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 Au milieu des senteurs [Perséphone & Roxanne]

Roxanne PrewettAncien personnageavatar
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10 août 2007

Les vacances avaient commencées depuis près d’un mois. Août entamait à peine sa première quinzaine, et déjà, le Chemin de Traverse était bondé de familles désirant acquérir au plus vite les affaires scolaires pour leurs enfants, croyant ainsi éviter la cohue, en s’y prenant à l’avance. Malheureusement, en période estivale, la fameuse grande rue sorcière était souvent prisée. Il y avait du monde aux terrasses. Certains dégustaient une glace, chapeaux vissés sur la tête, d’autres sirotaient un jus de citrouille, le visage tourné vers le soleil, un sourire réjouit aux lèvres. Au milieu de la foule, Roxanne tentait d’avancer, tant bien que mal. Elle jeta un regard dégoûté à un enfant de bas-âge à la figure complètement barbouillée, et au bord des larmes. Elle aimait bien les enfants, oui. Mais les enfants qui ne pleuraient pas, de préférence. Qui ne faisaient pas de caprices, qui restaient sages, qui se laissaient gentiment faire. Les poupées, en quelque sorte. Adressant un regard noir à un garçon à Poufsouffle – elle l’avait déjà vu quelques fois dans les couloirs – qui venait de lui marcher sur le pied, elle accéléra le pas, fronçant les sourcils. Elle détestait cette agitation. Merlin, qu’elle préférait le calme du manoir ! Se plonger dans un bon livre, tranquillement assise dans le jardin, en sirotant une boisson fraîche, voilà quelque chose qu’elle aurait préféré, plutôt que de se retrouver sur le Chemin de Traverse, étouffant dans ses vêtements sorciers, aussi légers soient-ils.

Après un dernier coup d’œil à l’avenue principale, la jeune fille bifurqua à gauche, pour rejoindre la petite boutique pour laquelle elle s’était déplacée, aujourd’hui. La grande parfumerie magique sorcière. Elle eut un sourire ravi, alors qu’elle poussait la porte du magasin et y entrait. Les odeurs qui flottaient dans l’air étaient délicieuses, envoutantes, et lui emplissaient les narines. Sa sœur avait cassé son dernier parfum, en voulant attraper quelque chose sur l’étagère de la salle de bain. Amy était si maladroite, songea la jeune fille avec un soupir. Elle savait que sa sœur faisait de son mieux, mais se désespérait de la voir si peu respectueuse de l’étiquette, des codes, ou des règlements. Elle ne pensait pas souvent à mal, Roxanne le savait très bien, mais ce n’était pas pour autant qu’il fallait lui passer chaque caprice. Elles ne pouvaient pas se le permettre, par Merlin ! Enfin. Son flacon de parfum s’était donc brisé, et l’odeur s’était répandue dans la salle de bain – beaucoup trop forte pour l’apprécier à sa juste valeur. La jeune fille avait donc soupiré – très fortement – et avait ronchonné intérieurement pendant quelques minutes. Finalement, elle avait transplané sur le Chemin de Traverse. Elle qui rêvait d’une après-midi tranquille, loin de la foule !

Mais elle avait désespérément besoin de ce parfum. D’autant plus que, dans quelques jours, elle se rendait à une grande réunion de famille avec sa grand-mère, du côté des Greengrass, et que cette dernière souhaitait qu’elle soit présentable, jusqu’aux bout des ongles. Et puis, elle n’allait pas remettre à demain quelque chose qu’elle pouvait faire le jour même, c’aurait été stupide. Aussi, elle se dirigea vers un présentoir, et constata avec satisfaction que son parfum, celui qu’elle utilisait depuis toujours, était toujours là. Alors qu’elle s’apprêtait à le saisir, son regard fut détourné par un autre flacon, dont elle ne pu qu’admirer la finesse. Roxanne savait apprécier les belles choses, et elle ne pouvait que le faire avec ce parfum, qu’elle saisit, avant d’en vaporiser un peu sur son poignet. Elle huma délicatement l’odeur avec un sourire. Il n’y avait rien à dire, l’odeur était aussi envoutante que la forme. Elle se surprit à hésiter. Un peu de changement, cela ne faisait pas de mal, à petites doses, après tout. Elle plissa légèrement les yeux, songeuse. Elle n’aimait pas réellement changer ses petites habitudes, mais pouvait bien faire une exception, n’est-ce pas ? Oui, décida-t-elle en reposant le testeur pour chercher du regard la boîte du parfum qu’elle désirait acheter. Son regard tomba alors sur un visage familier. Elle hésita à saluer la personne en face d’elle, puis se fit remarquer intérieurement que ne pas le faire aurait été hautement impoli. Elle s’arma un sourire avenant.

« Bonjour, Perséphone ! » commença la jeune fille.

Perséphone Harrington était une jeune fille de Serdaigle, d’un an sa cadette, et préfète de sa maison. Quelqu’un de respectable, s’était toujours dit Roxanne lorsqu’elle la croisait dans les couloirs.

« Comment vas-tu ? » s’enquit-elle alors. « Tu as trouvé ton bonheur ? » demanda-t-elle ensuite, en jetant un coup d’œil au présentoir.

Echanger quelques mots avec une camarade ne pouvait décidemment pas lui faire de mal.



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Perséphone HarringtonAncien personnageavatar
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Il n'y avait pas que la chaleur qui était pesante dans le grand manoir des Harrington. L'ambiance l'était aussi et dire que la situation était désagréable aurait été un bel euphémisme. Au fil des années, Perséphone avait appris à composer avec ses parents et sa famille et leurs étés communs se déroulaient de manière assez paisible, dans une placide indifférence générale. La politesse était le maître mot dans l'austère bâtisse et la famille se targuait de ces liens familiaux avaient pu tenir malgré l'adversité et les épreuves qu'ils avaient affrontées tous ensemble. En réalité, d'un point de vue extérieur, ces fameux liens familiaux étaient un mélange de cordialité et des restes de l'affection qui avait pu régner en des temps anciens dans les sombres couloirs de la maison. Séphy n'était pas en conflit avec ses parents. Il y avait simplement entre eux un fossé infranchissable. Et par fossé, entendez bien évidemment un gouffre de huit mètres de profondeur, tout autant de largeur, dont le fond était rempli de piques, de lave en fusion et d'affreuses créatures Bibliques, un gouffre où le moindre faux pas vous mènerait directement en Enfer. Littéralement. Difficile pour un couple d'honnêtes croyants Anglicans d'apprendre que votre fille aînée est une sorcière, une créature du diable, tout ça tout ça. Quoi qu'il en soit, les Harrington avaient trouvé une sorte d'équilibre qui semblait correspondre à tout le monde. Perséphone était loin d'être maltraitée chez elle, étant donné que tout le monde faisait des efforts pour vivre en toute cordialité. Il suffisait qu'ils ne se croisent pas trop et tout allait bien. Souvent, elle en profitait pour travailler ses cours de l'année suivante, de lire des classiques moldus qu'elle ne trouvait pas à Poudlard. Elle en profitait également pour aider à sa paroisse, où elle était toujours le bienvenue – non, les sorcières n'étaient pas foudroyées sur les marches des Églises – et elle entretenait son mensonge sur son internat de jeunes filles en Écosse. Wendy l'invitait également régulièrement, ainsi que Justin. Elle en profitait aussi pour visiter tous les membres de leur nombreuse famille, qui n'était pas du tout au courant de ses facultés pour le moins particulières.

Quoi qu'il en soit, les choses s'étaient toujours passées ainsi. Mais cette année, les Harrington devaient affronter la deuxième plus grosse crise de leur histoire. Après la découverte des pouvoirs de l'aînée – et la métamorphose de leur table basse offerte par l'arrière-grand-mère de Mrs Harrington par le Professeur Adamson – la famille faisait face à quelque chose de bien plus tempétueux, imprévisible et difficile : la crise d'adolescence. Mary et William Harrington avaient sept enfants, tous bien évidemment issus de la volonté du Tout Puissant. Perséphone, l'aînée, qui tenait son prénom du temple devant lequel ses parents s'étaient fiancés, était celle qui avait bien évidemment le plus mal tourné. Entendons-nous bien, une sorcière, cela fait très mauvais genre. Quoi qu'il en soit, Perséphone avait été suivie du petit Henry, qui était désormais âgé de quinze ans, étudiait à Eton et était tout à fait respectable. Un garçon bien sous toutes les coutures. Henry avait été suivie de la si mignonne et paisible Lucy. Oh, Lucy. Un ange tombé du ciel. Qui semblait avoir dégringolé en Enfer le jour de ses quatorze ans. Avoir atteint cet âge tout à fait décisif dans la vie, entendons-nous bien, semblait avoir donné des ailes à la petite Lucy Harrington qui – pire qu'une sorcière – s'était transformée en une véritable furie, qui donnerait des sueurs froides à un démon lui-même. Insolente, provocante, osant arborer des jupes bien au dessus du genou – voire au dessus de la cuisse – elle aurait été capable de faire passer la sulfureuse Kelsey Lorgan pour la Mère Supérieure d'un couvent. Dire que Mary et William étaient dépassés était un véritable euphémisme. Lucy avait transformé la tranquille demeure en un simulacre de maison de correction. A part l'exorcisme, aucune solution ne venait au couple Harrington pour essayer de limiter les dégâts de leur chère benjamine. Ils essayaient pourtant et Dieu savait que William pouvait être dur et aussi droit que la Justice ! Mais même cette figure paternelle ne pouvait rien face à Lucy Harrington. A coté d'elle, même la sorcellerie passait pour une bagatelle.

Mais comme si cette tornade ne suffisait pas, la petite rébellion de Lucy avait soufflé un véritable vent de liberté sur le manoir et le quatrième enfant de la famille, Peter, âgé de douze ans, avait sauté sur l'occasion pour libérer toutes les pulsions de bêtises qu'il avait sagement retenu sous la ferme impulsion de ses parents, qui menaient leur maisonnée d'une main de fer. Le havre de tranquillité qu'était le domaine s'était transformé en une sorte de cirque où les parents hurlaient et sévissaient du matin jusqu'au soir pour essayer de remettre dans le droit chemin leur marmaille récalcitrante. Profitant du fait que leurs parents soient occupés avec les aînés, les petits Harrington – Elizabeth et ses neuf ans bien affirmés, Victoria qui venait de fêter ses sept ans et le petit dernier Charles qui trainait derrière lui ses cinq ans et demi tout juste sonnés. Ce soudain relâchement de l'attention parentale – trop occupée à surveiller Lucy et ses pêchés quotidiens, ainsi que ses fréquentations plus que discutables – leur faisait goûter pour la première fois à la liberté. Et si leur niveau de bêtise était loin d'atteindre celui de Lucy et de Peter, trois enfants de moins de dix ans laissés libres de leurs mouvements dans une immense maison et un jardin deux fois plus grand n'était jamais une bonne chose. Évidemment, Perséphone avait tenté d'intervenir et de faire valoir son autorité d'aînée, soutenue par le très sérieux Henry qui avait besoin d'un calme Olympien pour travailler – il visait Oxford – mais cela n'avait pas été très efficace. Et pourtant, Miss Harrington savait s'y prendre. N'était-elle pas la préfète de sixième année de Serdaigle ? Celle dont le bruit de pas faisait pâlir les petits délinquants juvéniles qui peuplaient les couloirs de Poudlard ? Celle qui ne tolérait aucune impasse au règlement et qui était toujours à l'affût des moindres comportements suspects ? Si, c'était bien elle. Et il était hors de question qu'une marmaille à peine dégourdie se permette de lui résister. Elle briguait le poste de Préfète-en-Chef, il ne fallait pas l'oublier. Et pourtant, Perséphone Harrington, Miss Parfaite Préfète, avait échoué.

Elizabeth, Victoria et Charles n'avaient jamais vraiment eu l'occasion de considérer Perséphone comme leur sœur, étant donné qu'ils étaient nés juste avant ou un peu après l'arrivée du Professeur Adamson sous leur toit. Inconsciemment, ils avaient pris le comportement distant de leurs parents pour une sorte de négation de leur lien familial. A leurs yeux, Perséphone était cette obscure jeune fille qui était évoquée de temps à autres à la maison, qui rentrait uniquement l'été et qui occupait la grande chambre bleue du première étage. On l'appelait « grande sœur » pour le plaisir du titre et on entretenait avec elle des rapports courtois et distants, se limitant souvent à s'enquérir de nouvelles de temps à autres et à demander le sel lors des repas. Un peu comme une obscure cousine éloignée ou une voisine de palier. Et à leurs yeux, ce n'était sûrement pas elle qui leur retirerait leur toute nouvelle liberté. Henry avait un peu plus de poids à leurs yeux, mais pas suffisamment pour lui obéir. Et de toute manière, les deux aînés Harrington avaient de nombreux points communs, comme le fait qu'ils s'énervaient rarement et qu'ils n'allaient sûrement pas s'échauffer pour remettre à leur place des petits chenapans. Ils s'étaient contentés d'essayer tout le mois de Juillet, avaient abandonné en Août et s'étaient contentés de leur interdire l'accès au couloir de leurs chambres respectives, afin de pouvoir étudier tranquillement. Relativement satisfaits de cet accord de non-agression, les deux partis s'étaient contentés d'occuper deux parties opposées de la maison, pour vaquer à leurs activités plus ou moins studieuses. Néanmoins, cette relative tranquillité – ponctuée toutes les deux heures par les hurlements des pré-adolescents révoltés et des claquements de portes visant à dire que vraiment, la vie, c'est injuste – avait pris fin le jour où Victoria, soutenue par Elizabeth et Charles, avait décrété qu'ils avaient également le droit d'occuper le premier étage, où leurs aînés s'étaient réfugiés, se noyant dans des livres toute la journée, en bons enfants modèles qu'ils étaient.

Perséphone et Henry avaient bien essayé de lutter, mais ils avaient sous-estimé la détermination de leurs benjamins. Ils avaient tenté toutes les techniques possibles et inimaginables, de la plus tranquille – et si nous discutions de manière mature et posée d'un nouveau plan de distribution de la maison visant à assurer la satisfaction et le confort de tous ? - à la plus extrême, comprenant des mots qui ne devaient surtout pas être répétés dans la maison de Dieu, ainsi que des menaces qui mèneraient tout droit les deux Harrington en Enfer. Malheureusement, rien n'avait fonctionné et ils s'étaient repliés sur une solution radicale : l'émigration. Henry et Perséphone avaient donc supplié leurs parents de les laisser partir sur Londres, chez leur tante Eugenia, afin de pouvoir échapper au reste de la fratrie. William et Mary avaient d'abord hésité à laisser partir leurs deux enfants les plus sages – la seule chose qui leur redonnait de l'espoir à la fin de la journée – mais lorsque Charles décida d'ornementer la chambre d'Henry avec d'élégants dessins au marqueur indélébils, déchirant au passage toutes ses notes de l'année, ils avaient cédé.

Séphy et Henry s'étaient donc retrouvés plongés dans la douce quiétude de la demeure de la tante Eugenia, qui avait eut la douce idée de ne jamais convoler et de ne jamais enfanter, ce qui lui assurait de couler des jours calmes et paisibles dans une élégante maison de Belgravia, profitant de son titre de Lady et des thés organisés par ses amies. Il était vrai qu'actuellement, un séjour dans l'ancestral manoir Harrington pouvait fortement vous pousser à remettre en cause les bienfaits de la reproduction. Si Perséphone profitait de sa vie provinciale pour se reposer et s'avancer dans ses études, elle avait suivi les conseils de tante Eugenia au sujet de son séjour à Londres et elle en profitait pour suivre sa parente dans toutes ses activités, ce qui était loin d'être désagréable, tant Lady Harrington menait une vie plaisante, confortée par sa solide rente issue des domaines de sa famille et ses habitudes bien ancrées. Ainsi, en cette journée d'été, Séphy avait donc profité de la Tate Gallery avant d'aller déjeuner chez une amie de tante Eugenia particulièrement fière de ses bégonias. Et tandis que sa tante rentrant pour faire une sieste – la vie de rentière était tout à fait épuisante – la jeune fille n'avait pas pu s'empêcher de remarquer qu'elle était tout près de l'entrée du Chaudron Baveur et donc du Chemin de Traverse. Elle avait fréquenté quelque peu le monde magique au contact de Wendy et de Justin, mais une promenade parmi les sorciers ne serait pas de refus. Elle n'évoquait jamais Poudlard à la maison – cela tuerait ses parents d'entendre parler de cette école d'hérétiques et de satanistes – et la tante Eugenia n'était tout simplement pas au courant. Alors cela lui manquait un peu. Perséphone avait beau être née-moldue, elle se sentait complètement sorcière et savait qu'elle quitterait le monde moldu à sa sortie de Poudlard pour rejoindre sa véritable place chez les sorciers. Elle aimait le monde magique traditionnel, c'est pourquoi elle fut gênée de sa tenue parfaitement moldue – une robe blanche qui lui arrivait aux mollets, avec un très joli col rond discrètement ornementé de brodures – lorsqu'elle pénétra dans le Chaudron Baveur. Elle n'était pas la seule à porter une tenue de l'autre monde mais elle préférait les robes de sorcière quand elle le pouvait. Il semblait être devenu à la mode de s'habiller comme les moldus dans le monde magique et c'était quelque chose qu'elle dépréciait totalement étant donné que cela nuisait aux traditions ancestrales magiques.

La gérante du Chaudron lui ouvrit le passage à sa demande – sa baguette étant sagement rangée dans son étui au fond de son armoire chez tante Eugenia – et elle pénétra sur le Chemin de Traverse d'un pas léger, heureuse de se sentir de nouveau parmi les siens. Elle était venue ici sans idée précise, pour se balader, mais il s'avéra vite que se balader au sein d'une foule compacte étant loin d'être une chose aisée. Elle avait prévu de venir faire ses achats scolaires à la fin de la semaine, attendant le pli que ses parents devaient lui envoyer pour qu'elle fasse l'échange à Gringotts, et surtout le départ de tante Eugenia pour la journée, cette dernière se rendant à une œuvre de charité visant à aider les population qui souffraient de la famine. Elle avait déjà prévu de faire appel au Magicobus et de ranger ses achats dans des sacs estampillés de marques moldues, afin de pouvoir prétendre qu'elle était allée faire une journée de shopping, chose qui manquait foncièrement d'élégance quand on savait que sa tante allait à une journée en faveur des gens plus que défavorisés. Quoi qu'il en soit, il apparu vite à Séphy que rester au milieu de la foule serait loin d'être agréable – elle manquait déjà de suffoquer – et elle tourna dans une petite rue adjacente, beaucoup moins fréquentée. Avisant l'enseigne de la grande parfumerie magique, elle s'y engagea en respirant beaucoup mieux que quelques secondes auparavant. Et heureusement qu'elle pouvait respirer en rentrant dans ce commerce ! Elle huma les délicieuses odeurs qui s’exaltaient des présentoirs et s'approcha pour examiner les flacons ciselés. Elle n'avait pas besoin de parfum, elle portait toujours le même depuis la quatrième année, quand Justin lui en avait offert une bouteille à Noël. Il avait renouvelé son geste cette année, à l'occasion de son anniversaire cette fois-ci – soit le jour de Noël mais estampillé « anniversaire » - et elle le portait avec délice. Qu'il lui offre un parfum n'était-il pas tout à fait significatif de l'amour caché qu'il lui portait, mais sans oser se l'avouer en raison de leur différence d'âge ? Mais Perséphone savait qu'elle n'aurait plus longtemps à attendre : elle atteindrait sa majorité en décembre prochain. A moins que Justin ne souhaite attendre sa sortie de Poudlard ? C'était certes plus pratique, mais tellement plus long ! Enfin, là n'était pas la question. Elle devait attendre qu'il se sépare de cette Caroline qui n'était ni plus ni moins qu'une passade, comme toutes les autres femmes avant elle. Il y avait avait eu plusieurs depuis qu'elle connaissait Justin, depuis ses onze ans donc, mais cela n'avait jamais duré, tandis que elle et leur amitié étaient toujours là. Caroline finirait par disparaître de sa vie aussi, surtout lorsque Justin se rendrait compte qu'elle était désormais majeure. Elle en était là de ses réflexions, quand quelqu'un l'interpella. Relevant la tête, les yeux de Séphy se posèrent sur Roxanne Prewett et ses lèvres s'étirèrent en un sourire affable.

- Roxanne, c'est un plaisir de te voir en cette jolie journée !

Roxanne Prewett avait un an de plus qu'elle mais elles étaient toutes les deux préfètes et se connaissaient donc. Même si elle ne l'avouerait jamais, Séphy était un peu envieuse de sa camarade, qui avait quelque chose qu'elle ne posséderait jamais : son appartenance à une famille de Sang-Pur. Un peu paradoxalement, Perséphone ne reniait pas ses origines moldues mais aurait adoré appartenir à la bonne société sorcière, tout comme elle appartenait à la bonne société moldue. Tout simplement parce qu'elle admirait ces familles qui cherchaient à préserver les traditions sorcières et parce que tout simplement, elle aurait aimé appartenir à la haute société de son monde d'adoption, pour garder le même rang social que dans son monde de naissance. Malheureusement, ce n'était pas le cas et cela ne le serait jamais. Posant un regard curieux sur le présentoir qu'examinait Roxanne, Séphy cilla légèrement en voyant le nom du parfum. Elle l'avait déjà entendu quelque part...

- Comment vas-tu ? Tes vacances se déroulent-elles selon tes souhaits ? s'enquit-elle avec un intérêt sincère.

Après tout, Roxanne était une jeune fille très bien élevée et Séphy savait qu'elles partageaient sûrement – en tant que jeunes filles de bonnes familles – des valeurs et des centres d'intérêts, voire des aspirations. Et c'était toujours agréable de parler avec des Sang-Pur, tout simplement parce que leurs éducations étaient proches et Perséphone se retrouvaient plus en eux qu'en ses autres camarades. Malheureusement, ce n'était pas un sentiment réciproque, rares étaient les Sang-Purs qui connaissaient la noblesse moldue, et sûrement pas une petite famille comme les Harrington. Elle relu une nouvelle fois le nom du parfum et l'illumination se fit.

- Tu sais, commença-t-elle doucement,je crois me souvenir – à vrai dire j'en suis sûre – que c'est le parfum que porte Katy Scott. J'ai entendu Jack Maxwell en parler. Je sais qu'elle ne sera plus là l'année prochaine mais... Tout de même.

Il y avait une sacrée différence entre une Prewett et une K-Girl, une différence indéniable. Voire même un fossé. Le même type de fossé qu'entre ses parents et elle, un peu.


Roxanne PrewettAncien personnageavatar
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Roxanne rendit son sourire à Perséphone, tout en se redressant légèrement, veillant à garder le dos droit. C’était important, de se tenir toujours droite. L’allure était quelque chose de fondamental, chez une femme, et la jeune Prewett était bien placée pour le savoir. C’était quelque chose qui lui tenait beaucoup à cœur, après tout, la façon dont les gens la voyaient. Oh, évidemment, elle ne jurait pas que par ça ! L’intelligence, la vivacité, l’esprit étaient d’autres facteurs tout aussi importants. Mais être présentable en toutes circonstances était un aspect qu’il ne fallait pas négliger. Puis, la jeune fille devait bien l’avouer, elle se sentait bien plus confiante lorsqu’elle était bien habillée et joliment coiffée, que lorsqu’elle était débraillée. Et c’était une sorte de politesse, d’être présentable. Or, Roxanne accordait une attention particulière aux bonnes manières. Elle tenait de sa mère, visiblement. Perséphone, quant à elle, semblait avoir un raisonnement proche du sien, comme elle avait pu le constater lorsqu’elle la croisait, dans les couloirs de Poudlard, ou, comme aujourd’hui, en dehors. Elle avait beau être née-moldue, elle semblait bien plus être de haute naissance que bien des jeunes filles de la Haute Société sorcière ! Puis elle était préfète, respectable et respectée. Quelqu’un de bien, sans aucun doute. Aussi, la Serpentard était ravie de pouvoir converser avec elle. Il fallait dire qu’elle manquait cruellement de compagnie, parfois.

« Oui, elles se passent très bien, merci de t’en préoccuper. Et les tiennes ? Tu as des choses de prévues pour la fin des vacances ? » s’enquit-elle avec un sourire sincère.

Bon, elle n’avait pas avoué qu’elle s’ennuyait parfois à mourir pendant la journée, mais il s’agissait d’un détail qu’elle pouvait facilement passer sous silence. Les vacances d’été de la jeune Prewett était souvent monotones, ennuyantes à souhait. Elle passait la plupart de ses journées au manoir avec sa mère et sa sœur, alors que son père partait tôt au Ministère, et rentrait tard le soir. Evidemment, elle passait de bons moments avec Amy mais… Mais il fallait le reconnaître : elles n’avaient pas les mêmes centres d’intérêts. Aux balades mouvementées qu’Amy entreprenait, elle préférait les balades calmes, ou, mieux, s’installer confortablement dans le jardin, avec un thé et un livre à dévorer, ou bien encore son carnet de croquis. Elle était posée, oui. Mais ça lui convenait parfaitement, d’ordinaire. Sauf que là, alors que la deuxième quinzaine d’août n’était même pas encore entamée, elle s’ennuyait. Déjà. Aussi, elle était ravie de sortir un peu du manoir familial.

« Celui de Katy Scott ? Vraiment ? » répéta Roxanne en reposant immédiatement le parfum sur son présentoir. « Je te remercie de me l’avoir fait remarquer, je n’aurai pas voulu être associée à une K-Girl… Cela dit, l’odeur est tout de même plus appréciable lorsque le parfum est utilisé à petites doses, que lorsqu’elle s’en asperge… » commenta la jeune fille en fronçant le nez.

Cette fille n’avait vraiment aucune classe. Tout comme Kelsey Lorgan, ou encore Kelly Murdoch. Ah, Kelly… Partager son dortoir était un véritable calvaire. Autant elle appréciait Paige et Joy, mais cette fille qui ne jurait que par les garçons… Pourtant, il lui arrivait d’être touchante – souvent dans sa stupidité, en réalité – mais ça ne pardonnait pas tout. Elle ne pouvait pas compter le nombre de fois où Kelly s’était plainte des uniformes. Les trouvant trop longs, qu’ils ne mettaient pas en valeur son corps… Aussi, elle se plaisait à ôter plusieurs centimètre à la longueur réglementaire de la jupe, et « oubliait » souvent de boutonner les boutons du haut de son chemisier, transformant donc l’uniforme en une tenue indécente.

« Tu cherches quelque chose en particulier ? » demanda-t-elle finalement, curieuse. « Si tu as un peu de temps devant toi, nous pourrions peut-être faire nos achats ensemble ? » proposa la Serpentard, avant d’ajouter : « Sauf si tu as déjà quelque chose de prévu, évidemment. »

Pour sa part, elle serait plus qu’heureuse de ne pas avoir à rentrer immédiatement au manoir. Puis, Perséphone était de bonne compagnie, après tout.



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Perséphone HarringtonAncien personnageavatar
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Perséphone ne put s'empêcher de sourire en voyant le maintien impeccable de Roxanne. Il était amusant de constater qu'elles avaient toutes les deux autant de points commun, ne serait-ce que dans leur mise impeccable, dans leur manière de se tenir ou de s'exprimer. Les Prewett étaient une famille de Sang-Pur respectable et ancienne, Séphy le savait parfaitement. Elle savait également qu'ils étaient liés aux Weasley qui étaient de grands héros de guerre. Quand elle était arrivée dans le monde magique, Perséphone avait rêvé d'appartenir à l'une de ces grandes familles sorcière, celles qui étaient reconnues par tous et admirée. Elle aurait voulu avoir une histoire dans le monde magique, ne pas être qu'une pièce rapportée, une personne solitaire dans un monde inconnu. Evidemment, sa famille avait une histoire dans le monde moldu, les Harrington faisaient partie de la petite noblesse anglaise depuis des siècles. John Harrington avait été un membre éminent de la cour d'Elisabeth I durant plusieurs années, même s'il avait fini par tomber en disgrâce. Ser Harrington était tout de même un grand inventeur pour son époque, étant donné qu'il avait inventé la chasse d'eau. Certes, ce n'était pas ce qu'il y avait de plus élégant à annoncer lors des déjeuners mais c'était tout de même une avancée majeure pour la société et Ser John était l'un des ancêtres de Perséphone et elle devait lui accorder un certain coté Serdaigle. Quoi qu'il en soit, elle regrettait de ne pas avoir de racines sorcières et c'était également pour cela qu'elle s'efforçait de s'intégrer au mieux dans le monde magique. Roxanne était chanceuse d'être issue d'une famille aussi prestigieuse.
Je pense passer la fin de l'été à Londres, chez ma tante, Lady Eugenia Harrington. Mon frère cadet Henry est également là, il est agréable de pouvoir profiter de la capitale de temps à autres. Et toi ? As-tu un emploi du temps chargé pour cette fin de mois ?
Séphy avait fait exprès de préciser le titre de sa tante. Même si elle n'avait pas de racines sorcières, elle était fière de ses origines moldues et de sa famille et si elle pouvait faire comprendre à Roxanne qu'elles étaient du même rang... Perséphone avait toujours pensé que Roxanne était une fille bien, respectable et bien élevée. Elles avaient certes un an de différence, mais Séphy était persuadée qu'elles pourraient bien s'entendre. Après tout, elle connaissait assez bien les élèves de Poudlard afin de pouvoir accomplir correctement son devoir de préfète et elle connaissait quelque peu Roxanne, assez pour savoir que Roxanne et elle semblaient avoir des points communs comme le respect du règlement, l'amour du calme et des études. Peut-être qu'elles pourraient devenir amies ? Évidemment, ce n'était pas quelque chose qui se décidait à l'avance mais on pouvait toujours se rapprocher des gens qu'on estimait. Il fallait avouer que Séphy n'était pas le genre de fille qui débordait d'amies, il est vrai. Elle était courtoise avec beaucoup de monde, entretenait de cordiales relations avec presque tous ses camarades de classe et avaient quelques amis et copines au sein de la maison Serdaigle. Wendy était incontestablement son amie la plus proche et elle avait quelque amies au sein des années supérieures également mais tout cela se comptait sur les doigts d'une main. Elle serait ravie d'avoir une personne en plus avec qui sympathiser. Ce n'est pas qu'elle soit asociale ou quelque chose du même acabit mais Perséphone restait exigeante dans tous les domaines, y compris en amitié.

- Et encore ! Il s'agit d'un parfum de qualité. Imagine si elle utilisait un parfum de bas-étage, je n'ose pas imaginer le résultat. C'est un tel manque de subtilité. Honnêtement, je pense que Katy peut être tout à fait aimable mais il est vrai qu'elle manque souvent d'élégance.

Séphy n'était pas du genre à critiquer aussi facilement, surtout pas de cette manière et à voix haute mais elle avait souhaité continuer sur la lancée de Roxanne pour entretenir la conversation. Ce n'était pas très correct, certes, mais ce n'est pas comme si Katy pouvait les entendre, non ? Et puis de toute manière, elle irait se confesser bientôt, pour alléger son âme. Critiquer une K-Girl n'était pas quelque chose de difficile mais c'était le plus évident... Ces filles - aux yeux de Séphy - étaient de véritables mystères ambulants, comme si elles n'étaient pas du même monde qu'elle. Dans le monde de Perséphone, on se comportait avec retenue et élégance, pas comme cela. Quand elle les observait, Séphy se posait de véritables questions d'ordre sociologique sur l'origine de leur comportement, leur mode de pensée et leur éducation, c'était quelque chose d'assez passionnant et elle aurait adoré pouvoir les interroger sur ces sujets. Malheureusement, il était assez mal vu de se livrer à ce genre d'études sur des camarades de classe.

Non, je ne cherche rien en particulier, je porte le même parfum depuis des années, un cadeau, répondit-t-elle poliment, sans chercher à cacher le sourire qui lui venait aux lèvres chaque fois qu'elle pensait à Justin. Je flânais simplement, la rue principale est bondée, je suis plus tranquille ici. Et je serais très heureuse de faire mes achats avec toi ! ajouta-t-elle avec enthousiasme. Je ne dois pas rentrer tout de suite, comme nous sommes en été, j'ai la permission de six heures et demi.

Henry ne s'inquiéterait pas, il était trop plongé dans son programme de révision pour la rentrée : Eton était une école plus qu'exigeante. Abandonnant le présentoir du parfum de Katy Scott, Perséphone regarda autour d'elle et son regard finit par se poser sur un petit chaudron très ouvragé, intitulé "Philtre de cuivre". Elle saisit la bouteille et constata qu'une délicieuse odeur de caramel s'en échappait.

- Et ça ? demanda-t-elle en tendant le flacon à Roxanne. D'habitude, je n'aime pas les odeurs très sucrées mais j'avoue que cela sent très bon. Je préfère les odeurs très... Très fraiches, si tu vois ce que je veux dire ? Ou les odeurs du quotidien, comme la lessive, même si je ne porte pas de lessive en parfum ! précisa-t-elle en riant. J'ai hâte de savoir quelle odeur dégagera l'Amortentia pour moi, c'est au programme de cette année en potions, je suis impatiente.

Elle adressa un sourire à Roxanne, elle qui avait déjà dû passer par là étant donné qu'elle entrait en septième année.

- Comment se sont déroulés tes examens ? s'enquit-elle poliment. N'appréhendes-tu pas la septième année ?

Après tout, c'était la dernière année et les examens finaux : c'était l'une des années les plus importantes, la dernière avant les ASPICS et le monde adulte.


Roxanne PrewettAncien personnageavatar
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Les parents de Roxanne ne lui avaient jamais inculqué la haine envers les nés-moldus. Certes, elle appartenait à la Haute-Société, baignait dedans depuis qu’elle était née – et elle adorait ça. Là où certaines personnes trouvaient les réceptions mondaines ennuyantes à mourir, la Serpentard y voyait un évènement mondain raffiné, où elle se plaisait toujours à se rendre, lorsqu’elle n’était pas à Poudlard. Et si elle était bien consciente que beaucoup feignaient la sympathie ou encore l’admiration qu’ils pouvaient prétendre avoir, elle se prêtait au jeu de l’hypocrisie avec plaisir. Elle aussi savait plaquer un faux sourire sur ses lèvres, et distribuer des compliments qu’elle ne pensait absolument pas. Mais, malgré son attachement pour la Haute Société, elle n’avait jamais rejeté les nés-moldus au point de ne pas leur parler. Certes, il était plus simple pour elle de converser avec les Sangs-Pur, car, d’emblée, ils avaient quelques points en commun, et se connaissaient probablement depuis quelques temps, via leurs parents. De plus, ils avaient reçu la même éducation qu’elle, alors Roxanne pouvait se sentir plus proche d’eux assez rapidement. Il n’empêche qu’il lui suffisait de regarder Perséphone, son maintien et son langage impeccable, pour se rendre compte que son éducation avait été très semblable à la sienne. Parce qu’elles étaient du même rang, nota Roxanne. Excepté le fait que les racines de Perséphone se trouvaient du côté des moldus, et les siennes chez les sorciers, évidemment.

« Je pense passer la fin de l’été au manoir, avec mes parents. C’est un lieu particulièrement agréable, surtout en cette saison. Ma famille organise une réception mondaine, dans quelques jours, je compte m’y rendre également. » exposa Roxanne avec un léger sourire aux lèvres.

Les Greengrass se plaisaient à organiser des réunions de la sorte, en plus de celles qui réunissaient toutes les familles de Sang-Pur, et la jeune fille aimait réellement s’y rendre. Elle avait, malgré tout, un grand sens de la famille, et aimait savoir ce que devenait ses nombreux cousins. Et puis, c’était toujours important, de se tenir au courant de ces choses là, après tout ! De toute façon, même si elle ne voulait pas y aller, elle aurait été obligée de s’y rendre. Ses parents – et surtout ses grands-parents – étaient beaucoup attachés à ces réceptions, et accordaient une attention particulière à en manquer le moins possible. Fort heureusement, ce n’était pas une contrainte pour elle, mais elle ne pouvait pas en dire autant de sa sœur. Roxanne adorait Amy, ce n’était plus à démontrer. Vraiment, elles s’entendaient bien, Amy était adorable mais… Elle avait l’impression qu’elles ne vivaient pas dans le même monde. Sa petite-sœur était si impulsive que ça la déstabilisait – et l’agaçait aussi, légèrement. Un peu de manière, par Merlin !

« Katy Scott est sûrement très aimable, je ne la fréquente pas vraiment, à vrai dire. Mais j’ai une de ses amies dans mon dortoir, Kelly Murdoch. » expliqua-t-elle en se retenant de soupirer.

Kelly n’était pas méchante, pourtant, vraiment pas. Elle était même devenue plutôt attachante, au bout de six longues années. Mais elle n’avait décidemment pas inventé l’eau chaude, bien au contraire.

« Parfait. » déclara Roxanne, alors qu’un sourire s’étirait sur ses lèvres lorsque Perséphone accepta de faire ses achats en sa compagnie.

Un peu de compagnie lui ferait le plus grand bien, et celle de la jeune fille avait l’air d’être particulièrement agréable. Et puis, Perséphone semblait bien élevée, respectable et respectée au sein de Poudlard. Préfète, en plus de ça ! Non, vraiment, elles ne pouvaient que s’entendre, n’est-ce pas ? Oui, probablement, décida Roxanne en reportant son attention sur les parfums disposés sur les présentoirs. Elle s’intéressa à celui que la Serdaigle lui tendait et l’approcha de son visage pour pouvoir sentir son odeur. Si elle était délicieuse au premier abord, la jeune fille redoutait qu’elle devienne entêtante, peut-être trop lourde, au fil du temps. Elle aussi préférait porter des odeurs légères.

« Peut-être trop sucrée, effectivement. » reconnu Roxanne en reposant le flacon. « L’odeur est délicieuse, mais je préfère également porter des choses plus légères. Quelle odeur a ton parfum ? » s’enquit-elle finalement en posant un regard curieux sur la jeune fille, avant de reprendre. « Le cours sur l’Amortentia est particulièrement intéressant, oui. J’aime beaucoup les potions, j’espère que le remplaçant du professeur Adamson sera à sa hauteur. »

Ce n’était pas qu’elle doutait de la capacité de l’équipe enseignante à choisir des professeurs compétents, mais ils avaient quand même eu Ana Sorden l’année dernière. Cela dit, après elle, il était difficile de faire pire, songea Roxanne, avec une pensée peu charitable pour son enseignante.

« Mes examens se sont bien passés, oui. Ceux de sixième année sont particulièrement simples, il faut dire. » Avant les ASPIC, ils avaient bien le droit à une année un peu plus tranquille, tout de même ! « Quant à ma septième année… Je pense qu’elle ne sera pas de tout repos, évidemment, mais je crois pouvoir fournir la quantité de travail nécessaire pour la réussir. » assura-t-elle, confiante. « Et tes propres examens, comment se sont-ils passés ? Tu as obtenu tous les BUSEs que tu souhaitais ? » interrogea-t-elle. « Quelles matières aimerais-tu poursuivre ? »



Kit par Ash-choupie ♥
Perséphone HarringtonAncien personnageavatar
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L'idée des manoirs sorciers avait toujours semblé merveilleuse à Perséphone. Poudlard était un château splendide et enchanté et elle était intimement persuadée que les manoirs des bonnes familles sorcières du pays devaient également être fantastique. Ses propres parents possédaient également une grande bâtisse qui provenait de leurs ancêtres et qui était également un manoir mais ce dernier était on ne peut plus moldu et si Séphy lui reconnaissait une grande élégance et un certain charme, l'idée d'un manoir magique lui plaisait beaucoup plus. Elle avait toujours rêvé de cette noblesse magique tout simplement parce qu'elle en était exclue. Elle connaissait un peu celle moldue même si sa famille était une toute petite famille de petite noblesse : c'était un univers qu'elle connaissait, elle pouvait se targuer d'y avoir des origines et certaines relations. Mais dans le monde magique, elle n'appartenait plus à ce monde et était bien loin d'appartenir à la bonne société magique et n'y appartiendrait sûrement jamais alors qu'elle aurait aimé la connaître, comme dans une continuité de sa propre famille. Elle enviait Roxanne d'y appartenir et était comme avide des détails qu'elle laissait échapper de ce monde si élitiste.

-  J'imagine... souffla Séphy, un peu rêveuse quand Roxanne mentionna son manoir.  Dans quelle région vis-tu ? Et c'est une réception à quelle occasion ? Je n'en n'ai pas fréquenté cet été, des moldues, j'entends, mes parents s'y sont rendus sans nous.

Elle était curieuse mais elle était trop intriguée pour se retenir de poser des questions. Si Roxanne s'en offusquait, elle mettrait cela en plaisantant sur son coté Serdaigle. L'une de leur qualités - ou défaut, selon les points de vue - était la curiosité et l'amour de la connaissance, après tout. Même si l'amour de la connaissance s'apparentait aussi à des ragots. En tant que préfète, Séphy s'attachait à connaître tous les élèves de sa maison et presque tous les élèves de l'école, du moins leur caractéristiques ou leurs bêtises et elle avait évidemment entendu parler de la petite Abigail Scavo en première année qui avait déjà un amour prononcé pour les ragots à ce qu'elle avait compris. Il n'y avait rien de mal à ça mais Perséphone aimait rester informée de ce qui pouvait se passer dans l'école et elle gardait un œil sur les élèves les plus actifs et qui pouvaient potentiellement poser des problèmes, y compris les jeunes.

- Kelly est quelqu'un de gentil, affirma Perséphone, bonne âme. Une brave fille.

Et par là, Séphy voulait dire qu'à défaut d'être méchante, Kelly était loin d'avoir inventé le chaudron auto-touilleur. Les K-Girl n'étaient pas brillantes de toute manière, c'était l'une de leurs caractéristiques. Jolies et populaires, pas futée mais pas méchantes la plupart du temps, même si elles pouvaient avoir des piques assez pointues. Perséphone savait qu'elle n'était pas appréciée de ces dernières : elle était bien trop sage et bien trop à cheval sur le règlement pour elles, mais cela n'allait pas changer sa vie. Cela faisait déjà un an que la plupart des gens l'appelaient Miss Parfaite Préfète et elle le vivait très bien. Ce n'était pas une insulte à ses yeux.

Elle suivit Roxanne à travers les présentoirs après qu'elles aient décidé de passer le reste de l'après-midi ensemble. L'idée faisait un peu étrange à Séphy qui n'avait jamais été la reine de la spontanéité pour se faire des amis ou pour rencontrer des gens mais elle estimait suffisamment Roxanne pour que l'idée lui plaise bien. Elles dissertèrent un instant sur un parfum avant que Roxanne ne le repose, visiblement pas convaincue. Elle sourit largement lorsque sa camarade de classe lui demanda l'odeur de son parfum. L'idée de parler d'un cadeau de Justin la réjouissait au plus au point et elle rosit rien qu'à l'idée de son ami, ses traits s'affichant dans son esprit, ainsi que son sourire.

-  C'est un peu sucré, c'est une sorte d'odeur de caramel mais pas trop entêtante, c'est assez léger, un peu vanillé aussi, un peu de poudre de riz... Comme une pâtisserie légère, en fait ! C'est un parfum moldu.

Et son affection pour ce parfum allait évidemment de pair avec sa grande affection pour Justin.

-  Je pense honnêtement que personne ne peut remplacer le Professeur Adamson, énonça Séphy d'un ton docte.  C'est une enseignante rigoureuse et une bonne pédagogue je trouve, très difficile de faire mieux ! Je suis déçue qu'elle parte, alors je continue les potions pour les ASPICS. Un changement d'enseignant n'est jamais bon, mais l'équipe pédagogique va être bouleversée cette année, nous n'avons pas vraiment le choix... Quoiqu'il en soit, elle fera un excellente directrice je pense, de la même trempe que le Professeur McGonagall. C'est autre chose qu'Ana Sorden, c'est sûr...

Elle ne ressentit pas le besoin d'expliciter ce qu'elle pensait de l'ancienne enseignante : son ton dégoûté et son plissement de nez le firent pour elle. Elle avait été très choquée d'apprendre que le Professeur Sorden était en fait une Mardolienne responsable de l'horrible attentat en Laponie, qui aurait pu coûter la vie à plusieurs élèves. Comment pouvait-on laisser un tel danger dans les murs de l'école ? Séphy savait qu'aucun jugement n'était parfait et qu'Ana Sorden était une manipulatrice hors-pair mais elle restait stupéfaite que personne n'ait découvert son manège avant. Enfin, elle ne pouvait rien dire : elle-même n'avait longtemps vu en elle qu'une enseignante tonitruante et un peu superficielle qui paraissait dans Sorcière-Hebdo alors que cela n'était pas la place d'une enseignante.

Elle fut un peu déçue d'apprendre que les examens de fin d'année de la sixième année étaient simples - elle avait pensé pouvoir s'entrainer aux ASPICS un an à l'avance - mais se ragaillardit en se disant qu'elle aurait plus de temps pour travailler les ASPICS en eux-même afin de décrocher les meilleures notes possibles. Elle voulait entrer au Département des Mystères et c'était quelque chose de très difficile alors elle préférait s'assurer d'avoir un dossier impeccable et sans reproches pour mettre toutes les chances de son coté. Ses notes étaient excellentes, elle était préfète et visait le poste de préfète-en-chef, elle était la co-présidente du club des supporters de Serdaigle et faisait des recherches extra-scolaires sur les Runes pour prouver sa passion dans ce domaine et sa volonté de se pencher sur l'origine de la magie. Avec un tel dossier, elle espérait bien pouvoir obtenir le poste de ses rêves au Ministère.

-  Je n'en doute pas ! répondit-elle sincèrement quand Roxanne s'annonça confiante pour l'année à venir.  Tout le monde sait que tu es une excellente élève. Ce n'était pas de la flatterie mais une vérité : les bons élèves étaient connus dans Poudlard et Roxanne Prewett en faisait parti.  Je suis très satisfaite de mes BUSES, j'ai obtenu trois O, le reste en E et un A en Astronomie à cause d'une magistrale erreur de lecture de carte, ce fut assez désastreux. Je n'abandonne aucune matière, je continue tout, avec l'Arithmancie et les Runes. Je n'ai pas envie de travailler moins sous prétexte que le niveau est plus dur, il faut juste travailler plus. Et j'ai envie d'avoir un bon dossier pour entrer au Département des Mystères, je m'intéresse aux vieux textes runiques. Et toi, plus tard, que veux-tu faire ?

Même si Perséphone contesterait sûrement le choix du verbe, les deux jeunes filles passèrent l'après-midi ensemble à babiller gaiement. Elles s'entendaient toutes les deux bien et Séphy se surprit à regretter de ne pas avoir parler à Roxanne auparavant alors qu'elles n'avaient qu'une année de différence. C'est ainsi qu'elle se promit de continuer cette amorce d'amitié lors de leur retour à Poudlard. Après tout, qui se ressemble s'assemble, non ?

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Au milieu des senteurs [Perséphone & Roxanne]

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