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 Les secrets de Versailles [Juliet & Jeremy]

Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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7 août 2007, Versailles, France


Ah, la France, pays du croissant et du béret, du vin et du fromage ! Paris, et sa tour Eiffel, Paris et ses monuments, ses bâteaux-mouches, ses habitants, son métro moldu... Cela faisait maintenant une semaine que Jeremy et Juliet avaient traversé la Manche et visitaient la capitale française sous la chaleur. Ils avaient fait le voyage en Portoloin et logeaient en auberge de jeunesse sorcière, pour un tarif plutôt raisonnable. Jeremy avait réussi à se faire financer ces deux semaines de vacances par ses parents, comme cadeau pour célébrer ses ASPICs et sa réussite à Bristol. C'était généreux de leur part, Jeremy devait bien le reconnaître, et cette première semaine de vacances lui avait fait énormément de bien. Il avait l'impression de tomber un peu plus amoureux de Juliet chaque jour qui passe, c'était un véritable régal de découvrir une ville étrangère et inconnue en sa compagnie. Ils pouvaient bien se permettre d'être romantiques, ils étaient jeunes, ils étaient amoureux et ils étaient à Paris. Se balader dans les jardins de Versailles, main dans la main, n'était peut-être pas très original mais restait très agréable...

Mais il y avait toujours une ombre dans chaque tableau, et cette fois l'ombre pris l'apparence d'une jeune française montée sur des talons vertigineux. Élancée, blonde, son corps bronzé engoncé dans une robe bien trop courte pour la bienséance. Une robe orange...

"T'as vu comme elle est habillée celle-là ?", lâcha-t-il avec un petit éclat de rire légèrement grinçant. "On dirait Kelsey."

Jeremy avait bien du mal à se sortir l'épisode Kelsey de la semaine passée de la tête, qu'il avait entièrement raconté à Juliet, sans rien dissimuler de ses paroles, même ce dont il avait honte. C'est-à-dire, à peu près tout. Mais même si le recul et la distance que lui avait permis d'instaurer ce petit voyage le conduisaient à regretter amèrement son comportement, la colère restait toujours aussi vivace. Elle était essentiellement dirigée contre son père, d'ailleurs, ses sentiments à l'égard de Kelsey s'étant mués en une tristesse qu'il s'efforçait de dissimuler derrière des pensées - et paroles - caustiques. Il avait comme l'impression qu'il commençait à agacer sa petite-amie à force de ressasser l'évènement, mais c'était plus fort que lui. L'épisode l'avait fortement marqué, que ce soit à cause de ce qu'il avait surpris, de ce qu'il avait dit ou fait ou de ce que Kelsey avait répondu. Le souvenir l'emplissait d'un curieux sentiment de dégoût et d'amertume dont il ne parvenait pas complètement à se défaire. Un peu gêné néanmoins par sa remarque, il détourna le regard du sosie de Kelsey et posa sur Juliet un sourire hésitant.

"Hmm, oui, alors euh, bon, je disais... Le guide a dit qu'il fallait retrouver les autres sorciers au bosquet de la reine à quinze heures vingt-trois... On devrait y aller si on ne veut pas rater ça."

Versailles était l'une des destinations touristiques préférées des sorciers en visite dans la capitale française, pour son attraction principale qui faisait partie des grands incontournables du Paris magique. Tout naturellement, Jeremy et Juliet avaient donc décidé d'aller y faire un tour après avoir visité le château en lui-même. Pressé d'oublier sa remarque et de se plonger dans la visite des plus particulières qui les attendait, Jeremy glissa un bras autour de la taille de Juliet et hâta le pas.




Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Il faisait chaud, en France. Bien que plus qu’en Angleterre, lorsqu’elle l’avait quitté, une semaine plus tôt. La chaleur était bel et bien présente, si bien qu’elle avait refourgué tout au fond de sa valise le pull qu’elle avait emmené, préférant largement enfiler robes, shorts, et tee-shirts légers, bien plus agréables à porter, au vu du soleil qui brillait haut dans le ciel bleu. Paris était magnifique. Aussi bien de nuit que de jour, côté sorcier que côté moldu. Elle avait adoré découvrir cette ville française dont tout le monde vantait les mérites. Ses rues, ses immenses immeubles anciens, sa Tour Eiffel, ses monuments, les bords de la Seine, qui était superbes, par ce temps. Ils s’étaient beaucoup baladés, main dans la main, dans la capitale, rentrant dormir le soir dans leur auberge de jeunesse sorcière, qui abordait un tarif raisonnable à la nuit. Elle n’avait pas eu trop de mal à convaincre ses parents de la laisser partir en France avec Jeremy. Elle avait fait valoir sa majorité, sa réussite aux ASPIC, son entrée à Flaquemare. Bien vite, ils avaient accepté de lui financer son voyage. Elle se doutait bien que derrière cet acte se cachait la carte « année difficile » qu’elle n’avait pas voulu poser. Mais elle n’allait pas s’insurger devant l’argent que les deux adultes lui avaient accordé, encore moins si avec lui, elle pouvait entreprendre un si beau voyage.

Parce qu’elle était heureuse, de ces vacances, plus qu’elle ne pouvait le dire, tant les mots ne lui semblaient pas assez forts pour décrire ses sentiments. La présence de son petit-ami à ses côtés la détendait, et elle ne s’était jamais crue capable d’aimer autant une personne, et toujours un peu plus de jour en jour. Elle lâcha un soupir d’aise, et glissa un regard affectueux vers le jeune homme qui marchait à ses côtés. L’année n’avait certes pas était facile, mais elle finissait bien. En la personne de Jeremy, elle avait trouvé un meilleur ami exceptionnel, puis un petit-ami formidable. Et cette impression que ses sentiments ne s’arrêteraient jamais, qu’ils étaient ancrés en elle, la rassurait. Elle croyait en l’amour, et la relation à la fois sérieuse, tendre, et passionnée qui s’était imposée entre eux la confortait dans son idée. Evidemment, tout n’était pas toujours tout rose, et quelques petites disputes rythmaient leur quotidien – ils étaient tout les deux assez têtus. Mais ce n’était rien en comparaison aux moments inoubliables qu’ils passaient, à ses baisers, à son sourire, à sa voix, à leurs discussions, et même à ce sentiment de manque, lorsqu’il n’était pas à ses côtés.

Juliet eut un sourire, et serra doucement la main de son petit-ami dans la sienne. Elle fut cependant brusquement tirée de ses pensées par une remarque de Jeremy, pas forcément des plus agréables, à l’encontre d’une jeune française. Elle soupira en jetant un coup d’œil à ladite jeune fille en question. Certes, c’était une blonde, grande, perchée sur des talons un peu trop haut, habillée d’une robe un peu trop courte, qui ressemblait à s’y méprendre à Kelsey Lorgan. Mais il y en avait des centaines, des jeunes filles comme elle. C’était triste, dans un sens, mais c’était la vérité, et ils n’y pouvaient rien. Elle baissa les yeux sur sa propre tenue – une petite robe d’été blanche et des chaussures plates, marrons – avant de les relever vers la Parisienne qui s’était attirée les foudres de Jeremy. Le problème, dans cette histoire, c’était qu’il ressassait sans arrêt sa dernière discussion avec la Poufsouffle. Il lui avait raconté, dans les moindres détails, et ils en avaient parlé, longuement. Si elle trouvait le comportement de Lorgan complètement déplacé – et un peu glauque, elle l’avouait – la réaction de Jeremy l’avait étonné. Elle savait son petit-ami impulsif, capable d’agir avant de réfléchir, mais pas… autant. Enfin, depuis cette fameuse discussion, le jeune homme ne pouvait s’empêchait de faire des réflexions amères sur leur ancienne camarade. Et si Juliet ne portait pas Kelsey dans son cœur – loin de là – elle commençait à se lasser des remarques caustiques de son petit-ami.

Elle se laissa entraîner contre Jeremy, lorsqu’il passa un bras autour de sa taille, et lui jeta un regard. Il fallait qu’il cesse de ressasser tout ça. Déjà, parce que ce n’était pas bon, pour lui, ensuite parce que c’était extrêmement désagréable d’en entendre parler à longueur de journée. Elle comprenait qu’il veuille exorciser ce moment, mais elle n’en pouvait plus. Aussi, lorsqu’ils se retrouvèrent à marcher derrière cette jeune française à la robe orange bien courte, elle tourna la tête vers son petit-ami.

« Arrête, Jeremy. » débuta-t-elle, tout en marchant. Ils arrivèrent non loin d’un rassemblement, près du bosquet de la reine. Elle fit quelques pas, puis préféra s’arrêter. « Ecoute, je sais que ta conversation avec Kelsey t’a marqué mais juste… arrête. Arrête de ressasser tout ça, nuit et jour, et de reporter ta colère sur de malheureuses françaises qui ont eu l’indécence de porter une robe trop courte. Ça ne fera pas avancer les choses, et tu te fais du mal pour rien. » déclara Juliet. « Et c’est très désagréable à entendre à longueur de journée. » rajouta la jeune fille.

Elle plongea ses yeux gris dans ceux de son petit-ami et eut un sourire désolé.



Kit par Irving Ship
Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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Quand Juliet lui demanda d'arrêter, Jeremy tourna vers elle un visage surpris, ce demandant ce qui se passait. La suite de ses propos ne lui plut pas du tout, et il sentit ses joues rougir de honte à l'idée qu'il avait gâché le voyage à force de ressasser. Mais les dernières paroles de Juliet lui restèrent en travers de la gorge et il détourna le regard, agacé. Il voulait bien entendre qu'il était agaçant, mais il ne fallait pas exagérer, il n'en parlait pas à longueur de journée. Et qu'était-il censé faire, au juste ? Oublier ce que son père avait fait, comme si cela n'avait aucune importance et qu'il n'y avait pas de raison de s'y attarder ? Et pourquoi pas lui accorder sa bénédiction pour sauter sur ses anciennes camarades de classe, pendant qu'on y était ? Jeremy se demandait bien comment la jeune fille réagirait si elle se retrouvait dans la même situation... Il aurait espéré un peu plus de compassion de sa part, même s'il pouvait comprendre qu'elle avait envie de se détendre. C'était leurs vacances à deux, loin de tout ce qui avait rendu leur année difficile, et elle aurait probablement préféré qu'il soit plus décontracté, qu'il ne pense qu'à elle. Mais Jeremy aussi aurait aimé pouvoir faire comme si de rien n'était, lui aussi aurait été profiter pleinement de ce voyage. Il ne faisait pas exprès de ressasser, par Merlin ! Mais il n'avait pas eu le temps de digérer, voilà tout. Jeremy se revoyait encore débarquer à l'improviste chez le père de Victor, où avait emménagé sa mère depuis peu, sa valise en main, son visage bouleversé en disant long. Dès le lendemain matin, il s'était retrouvé dans un autre pays, dans un contexte de vacances romantiques alors que sa colère n'était pas encore disparue. Tout ceci avait même réussi à éclipser ses excellents résultats d'ASPICs, le champagne qu'avait ouvert sa mère pour l'occasion avait un goût plus amer que d'accoutumée... Sa mère n'avait pas protesté contre son humeur exécrable, ayant reçu un appel de cheminée de Gregory qui lui avait expliqué la situation, mais Juliet, elle, semblait avoir atteint les limites de sa patience. Soit, il se contenterait donc de ruminer intérieurement...

"OK, désolé", se contenta-t-il de répondre avant de rejoindre le petit groupe de sorcier qui se formait un peu plus loin. Le visage fermé, Jeremy resta silencieux tandis qu'un grand sorcier qui portait un badge comptait le groupe, avant de sourire avec satisfaction. Les mains dans les poches, la mine boudeuse, Jeremy l'observa qui lançait un sortilège repousse-moldu temporaire sur l'allée pour qu'il puisse les faire entrer en toute discrétion.

"Mesdames et messieurs, bienvenue au célèbre Labyrinthe de Versailles !", s'écria le grand sorcier avec une voix étonnamment nasillarde. "Comme vous le savez sans doute, il existait autrefois un pendant moldu du labyrinthe, mais il a été remplacé par le bosquet de la reine. Aujourd'hui, il ne subsiste plus que le labyrinthe sorcier, connu dans le monde entier et classé au Patrimoine mondial de la sorcellerie. Il faut en moyenne une heure pour en sortir, entre le chemin à retrouver et les obstacles à surmonter, de toutes sortes. Les obstacles sont changés tous les quinze jours, pour un maximum de surprises et d'amusement ! Attention, je préfère vous prévenir que cet endroit peut être assez angoissant, alors si vous souhaitez que l'équipe de secours vienne vous chercher, envoyez des étincelles bleues avec votre baguette. Dans tous les cas, nous enverrons une patrouille dans trois heures pour s'assurer que personne n'est resté coincé quelque part. Pas de questions ? Tout le monde est prêt ? Bien ! Alors... C'est parti !"

Le sorcier tapota sur un bosquet et une petite ouverture s'y créa alors magiquement. Jeremy fouilla dans sa poche pour saisir sa baguette, et s'apprêta à rentrer à la suite d'un groupe de français. Juste avant de pénétrer dans l'endroit, il se tourna vers Juliet et lâcha, d'un ton neutre :

"Un petit jeu, ça te dit ? On se sépare et on se retrouve à la sortie. Comme ça je ne t'embête pas avec mes remarques désagréables, le temps du labyrinthe."

Ce n'était pas très juste, il devait bien l'avouer, mais il n'avait pu s'en empêcher, vexé par sa remarque précédente. Jeremy n'avait rien contre le fait de voir ce fameux labyrinthe seul, et de se changer les idées pendant une heure ou deux. Il avait beau aimer Juliet de tout son coeur, il se sentait trop irritable à cet instant alors il valait mieux qu'il soit seul plutôt que de dire quelque chose qu'il regretterait. Jeremy décida néanmoins d'atténuer sa remarque pour ne pas se disputer avec elle.

"Et le premier d'entre nous qui trouve la sortie gagne le droit de...", commença-t-il avant d'achever sa phrase au creux de son oreille, pour que personne d'autre ne les entende. Un sourire entendu s'étira sur ses lèvres et il interrogea Juliet du regard pour guetter son assentiment. Puis il pénétra dans le labyrinthe, la baguette droit devant lui, et fut instantanément frappé par l'obscurité qui régnait. Cela promettait d'être amusant...


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Dernière édition par Juliet E. Wilson le Mar 30 Juil 2013 - 18:06, édité 1 fois
Elle l’avait vexé, constata-t-elle en se mordant la lèvre inférieure, alors que Jeremy s’éloignait, après lui avoir répondu un peu sèchement. Elle baissa les yeux, s’en voulant pour les paroles qu’elle venait de prononcer. Elle se doutait bien que ce n’était pas complètement de sa faute, s’il ressassait cet événement. Il était encore tout récent, et elle ne pouvait lui reprocher d’en vouloir au monde entier… Après tout, elle avait été irritable plusieurs jours après avoir découvert la liaison de son père, Jeremy avait bien le droit de l’être, d’autant plus que ça lui passerait sans doute. Elle se passa une main derrière la nuque, honteuse, et fit quelques pas pour venir se placer à côté de son petit-ami. Elle s’apprêtait à s’excuser, lorsqu’un sorcier à la voix nasillarde prit la parole. Soupirant, elle glissa un regard vers le jeune homme qui avait adopté une mine boudeuse, avant de reporter son attention sur l’homme qui présentait  le principe du labyrinthe. Elle fronça les sourcils au mot « angoissant » et jeta un regard vers ce qui l’attendait. Pas qu’elle ait peur des obstacles à surmonter – loin de là, elle trouvait même ça plutôt amusant – mais le fait de se retrouver là-dedans sans savoir comment y sortir… Elle avouait que ce n’était pas forcément ce qu’elle préférait. Le problème de la claustrophobie, sans aucun doute. Elle se força à chasser ces pensées de son esprit. Ce n’est pas comme si elle y pénétrait seule, dans ce labyrinthe, se rassura-t-elle immédiatement. Et puis, elle devait bien vaincre cette phobie un jour ou l’autre !

Cependant, Jeremy semblait partant pour y aller tout seul, lui, comme il le fit remarquer. Sa dernière phrase la renfrogna et elle haussa les épaules avec désinvolture, un peu vexée par sa remarque. Elle avait voulu lui faire remarquer que, à la longue, oui, ces petites piques sur Kelsey étaient fatigantes. Ce n’était pour autant qu’elle demandait à être séparée de lui, encore moins maintenant. Mais puisqu’il le prenait comme ça… Elle tourna la tête, bornée, pour regarder ailleurs, et ne se dérida que lorsqu’il se pencha vers elle pour murmurer quelques phrases au creux de son oreille. Elle sentit un sourire s’étirer malgré elle sur ses lèvres, et finit par hocher la tête avec hésitation, pour donner son approbation au jeu, même si un mauvais présage l’envahissait déjà. Elle observa Jeremy entrer dans labyrinthe, jeta un coup d’œil derrière elle, constata qu’elle était la dernière, et y pénétra à son tour. Elle resta quelques secondes immobile le temps d’habituer ses yeux à l’obscurité. Bien vite, le passage par lequel elle venait d’entrer se referma derrière elle, et elle se retrouva seule, sa respiration troublant le silence qui régnait, parfois brisé par un cri de surprise ou de frayeur qui retentissait ça et là.

Elle saisit sa baguette magique, qu’elle avait entreposée dans son sac, mais ne bougea toutefois pas. Les haies étaient vraiment très hautes, les passages assez étroits. Elle se mordilla nerveusement la lèvre inférieure, en sentant une boule d’angoisse se former dans son estomac. Elle resserra sa prise sur sa baguette, et s’intima intérieurement de se calmer. Un peu de nerf, par Godric ! Elle pouvait parfaitement gérer ça toute seule, sans la présence – très rassurante, elle devait l’avouer – de Jeremy. Quelle idée de lui avoir fait cette remarque – justifiée, elle continuait toutefois de le maintenir – en pleine visite. Elle esquissa un sourire en songeant à diverses manières de s’excuser auprès de son petit-ami, avant de faire un pas en avant. Elle allait y arriver. Elle était une Gryffondor, par Merlin ! Affronter ses peurs, elle savait le faire, elle l’avait même déjà fait ! Ses peurs, oui, pensa-t-elle en jetant un coup d’œil derrière elle, mais pas sa phobie. C’était plus qu’une simple peur, c’était quelque chose qui la terrifiait, qui lui faisait perdre ses moyens. Si elle n’arrivait pas à la maîtriser, l’angoisse la saisissait, et elle n’avait encore jamais été capable de s’en sortir seule. Juliet s’obligea à respirer profondément, et continua à avancer dans les couloirs du labyrinthe. Elle arriva à une intersection, prit à gauche. Au fur et à mesure qu’elle avançait, l’obscurité s’intensifiait encore un peu.

« Lumos. » souffla-t-elle.

Elle tendit sa baguette pour y voir plus clair. Visiblement, tout semblait normal. Une longue allée, sans créature spectaculaire, ou autre surprise du genre. Elle baissa les yeux vers le sol. Rien. Rassurée, elle continua de marcher, finalement, cela ne semblait pas aussi terrible que ça… Elle allait s’en sortir, d’ailleurs, elle allait très bien s’en sortir. Il suffisait juste qu’elle arrive à occulter sa terreur des lieux, le reste ne serait qu’un jeu d’enfant, n’est-ce pas ? Oui, très certainement, se rassura-t-elle, il n’y avait pas de quoi en faire un drame. Elle s’en était toujours sorti toute seule, avant ça – sauf en Laponie, d’accord. Et dans la pièce secrète qu’elle avait découverte en début d’année avec Jeremy, aussi. Elle y arriverait, décida-t-elle en bifurquant à droite. A peine avait-elle fait deux pas qu’un cri de surprise s’échappa de ses lèvres, troublant le calme qui régnait. Quelqu’un, non quelque chose, la retenait par la cheville. Elle se débattit en se retournant, en équilibre instable, et aperçut une dizaine de lianes, glissant sur le sol. Une s’était enroulée autour de sa jambe, l’empêchant d’avancer. Elle grimaça, et dirigea sa baguette en direction de la liane.

« Diffindo ! »

Mauvaise idée. La liane coupée retomba certes au sol, inerte, mais immédiatement, une autre vint la saisir l’autre cheville. Elle recommença, une fois, deux fois, avança à chaque fois d’un demi-pas. Elle finit par trébucher et se retrouva par terre, la jambe légèrement endolorie. La jeune fille répéta le sort une nouvelle fois, et tenta de se relever. Une liane surgit, s’enroula autour de son poignet, lui fit lâcher sa baguette qui roula au sol, hors de portée. Juliet jura, avant d’évaluer la situation. Les végétaux ne semblaient pas vouloir lui faire de mal, juste l’empêcher d’avancer. Elle essaya de tirer pour dégager sa main, mais la prise était trop serrée autour de son poignet. Elle soupira. Il fallait essayer d’être logique. Peut-être pouvait-elle…

« Besoin d’aide ? »

Elle tourna la tête vers l’origine de la voix, et découvrit un jeune homme derrière elle, qui marchait avec précaution sur le côté, le plus près possible de la haie. Un français, en déduit-elle de son accent bien prononcé.

« Je ne dis pas non. »

A l’aide de sa propre baguette, il fit léviter la sienne, et la lui lança. Elle la réceptionna, lança le sort de découpe, et parvint enfin à se mettre debout. Mais à peine s’était-elle levée qu’une nouvelle liane l’accrochait. Elle poussa un soupir d’exaspération.

« Il faut que tu marches sur le côté. » conseilla-t-il. « Les lianes sont concentrées sur le milieu, si tu passes sur les côtés, elles ne peuvent pas t’atteindre. Malin, hein ? » plaisanta-t-il avec un clin d’œil.

Elle lui adressa un sourire, concentrée. Elle n’était pas très loin du bord. Si elle parvenait à l’atteindre en sautant, elle parviendrait à sortir. Elle lança son sort, prit rapidement son élan, et se propulsa vers le côté de l’allée, hors d’atteinte. Elle attendit de se stabiliser, avant de s’adresser au français en face d’elle.

« Merci beaucoup ! » s’exclama-t-elle.
« Je n’ai pas de mérite, je viens ici tout le temps. » lui répondit-il, dans un bon anglais, quoiqu’un peu hésitant aux oreilles de Juliet, puisque c’était sa langue maternelle.
« Quand même. » répliqua la jeune fille en avançant. En jetant un coup d’œil par terre, elle s’aperçut qu’ils avaient dépassé de quelques mètres le premier piège qu’elle avait rencontré. Elle en profita pour se remettre à marcher au milieu du chemin. Elle discuta quelques minutes avec Alexandre, qui lui apprit qu’il cherchait sa nièce dans le labyrinthe. Il était entré avec elle, mais bien vite la petite s’était enfuie en courant, et le jeune homme avait perdu sa trace. Elle, elle cherchait la sortie. Ou son petit-ami. Ou les deux, avait-elle répondu en riant.

« Je te laisse ici, je vais prendre à droite. Continue vers la gauche, il y a des pièges assez sympas, enfin… Tu verras. »

Ils se saluèrent cordialement, et la jeune anglaise le remercia une nouvelle fois. De toute façon, ils risquaient de se recroiser à la sortie, si elle sortait un jour de ce labyrinthe, évidemment. Maintenant, il lui fallait avancer toute seule, et cette perspective ne l’enchantait guère. Elle continua toutefois de marcher encore un peu, sa baguette brandit devant elle, qui diffusait une faible lueur. Cette sensation d’être prise au piège ne lui plaisait vraiment pas du tout…

« Jerem ? » tenta-t-elle d’une voix hésitante d’où on percevait une pointe de nervosité.

Pour peu qu’il l’entende dans cet immense labyrinthe, songea-t-elle soupirant.

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Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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Dernière édition par Jeremy Baker le Ven 2 Aoû 2013 - 14:09, édité 2 fois
Jeremy avançait lentement dans le labyrinthe, tentant de se rappeler des embranchements qu'il avait pris. Les ténèbres étaient pénétrantes et il régnait une ambiance mystérieuse tout à fait délicieuse, qui faisait naître des frissons d'angoisse le long de sa colonne vertébrale. Jeremy resserra sa prise sur sa baguette en entendant un cri non loin de lui, et décida de s'éloigner de la source, tout en jetant des coups d'oeil méfiants autour de lui. C'était génial, il avait l'impression d'être Harry Potter en plein milieu de la troisième tache du Tournoi des Trois Sorciers, mais sans la menace de Lord Voldemort et de ses mangemorts. Jeremy se demanda d'ailleurs si le labyrinthe avait été inspiré par celui-ci, ce qui était fort possible. Peut-être qu'ils verraient un sphinx, songea-t-il avec une pointe d'excitation. Jeremy s'apprêtait à entrer dans une allée plus large et lumineuse que les autres quand un groupe de touristes américains apparut au bout de l'allée, courant dans sa direction, échevelés.

"Ne passez pas là", lui suggéra l'un des touristes en le croisant. "Il y a troupeau de poules féroces !"

*Eurk, des poules*

Jeremy rebroussa chemin et pénétra dans l'allée sombre et particulièrement peu engageante qui faisait face à l'avenue des poules. Il ne fallait pas se fier aux apparences, n'est-ce pas ! Peut-être qu'il n'y avait rien dans ce coin. D'ailleurs, il avait eu de la chance pour l'instant... Il marchait depuis quelques instants quand une voix connue se fit entendre un peu plus loin. Juliet, qui l'appelait, d'une voix dans laquelle il pouvait discerner une pointe d'angoisse. Jeremy se frappa mentalement lorsqu'il se rappela, un peu tard, que sa petite-amie était claustrophobe. Se vexer et la laisser affronter cet endroit seule n'était peut-être pas l'idée du siècle, finalement...

"Juliet ?", tenta-t-il à son tour, mais personne ne lui répondit. "Ne bouge pas, j'arrive !"

Fronçant les sourcils, Jeremy pressa le pas dans la direction d'où provenait la voix, priant intérieurement pour qu'elle ne soit pas dans une autre allée où il ne pourrait la rejoindre. Retrouver quelqu'un dans un labyrinthe, même s'il était à portée de voix, pouvait s'avérer compliqué et Jeremy réalisa qu'il avait vraiment été stupide. Enfin, il trouverait bien un moyen de se faire pardonner par sa belle lorsqu'il l'aurait retrou...

Son regard tomba alors sur une forme sombre au sol et il s'immobilisa, comme frappé par la foudre. Ces cheveux clairs qui dissimulaient le visage de la jeune femme inconsciente, il les aurait reconnu entre mille. C'était ceux de Juliet... Sans réfléchir, Jeremy s'élança auprès de sa petite-amie et se jeta au sol pour dégager son visage. Avant d'esquisser un mouvement de recul. C'était bien elle, mais elle était différente. Ses yeux étaient grands ouverts, vitreux, et le regardaient sans le voir. Sa peau était blanche, si pale et si froide, et sa bouche entrouverte aux lèvres livides, Merlin... L'esprit comme anesthésié, refusant de croire ce qu'il avait sous les yeux, Jeremy descendit le regard sur le corps de la jeune fille, à moitié dissimulé sous une haie, et il la tira en arrière. Son coeur s'arrêta de battre lorsqu'il distingua sans mal le pic de glace qui était planté dans son abdomen, et le sang rouge sombre qui s'en était écoulé. Non. Non, c'était impossible. Juliet ne pouvait pas être...elle ne pouvait pas...elle ne pouvait pas mourir, pas elle, pas maintenant, ici ! Et pourquoi ?! Que s'était-il passé ? Quel jeu de ce labyrinthe fou et dangereux avait déraillé ? Jeremy ne comprenait pas, il refusait de croire, et il resta une longue minute à observer le corps de la jeune femme, prostré, choqué.

Ce n'était pas possible. Le déni était la première étape du deuil, se rappela Jeremy avant de secouer la tête et de se remettre sur ses jambes tremblantes, pour faire quelques pas en arrière. Non, ce n'était pas une question de deuil, ce n'était réellement pas possible. Juliet ne pouvait pas être morte, là, dans une attraction touristique, son corps déjà froid et rigide elle qui l'appelait quelques instants auparavant. Et ce pic de glace, que faisait-il là ? Ils étaient en France, ici, pas en...

...pas en Laponie. Soudain, le coeur de Jeremy s'emballa et sa baguette magique glissa au sol entre ses doigts moites. Une lueur de compréhension s'était allumée dans son regard, et l'espoir avait recommencé à l'animer. La Laponie, le pic de glace, Juliet morte ! Ce n'était pas la réalité, songea-t-il en se baissant pour ramasser sa baguette. Il la pointa sur le cadavre avec fermeté, fit de son mieux pour se concentrer malgré ses pensées confuses, et mit toute son énergie dans le sortilège :

"Riddikulus !"

Le cadavre sauta alors dans les airs et se mit à danser la polka, comme une marionnette suspendue par ses fils, et Jeremy laissa échapper un rire qui ressemblait à s'y méprendre avec un aboiement. Le corps s'évapora et disparut, et Jeremy s'éloigna en courant à moitié, sans demander son reste. Encore sous le choc de la vision qu'il venait d'avoir. Merlin, il avait toujours pensé que ce serait le cadavre de Taylor, son épouvantard... Ou une poule féroce. Mais pas...pas ça. Tout à ses pensées, il ne fit pas attention au chemin qu'il prenait, le regard rivé sur le sol. D'un coup, il rentra dans quelque chose - ou quelqu'un - et tomba en arrière...



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Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Dernière édition par Juliet E. Wilson le Sam 3 Aoû 2013 - 18:23, édité 1 fois
Ce n’était pas réellement les pièges en eux-mêmes qui effrayaient Juliet. L’épisode des lianes s’était bien déroulé – bien qu’elle aurait mit plus de temps à sortir si le jeune français qu’elle avait rencontré ne lui avait pas conseillé de marcher sur les côtés – c’était fourbe, comme piège. Depuis, elle continuait à marcher, sur ses gardes. Elle avait croisé plusieurs touristes, entendu plusieurs cris de terreur, ou de surprise, mais n’avait pas croisé Jeremy depuis qu’il était entrée dans le labyrinthe. C’était normal, se rassura-t-elle. Le labyrinthe était énorme, son petit-ami devait être à des mètres d’elle, et ne pas l’entendre. Elle se maudit – une nouvelle fois – d’avoir accepté ce jeu. Elle aurait dû refuser, et faire part de ses angoisses au jeune homme, plutôt que de se laisser convaincre. Elle soupira, et s’arrêta un instant, en plein milieu d’une allée sombre. Remontant ses cheveux en chignon pour dégager sa nuque, elle rattacha une de ses chaussures dont la boucle avait lâché alors qu’elle courrait, et se remit en marche, sa baguette tendue devant elle. Qui savait ce que cette attraction touristique pouvait cacher… Probablement rien de méchant – les lianes, par exemple, ne cherchaient pas à la blesser, juste à l’empêcher d’avancer – mais elle préférait se méfier. Plus elle avançait, plus les haies semblaient s’élever en hauteur, et plus l’obscurité se faisait présente, menaçante. Et Merlin seul savait à quel point elle n’aimait pas ça.

Mais alors vraiment pas ça du tout, songea-t-elle en se retrouvant face à un embranchement. A droite, une allée toute aussi sombre, d’où on pouvait entendre des grognements. A gauche, une allée obscure, où une étrange brume blanche flottait, à quelques centimètres du sol. Elle hésita quelques instants, avant d’opter pour la gauche. Elle risquait moins de tomber sur une créature féroce, au moins. Elle avança prudemment, la brume flottant à ses pieds. Rien de bien impressionnant. Elle relâcha son attention quelque peu. Il s’agissait visiblement seulement d’une avenue à l’air mystérieuse. Elle soupira. Outre les lieux qui l’angoissaient plus qu’autre chose, le principe du labyrinthe provoquait chez elle une étrange excitation, due probablement à l’adrénaline de la situation.  Elle avait toujours aimé l’aventure. L’adrénaline, le stress – le bon stress, pas le mauvais qui tétanisait. Son côté Gryffondor, peut-être. Elle avait encore en mémoire l’épisode de la forêt Interdite – même si elle n’avait pas vraiment rigolé, sur le coup. Enfin, contrairement à la forêt, le labyrinthe était un minimum sécurisé. Du moins, l’espérait-elle.

Plongée dans ses pensées, elle en fut brusquement sortie par un craquement sinistre. Elle leva la tête, intriguée. Un deuxième craquement se fit entendre, plus fort. Malgré elle, elle accéléra le pas. L’allée semblait longue, elle n’en voyait pas le bout. Qui sait quelle chose pouvait provoquer un bruit aussi sourd. Un troisième craquement retentit, et elle se retourna, les sourcils froncés. Ce n’est que lorsqu’elle comprit enfin ce qu’il se passait, qu’elle sentit doucement la panique la gagner. L’allée se rétrécissait. Les haies bougeaient, se rapprochaient l’une de l’autre, pour ne laisser apparaître qu’un minuscule chemin. Elle sentit son cœur s’accélérer, sa respiration se faire plus rapide, alors qu’elle recommençait à marcher. Sans s’en apercevoir, elle se mit à courir, baguette en main, les jambes tremblantes. Il lui semblait ne plus pouvoir respirer, et elle se força à le faire, alors qu’elle avait l’impression d’étouffer. Elle leva les yeux le ciel mais ne pu distinguer que les branches des haies, qui l’oppressaient. Elle devait sortir de là, il fallait qu’elle sorte de là ! Elle courrait, tête baissée, avec la seule idée d’en finir au plus vite. Les haies autour d’elle avaient terminé de bouger, mais étaient encore beaucoup trop proches pour que cela reste supportable. Elle finit par déboucher sur une autre allée, et s’y arrêta, tremblante, essoufflée. Effrayée, aussi. Elle marcha quelques instants, pour calmer son rythme cardiaque, et pour faire partir l’angoisse qui la saisissait. La jeune fille laissa échapper un léger rire dû à la nervosité, et s’appliqua à respirer profondément. Tout allait bien, c’était un des nombreux pièges du labyrinthe, tout simplement.

Elle devait se calmer, s’intima-t-elle, en observant une de ses mains trembler. C’était passé, tout irait bien. Par Merlin, elle était ridicule, déclara-t-elle intérieurement en baissant la tête et en se mordillant la lèvre intérieure. Plongée dans ses pensées, et occupée à tenter de se calmer, elle ne remarqua pas qu’une personne courrait vers elle. Ni qu’elle allait lui foncer dedans. A vrai dire, elle ne s’en rendit compte qu’au moment du choc, lorsqu’elle fut propulsée sur le côté. Elle se releva prestement, et jeta un coup d’œil à celui qui venait de lui rentrer devant.

« Jeremy ! » s’exclama-t-elle, alors qu’une sensation de soulagement s’emparait d’elle et qu’un sourire naissait sur ses lèvres.

Sans vraiment réfléchir, elle fit passer ses bras autour de son cou et nicha sa tête au creux de son épaule, encore tremblante. Elle resta un instant enlacée à lui ainsi, s’attirant les regards attendris d’un couple plus âgé qu’eux qui passait par là.

"Je crois que les labyrinthes comme ça, en solitaire, c’est pas pour moi." souffla-t-elle, avant de le dévisager. Elle fronça les sourcils, soucieuse. "Chéri, ça va ?" demanda la jeune femme posant sur lui un regard interrogateur.

"Et d'ailleurs je suis désolée pour ce que j'ai dit tout à l'heure ! Vraiment, je ne voulais pas te blesser, ça me fait juste mal te de voir ressasser toute cette histoire... Excuse moi..." elle lui adressa un sourire désolé, accompagné d'un regard suppliant. "A vrai dire, j'ai plusieurs manières de me faire pardonner qui me traversent l'esprit mais je doute qu'un labyrinthe touristique soit le meilleur endroit pour les mettre en oeuvre." murmura-t-elle avec innocence.

Elle captura doucement ses lèvres, avant de se détacher du jeune homme, pour l'observer avec attention. Merlin, qu'elle était heureuse de l'avoir retrouvé.

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Dernière édition par Jeremy Baker le Lun 5 Aoû 2013 - 23:36, édité 2 fois
"Juliet !", s'écria Jeremy en reconnaissant la jeune fille qu'il venait de percuter. Le soulagement se lut très clairement sur son visage et il l'accueillit dans ses bras en expirant lentement. Un léger frisson le parcourut quand elle nicha son visage au creux de son cou et il appuya sa tête contre la sienne, humant avec délice l'odeur de ses cheveux. Juliet était là, contre lui, bel et bien vivante, évidemment. Il n'aurait pas dû en douter, avec le recul, il avait fatalement face à lui un Epouvantard... Ses bonnes notes en Défense contre les forces du mal auraient-elles été usurpées ? La vérité, cependant, c'est que Jeremy avait été surpris, et c'était un euphémisme. Encore légèrement tremblant de la rencontre qu'il venait de faire, il adressa un maigre sourire à Juliet, qui avait visiblement également fait de déplaisantes rencontres. La sorcière perçut son trouble et lui demanda si cela allait, avant de lui présenter des excuses tout à fait adorables qu'il entendit à peine. Tout comme il répondit à peine à son baiser, troublé. Il la dévisagea un instant en silence, souriante et pétillante, comme toujours.

"Ca va, je...je viens juste de croiser ma plus grande peur", avoua-t-il d'une voix blanche. "Un Epouvantard. Je l'ai ridiculisé, le pauvre, il ne faisait pas le poids."

Il secoua la tête avec dérision et s'efforça d'oublier cette rencontre, en vain. C'était comme s'il prenait la mesure, pour la première fois, de la réelle importance des sentiments qu'il éprouvait à son égard. Bien sûr, il savait que c'est fort, que c'était vrai. Jamais il n'aurait pris le risque de faire évoluer leur amitié si cela n'avait pas été le cas. Bien sûr, il savait qu'elle comptait beaucoup pour lui, mais de là à savoir que sa plus grande peur, serait de la perdre ? Cela signifiait, au fond, qu'elle était devenue la personne la plus importante de sa vie. Plus importante que ses amis, sa famille, son petit-frère. Et cela... Merlin, c'était une sacré révélation, qui donnait le vertige, qui faisait battre son coeur plus vite mais l'emplissait d'effroi.

Une exclamation de surprise un peu plus loin dans le labyrinthe le rappela au temps présent et il cessa ses divagations intérieures. Ce n'était pas le moment de tirer des plans sur la comète. Juliet et lui n'étaient que des adolescents amoureux. A leur âge, personne n'aurait probablement parié une noise sur l'avenir de leur relation. Alors il ne fallait pas qu'il pense à cela, il fallait qu'il reste concentré sur le but premier de ces vacances : s'amuser, se détendre, se relaxer. Oublier les Kelsey et autres Epouvantards et agir comme le jeune homme insouciant qu'il était censé être.

"Dommage... Je suis impatient de découvrir ces fameuses idées", répondit-il avec une pointe de malice. "Tu n'as pas à t'excuser, c'est moi. Tu avais raison, je ne devrais pas ressasser tout cela. Il y a des choses bien plus importantes. Comme ces vacances avec toi."

Glissant une main derrière sa taille, il l'attira plus près de lui et captura ses lèvres avec fougue, sa main libre caressant doucement sa nuque. Il sentit son pouls s'apaiser peu à peu tandis qu'une chaleur se diffusait en lui et il finit par s'écarter légèrement, tout en captant son regard.

"Je t'aime", murmura-t-il, l'air grave.

"Meaaaawooou"

Jeremy sursauta légèrement et tourna la tête en direction du petit miaulement. Aux pieds des deux amoureux se frottait une petite boule de poils blanche, dont le regard curieux était levé vers eux, leur adressant une prière muette. Les sourcils de Jeremy se haussèrent face à cette adorable vision et il ne put s'empêcher de se baisser pour enfouir sa main dans la fourrure douce et soyeuse du chaton. Aussitôt, une bouffée d'amour l'envahit tandis que le petit chat ronronnait en pressant sa tête contre sa main. Merlin, il était si...trop...tellement adorablement mignon ! Jeremy resta un moment à le caresser, oublieux de ce qui l'entourait, oublieux même de la présence de Juliet, tous souvenirs de l'Epouvantard envolés de son esprit. Le petit chat fit alors quelques petits bonds en direction de la sortie de l'allée, avant de tourner sa tête vers les deux anglais à nouveau, comme pour les inviter à le suivre. Jeremy tourna un visage légèrement extatique vers sa petite-amie et s'exclama :

"Oh, Juliet, il est si mignon ! Vient, on le suit, je suis sur qu'il va nous montrer le chemin..."

Sans attendre de réponse, il se lança à la poursuite du chat.

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« Oh… » souffla-t-elle en se blottissant contre son petit-ami, posant sa tête sur son torse.

Elle n’avait pas croisé un Epouvantard depuis bien longtemps. Elle ne savait pas quelle forme prendrait le sien. Quelle était sa plus grande peur ? L’enfermement ? Peut-être. Pas forcément. C’était sa phobie, oui. C’était la première chose qui lui passait par l’esprit, parce qu’elle savait qu’elle en avait peur. Mais en soit, était-ce la chose dont elle avait le plus peur ? Non, sûrement pas. Le cadavre de sa sœur ? Elle sentit son cœur se serrer. Plus probablement. Ceux de ses parents, sa famille ? Celui de Jeremy ? Elle frissonna à cette pensée, en la repoussant le plus loin possible dans son esprit. Inutile de se torturer l’esprit avec des choses qui n’avaient pas lieu d’être pour l’instant. Ses proches étaient vivants, il n’y avait pas d’Epouvantard à l’horizon, hors de question d’y réfléchir maintenant. Peut-être plus tard. Là, c’était Jeremy qui venait de la voir, sa plus grande peur, qui en tremblait encore, et qui avait pâli. Elle se pressa doucement contre lui avant de faire courir lentement ses mains dans son dos. Elle ferma les yeux quelques instants, avant de reculer d’un demi pas, tentant de capter son regard.

« Tu verras… » répondit-elle en lui lançant un clin d’œil, avant d’effleurer sa joue du bout des doigts. « Bah, nous sommes en tort tous les deux. Viens, on oublie ça. » proposa la jeune fille.

Quand pour toute réponse il l’embrassa, elle répondit à son baiser avec fougue et glissa sa main dans les cheveux blonds de son petit-ami. Lorsqu’il se dégagea, elle vrilla son regard dans le sien. Elle sentit ses joues rougir légèrement.

« Je t’aime aussi. »

Elle s’apprêtait à rajouter quelque chose lorsqu’un miaulement l’interrompit. Stupéfaite, elle baissa les yeux, et découvrit au sol une petite boule de poils blanche qui ronronnait à leurs pieds, et se pressant amoureusement contre leurs jambes. Un sourire apparu sur son visage, alors qu’elle se baissait à son tour pour caresser le chaton. Lorsqu’il posa un regard – absolument adorable – sur elle, elle se surprit à pousser une exclamation réjouie. Elle enfouit sa main dans la fourrure toute blanche du petit chat, qui venait de fermer les yeux tout en continuant de ronronner. Un soupir déçu lui échappa lorsqu’il s’éloigna, et elle approuva son petit-ami d’un hochement de tête, fixant toujours l’endroit où le chaton venait de disparaitre. Elle s’élança à la poursuite du chat, avec comme seule idée en tête celle de le retrouver. C’était comme une obsession, quelque chose qu’elle ne pouvait pas se sortir de la tête. L’image du chaton s’imposa dans son esprit, et c’était comme si elle devait partir à sa recherche, comme si elle y était obligée. Elle s’engagea dans une allée, désespérée de pas retrouver la vision adorable du chat. Elle soupira fortement, continuant de courir à en perdre haleine. Elle bifurqua à droite, toujours derrière Jeremy, puis à gauche. Ce ne fut que lorsqu’elle passa sous une étrange arcade qui produisait d’étranges sons qu’elle cesse immédiatement de courir, et fronça les sourcils, regardant autour d’elle.

« Est-ce qu’on vient vraiment de… courir derrière un chaton pour le rattraper comme si notre vie en dépendait ? » demanda-t-elle avec un sourire amusée, avant d'éclater de rire. Lorsqu’elle pu analyser la situation avec du recul, son rire redoubla, notamment avec le souvenir de Jeremy s’extasiant devant un chat. « C’est parce qu’il était si mignon… » se moqua-t-elle avec un sourire, avant de faire glisser sa main sur son torse, tandis que ses lèvres venaient doucement jouer avec les siennes.

Et bien, voilà au moins un piège qui ne leur avait pas causé de mal – puisque le ridicule ne tuait pas. C’était déjà bien plus agréable que des Epouvantards ou des haies qui se rapprochaient sournoisement ! Elle s’obligea à se calmer, et s’efforça de souffler longuement. Elle glissa sa main dans celle de Jeremy.

« Sur quoi tu es… » commença-t-elle. « J’ai compris tous les mots, j’ai bien compris merci… »

Juliet plaqua une main contre sa bouche, stupéfaite. C’était elle qui venait de parler… De parler français ?! Qui venait de chanter français ? Elle écarquilla les yeux, et jeta un regard paniqué à Jeremy. Elle voulait laisser sa main contre sa bouche, mais quelqu’un, ou quelque chose, l’en empêchait. C’était comme si, encore une fois, elle était obligée de le faire, qu’elle n’avait pas le choix… Malgré elle, elle ouvrit la bouche.

« Raisonnable et nouveau, c’est ainsi par iciiiihiii. Que les choses ont changé, que les fleurs ont fané, que le temps d’avant, c’était le temps d’avant... Que si tout zappe et lasse, les amours aussi paaaassent… »

Elle ne comprenait pas les paroles de la chanson, et chantait avec un accent anglais trop prononcé. Elle haussa les épaules, et ce fut presque sans surprise qu’elle entendit une voix plus grave, celle de Jeremy, se mêler à la sienne. Elle lui jeta un regard interrogateur, mais ils entamaient déjà le refrain.

« J’irai chercher ton cœur, si tu l’emportes ailleurs, même si dans tes danses, d’autres dansent des heures ! J’irai chercher ton âme, dans les froids dans les flammes, je te jetterai des sooorts, pour que tu m'aaaaaimes encoooore… »

Et ça continuait, encore. Longtemps, pendant plusieurs minutes. Elle chantait une chanson française, qu’elle n’avait jamais entendu, et pourtant qu’elle connaissait par cœur. C’était complètement invraisemblable c’était complètement… magique. Elle resta silencieuse alors que la chanson se terminait, de peur qu’elle reprenne dès qu’elle ouvrirait de nouveau la bouche.

« Je… Oh, ça, c’était bizarre. » commenta-t-elle enfin. « Toi aussi tu as ressenti comme si on t’obligeait à chanter ? C’était vachement étrange. » déclara-t-elle. « Tu chantes plutôt bien… Ça doit être toi le petit rossignol, de nous deux… » blagua-t-elle en faisait passer le bras du jeune homme par-dessus ses épaules. « Qu’est-ce que j’allais te demander, avant ça, moi ? »

Elle prit quelques secondes pour réfléchir. Quelques secondes de trop, visiblement. Sans qu’elle ne le veuille, la chanson revint sur ses lèvres. Lassée, elle esquissa quelques pas de danse stupides au milieu de l’allée, pour accompagner leurs voix.

« Je ne comprends même pas ce qu’on chante ! » s’exclama-t-elle en secouant la tête avec dérision.



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Jeremy courrait derrière le chaton à en perdre haleine, envahi par un sentiment d'urgence et d'adoration. Alors que l'animal semblait hors de vue, il allongea la foulée sans même se préoccuper de savoir si Juliet le suivait, jusqu'à ce qu'il passe sous une arcade étrange. Aussitôt, il sembla reprendre ses esprits et s'arrêta de courir. Le souffle court, les sourcils froncés, il tourna la tête vers Juliet en se demandant ce qui avait bien pu les posséder les minutes précédentes. De toute évidence, c'était un nouveau piège du labyrinthe qui n'avait pour but que de les perdre un peu plus à travers les dédales. C'était réussi, songea Jeremy en réalisant qu'il n'avait pas la moindre idée de l'endroit où il se trouvait ou de comment trouver la sortie. 

Jeremy joignit son rire à celui de Juliet lorsqu'elle mit des mots sur la situation surréaliste qu'ils venaient de vivre, tout aussi conscient qu'elle du ridicule de leur conduite. Il voulut répliquer à sa moquerie mais il sentit sa main glisser sur son torse et ses lèvres se poser sur les siennes, et il en oublia son indignation. Quand elle s'écarta, Jeremy serra la main de Juliet dans la sienne tout en souriant avec bonne humeur, l'épisode de l'Epouvantard oublié. Leur course folle après le chaton avait eu le mérite de le recentrer sur l'attraction, dont il était désormais déterminé à profiter avec Juliet. Cette dernière amorça une question avant de se mettre subitement à chanter, dans une langue étrangère que Jeremy crut reconnaître comme étant le français. A en juger par la surprise lisible sur le visage de Juliet, elle ne chantait pas de son plein gré et Jeremy comprit instantanément qu'il s'agissait d'un nouveau piège du labyrinthe. Quand ses propres lèvres se mirent à bouger et que sa voix grave se joignit à celle de la jeune fille, Jeremy éclata de rire tout en chantant, ce qui provoqua un drôle de son étranglé. C'était vraiment très étrange que de prononcer des mots qu'il ne comprenait pas, et d'entendre sa voix qu'il ne contrôlait pas. Il chanta la chanson langoureuse aux côtés de Juliet, ne sachant comment l'empêcher, jusqu'à ce que leurs voix s'éteignent enfin. Jeremy crut entendre des rires un peu plus loin dans le labyrinthe et se demanda quelles inepties ils avaient bien pu déblatérer. Peut-être était-ce une chanson célèbre, probablement d'ailleurs, mais c'était vraiment déroutant pour des touristes étrangers !

Tout comme Juliet, il garda le silence un instant de peur de déclencher le maléfice à nouveau, ne se permettant de parler que lorsque Juliet put le faire. 

"Très étrange, oui, je n'avais plus aucun contrôle de ma propre voix !", répondit-il avant d'éclater de rire.  "Je chante bien, moi ? Ça doit être le maléfice ! Horace et Henri se plaignaient toujours quand je chantais dans la douche, et ils m'obligeaient à aller dans la salle de bain des préfets pour la paix de leurs oreilles. Enfin, tant mieux, on pourra former un duo de rockeurs célè...J'ai compris tous les mooooots..."

*Bordel de troll, ça recommence !*

Tout aussi lassé que la jeune fille, Jeremy se résigna à chanter les paroles incompréhensibles, observant avec amusement sa petite-amie qui dansait au milieu de l'allée. Il la rejoignit et glissa une main dans la sienne, et l'autre dans son dos, le temps de quelques pas de valses.

"Des formules magiques des marabouts d'Afrique, j'les dirai sans remords, pour que tu m'aimes encore ! Je m'inventerai reine pour que tu me retiennes, je me ferai nouvelle pour que le feu reprenne !"

Après avoir lâché Juliet, Jeremy l'entraîna dans l'allée bordée de haie où le chaton machiavélique les avaient mené tout en chantant, espérant que le charme s'estomperait avec l'éloignement. Ils ne tardèrent pas à croiser trois français qui éclatèrent de rire en les voyant s'époumoner sur un tube d'une célèbre chanteuse moldue.

"Plus brillante plus belle pour une autre étincelle, je me chanterai en or pour que tu m'aimes encore !", s'exclama Jeremy tout en jetant un regard assassin aux français, ce qui eut le don de redoubler leur rire.

Quand la chanson prit fin une seconde fois, Jeremy tourna un regard sérieux vers Juliet :

"Je ne sais pas ce qu'on est en train de chanter mais cela ne me dit rien qui vaille. Il faut qu'on trouve un moyen d'arrêter ça. Un sortilège de silence, peut-être ?"

Il n'eut guère le temps de s’appesantir sur la question, puisqu'une voix légèrement aiguë se fit entendre. Jeremy se tourna en sa direction en retenant un soupir. Que leur réservait ce labyrinthe diabolique, cette fois ? Il se trouva face à un lutin à l'air espiègle, qui se posta au beau milieu du chemin avant de s'exclamer :

"Qu'est ce qui est plus grand que la Tour Eiffel, mais infiniment moins lourd ?"

Une énigme ! Jeremy lança un regard peu inspiré à Juliet, avant de se remettre à chanter bien malgré lui. Mais cette fois, il comprenait les paroles...

"Every night in my dreams, I hear you, I see you..."


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« Ça doit être le sortilège, oui. On chante français, quand même. » exposa Juliet en riant, en écho avec les rires qui retentissaient ça et là dans le labyrinthe. « Et visiblement une chanson ridicule. Oh, on n’est plus à ça près, de toute façon. » lança-t-elle, avec le souvenir de Jeremy se trémoussant seul en plein milieu d’une rue moldue, à Aberystwyth.

Cette image lui arracha un nouveau sourire, et elle reporta son attention sur son petit-ami. Elle allait rire à sa remarque, sur le fait qu’ils puissent former un groupe de rockeurs célèbres, lorsque le maléfice reprit. Lassée, elle se laissa entraîner dans une courte valse par Jeremy, avant de le suivre le plus loin possible de l’arcade sous laquelle ils venaient de passer. Avec la distance, le sortilège s’estomperait sûrement… Du moins, l’espérait-elle. Elle s’était visiblement leurrée, puisque même en s’éloignant, ils continuaient encore à chanter les mêmes paroles incompréhensibles, sans pouvoir baisser la voix. Amusée, elle regarda Jeremy lancer un regard assassin à trois français qui riaient aux éclats sur leur passage et glissa sa main dans la sienne, pour l’entraîner plus loin. Elle reconnu avec soulagement les dernières paroles de la chanson, et lorsqu’elle pu enfin s’arrêter de chanter, elle se tourna vers son petit-ami, qui proposa un sortilège de silence pour contrer le maléfice. Elle s’apprêtait à acquiescer, lorsqu’un lutin fit son apparition dans l’allée, leur posant dans préambule une énigme. Qu’est-ce qui était plus haut que la tour Eiffel, mais infiniment moins lourd ? Répondant par le même regard à celui peu inspiré de Jeremy, Juliet reporta son attention sur le lutin, regrettant de ne pas avoir été répartie à Serdaigle. Eux devaient être habitués à ce genre d’énigme, contrairement aux Gryffondor qu’ils étaient ! Enfin, ils n’étaient pas stupides non plus, ils allaient bien finir par trouver.

Cependant, le maléfice de la chanson ne semblait pas vouloir s’arrêter, puisque très vite elle sentit les premiers effets s’emparer d’elle, à commencer par la non-maîtrise de ses paroles. Mais contrairement à ce qu’elle pensait, elle ne s’apprêtait pas à massacrer une nouvelle fois la langue française avec son accent anglais, puisque la chanson semblait être dans sa langue natale… Elle eut un sourire à l’entente des paroles, et jeta un coup d’œil à Jeremy. La chanson était particulièrement… niaise. Une chanson d’amour dans toute sa splendeur, avec les notes qu’il faut tenir longtemps. Enfin, au moins, c’était en anglais, et donc elle n’avait pas à chanter n’importe quoi en français. C’était déjà ça. Se tournant vers son petit-ami pour battre des cils avec exagération, elle finit par rire – ce qui produisit un son plutôt étrange, puisqu’elle chantait en même temps – et se contenta de passer un bras dans le dos de Jeremy.

« Neaaaar, faaaar, wheeeereeever you are, I believe that the heart does go on… »

Fort heureusement pour eux, la chanson ne tarda pas à se terminer, leur offrant quelques minutes de repos.

« Plus haut que la Tour Eiffel mais infiniment moins lourd… » répéta-t-elle à toute vitesse, craignant que le maléfice reprenne d’une minute à l’autre. « Une maquette ? Non, ce n’est pas plus haut. » elle fronça les sourcils, en pleine réflexion. « Une…». Elle s’interrompit, avant de poser sur le lutin un regard interrogateur. Plus haut que la tour Eiffel, mais infiniment moins lourd. Pas forcément quelque chose en rapport avec la culture française, se raisonna-t-elle, puisque c’était un labyrinthe essentiellement pour les touristes. Les Anglais avaient peut-être l’équivalent de cette énigme aussi, après tout… « Son ombre ? » tenta-t-elle finalement, avant d’esquisser un immense sourire lorsque le lutin hocha la tête et s’écarte du chemin pour les laisser passer.

Tirant Jeremy par la main, elle s’engagea dans une nouvelle allée, qui lui semblait bien plus claire que les précédentes. Peut-être se dirigeaient-ils enfin vers la sortie… Levant légèrement la tête pour sourire à son petit-ami avant de l’embrasser brièvement, Juliet reprit sa marche, plongée dans ses pensées. Elle en sortit lorsqu’ils arrivèrent à une intersection, et se tourna vers Jeremy avec un sourire d’excuse.

« Excuse-moi, je rêvais… On prend à gauche ou à droite ? » elle avisa les deux allées. « Prenons à gauche, tiens. » décida la jeune fille en s’engageant dans l’allée. « Ça me rappelle le jour où on a été enfermés dans les couloirs, lorsque les moldus sont arrivés à Poudlard… Quoique, on est meilleurs aujourd’hui. On commence à devenir de bons aventuriers, dis-moi ! » s’exclama-t-elle en souriant.

La pièce secrète, la forêt Interdite, le labyrinthe dans Poudlard, la Cabane Hurlante, cette activité touristique… Sans oublier leur baignade à Aberystwyth au mois de mars ! Cependant, cette aventure-là semblait toucher à sa fin, puisque l’impression que Juliet avait eu quelques instants plus tôt s’était révélée être bonne. L’obscurité disparaissait peu à peu ce qui ne pouvait signifier qu’une seule chose… Ils étaient sur le point de trouver la sortie ! Pressant un peu le pas, ils finirent pas arriver devant une ouverture éclairée par la lumière du jour. Clignant des yeux pour s’habituer à la luminosité, Juliet s’avança vers la sortie, et la passa, se retrouvant en quelques secondes à l’extérieur.

« 57 minutes ! » s’exclama le même sorcier à la voix nasillarde qui leur avait expliqué les règles. « C’est un bon temps. » commenta-t-il en hochant la tête avec vigueur.

Après l’avoir remercié, la jeune fille s’éloigna, tenant toujours la main de son petit-ami. Après quelques instants, elle se tourna vers lui, un sourire malicieux aux lèvres.

« Puisque j’ai décidé qu’il fallait prendre à gauche… » commença-t-elle en s’arrêtant pour faire face à Jeremy. « Techniquement et d’un point de vu parfaitement objectif, on peut dire que j’ai gagné le jeu, non ? » souffla-t-elle en souriant, avant de s’emparer des lèvres du jeune homme. Se dégageant enfin, elle lui adressa un regard pétillant avant de rire.

RP terminé, sauf si tu veux faire réagir Jeremy !



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Les secrets de Versailles [Juliet & Jeremy]

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