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 Ploug, été 2007 [Jeremy & Juliet]

Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Plougrescant, Bretagne - France.

9 août 2007

Ils avaient quitté Paris deux jours après l’épisode du Labyrinthe. Ils avaient eu le temps de visiter des choses mémorables, de s’imprégner de l’ambiance parisienne, de se fabriquer de magnifiques souvenirs. Ils s’étaient beaucoup baladés dans les rues de Paris, avaient visité quelques musées français, s’étaient amusés de la culture française, si différente de la leur. Pourtant, au bout de quelque temps, ils avaient eu envie de découvrir d’autres horizons, d’autres endroits de la France, qui leur étaient encore inconnus. Ils avaient hésité, un peu. Descendre dans le sud, vers Montpellier ? Ou bien aller à Lilles ? Ou Strasbourg ? Ils avaient eu du mal à se décider, et avait finalement demandé de l’aide à un employé de l’auberge de jeunesse sorcière dans laquelle ils logeaient. Le jeune homme, après leur avoir demandé ce qu’ils désiraient faire, ou voir, leur avait conseillé la Bretagne. Une région magnifique, leur avait-il dit, pleine de charme. Elle leur plairait, à coup sûr. Lui-même s’y rendait chaque été, avec sa femme et ses enfants. Ils louaient une maison, toujours la même, à Paimpol – une charmante petite ville. Cependant, avait-il grimacé, ils risquaient d’avoir du mal à trouver un endroit où se loger, surtout en s’y prenant avec si peu d’avance. Finalement, il avait décidé de les aider, et avait regardé avec eux quelques lieux en périphérie de la petite ville qu’il connaissait. Après une légère hésitation, c’était sur Plougrescant que leur choix s’était porté – Ploug, pour les intimes, ou Plougouskant, comme disaient les bretons.

Une fois leur destination définie, il avait fallu trouver un endroit où dormir. Tout naturellement, leur premier choix s’était porté sur un camping. Seul problème, ils n’avaient pas de tente. Fort heureusement pour eux, le très serviable employé leur avait trouvé un camping avec des petits bungalows à louer à des prix très – très – abordables. Ainsi, ils n’auraient pas à investir dans une tente et dans quelques appareils utiles pour le camping tels que les sacs de couchages, les réchauds, quelques ustensiles de cuisine… Ils avaient donc loué un petit bungalow pour deux personnes, et, après avoir fait leurs adieux à Paris, ils avaient transplané en Bretagne. Le changement avait été… rude. Après l’agitation qui régnait dans la capitale, ils retrouvaient un calme olympien. Ce qui était, certes, assez agréable pour se détendre. Et puis, la température avait chuté de plusieurs degrés. Alors qu’ils avaient frôlé plusieurs fois le 37°C à Paris, ils étaient retombés dix degrés plus bas. Et si, dans un premier temps, c’était assez déstabilisant, Juliet avait fini par apprécier le fait de ne plus étouffer.

En arrivant, ils avaient prit connaissance de l’endroit où ils allaient dormir. Le camping était magnifique. En bordure de mer, ombragé par de hauts pins, leur petit bungalow avait une jolie vue, et était tout équipé. Composé de deux pièces – une chambre avec un lit double, et un placard, et une pièce principale qui faisait office de salon, salle à manger, cuisine – il n’était pas bien grand, mais avait tout ce qu’il fallait pour plaire, notamment une place exquise dans le camping, et une belle terrasse en bois. Les toilettes et les douches étaient à part, situées à l’accueil. Le calme qui régnait était étonnant, et pas des plus désagréables pour se reposer sur la petite plage, blottie dans les bras de son chéri, songea Juliet en jetant un coup d’œil à Jeremy. Ils étaient venus là après avoir déjeuné, avec la promesse de ne pas y rester trop longtemps… Promesse, évidemment, qu’ils n’avaient pas tenue, préférant paresser tranquillement au soleil.

Hier, ils étaient allés visiter le bourg, et en avait fait rapidement le tour. Ils avaient vu la petite chapelle, puis l’église du village et… C’était à peu près tout ce qu’il y avait à voir. Il fallait dire que Plougrescant n’était pas réputé pour son centre, mais plus pour les sentiers de randonnées, qu’ils s’étaient promis d’aller voir le lendemain. Finalement, en désespoir de cause, ils étaient allés prendre une crêpe – spécialité assez étrange, mais on s’y faisait – dans une petite crêperie dite « la crêperie des amis », située en face de l’église, et étaient rentrés au camping. Là-bas, ils avaient eu la surprise de voir que la mer était descendue, laissant apparaître des kilomètres de sable mouillé, ainsi que des carcasses de bateaux. Les deux amoureux s’étaient pris au jeu, et avaient décidé de braver la vase pour s’en approcher. S’enfoncer dans le sol à chaque pas, sans savoir ce qu’il y avait sous ses pieds étaient une expérience assez étrange, et, à la longue, pas désagréable.

Là, elle n’avait pas envie de bouger, songea-t-elle en fermant les yeux, souriante. Elle avait retiré son short et son tee-shirt, laissant apparaître un joli maillot de bain bleu, et était parfaitement heureuse, dans les bras de son petit-ami, à laisser le soleil venir chauffer sa peau, tranquillement allongée sur la plage de sable fin... Mais il y avait tant à voir… Elle laissa courir ses doigts sur le torse de son petit-ami, avant de lever les yeux vers lui.

« Je n’ai aucune envie de bouger, et je suis merveilleusement bien ici. » déclara-t-elle avec un sourire en coin. « Mais on n’avait pas dit qu’on allait voir les sentiers de randonnées ? Il y en a un qui mène au gouffre, et à ce qu’il paraît, c’est magnifique. Et il y a de jolies criques, on pourra se baigner. » exposa la jeune fille, sans esquisser le moindre mouvement pour se lever – elle était vraiment bien. « Qu’est-ce que tu veux faire ? »

Elle se redressa sur un coude pour venir doucement s’emparer de ses lèvres, avant de poser sur le jeune homme un regard interrogateur.



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Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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Jeremy glissa sa main dans le sable chauffé par le soleil et laissa échapper un petit soupir de contentement. Tout son corps n'aspirait qu'à prendre son apparence canine pour se rouler dans l'étendue sableuse puis se jeter dans les vagues froides, mais il y avait des moldus plus loin. Jeremy resta donc sagement assis, un bras autour des épaules de Juliet. Il attrapa une petite poignée de sable qu'il fit tomber sur la jambe de la jeune fille avant de s'amuser à dessiner des motifs à travers les grains. Un sourire de gamin s'étira sur ses lèvres et il se mit à observer l'horizon avec bonheur. Pouvait-on réellement rêver mieux, comme vacances ? Ils avaient eu une excellente idée en décidant de quitter Paris. La capitale avait été très intéressante à découvrir et visiter mais des vacances à la plage bretonne avaient aussi leur charme... La petite ville que l'aubergiste leur avait conseillé se révélait être pleine d'attraits, tout comme la région. Jeremy n'aurait pas dit non à plus de chaleur, mais il paraissait que la côte méditerranéenne à cette époque de l'année était bondée de monde et il n'était pas désagréable d'avoir un peu d'intimité.

Le regard du jeune homme quitta l'horizon pour se poser discrètement sur la jeune femme qui était blottie contre lui, et son sourire s'agrandit. Il avait la plus belle petite-amie de la terre, songea-t-il avec une once de fierté. Quand elle annonça qu'elle était merveilleusement bien ici et n'avait pas envie de bouger, Jeremy approuva par un grognement avant de soupirer quand elle proposa d'exploser les sentiers de randonnée. Il était partagé entre la flemme monumentale couplé au bien-être et la curiosité ainsi que l'envie de se dépenser. De plus, nager dans les vagues sous sa forme animagus pendant quelques minutes était décidément très tentant et il pourrait peut-être le faire s'ils atteignaient une crique déserte, en se transformant prudemment derrière un rocher...

"Ce que je pense ?", répéta-t-il avec langueur, avant de se pencher à son tour vers elle pour lui voler un baiser. "Hum... Explorer les sentiers et trouver une petite crique me tente beaucoup, même si là tout de suite je resterai bien ici jusqu'à la tombée de la nuit... Bon, allez, partons à l'aventure ! On est rodés, après le labyrinthe !"

Jeremy se lança dans une terrible interprétation de "Pour que tu m'aimes encore" en massacrant allègrement les paroles, avant de rire au souvenir de leur déconvenue du labyrinthe. Mobilisant toutes ses forces, le jeune homme se hissa sur ses jambes et tendit le bras à Juliet pour l'aider à se relever. Il épousseta vaguement le sable qu'il avait dans le dos et sur les jambes, et enfila rapidement son t-shirt et son short. Attirant ensuite Juliet contre lui, il fit glisser ses mains dans son dos et l'embrassa doucement. Il s'écarta ensuite mais garda sa main dans la sienne tout en commençant à marcher tant bien que mal dans le sable fin.

"Par où on part ?", demanda-t-il paresseusement, n'ayant guère envie de se creuser la tête pour trouver le chemin. De toute façon, s'ils se perdaient, il pourrait toujours utiliser son flair pour retrouver le chemin du village. Il était persuadé de pouvoir retrouver cette petite crêperie tant il avait aimé la spécialité bretonne. Crème de marron et chantilly, parfait ! Jeremy avait d'ailleurs bien l'intention de faire son regard de chien battu à Juliet pour y retourner au moins une fois. Il n'avait pas tellement de notion d'argent, ces euros ne lui disaient rien qui vaille, mais sa famille lui avait laissé une suffisamment grande subvention avant son départ pour qu'il puisse offrir autant de crêpes à sa chérie qu'il le souhaitait...


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Le soleil qui venait doucement réchauffer sa peau était plus qu’appréciable, songea Juliet en fermant brièvement les yeux, avant des rouvrir pour poser un regard interrogateur sur son petit-ami, qui fit traîner sa réponse en lui volant un baiser. Cependant, Jeremy approuva son plan de partir à l’aventure, avant d’entamer une interprétation de « pour que tu m’aimes encore » qui lui arracha un éclat de rire avant qu’elle ne décroche un léger coup de coude au jeune homme. Il pouvait chanter tout ce qu’il voulait. Les Bizarr’ Sisters, Voldy, des chansonnettes pour enfants, des chansons moldues. Tout. Sauf du Céline Dion. Encore moins cette chanson française qu’elle avait dû chanter plusieurs fois dans le labyrinthe magique. Par Merlin, cette chanson lui était restée en tête pendant deux jours ! La chassant loin – très loin – de son esprit, elle saisit la main de Jeremy pour se remettre debout et jeta un coup d’œil par terre pour récupérer son short et son tee-shirt qu’elle enfila rapidement avant de remonter ses cheveux en un chignon pour se dégager la nuque. Avec un sourire, elle se laissa attirer contre Jeremy et fit passer ses mains dans son dos alors qu’elle répondait à son baiser. Se dégageant finalement, elle entrelaça ses doigts à ceux du jeune homme avant de remonter la petite plage tant bien que mal.

« On sort du camping et on… suit les panneaux ? » proposa Juliet en montant l’escalier naturel formé par des racines qui servait à descendre sur la petite plage.

Ce qu’ils firent. Les sentiers de randonnées étaient finalement bien plus éloignés que ce qu’elle croyait, constata Juliet après plusieurs minutes de marche. De toute façon, ils avaient toute la journée devant eux, et aucune obligation, songea la jeune fille avec un sourire réjouit. C’était peut-être ce qu’il y avait de mieux, dans le fait d’être majeur – bien qu’elle l’était depuis deux ans – et d’avoir définitivement quitté Poudlard. Elle était libre de faire ce qu’elle voulait, sans avoir de compte à rendre. Dans la limite du raisonnable, évidemment. Mais ce serait sans aucun doute un des avantages de quitter la maison – les maisons à présent, en réalité – familiales. Il y aurait aussi des inconvénients, elle en était bien consciente. Etre dépendante exigeait qu’elle s’occupe de l’administratif, qu’elle se montre plus sérieuse et responsable, et qu’elle prenne soin d’elle-même. Qu’elle fasse ses propres choix également, qu’elle gère sa vie. Ses parents l’aideraient, évidemment. Elle savait qu’elle pouvait compter sur eux. Elle eut un sourire alors qu’elle songea à l’avenir, qui à dix-neuf ans lui paraissait encore un peu flou.

« J’essaie d’imaginer mon futur. » expliqua-t-elle pour expliquer le sourire amusé qui venait d’apparaître sur ses lèvres. « C’est étrange, de se dire qu’on ne prendra pas le train cette année, pour aller à Poudlard… Cela dit, c’est pas plus mal non plus, neuf ans, ça aurait commencé à faire long ! » s’exclama la jeune fille en secouant la tête.

Si elle avait été heureuse de retourner à Poudlard pour une huitième année, elle aurait sans doute protesté pour refaire une neuvième année. Elle adorait le château, évidemment ! Poudlard avait été sa maison pendant des années, elle en garderait des souvenirs merveilleux. Mais elle avait décidemment envie de s’épanouir dans ses études, dans le Quidditch. Une belle année s’annonçait, et elle comptait bien en profiter autant que possible ! Sortant de ses pensées, elle avisa une plage en contrebas. Une jolie toute petite plage de galets, où ses vagues venaient se briser contre les rochers, où la mer semblait être d’un bleu exceptionnel, et qui variait entre différentes teintes, permettant de deviner si le sol était jonché de galets ou, au contraire, était sablonneux. Et surtout, vide. Personne en train de bronzer paresseusement, et personne en train de profiter de l’eau – qui certes, en Bretagne, était fraîche.

« Le gouffre est par là. » expliqua-t-elle en désignant du doigt deux impressionnants rochers qui dominaient tous les autres, à leur gauche. « Mais ça te dit de descendre ? » demanda-t-elle avec un regard enthousiaste.

Elle finit par descendre la première, faisant attention à prendre appui sur les bons rochers. Elle glissa un regard vers Jeremy, retira ses vêtements pour se retrouver une nouvelle fois en maillot de bain, et jeta un coup d’œil à l’étendue d’eau salée.

« Cap ? » demanda-t-elle avec un sourire mutin, faisant référence à la dernière fois qu’ils s’étaient rendus à Aberystwyth tout les deux. Du menton, elle lui désigna un rocher, qui pourrait masquer un acte magique, si une personne venait à passer par là.

Elle-même s’avança vers la mer pour y entrer, frissonnant lorsque l’eau atteignit son ventre. C’était toujours plus chaud que la mer du pays de Galle !



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Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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"Excellent plan", décréta Jeremy avec enthousiasme, tandis qu'ils se dirigeaient vers le camping. Ils suivirent donc les panneaux et entamèrent une marche qui s'avéra plus longue que prévue. Jeremy entama donc une chanson des Wands N'Roses, puisqu'il était privé de Céline Dion :

"Take me down to the sweet Hogsmeade
Where the grass is green and the girls are pretty
Oooh why don't you please take me home ?"


Sortir avec Juliet avait eu la regrettable conséquence de lui donner envie de chanter tout le temps, comme dans les dessins animés moldus avec des princesses que son petit frère regardait en cachette. Regrettable, parce que Jeremy avait une façon de chanter bien à lui, c'est-à-dire qu'on l'entendait généralement à des kilomètres à la ronde. Heureusement qu'il chantait à peu près juste ! Mais il se fichait de casser les oreilles des pauvres bretons s'il pouvait entraîner Juliet dans ses fredonnements, car il adorait la voix de Juliet. Et ce n'était pas parce qu'il était amoureux, non ! Juliet était la meilleure chanteuse de la planète, tout comme elle était la meilleure poursuiveuse de la planète. En toute objectivité. Jeremy avisa alors le sourire qu'arborait sa petite-amie et l'interrogea du regard, avant de sourire à sa réponse.

"C'est vrai que ça fait bizarre. Poudlard va me manquer, mais la dernière année a été mouvementée et je suis plutôt content de commencer quelque chose de nouveau. Je ne sais pas pour toi, mais que je me montre mon troisième oeil me plait ! Des études passionnantes pour moi et une carrière de star internationale pour toi, deux nouvelles villes à découvrir, avec quelques excursions à l'université les week-end, pour travailler un peu et faire la fête... Nous sommes jeunes et le monde s'offre à nous !"

Jeremy tendit les bras pour embrasser le paysage magnifique qui s'étendait sous leurs yeux, un sourire de bienheureux aux lèvres. Bien sûr, il omettait leurs situations familiales mouvementées de ce joli tableau, les anciens camarades de classe psychopathes ou nymphomanes, sans oublier les fous qui semblaient décidés à révéler leur existence aux moldus... Mais aujourd'hui, Jeremy se sentait d'humeur optimiste. Enfin, l'amertume qui l'avait envahi durant la première partie de leurs vacances avait disparu et il se sentait parfaitement détendu et heureux. Ils atteignirent bientôt leur destination et Jeremy observa les deux énormes rochers que lui désignait Juliet avec un regard admiratif. L'animagus avait beau adorer les paysages qu'offraient Poudlard et ses environs, il devait reconnaître que la Bretagne valait également le coup d'oeil. Juliet lui suggéra de descendre en lui lançant un regard qui le rendit tout chose, il éclata de rire.

"Comme si je pouvais dire non à ce regard... Allons-y !"

Jeremy suivit la jeune fille précautionneusement, peu à l'aise sur ces rochers glissants. Il n'avait rien d'un acrobate, une fois descendu de son balai, et savait pertinemment qu'il n'avait pas le meilleur sens de l'équilibre du monde. Heureusement, ils parvinrent à bon port sans problèmes et Jeremy imita Juliet en ôtant une nouvelle fois ses vêtements. Suivant le regard de la jeune femme, il avisa un rocher suffisamment grand pour dissimuler un acte magique, et se dirigea vers lui tout en observant autour d'eux. Ils étaient seuls, mais on n'était jamais trop prudent en terres moldues... Une fois à l'abris des regards, Jeremy se concentra et laissa sa magie s'opérer. Quelques instants plus tard, Jeremy avait disparu pour laisser place à un gros chien au poil doré, qui courut sur la plage en aboyant joyeusement. Il se jeta dans les vagues avec plaisir et nagea quelques instants autour de Juliet, avant de regagner la rive et le rocher pour reprendre sa forme humaine.

"Ah, voilà qui est mieux !", lâcha-t-il en regagnant l'eau à nouveau. "Parfois, tu sais, ça me démange. C'est bizarre, peut-être parce que je ne suis qu'un jeune animagus, mais je ressens parfois le besoin pressant de changer de forme, comme si l'instant serait meilleur sous telle ou telle forme."

Pour l'heure, il se sentait bien dans sa peau d'homme, car il était plus compliqué de communiquer avec Juliet en aboyant. Jeremy s'avança encore un peu dans l'eau puis plongea complètement et nagea sur quelques mètres, savourant la sensation que produisait l'eau froide sur ses muscles. Puis il revint auprès de Juliet et entoura sa taille de ses bras, un sourire malicieux aux lèvres.

"Oh, et je suis cap, bien sûr. Tu devrais t'en souvenir, je suis cap de tout !", affirma-t-il en fanfaronnant.

Et, sur ces bonnes paroles, il entreprit de la chatouiller.


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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« Si tu savais comme ces idées me plaisent. » déclara Juliet avec un sourire rêveur lorsque Jeremy lui énonça toutes les nouvelles choses qui s’offraient à eux. « Je compte sur toi pour me faire découvrir Bristol… » lança-t-elle, taquine.

Parce qu’elle comptait bien la découvrir, cette ville. L’appartement de son petit-ami, par la même occasion. Mais – outre cela – il y avait différents aspects qui lui plaisaient, dans cette idée d’indépendance. Notamment celle de s’éloigner de sa famille. La situation entre ses deux parents était plus tendue que jamais, et l’instance de divorce s’éternisait. Le couple – auparavant si uni – se déchirait. Les rencontres entre les deux adultes terminaient par des éclats de voix. Les discussions ne servaient à rien, George et Adriana ayant tous les deux trop de choses à se reprocher mutuellement. Lorsque les disputes éclataient, Juliet préférait ne pas se retrouver entre ses deux parents, et s’arrangeait le plus souvent pour sortir faire un tour avec Leah. Et, lorsque ce n’était pas possible, elle évitait d’intervenir. Leurs histoires ne la regardaient absolument pas, et elle préférait ne pas prendre part au conflit. Aussi, elle n’était pas franchement mécontente de s’éloigner de Londres. Et comme Leah était à Poudlard, elle n’avait pas à craindre non plus de subir la mésentente entre les deux adultes. Et dire qu’un peu plus d’un an plus tôt, tout allait bien dans leur petite famille, songea Juliet avec tristesse, avant de chasser ces pensées de son esprit en secouant la tête. Elle n’était pas en vacances pour songer à sa situation familiale, mais bien pour profiter un maximum du temps, des paysages magnifiques, et de son merveilleux petit-ami, qu’elle avait décidemment une chance folle d’avoir…

« Je plaide coupable… » souffla-t-elle lorsqu’il l’accusa de ne pas pouvoir dire non à son regard.

La jeune fille lui adressa un sourire rayonnant, avant d’entreprendre de descendre les rochers – par forcément stables, en plus – qui menaient à la petite plage de galets. S’avançant par la suite vers la mer, Juliet respira profondément, le regard rivé vers l’horizon. Elle laissa échapper un cri de surprise lorsqu’elle entra en contact avec l’eau – c’était froid, de tout de même – et frissonna alors que l’eau atteignait son ventre. Elle finit par plonger complètement, et nagea quelques mètres complètement immergée. Sortant la tête de l’eau, elle la tourna vers la plage, et un sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu’elle aperçut un gros chien aux longs poils dorés courir vers la mer. Les transformations de Jeremy la fascinaient. C’était étrange de se dire que, là où se tenait à présent l’animal, s’était tenu quelques instants auparavant son petit-ami sous sa forme humaine. Elle se baissa pour caresser affectueusement la tête du chien, avant de se mettre à jouer avec lui. Du regard, elle suivit Jeremy qui repartait, avant de jeter un rapide coup d’œil aux alentours, et de constater avec soulagement qu’il n’y avait personne.

« Ça ne me parait pas étrange. » déclara-t-elle lorsque Jeremy la rejoignit. « Tu as des perceptions différentes, c’est normal que tu veuilles tester les deux. » lança la jeune fille. « J’aime te voir transformé. Je trouve ça vraiment… Magique, c’est le mot tiens. Bon, évidemment pour plusieurs raisons que je n’ai pas besoin de détailler, je te préfère sous ta forme humaine. » finit-elle en lui volant un baiser.

Observant distraitement l’horizon, plongée dans ses pensées, Juliet n’en sortit que lorsque Jeremy revint vers elle pour l’enlacer, se vantant d’être capable de tout. Elle allait répondre, lorsque son petit-ami l’attaqua. Vilement. Parce qu’elle était chatouilleuse. Surtout du ventre. Non. Surtout sur les côtés du ventre. Se tortillant pour échapper à la torture, elle éclata d’un rire incontrôlable et tenta vainement de reculer. Faute de mieux, elle finit par saisir les deux mains du jeune homme pour le bloquer – quoique, s’il en avait vraiment envie, il lui suffirait de forcer un peu pour se libérer, elle avait certes un peu de force, mais bien moins que lui, il fallait être réaliste. Le souffle court, elle resta quelques instants immobile, les yeux brillants, avant de se rapprocher de lui, de telle façon à être à quelques centimètres de son visage.

« C’était incroyablement fourbe, tu sais très bien que je suis chatouilleuse. » souffla-t-elle avec un sourire, tout près de ses lèvres, avant de se détourner.

Chacun pouvait être vil à sa façon, après tout. Elle lui adressa un clin d’œil malicieux avant de lancer, mutine :

« Cap de tout ? Oui, je crois que j’ai un souvenir assez précis de ça… »

Joli souvenir, en passant. Esquissant un sourire à l’attention du son petit-ami, elle resta silencieuse un instant, hésitante. Elle se mordilla la lèvre inférieure, avant de lever les yeux vers Jeremy pour croiser son regard. Ça faisait quelques jours, qu’elle y pensait. Quelques jours qu’elle se demandait si c’était vraiment une bonne idée. Elle ne pouvait qu’en parler, pour en être certaine, n’est-ce pas ? Si l’idée lui déplaisait vraiment, elle pourrait toujours laisser tomber, après tout. Et puis, vu la façon dont elle regardait Jeremy, il devait bien se douter qu’elle avait une idée derrière la tête…

« Chéri ? Je peux te demander quelque chose ? » questionna-t-elle finalement.

Non, ça ne pouvait pas être une si mauvaise idée que ça. Elle avait des raisons de la proposer, après tout, des raisons légitimes.

« Est-ce que tu accepterais de rencontrer ma famille ? » lâcha-t-elle après quelques secondes d’hésitation. « Ma famille maternelle, je veux dire. Les Flint. »



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Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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"L'inverse serait plutôt inquiétant", commenta Jeremy avec amusement lorsque Juliet affirma qu'elle le préférait sous sa forme humaine. "Hé, faudra que je me trouve un nom d'animagus ! Un nom de chien, tu vois, mais pas un nom stupide comme Médor ou Brutus... Un nom cool !"

Tout en chahutant avec Juliet, ou plus exactement en la chatouillant de la plus fourbe des manières, Jeremy réfléchissait à ses propos. Etrangement, il aimait le fait qu'elle aime le voir transformé, peut-être parce que ses capacités d'animagus étaient ce dont il était le plus fier, peut-être aussi parce qu'il voulait qu'elle l'aime sous toutes ses facettes, y compris celle-ci. Parfois, Jeremy se disait qu'il idéalisait peut-être un peu trop leur relation et leurs sentiments, que la déception serait brutale s'ils venaient à se séparer, mais la plupart du temps il n'y pensait pas et se contentait d'apprécier le moment présent... Et l'instant présent était particulièrement agréable, en l’occurrence  Jeremy laissa Juliet lui bloquer les mains sans trop se débattre, et la vit se rapprocher avec plaisir, détaillant ses yeux brillants et ses longs cheveux engorgés d'eau de mer. Il retint son souffle, anticipant un baiser qui ne vint jamais, et laissa échapper un grognement de frustration lorsque la jeune fille se détourna, visiblement amusée.

"C'est incroyablement vil", souffla-t-il avant de la lâcher pour barboter un peu dans l'eau. Elle n'était tout de même pas bien chaude malgré la saison et il avait la chair de poule. Il croisa le regard malicieux de Juliet lorsqu'elle évoqua leur petit jeu de cap ou pas cap, et il se promit de lui proposer une autre partie un jour, plus tard. Lorsqu'ils auraient à nouveau des défis stupides et des questions gênantes à se poser. Jeremy avait bien quelques petites idées, mais il était peut-être un peu trop tôt dans leur relation pour les mettre en application... Le jeune homme cessa ses élucubrations mentales lorsqu'il constata que Juliet arborait sa mine caractéristique de celle qui a une question à poser. Jeremy l'encouragea du regard, intrigué :

"Bien sûr, laquelle ? "

Jeremy ne s'attendait pas à cela. Rencontrer la famille de sa petite-amie ne lui aurait pas paru être une épreuve insurmontable en d'autres circonstances, après tout les parents étaient des gens comme les autres. Mais l'évocation de la famille de Juliet avait tendance à le faire s'inquiéter et il sentit ses doigts de pied se recroqueviller. D'une part, il y avait son père, ce cher George qui était sorti avec sa mère, et d'autre part il y avait les Flint, qui ne lui disaient rien qui vaille...

"Les Flint ? Tu crois qu'ils seraient contents de me rencontrer ? J'veux dire...Je ne suis pas trop...très..."

*Je ne suis pas un sang-pur coincé aux idées nauséabondes et moyen-âgeuses, en conséquence de quoi ils vont me prendre pour un rustre sans manières, un gueux indigne de leur petite-fille, songea-t-il avant de se réprimander mentalement. Il n'avait jamais rencontré les Flint, peut-être qu'ils n'étaient pas aussi poussiéreux que tous ces sang-purs qu'il fuyait généralement comme la peste. Rosaleen était différente, alors peut-être le seraient-ils également, il ne pouvait pas en juger s'il ne leur laissait pas une chance. D'ailleurs, le nom de Flint lui évoquait surtout le Quidditch, à cause de Marcus Flint. Avec une pointe d'amusement, Jeremy se demanda ce que penserait Olivier Dubois s'il savait qu'il allait avoir dans son équipe une cousine de Marcus Flint... Le jeune homme se rapprocha à nouveau de Juliet et entoura sa taille de ses bras, avant d'ajouter sur un ton affectueux :

"Mais oui, bien sûr que je veux bien, si ça peut te faire plaisir."

Jeremy se moquait bien que les Flint n'approuvent pas leur relation, au final, ils ne seraient jamais que la cerise sur le gâteau après Killian, Georgiana, Julia et George. Ils avaient survécu à ces quatre derniers, aussi Jeremy ne craignait pas vraiment l'avis des grands-parents. Ce n'était pas pour autant qu'il se sentait prêt à plonger dans la bonne société, conscient de ne pas avoir du tout été éduqué pour répondre aux attentes de ce milieu. Néanmoins, il pouvait bien faire l'effort d'apprendre pour Juliet, si c'était important pour elle.

"Il va falloir que j'apprenne à bien me comporter en bonne société, alors ! J'passe sur les difficultés pour s'habiller. J'imagine qu'il me faudra faire un effort vestimentaire, mais le demanderai de l'aide à Victor, ça lui fera sans doute plaisir d'ailleurs. Taylor et lui semblent s'accorder sur le fait que j'ai une garde-robe pourrie. Cette histoire de demi-frère peut avoir des côtés positifs finalement..."

Il haussa les épaules avec un sourire et conclut, ponctuant ses paroles par un baiser :

"Enfin bref, je suis d'accord !"


Défi page 132: première phrase de la p.132 de La planète des singes et autres romans, Pierre Boule, 2011, Omnibus - phrase en italique


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Devant l’hésitation de Jeremy, Juliet esquissa un sourire contrit, avant de baisser légèrement la tête, mal à l’aise. Elle avait cette idée en tête depuis quelques jours, mais avait préféré la taire. Pour finalement l’exposer à son petit-ami, après mûre réflexion. Evidemment, qu’elle ne proposait pas ça sur un coup de tête ! A vrai dire, elle aurait largement préféré présenter Jeremy à sa famille paternelle. Sa marraine, son oncle, et Ariane, du moins. Des gens bien plus accueillants et chaleureux  que les Flint, sans aucun doute. Et quant à savoir si ces derniers apprécieraient le jeune homme… Elle n’en savait rien. Ce qu’elle savait, en revanche, c’était qu’ils seraient probablement outrés si cette rencontre n’avait pas lieu. Et si Juliet ne doutait pas des capacités de Jeremy à affronter sa famille, elle était plus méfiante envers sa grand-mère, qui maniait l’art de l’hypocrisie d’une main de maître, et qui savait parfaitement faire comprendre à une personne ce qu’elle pensait d’elle avec de simples paroles doucereuses, souvent accompagnées d’un regard ou d’un sourire complaisant qui agaçait profondément la jeune femme. Mais on ne choisissait pas sa famille, et ça, Juliet l’avait bien compris, au fil des années. Alors oui, Jeremy n’était pas le meilleur parti d’Angleterre, et n’entrait sûrement pas non plus dans les critères de sa grand-mère mais…  Elle s’en fichait éperdument, puisque c’était tout ce qu’il lui apportait, qui comptait, qui comptait vraiment. Or, justement, son petit-ami lui apportait bien plus que tous les autres. Seul véritable repère pendant ces derniers mois, il avait été celui sur lequel elle s’était appuyée lors des évènements de l’année dernière. Et, à l’inverse, elle s’employait à le soutenir le plus possible dans les épreuves qu’il traversait. Aussi, se laissant attirer vers le jeune homme, elle passa ses bras autour de son cou, et vrilla son regard dans le sien.

« Merci. » souffla-t-elle, soulagée, lorsqu’il accepta. « Mais ce n’est pas vraiment pour le plaisir c’est… »

Elle laissa sa phrase en suspend, incapable de la continuer. C’était pour quoi ? Pour le plaisir ? Sûrement pas. Pour présenter Jeremy à sa famille, dans tous les cas. Parce que, même si elle n’avait rien à faire de leurs avis, l’importance des présentations comptait tout de même. A vrai dire, c’était compliqué à expliquer. Et même dans son esprit, ça restait flou. Juliet resta donc silencieuse, et préféra écouter son petit-ami se plaindre que Victor et Taylor s’accordaient pour dire qu’il avait une garde-robe qui laissait à désirer. Pour sa part, elle se fichait un peu de la manière de s’habiller du jeune homme. Elle avait toujours aimé les choses simples, de toute façon. Elle-même préférait fuir les tenues vestimentaires complexes. Elle faisait attention à ne pas faire de faute de goût en mélangeant du bleu et du rouge, par exemple, mais elle était de celles qui se contentaient de revêtir un jean et un joli tee-shirt. Oh, évidemment, elle ne rechignait pas à l’idée de mettre une robe, de temps en temps – elle en avait d’ailleurs de très jolies – mais il fallait dire que le jean était plus pratique, au quotidien. Sortant de ses pensées, elle adressa un sourire à Jeremy.

« Je suis même certaine que cette histoire de demi-frère a pleins de bons côtés. Taylor va bien, d’ailleurs ? Toujours aussi amoureux de sa Juliette ? »

Elle avait rencontré le frère de Jeremy une fois, l’année dernière, en même temps que Juliette Diggory. Les deux petits – bien qu’ils n’étaient plus si petits que ça, maintenant – étaient adorables, ensemble.  Elle sourit à cette pensée, avant d’observer son petit-ami avec attention. Après quelques secondes d’hésitation, elle se décida à parler.

« Et merci. Pour avoir accepté de les rencontrer, je veux dire. Je crois que c’est important pour moi, qu’ils te connaissent. Pourtant, je ne saurai pas vraiment expliquer pourquoi, parce que je me fiche de ce qu'ils pourront penser mais... C’est comme si je me sentais redevable de quelque chose. Alors que vraiment, je ne vois pas en quoi. Enfin, si, ma grand-mère a pris soin de ma mère, lorsque mon père l’a quitté mais elle nous a tellement mené la vie dure, pendant des années… Mais tu comprends, j’ai l’impression que malgré ça, ils m’ont apporté quelque chose. » elle prit quelques secondes pour réfléchir. « C’est étrange, tu sais. Parce que j’ai toujours renié mon appartenance aux Flint, à la Haute Société. Je me suis toujours considérée comme une Wilson uniquement. Nous sommes si différents, avec mes cousins. Lorsqu’on se retrouve, j’ai l’impression de me trouver en face d’inconnus. Nous n’avons rien, ou très peu de choses, en commun. Mais nous avons été élevés quasiment de la même façon, même si mon père a largement adoucit notre éducation – Merlin merci. »

Songeuse, elle se rapprocha du jeune homme pour venir poser sa tête sur son épaule.

« Nous avons pris des chemins différents, sans aucun doute. Bref. En tout cas, Je veux qu’ils l’apprennent de moi. Je pense que je leur dois au moins ça. Tu te souviens, lorsque je suis allée à Flaquemare, avant de signer mon contrat ? On m’a dit que les débuts seraient difficiles, et notamment à cause des journalistes qui seront… Avides d’informations, disons. Tout le monde passe par là, visiblement. Et je n’ai pas envie de… Comment dire, de cacher notre relation ? Sauf si tu le désires, évidemment mais… Je préfère qu’ils l’apprennent de moi plutôt que d’un quelconque magasine. Et puis aussi… Non, et puis surtout parce que… Tu es important, pour moi, et… Je ne sais pas, j’ai envie que ma famille le comprenne. » ses joues prirent une légère teinte rosée tandis qu’elle lui volait un baiser, avant de continuer. « Et puis, ce sera toujours l’occasion de voir ma mère. Je suis certaine qu’elle va t’adorer ! Quant à la Haute Société… Ce ne sera pas une réception mondaine ce sera juste un… Dîner. Rien qui ne nécessite que tu apprennes un quelconque arbre généalogique. Mais si tu as des questions à me poser sur eux, n’hésite pas. » proposa la jeune fille avec un sourire.  « Je ne parle pas souvent de ça, ça fait du bien. » lança-t-elle.  « Et toi, côté famille ? » interrogea Juliet alors qu’elle nichait une nouvelle fois sa tête dans le creux du cou de son petit-ami.

Fermant les yeux tout en savourant l’étreinte, elle se laissa aller contre le jeune homme, curieuse d’entendre sa réponse. Puis, elle recula légèrement pour lui faire face, retenant de justesse une moue malicieuse.

« Un nom de chien, tu disais ? A tout hasard, je propose Jeremynette. » déclara avec innocence, alors que ses yeux brillaient d’amusement.

C’était très mignon, comme surnom, enfin.



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Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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Lorsque Juliet interrompit sa phrase, sans jamais la terminer, Jeremy n'insista pas. Il n'allait pas prétendre qu'il connaissait ce milieu, ses codes et ses coutumes, cela aurait été complètement faux. Ce monde le dépassait complètement, sa dispute avec sa tutrice de Lycaon en avril l'avait bien montré. Alors il se contenterait d'être là si Juliet le voulait, et il ferait de son mieux pour faire bonne impression, voilà tout. Jeremy esquissa un sourire à la mention de son potentiel futur demi-frère, Victor. Il était vraiment partagé à ce sujet. Nul doute que s'il était resté à Poudlard lorsque sa mère s'était mis avec monsieur Lloyd, Jeremy aurait été copieusement chambré par ses camarades de dortoir, et on aurait compati à son malheur. Il fallait dire que Victor était capable d'être particulièrement agaçant lorsqu'il le voulait, et puis il était parfois tellement...différent. D'un autre côté, Jeremy venait de gratter un peu sous la surface avec Victor pour la première fois et il avait découvert quelqu'un de plus sensible et complexe qu'il ne l'aurait cru. Jeremy aimait beaucoup être un grand frère avec Taylor et il finirait peut-être par s'y faire avec Victor... Enfin, c'était prématuré pour l'instant, étant donné les profils d'Ernest et Julia, les chances pour que ce couple fonctionnent étaient minimes.

Jeremy se contenta de hausser les épaules quand Juliet le remercia. S'il voulait être le petit-ami d'une star internationale du Quidditch dont la moitié de la famille était sang-pur, il allait devoir faire fi de l'avis des uns et des autres sur cette relation. Juliet et lui étaient habitués aux complications, désormais, et si c'était important pour elle alors il pouvait bien faire cet effort.

"Il n'y a pas de quoi", souffla-t-il avant de la laisser continuer. Juliet avait visiblement besoin de s'exprimer sur le sujet et il l'écouta avec intérêt, tout en savourant l'étreinte de la jeune femme.

"Cacher ? Certainement pas. Ces journaux ne me font pas peur, je n'ai rien à cacher, et je veux que le monde entier sache que je sors avec toi ! Comme ça personne n'essaiera de te piquer", ajouta-t-il avec malice. "Plus sérieusement, je ne m'inquiète pas, ça va aller. Je suis capable de bien me tenir en société, enfin du moment que je garde forme humaine !"

Il éclata de rire et resserra son étreinte autour de la jeune femme alors qu'elle se blottissait contre lui, avant de laisser échapper un soupir de contentement.

"Ma famille ? Eh bien tu as déjà rencontré ma mère, dans d'infortunées circonstances... Je pense qu'elle t'apprécie. Quant à mon père, je ne sais pas si j'ai envie de lui présenter une autre de mes camarades de classe, hum..."

Il maquilla sa grimace par un rire un peu jaune, avant de s'empresser de faire évoluer la conversation :

"Mon cousin, du côté paternel, se marie dans quelques mois. Il s'appelle Gaétan, c'est un auror et on se connait depuis notre enfance. On est assez proches et on se ressemble pas mal, d'après le reste de la famille. Je ne suis pas vraiment d'accord, je trouve que je suis bien moins prétentieux que lui !", s'exclama-t-il en fronçant le nez. "Bref, tout ça pour dire que j'ai le droit d'amener quelqu'un, et ça serait une bonne occasion pour toi de rencontrer le reste de ma famille... Si tu le veux bien ? Tu verras, mes cousins sont drôles, ça va être amusant !"

Jeremy observa Juliet avec curiosité alors qu'elle s'écartait légèrement de lui, l'air malicieuse. Il fronça les sourcils avec suspicion avant de secouer la tête d'un air navré.

"Si tu m'appelle Jeremynette, ma vengeance sera terrible !"

Sur ces bonnes paroles, il lui lança une grande gerbe d'eau froide, signant le début d'une bataille d'eau qui s'annonçait terrible. Après s'être à moitié noyés sous l'eau froide et salée de Bretagne, ils finirent par regagner la rive et s'échouer sur des rochers comme deux bienheureux, pour se laisser sécher par les rayons du soleil. Jeremy se sentait parfaitement détendu et heureux, plus heureux qu'il ne l'avait jamais été, et il se prit à espérer que ces vacances loin de tout ne finissent jamais.

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Ploug, été 2007 [Jeremy & Juliet]

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