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 Pris sur le fait [Adonis, Amelia & Lilly]

Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
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10 juillet 2007

Lilly sortit de la salle de bain de l’appartement d’Adonis, douchée et habillée. Elle avait retrouvé son amant la veille au soir, et avait passé la soirée, puis la nuit avec lui. Et, pour une fois qui n’était pas coutume, elle s’était attardée chez lui, le matin. Depuis quelques jours, elle entretenait une relation irrégulière avec le jeune homme, le retrouvant parfois le soir, chez lui. Jamais chez elle, avait-elle intimé, dès le départ. Souvent, il se passait quelques jours sans qu’ils ne se voient. Au ministère, ils étaient deux étrangers l’un pour l’autre, lorsqu’ils se croisaient. Et si cette relation la culpabilisait énormément – si bien qu’elle pensait sérieusement à y mettre un terme – elle lui convenait également. Jensen n’en saurait jamais rien, lui souffla une petite voix tentatrice alors qu’elle gagnait le salon d’Adonis. Elle secoua la tête pour chasser ces pensées  de son esprit. Ne pas penser à Jensen, se morigéna-t-elle alors que la honte l’accablait une fois de plus. Mais cela ne pouvait pas continuer indéfiniment, n’est-ce pas ? Ils ne pouvaient pas rester ainsi toute leur vie. Enfin, autant profiter des moments présents, songea-t-elle en s’approchant du jeune homme, et en se laissant tomber à ses côtés sur le canapé. Elle ramena ses jambes contre elle, et resta silencieuse quelques instants.

« Bien dormi ? » finit-elle par demander machinalement en lui jetant un regard interrogateur.

Elle posa sa tête contre le dossier du canapé, et observa les traits de son amant. Il était beau, c’était indéniable. Il avait des yeux troublants, un sourire charmeur, une voix chaude, qui hypnotisait. Elle aimait son physique, elle aimait sa présence, elle aimait les nuits qu’ils partageaient, elle ne le niait pas. Le plaisir coupable, sûrement, cette impression de faire quelque chose d’interdit, qui multipliait les sensations par mille. Mais ce n’était pas Jensen, et le problème était bien là. Il n’avait pas cet éclat rassurant dans le regard, cette odeur enivrante, ou encore cette voix si reconnaissable et si apaisante de son fiancé. Il ne se moquait pas d’elle de la même façon que Jensen la taquinait dès qu’il le pouvait. Parce qu’ils étaient plus que fiancés. Ils étaient meilleurs amis, depuis l’âge de onze ans. Alors non, Adonis n’était pas Jensen, et ne le serait jamais. A vrai dire, il ne se préoccupait pas d’elle. Ils se voyaient, de temps en temps, mais il ne faisait pas attention à elle, comme son fiancé pouvait le faire. Et c’était à la fois extrêmement reposant et terriblement effrayant. Elle n’avait connu que Jensen, auparavant. Ses lèvres, son corps, ses baisers, son romantisme qu’il cachait sous des couches de moquerie et d’autodérision. Elle ne savait pas à quoi pouvait bien ressembler les autres relations. Elle secoua la tête, désirant à tout prix chasser ce genre de pensée loin de son esprit.

Plus les jours passaient, moins elle arrivait à se trouver des excuses, des raisons, qui pourraient justifier son acte. Certes, il y avait ce mariage, et les préparatifs. Et certes, son couple avec Jensen battait de l’aile. Et puis il y avait cette histoire de  baiser avec Eliott, et cette dispute avec Charlotte. Mais tromper son fiancé ? Pourquoi n’avait-elle pas pu faire comme toutes les autres filles, à savoir en parler au premier concerné ? Non, évidemment. Maintenant, elle devait mentir, encore et encore. Et le pire, dans tout ça, c’est que cela restait sa décision, quelque chose qu’elle avait choisi, en toute connaissance de cause. Elle soupira, replaça une mèche de cheveux derrière son oreille, et leva les yeux vers Adonis. Faire taire ces reproches qui l’assaillaient, voilà ce dont elle désirait, à ce moment même. Aussi, sans vraiment réfléchir – ce qui n’était pas nouveau, depuis quelques jours – elle passa une main derrière la nuque de son amant, avant de l’attirer vers elle et de l’embrasser. Ses mains se perdant ensuite dans ses cheveux, elle se déplaça de telle façon à se retrouver sur ses genoux, alors que ses lèvres parcouraient son cou.

En réalité, il n’y avait pas vraiment besoin de mots.


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- Eluard

Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
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Adonis se leva le plus doucement possible de son lit pour laisser Lilly dormir encore un peu et se dirigea vers la salle de bain. Il prit une douche rapide, il avait beaucoup apprécié la nuit qu'ils venaient de passer, savourant chaque caresse profitant, sans avoir à promettre quoique ce soit, du plaisir à l'état pur, juste ça. C'était tout ce qu'il lui demandait, pas d'engagement, juste des moments agréables passés en sa compagnie juste pour quelques heures. Une amante qui n'attendait rien de lui si ce n'était de lui procurer une petite distraction. Chose tout à fait dans ses cordes d'ailleurs, pas de paroles, pas d'interrogations que des actions. Il ne voulait rien de plus, il ne voulait pas que cette relation commence à devenir une prise de tête infernale et elle lui convenait parfaitement bien telle qu'elle était. Bien évidemment, il y avait Amelia pour qui il n'éprouvait rien de plus qu'une légère affection. Elle lui servait surtout d'alibi pour montrer qu'il n'était pas gay, qu'il était capable de se caser un peu, malheureusement la jeune femme ne contentait pas pleinement son oncle qui n'était pas satisfait par le rang sociale de la demoiselle, une sang-pure ou une bourgeoise lui avait-il fortement recommandé.

Le jeune homme devait plier mais en attendant la jeune artiste lui offrait des instants délicieux et il n'avait pas envie de mettre fin à cette relation là non plus, tout comme il n'avait pas envie de renoncer à son aventure avec Lilly. Il en était là de ses réflexions lorsqu'elle sortit de la salle de bain et le rejoint sur le canapé. La jeune femme semblait vouloir rester un peu plus longtemps ce matin là, ce n'était pas pour lui déplaire. Au contraire, il était agréablement surpris puisque d'habitude, elle se dépêchait de filer le matin, prenant une douche rapide et enfilant ses vêtements à la va-vite avant de disparaître jusqu'à la prochaine fois.

"Oui parfaitement bien et toi ?"

Il la dévisagea un instant et lui accorda un léger sourire, c'était amusant de penser qu'ils étaient amants alors qu'au ministère, ils s'ignoraient royalement, faisant comme s'ils ne se connaissaient pas, de parfaits inconnus l'un pour l'autre. Pourtant, il s'était attaché à elle, ses longs cheveux blonds, ses yeux pétillants, son sourire, il n'aurait cédé son petit plaisir pour rien au monde. Il frissonna légèrement lorsqu'elle passa sa main dans sa nuque pour l'attirer vers elle et lui rendit son baiser lorsqu'elle posa ses lèvres sur les siennes. Il soupira légèrement de contentement lorsqu'elle se retrouva sur ses genoux, lui permettant ainsi de passer ses mains son son T-shirt qu'il lui retira.

Il posa ses lèvres dans le creux de sa gorge et descendit lentement, embrassant et mordillant légèrement la peau dénudée de son amante. Ses mains perdues dans les cheveux de la jeune femme, effleurèrent en une douce caresse le dos de Lilly pour venir se poser sur l'attache de son soutien-gorge. Il posa alors ses lèvres sur celles de la jeune oubliator pour un baiser passionné alors que l'attache était dénoué faisant tomber le sous-vêtement. Oubliant totalement la pièce dans laquelle il se trouvait et le fait qu'il avait invité Amelia à le retrouver un peu plus tard dans la matinée pour un petit déjeuner.


Adonis Greengrass
Amelia PevensieAncien personnageavatar
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Dernière édition par Amelia Pevensie le Mer 31 Juil 2013 - 16:09, édité 1 fois
Amelia s'était difficilement extirpée de son lit, ce matin-là. Elle avait failli détruire son radioréveil en l'envoyant valser au sol, s'était méchamment tordue la cheville (gauche) en se levant pour s'habiller, avait fait voler en éclat un verre qu'elle avait confondu avec un de ses mugs en y versant du thé, s'était pris les pieds dans le tapis de son entrée et avait finalement renversé son sac de peinture dans son atelier, les faisant se répandre sur le sol qu'elle avait nettoyé la veille.
On ne pouvait pas dire que la journée avait bien commencé, loin de là.
Et lorsqu'elle se rappela qu'elle était attendue chez Adonis pour petit-déjeuner, elle dut se retenir de se laisser tomber au sol et de ne plus bouger de la journée. Elle n'était vraiment pas d'humeur à voir celui qu'elle fréquentait depuis deux courts mois, ne sachant jamais tellement comment se comporter avec lui.
Oh, ce n'était pas à cause de lui. Il était charmant, agréable, drôle, et extrêmement beau pour ne rien arranger. Il était… trop parfait. Et elle ne savait absolument pas ce qu'il attendait d'elle. Alors, depuis deux mois, elle s'empêchait de réfléchir trop longtemps à cette relation légèrement étrange qu'elle avait avec le jeune homme. Parce que, s'il fallait être réellement honnête, ils n'avaient rien à faire ensemble. Il était trop vif, trop charmeur, trop… différent d'elle qu'elle savait pertinemment que si elle  n'avait pas jeté sa conscience au diable en l'embrassant, jamais ils n'auraient été amené à sortir ensemble.
Il ne la comprenait pas tellement, incapable d'accéder à son monde où la peinture et ses toiles devenait le centre, et elle était toujours incapable de le cerner.
C'était sans doute pour cela qu'elle n'avait aucune envie de revenir en arrière. Parce qu'Adonis Greengrass, malgré le fait qu'elle n'en soit pas amoureuse, était fascinant. Dans sa désinvolture, dans son comportement, dans son physique.
Et qu'elle ne pouvait pas s'imaginer le laisser s'en aller pour le moment, où elle commençait juste à le découvrir.

Alors, avec un grand soupir relatif à toute la malchance qu'elle avait accumulé dans la matinée, elle laissa son appartement dans son état bazardique, se promettant de ranger en rentrant. Elle passa en coup de vent à la boulangerie, acheta des viennoiseries et du pain français avant de transplaner vers Londres, pour rejoindre l'appartement du jeune homme.
Un bref coup d'œil à sa montre lui fit hausser un sourcil, puis les épaules. Avec toutes ses malchances, elle n'avait absolument pas fait attention à l'heure, et elle se retrouvait, comme une idiote, à avoir presque quarante-cinq minutes d'avance.
Après avoir hésité quelques secondes, elle prit la décision d'y aller quand même. Ce n'était pas elle qui débarquait à l'improviste, habituellement, c'était plutôt son petit ami… Et puis, techniquement, ce n'était même pas à l'improviste. Qu'est-ce qu'elle risquait, franchement? Qu'il ne soit pas réveillé? Franchement, il pourrait s'en remettre. Alors, sans aucune hésitation, elle se dirigea vers l'appartement d'Adonis, un peu plus loin dans la rue.

Elle passa la porte, monta les quelques marches et frappa à la porte. Aucune réponse. Il était peut-être sous la douche, ou occupé. Cela ne changeait rien si elle rentrait, et puis il lui avait prêté son trousseau de clé au cas où, en lui disant avec un grand sourire charmeur qu'elle n'avait qu'à rentrer.

" Adonis? Je… "

Il était là, oui. Pas sous la douche, pas encore endormi, pas occupé à  préparer leur petit-déjeuner. En train d'embrasser une blonde, à moitié nue,  sur son canapé. Pendant quelques secondes, elle resta immobile, se répétant cette phrase, ces mots, sans les assimiler.
Adonis, une fille blonde, nue, canapé. Adonis, une blonde.
Et ça faisait mal. Pas parce qu'elle l'aimait, pas parce qu'elle en était amoureuse, pas parce qu'elle s'était imaginée passer sa vie avec lui. Non, simplement parce qu'elle avait été assez bête pour penser pouvoir lui faire confiance, et qu'elle avait eu tort. Parce qu'il n'avait pas pensé au mal que ça pouvait lui faire, à elle. Parce que même s'il ne l'aimait pas, même s'il n'avait qu'une vague affection pour elle, s'il avait eu un minimum de respect pour elle, il ne l'aurait pas trompée derrière son dos.
Il lui aurait dit en face, qu'il ne pouvait plus rester avec elle, qu'il ne l'aimait pas, qu'il aimait quelqu'un d'autre, qu'en savait-elle! Elle l'aurait laissé partir, avec peut-être un petite pointe de tristesse, mais sans plus. Là… cela lui faisait mal.

Elle avait lâché ses sacs, se contentant de le regarder, le transpercer de son regard bleu, parfaitement fixe.

" Et j'imagine que tu as une explication parfaitement logique pour cela, Adonis? Pour tromper la fille avec qui tu sors derrière ton dos? "

Elle le connaissait, il serait capable de lui sortir une explication boiteuse pour son comportement. Mais elle n'en voulait pas. Pas cette fois.

" Et, pour une fois, ne me mens pas. Montre-moi… que tu me respectais, au moins un peu. Que je n'étais pas seulement l'idiote sur qui tu as jeté ton dévolu. "

Elle passa une main rapide dans ses cheveux, retenant sa voix de trembler. Il ne devait pas savoir à quel point il lui avait fait mal, ne devait pas voir qu'elle voulait juste partir et pleurer tout son soul.
Et surtout, elle ne voulait pas détacher ses yeux de son visage, se refusant de croiser le regard de cette fille, cette blonde avec qui il avait couché, avec qui il avait trompé. Tant qu'elle ne la voyait pas, elle pouvait se dire qu'ils étaient seuls, qu'elle n'avait pas la preuve vivante et mouvante de son idiotie.



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Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
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Il y avait ses mains dans son dos, ses lèvres qui parcouraient sa peau dénudée. A son tour, elle lui retira son tee-shirt, posa ses mains contre son torse. Elle aimait leurs étreintes. Elle aimait retrouver Adonis, le soir. Elle aimait l’embrasser. Il y avait peut-être Jensen, mais il était sorti de ses pensées. Elle savait pourtant, que ce n’était pas bon comme relation, que ce n’était pas sain. C’était quelques moments de bien-être intenses, suivis d’une longue période de culpabilité qui la rongeait. Pourtant, elle n’arrivait pas à mettre un terme à cette relation. Elle aurait pu, pourtant. Hier soir en arrivant chez lui, ce matin en s’asseyant à ses côtés. Elle n’avait rien fait. Sans un mot, elle l’avait embrassé. Parce que cela avait beau être interdit, être défendu, Merlin, c’était bon. Elle n’avait jamais connu que Jensen, ses baisers, ses caresses, et les sensations qu’Adonis lui procurait étaient bien différentes de tout ce qu’elle avait bien pu connaître par le passé. Pas moins bien, pas meilleures. Différentes. Elle frissonna alors qu’il lui retirait son sous-vêtement, et lui effleura la joue, alors que le rouge lui montait aux joues. Elle déposa de nombreux baisers sur la peau de son amant, et lui adressa un sourire malicieux.

Et puis, la porte s’ouvrit, une voix s’éleva.

L’ancienne Gryffondor se redressa, se retrouve face-à-face avec une jeune femme blonde, qui les observait. Son regard passa d’Adonis à elle, d’elle à Adonis. Elle resta quelques secondes silencieuses, toujours assise sur les genoux du jeune homme. Puis percuta, enfin. Se rendant compte de sa condition, elle se leva brusquement, et se retourna, se mettant dos à la jeune femme. Du regard, elle chercha ses vêtements, au sol. D’une main tremblante, elle le saisit, les passa, alors que son cerveau refusait de comprendre. La blonde en face d’elle venait d’utiliser le terme « tromper ». Alors c’était elle, la petite-amie d’Adonis. Alors Adonis était en couple. Alors pendant tout ce temps, elle avait été sa maîtresse. Lentement, elle se retourna, fit face à la jeune femme, tout en s’éloignant de son amant. Elle se mordit la lèvre inférieure, jusqu’au sang, impuissante. C’était elle, l’idiote. Comment avait pu-t-elle croire une seule seconde qu’il lui disait la vérité ? Comment avait pu-t-elle croire qu’il était célibataire ? Parce qu’elle avait envie d’y croire, souffla une voix dans son esprit. Elle avait désespérément besoin d’une présence, Adonis avait été là. Il avait éludé sa question, mais elle avait pris ça pour un « non, je n’ai personne. ».

Alors il trompait cette femme, comme elle trompait Jensen. Elle prit tout d’un coup mesure de l’ampleur de ses actes. Une grosse gifle. Elle en resta quelques secondes muette, avant de baisser les yeux. Lorsqu’elle les releva, elle darda un regard noir sur Adonis Greengrass. Elle avait été idiote, stupide, naïve. Elle avait trop aimé les moments qu’ils avaient partagés pour vouloir arrêter, pour voir la vérité en face.

« Tu es en couple. » déclara-t-elle d’une voix lente, dont on pouvait déjà sentir la colère vibrer. « T’es en couple, Greengrass, et tu m’as assuré que non. » résuma-t-elle en s’approchant de lui.

Et elle détestait ça parce qu’elle haïssait être la fille stupide, qui croyait tout. Parce qu’elle haïssait avoir fait du mal à cette jeune femme qu’elle ne connaissait pas. Elle adressa un regard méprisant, murmura un « Tu me dégoûtes. » et se tourna vers la femme blonde.

Devant elle, elle resta silencieuse, ne sachant si quoi dire, ni quoi faire. Elle voulut s’excuser, demeura muette. S’excuser encore et toujours, comme elle l’avait fait avec Charlie, quelques semaines plus tôt, était-ce vraiment une bonne idée ? Elle soupira. Elle n’en savait rien, mais au moins, cela avait le mérité d’être sincère.

« Je suis désolée, je suis vraiment désolée. »

*Je ne savais pas* rajouta-t-elle intérieurement en reportant son attention sur Adonis.


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Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
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Lilly enlevait son T-shirt, Lilly, il n'y avait plus qu'elle et ses caresses, le plaisir qu'il prenait à la faire frissonner, à la voir rougir alors qu'il dénudait sa poitrine. Il esquissa un léger sourire alors qu'elle lui caressait la joue, il tourna légèrement la tête et embrassa furtivement le bout de ses doigts alors qu'elle parsemait sa peau de baisers le chatouillant légèrement. Adonis posait ses mains sur les hanches de la jeune femme lorsqu'une voix s'éleva dans le salon. Sa voix surprise, puis dure, il l'avait blessé et cela ne lui faisait ni chaud ni froid, il se contenta de fixer son regard bleu alors que Lilly sur ses genoux, se levait dans un bond pour récupérer un haut et l'enfiler sur sa nudité, ironie du sort ou simple maladresse ? Adonis ne put empêcher un léger sourire lui échapper lorsqu'il remarqua que la jeune Oubliator portait son tee-shirt, celui qu'elle lui avait enlevé un peu plus tôt.

Mais son sourire disparut lorsque Lilly visiblement en colère siffla qu'il était en couple en affirmant qu'il lui avait dit le contraire, il fronça les sourcils. Elle était franchement bien placé pour faire une telle remarque alors qu'elle trompait éhontément son presque mari. Il haussa un sourcil blasé lorsqu'elle lança qu'il la dégoûtait et un nouveau sourire vint éclairer son visage alors qu'elle s'excusait après d'Amelia.

"Et bien, Lilly tu es bien présomptueuse en affirmant que je t'ai dit que je n'avais personne. Ce n'est pas le cas, c'est exact que je n'ai pas mentionné le fait que je voyais quelqu'un d'autre mais je n'ai pas non plus affirmé que je ne voyais personne d'autre. Et je te dégoûtes hein ? Pourtant, il me semble me rappeler que tu n'es pas aussi innocente que tu le prétends. N'est-ce pas toi qui a un fiancé qui l'attend désespérément ? Donc je crois qu'au final, ma petite omission ne te dérange pas plus que cela."

Il afficha un léger sourire complaisant à Lilly avant de reporter son attention sur Amelia qui ne l'avait pas lâché du regard. Elle voulait la vérité ? Elle allait être servie, de toute manière vu la situation, il n'allait pas pouvoir s'en sortir avec une pirouette et le "ce n'est pas ce que tu crois" avait peu de chance de fonctionner. La position dans laquelle ils avaient été découvert ne laissait aucune place au doute. Mais il ne savait pas comment expliquer son geste, son besoin d'aller voir ailleurs.

"Amelia, je suis désolé mais je ne t'avais rien promis. Quand on a commencé ensemble c'était vraiment bien, je ne vais pas dire que je regrette notre liaison au contraire. Elle me convenait parfaitement mais après tu as eu ton empoisonnement, tu m'as délaissé au profit de tes toiles. Et j'ai des besoins, c'est plus fort que moi, ce n'est pas une question de sentiment. Tu veux la vérité ? La vérité c'est que je ne ressent rien, absolument rien, ni pour toi, ni pour Lilly. Et puis soyons honnête, tu n'es pas de mon monde, nous deux ça n'aurais pas pu continuer encore très longtemps. Alors, je me suis beaucoup amusé avec toi tout comme avec Lilly. Mais toi, tu es plus délicate, je devais faire attention à ne pas te blesser, à ne pas te faner. Et tu me donnais un bon alibi pour faire fuir les ragots mondains. J'étais enfin en couple, de façon stable et je dois avouer que ça m'offrait un certain confort. Mais je suis désolé de te l'apprendre mais ça ne me suffisait pas. C'est dans ma nature, je suis comme ça, je n'y peux rien."

Il se leva alors du canapé et se dirigea vers Lilly, un léger sourire mutin aux lèvres, laissant Amelia s'imprégner des paroles qu'il venait de prononcer. Il tendit alors la main vers l'Oubliator, passant devant la jeune artiste sans lui accorder un regard.

"J'aimerais récupérer mon Tee-shirt Lilly, si tu n'y vois pas d'inconvénient. A moins, que tu ne souhaites continuer là où nous nous étions arrêté. Amelia, tu veux peut-être te joindre à nous."

Adonis se tourna vers la jeune femme un sourire goguenard sur le visage. Finalement, il s'amusait beaucoup de la situation. Et avec un peu de chance, elles voudraient tester son nouveau jeu. Les parties à trois étaient vraiment appréciables.


Adonis Greengrass
Amelia PevensieAncien personnageavatar
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Amelia ne voulait pas la regarder, elle, cette jeune femme qui s'était levé d'un bond pour se rhabiller lorsqu'elle avait compris, qui avait jeté une remarque acide au jeune homme, qui lui assurait qu'elle était désolée. Qu'est-ce que ça changeait, qu'elle le soit? Qu'est-ce que cela changeait au fait qu'elle l'avait été, la maîtresse, dans cette histoire?
Elle aurait largement préféré qu'elle réagisse autrement. Qu'elle assume, qu'elle revendique sa place. Comme ça, Amelia aurait pu s'énerver, crier, tempêter, contre les deux à la fois.
Elle la regarda fixement, de ses yeux d'un bleu trop pâle, sans ouvrir la bouche, sans parler. Qu'est-ce qu'elle aurait pu dire, de toute manière?
Moi aussi, je suis désolée. Pas pour toi, pour moi.
Parce que dans l'histoire, c'était elle qui était le plus touchée. Elle qui pensait avoir trouvé une stabilité, pour un temps, elle qui pensait que tout irait bien. Et là, tout s'écroulait. A nouveau. Tout ce qu'elle créait, tout la vie qu'elle avait, tout s'effondrait, tout. Ses certitudes, ses opinions, la confiance qu'elle avait pu avoir dans les gens autour d'elle.
Et ça faisait mal.

Elle reporta son regard sur Adonis, lorsqu'il reprit la parole. Et son regard désinvolte, le ton de sa voix tandis qu'il s'adressait à la jeune femme à côté d'elle lui donna juste envie de le gifler, de meurtrir son visage d'ange, qui répandait tant de poison. Comment osait-il, comment osait-il tout leur renvoyer à la figure alors que c'était lui le principal coupable?
Lui qui ne pensait qu'à lui, qui se fichait de ce que les autres pouvaient ressentir, qui semblait penser que tous n'existaient que pour son petit plaisir personnel.
Elle tourna légèrement la tête vers la jeune femme. Elle s'appelait Lilly, comme elle. Elle était blonde, comme elle, avec des yeux bleus, comme les siens. Elle était plus jeune, vu qu'elle ne reconnaissait pas son visage, et selon les dire d'Adonis, presque mariée.
Elles avaient beaucoup en commun, trop même.
Sans doute était-ce pour cela qu'elle n'arrivait pas à se sentir en colère contre elle. Parce que même si elle n'avait jamais trompé Liu, elle se sentait étouffée avec lui. Elle savait qu'elle l'avait fait souffrir, aussi. Et elle avait vu dans l'expression de la jeune femme, dans sa manière de regarder Adonis, qu'elle venait de comprendre aussi à quel point elle lui faisait du mal en lui faisant cela.

Puis, lorsqu'il se tourna vers elle, elle desserra son poing qu'elle avait serré inconsciemment en l'écoutant parler à Lilly. Comment pouvait-il? Comment pouvait-il oser lui dire cela? Non, il ne lui avait rien promis.
Mais comment osait-il juste lui renvoyer sa peinture à la figure?

" Tu crois que j'ai fait exprès de me faire empoisonner? Tu crois que je faisais exprès de t'éviter? Désolé de ne pas avoir la fortune familiale pour m'aider, Adonis. Excuse-moi de ne pas être une richarde qui pourrait ne rien avoir à faire de ses journées. La peinture, c'est mon travail, c'est ma manière de vivre! "

Si elle ne peignait pas, si elle ne vendait pas de toiles, elle ne mangeait pas. C'était aussi simple que cela. Il le savait, ils s'étaient rencontrés dans sa galerie, ils s'étaient embrassés dans sa galerie. Alors c'était bien simple de faire celui qui n'en était pas conscient lorsqu'il avait commencé à sortir avec elle, mais c'était faux.

" Tu as des besoins, tu dis? Se moqua-t-elle. Tu es au courant que ça fait limite bestial, dit comme ça? Oh, désolé, mais tu comprends, j'ai absolument besoin de coucher avec quelqu'un, et tu ne me suffis pas? "

Toute envie de pleurer l'avait déserté. Elle était remplie d'une fureur froide, qui lui donnait envie de casser tout ce qui l'entourait, d'arracher son sourire complaisant de son visage. S'il n'avait pas eu cet air si satisfait, elle serait partie, en claquant la porte, s'enfermer dans son atelier pour y pleurer tout son soul. Maintenant, elle voulait juste l'enfoncer, le détruire, même si elle savait qu'elle n'en était pas capable.

Mais lorsqu'il se tourna vers Lilly, puis vers elle, avec sa proposition des plus indécentes, elle ne put plus se retenir. Elle s'avança de quelques pas avant de gifler Adonis de toutes ses forces, laissant une grosse marque rouge sur sa joue droite. Si elle avait eu les idées un peu plus en place, elle aurait pu vraiment le blesser. Elle en était capable, elle le savait. Elle avait été entraînée, en Chine, elle avait été fiancée avec un Auror. Mais elle était trop furieuse pour réfléchir correctement, et elle savait pertinemment qu'elle pouvait réellement être dangereuse.
Elle resta à quelques centimètres de son visage, son regard bleu planté dans le sien. Pour une fois, elle maudit sa petite taille qui l'obligeait à lever les yeux, à être en position d'infériorité face à lui.
Mais cela ne l'empêcha pas de lui cracher à la figure:

" Tu sais quoi, Adonis? J'espère sincèrement que tu tomberas amoureux de quelqu'un, une fois, comme moi je l'ai été avant de te rencontrer. Et que cette personne te détruira en te traitant exactement de la manière dont tu nous as traités, Lilly et moi. Alors estime-toi heureux que je n'aie pas été amoureuse de toi. Sinon, ça aurait été bien pire. "

Si elle avait été réellement blessée, si elle avait été réellement amoureuse, elle n'aurait pas réagi comme ça. Elle serait partie, puis elle l'aurait détruit, par la suite. Là, elle savait qu'une fois qu'il aurait quitté sa vie, elle s'en remettrait. Il faudrait qu'elle se reconstruise, mais son absence serait loin d'être insurmontable.
Elle s'écarta de lui, un regard de profond mépris peint sur son visage. Elle ramassa les sacs qu'elle avait laissé tomber en arrivant, faisant tomber au passage un bibelot posé sur une commode qui explosa au sol en mille morceaux.
Sans un regard en arrière, elle prit sa veste, se retourna pour lancer le trousseau de clé que le jeune homme lui avait prêté à la figure, puis sortit en claquant la porte derrière elle. Elle dévala les escaliers, sans un regard derrière elle, avant de s'effondrer sur les marches du perron. Sans qu'elle s'en soit rendue compte, des gouttes salées avaient commencé à dévaler ses joues. Depuis combien de temps elle pleurait, elle n'en avait aucune idée. Elle savait juste qu'elle ne pleurait pas la fin de sa relation avec Adonis. Elle pleurait pour la fin de la vie qu'elle s'était construite, depuis son arrivée. Elle pleurait parce qu'elle savait qu'il lui faudrait tout reconstruire.



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Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
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Elle ne savait pas ce qui la mettait le plus hors d’elle. Adonis et son sourire supérieur, prétentieux ? Son mensonge ? Le fait d’apprendre la vérité, là, maintenant ? Peut-être un peu de tout ça. Elle était en colère contre elle également, pour y avoir cru, pour avoir osé tromper Jensen – son fiancé, par Merlin, son fiancé – avec cette ordure. Pour avoir été aussi stupide de penser que tout se passerait bien, que cet équilibre instable qu’elle s’était trouvée pourrait durer encore un peu. Elle jeta un regard noir à Adonis, alors qu’il mentionnait le fait qu’il ne lui avait jamais dit être en couple. Non, il ne l’avait pas fait. Il avait évité sa question, il avait préféré ne pas y répondre. Elle ne connaissait Adonis Greengrass que de Poudlard, n’imaginait pas qu’il agissait avec toutes les femmes comme il avait agit avec elle. Sa remarque sur Jensen lui fit serrer les poings, et elle due se retenir pour ne pas venir lui coller une gifle, pour le faire taire. Elle voulait s’en aller, elle voulait juste quitter cet appartement, et partir. Loin, très loin. Ne jamais revenir, prendre du temps pour analyser sa situation. Elle aimait Jensen, elle en était certaine. Et lui n’avait rien fait de mal dans l’histoire. C’était elle qui avait un sérieux problème. Un problème avec le mariage, un problème avec l’engagement. Elle pouvait devenir une bonne fiancée, elle pouvait cesser de commettre tous ces actes impardonnables. Elle le pouvait. Elle devait juste se reprendre.

« Je t’ai posé la question. Tu ne m’as pas répondu. Comment tu voulais que je prenne ça pour un oui ? » demanda-t-elle froidement. « La différence, Greengrass, c’est que tu sais pour Jensen. Tu savais que j’étais fiancée. » déclara Lilly en croisant les bras. « Je ne sais même plus pourquoi j’ai fait ça… Je devais être sacrément désespérée. Une grosse connerie. »

Elle releva le menton, le dévisageant longuement. Lorsqu’il se détourna pour s’adresser à Amelia – puisque c’était ainsi qu’elle s’appelait – elle resta en retrait, observant l’échange. Les reproches d’Adonis étaient infondés. Comment pouvait-il l’accuser de ne pas avoir abandonné son travail pour lui ? Ils étaient adultes – oh Ciel, c’était Lilly Callaghan qui pensait ça – ils avaient des responsabilités, notamment envers leurs employeurs, plus généralement envers leurs emplois. Ses deux années de formation chez les Oubliator n’avaient pas été faciles, parfois, le rythme était effréné. Elle ne comptait plus les fois où elle avait débarqué chez Jensen – parce que lorsqu’elle ne travaillait pas, elle n’aimait pas être seule – et que la chose dont elle avait été capable était de s’allonger dans le canapé alors que son petit-ami cuisinait pour deux. Elle se mordit une nouvelle fois la lèvre inférieure, en même temps que le jeune homme déclarait qu’Amelia avait été un parfait alibi pour les ragots mondains. Elle secoua la tête, en lançant un regard dégoûté à Adonis, tandis qu’une foule de mots pas forcément très jolis et sympathiques lui venaient à l’esprit pour le décrire.

« T’es une ordure, Greengrass. » commenta-t-elle avec mépris.

Lorsqu’il se tourna vers elle, elle haussa les sourcils, attendit sa remarque. Elle baissa les yeux vers son tee-shirt, et découvrit avec horreur que ce n’était pas le sien – qui traînait lui à gauche du canapé. Dans sa précipitation, elle avait saisi le premier vêtement qui lui tombait sous la main pour se couvrir, et, ironie du sort, c’était celui d’Adonis. Elle s’apprêtait à lui répondre, mais sa dernière proposition, indécente, la mit hors d’elle. Elle s’avança de quelques pas… Et fut devancée par Amelia, qui abattit violemment sa main sur la joue droite du jeune homme. Elle adressa à Adonis un sourire moqueur – c’était bien fait pour lui. Observant Amelia s’en aller, après avoir craché quelques paroles à son ex petit-ami, Lilly reporta par la suite son attention sur ce dernier, furieuse. Après l’avoir jaugé du regard, elle acquiesça, le fixa narquoisement, retira son tee-shirt, le lui tendit, tout en revêtant le sien. Elle se hissa sur la pointe des pieds, s’approcha de lui. Leva la main, frappa de toute ses forces sur la joue gauche, avant de reculer, de l’observer, méprisante.

« T’es répugnant, Greengrass. Tu te considères comme quoi ? Un animal ? Je ne comprends pas comment une femme pourrait tomber amoureuse de toi, tu es bien trop centré sur toi-même. Tes besoins, tes envies.  C’est pathétique. » lâcha-t-elle en s’en allant vers la porte. « Et entre-nous, j’ai connu mieux. Si t’es même pas capable d’exceller dans un domaine… » conclut-elle, narquoise, tout en sortant, avant de claquer la porte de l’appartement.

Elle dévala les escaliers, en proie d’une colère noire. Ce ne fut que lorsque qu’elle croisa Amelia, affalée sur l’un des paliers, que sa rage retomba instantanément. Hésitante, elle se laissa tomber à côté d’elle, posa une main sur son bras.

« C’était un abruti. » souffla-t-elle – toujours délicate, Lilly. « Je crois que je ne m’excuserai jamais assez, mais vraiment je… Je n’en savais rien. Et j’ai fait la plus belle bêtise de ma vie. » avoua-t-elle. « Vous avez besoin de quelque chose ? D’aide ? » proposa la jeune femme. « Vous trouverez quelqu’un de bien. » assura finalement Lilly avec force.

Elle, elle avait déjà quelqu'un de bien. Depuis huit ans.


Au nom de tous nos camarades

Martyrisés et massacrés

Pour n’ avoir pas accepté l’ombre

Il nous faut drainer la colère

Et faire se lever le fer

Pour préserver l’image haute

Des innocents partout traqués

Et qui partout vont triompher.
- Eluard

Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
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Adonis était lassé des jérémiades des deux jeunes filles, l'une criant son innocence pour se déculpabiliser. Elle espérait quoi ? Le pardon d'Amelia, un aller simple pour le paradis ? Mais elle était aussi fautive que lui, elle avait bien vite oublié son fiancé dans ses bras, elle ne s'était pas faite prier, elle ne s'était pas plainte et ne semblait ne rien avoir regretté. Alors son petit numéro de sainte ni-touche ingénue n'était pas vraiment à l'ordre du jour mais il ne dit rien, se contentant de sourire, amusé, à la scène qui se déroulait devant lui, la colère de Lilly était tellement comique et inappropriée.

"Et tu peux me dire ce que ça aurait changé que tu saches pour moi ? Cela t'aurait-il empêché de tromper ton fiancé avec un autre que moi ? Je ne crois pas, tu semblais bien décidé à trouver du plaisir ailleurs. Finalement tout le monde a trouvé son compte, tu ne crois pas ?"

Son sourire s'agrandit légèrement alors qu'Amelia prenait la parole. Un air offusqué sur le visage face à ses reproches quand à son empoisonnement et à son travail. Simple façon de se justifier, ce n'était même pas la raison qui l'avait poussé à tromper la jeune femme, juste son instabilité sentimentale, son manque d'attache. Amelia avait juste représenté un challenge, décoincer la petite effarouchée, passer un peu de bon temps, s'embourber dans le quotidien qu'on lui fiche la paix avec des remarques du genre "il va falloir penser à se caser Adonis". Et s'il n'en avait pas envie ? S'il voulait continuer à flirter, à s'amuser avec les femmes, les déflorer, les voir rougir, les entendre glousser de plaisir. C'était plus fort que lui, il était un homme à femme, c'était ainsi. Alors oui, il en était presque bestiale, non humain, animal et il s'en moquait.

Amelia pouvait bien dire tout ce qu'elle voulait, il savait qu'il l'avait blessé, elle s'était attachée comme une idiote alors qu'il ne lui avait rien promis, juste quelques instants de plaisir, rien de plus, qu'une stabilité dans leur situation, si elle voulait garder une stabilité relationnelle, il n'était pas contre, chacun trouverait son compte, elle aurait un équilibre et une petite vie idéale et lui, il aurait la tranquillité. Il tourna alors la tête vers Lilly lorsque cette dernière affirma qu'il la dégoûtait, avec un sourire goguenard, il laissa échapper entre ses lèvres toute la pitié qu'il éprouvait pour la situation. Son mépris profond pour les paroles échangées.

Puis réellement amusé par la vision que lui offrait cette scène, il laissa échapper sa proposition de plan à trois mais visiblement cela ne plu pas à Amelia qui s'approcha de lui et lui asséna une violente gifle, il redressa alors le menton, volontairement provocateur, la jaugeant du regard, pour qui se prenait-elle celle là pour le gifler de la sorte ? Ne savait-elle donc pas à qui elle avait affaire ? Il esquissa une grimace de dégoût lorsque son ancienne amante lui cracha qu'elle souhaitait qu'il tombe amoureux un jour et qu'il se fasse détruire. Un sourire narquois étira ses lèvres. Il était déjà amoureux et l'attente, l'amour, l'espoir le rongeait déjà de l'intérieur. Croyait-elle qu'elle avait le monopole de la douleur ou de l'amour ? Croyait-elle être la seule à savoir toutes les tortures que la vie pouvait réserver ?

"Je te souhaite tout le bonheur du monde également."  

Il regarda Amelia, un sourire amusé aux lèvres, lui jeter ses clés dans la poitrine et claquer la porte de son appartement les larmes coulant le long de ses joues. Il reporta alors on attention sur Lilly qui lui rendait son tee-shirt, une expression de dégoût sur le visage et une gifle s'abattit sur sa seconde joue. La violence du coup lui fit tourner la tête légèrement, il serra les dents et du prendre sur lui pour garder son sang froid pour ne pas pulvériser la jeune femme sur place, une passait encore mais deux c'était peut-être un peu beaucoup. Il inspira néanmoins profondément, gardant son self-contrôle pour ne pas faire quelque chose qu'il regretterait, se contentant de sourire, le regard mauvais en écoutant les mots sortirent de sa bouche, des paroles crues encore à son encontre. Elle qui n'avait pas plus de scrupule que lui, il hocha légèrement la tête, un léger sourire aux lèvres lorsque Lilly affirma qu'elle avait connu mieux. Une réplique totalement puérile. Totalement en harmonie avec le comportement de la jeune Oubliator, encore une gamine qui ne voulait pas assumer ses erreurs qui ne voulaient pas voir ses torts en face.

"Tu peux bien m'accuser de tous tes mots mais à aucun moment je ne t'ai forcé à quoique ce soit. Tu es et resteras toujours la seule responsable de ton adultère. Tu peux essayer de te convaincre autant que tu veux mais tôt ou tard tu aurais cédé même si ça n'avait pas été moi. Et ne nie pas, tu as énormément apprécié nos petits moments d'intimités."

Nouveau sourire narquois alors que la porte de son appartement claquait une seconde fois. Il resta un instant immobile au milieu de son salon, se caressant pensivement l'une de ses joues endolories. Prenant conscience qu'en à peine dix minutes, il avait perdu sa "petite amie" et sa maîtresse. Il allait devoir repartir en chasse, il allait devoir supporter les remarques de son oncle une nouvelle fois. Il poussa un léger soupir résigné. Néanmoins, un léger sourire vint s'installer sur ses lèvres, il avait l'étrange impression qu'il n'avait pas complètement tout perdu, un étrange sentiment lui laissait croire qu'il allait très certainement revoir Lilly un de ces jours dans son appartement. Une intuition sans preuves, juste comme ça, il était certain que l'adultère lui avait plus plu qu'elle ne souhaitait bien l'admettre.

Fin pour Ado


Adonis Greengrass
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Elle ne savait pas comment elle était passée par tous ces extrêmes. L'incompréhension, la fureur, les larmes. La sensation de voir toutes ses certitudes voler en éclat. Amelia n'avait jamais pensé le connaître à fond, elle n'avait jamais eu l'impression d'avoir eu une connexion instantanée avec le jeune homme, mais… elle lui avait fait confiance. Sans vraiment savoir pourquoi, sans vraiment savoir comment, elle avait cru qu'il ne lui ferait pas de ml, qu'elle pourrait se laisser un peu aller, qu'elle n'aurait pas à craindre d'être trahie toutes les cinq secondes. Elle avait eu tort. Et maintenant, elle en payait le prix.
Combien de fois son frère lui avait-il dit de faire attention à ce qu'elle faisait? Qu'elle allait souffrir si elle ne le faisait pas? Il avait raison, encore une fois. Loïs avait toujours raison. Et elle ne l'écoutait que rarement, et elle s'en repentait toujours après. Pourquoi la vie était-elle ainsi? Pourquoi devait-on autant souffrir, et attendre, et espérer? Se battre pour un petit bout de bonheur, s'y agripper le plus possible, en espérant que personne ne vienne ne nous l'arracher trop vite. Souffrir milles morts, ensuite, lorsqu'on vient à le perdre.
Amelia ne voulait plus souffrir. Plus jamais.
Une voix douce retentit à côté d'elle, et Amelia tourna la tête pour rencontrer le regard de Lilly. Elle lui avait ressemblé, à un moment. Emprisonnée, empoisonnée dans une relation ancienne, qui ne lui convenait plus, dont elle ne savait pas comment sortir. Et elle avait fui, à la fin. Avant que ses plans de mariage ne deviennent trop conséquents, avant qu'elle ne puisse revenir en arrière.

Elle hocha légèrement la tête lorsque la jeune femme affirma que c'était un abruti. Il l'était. Il l'était, c'était vrai, elle n'allait jamais le nier. Il avait joué avec elle comme il avait joué avec Lilly, les avait fait passer pour des idiotes, l'avait rendue idiote. Parce qu'elle y avait cru, qu'elle s'était laissé prendre par les jolis mots, les jolis sourires, les jolis yeux. Qu'elle s'était transformée en une de ces filles, un peu potiche, un peu stupide avec des étoiles dans les yeux, qui pense tout savoir de l'avenir, qu'elle avait toujours méprisé.
Maintenant, que serait-il, sont avenir?
Que serait-il, son bonheur futur?
Elle ne savait pas.

" J'avais quelqu'un de bien, dit-elle d'une voix éteinte. "

Liu était quelqu'un de bien. Vraiment. Il l'aimait, il voulait finir sa vie avec elle, il voulait avoir des enfants avec elle, il voulait… Il était parfait. Trop parfait. Il l'étouffait, parfois, sans s'en rendre compte. Au début, cela n'avait pas d'importance. C'était elle, c'était de sa faute si tout s'était dégradé. Elle avait changé, et Liu restait le même.
Tout se déroule exactement comme prévu, et puis un jour tout explose.

" J'ai une fâcheuse tendance à faire des choses sans me préoccuper des conséquences, selon mon frère. Je fais des choix, sans me soucier des répercussions qu'ils auront plus tard. Ne faites pas le même choix que moi. "

Elle avait relevé la tête sur les derniers mots, croisant le regard de la jeune femme. Elle ne savait pas si elle l'écouterait, si elle prendrait note, si elle changerait de comportement. Elle l'espérait, pour elle, pour son fiancé, pour ses amis. Il y avait rarement une seule victime, dans ces situations. Elle avait perdu Liu, elle avait perdu la Chine. Li Wei, Wei Hua, sa vie sur l'Allée Rouge de Pékin…
Elle ne pouvait pas fuir une deuxième fois. Pas encore. Ce n'était pas possible.

Amelia se releva doucement, offrant un pâle sourire à la jeune fille. Elle se sentait vieille, d'un coup. Terriblement vieille. L'impression d'en avoir trop vu, d'avoir trop vécu, l'impression que de toute manière, tout ne serait là que pour la décevoir à nouveau. Elle n'avait que vingt-quatre ans, quand avait-elle vieilli si vite? Quand avait-elle perdu toute foi dans l'amour? Même quand elle était avec Adonis, elle n'y croyait pas réellement.
Elle était de ces femmes qui n'aimaient qu'une fois, sans doute. Une fois avec passion, avec toute son âme et tout son corps, jusqu'à-ce que la flamme s'éteigne, ne laissant plus rien. Serait-elle capable de faire de nouveau confiance à quelqu'un, au point de le laisser s'installer dans sa vie? Serait-elle capable d'aimer, de se fiancer, de se marier? De vivre toute sa vie auprès de la même personne?
Les autres l'avaient toujours déçue.

" Merci tout de même. "

Elle fit quelques pas dans la rue, comme une funambule, tâchant de retrouver le nord. Elle ne voulait qu'une chose: rentrer. Rentrer chez elle, s'effondrer sur le sol de son atelier, attraper un pinceau et peindre, peindre, peindre. Jusqu'à ne plus avoir rien d'autre dans la tête que les couleurs sur sa toile. Oublier pour quelques temps, pour quelques heures, pour quelques minutes, toute la scène qui venait de s'écouler. Peindre jusqu'à s'effondrer de fatigue, et s'endormir d'un coup, et ne pas réaliser jusqu'au lendemain matin.

Elle transplana directement devant sa porte, se précipita à l'intérieur, les larmes lui remontant aux yeux. Pourquoi? Pourquoi s'attacher aux gens, alors qu'ils vous font toujours souffrir? Pourquoi avait-elle eut la bêtise de se faire avoir par Adonis, alors que tout dans son attitude, dès le début, clamait qu'il n'en avait rien à faire?
Les contes de fées n'existent que dans les livres, les coups de foudres n'existent pas dans la vraie vie. Elle le savait, mais elle s'était laissé prendre.

No time for goodbye he said  
As he faded away


Et il l'avait laissée là. Seule. Lui se retrouverait quelqu'un, lui ne serait pas affecté. Mais elle, y avait-il pensé? Avait-il si peu d'importance, pour qu'il ne pense même pas au mal qu'il lui faisait? Il disparaissait de sa vie, comme ça, sans prévenir. Sans même s'excuser, sans autre explication que le fait qu'elle n'avait été qu'une "distraction". Comment avait-il osé? Comment?
Elle avait été l'idiote, dans l'affaire, elle le savait. Mais cela lui donnait-il ce droit? Il lui avait menti, il l'avait trompée, il l'avait souillée. Elle ne l'avait jamais aimée, elle ne l'avait jamais aimé en retour. Ne pouvait-il pas simplement lui dire que leur relation était impossible, qu'ils feraient mieux de se séparer, comme toute personne censée? Non.
Il avait préféré rester avec elle, se servant d'elle comme alibi pour les ragots mondains. Un alibi. N'avait-elle donc aucun intérêt, était-elle juste une potiche pour qu'il se permette de la traiter comme cela?

Don't put your life in someone's hands  
Their bound to steal it away


Elle remonta ses longues mèches blondes sur sa nuque, attrapa un pinceau. Elle ne pleurait plus, n'avait plus de larmes pour pleurer. Pleurer quoi, de toute manière? La fin de ses illusions? Elle avait toujours su que cela finirait mal. Dès le début. Elle aurait mieux fait de rester méfiante, de ne pas se laisser aller, de ne pas écouter Lena. Les autres la décevaient toujours. Ils gagnaient sa confiance, elle se laissait aller, était vraiment elle-même… Puis quelque chose arrivait, et tout était fini. Tout volait en éclats, tout disparaissait, et tout devait être reconstruit. Une nouvelle fois.
Elle donnait son cœur, son corps, et on lui volait son bonheur.

Les couleurs se mélangeaient sur la toile, des jets de peintures comme les grosses tâches, alors que les pensées s'engouffraient, se mélangeaient, s'embrouillaient dans son esprit. Les coups de pinceaux se faisait de plus en plus brutaux, de plus en plus violent, les couleurs de plus en plus contrastées. Il était impossible de savoir ce que cela représentait, mise à part une souffrance intense. Ses mains étaient tâchées, les tubes de peintures ouverts goutaient sur les journaux posés au sol, mais rien n'avait d'importance.
Juste peindre, pour laisser sortir ce qu'elle retenait depuis des mois, sans s'en rendre compte. Toute la souffrance qu'elle avait accumulée depuis qu'elle avait quitté la Chine, qu'elle ne s'était pas autorisée à ressentir, dont elle ne s'était pas débarrassée.

Don't hide your mistakes
'Cause they'll find you, burn you


Toutes ses erreurs, toutes ses hésitations, tous ses problèmes. Tout ce qu'elle avait préféré ne pas voir, pour avancer. Tout ce qui la rongeait de l'intérieur, tout ce qui l'empêchait de dormir, sans qu'elle n'ose se l'avouer. Tous ces cauchemars, ils venaient de là.
Si elle s'était laissé tomber dans les bras d'Adonis, est-ce que ce n'était pas parce qu'elle avait peur? Peur de ne jamais vraiment compter pour quelqu'un autant qu'elle avait compté pour Liu? Elle n'en savait rien, pour être honnête.

If you want to get out alive  
Run for your life  
If you want to get out alive
Run for your life


Et maintenant, il fallait juste qu'elle recommence à vivre. Comme si rien de tout cela n'était arrivé. Comme si ce qu'elle avait vécu avec Adonis n'avait eu aucune importance. Se reconstruire, encore et toujours, en espérant que quelqu'un ne viendrait pas tout détruire à nouveau. Elle passait du temps à se construire un équilibre, une stabilité, installant doucement les pierres les unes après les autres… mais quelqu'un arrivait, et d'un geste détruisait tout. Comme si tout ce qu'elle avait pensé construire en dur, en pierres, se révélait n'être qu'un immense château de carte.
Alors si elle voulait survivre, si elle voulait vivre, elle devait juste continuer. En espérant que personne ne lui fasse aussi mal. Que personne ne s'approcherait trop près, que personne ne parviendrait à s'approprier sa confiance pour ensuite en jouer.

This is my last time she said
As she faded away


C'était la dernière fois. La dernière. Plus jamais elle ne se ferait avoir, plus jamais elle ne leur ferait confiance. Jamais. Pourquoi la vie devait-elle être si cruelle? Pourquoi devait-on toujours faire les mauvais choix, ce qu'après on regrette? Pourquoi ne pouvait-on pas retourner dans le passé, changer ses actions, pour ensuite moins souffrir?

Elle chassa d'un geste rageur une larme qui menaçait de tomber, tachant son visage de peinture. La toile blanche avait totalement disparue sous les coups de pinceaux. Les couleurs se mélangeait, formant un camaïeu violent et criard, attaquant les yeux et les sens. Elle se leva doucement, la toile à la main, la posant sur son chevalet, avant de faire quelque pas en arrière. D'un geste rapide, elle attrapa un couteau qui trainait sur la table, et s'approcha de nouveau, l'observant sans rien dire. Avant de le planter, résolument, lacérant la toile, séparant les couleurs, faisant ressortir toute la fureur qu'elle avait ressentie un peu plus tôt dans la journée.

It's hard to imagine
But one day you'll end up like me


La nuit était tombée. Elle avait passé la journée là, seule, à ressasser, ressasser, sans jamais penser à autre chose. Elle n'avait pas déjeuné, pas dîner, avait simplement peint avant de rester seule devant sa toile lacérée. Elle était excessive dans sa réaction, elle le savait. En apparence, elle pourrait sembler normale, elle pourrait faire croire que cela ne l'avait pas trop affectée, mais  ce serait faux. Elle pourrait duper le monde, elle pourrait duper Eden, mais cela resterait un mensonge.
Elle fit sortit de son atelier, sans nettoyer la peinture de ses mains ni celle de son visage, avant de s'effondrer dans son canapé, le regard fixé sur le plafond. Elle voulait juste dormir. Dormir et oublier, penser que la journée n'avait été qu'un rêve, qu'Adonis n'avait été qu'un rêve, qu'elle se réveillerait des semaines et des semaines auparavant, alors qu'elle venait juste d'arriver en Angleterre.

Elle ferma les yeux, mais le visage d'Adonis lui revenait constamment. Son visage moqueur, son visage dédaigneux alors qu'il lui balançait son infidélité à la figure. Il finirait comme elle, un jour. A s'accrocher de la mauvaise personne, à croire qu'elle tenait un minimum à vous, à croire que tout se passera bien. Avant que tout ne lui explose à la figure.
Et qu'il souffre. Plus que ce qu'elle avait souffert, lorsque l'évidence lui avait été mise en face des yeux.

If you want to get out alive
Run for your life
If you want to get out alive
Run for your life


Elle s'était finalement endormie, enroulée dans une couverture. Elle irait mieux demain. Il lui faudrait du temps, beaucoup de temps, mais elle irait mieux.
Dans son atelier, la toile restait abandonnée, offrant aux yeux du monde une souffrance bien trop longtemps cachée.

Fin pour Amelia

Spoiler:
 



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Pris sur le fait [Adonis, Amelia & Lilly]

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