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 Celui qui devait se rendre à l'évidence [Théo & Zacharias]

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Zacharias Johanson, ex petit-ami de Samaël Smith.

20 août 2007

Zacharias se pencha vers son amant pour capturer ses lèvres, avant de les laisser s’égarer dans son cou, arrachant un soupir satisfait au charmant jeune homme qui se tenait à ses côtés. Un sorcier, qu’il avait rencontré sur le Chemin de Traverse, il y a quelques semaines de cela. Un grand brun, aux yeux verts, avec un sourire éclatant, et dont les baisers le faisaient frissonner à chaque fois. Il s’appelait Alexander, étudiait les potions et était d’un an son aîné. Encore une relation qui ne durerait pas bien longtemps mais qui avait le mérite d’être fortement appréciable. Les moments qu’il passait avec son petit-ami étaient très agréables, il n’y avait rien à redire dessus, et ils trouvaient tous les deux leur compte dans cette relation. Pas de surplus de sentiments, et pas de « je t’aime » à n’en plus finir. Ils passaient plusieurs journées ensemble, et Alexander vivait quasiment chez Zacharias, pour fuir ses colocataires tyranniques. Mais ils savaient l’un comme l’autre que cette relation ne dureraient pas et que la fin n’était plus si loin, aussi se contentaient-ils de profiter de la vie. Cela faisait plusieurs mois que l’ancien Serpentard enchaînait les relations comme celle-ci. Et si au départ il s’était attendu à ressentir les mêmes choses que ce qu’il avait pu ressentir avec Samaël, son ancien et seul véritable petit-ami, il s’était bien vite fait à l’idée que désormais plus rien ne serait pareil, et qu’il pouvait tracer une croix sur ces sensations. Parce qu’à la différence de ces autres jeunes hommes – aussi charmants qu’ils pouvaient l’être – il avait aimé Samaël. Peut-être un peu trop rapidement, peut-être s’était-il trop investi dans cette relation, peut-être l’avait-il seulement aimé trop fort. En tout cas, il l’avait aimé, et ça il en était certain. Et c’était pour ça qu’il n’arrivait pas à ressentir les mêmes choses avec les autres. Parce qu’il n’arrivait plus à aimer comme avant. Parce qu’il avait peur de souffrir, aussi.

Alors tant pis, s’il n’y avait plus l’impatience de le revoir, le sourire qui apparaissait sur ses lèvres lorsqu’il le voyait, cette impression d’être invincible lorsqu’il se trouvait à ses côtés. Tant pis s’il n’y avait plus tout ça. Il lui restait Alexander, il lui restait ses amis, sa bande. Il n’avait pas besoin d’amour, d’un véritable petit-ami. Pourtant, il l’avouait, parfois, il repensait à Samaël. C’était normal, selon Lily, parce que c’était son véritable premier amour – même si, à l’entente de ces paroles, il préférait rire et se moquer de la naïveté de sa meilleure amie. Toujours était-il qu’il y repensait encore. Il se souvenait de ses lèvres, de son rire, de sa voix. Il se rappelait avoir aimé ses baisers, avoir aimé serrer son corps contre le sien, avoir apprécié le contact de sa peau chaude avec la sienne. Il avait encore en mémoire quelques unes de leurs soirées, celles où Sam quittait l’école pour venir passer la nuit chez lui, qu’ils louaient un film, et que, avant les vingt premières minutes, il se penchait vers lui pour l’embrasser dans le cou. Parfois, il râlait un peu, pour la forme, mais Zacharias avait bien vite compris comment faire taire les protestations du Poufsouffle, et le film était bien vite oublié. Alors qu’Alexander faisait remonter ses lèvres le long de son cou pour venir capturer ses lèvres, le jeune homme se morigéna intérieurement. Il ne devait plus y penser ! Qu’est-ce qu’il lui prenait, par Merlin ? Cela faisait des mois que son histoire avec Samaël était terminée, il pouvait bien cesser d’y penser ! Oui, c’était triste, oui parfois ça le rendait nostalgique, oui il l’avouait, il avait envie de récupérer son ex petit-ami, il avait envie de pouvoir l’embrasser à nouveau. Mais ce n’était pas possible. Parce qu’il avait rejeté ses excuses parce qu’il avait préféré choisir la fuite, parce qu’il ne l’avait pas recontacté pendant ces longs mois, alors que parfois, il en mourrait d’envie. C’était terminé, et ce n’était pas possible de faire machine arrière. Tant pis.

« Ça va, Zach ? » demanda Alexander en se détachant de son petit-ami, pour poser sur lui un regard interrogateur.
« Oui, ça va. Je pensais juste à quelque chose et… Bref, ça va. »
« T’es sûr ? Parce que si tu veux, on peut rester ici… » proposa le jeune homme avait un regard séducteur.
« Hm, ne dis pas ça, je serai tenté d’accepter… Il faut juste que je passe chez Fleury & Bott pour récupérer une commande de Lily. Si je ne le fais pas, j’suis pas certain de m’en sortir vivant. » expliqua-t-il en se levant. « Par contre, après… » finit-il avec un regard qui suggérait beaucoup.

Alexander rit, avant de se lever à son tour, d’attraper la main de son amant. Quelques secondes plus tard, ils étaient sur le Chemin de Traverse, au milieu d’une foule de sorciers plus ou moins pressés. Ils marchèrent quelques instants, main dans la main, et s’arrêtèrent devant une petite épicerie, à deux pas de la librairie.

« T’sais quoi ? Pendant que tu vas chercher la commande de Lily, je vais acheter à bouffer pour ce soir, parce que je crois que t’as plus rien. »
« Il me reste du riz. » objecta Zach.
« Quelque chose de mangeable, je voulais dire. » le taquina-t-il.

Pour toute réponse, Zacharias se pencha vers lui pour l’embrasser – un peu trop longuement pour une sorcière qui était coincée derrière eux, au vu de son soupir exaspéré.

« On se retrouve dès que j’ai terminé. » souffla-t-il avant de laisser son amant devant l’épicerie, se dirigeant lui –même vers la librairie.

Il n’avait à peine fait quelques pas, qu’il tomba sur un visage familier. Un visage trop familier. Ces yeux gris, ces cheveux noirs, cette carrure, il les aurait reconnus entre des milliers d’autres. A quelques mètres de lui, se tenait Samaël Smith, qu’il n’arrivait pas à sortir de ses pensées depuis bien trop longtemps. Il ne le voyait pas, visiblement. Il se pencha pour parler à un jeune homme qui l’accompagnait, désigna du menton une boutique, et la rejoignit à grands pas.

« Sam ? » tenta-t-il sur son passage.

Mais il y avait trop bruit, et il ne l’entendit pas, poursuivant son chemin. Parce qu’il avait besoin d’une confirmation, parce qu’il avait besoin d’être sûr, il se dirigea sans attendre vers le garçon aux cheveux bouclés que celui qu’il supposait être Samaël venait de quitter.

« Hé ! Pardon, excuse-moi de te dérange mais… Le garçon qui t’accompagnait, c’était bien Samaël Smith, je me trompe ? »

Parce que si c’était lui, Zacharias était prêt à le rejoindre dans cette petite boutique dans laquelle il venait d’entrer. Depuis le temps qu’il attendait de lui parler…
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Un petit sourire aux lèvres, Théo se baladait sur le Chemin de Traverse tout en jetant de petits coups d'oeil occasionnels à la personne qui l'accompagnait. Le jeune homme était encore sous le charme du voyage qu'il avait fait en Italie avec Samaël et se sentait d'extrêmement bonne humeur. C'était l'été, la célèbre allée magique était moins bondée qu'à l'accoutumée même s'il n'était pas rare de croiser des demi-portions aux regards émerveillés qui se ruaient dans les boutiques pour acheter leurs fournitures scolaires. Et dire qu'il ne prendrait pas le Poudlard Express, cette année, et qu'il n'assisterait pas à la Répartition ! Non, à la place, il allait déménager dans une petite ville galloise, affronter des moldus, trouver de fausses excuses pour sa famille, et tenter de devenir Oubliator. Dire que l'avenir proche lui faisait peur aurait été un euphémisme, mais Théo s'efforçait de ne pas y penser pour l'instant. C'était l'été, et il était avec son meilleur ami sur le Chemin de Traverse, en toute insouciance. Il voulait oublier tout cela un jour de plus. Repousser les problèmes un jour de plus, Théo devenait très doué dans cet exercice. Et puis les jours devenaient des semaines et des mois... Mais cette fois, il n'en aurait pas le loisir, son emménagement approchait et la rentrée avec.

Écartant cette pensée encombrante de son esprit, Théo passa la langue sur ses lèvres qui avaient toujours le goût sucré de la glace au citron qu'il venait de déguster. Les glaces du Chemin de Traverse étaient toujours aussi bonnes, en particulier quand il faisait si chaud. Même lui avait été obligé de délaisser ses robes de sorcier traditionnelles au profit de quelque chose de léger. Rien de moldu toutefois, il ne fallait pas exagérer. Il savait se vêtir, lui, contrairement aux deux garçons qu'il voyait un peu plus loin et qui...qui...qui s'embrassaient ?! En public, sans aucune gêne, et cela malgré le regard fortement désapprobateur qu'une sorcière à l'air aussi aimable qu'une porte d'Azkaban portait sur eux. Légèrement fasciné, Théo les observa un long instant avant de reprendre ses esprits et de détourner le regard, les joues en feu. Il ne servait à rien de jalouser la liberté des autres, par Merlin ! Nul doute qu'aucun de ces deux hommes ne descendait d'une traditionnelle famille de sang-pur, voilà pourquoi ils pouvaient se permettre une telle absence de pudeur. Cela ne serait jamais son cas, d'autant plus que l'on tombait toujours sur quelqu'un que l'on connaissait en se promenant sur le Chemin de Traverse, c'était quasi systématique...

Sam marmonna alors qu'il devait acheter quelque chose pour son chat et Théo approuva d'un hochement de tête, observant un instant son petit-ami qui s'éloignait. Quelqu'un l'appela alors et il tourna la tête pour voir s'approcher de lui l'un des garçons qu'il avait vu un peu plus loin sur le Chemin. Surpris, Théo le détailla rapidement en tentant de l'identifier. Il ne se rappelait pas de lui, même si son visage lui était vaguement familier. Peut-être était-il à Poudlard dans une des années supérieures à Sam et lui... Un petit sourire appréciateur apparut alors sur les lèvres de Théo. Si l'on omettait la tenue moldue, il était très mignon, ce jeune homme... Théo secoua la tête, abasourdi par ses propres pensées. Depuis quand avait-il ce type de réflexions au sujet des hommes qu'il rencontrait ? Son sourire se fit plus franc, amical, alors qu'il comprit qu'il devait se trouver en présence d'un ami de Sam.

"Oui, c'est bien lui ! Il est parti acheter à manger pour Creepy, son chat", répondit-il avec un sourire joyeux. Avant de réfléchir un instant, et de perdre son enthousiasme. C'était qui, ce canon qui cherchait son petit-ami, au juste ? Pourquoi voulait-il parler à Samaël ? Théo sentit la suspicion l'envahir, mêlée d'une pointe d'un sentiment très désagréable qu'il n'avait pas l'habitude de ressentir. La jalousie... Mais il était idiot, il venait de voir ce garçon en train d'en embrasser un autre. Donc, même s'il n'était pas ravi de savoir qu'un beau mâle homosexuel cherchait son petit-ami, il n'avait aucune raison d'être jaloux. Désireux néanmoins de s'en assurer, il le questionna, mine de rien :

"Comment tu le connais ? Je m'appelle Théo, au fait."

Vrillant un regard interrogateur sur son interlocuteur, il tenta de se rappeler de lui, de son nom, de son année ou de sa maison. En vain.


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Zacharias Johanson, ex petit-ami de Samaël Smith

Il avait donc raison. Ce garçon qui venait de s’éloigner, était bel et bien Samaël Smith. Il sentit son estomac se serrer, alors qu’il se morigénait intérieurement. C’était l’occasion parfaite pour renouer avec lui. Peut-être pourrait-il retrouver une place dans sa vie, même infime, au début. Mais il avait tant de choses sur le cœur, depuis quelques mois. Tant de choses qu’il allait pouvoir lui dire, enfin. Peut-être que le Poufsouffle n’accorderait aucune considération à ses paroles, mais au moins, il cesserait de vivre dans l’espoir de le revoir, dans l’espoir d’à nouveau poser ses lèvres sur les siennes. Il eut un sourire à cette pensée, alors qu’il jetait un coup d’œil dans la direction qu’avait empruntée son ex petit-ami. Peut-être l’aimait-il encore, peut-être n’avait-il jamais cessé de l’aimer, peut-être était-ce pour ça qu’il n’arrivait pas à passer à autre chose, qu’il enchaînait les plans d’un soir depuis aussi longtemps. Il avait aimé Sam d’un amour inconditionnel pendant le temps de leur relation. Il l’avait aimé à s’en rendre fou, à en perdre la tête. Ça lui était tombé dessus d’un coup, sans prévenir. Et lorsqu’il avait mit fin à leur relation, son amour n’avait pas dû s’en aller pour autant. Il avait continué de l’aimer, douloureusement, et le cherchait à présent dans les autres hommes qu’il rencontrait. Mais aucun ne lui ressemblait. Les lèvres d’Alexander n’avaient pas cette même douceur, cette même chaleur. Son odeur ne l’enivrait pas de la même façon, ses caresses, son sourire. Rien, rien ne lui ressemblait.

Il aurait tellement aimé, retrouver ces sensations, retrouver ce qui le faisait frémir, il y a quelques mois. Il aurait voulu se blottir dans ses bras, une dernière fois, et fermer les yeux, ne pas penser à l’après. Il voulait ressentir de nouveau l’impatience de le voir. Il voulait que tout redevienne comme avant. Ne pas pouvoir passer quelques secondes d’intimité avec de lui sans l’embrasser, sans passer ses mains sur son corps, sans sentir le désir monter en lui. Il dû secouer la tête pour sortir de ses pensées, et reporter tant bien que mal son attention sur le jeune homme qui se trouvait en face de lui. Il lui adressa vaguement un sourire en coin, alors qu’il s’apprêtait à s’éloigner. Le trouver, voilà tout ce qu’il désirait. Le trouver, s’expliquer, s’excuser, puis aviser. L’embrasser, peut-être. Goûter une nouvelle fois à la saveur de ses lèvres. Alexander ne lui en voudrait pas, il en était certain. Peut-être un peu, au début, mais l’un comme l’autre savait que leur relation touchait à sa fin, et que le temps leur était compté avant de se lasser. Oui, voilà, il allait le trouver. Rien que pour le revoir, une fois, une seule.

"Je m'appelle Théo, au fait."

La douche froide, métaphoriquement. La chute du haut de son nuage sur lequel il était perché depuis qu’il avait aperçu Samaël sur le chemin de Traverse. Il sentit l’euphorie qui l’avait peu à peu gagné le quitter brusquement. Son regard se fit plus sombre, il en perdit son sourire, serra doucement les poings, alors qu’il observait celui qui lui faisait face. Théo. Théo Nott, sans aucun doute. Celui qu’il avait passé des heures, des jours, à maudire. Celui qu'il tenait responsable de sa rupture avec Samaël, celui qui l’avait embrassé, alors qu’ils étaient encore en couple. Son visage se ferma et se fit bien moins accueillant et chaleureux. Alors voilà qui il avait en face de lui. Sa mâchoire se contracta alors qu’il se rappelait le nombre de fois où sa seule envie avait été de le frapper de toutes ses forces.

« Théo Nott, n’est-ce pas ? » demanda-t-il froidement.

Et s’il avait devant lui le nouveau petit-ami de Samaël ? Et si ses sentiments envers ce meilleur ami qu’il avait embrassé avait évolués, au fil des mois, alors que lui, de son côté, se retenait de céder à l’envie de le contacter ? Et si l’idylle qu’ils vivaient était plus forte, plus intense que celle qu’ils avaient vécue ? Il s’intima alors de se calmer. Il se faisait des films, encore une fois. Il avait beau de ne pas porter Théo Nott dans son cœur, peut-être restait-il encore le simple meilleur ami.

« Zacharias Johanson. Je suis l’ex petit-ami de Samaël. » déclara le jeune homme en vrillant son regard dans celui de Théo.

« Le meilleur ami, n’est-ce pas ? » questionna-t-il enfin, insistant bien sur les mots « meilleur ami » voulant faire comprendre qu’il envisageait aussi un autre terme pour décrire leur relation.

Intérieurement, il implora le ciel. Il ne voulait surtout pas que sa supposition soit bonne.
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Décontenancé, Théo vit le visage de son interlocuteur se contracter et son attitude se faire bien plus froide à son égard, à partir du moment où il lui avait dit son prénom. Le regard de Théo se fit interrogateur. Que pouvait bien avoir dit Samaël sur lui à son ami pour qu'il le toise de la sorte ? La question que lui posa le jeune homme sur un ton glacial acheva de l'emplir de confusion, se demandant pourquoi il réagissait de la sorte. Théo ne se rappelait pas avoir jamais fait quoi que ce soit pour l'offenser, mais peut-être que le fait qu'il demande confirmation de son nom de famille était significatif. Peut-être que son père avait assassiné quelqu'un de sa famille... Mais Théo comprit vite que le problème de son interlocuteur n'avait rien à voir avec le passé ou la guerre quand celui-ci se présenta à son tour. Le visage de Théo perdit quelque peu ses couleurs alors qu'il comprenait qui il avait face à lui, et que les confidences passées de Samaël lui revenaient en mémoire. Zacharias Johanson, Zach, le petit-ami de Sam. L'ancien petit-ami de Sam, se rectifia Théo en se rappelant que c'était lui, désormais, le petit-ami. Ce que semblait lui reprocher le Zach en question, par son attitude défiante, et Théo ressentit une pointe de gêne et de culpabilité. Certes, il avait de quoi lui en vouloir. Théo avait embrassé son petit-ami, et maintenant, c'était lui qui sortait avec Sam. Mais, d'après les souvenirs de Théo, Zach n'avait pas été exactement compréhensif quand Sam lui avait raconté l'histoire du baiser. Un baiser qui, à l'époque, ne voulait rien dire pour Sam... Théo n'avait pas oublié sa tristesse de l'époque et les confidences que Sam lui avaient fait au sujet du jeune homme affluèrent douloureusement dans son esprit.

"Il s'appelle Zacharias et il embrasse comme un Dieu. Pas que ça d'ailleurs... "

Sans même s'en rendre compte, Théo redressa légèrement les épaules et son propre regard se fit plus froid, plus distant. Zach, cela avait été le premier amour de Samaël, le premier homme à l'avoir embrassé, et bien plus. Il était celui avec lequel il n'avait pas à se cacher, même sur le Chemin de Traverse, celui qui était assurément gay. Celui qui l'avait quitté... Rien ne se serait sans doute passé entre Théo et lui si Zach s'était montré plus compréhensif. Le jeune homme s'en mordait peut-être les doigts à présent, et il y avait de quoi. Si Théo laissait filer Sam, il n'était pas prêt de s'en remettre...au point où il l'aurait probablement pardonné, lui, pour un malheureux baiser échangé avec la mauvaise personne. Zach... Théo le jaugea un instant, voyant d'un toute nouvelle façon cet homme qu'il avait lui-même jugé craquant. Il ne savait pas vraiment s'il se sentait désolé pour lui, coupable, embarrassé par la situation ou méfiant, pour ne pas dire hostile. Probablement un peu tout cela à la fois, car après tout c'était pour voir Samaël que Zach l'avait abordé.

Pour cette raison, parce qu'il se sentait légèrement mis en danger, Théo s'obligea à soutenir son regard et à ne pas montrer de signe de sympathie ou de culpabilité. Zach ne devait pas s'approcher de Sam, un point c'est tout, et tant pis s'il le haïssait. Il s'en fichait, lui, de ce Zach, du moment qu'il gardait les distances... Alors il hocha la tête en signe d'approbation. Oui, il était le meilleur ami, celui à cause de qui Sam l'avait trompé. Et malgré tout ce qui s'était passé entre eux, Théo se considérait avant tout comme le meilleur ami de Samaël, car c'était un statut à part, plus solide, plus durable que le simple petit-ami. Mais il était également le petit-ami, et l'amant, et il ressentit le besoin irrépressible de le faire comprendre à son interlocuteur. Comme pour lui signifier que la place était belle et bien prise... Au fond, Théo ne savait pas vraiment comment les sentiments de Sam avaient évolué, à quel moment, et pourquoi. Quand avait il cessé d'aimer Zach et commencé de l'aimer lui ? Comment en était-il passé de "tu n'es pas vraiment mon style" à "je t'aime" ? Qui de Zach ou de lui Samaël avait aimé le plus était une question à laquelle il n'était pas certain de vouloir de réponse...

"Entre autres, répondit-il doucement.

Jetant un coup d'oeil par dessus son épaule, juste au cas où sa mère ou pire, son abominable cousine Pansy auraient décidé de venir faire leurs courses ce jour ci, Théo reporta son attention sur Zach et décida de préciser la situation. Il y avait une once de fierté dans sa voix, comme s'il mettait Zach au défi de le blâmer de quoi que ce soit. Après tout, cela n'était pas de sa faute si Zach avait quitté Sam. Théo s'était bien rabiboché avec Olivia, lui, après le baiser, alors Zach ne pouvait pas lui reproché d'avoir pris sa place dans la mesure où cela n'avait été le cas que plusieurs semaines après leur rupture...

"Sam et moi sommes plus que des amis. Depuis le mois d'avril.

Cette dernière précision pouvait paraître superflue mais Théo voulait ainsi assurer Zach que Sam et lui ne s'étaient pas mis ensemble dès leur rupture. Cela n'aurait pas été rendre justice à Samaël que d'oublier à quel point sa séparation d'avec l'homme qui lui faisait face avait été douloureuse pour lui...

"Je suis heureux de te rencontrer, j'ai beaucoup entendu parler de toi", lança-t-il en une tentative pour être aimable et poli. L'idée de se lancer dans un combat de coq au beau milieu du Chemin de Traverse avec l'ex de Samaël, qui risquait de revenir à n'importe quel moment, ne l'enchantait guère. De plus, Zach avait quelqu'un d'autre dans sa vie, il avait pu en témoigner lui-même, et s'il souhaitait renouer contact amicalement avec Sam, Théo et lui seraient amenés à se côtoyer. Autant faire des efforts dès le début...

"Pourquoi tu veux le voir, au fait ?"


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Zacharias Johanson, ex petit-ami de Samaël Smith

Alors il ne s’était pas trompé, alors il avait raison. Ce Théo Nott, en face de lui, n’était pas seulement le meilleur ami de Samaël, leur relation avait évoluée, et le « entre autres » qu’il déclarait lui laissait clairement imaginer comment. Il serra les poings – encore plus si c’était possible – et se redressa de toute sa hauteur, toisant le jeune homme, plus petit que lui. Voilà quelque chose qu’il n’avait pas prévu. Mais qu’avait-il bien pu croire ? Que Samaël resterait éternellement célibataire ? Qu’il ne s’était pas remit de leur rupture ? Oh que si, il s’en était remit, et très bien. Il sentit quelque chose en lui se briser, alors qu’une boule se formait dans son estomac. Il avait mit tant d’espoir dans cette rencontre en quelques secondes, que la chute fut brutale, et longue. Il dévisagea longuement Théo, alors que des dizaines de questions se bousculaient dans sa tête. Pourquoi y avait-il cru ? Pourquoi avait-il fallu qu’il entretienne le souvenir de Samaël, qu’il le cherche partout où il allait, qu’il vive continuellement dans le passé ? Il aurait pu passer à autre chose, il aurait dû passer à autre chose. Mais il avait préféré se bercer d’illusions, croire à une réconciliation qui n’arrivait pas.

Ils étaient ensemble depuis avril. Quatre mois, donc, calcula-t-il rapidement. Ce n’était pas possible. Il ne voulait pas y croire. Parce que ça faisait mal, bordel ce que ça faisait mal. Il avait perdu Samaël, son seul véritable amour. Son premier amour. Il y avait pourtant eu plusieurs hommes, avant lui. Beaucoup de coups d’un soir, quelques relations, jamais sérieuses. Mais l’amour brut, le vrai, c’était avec lui qu’il y avait goûté. Et c’était enivrant, c’était formidable, ça donnait des ailes, ça faisait se sentir invincible. Et puis, lorsque ça se terminait, lorsqu’il ne restait plus que les souvenirs, ça laissait un goût amer en bouche, une sensation de mal-être, une impression d’avoir tout raté. Il n’avait pas su le retenir, il l’avait laissé s’en aller, sans même faire un geste pour le contacter, par la suite, lorsque sa colère s’était calmée. Il l’avait voulu, pourtant. Mais il avait eu peur. Oui, peur. Peur de retrouver cet amour puissant pour le perdre une nouvelle fois. Stupide, il avait été stupide.

Mais si sa relation avec Samaël avait prit fin, c’était tout d’abord de la faute de ce Théo Nott, qui, planté devant lui, disait qu’il était heureux de le rencontrer. Il s’en serait bien passé, lui, de se retrouver face à celui qui avait gâché sa relation. Il vrilla un regard noir dans le celui du jeune homme, alors qu’il lui demandait pourquoi il cherchait Samaël. Il n’était pas certain que la vérité lui plaise, songea-t-il avec ironie. Mais à vrai dire, il se fichait de l’avis de ce garçon, il s’en fichait complètement. Et il restait là, devant lui, avec le ton de celui qui était désolé. Dans son désespoir, Zach entendit même de la pitié dans sa voix. Il releva le menton, alors qu’une rage sourde l’envahissait. Il était en colère contre lui-même, pour s’être fait tant de faux espoirs. Contre Nott pour avoir tout brisé, de sa simple personne. Et il était là, il ne bougeait pas. L’envie de lui envoyer son poing dans le visage le démangea, mais il préféra éloigner cette idée tentatrice de son esprit, de peur d’y céder.

« J’ai des choses à lui dire. » déclara-t-il froidement, avec un regard appuyé qui ne laissait pas doutes sur ses motivations premières.

« Pourtant tu m’en vois désolé, mais je ne suis pas ravi de te rencontrer, Nott. Oh, une vieille rancœur, je suis certain que tu comprends. Je ne suis jamais vraiment fan des amants de mes copains. Encore moins celui de Sam. » expliqua-t-il avec un sourire ouvertement provocateur.

Il resta silencieux un moment, avant de reprendre.

« Nott, n’est-ce pas ? On ne doit parler que toi, chez les Sang-Purs, dis-moi ! Tu sors du schéma du parfait petit sang-pur, ça ne doit pas plaire à papa et maman… » déclara le jeune homme, méprisant.

« C’est fou, je vous pensais loyaux, vous, les Poufsouffle. Pas du genre à embrasser le mec d’un autre. C’est peut-être ton gêne « Nott » qui ressort, me diras-tu. C’est courant, chez les Sang-Purs, d’être un peu taré sur les bords, non ? La consanguinité fait des ravages, j’imagine. Ta famille doit sacrément être bien atteinte. Quoique, tu as peut-être aussi pris de ton père.  Chez les mangemorts, ce ne sont pas les valeurs qui passent en premier, n'est-ce pas ? »

Il toisa le jeune homme, avec un sourire mauvais. C’était disproportionné, comme propos, face à une telle situation. Mais sa seule envie était de cracher son venin. Venin qu’il avait retenu peut-être trop longtemps.
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Taré. Consanguin. Mangemort. Le poing de Théo partit si vite qu'il n'eut même pas le temps de comprendre ce qu'il faisait. C'était une réaction spontanée, presque mécanique, et rien à cet instant n'aurait pu l'empêcher de tenter d'effacer ce sourire sur les lèvres de cet homme. Ces lèvres qui avaient embrassé Samaël et qui venaient de prononcer ces mots, il voulait les voir en sang... Son poing s'écrasa sur la mâchoire de Zacharias avec violence, avant de plonger dans sa poche pour en tirer sa baguette magique, qu'il pointa droit sur son opposant, la main légèrement tremblante. A mi-chemin entre la stupeur et la rage, Théo observa le jeune homme un instant, le souffle court, tandis que des picotements se faisaient ressentir dans ses doigts. Sa baguette vibrait doucement contre sa paume, signe que le sort n'était pas loin de fuser.

"Tu ne sais pas de quoi tu parles, espèce d'abruti", cracha-t-il. "Je ne t'ai pas fait de remarque sur ta dégaine de moldu moi alors qui est intolérant ? Tu te permets de balancer des immondices sur ma famille, simplement parce que t'es jaloux ? Mais qu'est-ce que tu sais de la guerre, et qu'est-ce que tu sais des sang-purs, sale petit con ?"

Son regard dévia légèrement de son adversaire et il réalisa que son coup d'éclat avait attiré l'attention de tous les promeneurs du coin. Sachant ce qu'il avait à dire, il était hors de question que ces oreilles indiscrètes surprennent des confidences malheureuses, aussi Théo s'avança-t-il à nouveau vers Zach pour le saisir par le col de son t-shirt, le poussant rudement contre le mur de briques d'une petite boutique. Redressant légèrement la tête pour plonger son regard dans celui de Zach, il bloqua son corps avec le sien et glissa à nouveau sa baguette dans sa poche. Qu'il frappe s'il le voulait, mais Théo voulait tout de même lui cracher sa haine au visage. Et quelque chose en son for intérieur lui soufflait que Zach allait prendre le temps de l'écouter, ne serait-ce que pour savoir ce qu'il en était... Ne voulait-il pas récupérer Samaël, après tout ? N'était-ce pas ce qu'il avait tenté de lui faire comprendre, avec son regard entendu ? Quand il parla, ce fut d'une voix basse, que seul Zach pouvait entendre, mais la colère était toujours pleinement perceptible dans ses propos.

"Samaël a appris à voir au-delà de mon nom dès l'âge de onze ans. Pourtant, tu sais probablement comment est mort son père. Mais jamais il ne s'est permis de me faire la moindre remarque sur ma prétendue consanguinité, mes tares, mon mangemort de père. Ce Sam que tu as laissé tomber comme une bouse de sombral parce que son meilleur ami a eu le malheur de l'embrasser, ce Sam que t'as envoyé balader avec mépris en lui laissant croire que c'était juste une histoire de cul pour toi, c'est moi qui était là pour le voir pleurer, et il vaut tellement mieux que toi. Tu devrais avoir honte, je sais vraiment pas ce qu'il te trouvait. Tu ne le mérites pas et tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même si tu l'as laissé filer, parce que crois-moi, à l'époque, je n'étais pas l'amant de ton copain. Maintenant oui, je suis devenu l'amant de ton ex, et bien plus que ça, et ce n'est pas prêt de changer. Tu es peut-être son passé, mais je suis son présent, son futur. Alors tu peux me balancer toutes les horreurs que tu veux à la figure, crois-moi, c'est pas comme ça que tu récupéreras Sam."

Il l'espérait, du moins. En réalité, Théo n'avait pas la moindre idée de ce que Zach avait l'intention de dire à Sam, et de l'intensité des sentiments de ce dernier à leur égard, à chacun d'entre eux. Bien sûr, après les derniers mois, il était tout simplement inconcevable que Sam le quitte pour un autre, dans l'esprit de Théo. Ce qu'il y avait entre eux était trop fort, trop intense pour imaginer que ce n'était qu'une amourette comme une autre aux yeux de Sam, mais... s'il se trompait ? Et qui savait quelles idées ce sale serpent pouvait installer dans la tête de son amant ? Il ne connaissait pas cet homme mais Théo ne lui faisait absolument pas confiance, de toute évidence il était capable des pires bassesses. Chercher à le blesser d'une telle façon, si méprisable, alors qu'il ne le connaissait même pas et qu'il ne lui avait rien fait ? Jeter ses responsabilités sur lui alors qu'il était celui qui avait repoussé Samaël dès le départ ? Dire qu'il avait ressenti de l'empathie pour lui, à l'époque où Samaël lui racontait leur rupture... Mais c'était fini. Jamais quelqu'un qui l'avait traité de consanguin ou de taré n'avait trouvé grâce à ses yeux après cela, jamais. Et ce n'était pas aujourd'hui que cela allait commencer. Plus pour dissimuler son absence de confiance en lui que pour réellement dissuader Zach de parler à Sam, Théo décida de rajouter une petite phrase mesquine.

"Tu n'as aucune chance, de toute façon", ajouta-t-il de son ton le plus hautain, le regard emprunt de mépris.


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Zacharias Johanson.

Sa réaction était peut-être légèrement disproportionnée, songea-t-il avec du recul, alors que le poing de Théo venait s’écraser sur son visage, lui arrachant une grimace de douleur. Il vrilla son regard dans le sien alors qu’il pointait sa baguette sur lui. Il n’oserait jamais. Pas en plein chemin de traverse, se rassura Zacharias en le dévisageant froidement. Il se retint de justesse de saisir sa propre baguette. Envenimer la situation n’était pas la chose idéale à faire, et le jeune homme était persuadé d’avoir le dessus dans un duel contre celui qu’il lui faisait face. Ses études ne lui servaient pas à rien. Il encaissa les insultes avec le même sourire froid, la même moue ironique, provocatrice. Il jeta un regard noir à Théo, alors que l’éclat de colère de ce dernier se tarissait, après avoir attiré les coups d’œil curieux des passants.

« Je sais de la guerre ce qu’elle m’a prit. » répliqua-t-il, sa mâchoire se contractant.

Demi-mensonge. La guerre l’avait touché, comme tous les sorciers d’Angleterre. La guerre avait touché sa famille, ses amis, ses proches. Il y avait eu des morts, autour de lui. Des enfants qui disparaissaient du jour au lendemain, des parents qui étaient retrouvés morts dans leur maison, la marque des ténèbres flottant au dessus. Ses parents avaient été prudents, les mettant hors de dangers, sa sœur et lui, mais il savait qu’un de ses oncles avait péri sous la baguette des Mangemorts. Un oncle qu’il ne connaissait pas, qu’il n’avait jamais rencontré. Demi-mensonge, donc. La guerre avait touché sa famille, mais pas lui, pas personnellement. Pas plus que les autres. Il soutint le regard de Théo. Il ne parlait jamais de la guerre. Pas avec ses parents, pas avec ses amis, pas avec ses petits-amis. C’était un sujet qu’on préférait éviter d’aborder, généralement.

Collé contre le mur, bloqué par le corps du son opposant, Zacharias résista à l’envie de lui rendre son coup. Finalement, il n’en eut pas le temps, puisque très vite, le jeune homme prit la parole. S’il comptait s’expliquer, il était prêt à l’écouter. Parce que ça faisait trop longtemps qu’il ruminait ses pensées seul. Parce qu’il avait besoin d’hurler un grand coup, de parler de ce qui le tourmentait, même violemment. Peut-être après se sentirait-il mieux ? Peut-être pourrait-il avancer ? Il n’en savait rien. Il avait bien conscience que ses mots pouvaient dépasser sa pensée, et que les horreurs qu’il venait de balancer n’étaient pas justes, pas justifiées. Il eut un sourire, alors que Théo mentionnait le fait que Samaël avait appris à voir au dessus de son nom depuis ses onze ans. Evidemment, qu’il avait su. C’était une de ses qualités que Zacharias lui enviait le plus, celle de réussir à voir au dessus des apparences, de passer au dessus des premières impressions, là ou lui ne pouvait s’y résoudre.

Il observa Théo, alors qu’il continuait à parler, inlassablement. Il était le passé de Samaël. Son passé. Il n’avait pas de place dans son présent, dans son futur. Non ! Non, il ne pouvait pas s’y résoudre. Il ne pouvait pas le laisser partir, c’était trop difficile, ça faisait trop mal. Pourtant, il n’avait pas le choix, lui souffla une voix désagréable, qu’il repoussa le plus loin possible dans son esprit, au même moment où le jeune homme ajoutait qu’il n’avait plus aucune chance. Le coup, mené par le désespoir, partit si vite qu’il n’eut pas le temps de le retenir. En quelques secondes, son poing s’abattait à son tour sur sa mâchoire. Il repoussa Théo, se libérant de son emprise, se décolla du mur, tout en lui faisant face. Vrillant son regard dans le sien, il resta silencieux.

« Je pense que tu es le seul à pouvoir comprendre, Nott. » finit-il par déclarer froidement. « Imagine perdre Sam, imagine ça rien qu’une seconde. Imagine que de toute ta putain de vie, il a été le seul mec que tu es parvenu à aimé. Et tu connais la chute. » termina le jeune homme amère. « D’ailleurs, Nott, je ne suis pas jaloux. J’ai juste passé cinq mois à songer à une réconciliation. » déclara-t-il d’un ton rageur, en colère contre lui-même, contre Samaël, contre Nott, contre l’univers.

Il prit sur lui pour souffler calmement, chassant peu à peu la colère qui l’avait envahi sur le moment.

« Mes mots ont dépassé ma pensée. » accorda-t-il. « Et tu vas faire quoi, maintenant, Nott ? Aller voir Sam pour lui rapporter toutes les horreurs que son connard d’ex vient de te balancer ? » Il haussa les épaules avec une désinvolture feinte.

Il ne s’en fichait pas du tout.  
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Une douleur vive se répandit dans la mâchoire de Théo quand Zacharias le frappa avant de le repousser et il lâcha un juron, portant sa main à son visage. Il réprima de son mieux son instinct qui lui dictait de se jeter sur Zacharias pour lui faire ravaler ses paroles blessantes, ses sourires mauvais et les pensées indécentes qu'il entretenait très probablement au sujet de Samaël. Théo inspira profondément et se força à apaiser sa colère. Il n'était pas un bagarreur, et ne l'avait jamais été, mais les sourires mauvais de Zach avaient visiblement le pouvoir de le faire sortir de ses gonds. D'ailleurs, il suffisait qu'il prononce le nom de Sam pour que Théo ressente des pulsions qui, si elles étaient réalisées, le conduiraient tout droit dans une cellule voisine de son père à Azkaban. Il les réprima donc et massa un instant sa mâchoire endolorie avant de défroisser sa robe rapidement. Le visage fermé, il soutint le regard de son opposant et l'écouta à son tour, même si les paroles qu'il prononçait lui donnaient envie de se boucher les oreilles et de chanter très fort pour ne pas les entendre. Perdre Samaël, cela ne lui arriverait pas, voilà tout. Il refusait de se retrouver un jour dans la situation de Zach, car non seulement il perdrait son amant comme lui, mais également son meilleur ami et c'était inacceptable. Théo ressentit à nouveau une légère pointe de compassion pour l'homme qui lui faisait face. Sa souffrance était palpable, et il était vraisemblable qu'il ne se serait pas montré aussi exécrable à son égard sans elle. Mais cette pointe de compassion disparut bien vite lorsque les insultes qu'il avait prononcé à son égard lui revenaient en mémoire. La question que Zach lui posa le déconcerta quelques instants. Qu'allait-il faire ? Il n'en avait pas la moindre idée. Mais il ne voyait pas pourquoi il devrait couvrir cet homme...

"Pourquoi pas ? Je n'ai pas de valeurs, et après tout, qui sait ce qu'un taré consanguin comme moi pourrait faire..."

Un sourire ironique aux lèvres, il croisa les bras sur son torse et garda le silence un instant, jetant un regard autour de lui. Les curieux ne s'étaient pas attardés, voyant que le début de bagarre ne semblait pas sur le point de dégénérer, et Théo estima qu'il pouvait parler librement.

"Oui, c'est vrai, je suis à même de comprendre et j'aurais pu éprouver de la compassion pour toi. Mais après ce que t'as dis je ne vois vraiment pas pourquoi je ferais le moindre effort. Je ne sais pas ce que la guerre t'as pris mais moi je n'étais qu'un gamin alors je ne vois pas en quoi je suis responsable. Pas plus que je ne suis responsable de ta rupture avec Samaël."

Il enfonçait le clou, mais Théo estimait que c'était nécessaire. Trop souvent, trop longtemps il avait entendu ce type de propos. Eh bien, lui aussi avait souffert de la guerre, mais il ne se vengeait pas sur les enfants des juges qui avaient condamné son père ! Cette culpabilité latente et permanente que la société faisait peser sur lui et les autres jeunes dans la même situation, Théo ne l'avait jamais bien supporté, jusqu'à plonger dans la dépression. Mais aujourd'hui, il était plus fort, et il avait suffisamment gagné en confiance en lui pour vouloir défendre qui il était la tête haute.

"Je suis désolé pour toi quand même, Zacharias, parce que tu as raison, je comprends. Perdre Sam, je n'ai pas besoin de l'imaginer, j'ai bien cru le vivre. Quand il a commencé à sortir avec toi, que cela s'est su...il ne m'en avait même pas parlé, à moi, son meilleur ami. Il s'était engagé sur une voie où je ne pensais pas pouvoir le suivre, sans m'en parler, et je l'ai ignoré pendant des semaines. J'étais trop gêné, presque honteux d'avoir côtoyé quelqu'un qui avait ces penchants, mais il me manquait tellement que c'était insupportable. J'ai craqué. Et ce baiser, eh bien, c'était complètement inattendu et imprévisible, j'ai cru avoir perdu l'esprit. Et Sam, je pense qu'il était tout simplement trop surpris pour me repousser. Après ça, c'était encore plus dur, comme tu l'as si élégamment suggéré, l'homosexualité dans ma situation familiale n'était pas vraiment une option... Mais perdre Sam non plus. Je sais maintenant que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que cela n'arrive jamais."

Haussant les épaules, il passa une main embarrassée dans ses cheveux frisés. Théo ne savait pas exactement pourquoi il s'épanchait de la sorte. Peut-être parce qu'il avait toujours trouvé injuste la façon dont la relation entre Sam et Zach s'était terminée, et que malgré ce qu'il avait dit à l'ancien Serpentard, il se sentait coupable à ce sujet. Alors donner sa vision des faits lui semblait nécessaire, pour lui et pour Zach, pour que les souvenirs qu'il avait avec Sam ne soient pas entachés par la fin de leur histoire... Mais il n'allait pas pour autant préserver l'image du jeune homme auprès de Samaël en passant sous silence ce qui venait de se produire. Il n'allait pas non plus aider ce crétin à reconquérir son Sam ! Et c'était tant mieux si son petit-ami savait de quoi Zach était vraiment capable.

"Si Sam me pose des questions, je ne vais pas lui mentir. Il y a déjà assez de mensonges dans ma vie en ce moment. Contrairement à ce que tu pensais, les sang-pur et ma famille ne jasent pas à notre sujet pour la simple et bonne raison que quasiment personne n'est au courant. Avec Sam je peux être sincère et moi-même, et il est hors de question que cela change, pas pour toi... Maintenant si tu veux aller lui parler, vas-y, je ne t'en empêcherai pas. J'ai confiance."

Faux, archi-faux, mais à moins que Zacharias soit legilimens, il n'en saurait rien... Il pria intérieurement pour que le jeune homme oublie cette idée, car la perspective de le voir rejoindre Sam pour tenter de se réconcilier avec lui était bien loin d'être réjouissante. Théo inspira lentement en tentant de se rassurer de son mieux. Ce n'était pas une histoire de quelques mois avec Zach qui parviendrait à faire oublier à Sam les huit années d'amitié profonde qui avaient existé entre eux, et l'amour qui les unissait à présent...


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Zacharias Johanson

La douleur était toujours là, lancinante, pesante. La douleur avait toujours été là, à bien y réfléchir. Et s’abandonner dans cette douce et complaisante tristesse lui avait paru être une bonne solution, quelques mois plus tôt. C’était tellement plus simple que de chercher à avancer, à surmonter. Ce n’était qu’une rupture, certes, et il continuait à vivre. Il cherchait l’amour, encore, mais ne le trouvait en personne. Un idéal qui s’était envolé, une histoire qui avait fini mal, une chute, longue. Longue et douloureuse. Il gardait toujours espoir, essayait de se persuader que ce n’était que passager, cette déception amoureuse, que très vite, il retrouverait les sensations que lui procuraient Samaël, en vain. Il n’y avait personne. Personne à sa hauteur. Peut-être parce qu’il était à part entière, peut-être parce que c’était la meilleure chose qu’il lui soit arrivé dans la vie. Et qu’il n’avait pas été capable de le garder. Il soupira, alors que Théo reprenait la parole. Il n’avait été qu’un imbécile. Machinalement, il se passa une main sur sa joue endolorie, tout en l’écoutant attentivement. Ses paroles avaient dépassé sa pensée, largement. Il était en colère, et avait tout reporté sur le jeune homme en face de lui, qui avait eu le malheur de se retrouver là au mauvais moment. Cinq mois de silence qui venaient de sortir d’un coup.

Et pendant que Théo parlait à propos du fait de perdre Samaël, Zacharias réfléchissait. Qu’est-ce qu’il lui faisait le plus mal ? D’avoir été trompé ? De ne pas avoir su faire revenir Samaël ? Qu’il ait retrouvé quelqu’un, un petit-ami, un amant, en la personne de son meilleur ami ? De ne plus avoir personne ? D’avoir l’impression d’être seul ? Il n’en savait rien. Tout, peut-être. Sauf s’il se trompait, si la vérité était ailleurs. Il soupira. Ce n’était pas en cherchant l’origine de la douleur qu’elle disparaîtrait. Il devait simplement oublier, se forcer à oublier la fin de leur histoire, qui avait été chaotique. Alors peut-être pourrait-il repenser à leur relation sans souffrir, avec seulement un petit sourire nostalgique aux lèvres. Peut-être pourrait-il simplement se concentrer sur les bons moments, sur ce qu’ils avaient vécu ensemble. Et perdre cette aigreur, ce ton amer, cette agressivité qu’on ne lui connaissait pas.

Il savait qu’il n’avait aucune chance, réalisa-t-il, alors que Théo continuait à monopoliser la parole. Il avait aimé Sam – et l’aimait encore – de toutes ses forces. A en perdre la raison. Mais Samaël aimait celui qui lui faisait face, et il ne pouvait pas avoir de doute là-dessus. Comment pouvait-il en être autrement ? Il avait accepté de cacher sa relation aux yeux de tous, pour Théo. Il avait accepté de mentir pour lui, de dissimuler son bonheur, pour lui. Parce que c’était Théo faisait son bonheur, c’était lui qui le rendait heureux. C’avait  été lui, à un moment, à une époque. C’était lui qui avait occupé ses pensées, le temps de quelques mois. Mais c’était lui qui l’avait également rendu malheureux, lors de leur rupture. Et c’était son meilleur ami qui avait été là. Il devait se faire une raison. Pour que Samaël accepte de vivre dans le mensonge, c’était que ses sentiments étaient forts, présents, vrais. Il sentit une boule se former dans son gorge. La vérité était difficile à entendre, pour lui qui s’était amusé à se bercer d’illusions pendant un temps. Il respira longuement. S’énerver ne servirait plus à rien. Il ne récupérerait pas Samaël. Pas aujourd’hui, sûrement pas demain non plus.

« Mes paroles ont largement dépassé ma pensée, excuse-moi, je n’en pensais pas un mot. » commença-t-il, plus doucement. « Je hum… La colère me fait dire des choses idiotes. »

Il resta un instant silencieux, hésitant, avant de reprendre.

« Non, je n’irai pas. Ecoute, pendant cinq mois, j’ai vraiment cru que j’irai retrouver Sam, et que tout redeviendrait comme avant. Je sais, c’est franchement stupide, mais tu sais, quand tu commences à croire en quelque chose, plus les jours passent… Bref. Je n’irai pas parce que… » il hésita. « Parce qu’il t’a toi. J’ai suffisamment souffert, à la fin de notre rupture, pour essayer de faire la même chose à quelqu’un d’autre, après tout. Et puis… Pour que Sam accepte de garder secrète votre relation, c’est que ce qu’il éprouve doit être sacrément fort. Même si ça me fait un mal de chien de l’avouer. » déclara Zach avec un sourire contrit. « Désolé de t’avoir frappé, d’ailleurs. »

Il s’appuya contre le mur, observa Théo. Sa colère s’était évanouie, le laissant vidé. Mais étrangement mieux.
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Théo se détendit imperceptiblement quand Zach affirma qu'il n'irait pas. Infiniment soulagé, Théo jeta un coup d'oeil en direction de la ménagerie magique où se trouvait Samaël et pria pour qu'il n'en sorte pas tout de suite. Il n'avait pas envie que le Poufsouffle tombe sur Zacharias et lui en pleine discussion, après s'être frappés et insultés en plein Chemin de Traverse. Un comportement qui ne ressemblait guère à Théo, d'ailleurs, qui en rougissait intérieurement avec le recul. Merlin, il espérait que cela ne parvienne pas aux oreilles de sa famille ! Il valait mieux que ça, se battre comme un chiffonnier à cause d'une provocation grossière était indigne de lui. Et puis Zacharias... Il n'était pas si terrible, au fond, il avait juste su appuyer ou cela faisait mal, ce qui n'était pas bien difficile dans le cas de Théo... Mais il s'était excusé deux fois et voilà qu'il acceptait de ne pas aller voir Samaël. Théo hocha la tête en guise de remerciement et se permit même un petit sourire quand le jeune homme affirma que les sentiments de Samaël devaient être vraiment forts pour qu'il accepte ce secret. Théo aurait peut-être dû lui faire plus confiance, sachant le sacrifice que le jeune homme acceptait de faire pour lui. Il sacrifiait une vie honnête et transparente simplement pour être avec lui... Oui, les sentiments de Samaël étaient sincères et leur relation était forte, suffisamment forte pour supporter les obstacles que la vie mettrait en travers de leur chemin. Il devait arrêter de remettre cela en cause.

"Merci", souffla-t-il en réponse. "Quant à tes propos et au fait que tu m'aies frappé...C'est oublié. Moi aussi, je suis désolé de t'avoir frappé, je n'aurais pas du."

Le regard de Théo s'attarda un instant sur ce jeune homme appuyé nonchalamment contre le mur, parcourant chacun de ses traits. Zacharias avait pourtant bel et bien un visage que l'on avait envie de frapper, songea-t-il. Que l'on frappe, ou que l'on embrasse... Mais il ne laissait pas indifférent, c'était certain.

"J'espère que tu retrouveras quelqu'un d'autre, Zacharias. D'ailleurs, je...Je croyais que c'était fait, je t'ai vu tout à l'heure avec quelqu'un, non ?", questionna-t-il d'un ton hésitant.

La question était légèrement - voire complètement - indiscrète, mais Théo estima qu'ils n'étaient plus à cela près. Qui était ce jeune homme que Zach embrassait plus tôt, s'il aimait toujours Samaël ? Une simple distraction ? Théo aurait probablement dû prendre congé de Zach pendant que la situation était à son avantage, et rejoindre Sam. Ce dernier prenait d'ailleurs son temps, à croire qu'il était en train de s'acheter toute la Ménagerie...  Mais Théo ressentait à l'égard de ce Zacharias une sorte de fascination, peut-être parce qu'il était l'ex de Samaël, peut-être parce qu'il était jaloux de la liberté avec laquelle il semblait mener sa vie. Pour tout cela, et parce qu'une fois encore il était curieux de rencontrer des gens comme lui, comme avec Sean et Ashley, quelques semaines auparavant, Théo ne s'éloigna pas. Il croisa les bras et posa sur son interlocuteur un regard inquisiteur.


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Zacharias Johanson

« C’est oublié. » déclara Zacharias d’une voix décidé, en haussant les épaules.

Ils n’allaient pas passer des heures à s’excuser, après tout. Ils s’étaient un peu emportés, mais il ne fallait pas non plus en faire tout un drame. Ce n’était pas la première fois qu’il se faisait frapper, ni la première fois qu’il frappait quelqu’un, loin de là. A vrai dire, il avait été assez bagarreur, dans le passé. Il s’était calmé, évidemment, en grandissant, en mûrissant. Mais il avait une tendance trop vite s’emporter, lorsque quelque chose le touchait personnellement. C’était stupide, on le lui disait souvent. Avec le temps, il avait apprit à user de la colère froide, à rester distant, à utiliser le mépris au lieu des cris, des insultes. Parfois, cela fonctionnait. Là, non, visiblement. Cette histoire l’atteignait trop, le faisait souffrir comme il n’avait pas souffert depuis longtemps. Il fallait que cela cesse. Il fallait qu’il passe à autre chose, qu’il arrête d’y penser, de se faire du mal, volontairement. Samaël avait retrouvé quelqu’un d’autre. D’ailleurs, il venait de déclarer que non, il n’irait plus le voir. Parce qu’il était heureux, avec Théo. Parce qu’il ne voulait pas les faire souffrir, pas après avoir eu mal, dans la même situation. Il haussa les épaules, en tournant la tête vers Théo pour détailler ses traits.

« J’espère aussi. Je ne sais pas, en réalité. A vrai dire, c’était la première que je tombais amoureux de quelqu’un. » avoua-t-il avec nonchalance, pourtant très mal-à-l’aise intérieurement, de confier cela à quelqu’un. Quelqu’un qui ne connaissait pas, qui plus est. « Alex ? C’est un ami. Disons que le hasard a bien fait les choses, et qu’on s’est retrouvés seuls en même temps. On ne s’aime pas, on aime juste passer du temps ensemble. On ne se prend pas trop la tête et on s’occupe comme ça, la nuit. » lança-t-il avec un sourire entendu. « J’enchaîne les relations sans importance. » expliqua-t-il.

C’était moins douloureux, et il savait dans quoi il s’engageait. Pas vraiment d’amour, ni de sentiments. Ils passaient de bons moments ensemble, partageaient plusieurs nuits, se prenaient rarement la tête, ne piquaient pas de crises de jalousie. Il n’y avait pas de ruptures, pas désillusions. C’était plus simple, dans un sens. Pourtant, alors qu’il regardait Théo, Zach se rendit compte qu’il enviait le jeune homme. Il l’enviait d’avoir su garder Sam, lui, mais aussi de l’avoir séduit, quand lui n’avait eu qu’à se laisser séduire par son ex petit-ami. Il était vrai qu’il n’avait pas un physique désagréable, Théo. Loin de là, même, songea-t-il avec un sourire en coin en le détaillant légèrement. Il remonta lentement et volontairement ses yeux jusqu'à ceux du jeune homme, avant de lui adresser un sourire.

« Tu n’as jamais fréquenté un homme juste comme ça ? » s’enquit-il alors, bien conscient de poser une question légèrement indiscrète. « Et quand est-ce que tu t’es aperçu que le corps des hommes t’attirait autant voir plus que celui des femmes ? » demanda-t-il ensuite avec un regard entendu et un léger sourire.

Ça ne le concernait pas vraiment, en réalité. Mais après tout, il n’était pas certain qu’il reverrait un jour ce Théo Nott. Un jour, peut-être, mais sûrement pas demain. Autant profiter du seul échange qu’il leur serait donné d’avoir avant longtemps. Et puis, pensa-t-il avec le coin d’une de ses lèvres remontaient en un sourire légèrement appréciateur, il y avait plus désagréable comme personne, pour converser, s’il réussissait à mettre toute sa jalousie de côté.
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En attendant la réponse de son interlocuteur, Théo décroisa les bras et voulut jouer distraitement avec la chevalière qui ornait sa main droite, tic qu'il avait toujours lorsqu'il était nerveux. Malheureusement, sa main ne trouva que ses doigts, sans le précieux objet qui ne le quittait pourtant jamais...

*Mille Gorgones ! Dites-moi que je ne l'ai pas perdu... Je suis vraiment trop con*, se fustigea-t-il mentalement en jetant un regard vain au sol. Théo était persuadé de l'avoir à son doigt le matin-même, comme tous les jours d'ailleurs. Il devait l'avoir perdu sans faire attention à force de jouer avec. Sa mère ne cessait de le mettre en garde lorsqu'elle le voyait faire, à raison visiblement, mais il n'avait jamais jugé utile de l'écouter. Il s'en mordait maintenant les doigts, et c'était le cas de le dire... Théo maugréa quelque chose dans sa barbe, énervé contre lui-même d'avoir perdu ce bijou aux armoiries de sa famille que son père lui avait légué après son emprisonnement.

Ce n'était peut-être pas plus mal pour le visage de Zacharias, cela dit, songea-t-il en pensant que le jeune homme aurait trouvé son coup de poing autrement plus désagréable s'il ne l'avait pas perdue. Théo n'eut pas l'occasion de s'attarder sur sa perte puisque Zacharias répondait à sa question avec une désinvolture qui le stupéfia. Cet Alex n'était visiblement qu'un ami avec lequel il s'occupait la nuit, puisque les circonstances avaient fait qu'ils soient seuls en même temps... Ouvertement surpris, Théo retint une question, interloqué. Comment pouvait-on avoir des relations d'une telle nature sans qu'elles aient d'importance ? Cela dépassait son entendement. Une fois, une seule fois, il s'était allé avec une jeune femme pour une nuit seulement et il en avait tiré si peu de satisfaction et tant de honte qu'il n'avait plus jamais recommencé. Hormis cet épisode honteux de son passé avec Kelsey, Théo n'avait eu que trois relations en comptant Samaël et elles avaient toutes eu de l'importance pour lui.

Théo sentit ses joues s'empourprer légèrement sous le regard de Zacharias, et s'agita quelque peu, mal à l'aise. Théo rougit un peu plus lorsque le jeune homme lui posa deux questions successives. Merlin ! Et lui qui avait peur de se montrer indiscret ! Se mordillant la lèvre inférieure avec nervosité, à défaut de pouvoir jouer avec sa chevalière perdue, Théo hésita un instant à sa réponse. Devait-il être honnête ? L'idée d'envoyer balader Zacharias avec ses questions impertinentes était tentante mais ce n'était pas très juste. Après tout, il avait été le premier à se montrer curieux, et sa curiosité n'était de toute façon pas complètement étanchée.

"Hum...Je... Moi, fréquenter un homme juste comme ça ?", répéta-t-il distraitement tout en laissant l'idée l'envahir. D'un autre côté, ce n'était pas complètement idiot. Dans l'hypothèse où il avait été célibataire, cela aurait été une bonne façon de découvrir ce qu'il en était réellement de ses préférences sans pour autant que les sentiments s'en mêlent. Car toute l'énigme de sa relation avec Samaël résidait bien dans le fait que l'amitié et l'amour se mélangeaient allègrement au désir qu'il éprouvait pour lui. Mais, passé cet aspect pratique, Théo ne voyait pas vraiment l'intérêt d'une telle relation sans sentiments. Certes, cela leur apportait probablement du réconfort, mais Théo était persuadé qu'il n'aurait jamais pu se satisfaire d'une telle relation. Lui, il aurait besoin de plus, de savoir que la personne qu'il fréquentait éprouvait autre chose pour lui que du simple désir, que des liens forts et sincères les unissaient. Sinon, il préférait encore sa solitude, à laquelle il était habitué.

"Non...En fait, je n'ai jamais envisagé une seule seconde de fréquenter un homme avant...eh bien, que cela me tombe dessus. Avant Sam. C'est tout récent, donc, et il n'y a eu aucun autre homme. Je ne sais même pas si le corps des hommes m'attire réellement plus que le corps des femmes. Je sais que Sam m'attire plus que toute autre personne, mais après..."

Il haussa les épaules avant d'esquisser un petit sourire gêné. C'était étrange, ces confidences qui sortaient de sa bouche, pour Zacharias, cet homme qu'il ne connaissait pas et qu'il n'était même pas sur d'apprécier. Mais c'était peut-être justement à cause de cette rivalité et de cette inimitié entre eux qu'il pouvait se permettre de se montrer sincère. Il doutait que Zach irait répéter ses propos, sachant qu'il ne tenait pas à ce que ses propres paroles malheureuses ne parviennent aux oreilles de Sam. Et puis, on le croirait simplement jaloux, voilà tout. Théo dévisagea son interlocuteur un moment, pensif. De toute évidence, Zacharias avait beaucoup plus d'expérience que lui dans ce domaine et il décida de l'interroger :

"Permets-moi de te retourner la question. Depuis quand exactement sais-tu que tu préfères les hommes ?"


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Zacharias Johanson

« Je te fais rougir ? » demanda Zacharias, avec un sourire amusé, en avisant les rougeurs qui s’étaient formées sur les joues de Théo, avant de l’observer attentivement et volontairement. « Faut pas, ce sont des simples questions. » lança-t-il ensuite avec innocence.

Attendant la réponse, il croisa les bras, toutefois assez curieux. Il avait beau de ne pas faire partie de la « Haute » il imaginait bien que la tolérance là-bas, devait être relativement basse. Evidemment, faire son coming-out n’était pas chose aisée, et il était bien placé pour le savoir. Cependant, ça se faisait. Lui, il avait avoué à sa famille ses préférences notamment parce qu’il en avait eu marre de se cacher dès qu’il sortait voir quelqu’un, de mentir continuellement. Ça ne devait pas être si simple, lorsqu’on s’appelait Nott, et lorsqu’on attendait de vous un beau mariage et de nombreux héritiers. Mais tout de même, agir tous les jours comme si de rien n’était… Lui, il n’en serait pas capable, assurément. Une nouvelle fois, il admira la patience de Samaël. Il n’y avait pas à dire, c’était quelqu’un de formidable. Evidemment, il l’avait toujours su, mais en avait toujours été un peu plus surprit à chaque fois. Zacharias, lui, n’avait pas sa patience, ou sa compréhension. Il arrivait à concevoir que Théo ne puisse rien dire à sa famille, mais n’était-ce pas tout simplement retarder l’échéance ? A quoi bon attendre des jours, si ce n’est pour  empirer la situation en leur faisant implicitement croire qu’il trouverait une fiancée et se marierait ? Et puis, ce n’était pas difficile, de se retenir, tout de le temps ? De faire attention à chacun de chez gestes ? Pour Zach qui était quelqu’un de très expansif, c’aurait été tout bonnement impossible.

L’hésitation qu’il perçut dans la réponse de Théo le fit sourire, et il hocha la tête, se trouvant alors incroyablement chanceux de ne jamais avoir eu à faire face à ce dilemme. Il s’apprêtait à reprendre la parole, lorsque le jeune homme le coupa, le plongeant à son tour dans une réflexion laborieuse. Quand s’était-il rendu compte qu’il préférait les hommes ? Quand il s’était rendu compte que les femmes ne l’intéressaient pas. Ou du moins, plus, parce qu’il avait eu quelques relations avec des jeunes filles. Une en particulier. Une certaine Madeleine, que tout le monde appelait Maddy. Elle avait de longs cheveux châtains, qui lui arrivaient dans le bas du dos, et des yeux bleus, qui l’avaient déstabilisé. Ils avaient été mit ensemble en binôme, et, bien vite, le jeune homme s’était aperçu que sa camarade lui plaisait plus que de raison. Il avait tendance à oublier qu’il l’avait aimé, elle aussi, lorsqu’il répondait que Sam avait été la seule personne qu’il ait réellement aimé. Disons qu’il avait été la seule personne, après cette révélation sur lui-même.

« En sixième année. Peut-être un peu plus tôt, mais je faisais sûrement semblant de ne pas m’en rendre compte. Je m’en suis rendu compte pendant que j’étais en couple, en réalité. J’exagère, lorsque je dis que Sam a été la seule personne que j’ai jamais aimée. Il a été le seul homme, disons. Elle s’appelait Madeleine, elle était à Serdaigle, dans ma promotion. On a été ensemble quelques mois, et les débuts étaient vraiment fantastiques mais… Mais il manquait quelque chose. » son regard se fit plus pensif, presque nostalgique. « Je me souviens, j’ai longuement cherché ce qui n’allait pas. C’était vraiment une fille fantastique, de quoi se considérer comme être le gars le plus chanceux de la terre, lorsqu’elle était à tes côtés. Notre relation stagnait, n’avançait pas. C’était presque lassant, disons. De son côté comme du mien. Mais les débuts de notre histoire avaient été tellement géniaux qu’on a dû s’y accrocher un peu trop longtemps, j’imagine. Lors d’une soirée clandestine, j’ai embrassé un mec, et ça a été le déclic. Ce qui n’allait pas, tout simplement, c’était ce que ce n’était pas homme. Eh bien, va expliquer ça à ta petite-amie, je te souhaite bien du courage. » plaisanta-t-il avec un le souvenir bien net d’une gifle magistrale. « J’ai fini par la quitter, puis… J’ai enchaîné les relations sans grandes importances. Je découvrais de nouvelles choses, et je crois que je n’avais pas envie de m’engager dans une relation sérieuse. Et puis, après quelques années, j’ai rencontré Sam. » Il jeta un coup d’œil vers la ménagerie, qui semblait bondée. « Entre temps, j’avais annoncé à mes parents que j’étais gay. » conclut-il.

Il resta silencieux un court instant, avant de reporter son attention sur Théo. Il vrilla son regard dans le sien, légèrement curieux.

« Je peux te poser une question ? » demanda-t-il avant d’enchaîner : « Tu comptes le dire un jour à tes parents, que tu es gay ? Parce que, la façon dont tu le décris, ça fait un peu reculer pour mieux sauter, si tu vois ce que j’veux dire. Je te juge pas, chacun gère ça comme il veut ! Juste… Est-ce que c’est vraiment bien, de reculer l’échéance ? Je doute sérieusement que quelques mois de plus permettent à tes parents de changer d’opinion sur l’homosexualité. J’ai attendu trop longtemps avant d’en parler aux miens, et ils étaient persuadés que j’avais trouvé une copine avec laquelle je comptais me marier et avoir des enfants, personnellement. Après on vient pas du même monde, j’sais bien. Mais c’est effrayant pour tout le monde. » assura-t-il à Théo, avec un sourire compatissant.

Lui, il en avait un peu souffert, de son aveu, aussi.
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"Je ne rougis pas !", s'exclama Théo en pinçant les lèvres avec agacement. Redressant imperceptiblement les épaules, il voulut soutenir le regard de Zach mais celui-ci ne le fit que rougir d'avantage. Théo détourna le regard, irrité, et enfonça les mains dans ses poches. Il n'avait jamais rougi de rien, pas de ses erreurs, pas même de son nom ni de son père, mais ce sujet, c'était plus fort que lui. Les relents de son éducation, probablement. Il avait beau s'être à peu près accepté en tant qu'homosexuel, ou tout du moins avoir accepté de ne pas nier l'évidence, il lui était toujours difficile d'aborder le sujet comme si de rien n'était. C'était étrange, étant donné qu'il entretenait une relation avec Samaël depuis plusieurs mois, mais c'était ainsi : cela restait une sorte de tabou pour lui, quelque chose aux accents d'interdit. Alors voilà, il rougissait, et n'aimait pas vraiment que Zach trouve cela amusant. C'était comme si cela lui donnait de l'ascendant sur lui, et Théo n'aimait pas cela du tout. Lui aussi, un jour, il serait aussi assuré que Zach dans ses préférences et ses sentiments, ce n'était qu'une question de temps...

*Question innocente, question innocente...*, grommela-t-il intérieurement.

Il cessa de ronchonner quand Zacharias commença son récit, et se retrouva à l'écouter avec attention, presque malgré lui. Son récit raisonna en lui et il se retrouva dans ses paroles. Madeleine et Olivia, deux jeunes filles fantastiques, mais...mais il manquait quelque chose. Théo éclata de rire quand il mentionna l'annonce à Madeleine, sa propre rupture lui revenant en tête. Ce n'était vraiment pas simple comme situation mais il était rassurant au moins de constater qu'il n'était pas seul à la vivre, et que les exemples se multipliaient autour de lui. Ashley, Sean, Samaël, Zacharias et Théo étaient cinq garçons fort différents, il était inutile de le nier. Ils avaient des personnalités bien distinctes, et, pour autant que Théo puisse en juger, ils avaient tous des qualités. Ils n'étaient pas anormaux... Un léger sourire fleurit sur les lèvres du jeune homme à cette pensée, avant de s'évanouir tout aussi vite quand Zacharias évoqua sa famille. Ah, il ne voulait pas le juger, vraiment ? Cela y ressemblait beaucoup, pourtant, songea-t-il en réprimant une remarque cinglante. Dès que le sujet était évoqué, Théo se sentait sur la défensive, comme il l'avait été avec Samaël en juin, ce qui avait provoqué leur séparation.

"Tu as probablement raison. Mais tu sais, la grande majorité de mon entourage est composée de membres de familles de sang-pur, qu'il s'agisse de ma famille proche ou élargie, de mes amis ou de mes simples connaissances... Et je sais pertinemment que la plus grande partie de ces personnes me tourneront le dos définitivement le jour où elles apprendront ce que je suis. A commencer par mes parents, mon père est un mangemort alors je pense que tu peux imaginer son opinion sur le sujet... Alors oui, il y a quelques exceptions, il y a Samaël et Juliet par exemple mais je sais que le jour où je fais cette annonce ma vie risque d'être vraiment bouleversée et non, je ne suis pas pressé, pour tout avouer. Ce n'est pas si facile. Je préfère m'assurer que c'est vraiment ce que je suis, que c'est vraiment ce que je ressens, que je ne vais pas perdre ma famille si...je ne sais pas, si cela ne marche pas avec Sam. C'est pour cela que je n'ai rien dis jusqu'à présent, et même si je suis de plus en plus sûr de ce que je veux, eh bien...Je veux quand même le dire au bon moment, de la bonne façon. C'est peut-être stupide, cela ne changera probablement rien, mais je veux me sentir prêt."

Il vint s'adosser au mur à côté de Zach et laissa son regard errer sur le Chemin de Traverse, observant pensivement les sorciers qui se pressaient là à la recherche du dernier Nimbus ou de plumes neuves. Après un instant de silence, il ajouta :

"Mais je le ferai. Une vie entière à mentir, ce n'est pas pour moi, je sais que Sam ne veut pas ça pour lui et je ne veux pas ça pour moi non plus de toute façon. Mais ce n'est pas si simple, ma famille a toujours énormément compté pour moi. C'était même...le plus important."

C'était, mais l'était-ce toujours ? Non, il le savait, depuis ce jour où il avait volontairement laissé Sam l'embrasser, pour voir. Théo faillit ajouter quelque chose mais referma la bouche aussi sec, observant son rival du coin de l'oeil. Pourquoi se justifiait-il ainsi ? Il se moquait bien de convaincre Zach de la justesse de son comportement. Il avait déjà eu assez de mal à convaincre Sam, de toute façon, alors il ne voyait pas pourquoi quelqu'un comme Zach, qui avait fait son coming-out depuis bien longtemps et en avait supporté les conséquences, comprendrait mieux... Théo avait conscience, au fond de lui, que Zach avait raison. Qu'à force de reculer pour mieux sauter, il risquait de lui arriver des bricoles. Mais c'était plus fort que lui. Il observait sa mère, pendant de longues minutes parfois, alors qu'ils étaient seuls, il ouvrait la bouche, la refermait, incapable de dire quoi que ce soit. Les mots refusaient de sortir et il remettait le problème au lendemain, en espérant que cette fois, il serait prêt. Mais ce n'était jamais le cas... Un jour, continuait-il de se dire avec détermination. Un jour, il serait brave, un jour, il serait courageux et il serait le petit-ami que Sam méritait. En attendant, il préférait oublier et s'intéresser au cas de Zach, bien plus passionnant que le sien.

"Comment s'est passée ton annonce à tes parents ?", le questionna-t-il à nouveau, avide d'informations.


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Zacharias Johanson

« Pas du tout. » confirma-t-il avec ironie, en soutenant le regard de Théo, alors que ce dernier rougissait de plus en plus. Amusé de la situation, il adressa un léger clin d’œil faussement séducteur au jeune homme, avec de détourner les yeux et de secouer doucement la tête. Si Lily avait été là, elle aurait probablement levé les yeux au ciel en soupirant, déplorant sa conduite. Pourtant, après des années à avoir tenté de le faire changer de comportement, elle avait abandonné, se contentant de le réprimander de temps en temps. Il n’y était pour rien, il avait toujours été comme ça. Même plus jeune, même lorsqu’il était à Poudlard, il s’était toujours comporté ainsi. Encore aujourd’hui, et sûrement encore probablement demain. On ne changeait pas de caractère comme de chemise, après tout. Ceux à qui son comportement ne plaisait pas pouvaient toujours l’injurier, les autres faisaient avec. Avec le temps, il avait un peu changé, évidemment. Il avait grandit, notamment, et mûrit. Il avait revu sa position sur plusieurs sujets, avait appris à apprécier des gens qu’il ne pouvait pas voir en peinture avant. Mais dans le fond, il restait toujours le même Zach. Ça le rassurait, dans un sens, de toujours savoir qu’il ne connaissait, lui qui avait passé beaucoup d’années à se chercher.

Sortant de ses pensées, il reporta son attention sur Théo, pour écouter son récit. S’ils n’avaient pas la même histoire, il se retrouvait toutefois dans quelques points de son récit, surtout la peur de le dire à ses proches. Ça, c’était quelque chose que Zacharias pouvait complètement comprendre. Il avait mit tellement de temps à faire, lui, son coming-out ! A cette pensée, il eut un sourire légèrement nostalgique. Tout cela lui paraissait tellement loin. Pourtant, il n’y avait pas encore si longtemps qu’il se levait, en plein repas, devant sa famille, pour annoncer à tous qu’il était gay. Merlin. Evidemment, lui, il ne venait pas de la Haute Société, n’avait pas cette pression que devait subir les héritiers Sang-Purs. Ses amis étaient de simples sorciers, rencontrés dans le train pour Poudlard, dans son dortoir chez les Serpentard, dans un couloir alors qu’il se rendait à un cours. Et, même s’il essayait, il avait bien du mal à se représenter la Haute. Il savait ce qu’on en disait, ce qu’on en racontait, et ce que n’était guère flatteur.

« Je comprends. » s’entendit-il déclarer. « Aussi étrange que cela puisse paraître, je comprends. A peu près, du moins, j’ai dû mal à me représenter la Haute, alors, j’imagine que je ne peux pas totalement saisir ce que tu ressens. »

Mais il était passé par là, lui aussi. Il avait dû faire face à cette crainte, à cette peur. Qu’il était facile, aujourd’hui, de faire comme si de rien n’était, qu’il avait dépassé cela depuis longtemps. C’était terminé, pourtant, maintenant. A présent, il pouvait être lui-même, présenter des hommes à sa famille comme il avait pu présenter ses petites-amies, par le passé. Il tourna la tête vers Théo, adossé à côté de lui, lorsqu’il posa une autre question. Zach resta un instant silencieux, se replongeant dans des souvenirs qu’il n’avait pas forcément envie de raviver. Il ne savait même pas pourquoi il en parlait, songea-t-il, toujours occupé à rassembler ses pensées. Peut-être que ça lui faisait du bien, un peu, de discuter de ça. Avec un inconnu, qui plus est, qu’il ne reverrait sûrement pas, et qui n’avait aucun intérêt à répéter cela à tout le monde.

« Mal. L’annonce en elle-même, du moins. Il s’est écoulé beaucoup de temps entre la découverte de mon homosexualité et l’annonce à mes parents. Autant ça me convenait très bien de savoir que j’étais gay, autant le dire à ma famille… J’avais peur de leur réaction, en réalité. Ce n’est pas parce qu’on ne vient pas de la Haute Société que les mentalités sont forcément bien différentes, et on n’avait jamais évoqué le sujet des homosexuels, donc je ne connaissais pas la position de mes parents à ce sujet. Et crois-moi, si ta famille est importante pour toi, la mienne l’est également pour moi. J’ai essayé de leur dire plusieurs fois, et tout le temps je renonçais. C’était plus facile d’attendre en espérant un retour positif de leur part, plutôt que de les mettre devant le fait accompli et d’observer leurs réactions… Finalement, j’ai fait ça pendant un déjeuné familial, en juin. Je me souviens qu’il y avait toute ma famille. Mes grands-parents paternels, mes parents et ma sœur. On fêtait la promotion que mon père venait d’avoir. Je ne sais pas si je l’avais prévu ou non, mais je me suis retrouvé, juste avant le dessert, debout devant toute ma famille qui me regardait comme si j’allais leur annoncer la meilleure nouvelle du siècle. Plus tard, j’ai su qu’ils pensaient tous que j’allais leur dire que j’allais me fiancer. » expliqua-t-il avant de reprendre : « Bref, j’ai tout avoué. Que j’aimais les hommes, que je le savais depuis ma sixième année, que depuis tout ce temps j’avais eu peur de dire, peur de leurs réactions… Le pire, ça a été le silence qui a suivi ma déclaration. Lourd. Je suis parti avant que l’un d’eux n’ait ouvert la bouche. » Il ferma brièvement les yeux, un léger sourire aux lèvres. « Il s’est passé deux jours avant que ma sœur vienne me voir pour s’excuser de sa réaction. Ou de sa non-réaction, plutôt. Elle m’a dit que c’était inattendu, que personne n’avait jamais rien soupçonné. Je pense qu’ils faisaient semblant de ne rien voir, personnellement. Un mois plus tard, j’ai renoué complètement avec mes parents, qui étaient venus me voir quelques fois, pour s’expliquer. J’ai revu une seule fois mes grands-parents, par contre. Notre échange a été… houleux, disons. Il s’est terminé dans les insultes. » conclut-il en haussant les épaules avant une désinvolture feinte. « J’ai perdu quelques personnes de mon entourage, qui ont refusé de m’adresser de nouveau la parole, mais dans l’ensemble, la libération d’avoir avoué ce secret que je gardais depuis si longtemps a été un réel soulagement. D’où ma question de tout à l’heure, d’ailleurs. »

Son récit terminé, il resta silencieux, troublé d’avoir remué tant de souvenirs. Le fait de ne plus revoir ses grands-parents, avec qui il s’était toujours entendu, l’avait touché bien plus que ça. Inconsciemment, il serra doucement les poings, avant de se forcer à respirer longuement.

« D’autres personnes savent que tu es gay, à part Sam ? Ils l’ont pris comment ? » s’enquit-il. « Et, Théo ? » lança-t-il soudainement « Quand tu dis ne pas être « sûr » d’être ce que tu es c’est parce que… Tu penses ne pas pouvoir être attiré par d’autres mecs que Sam ? Je veux dire, de n’être attiré que par lui ? » demanda finalement le jeune homme, un peu intrigué par ce qu’il lui avait dit, et désireux d’avoir plus d’explications.
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Théo se tourna légèrement vers Zacharias pour l'observer tandis qu'il lui racontait l'annonce de son homosexualité à sa famille. Théo sentit une légère angoisse l'envahir à mesure que le récit du jeune homme se précisait, et son coeur se serra quand il évoqua le silence qui avait suivi sa révélation. Le silence, Merlin... Serait-il capable de supporter le silence de sa famille ? Mais peut-être était-ce préférable au bruit, finalement. Son père serait bien capable de hurler si fort depuis Azkaban qu'il l'entendrait jusqu'au fin fond du Pays de Galles. Un petit sourire illumina son visage à l'évocation de la soeur de Zacharias. Une similitude de plus dans leurs situations, songea-t-il avec une pensée affectueuse pour Artémis. Il ne perdrait jamais toute sa famille, il aurait toujours Artémis, et cette pensée seule suffisait à lui redonner du courage. Théo adressa un regard de compassion à son interlocuteur quand celui-ci raconta l'échange houleux qui avait eu lieu avec ses grands-parents. Malgré la désinvolture qu'affichait le jeune homme, Théo devinait que cela avait du être dur pour lui. D'autant plus qu'il semblait avoir un tempérament fougueux et ne s'était probablement pas laissé faire sans rien dire... Non, cela n'avait pas du être facile, et pourtant Zach évoquait du soulagement. Théo le considéra en silence, pensif. Du soulagement, était-ce réellement ce que l'on ressentait, quand un secret pareil tombait ? Peut-être. Il était vrai que c'était une sacré pression, que de dissimuler une chose pareille. La peur d'être découvert était omniprésente, et les rapports avec les autres étaient quelque peu faussés. Se débarrasser de cette peur devait être agréable, évidemment, mais Théo n'était pas sur de vouloir la remplacer par les visages dégoûtés de ceux qu'il aimait.

Théo s'apprêtait à répondre à la question de Zach quand celui-ci dit son nom. Théo tourna vers lui un visage interrogateur, avant que sa seconde question ne parvienne à son cerveau et qu'il détourne vivement le regard. Merlin ! Pourquoi avait-il évoqué cela ? Et pourquoi Zach se sentait-il obligé d'être si direct ? Théo se gratta la nuque en faisant mine de réfléchir, avant de répondre :

"Hum, oui, d'autres personnes sont au courant. Il y a ceux qui l'ont appris par hasard, déjà. On essayait d'être discrets à Poudlard mais...Deux personnes nous ont surpris à la soirée de fin d'année. Une première année nous a surpris dans un placard à balai, aussi."

Théo grimaça et lança un bref regard à Zach pour le dissuader de commenter cet épisode peu glorieux de son passé.

"Ils ont tous acceptés de garder le secret, heureusement. La soeur de Samaël est au courant également, et...Artémis, ma propre soeur. Je lui en ai parlé presque tout de suite. C'est une amie de Samaël et elle avait accepté son homosexualité alors j'ai pensé qu'elle pourrait accepter la mienne. Surtout, j'étais perdu et j'avais besoin de conseils, et qui mieux que ma soeur, qui partage ma famille et mon entourage ? J'ai bien fait, je crois. Elle l'a accepté, mais sa réaction sur le coup a été assez cocasse. J'en rirai un jour, mais pour l'instant ça me fait surtout craindre ce qui arrivera le jour où mon père l'apprendra. Artémis m'a conseillé de ne rien lui dire mais je suis persuadé qu'il l'apprendra. Il a de nombreux...hum...camarades de guerre avec lui à Azkaban et je doute qu'on le laisse ignorer un tel déshonneur jeté sur son nom."

Poussant un léger soupir, Théo tourna à nouveau la tête vers Zach tandis que sa dernière question lui revenait en tête. Il n'avait pas de réponse à cette question, malheureusement...

"Et quand je dis ne pas être sur...Je...Je ne sais pas. Déjà, je n'ai pas l'impression d'avoir perdu tout intérêt pour les femmes, vois-tu. J'ai déjà été attiré par des femmes et j'ai déjà aimé une femme et...Je ne sais pas si c'était une illusion, ou si, au contraire, cela pourrait m'arriver encore maintenant que j'ai découvert...Autre chose. Samaël, et..."

Théo poussa un léger soupir de frustration, agacé de se montrer si hésitant. Mais ce sujet le gênait aussi bien en paroles qu'en pensées, et il avait l'impression de marcher sur des oeufs. 

"D'autres hommes, je ne sais pas si je pourrais être attiré par d'autres hommes, je n'en ai aucune idée. La plupart me laissent clairement indifférent, du moins, ceux que j'ai pu côtoyer à Poudlard. Après...Enfin...Je n'y ai jamais vraiment pensé, en fait. J'ai Sam donc je n'ai pas besoin de me poser la question. Et puis même si je n'avais pas Sam... Je crois que je n'oserais pas."

C'était peut-être là le fond du problème. Il avait une confiance quasiment totale en Samaël et c'était probablement pourquoi il avait réussi à faire tomber ses barrières. Mais les autres hommes ? Il en avait presque peur. Il avait peur de découvrir qu'un autre homme pourrait lui plaire, et c'était probablement pour cela que ce n'était pas le cas. Il était pathétique, songea-t-il alors que cette réalisation se faisait en lui. Pathétique, c'était probablement comme cela que Zach devait le considérer, lui qui était si sur de lui, si direct. Le clin d'oeil amusé qu'il lui avait lancé plus tôt lui revint en tête et il prit sur lui pour ne pas s'empourprer à nouveau. Il voulut ajouter quelque chose, quelque chose de pertinent et d'amusant pour alléger la conversation et détourner l'attention de Zach, mais rien ne lui vint. Un nouveau soupir de frustration s'échappa de ses lèvres et il adressa un sourire légèrement amer au jeune homme. Ce qu'il aurait aimé être à sa place ! Sur de lui, de ses préférences, qu'il pouvait afficher sans craintes au grand jour. Pourquoi, parmi tous les gays avec qui il avait pu converser, aucun ne partageait ses doutes ? C'était comme s'ils avaient eu une révélation, à les entendre. Mais la seule chose qui s'était révélée à lui était le fait qu'il ne se connaissait pas du tout.


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Zacharias Johanson

De justesse, Zacharias retint une grimace à la mention de Théo et Samaël dans un placard à balai. Malgré le fait que sa colère soit retombée, il n’était pas forcément très à l’aise avec la nouvelle relation de son ex petit-ami. Il s’efforça d’esquisser un simple sourire moqueur en haussant un sourcil, avant de détourner – peut-être un peu trop rapidement – le regard pour le reporter sur le Chemin de Traverse. Il glissa un coup d’œil vers l’épicerie, où Alexander avait disparu depuis quelques minutes. Avisant la queue qui s’étirait jusqu’à l’extérieur, il haussa machinalement les épaules. Qu’il prenne le temps qu’il souhaite, après tout. A tous les coups, il était en train de choisir soigneusement des aliments qui lui serviraient à concocter un plat délicieux dont il avait le secret. Alex était un cuisiner hors-pair, et pour un étudiant dont les connaissances culinaires se résumaient aux pâtes et au riz, c’était un bonheur de l’héberger. Voilà une chose qui  lui manquerait, lorsqu’ils seraient amenés à se séparer. Même s’il pouvait parfaitement s’en sortir tout seul, évidemment. C’était ce qu’il faisait depuis des années, en soit, et il y arrivait très bien. Certes, ce n’était pas la même chose que lorsqu’il vivait chez ses parents, mais tout de même.

Sortant de ses pensées en secouant doucement la tête, il reporta son attention sur Théo, alors que ce dernier commençait à répondre à ses questions. Il ressentit un instant un élan de compassion à l’égard du jeune homme. Effectivement, il n’avait pas la meilleure position. Fils d’un mangemort emprisonné à Azkaban, et dont le nom était connu de tous. Evidemment, on devait sûrement attendre le meilleur de lui, pour redorer le nom des Nott. Qu’il se trouve une fiancée parfaite, de bonne famille, qu’il se marie rapidement, qu’il trouve un bon travail et qu’il fonde une famille rapidement. Il frissonna à cette pensée, et bénit Merlin de ne pas être né dans cette partie de la société sorcière. Certes, si ses parents avaient pensé également au mariage pour lui, avant qu’il leur annonce son homosexualité, ils ne l’y avaient jamais poussé, et aucune pression ne reposait sur ses épaules. La situation n’était pas confortable pour l’héritier Nott, il voulait bien le croire.

Il ouvrait la bouche pour prendre la parole, lorsque le jeune homme le devança en répondant à sa deuxième question. Sa curiosité piquée au vif, il se décolla légèrement du mur pour venir se placer devant Théo, le regardant attentivement, légèrement pensif. C’était un raisonnement qui lui échappait complètement. Qui n’était pas stupide, loin de là, mais qu’il n’avait jamais vécu personnellement. Ne pas être certain de pouvoir aimer un homme à nouveau… Ce qu’il avait remarqué, lui, en premier, chez les hommes, c’était leur physique, différent de celui des femmes, et qu’il trouvait bien plus attirant. Il eut un sourire en coin à cette pensée, avant de tiquer lorsque Théo déclara que la majorité des autres hommes le laissaient parfaitement indifférent. Parce qu’il avait Sam, notamment. Lui aussi il avait cessé de penser aux autres hommes lorsqu’il était en couple avec Samaël. Ce temps était révolu, songea-t-il avec ironie. Il resta quelques instants silencieux, plongé dans ses pensées, avant d’en sortir brusquement, posant sur Théo un regard curieux.

« Je t’avoue que je ne comprends pas, parce que je n’ai jamais vécu ça. En réalité, ça a toujours été assez clair, pour moi, à partir du moment où je me suis rendu compte que j’étais attiré par les hommes. Avant, évidemment, c’était plus difficile. Pourquoi mon regard sur mes camarades de dortoir avait changé ? Pourquoi je semblais me désintéresser des filles ? J’avais tout, pourtant. J’étais assez populaire, j’avais une petite-amie formidable et… Et je me rendais compte que ça ne me suffisait pas, que ce n’était pas réellement moi. Et comme je n’avais pas de sentiments pour le premier homme que j’ai embrassé… J’imagine que ça m’a facilité la tâche. Ton raisonnement n’est pas stupide mais il m’intrigue. Ce que tu aimes chez Sam, c’est l’amour qu’il t’apporte, évidemment, mais j’imagine que son corps ne te déplaît pas plus que ça non plus, je me trompe ? » demanda Zacharias avec un sourire amusé, avant de passer machinalement une main dans ses cheveux.

Il prit encore quelques secondes de réflexion, avant d’hausser les épaules et de poursuivre :

« Evidemment, après, il faut oser mais… Je pense qu’on s’y habitue avec le temps. J’ai eu du mal aussi, au début. Je n’ai pas toujours été aussi assuré, crois-moi ! Il faut juste avoir confiance, passer au-dessus des préjugés, et se lancer. Après… C’est comme avec une fille, il se peut très bien le charmant jeune homme ne soit pas intéressé. Comme il se peut qu’il le soit. Lâche-toi, tu verras. » sourit-il avant de faire un demi-pas en avant pour se rapprocher du jeune homme. « Je ne t’attirerai pas ? Tu me vexerais presque, Théo Nott. » lança-t-il avec un clin d’œil charmeur, avant de se reculer. Il eut un léger rire. « Assume juste tes préférences. Que tu préfères les hommes, les femmes, ou les deux… Assume juste ça. »
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Un petit sourire amer étira les lèvres de Théo à la réponse de Zach. Il ne comprenait pas, évidemment. L'inverse aurait été étonnant. Théo ne savait pas ce qui ne tournait pas rond chez lui, mais il était visiblement seul dans cette situation... Mais peut-être qu'il se posait trop de questions, songea-t-il à la question de Zacharias. Evidemment, l'attirance qu'il éprouvait pour Samaël n'avait rien de platonique, sinon ils en seraient restés au stade de l'amitié. Théo se replongea dans l'état dans lequel il se trouvait suite à ce baiser auquel ils avaient tenté de ne pas donner suite. Incapable de rester dans la même pièce que Samaël sans avoir des pensées indécentes qui le faisaient rougir de honte, résistant de son mieux à l'envie de se coller à lui pour l'embrasser... Et cet attrait n'avait pas disparu avec le temps, au contraire, il lui devenait de plus en plus difficile de ne pas pouvoir ne serait-ce que se permettre un geste tendre en public.

"En effet", répondit-il avec un petit rire.

Les paroles suivantes de Zach achevèrent de le détendre, le plongeant dans un océan de réflexion. Il était rassurant de savoir que Zach aussi avait connu ses moments d'incertitude, au début. Malgré tout, il n'était pas certain de pouvoir appliquer ses conseils. Théo Nott, se lâcher ? Il retint un petit rire septique. Non seulement il n'était pas certain d'être capable de se lâcher mais il n'en avait pas spécialement envie, ce n'était pas dans sa nature ni dans son éducation. La discrétion et la retenue, voilà ce qui était naturel pour lui. Mais il lui fallait bien reconnaître que ces vertus ne l'aidaient guère à faire le point sur lui-même et ne l'aideraient guère le jour où il devrait séduire quelqu'un. Ne serait-ce que Samaël, un jour où il l'aurait trop agacé en ronchonnant, comme cela arriverait fatalement. Théo se sentit rougir à nouveau devant le clin d'oeil charmeur que lui envoya Zach et se racla la gorge avec embarras, sans que son sourire ne s'estompe pour autant. Assumer, il espérait bien en être capable un jour... Après une seconde d'hésitation durant laquelle il observa Zach d'un air interloqué, Théo secoua la tête doucement et fit à son tour un pas en direction du jeune homme, prêt à rentrer dans son jeu, juste pour voir. C'était sans danger, de toute façon, car s'il y avait bien une personne avec qui il était certain qu'il ne se passerait jamais rien, c'était bien l'ex de Sam...

Levant la main, il attrapa avec douceur le menton de Zacharias et il fit tourner son visage vers lui pour l'examiner. Pourrait-il être attiré par le jeune homme ? La réponse était assez évidente, réalisa Théo tandis que son regard se perdait un court instant sur les lèvres de Zach. Sa première impression, avant qu'il ne sache qui il était, avait d'ailleurs été de le trouver mignon. Et mignon, il l'était, avec ses traits virils et droits, son regard sombre et son sourire impertinent. Théo n'aurait pas dit non à sentir son corps puissant et masculin contre le sien dans d'autres circonstances...

"Hum...", souffla-t-il en vrillant son regard dans le sien. "Eh bien, inutile de te vexer. Sam a toujours eu bon goût."

Théo relâcha Zach et s'écarta légèrement, non sans lui adresser un sourire charmeur, avant de secouer la tête comme pour se moquer de lui-même. Non, il n'y avait pas à dire, il n'était pas à l'aise dans ce rôle. Cela dit, son hésitation n'était pas seulement due au fait qu'il ait un homme en face de lui. Même avec les femmes, Théo n'avait rien d'un Dom Juan, préférant attendre que les relations lui tombent toutes cuites dans le bec plutôt que d'adopter une attitude aguicheuse. Théo revint s'appuyer contre le mur de brique et jeta un coup d'oeil en direction de la Ménagerie Magique pour voir si Samaël revenait. Hélas, il devait être tombé sous le charme d'un bébé boursouf ou s'être fait dévorer par un anaconda pour rester aussi longtemps ! Cela dit, la compagnie de Zach n'était plus aussi désagréable maintenant qu'ils avaient mis les choses à plat, au contraire. Cette discussion était l'une des plus honnêtes qu'il avait eu avec quiconque depuis longtemps. Machinalement, Théo suivit du regard une jolie sorcière brune vêtue d'une robe légère, avant de reporter son attention sur Zach.

"Tu crois que c'est possible d'aimer les deux ? Les hommes et les femmes, indifféremment ?"

Si c'était le cas, et si c'était son cas...cela risquait de compliquer la donne. Non, pas tant que Sam était là, se reprit-il intérieurement. Tout était simple et limpide tant que Sam était là. Alors il ne tenait qu'à lui de s'assurer qu'il le soit pour de bon...



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Zacharias Johanson

Pour avoir eu une relation avec Samaël, Zacharias ne pouvait que comprendre en quoi le corps de ce dernier l’attirait. Mais ce n’était pas le seul homme qui avait attiré Zach. Alexander, par exemple, n’avait pas un physique désagréable, loin de là, même. Un corps puissant, masculin, voilà ce qu’il lui plaisait. Pas qu’il ne puisse pas trouver une fille jolie, loin de là ! La petite blonde qui passait, vêtue d’une robe rouge, était particulièrement mignonne, il ne pouvait pas le nier. Mais il ne ressentait aucun désir vis-à-vis d’elle, aucune attirance, alors que nombreux de ses camarades masculins se seraient pâmés d’admiration devant elle. Il ne pouvait pas en dire autant des hommes, comme du brun qui passait, et qu’il suivit du regard avec un sourire en coin. Son regard sur les femmes avait changé depuis quelques années déjà, et depuis il restait indifférent de leur physique, alors qu’il ne pouvait s’empêcher de détailler légèrement les hommes qu’il rencontrait. Et si parfois cela mettait quelques personnes mal-à-l’aise, il ne pouvait s’en empêcher. Un simple coup d’œil, généralement, rien de bien méchant. Sauf dans quelques cas, où les œillades devenaient plus appuyées.

D’ailleurs, sa petite remarque avait gêné Théo, à en juger par les rougeurs qui étaient apparues sur ses joues. Il eut un nouveau sourire amusé en se redressant légèrement, assez fier de provoquer cette réaction chez le jeune homme. Ça ne semblait pas bien difficile, et c’était assez drôle à voir, il devait bien l’avouer, songea-t-il avec un sourire en coin, observant l’effervescence du Chemin de Traverse. Aussi, sa surprise fut grande lorsqu’il sentit la main du jeune homme venir se poser sur son menton pour l’inciter à tourner la tête vers lui. Se prêtant au jeu, il resta immobile, son regard vrillé dans celui de Théo. Il s’efforça à ne pas tiquer et se contenta d’un sourire charmeur à son tour lorsqu’il entendit sa réponse, alors que ses joues prenaient à son tour une légère couleur rouge, bien malgré lui. Il l’observa s’appuyer contre le mur, et s’approcha à son tour, un sourire charmeur aux lèvres. Posant doucement une main sur la joue du jeune homme pour lui faire passer l’envie de tourner la tête, il le dévisagea attentivement à son tour. Il n’y avait rien à dire, le physique de Théo n’était en rien désagréable à regarder, loin de là, même. Ses yeux bleus, sa barbe de quelques jours qui le rendait encore plus séduisant… Volontairement, il observa plus longtemps de raison les lèvres du jeune homme avant vriller son regard dans le sien.

« Effectivement. » souffla-t-il finalement. « Samaël sait choisir ses petits-amis. »

Il recula finalement, avant de venir à son tour s’appuyer contre le mur. Fort heureusement, le Chemin de Traverse était bondé, en ce jour d’été, si bien que les passants étaient bien trop occupés pour regarder du côté de la ruelle qui jouxtait la rue principale. A la dernière question de Théo, Zacharias s’accorda quelques secondes pour réfléchir, ne sachant pas vraiment comment y répondre. Décidant finalement que l’honnêteté était la meilleure des réponses, il se lança :

« Oui, je pense. On aime des choses différentes chez les hommes et chez les femmes, mais je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas aimer les deux. Moi je sais que ce n’est pas le cas parce que je n’imagine pas avoir une quelconque relation avec une femme. Quand je vois une femme, par exemple, je ne vais pas regarder son corps, parce que ça ne m’intéresse pas, contrairement à celui d’un homme. Certaines personnes disent que c’est seulement de l’indécision, mais à mon avis, tu as le droit d’aimer autant un homme qu’une femme. Pas besoin de se cantonner uniquement à un choix. Et puis, outre de ce qui les différencie, tu tombes aussi amoureux de l’esprit et du caractère de la personne… »

Il posa sur Théo un regard interrogateur, alors que diverses questions lui venaient à l’esprit. Se rendant compte que la délicatesse était loin d’être son point fort, il décida d’éviter de prendre des pincettes :

« Tu viens de me dire que tu pourrais être attiré par d’autres hommes – moi en l’occurrence. » il lui décrocha un clin d’œil avant de rire. « Et tu penses pouvoir être attiré par des femmes également ? C’est possible. » déclara-t-il en haussant les épaules. « Tu penses pouvoir t’imaginer en relation avec une fille ? En passant outre le fait que tu sois avec Sam, évidemment. »
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Théo se figea en sentant la main de Zach se poser sur sa joue, et retint inconsciemment sa respiration lorsque le jeune homme l'observa. Cette situation était bizarre, songea-t-il tandis qu'une envie de transplaner au Zimbabwe lui titillait le nombril. Le regard de Zach s'attarda ostensiblement sur ses lèvres et Théo devint cette fois si rouge que l'on aurait pu croire à un hommage à Gryffondor. Heureusement, Zach finit par s'écarter à nouveau et Théo prit une profonde inspiration tout en jetant un regard autour d'eux pour s'assurer que personne n'avait surpris cet échange. Il retrouva progressivement des couleurs normales lorsque la conversation redevint sérieuse, et écouta avec appréhension la réponse de Zach. Elle le rassura quelque peu, mais à peine, car il savait à quel point Zach était éloigné des personnes qui composaient son entourage habituel. Lui pensait peut-être qu'il avait le droit d'aimer à la fois les hommes et les femmes, mais c'était loin d'être le cas des autres personnes qui composaient sa vie, à commencer par lui-même. De l'indécision...Oui, peut-être qu'il n'était qu'un éternel indécis...

"M'imaginer en relation avec une autre fille ? Eh bien, je n'ai même pas besoin de l'imaginer, je l'ai déjà fais. Bon, avec Olivia, on ne peut pas dire que cela ait été un franc succès. C'est...c'est la fille avec qui j'ai voulu rompre pour Sam. Mais je suis resté deux ans avec la même fille, Sarah, une sang-pur comme moi. Nos parents nous voyaient déjà fiancés... Et moi aussi, d'ailleurs. Je me demande où j'en serai aujourd'hui si elle n'en avait pas eu assez de mon sale caractère."

Il laissa échapper un petit rire et passa une main dans ses cheveux frisés, alors que les souvenirs de sa rupture avec Sarah lui revenaient en tête. L'avalanche de critiques, qu'il savait justifiées, même s'il ne l'avouait qu'à contre-coeur, l'avait touché durement et il y repensait souvent, à chaque fois que ses relations avec les autres devenaient conflictuelles. Lors de ses disputes avec Artémis et Cécilya, par exemple... Théo savait qu'il n'était pas facile à vivre, loin de là, et il savait aussi qu'il allait devoir faire attention à cela avec Samaël. S'il perdait le jeune homme parce qu'il s'était montré trop centré sur lui-même, trop insatisfait et peu attentionné, il ne se le pardonnerait pas.

"Je ne sais pas si je pourrais y arriver à nouveau, mais je ne vois pas de raison pour que cela ne soit pas le cas. Si les femmes m'attiraient avant, cela n'a pas changé..."

Théo prit alors la mesure de ses propos, réalisant à quel point son raisonnement avait évolué sans même qu'il s'en aperçoive, avec cette rencontre inopinée. Etait-il réellement bisexuel ? Non, cela n'était pas possible ! Sa vie était déjà bien assez compliquée s'il devait accepter d'être gay et le faire accepter à son entourage, devait-il en plus rajouter cette nuance ? Il le refusait ! Il aimait les hommes, il aimait flirter pour de faux avec Zach et surtout il aimait Sam de tout son coeur. Il n'y avait aucun doute sur ce dernier point, et c'était, au fond, le plus important. Le reste, ce n'étaient que des points de détail, des réflexions inutiles qui n'auraient jamais la moindre conséquence puisque son coeur appartenait à une unique personne, et qu'il n'avait pas l'intention que cela change...

Cette personne venait justement de sortir de la Ménagerie Magique, et se dirigeait dans leur direction, ce que Théo vit le premier. Il sentit son coeur s'affoler légèrement, sans trop savoir s'il s'agissait de la joie de le revoir ou bien de l'appréhension du fait de la présence de Zach, probablement un peu des deux.

"Voilà Sam", murmura-t-il en désignant le Poufsouffle d'un signe de tête. "Tu peux rester, je crois qu'il t'a vu de toute façon..."

Théo passa la main sur son visage, se demandant si le coup de Zach avait laissé une marque, et jeta un rapide coup d'oeil à Zach. Etrange, comme il avait pu avoir envie de l'étrangler et de le pendre par ses entrailles, il y a quelques minutes à peine, alors qu'il n'éprouvait plus désormais qu'une espèce de rivalité bienveillante teintée de jalousie à son égard. Théo resta appuyé contre son mur et adressa un sourire lumineux à Samaël, tout en sentant son estomac se nouer. Il n'aimait pas vraiment l'idée de retrouvailles entre Sam et Zach, surtout en ayant connaissance des sentiments de ce dernier, mais au moins il n'avait pas à mentir à Sam et il serait présent pour surveiller les propos de Zach. Quant à Sam, il lui faisait confiance... Il se sentait néanmoins extrêmement tendu lorsque Sam parvint à leur hauteur, et dut se retenir de le saisir par le bras pour transplaner très loin de son ex. Il resta pourtant immobile, appuyé contre son mur, le regard sautant de Sam à Zach puis de Zach à Sam.


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Samaël était heureux, le voyage à Venise avait été magique. Loin de tous ceux qu'ils connaissaient et qui auraient pu les juger, loin de la peur de se faire découvrir, ils avaient pu être eux même et vivre sans se cacher, se tenir par la main dans les rues étroites de la petite ville. Sam n'oublierait jamais leur premier baiser en public, sur la place St Marc, entourés par les pigeons idiots et les touristes avec leurs appareils photos autour du cou. Il avait aimé le bal masqué magique, qui une fois encore, leur offrait le confort de l'anonymat. Et le Poufsouffle s'était mis à rêver à la vie qu'il pourrait avoir avec Théo lorsqu'ils ne seraient plus obligé de cacher leur amour.

Il avait savouré tous les instants de liberté qu'ils avaient eu mais aujourd'hui, ils étaient rentrés et aussi tentant soit le fait de prendre la main de Théo dans la sienne, de l'embrasser à pleine bouche au milieu de la rue bondée de monde, il savait qu'ils n'étaient plus à Venise et il savait qu'un tel geste en plein milieu du chemin de Traverse embarrasserait fortement Théo d'une part et d'autre part, il se demandait si cela ne provoquerait pas une violente dispute qui aboutirait sur une séparation définitive cette fois-ci. Celle qu'ils avaient eu à Poudlard ne représenterait sans doute pas beaucoup de chose en comparaison.

Une séparation bien difficile quand il y repensait d'ailleurs. Depuis, les mots d'Artémis ne le quittaient pas. Il avait conscience que le monde de son petit-ami était sans pitié mais il espérait encore au fond de lui que la jeune fille se trompait et que Théo lorsqu'il avouerait ses penchants ne serait pas réellement obligé de faire un choix entre lui et sa famille. Il ne voulait pas que son amant ait ce choix à faire et plus le temps passait et plus il se sentait mal vis-à-vis de cela. Les vacances avaient donc eu ce point positif sur lui, elles lui avaient permis de ne plus penser à rien, de ne pas penser à sa rentrée en école de Médicomagie et au stress que cela commençait à lui procurer, ne pas penser à son avenir avec Théo qui semblait plus qu'incertain, vivre au jour le jour sans se préoccuper de demain, sans savoir quoi faire pour le bien de tous.

Mais dans tous ces points ombrageux, une bonne nouvelle lui avait été annoncée peu après qu'il soit rentré. Du moins, si tout se réalisait comme prévu, un heureux événement ne devrait pas tarder à éclairer son petit monde d'incertitude. Aby et Tom dans le plus grand des secrets avaient semble-t-il réalisé une demande d'adoption, chose qu'ils avaient bien caché sans doute pour ne pas se réjouir trop vite, pour ne pas être déçu si leur demande n'était pas acceptée, pour ne pas que lui même se réjouisse trop vite et pour ne pas l'inquiéter sans doute. Ou peut-être avaient-ils eu peur qu'il ne s'offusque, qu'il pense qu'il allait être remplacé par un bébé adopté maintenant qu'il quittait la maison de sa sœur. Pourtant, cette nouvelle l'avait enchanté, il était heureux pour sa soeur et Tom, une petite fille allait bientôt venir combler le silence qui allait s'installer dans la maison du petit couple. Aby allait pouvoir réaliser son rêve de devenir maman et il pouvait déjà voir ses yeux brillants de bonheur chaque fois qu'elle sortait la petite photo que l'agence d'adoption avait eu l'amabilité de lui donner en attendant les quelques semaines nécessaires pour les dernières formalités.

Il adressa un léger sourire à Théo lorsqu'il capta le regard qu'il lui lança, ils ne pouvaient peut-être pas montrer leurs sentiments en public mais ils pouvaient encore s'échanger des regards complices. Il se rappela alors qu'il devait acheter des croquettes pour Creepy lorsqu'il passa devant la ménagerie magique, il désigna donc la boutique d'un signe de tête à son petit-ami en lui promettant de se dépêcher. Il traversa la rue commerçante et poussa la porte de la petite boutique. Néanmoins, il ne s'attendait pas à voir autant de monde dans le magasin, il fut donc surpris de découvrir la foule qui se piétinait pour obtenir son bonheur. Certains étaient là parce que leur progéniture rentrait à Poudlard et que le fait d'offrir un animal pour le départ à Poudlard semblait encore une tradition bien ancré dans les mœurs des sorciers. D'autres, comme lui, étaient juste là parce qu'il leur fallait refaire le stock de nourriture.

Samaël réussit donc tant bien que mal à se contorsionné jusqu'à l'étagère où était entreposée les aliments pour chats et se saisit du paquet de croquette pour chaton qu'il prenait habituellement, une fois cette première étape réalisée, il se dirigea sereinement vers la file de personne qui partait de la caisse et qui traversait tout le magasin. Et il attendit et attendit encore, voyant la queue se réduire bien lentement, le pauvre vendeur courant dans tous les sens pour satisfaire ses clients du mieux qu'il pouvait, allant chercher ici un chat ou un hibou ou un rat ou tient ce petit garçon avait succombé à un petit crapaud plein de pustules. Chacun ses goûts après tout.

"Maman, tu as vu dans la rue ? Ils faisaient quoi les deux garçons ? Pourquoi ils se sont tapés ? Ils s'aiment pas ? C'est pas gentil de faire ça, en tout cas, le plus petit, il avait une marque rouge après, t'as vu maman ? Dis t'as vu ?"

Le jeune homme n'entendit pas la réponse de la maman mais jeta un regard intrigué vers l'extérieur, essayant de voir s'il apercevait Théo de sa place, malheureusement son champ de vision fut occupé par un homme de grande taille et malgré le fait que lui même ne soit pas de modeste taille, il n'arrivait plus à voir quoique ce soit de l'extérieur, il bougonna intérieurement et se résigna à abandonner ses recherches. De toute manière, Théo était sans aucun doute en train de l'attendre bien sagement à l'extérieur, s'ennuyant profondément et se demandant ce qu'il fabriquait. D'ailleurs, il aurait bien voulu que la file diminue un peu plus rapidement, il commençait à étouffer dans la boutique, trop de monde, pas assez d'espace, pas assez d'air, les murs étaient trop proches, le plafond trop bas. Pendant un instant, il cru qu'il était de retour en Laponie, le froid en moins, la glace en moins, les cris en moins. Il ferma les paupières quelques secondes et inspira profondément, il ne craignait rien, la boutique n'allait pas s'effondrer sur lui, il n'allait pas mourir enseveli sous un tas de gravas, il fallait juste qu'il se concentre sur le visage de Théo, son sourire. Il allait bientôt le retrouver, il allait, faute de pouvoir le prendre dans ses bras, pouvoir lui sourire, l'observer et le regarder encore, sans se lasser. Il devait juste être encore un peu patient.

Puis ce fut son tour, il tendit son paquet de croquette, paya ce qu'il devait et sortit enfin du magasin étouffant, il inspira un grand coup, se délectant de l'air frais qui emplis ses poumons, fermant les paupières une micro seconde. Lorsqu'il les rouvrit, il tourna la tête, laissant son regard explorer l'allée à la recherche des boucles brunes de son petit-ami. Il laissa échapper un sourire lorsqu'il les remarqua enfin, cachés dans l'ombre d'une ruelle. Mais son sourire se fana bien vite lorsque ses yeux descendirent sur le visage de Théo et qu'il remarqua la personne qui lui faisait face. Il sentit son estomac se nouer, son visage se fermer. Il n'aurait rien du ressentir après tout cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas revu, il y avait longtemps que cette histoire était terminée, longtemps qu'il était passé à autre chose. Il avait oublié, il avait tourné la page, il était retombé amoureux, il était amoureux de Théo désormais et c'était fort, très fort, trop fort ? Il ne savait pas mais cela n'avait rien à voir avec ce qu'il avait déjà vécu, c'était beaucoup plus intense, beaucoup plus profond. C'était différent. Pourtant, il l'avait aimé. Il ne pouvait pas nier qu'il avait aimé Zach comme un fou, son premier véritable amant, celui avec qui, il s'était découvert, celui à qui il s'était confié, sa première fois avec un homme. Il avait aimé Olivia aussi mais ce n'était pas pareil, il ne s'était pas senti aussi complet qu'avec Zach, il ne s'était pas senti aussi lui même. Et puis, il y avait eu la séparation, tellement dure, tellement violente, douloureuse. La descente en enfer, la chute lorsqu'il s'était rendu compte que Zacharias avait tourné la page, puis lui même avait accepté la séparation, il avait accepté et il avait trouvé Théo. Enfin plutôt, il avait accepté ce qu'il avait refusé de voir plus tôt, au fond, il lui semblait qu'il avait toujours plus ou moins ressenti quelque chose de plus fort pour son ami sans réellement savoir ce que c'était, sans se douter qu'il y avait autre chose qu'une amitié très forte.

Malgré qu'il sache où il en était avec ses sentiments revoir Zacharias maintenant, aux côtés de Théo, était étrange et assez dérangeant. Comment devait-il se comporter ? Comment agir après leur rupture qui avait laissé tellement de trace en lui. Comment paraître détendu alors qu'il ne l'était pas, comment ne pas blesser Théo lorsqu'il remarquerait que revoir Zach le troublait ? Il inspira profondément et se dirigea vers les deux jeunes hommes, ceux qui avaient été les plus important pour lui jusqu'à maintenant. Son amant et son ex, étrange situation. Il esquissa un léger sourire à Théo lorsqu'il s'arrêta auprès d'eux, il eut l'impression que son sourire ne faisait pas naturel, il n'était vraiment pas à l'aise. Il posa alors son regard sur Zach, le détaillant lentement, il n'avait pas changé, toujours aussi beau, toujours aussi craquant, toujours aussi désinvolte. Une désinvolture qu'il lui avait toujours envié, rien à ses yeux ne semblait avoir d'importance et Samaël lui enviait son détachement. Il plongea alors son regard dans celui de son ancien amant.

"Bonjour Zacharias. Comment vas-tu ?"

Il détourna alors le regard, ne pouvant en supporter d'avantage, il voulait fuir cette situation dérangeante, il ne voulait pas sentir le regard brûlant de Théo sur sa nuque, il ne voulait pas voir le regard étrangement calme et détendu de Zach, ce regard avec cette petite lueur étrange, comme lorsqu'ils étaient encore ensemble, cette lueur qui avait disparu au cours de la dispute qui avait entraînée leur séparation. L'étrange lueur qui semblait être de nouveau présente dans son regard. Cela signifiait-il que Zach avait bien tourné la page ou au contraire qu'il éprouvait encore quelque chose pour lui ? Sam ne voulait pas le savoir, il voulait partir, il ne voulait pas se sentir aussi mal, il voulait échapper à tout ça. Il ne voulait pas avoir à se justifier pour ses choix, il ne voulait pas avoir à s'expliquer. Il voulait juste repartir avec Théo, rentrer chez lui et finir cette journée qui prenait des tournures désagréables.




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Zacharias Johanson

Zacharias esquissa un sourire amusé en apercevant les rougeurs sur les joues de Théo. Il aimait provoquer de telles réactions, il ne le niait pas. Mais ça restait quelque chose de factice. Evidemment, qu’il ne flirtait avec le jeune homme sérieusement ! Il flirtait rarement sérieusement, à vrai dire. Mais encore moins avec le nouveau petit-ami de Samaël, ce garçon dont il était toujours amoureux, et qu’il ne parvenait pas à se sortir de la tête… Les paroles de Théo l’aidèrent à sortir de ses pensées, et il se concentra sur ce qu’il racontait. Lui aussi avait eu une relation sérieuse avec une fille. Si sérieuse qu’il se voyait déjà l’épouser, visiblement, nota Zach. Lui aussi, s’était déjà imaginé sa vie, aux côtés de Madeleine. Du haut, de ses dix-sept ans, amoureux comme il l’était, il aimait tirer des plans sur la comète. La passion des débuts les avait poussé à imaginer leur vie ensemble – en plaisantant, le plus souvent, même si une part de vérité se cachait toujours dans leurs plaisanteries. Ils s’étaient imaginés une jolie vie à deux, avec des enfants, et une maison atypique, au bord de la plage. Une vie de rêve. Une vie de rêve dont il avait brisé toutes les chances de la réaliser, lorsque, lors d’une soirée clandestine, il s’était penché vers un garçon, avec qui il flirtait avec plus ou moins d’innocence depuis plusieurs heures, avait passé une main derrière sa nuque, et avait capturé ses lèvres. Justin, se rappela-t-il, alors que le visage du beau jeune homme de sa promotion lui revenait en mémoire.

Quelle désillusion, de se rendre compte que la passion de son histoire avec Maddy ne reviendrait jamais. Qu’il n’était vraiment plus attiré par elle. Que son corps ne lui plaisait plus, qu’il ne ressentait pas la même envie de s’emparer de ses lèvres, de la faire frémir, de laisser ses mains parcourir son corps. Il s’obligea à chasser ces pensées de son esprit alors que le visage de Madeleine s’y imposait. Il n’avait jamais regretté sa décision de la quitter. Il n’aimait plus les femmes. Et il avait préféré être honnête avec elle plutôt que de lui mentir continuellement, de feindre l’amour. Il reporta donc son attention sur Théo et hocha la tête lorsqu’il déclara qu’il ne voyait pas pourquoi il n’aimerait plus les femmes, s’il avait été capable de les aimer auparavant. Pour le coup, Zacharias n’avait aucune réponse à lui offrir. Lui aimait bien les femmes, avant, et il s’était bien désintéressé d’elles… Chaque personne était différente, sans doute, conclut-il intérieurement en haussant les épaules. Il allait prendre la parole lorsque Théo le devança. Il prit quelques instants pour assimiler ses paroles, et se sentit blêmir. Non. Oh non, non, non, non. Il ne voulait pas voir Samaël, pas maintenant, pas là, pas devant Théo. Non, il allait partir, il allait se retourner, retrouver Alex, s’en aller, et tant pis pour le colis si important de Lily.

Et… Et il était là. Juste là, devant lui, aux côtés de Théo. Instantanément, Zacharias baissa la tête, ferma douloureusement les yeux. Il n’avait pas pensé que ce serait aussi difficile, de revoir Samaël. Evidemment, il s’était douté que ça lui ferait du mal, au moins un peu. Mais à ce point. Parce que le revoir, c’était se rendre compte de tout ce qu’il avait perdu, de tout ce qu’il n’aurait plus jamais. Le revoir, c’était sentir ses illusions se briser. Et ça faisait mal. Atrocement mal. Il ne releva la tête que quelques instants après, alors qu’un lourd silence planait. Silence que brisa Samaël, en lui demandant comment il allait, tout en vrillant son regard dans le sien. Non, il ne pouvait pas supporter ça. Il se mordit l’intérieur de la joue, alors que l’envie d’abattre son poing dans le mur, juste pour se défouler, la titillait. Il se força à se calmer, respira profondément.

« Je vais bien. » commença-t-il d’un ton neutre. « Et toi ? Tu as passé un bon été ? » s’enquit-il.

Il y avait des centaines de choses qu’il mourrait envie de lui demander. Des centaines de choses qu’il ne pouvait cependant pas demander. Pas devant Théo, pas alors que Samaël était en couple. Et pourtant il voulait une conversation avec Sam. Mais seul avec lui. Parce qu’il y avait des choses qu’il voulait lui dire, des choses qu’il ne pouvait plus vraiment garder pour lui. Ses yeux détaillèrent le visage de son ancien amant, rouvrant encore un peu plus la plaie qu’il s’était efforcé de refermer – en vain – pendant ces quelques mois. Il ne savait pas si la tristesse était visible sur son visage, probablement, mais il s’en fichait. Brusquement, il détourna les yeux, et s’écarta du mur. Il ne pouvait pas rester.

« Je dois y aller. » déclara-t-il d’une voix neutre. « Au plaisir de vous recroiser un jour. » lança-t-il en esquissant un bien maigre sourire.

Il tourna les talons et repartit à grand pas vers l’épicerie, dans laquelle il entra sans attendre. Il y retrouva Alexander, sur le point de payer. Il s’employa à lui offrir un sourire rayonnant tout en se focalisant sur son visage. Il devait vraiment passer à autre chose. Le plus vite possible.

RP terminé pour Zach.


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Théo retint inconsciemment son souffle en attendant que quelqu'un brise le silence, et ce fut Samaël qui salua Zach le premier. Théo ne lâcha pas une miette de l'échange, anxieux tandis que les deux anciens amants s'observaient, se retrouvaient. Le Poufsouffle comprit à quel point cela devait être horrible pour Zach de recroiser Sam avec lui, à son attitude tendue et douloureuse, si éloignée de son comportement charmeur quelques instants auparavant. Presque malgré lui, Théo baissa le regard sur le pavé en sentant son coeur se serrer sous l'effet de la compassion et de la culpabilité, puis il se gifla mentalement et redressa la tête. C'était dans ces moments là qu'il comprenait pourquoi le Choixpeau l'avait envoyé à Poufsouffle ! Il devait se battre pour celui qu'il aimait, et non plaindre son rival. Peu importait ce qu'éprouvait Zach, la seule chose qui comptait était de garder Sam, de maintenir ses sentiments à son égard vivants et réels, et de s'assurer que la flamme qu'il avait éprouvé autrefois pour Zach ne se ravivait pas. Ni maintenant, ni jamais.

Fort de cette conviction, Théo ne fit absolument rien pour laisser Sam et Zach parler seuls, ou pour retenir Zach. L'instant de grâce était terminé, ils avaient eu leur trêve mais les affaires sérieuses reprenaient. Ils étaient rivaux avant tout, concourant pour obtenir l'amour du même homme, et ne pouvaient être amis, c'était ainsi. Affirmer autre chose aurait été hypocrite et naïf. Théo se contenta donc de saluer Zach d'un hochement de tête et l'observa s'éloigner avec soulagement, malgré l'impression désagréable qu'il continuait de ressentir. Un léger silence suivit son départ et Théo se décolla du mur pour se rapprocher de Samaël, qu'il dévisagea presque timidement. Que ressentait-il, à quoi pensait-il ? Le jeune homme aurait donné tout l'or du monde pour le savoir, et pourtant il n'était pas certain d'aimer la réponse... Soudain, il ressentit l'envie de se trouver très loin d'ici, loin des regards des passants.

"Drôle de situation, hm", commenta Théo en se grattant la nuque avec embarras, un sourire nerveux aux lèvres. "Ca...ça te dit qu'on s'en aille d'ici ? Allons chez toi, si tu veux bien, je n'ai pas envie de...enfin, je n'ai plus rien à acheter."

Comme Samaël acquiesçait, les deux sorciers ne s'éternisèrent pas sur le Chemin de Traverse. Théo transplana devant chez Samaël et poussa un léger soupir de soulagement, puis suivit Sam à l'intérieur. A peine parvenu dans sa chambre, il ferma la porte et attira Sam contre lui, pour l'embrasser longuement, passionnément, comme s'ils ne s'étaient pas vus depuis des mois. Pourquoi cette étreinte avait-elle des accents désespérés ? Pourquoi Théo avait-il si peur de le lâcher ? C'était comme s'il craignait de le perdre... Une question brûlait les lèvres du jeune homme et il s'écarta finalement de Sam, pour s'adosser à la porte, cherchant visiblement à dire quelque chose.

"Ça... Tu... ", commença-t-il avant de pousser un soupir de frustration, agacé par son propre manque d'éloquence.

Tortillant ses mains, Théo garda le silence quelques instants, se demandant s'il ne ferait pas mieux de garder sa question pour lui. Mais c'était plus fort que lui, maintenant, il ne pouvait pas faire comme si les sentiments de Zach n'existaient pas, lui qui avait repoussé Sam quelques mois auparavant. Bien sûr, Sam était passé à autre chose mais il avait été contraint de le faire, et puis leur relation était compliquée...

"On n'en a jamais reparlé, de Zach et toi, depuis qu'on est ensemble. Et c'est vrai qu'il ne s'est pas passé beaucoup de temps entre ta rupture avec lui et le début de notre relation, alors je me demandais... Est-ce que...est-ce que... C'est bien fini, n'est-ce pas ? Je veux dire, tu n'éprouves plus rien pour lui ?"

Théo se mordilla la lèvre inférieure avec gêne, désolé d'avoir à poser la question. Mais son regard clair ne lâcha pas celui de Sam, et il se surprit à attendre la réponse avec anxiété. Il devait en avoir le coeur net.

Terminé pour Théo


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Sam reporta son attention sur Zach lorsqu'il l'entendit lui répondre qu'il allait bien, mensonge évidemment, ils avaient passé suffisamment de temps ensemble pour que Samaël sache lorsque son ancien petit-ami allait bien et visiblement ce n'était pas le cas, il se sentit alors honteux d'étaler ainsi sa joie d'avoir retrouvé quelqu'un et d'être plus qu'heureux avec lui, il était également gêné pour Théo qui devait se sentir de trop dans cette ambiance tendue.

"Oui ça va, j'ai passé un bon été merci."

Voilà, conversation banale mais c'était plus simple ainsi, moins douloureux de s'arrêter là, de regarder Zacharias trouver une excuse pour partir, plus simple de le regarder partir, plus simple de ne pas le retenir pour lui demander ce qu'il devenait, s'il avait réussi à tourner la page, réponse qu'il avait plus ou moins en réalité. Cela se voyait qu'il n'avait pas réussi à passer à autre chose, quand on s'attardait bien sur les détails, quand on connaissait Zach, c'était facile de savoir. Et il se sentait mal vis à vis du jeune homme de l'avoir autant fait souffrir et de continuer à le faire souffrir. Il acquiesça distraitement lorsque Théo lui demanda de partir, il était sans doute aussi mal à l'aise que lui voir peut-être même plus.

Il resta silencieux jusque dans sa chambre, jusqu'à ce que Théo l'attire contre lui pour une étreinte passionné et un peu brutal, il devait bien l'avouer, comme si son amant avait peur de quelque chose, peur de le perdre peut-être, visiblement cette rencontre les avait touché autant l'un que l'autre. Il rendit son baiser à Théo avec fougue, retenant sa déception à grand peine quand son petit-ami se recula le laissant légèrement essoufflé. Sam le regarda s'adosser contre la porte de sa chambre, visiblement Théo cherchait ses mots puisqu'il ouvrit la bouche laissa sortir un début de phrase incohérent avant de réussir à énoncer distinctement le fond de sa pensée, laissant le futur Médicomage légèrement perplexe et hésitant.

La réponse à la question de Théo lui semblait pourtant évidente, même si le revoir lui avait bizarre, un léger sentiment de malaise, une envie de le consoler fasse à sa douleur si visible, presque palpable, il se sentait tellement mal par rapport à ça.

"Non, je n'éprouve plus rien pour Zach, même si..."
"Stop, Sam arrête, tu peux pas dire ça !"
"Ben pourquoi ?"
"A ton avis idiot ? Si Théo te disait qu'il trouve Olivia encore très jolie et qu'il voudrait bien la prendre dans ses bras pour la réconforter parce qu'elle l'aime encore et qu'elle est triste de l'avoir perdu tu dirais quoi ? A mon avis, tu serais pas franchement heureux de l'entendre."
"Oui mais..."
"Quoi mais ? Pas de mais ! Tu ne veux pas le blesser ? Alors tais-toi !"
"Pathétique petite dispute vraiment"
"Toi le cloporte on t'a pas sonné"
"Moi, je pense que tu devrais lui dire, comme ça il te quitte et j'en ai fini d'assister à vos répugnants ébats. C'est vraiment dégoûtant."
"Mais il va la fermer le microbe ? Je vais lui arracher la tête sérieux, m'énerve avec ses petits airs de petit prince là !"
"Miss Frost lâchez immédiatement Mr Keller, je ne veux pas de sang partout, j'ai pas envie de nettoyer merci bien."
"D'un autre côté, Ahren a pas vraiment tort, deux garçons ensemble c'est pas vraiment normal hein."
"On t'a pas sonné Blackbonnes retourne donc geindre gentiment dans ton coin."
"Mais... je ne geins pas d'abord ! Espèce de peste, retourne donc essayer de convaincre Valentyne d'être gentil ça va t'occuper."
"Hé arrêtez, stop, s'il vous plaît ! Hé ho !"
"Moi, je pense franchement Smith que tu devrais profiter de la situation. Deux mecs te courent après ? Ben c'est simple, tu dis à ton copain que tu n'aimes plus l'autre gars. Et puis, une fois qu'il est parti, tu va retrouver Zach, c'est ça ?, et tu lui demandes s'il veut pas reprendre avec toi. C'est tout bénef pour toi, tu te fais plaisir non stop, quand Nott veut pas faire de galipette ben tu vas voir l'autre et voilà, le tour est joué."
"C'est clair que pour toi Greengrass, toutes les situations sont bonnes."
"Tu es jaloux Brennan ?"
"Quoi de toi ? Laisse moi rire, un être aussi abjecte que toi ne m'inspire aucune jalousie, juste un profond dégoût."
"Ça c'est parce que t'as pas réussi à mettre la petite Lilly dans ton lit, avoue que t'es vexé hein ? Et puis avec Adamson ça n'a pas l'air de mordre bien dur."
"Espèce de..."
"Alastair, Adonis..., ça suffit. Aïe, non mais ça va pas vous êtes complètement tarés ou quoi ?"
"Et bien Monsieur Silverster, on perd son sang froid ? On se bat maintenant ?"
"Keller la ferme !"
"Je t'ai pas sonné Frost."
"Han mais... Smith c'est quoi ton pull là et après tu veux faire des bisous à ton amoureux comme ça ?"
"Ouai c'est vrai c'est quoi ta tenue Smith ? Bah alors les tapettes savent plus s'habiller ?"
"Keller, tu vas la fermer !"
"Ouai vas-y Sam réduit le en bouilli, de la charpie de Keller."
"Han Blackbonnes, mais..."
"La ferme Lloyd, t'as compris, tais-toi, tu m'énerves, tu m'horripiles, toute ta personne, je te déteste, t'es... t'es pas normal. Voilà !"
"Han mais..."
"HÉ HO ! TAISEZ VOUS OU JE VOUS ASSASSINE TOUS ! ARRÊTEZ DE VOUS BATTRE ! ARRÊTEZ DE PARLER OU JE VOUS PROMETS QUE VOUS NE SERAIT PLUS JAMAIS HEUREUX ! COMPRIS ?"
"... un peu de silence, ça fait du bien, bon j'en étais où moi, ah oui, c'est vrai."

Samaël plongea son regard dans celui de Théo, il lui sourit alors faiblement en prenant l'une de ses mains entre les siennes.

"Je ne ressens plus rien pour lui, c'est toi que j'aime et seulement toi. C'est avec toi que je veux construire mon avenir et personne d'autre, enfin si tu le veux."

Il s'approcha timidement de son petit-ami et posa chastement ses lèvres sur les siennes pour lui prouver ce qu'il avançait.

Fin du Rp




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Celui qui devait se rendre à l'évidence [Théo & Zacharias]

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