se voyait pas aller à l'encontre de ce principe de bon sens.

"Je ne peux pas parler de cela avec une dame, désolé, ce n'est pas approprié", répondit-il d'un ton pincé, un petit sourire s'étirant néanmoins au coin des lèvres. Education de la haute, quand tu nous tiens ! De toute façon, Juliet aurait probablement compris de quoi il parlait de toute façon, et Théo se doutait qu'il en fallait plus pour l'effaroucher. Mais ces sujets le mettaient mal à l'aise et, même s'il appréciait beaucoup Juliet, ils ne se connaissaient pas depuis très longtemps, en dépit des années à assister aux mêmes cours.

"Quant à toi, tu vaux bien mieux que n'importe quelle groupie, et Jeremy ne s'y est pas trompé. D'ailleurs en devenant une star du Quidditch c'est toi qui risques d'avoir une foule d'admirateurs..."

Un sourire taquin aux lèvres, il la considéra avec curiosité. N'avait-elle pas peur de la pression ? Lui n'aurait jamais pu embrasser une telle carrière, sous le feu des projecteurs. Il y avait parfois un culte qui se formait autour des meilleurs joueurs et il fallait avoir les épaules pour encaisser. Il ne doutait pas que Juliet était une femme forte et pleine de ressources mais cela restait un grand pas en avant pour une jeune femme de son âge... Théo ne lui fit pas part de ses pensées, ne souhaitant pas la décourager avant même avoir commencé. Ce qui lui arrivait était exceptionnel et il ne serait pas celui qui l'en détournerait.

"Comment vous vous êtes trouvés, tous les deux ?", demanda-t-il plutôt, tout aussi curieux de savoir ce que Juliet pouvait trouver à son blondin.

La conversation dériva donc sur la vie sentimentale de Juliet, ce qui n'était pas pour déplaire à Théo, heureux de ne pas avoir à réfléchir à la sienne. Ils parlèrent un bon moment puis Juliet laissa Théo à ses cartons. Le jeune homme passa la soirée à déballer et à organiser son nouvel appartement, avant de descendre observer le coucher de soleil sur la plage, le plus éloigné possible de tout moldu. Théo se sentait néanmoins plus détendu que depuis longtemps. Enfin, ça y était, il avait réussi à prendre une décision et à s'y tenir, à convaincre sa mère et à s'installer. Et en plus, il avait Juliet et Sam comme voisins... Les moldus n'étaient plus qu'une petite ombre dans ce charmant tableau, une ombre qui, il l'espérait, finirait par ne plus en être une.

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Les étranges inventions des moldus [Théo & Juliet]

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