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 A la queue leu-leu [Andrew]

Noah ForesterPréfetavatar
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Dernière édition par Noah Forester le Dim 29 Déc 2013 - 23:10, édité 1 fois
18 août 2007 


Les doigts de Noah feuilletaient avec une attention toute particulière la nouvelle édition des Secrets de la sorcellerie médiévale, du non-moins célèbre historien Garius Tomkink. Il avait  eu l’occasion d’en feuilleter un vieil exemplaire à la bibliothèque de l’école, poussé par la curiosité de découvrir d’autres œuvres de l’auteur Histoire de Poudlard, trop peu connu par les concernés à son goût.  Il fallait dire que l’histoire de la magie n’avait jamais remporté de franc succès parmi les élèves. Noah faisait partie des rares passionnés de cette matière honnie de tous. Il avait un petit côté rat de bibliothèque qu’il tenait sans doute de sa mère. En effet, à le voir ainsi, le livre en main, séduit par  la reliure en cuir de dragon ciselée d’une fine dorure qu’il observait avec des yeux ronds, il avait l’apparence à cette seconde de la parfaite petite Serdaigle qu’avait été Diana Highlands.
Cette dernière l’accompagnait d’ailleurs ce jour-là, exceptionnellement. Son père était sensé avoir sa garde en août, mais pour l’achat de ses fournitures scolaires, la présence de sa mère était plus désignée. Il leva son nez du bouquin pour la chercher des yeux et finit par la voir plus loin, à feuilleter elle aussi d’autres livres. Noah esquissa un sourire imperceptible. S’il devait y avoir un point commun entre sa mère et lui, c’était bien le temps qu’ils pouvaient passer dans une librairie. Il la rejoignit d’un pas tranquille, curieux de voir quel livre l’intéressait.

« Modifications de la juridiction concernant les actes de propriété magiques au cours du XIXème siècle… » lut-il dans un souffle.

Typiquement le genre de livre qui aurait profondément ennuyé tout enfant de son âge, et même toute personne ne faisant pas partie du domaine professionnel concerné, mais il se retint de faire un commentaire. Cependant Diana devina facilement ce qui se tramait dans la tête de son fils et jugea bon de préciser :

« C’est pour le travail.
- Je m’en doute.
- On a reçu au bureau des documents à authentifier pour une affaire judiciaire en cours. Ca nous pose quelques soucis, il nous manque certaines informations » expliqua t-elle, en fronçant les sourcils, le regard concentré sur le livre.
 
Diana Highlands occupait le poste de sous-directrice aux Archives Magiques du ministère. De solides connaissances en histoire et en droit magique étaient nécessaires pour pourvoir à ce poste et Diana, employée passionnée qu’elle était, ne se considérait jamais comme détentrice d’un savoir suffisant. A Poudlard, elle avait appris à puiser ses informations dans les livres, chose qu’elle cultivait toujours et qu’elle avait transmis à son fils, même si celui-ci était moins zélé et beaucoup plus sélectif dans ses lectures.  Il ne tarda d’ailleurs pas à changer de sujet :

« Bon, tu peux me passer ma liste ? Je vais chercher les bouquins sur ma liste de fournitures.
- Tiens, va, dit-elle en extirpant le courrier de Poudlard de sa poche, fais-moi signe quand tu auras fini, je te retrouverai à la caisse pour payer.
- Ca marche ! »
 
La librairie Fleury et Bott était assez exigüe, de toute façon, ils ne risquaient pas de se perdre de vue. Sans lâcher le fameux Secrets de la sorcellerie médiévale qu’il avait bien l’intention d’acheter, il retourna à des rayons plus accessibles à sa modeste culture d’étudiant, au rez-de-chaussée, là où une petite foule s’amassait. Les achats pour la nouvelle année à Poudlard commençaient et cela se sentait. Il reconnut quelques visages qu’il ne connaissait que de vue, principalement élèves d’années supérieures. Personne de son année, visiblement, il était venu au mauvais moment.

En passant devant l’étagère réservée aux livres sur les sortilèges, il repéra un autre visage qu’il connaissait déjà un peu mieux, pour la simple et bonne raison qu’ils partageaient la même salle commune. Lui ne voyait pas Noah, trop occupé à chercher quelque chose. Noah jugea donc inutile de le déranger pour le saluer, mais en passant près de lui, il crut l’entendre maugréer le nom de Miranda Fauconnette, l’auteur incontournable pour tout bon cours de Sortilèges à Poudlard. Noah ne réfléchit que quelques secondes, avant de se décider à lui porter secours, sur un ton détaché :

« Si tu cherches les bouquins pour Poudlard, ils les ont mis à part cette année, pour que ça soit plus simple pour nous. »

Il lui désigna d’un doigt une étagère près de l’entrée où plusieurs exemplaires des livres de leur liste scolaire avaient été classés par matière. C’était la première chose qu’il avait repéré en rentrant, mais il avait été assez découragé en voyant la queue d’étudiants qui  s’attroupait devant. Il avait préféré faire un tour pour son plaisir personnel en attendant, mais elle avait bien grossi depuis, ce qui le fit grimacer. Mauvaise tactique de sa part.
Il reporta son attention sur le futur deuxième année de sa maison qui lui faisait face et en plissant les yeux dans un effort de mémoire, s’enquit finalement :

« Tu t’appelles Andrew, c’est ça ? »

Il se souvenait de lui comme le premier élève à avoir été réparti à Gryffondor cette année, mais aussi comme celui qui avait déclenché une vive émotion chez les rouge et or en lisant le premier à voix haute le décret d’Ana Sorden qui avait fait scandale. Il avait aussi vaguement entendu une information comme quoi il était fils d’un joueur de Quidditch professionnel, mais pour le cerveau très sélectif de Noah, c’était typiquement le genre de renseignement qu’il laissait de côté. Il ne connaissait pas plus de trois joueurs professionnels, à tout casser, et rien à faire, le nom de famille d’Andrew ne lui revenait plus.

« On a qu’à faire la queue ensemble, si tu veux, ça devrait pas durer trop longtemps. »


Quitte à s’ennuyer, autant le faire en étant accompagné.
Andrew O. Dubois-CavillQuatrième annéeavatar
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S'il y avait eut un guide intitulé "Comment effrayer Andrew Dubois", il y aurait eut tout un chapitre sur les librairies. Ce n'est pas qu'Andrew n'aimait pas les livres. C'est juste qu'il n'aimait pas en lire. La différence était subtile mais présente. Alors quand sa grand-mère paternelle avait annoncé que pour l'occuper, ils iraient acheter ses affaires scolaires, Andrew aurait volontiers fuit le plus loin possible de cette dernière. Malheureusement, Rebecca Dubois avait soutenu sa mère à sa naissance et le connaissait comme si elle l'avait fait. En voyant le visage d'Andrew se décomposer, alors qu'il était collé devant la télé de Doug, son beau-père, devant un match de rugby, elle avait précisé que s'il l'accompagnait, elle lui ferait son gâteau préféré en rentrant. Deux forces contraires s'étaient alors opposées dans son esprit. Celle qui lui hurlait de fuir tant qu'il le pouvait encore et celle - qui pouvait s'apparenter à son estomac - qui lui ordonnait de céder en citant un auteur moldu anglais qui aimait parler de tentation. Nous citons évidemment ici Oscar Wilde et non pas Stephenie Meyer. Il avait échangé un regard avec Doug et son beau-père avait semblé comprendre le dilemme qui l'habitait étant donné qu'il s'était tourné vers Rebbeca pour dire quelque chose, phrase qui s'était retrouvée réduite à néant devant le regard glacial de Mrs Dubois. Il faut dire que cette dernière avait élevé Olivier Dubois lui-même, fait qui était tout de même à signaler pour dresser le portrait de la grand-mère d'Andrew. Elle avait rajouté d'une voix tonitruante qu'ils partaient en vacances demain et qu'imposer des courses à sa mère après la naissance du bébé ferait vraiment de lui un fils indigne. Elle avait même précisé qu'il n'avait pas été élevé comme cela et lui avait ordonné de se lever de ce canapé presto sous peine de subir son courroux. Entre le rugby moldu et le courroux de sa grand-mère, il n'y avait pas photo et Andrew avait été aussi rapide qu'un Vif d'Or pour aller enfiler ses chaussures. Il n'y avait pas de doute, si le livre "Comment éduquer un Dubois" avait existé, Rebecca en aurait été l'auteur.

Il faut dire qu'Andrew ne faisait plus grand-chose ces derniers temps, un peu assommé par la chaleur et démotivé par la torpeur qui régnait dans la maison de sa mère. Contrairement à son père qui débordait d'énergie et qui était du genre à faire un planning d'activités estivales afin que ses enfants soient occupés tous les jours, son beau-père Doug était loin d'être un grand sportif, préférant regarder le sport que de le pratiquer. Il passait pas mal de temps sur le canapé à regarder le câble qu'il avait fait installer et avait converti Andrew à cette activité pas vraiment constructive. En temps normal, Doug serait allé à la pêche, qui était sa grande passion, mais la grossesse de sa femme, la mère d'Andrew, le poussait à rester à la maison afin de s'occuper d'elle. Sarah passait tout son temps allongée dans sa chambre, supportant très mal la chaleur avec ses neuf mois de grossesse et son accouchement prévu pour dans quelques jours. C'est pour cela que la grand-mère d'Andrew était passée, étant donné qu'elle vivait juste à coté. Elle estimait que son ancienne belle-fille ne devait pas avoir à gérer en plus un fils et un mari réduit à l'état de limaces. Après la séparation d'Olivier et de Sarah, les parents de ce dernier étaient restés dans le petit village de Cornouailles afin de soutenir la très - trop - jeune mère dans son éducation, étant donnée qu'elle s'était retrouvée mère célibataire la plupart du temps, Olivier passant le soir et le week-end. Rebbecca disait souvent que Sarah était un peu comme leur fille et Doug leur nouveau gendre un peu pataud. Il ne valait pas leur fils, évidemment, comme l'avait dit discrètement Rebecca à une de ses amies, devant Andrew. Avant de partir, Rebecca avait éteint "l'engin moldu aux images" et avait ordonné à Doug de faire quelque chose de constructif de sa journée, comme aider Kenneth - le grand-père d'Andrew - à nettoyer leur cabane de jardin. Doug avait beau être un adulte, il avait obéi sans sourciller. Personne ne sourcillait devant Rebecca sous peine de subir ses foudres. Quand il était petit, Andrew était persuadé que sa grand-mère était une mamie-dragon, un peu comme un loup-garou, mais en mode dragon. Il s'attendait presque à voir de la fumée sortir de ses oreilles quand elle devenait toute rouge et mettait ses poings sur ses hanches, fulminante.

C'est ainsi qu'Andrew s'était retrouvé sur le Chemin de Traverse, sous un soleil tapant, les cheveux impeccablement coiffés parce que Rebecca l'avait poursuivi avec une brosse, estimant qu'il était débraillé et des vêtements qu'elle avait choisi elle-même et qui le faisait sérieusement ressembler à Henry Hallchurch, son ami et camarade de dortoir. Si Andrew tombait sur quelqu'un qu'il connaissait, sa vie sociale était terminée et il pourrait aller sympathiser avec les Strangulots du lac. Il ressemblait à un premier de la classe, c'était abominable. Sa grand-mère lui estimait qu'il avait l'air d'un petit garçon convenable. Non seulement il n'était plus un petit garçon mais en plus, il n'avait pas envie d'avoir l'air "convenable." Il avait donc prié pour ne tomber sur personne qu'il connaissait. Il avait adressé sa demande à tous les Fondateurs, à Merlin, Morgane, Viviane, Circée et même les quelques figures scandinaves magiques qu'il connaissait. A coté de sa grand-mère et sa robe lavande des années soixante, ou cinquante, ou du temps des Fondateurs, il ne savait pas vraiment, il ressemblait à un enfant de Sang-Pur qu'on avait laissé s'échapper de son manoir bourgeois et ennuyeux. Et contrairement à ses parents, sa grand-mère refusait de le lâcher, sous prétexte qu'il était encore "petit". Elle lui tenait même la main. A ce moment-là de la journée, Andrew aurait volontiers sauté du haut de la Tour d'Astronomie si elle avait été à proximité. C'était le moment le plus humiliant de sa vie. Mais il était un peu épargné pour le moment étant donné que sa grand-mère n'avait été que dans des boutiques pour elle, c'est à dire des boutiques où on vendait des vêtements du temps de la préhistoire et où des amies de sa grand-mère lui pinçaient les joues. Il était sûr d'avoir encore la trace en plus, cette mamie galloise avait des ongles de rapace. Mais quand elle lui avait annoncé qu'ils allaient à Fleury et Bott pour acheter les livres de sa liste, Andrew avait vu sa vie sociale lui faire un signe de la main avant de sauter dans un ravin avec des piques au fond et des serpents en plus des piques, pour bien faire mal.

Il avait bien essayé de protester, de trouver des parades, allant même jusqu'à prétendre qu'il devait rentrer parce qu'il venait soudainement d'attraper une Dragoncelle très contagieuse et même qu'il allait mourir dans la minute s'ils ne rentraient pas et même qu'elle aurait sa mort sur la conscience toute sa vie et ça serait uniquement de sa faute, mais sa grand-mère avait été intraitable et lui avait demandé d'arrêter de faire l'enfant. Il y avait de nombreux élèves de Poudlard dans la boutique, dont des personnes qu'il connaissait et Andrew avait alors appliqué la méthode de "je regarde bien ailleurs pour ne pas montrer mon visage". Il ne pouvait pas laisser cette catastrophe se produire, il ne pouvait pas laisser cette journée - et ces vêtements - arriver jusqu'aux oreilles des commères de Poudlard. Bon, il était ami avec Aby, qui dirigerait sûrement ce réseau un jour, mais il savait que pour le moment, son amie ne pouvait rien faire contre cela. Et il n'était même pas sûr qu'elle en ait envie, tiens. Et comme les grandes résolutions demandaient des grands moyens, Andrew avait effrontément prétendu à sa grand-mère avoir une soudaine passion pour les techniques d'embaumement des morts dans l'Inde Magique ancienne pour pouvoir s'éclipser dans un rayon qui n'était pas fréquenté. Un coup d’œil entre deux rayonnages lui avait permis de constater que Rebbecca s'était laissée entrainer vers les livres de cuisine. Laisser sa grand-mère avec des livres de cuisine, c'était un peu comme lâcher son père dans une boutique de Quidditch. Andrew était donc tranquille pour un bon moment. Il passa une main dans ses cheveux, défit des boutons de chemise à manches courtes et respira enfin. Le col était tellement serré qu'on aurait pu étouffer quelqu'un avec. Il avait un t-shirt en dessous de sa chemise et déverrouilla ainsi tous les boutons avant d'enlever les ourlets que sa grand-mère avait fait à son pantalon avant de partir. Voilà, il était présentable. Il pouvait tomber sur quelqu'un de sa connaissance sans être mortifié, songea-t-il en sortant discrètement du rayon, tandis que sa grand-mère était en train d'empiler les livres de cuisine dans ses bras.

Beaucoup plus détendu, il se dirigea vers le rayon des sortilèges en sortant sa liste de fournitures un peu froissée de sa poche arrière. Au passage, il salua plusieurs copains qui avaient déjà terminé leurs achats et adressa un sourire un sourire à une fille de deuxième année de Gryffondor qu'il venait de croiser. Parvenu devant les étagères, il se mit à chercher le nom de Miranda Fauconnette avec attention, allant même jusqu'à s'assoir par terre pour mieux lire les tranches des livres. Mais ses efforts ne servaient à rien puisque le livre qu'il cherchait était totalement introuvable, ce qui commençait sérieusement à l'agacer. Il voulait terminer ses achats avant que sa grand-mère n'émerge de ses livres afin de sortir de la boutique sans qu'elle tente de le rhabiller "correctement." Maugréant, Andrew scruta de nouveau les rayonnages avec plus d'attention. Ce n'était pas compliqué, non, de trouver ce fichu bouquin ? S'il ne l'avait pas, Harris allait l'assassiner. Et il n'avait pas très envie de faire perdre des points à sa maison dès les premières heures de cours. Une voix l'interpella et il releva la tête brusquement, posant les yeux sur un garçon de Gryffondor qu'il connaissait de vue. Il chercha son nom dans sa mémoire quelques instants avant de retrouver. Noah. Ou un truc du genre. Plus âgé que lui, en troisième ou quatrième année.

- Merci ! lança-t-il avec un sourire. J'aurais pu chercher longtemps !

Il se releva et lui tendit la main. C'était donc pour cela le petit attroupement à l'entrée, attroupement qu'il avait soigneusement évité pour préserver sa réputation.

- C'est ça, confirma-t-il. Andrew Dubois. Et t'es Noah, c'est ça ? Enchanté de te rencontrer !

Andrew aimait bien connaître tous les gens de sa maison et pour le moment, il avait l'impression qu'il était en bonne voie. Il avait pas mal de copains chez les Gryffondor et dans les autres maisons aussi. C'était cool de connaître plein de gens, comme ça, on avait toujours quelqu'un avec qui parler ou passer du temps. Et y'avait vraiment des gens supers à Poudlard, songea-t-il en pensant à ses amis.

- Avec plaisir ! répondit-il en se dirigeant vers la petite queue d'élève. C'est cool de m'avoir prévenu, merci ! Tu rentres en quatrième année, c'est ça ? T'es venu tout seul ? Personnellement, ma grand-mère m'accompagne et risque de me Sordeniser si elle me voit comme ça, ajouta-t-il avec un rire.


Andrew Dubois-Cavill
Gryffondor domine le monde. Les joueurs de Quidditch de Gryffondor dominent l'univers. Et Flaquemare aussi. ©️ by anaëlle.



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Noah ForesterPréfetavatar
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Noah lui rendit son sourire par automatisme en glissant un « De rien » de politesse. Ce n’était pas souvent qu’il aidait les nouvelles recrues, il fallait bien qu’il commence un jour. C’était finalement un bon compromis, puisqu’ainsi, il n’aurait pas à faire la queue tout seul, en attendant sa mère.

« Noah Forester,  oui, bien vu. Enchanté aussi. » répondit-il à ses présentations, agréablement surpris que quelqu’un à qui il n’avait jamais parlé connaisse son nom.

Il serra sa main avec un sourire plus sincère que le premier. Les Gryffondor étaient réputés chaleureux et accueillants, c’était une qualité qu’on ne pouvait leur nier. Du moins dans l’ensemble. Il y avait quelques teignes chez les rouge et or, ou d’autres plus renfermés, dont Noah faisait partie. Il avait tendance à attendre que les autres fassent le premier pas vers lui. Il se rendit compte que pour une fois, il avait changé son approche, puisque c’était lui le premier à avoir abordé Andrew. Certes, c'était moins intimidant avec un élève moins âgé, ce n'était pas réfléchi et c’était encore moins dans le but d’en faire son ami, mais cette spontanéité était toute neuve pour lui, c’était assez perturbant.

« Dubois, c’était ça, reprit-il. Il me semblait bien que t’étais le fils d’un joueur de Quidditch célèbre, je savais plus qui. »

Les paroles lui échappèrent avant que Noah songe qu’elles n’étaient peut-être pas celles à dire. Si Andrew était par malheur susceptible ou arrogant, il se sentirait peut-être vexé que le nom de son père lui soit inconnu.

*Bah, il n’y a pas trop de risque, il n’a pas l’air d’être ce genre de personne.*


Andrew lui avait bien parlé en toute simplicité et s’était même montré poli, en résumé, le genre très sociable et pas prise de tête. Noah était prêt à parier qu’il avait beaucoup d’amis à Poudlard, peut-être même plus que lui, même si deux ans les séparaient. Preuve en était qu’il commençait déjà à faire connaissance avec lui, chose que Noah accomplissait difficilement, attendant encore une fois que l’autre le fasse à sa place. Il eut un sourire, et même un petit rire à la fin de sa réplique, tout en marchant avec lui vers la queue.

« Sordeniser… Carrément. Ta grand-mère aussi t’a plaqué ses dix commandements sur la porte de ta chambre ? » plaisanta t-il, en référence au sale coup qu’elle avait fait aux Gryffondor quelques mois plus tôt.

Cette mésaventure avec le professeur Sorden était du passé maintenant qu’elle avait été expulsée de l’école, Noah préférait encore en rire qu’en pleurer. Il fallait avouer qu’ils lui avaient bien réglé son compte à la dame, elle avait compris à ses risques et périls qu’on ne s’attaquait pas impunément aux Gryffondor. Il était sûr que dans quelques années, tout le monde l’évoquerait en s’en moquant et en vantant le courage de leur maison qui avait eu raison de la vilaine Sorden. Lui, tout  ce qu’il espérait, c’était que Poudlard trouve un bon professeur d’arithmancie pour l’année à venir, car il n’aimait aucune discipline autant que celle-là.

« Mais oui, c’est ça, je rentre en quatrième année. Tu dois avoir une bonne mémoire pour  le savoir, poursuivit-il, en réponse à ses questions précédentes. Toi, tu rentres en deuxième, si je me souviens bien ? »

Si Noah était loin d’avoir abordé tous  ses camarades de maison, il avait en revanche une excellente mémoire visuelle et pouvait au moins reconnaître leurs visages, leurs noms était une autre affaire. Cela l’aidait à retenir leur année, puisqu’il enregistrait toutes les nouvelles têtes au fur et à mesure.

« Je suis venu avec ma mère. Elle a préféré m’attendre pour pouvoir dévorer un livre de… je sais plus quoi… Des trucs sur des actes de propriété, bref, un truc chiant. » conclut-il en haussant les épaules.

Il pouvait bien parler, lui aussi avait son lot de lecture qui ennuierait la moitié de Poudlard. Le livre d’histoire du Moyen-âge qu’il tenait dans ses bras actuellement, pour commencer.
Leurs pas à tous deux s’arrêtèrent derrière la file pour les livres scolaires, qui se mouvait assez lentement. Il repensa à ce qu’Andrew avait dit et se rendit compte que quelque chose lui avait échappé. Il demanda avec un amusement mêlé de curiosité :

« T’as fait quoi de mal pour que ta grand-mère te sordenise, au fait ? Elle aime pas te voir traîner avec des gens ou quoi ? »


Car l’article II des commandements de leur chère Ana Sorden stipulait bien que les rassemblements de plus de cinq personnes étaient interdits, n’est-ce pas ? Cela serait étonnant mais peut-être que Mamie Dubois était jalouse de la popularité de son petit-fils qu’elle voulait pour elle toute seule, en tout cas, Noah n’avait pas d’autre hypothèse moins farfelue.


Andrew O. Dubois-CavillQuatrième annéeavatar
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Noah Forester... Il n'avait pas retenu le nom de famille mais pouvait au moins se vanter d'avoir eu le bon prénom. Andrew n'avait pas forcément une bonne mémoire, objectivement parlant. Mais il retenait toujours les choses qu'il jugeait intéressantes. Pas les cours, donc. Mais il estimait avoir une bonne mémoire en ce qui concernait le Quidditch - il était une véritable encyclopédie vivante en réalité - et en ce qui concernait les gens. Il avait la mémoire des noms et c'était plutôt sympa pour reconnaître après tous les gens qu'il pouvait croiser un jour. Et puis c'était tout de même plus convivial de connaître plein de gens dans son école, non ? Dire qu'Andrew était sociable aurait été un euphémisme. C'était le genre de garçon qui adorait rencontrer des gens et s'amuser avec plein de monde. C'est aussi pour cela que cette année, il avait cherché à faire connaissance avec tous les gens de son année. Il ne s'était pas entendu avec tout le monde - que ce soit Keller ou Sneals - mais il estimait avoir essayé de parler à tout le monde. Sauf à Kathrina Keller, tiens. Mais ses liens avec Ahren y étaient forcément pour quelque chose. Sauf que c'était une amie de Gillian, s'il se rappelait bien. Auparavant, Andrew aurait facilement dit que si quelqu'un était l'ami de Gil, alors c'est qu'il était sympa mais Keller contredisait largement cette théorie. Il devrait essayer de parler à Kathrina, tiens. Juste pour voir. Peut-être qu'elle était très sympa et que Keller avait juste hérité des gènes de la bêtise et de la méchanceté, c'était des choses qui arrivaient. Enfin, quoi qu'il en soit, l'objectif d'Andrew pour cette année était de rencontrer plein de gens des autres années. Les prochains première année et les années supérieures. Il avait connu Juliet et Jeremy mais ils étaient partis de l'école, maintenant. Même que Juliet, elle faisait du Quidditch à Flaquemare ! Noah était une bonne personne pour commencer à parler à d'autres gens, tiens.

- Bah maintenant tu sais ! répondit Andrew avec un rire quand Noah lui avoua qu'il n'arrivait plus à retrouver le nom de son père.

Il en fallait beaucoup plus pour vexer Andrew. Avec les années - et un enseignement patient de ses amis - il avait appris que le monde de certaines personnes ne tournait pas qu'autour du Quidditch, contrairement au sien. Il avait même appris, ce qui l'avait choqué pendant plusieurs jours, que certaines personnes n'aimaient pas le Quidditch mais étaient quand même relativement saines d'esprits ! Sûrement ennuyeuses et menant une vie morne et sans intêret, certes, mais pas folles à lier. Cette dernière donnée était tout de même assez perturbante. Enfin, il fallait de tout pour faire un monde, même des hérétiques anti-Quidditch. Et puis il y avait certaines personnes qui appréciaient le Quidditch mais ne connaissaient pas forcément la composition de toutes les équipes par cœur, ni le nom de tous les joueurs, tous les remplaçants et tous les entraineurs. Andrew avait été bercé au Quidditch dès son plus jeune âge, son père lui lisant le Quidditch à travers les âges pour l'endormir - véridique - et lui relatant ses matchs en détails quand il venait le week-end, après la séparation de ses parents. Il avait été emmené dans des stades très tôt - ce qui horrifiait sa mère étant donné qu'elle trouvait cela dangereux, même dans les tribunes officielles - avait reçu son premier balai jouet avant de faire ses premiers pas - merci papa - et avait appris les règles en même temps qu'il avait appris à lire. Mais bon, il pouvait désormais concevoir que tout le monde n'avait pas reçu la même éducation et que tout le monde n'était pas le fils qu'un aussi grand fan de ce sport qu'Olivier Dubois. Andrew n'avait pas pu y échapper, c'était génétique, c'était son héritage ! Un Dubois qui n'aimait pas le Quidditch et bien c'était un faux Dubois, voilà.

- Non, elle ne l'a pas fait, mais elle en serait capable si on la laissait faire...

C'était bien le genre de sa grand-mère, tiens, de coller des règles sur les murs pour être sûre que tout le monde les respecte bien. Heureusement qu'elle ne vivait pas avec eux, Andrew n'imaginait pas les dégâts sinon ! Kenneth et Rebecca Dubois étaient originaires de Cornouailles, ils y avaient passé leur enfance, et s'y étaient installés après leur mariage, dans la maison qui avait vu grandir leurs deux enfants. Olivier et Sarah, à leur sortie de Poudlard, s'étaient installés dans une grande maison également en Cornouailles, mais dans un village moldu assez animé. Ils avaient la tête plein de projets, s'imaginaient avoir de nombreux enfants dans quelques années - dont la grande maison, financée en partie par les parents d'Olivier, ceux de Sarah n'approuvant pas cette précipitation  - et estimaient qu'ils seraient bien là, tous les deux. En réalité, les choses ne s'étaient pas très bien passées étant donné que Sarah était tombée enceinte moins d'un après leur ASPICS quand ce n'était absolument pas prévu, étant donné que la carrière d'Olivier commençait à décoller et que la librairie qu'elle avait ouverte n'était pas encore rentabilisée. Ils n'avaient alors que dix-neuf ans et les parents d'Olivier avaient quitté leur maison pour venir s'installer près du jeune couple, pour les aider avec la naissance. Malheureusement, l'aide n'avait pas suffi et la parentalité avait mis fin à l'amour juvénile d'Olivier Dubois et de Sarah Cavill. Malgré la séparation des deux tourtereaux, Kenneth et Rebecca étaient restés auprès de Sarah, pour l'aider avec le bébé et Andrew avait vécu entre la maison de sa mère et celle de ses grands-parents toute son enfance. Rebecca avait toujours été présente dans son éducation - parfois trop au goût de Sarah - et aurait aimé avoir son mot à dire dans la vie des Cavill, même si Sarah et Olivier - même séparés - s'y étaient toujours opposés. Et heureusement d'ailleurs, car Andrew préférait largement l'éducation de ses parents à celle de ses grands-parents !

- J'aime bien connaître des gens, répondit-il simplement. T'es dans l'année de Maeva Hellsoft, alors ? Je la connais, nos pères jouent ensemble à Flaquemare. Et oui, deuxième année ! ajouta-t-il avec enthousiasme. Nous ne sommes plus les plus jeunes de l'école !

Enfin, si, quand même un peu. Du moins d'un point de vue de personnage âgée, comme les cinquième année ou les septième années. Ils n'avaient que douze ans, quand on y pensait bien, et si Andrew considérait cet âge comme un âge tout à fait honorable, certains estimaient que c'était encore un âge de bébé alors qu'ils étaient très matures à douze ans, il ne fallait pas croire ! Du moins, plus matures qu'à onze. Noah semblait être à un bon âge, également. La quatrième année. C'était un peu l'année centrale de l'école, où vous ne faisiez plus partie des plus petits mais sans être non plus parmi les plus âgés. Cela semblait être une année cool, la dernière avant les BUSES et tous les trucs sérieux de la cinquième année, qui ne donnaient pas du tout envie à Andrew, du genre l'orientation. Il ne savait pas du tout ce qu'il voulait faire plus tard, ce n'est pas comme si il avait d'excellentes notes, comme en attestaient ses examens de fin d'année. Le seul endroit où il excellait vraiment était le Quidditch mais cela ne faisait pas très sérieux d'annoncer au professeur Hellsoft qu'il voulait devenir joueur de Quidditch professionnel, si ? Il ne savait même pas si c'était ça qu'il voulait faire en plus. Tout le monde dirait qu'il avait fait comme son père, ce qui n'était pas vraiment faux. Enfin, il avait encore le temps de choisir ce qu'il voulait faire. Il pouvait encore s'amuser pendant quelques années sans penser à des choses sérieuses ou compliquées. Finalement, être dans les plus jeunes, c'était vraiment cool. Ils avaient beaucoup moins de soucis que les plus âgés ! Il hocha la tête quand Noah lui expliqua qu'il était venu avec sa mère mais qu'elle était en train de lire quelque chose de parfaitement ennuyeux. Il compatissait, c'était vraiment un truc d'adultes, ça. Sa mère lisait tous les livres qu'elle vendait dans sa librairie et il y avait vraiment des titres à se DBD, même les cours d'Histoire de la Magie pouvaient sembler intéressants à coté de ces trucs-là.

- Oh non, c'est pas ça, elle aime bien quand je traine avec des gens, au contraire !

Sa grand-mère l'avait toujours encouragé à se faire des amis, que ce soit à l'école primaire moldue - et ensuite il avait le droit de les inviter à la maison et elle faisait des gâteaux et leur donnait du soda - ou à Poudlard, quand elle lui avait dit que c'était l'objectif le plus important de sa première année. Ça et le fait de bien travailler à l'école, bien évidemment. Disons qu'Andrew avait plus entendu la première phrase que la deuxième. Sa grand-mère avait encore plein d'amies de l'école, qui étaient aussi des vieilles dames maintenant et qu'Andrew voyait souvent étant donné qu'il y en avait toujours une chez ses grands-parents. A chaque fois que Rebecca sortait, elle faisait le tour de toutes ses amies et quand Andrew l'accompagnait, il n'avait plus de joues et les poches remplies de friandises. C'était des amies qu'elle s'était faite à Poudlard du temps des Fondateurs au moins et elle voulait qu'Andrew connaisse la même chose. Enfin, à vrai dire, il avait du mal à imaginer tous ses copains tout vieux à faire des jeux de vieux. Il eut soudain une vision de lui et de ses copains de dortoir jouant à la belote magique, Gowan perdant son dentier. Beurk, sans façons.

- C'est juste qu'elle aime bien me voir habillé "correctement" et qu'elle m'a agressé avec une brosse à cheveux avant de partir. Je suis sûr que je pourrais porter plainte pour maltraitance. Elle dit que je suis "débraillé" et elle ne supporte pas. Mais honnêtement, qui porte des robes à col plissé de nos jours, dis moi ?

Pour Noël, sa grand-mère lui avait offert une immonde robe à col plissé qui devait dater au moins du dix-huitième siècle, il n'y avait pas d'autres explications, elle avait dû utiliser un Retourneur de Temps pour la trouver, le contraire n'était pas possible autrement. Selon elle, tous les petits garçons de la bonne société en portait. Sauf que de un, les Dubois n'étaient pas dans la bonne société. Son grand-père avait été ouvrier dans une entreprise de chaudron pendant des années tandis que sa grand-mère avait travaillé comme préceptrice aprèsle départ de ses enfants pour Poudlard. Et puis de toute manière, ils étaient Sang-Mêlé, on retrouvait régulièrement des moldus dans leur arbre généalogique, même si ce n'était que par alliance. Il était vrai que son père gagnait très bien sa vie mais c'était comme tous les joueurs de Quidditch connus. Sa mère avait une librairie et elle travaillait beaucoup pour la faire tourner, alors ils ne rentraient pas vraiment dans les critères des riches Sang-Pur bien élevés. Surtout que bien-élevé, ce n'était pas exactement un terme pour définir Andrew. Et en plus, il s'habillait à la moldue la plupart du temps voire presque tout le temps. Il vivait dans un village moldu, ses grands-parents maternels étaient moldus... Et il préférait les vêtements moldus, comme aujourd'hui.

- Tes parents ne te disent rien, à toi ? demanda-t-il en riant et en constatant que Noah n'était pas non plus tiré à quatre épingles. Ma mère ne dit plus rien mais ma belle-mère déteste cela aussi, elle arrête pas de vouloir m'acheter des vêtements !

Andrew détestait faire les magasins mais Amanda le trainait dedans avec ses sœurs et il achetaient des paniers entiers de vêtements. Il ne pouvait pas revenir de chez son père sans une nouvelle affaire, ce qui agaçait sa mère qui n'arrêtait pas de maugréer contre la nouvelle épouse d'Olivier. "Qu'est-ce qu'elle croit ? Que je n'ai pas les moyens d'habiller mon propre fils ?"

- Mes parents sont divorcés et remariés tous les deux, alors j'ai deux paires de parents, un peu. Et deux maisons, expliqua-t-il en étant conscient que ce n'était pas quelque chose de très répandu dans le monde sorcier.


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Noah fut soulagé qu’Andrew ne lui tienne pas rigueur de ne pas s’être souvenu du nom de son père. Cela eut même l’effet de le faire monter dans son estime. Il était content de ne pas avoir affaire à l’un de ces gamins qui, sous prétexte qu’ils avaient un parent célèbre, se croyaient tout permis et acquis. Un peu de modestie ne tuait pas de bébés boursoufs, que diable.

Il laissa échapper un sourire lorsqu’ils évoquèrent la grand-mère d’Andrew, mais il calma ses ardeurs en songeant qu’elle devait rôder dans les parages. Si elle était comme le professeur Sorden, il y avait de quoi donner des frissons dans le dos et surveiller ses paroles, n'est-ce-pas ?

« C’est ça, je suis dans la même année que Maeva, on est amis » déclara t-il en guise de réponse.

Maeva, un autre exemple d’enfant célèbre, entre son père joueur de Quidditch , sa mère et son beau-père professeurs de Poudlard. Elle n’en faisait pas tout un plat pour autant, elle savait rester discrète là-dessus, chose qu’il appréciait chez elle.

Lorsqu’Andrew lui expliqua pourquoi il craignait que sa grand-mère les surprenne, Noah ne put s’empêcher de rire à nouveau. Il avait en tête le gros cliché de la mamie tirée à quatre épingles attachant un nœud papillon immonde au cou de son petit fils, convaincue de faire là une œuvre d’art, tandis que le petit garçon retenait ses grimaces. Un coup d’œil à la tenue d’Andrew lui fit penser qu’il s’en était plutôt bien sorti, malgré tout. Ou alors, il s’était arrangé à sa façon, profitant du fait que sa grand-mère avait le dos tourné. Noah avait du mal à l’imaginer avec un col plissé. Ca existait encore, ces trucs ? Il n’était même pas sûr de savoir à quoi cela ressemblait. Il tenta dans une maigre tentative de réponse, feignant de réfléchir :

« Hum… Le Baron Sanglant, je suppose ? A sa décharge, il est mort il y a au moins cinq siècles. »

Mais il n’était pas sûr que cela convainque grand-mère Dubois d’arrêter de mettre son nez dans la garde-robe de son petit-fils, et Noah compatissait très fortement. Il avait le même genre de soucis avec ses propres grands-parents maternels, qui, depuis quelque temps, s’étaient mis en tête de reprendre quelques détails de son éducation. Oh ça se voulait discret, c’était des petites remarques par-ci par-là à chaque fois qu’il venait leur rendre visite, qui se multipliaient peu à peu, alors qu’avant, ils ne lui avaient jamais rien dit. Sur sa façon de parler, de s’habiller, de se tenir, pas toujours « digne d’un Highlands ».  Voilà qu’ils commençaient à se préoccuper de quelle image il pouvait donner à leur famille à sang pur, voilà qu’ils l’accolaient au nom des Highlands avec toute l’éducation qui allait avec. Ils ne semblaient pas comprendre qu’il était un peu tard pour ça. Aussi haussa t-il des épaules à la question d’Andrew :

« Mes parents s’en fichent, ils me laissent faire comme je le sens. Mais j’avoue que j’ai un peu le même problème avec mes grands-parents… Je suppose que c’est un peu le cas de tout le monde, en fait. »

Les mamies cools hippies, ça devait bien exister quelque part, en quantité très limitée. La plupart des enfants connaissaient des grands-parents avec leur côté chicaneur. Noah se consolait en se disant qu’eux-mêmes grandiraient, vieilliraient et pesteraient contre la nouvelle génération beaucoup trop débridée, car ainsi était le cycle imperturbable de la vie.

- Mes parents sont divorcés et remariés tous les deux, alors j'ai deux paires de parents, un peu. Et deux maisons.


D’où le personnage de la belle-mère qu’il venait d’évoquer. Noah hocha la tête, signe qu’il comprenait encore une fois. Quoiqu’il n’avait jamais eu affaire à une quelconque belle-mère, et il s’en portait très bien, mais il pouvait au moins comprendre les difficultés familiales que présentait un divorce. Certains enfants s’accommodaient très bien du fait de devoir se scinder en deux, entre leurs deux parents, d’autres le vivaient beaucoup moins bien. Beaucoup de facteurs entraient en compte, l’âge, le caractère de l’enfant, les liens entre les deux parents, entre autres. A en voir l’expression d’Andrew, sa situation ne l’affectait pas négativement, ce qui éveilla sa curiosité :

« Oh… Et ça se passe bien ? Avec tes beaux-parents, je veux dire. »

Encore un point commun qu’Andrew avait avec Maeva, se souvint-il. Ils en avait justement parlé, au début des vacances et la Gryffondor semblait aussi plutôt accommodée de son sort. Conscient que ses questions étaient peut-être indiscrètes, il voulut se justifier :

« Moi aussi, mes parents sont divorcés, du coup, vivre dans deux maisons, je connais. Mais ils sont pas encore remariés.  »


Il ne fournit pas plus de détails, plus enclin à écouter parler Andrew plutôt qu’à parler de lui-même. Noah s’aperçut trop tard qu’il avait dit « pas encore », quand d’habitude, il se contentait d’une négation pure et dure. Ce simple détail le fit frémir et, par réflexe, il jeta un œil à sa mère derrière Andrew, toujours plongée dans ses livres, comme s’il s’attendait à ce qu’elle ait subitement changé. Il n’en était rien, bien sûr. Rien de visible, en tout cas.


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Andrew avait toujours connu Maeva un peu de loin, lors des évènements organisés par Flaquemare par exemple, quand toutes les familles étaient invitées. Ils avaient dû proches durant certains matchs mais ne s'étaient jamais vraiment adressé la parole sérieusement jusqu'en Juillet denier, lors d'un entrainement de leurs pères. Elle était vraiment sympathique et amusante, pas trop compliquée alors qu'Andrew avait généralement un peu de mal à comprendre les réactions de ses camarades féminines, parfois un grand mystère pour lui malgré l'avis scientifique d'Henry toujours très intéressant et qui mentionnait tout le temps des "hormones", grand concept moldu sûrement compliqué. Et si les filles de douze ans étaient parfois compliquées, Andrew n'osait pas imaginer les filles de quatorze ans voire même de quinze ans ! Heureusement, Maeva n'avait pas l'air compliquée à vivre alors Noah avait de la chance d'être son ami.

Il rit lorsque Noah mentionna le Baron Sanglant et fouilla un peu dans sa mémoire pour reconstituer la tenue exacte du fantôme malgré les tâches de sang qui la maculait. Oui, c'était un peu comme ça en somme. Mais si Andrew osait revenir à la maison avec une tenue aussi tâchée, il ne verrait plus jamais la lumière du jour, condamner à frotter la robe dans l'évier à perpétuité pour faire partir les tâches. Heureusement, lorsqu'il sortait, il portait des vêtements moldus qui ne craignaient plus rien et pouvait s'amuser comme il le voulait, sans se soucier de les abîmer. Et même si cela faisait un peu râler sa mère, elle les réparait d'un coup de baguette magique contrairement à ses amis moldus de l'école primaire qui étaient bien plus embêtés. Le père de Bobby passait son temps à recoudre les vêtements de son fils et avait menacé de le laisser se balader en guenilles si ce dernier ne faisait pas plus d'efforts. Il faut dire que Bobby avait le chic pour réussir des exploits, comme arracher la moitié d'une jambe de son jean à cause d'une chaine de vélo. Il allait lui manquer à Poudlard. C'était dommage que Bobby ne soit pas un sorcier né-moldu, ils auraient pu s'amuser tout les deux à Poudlard et continuer de se voir souvent, comme avant le collège.

- Je ne sais pas, je suppose qu'il y a des grands-parents très cools ou différents... Enfin, quand on regarde Dérébusor, peut-être qu'il a des petits-enfants ! Tu imagines ?

Et ce n'était pas une image très cool. Parce que pour que Dérébusor ait des petits-enfants, il fallait qu'il ait des enfants. Ce qui signifiait qu'un jour, il avait été avec quelqu'un. Que quelqu'un avait été amoureux de lui. Beurk. Rien que de d'imaginer Dérébusor... Qu'on chasse cette image abominable de son esprit, de ses pensées et surtout de sa fragile rétine ! On avait pas idée de penser à ce genre de choses, c'était une folie tout à fait Gryffondor et tout à fait suicidaire. Plus jamais, se jura-t-il. Plus jamais. Imaginer la vie privée des profs était trop étrange, c'était plus facile de penser qu'ils n'en n'avaient aucune et se consacraient uniquement à l'enseignement et à leur amour de la transmission du savoir. Mais bon, cette théorie était plus que facilement mise à mal lorsqu'on regardait le corps enseignant de l'école. Le Professeur Hellsoft avait bien eu un bébé et tout le monde savait que c'était avec le Professeur Virtanen ce qui montrait bien que les professeurs faisaient autre chose que de corriger leurs copies. Et puis ils devaient sortir de temps à autre, avoir des amis et ce genre de choses de gens normaux. Mais ils étaient tellement auréolés d'une aura d'autorité et de réserve que c'était dur de les imaginer en dehors de l'école et du cadre de leur salle de classe. Enfin, Maeva en était le parfait contre-exemple au vu de ce qu'Andrew savait de sa situation familiale et du fait qu'elle ait Virtanen en beau-père. D'ailleurs, Noah se montrait également curieux au sujet de ses propres beaux-parents.

- Ma belle-mère, je la connais depuis que j'ai cinq ans, elle a toujours été là donc forcément, j'ai l'habitude et elle est gentille, on s'entend bien. Mes parents se sont séparés quand j'avais... Six mois, je crois. Ils étaient ensemble à Poudlard et ils étaient à peine sortis de l'école que je suis né, donc forcément... Quant à mon beau-père, c'est un peu plus compliqué. Ma mère et lui se sont mariés l'été dernier et ils vont bientôt avoir un bébé, à la fin du mois, ma mère est enceinte.

Le bébé pouvait naître d'un moment à l'autre et Andrew avait hâte de savoir si c'était une fille ou un garçon, il préférait une fille d'ailleurs. C'était mieux de rester le seul fils de sa mère, tout comme il était le seul fils de son père qui avait eut deux filles après lui. Il n'avait pas vraiment envie d'avoir un petit-frère, en fait, il aurait voulu rester enfant unique du coté de sa mère. Ses sœurs étaient nés lorsqu'il était plus petit mais il l'avait plutôt bien vécu étant donné que ce n'était pas chez son père qu'il vivait principalement mais avec sa mère. Il n'avait pas envie de voir son espace être envahi par un autre enfant alors qu'il avait été pendant douze ans le seul enfant de sa mère : ils avaient été seuls pendant dix ans, juste tous les deux à la maison avec ses grands-parents à coté qui veillaient sur lui, il avait été l'enfant unique, donc le préféré, durant des années et l'idée de se faire remplacer lui restait un peu en travers de la gorge. Il partait à Poudlard et sa mère le remplaçait par un autre enfant qui serait là à plein temps, lui ne passerait que de temps en temps, presque pour donner des nouvelles. C'était injuste.

- Pour être honnête, ça ne me réjouit pas du tout. Mais ce n'est pas comme si j'avais le choix, après tout...    

Personne ne lui avait demandé son avis, malheureusement. Il aurait dit non sinon. Quoi qu'il en soit, il semblait que les enfants de parents divorcés dans le monde sorcier étaient plus fréquents qu'il ne l'avait cru au premier abord étant donné que Noah lui confia qu'il se retrouvait dans le même cas. Entre Maeva, Sasha, Noah et lui, ils commençaient à être nombreux quand même.

- Ils sont divorcés depuis longtemps ? s'enquit Andrew. Et ça ne s'est pas trop mal passé ? Je ne veux pas être indiscret, s'empressa-t-il d'ajouter. T'es pas obligé d'en parler si tu veux, je sais que c'est pas forcément facile, fit-il en haussant les épaules.

Lui avait toujours connu cette situation et avait appris à s'en accommoder mais savait que parfois, cela lui pesait un peu. Et puis il connaissait Sasha suffisamment pour savoir que, malgré ce qu'elle maintenait, elle en souffrait. Parler de sa famille n'était jamais quelque chose de complètement cool, aucune n'était parfaite.


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Le simple fait d’imaginer Dérébusor avoir une femme et des enfants retourna l’estomac du jeune Gryffondor. Non pas qu’il doutait que leur professeur d’astronomie puisse avoir des sentiments humains normaux, avec un peu de logique (et d’espoir) il pouvait encore s’en persuader, ce dont il doutait était plutôt que quelqu’un sur cette planète veuille bien partager sa vie avec le vieil homme. Oh, d’accord, tous les goûts étaient dans la nature, mais Dérébusor était tout de même un homme sadique se réjouissant d’horrifier ses élèves avec des interrogations surprise, un homme qui hurlait plus qu’il ne parlait, qui proférait des jurons venus d’une autre galaxie à tout va,  qui avait une passion déraisonnable pour ses téléscopes et Noah pouvait encore continuer longuement la liste de ses défauts qu’il percevait de son œil d’élève. Etrangement, il lui était impossible d’imaginer une vie privée à son professeur, ou alors, elle devait se dérouler en compagnie de ses téléscopes ou autres instruments de torture, à la recherche de folles découvertes…

« Ah non, je refuse de l’imaginer, je tiens à ma santé mentale » répondit Noah en souriant, quand même à moitié sérieux.

C’était de toute façon étrange de concevoir une vie privée pour ses professeurs, qui qu’ils soient, mais Dérébusor en était l’exemple le plus probant.
Noah écouta en revanche attentivement Andrew lui confier une partie de la sienne, tandis que des hypothèses s’échafaudaient dans son esprit. Si c’était la pression familiale qui avait fait éclater le couple Forester, pour les Dubois, il semblait s’agir davantage d’une sorte d’erreur de jeunesse, si on pouvait appeler cela ainsi. Un mariage et un enfant trop anticipés, c’étaient des choses qui arrivaient. L’avantage pour Andrew était qu’il avait largement plus connus ses parents séparés qu’ensemble, cela aidait à avaler la pilule d'un divorce qui avait toujours été présent pour lui.

Vint ensuite la fâcheuse question du beau-père. Noah ne saurait expliquer pourquoi, mais il était certain de mieux supporter un remariage de son père, plutôt que de sa mère. Des psychanalystes acharnés se seraient fait une joie d’y analyser là une forme de complexe oedipien ou autres théories auxquelles Noah ne comprenait pas grand-chose. Lui se justifiait surtout par le fait indéniable qu’il avait toujours été plus proche de sa mère et qu’il était par conséquent plus dur pour lui de la partager. Et sans doute qu’il trouverait une forme de « rival » chez un éventuel beau-père, oui. Ne parlons même pas du fait d’avoir un demi-frère ou une demi-sœur, avec qui il se sentirait à coup sûr en compétition affective. Aussi Noah comprenait l’irritation de son camarade à l’idée d’accueillir un bébé chez lui. Enième point commun entre Maeva et Andrew, d’ailleurs, c’était drôle, ils avaient une situation familiale similaire, à quelques années près. Elle pourrait sans doute lui donner des conseils ou lui fournir le guide de « Comment accueillir un bébé à la maison qui accaparera toute l’attention de votre maman ». Quoique, ils en avaient déjà discuté tous les deux, et Maeva était étonnamment heureuse d’avoir une petite sœur, elle qui avait fait un véritable scandale à ce sujet, au départ. La jolie petite bouille de Lou l’avait réconciliée avec son rôle de grande sœur, sans doute… C’était un réel mystère pour Noah.

« Maeva s’est bien faite à son nouveau rôle de grande sœur, d’après ce que j’ai compris… Elle m’a dit que la naissance de Lou avait été un « déclic » si je me souviens bien, donc… Ca t’arrivera peut-être aussi. Sauf si c’est juste un truc de filles » ajouta t-il, avec un sourire en coin.

Ce qui expliquerait pourquoi c’était un mystère pour lui.

 « Ils sont divorcés depuis longtemps ? Et ça ne s'est pas trop mal passé ? Je ne veux pas être indiscret. T'es pas obligé d'en parler si tu veux, je sais que c'est pas forcément facile. »


Noah apprécia les précautions que prenait son camarade de maison, il n’aimait pas beaucoup les gens trop curieux ou trop indiscrets. Il était difficile de le faire parler de lui, d’ailleurs, Noah n’accordait pas sa confiance à tout le monde. Après seulement quinze minutes de conversation, il ignorait à vrai dire si le fan de Quidditich était digne de confiance. Sans doute que dans d’autres circonstances, il aurait évité ses questions. Mais le fait était qu’Andrew avait répondu à ses questions à lui, aussi indiscrètes pouvaient-elles être. Ne serait-ce que par équité et respect, il ne pouvait pas l’envoyer balader.

« T’inquiète, ca fait deux ans, maintenant, j’ai eu le temps de « faire mon deuil ». Il détestait cette expression, comme si une tête de mort flottait sur le cadavre relationnel de ses parents et qu’il pouvait dire adieu à toute forme de réconciliation. Disons que ça aurait pu être pire s’ils n’avaient pas divorcé, c’était inévitable, donc… Je n’ai été ni surpris ni en colère. Je m’y attendais, c’est tout. » conclut-il, en haussant les épaules.

Il devrait recevoir le diplôme de la fausse indifférence, tiens. Noah était passé maître dans l’art d’enfouir ses émotions, non conscient que cet état ne durerait pas éternellement, et qu’un jour, il exploserait comme une cocotte minute oubliée sur le feu.

Au même moment arrivait leur tour de prendre leur livres, ce qui donna une excuse à Noah pour stopper ses confidences. Il se saisit de ses nouveaux manuels puis se tourna vers Andrew, conscient qu’était venu le moment de se séparer.

« Eh bah, on a pas vu la queue passer. En levant les yeux, il remarqua que sa mère avait à présent terminé et l’attendait pour payer près de la caisse. Je te laisse, je vais rejoindre ma mère. On se reverra à la rentrée ! »


Il lui adressa un dernier salut, content d’avoir non seulement passé la file d’attente en bonne compagnie, mais de s’être aussi fait une nouvelle connaissance, peut-être, futur ami. 


FIN DU RP
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A la queue leu-leu [Andrew]

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