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 Les imprudentes [Marianne & Roxanne]

Roxanne PrewettAncien personnageavatar
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15 août 2007

Roxanne fixa une barète dans ses cheveux pour retenir une mèche rebelle qui lui barrait le visage. Lorsqu’elle le pouvait, elle essayait d’attacher ses cheveux, mais ne pouvait pas, aujourd’hui, se contenter d’une simple coiffure. Ses parents avaient invité des amis à prendre le thé, et la jeune fille aimait se montrer sous sa meilleure apparence. Aussi, elle avait revêtu de jolis vêtements sorciers, acquis il y a peu, et s’était soigneusement peignée les cheveux. Sauf qu’il y avait toujours cette mèche, qui lui retombait sur le visage. C’était désespérant. Elle avait trouvé une parade, et se munissait de barètes, pour faire tenir ses cheveux, mais tout de même, elle aurait préféré avoir une chevelure qui restait en place dans toutes les circonstances ! Mais non, la sienne n’en faisait qu’à sa tête, évidemment. Et c’était exactement le genre de détail futile qui énervait particulièrement Roxanne. Il y avait ça, les faux-plis, les marques de la couette sur la joue le matin… C’était peut-être stupide, futile, certes. Elle accordait peut-être trop d’attention à des détails insignifiants, oui. Mais elle y tenait, après tout. Elle adressa un sourire satisfait à son reflet, et se leva. Sortant de sa chambre, veillant à se tenir bien droite – comme on lui avait dit de le faire – elle gagna le salon, où sa mère s’affairait.

« Où est Amy ? » demanda la jeune fille en fronçant légèrement les sourcils.
« Elle vient de partir chez tes cousins. »
« Les Wolf viennent aujourd’hui, pourtant ? »
« Elle a eu ma permission. Mais justement, je comptais sur ta sœur pour quelque chose, et j’aimerai que tu la remplaces. »
« C'est-à-dire ? »
« Les Wolf viennent avec une de leurs filles, Marianne. Tu la connais peut-être, elle est à Poudlard, à Poufsouffle. »
« Ça me dit quelque chose, oui. »
« Les conversations d’adultes vont probablement l’ennuyer, je me disais que tu pourrais peut-être lui montrer le jardin ? » tenta sa mère, l’air de rien.
« Maman, j’ai dix-sept ans. Je n’ai plus l’âge de jouer à la baby-sitteur. »
« Tu gardes bien tes cousins. » opposa sa mère.
« Et je suis payée pour ça. » fit-elle remarquer.
« Ne discute pas, Roxanne. Tu feras ce que je te dis. »
« Très bien. » finit-t-elle par céder avec raideur.

Imperceptiblement, elle soupira, avant d’adresser un sourire angélique à sa mère, qui haussa les sourcils en retour, pour bien lui faire comprendre qu’elle n’était pas dupe. Elle la connaissait vraiment trop bien, songea Roxanne en replaçant une mèche de cheveux. Bien vite, son père les rejoint, déposa un baiser sur la joue de sa fille – il n’avait pas déjeuné avec elle, préférant rester enfermé dans son bureau. Il avait des affaires à régler, disait-il. Quelques minutes après, les Wolf faisaient leur entrée. La petite famille les accueillit avec une joie parfaitement maîtrisée, à grand renfort de sourires et de formules de politesses banales. Bien vite, ils s’installèrent au salon. Roxanne essaya d’ignorer le regard appuyé que sa mère lui lançait, puis finit par se tourner vers Marianne, se retenant de lever les yeux au ciel. Elle plaqua un sourire affable sur ses lèvres, avant de s’adresser à la petite blonde.

« Marianne ? Viens, laissons les adultes parler entre eux, je vais te montrer le jardin ! »

Toujours aussi souriante, elle la conduisit vers le jardin qui jouxtait le manoir. Sa mère passait des heures à l’entretenir. Il y avait de magnifiques rosiers, et un lac, au fond du jardin. Petite, elle s’y rendait avec Amy, l’été. Si seulement Amy avait été là, songea la jeune fille. Elle aurait tout de suite su quoi faire pour occuper Marianne. La seule chose que Roxanne pouvait lui proposer, c’était de l’emmener à la bibliothèque, lui laisser choisir un livre, et lui montrer son endroit préféré pour lire – sous le chêne, près du lac. Mais elle n’était pas persuadée que Marianne soit ravie de cette éventualité…

« Comment se passe ta scolarité ? Tu es à Poufsouffle, c’est ça ? Tes examens de fin d’année se sont bien passés ? » demanda-t-elle pour faire la conversation.



Kit par Ash-choupie ♥
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Dernière édition par Marianne Wolf le Sam 16 Nov 2013 - 13:32, édité 1 fois
Jack hurlait dans le couloir. Marianne soupira. Son frère était tellement agaçant, parfois ! Et il en faisait voir de toutes les couleurs à sa nourrice sans que personne ne dise rien. Elle entendit la porte de la pièce d’à côté s’ouvrir, et imagina sans peine sa sœur aînée passer la tête dans le couloir d’un air profondément ennuyé. Des pas se firent entendre dans le couloir. Leur père, certainement. Debout au milieu de sa chambre, devant son armoire grande ouverte, la petite fille tentait vainement de nouer les rubans dans le dos de sa robe. Cela faisait déjà plus de dix minutes qu’elle s’échinait, les mains dans le dos, à tenter de faire de jolis nœuds, ou au moins des nœuds corrects, mais l’image que lui renvoyait la psyché installée dans le coin de la pièce ne lui convenait jamais. A force d’être, depuis de longues minutes, tripotés, tirés, écrasés par ses mains devenues moites, les rubans qu’elle essayait maladroite d’attacher finissaient par ressembler à de malheureuses ficelles. Son petit visage était crispé de concentration, et d’agacement, aussi, puisque les cris du petit dernier de la famille ne l’aidaient en rien à se concentrer. Heureusement pour elle, Michelle ouvrit la porte qui faisait communiquer leurs deux chambres. Marianne leva les yeux vers elle, l’interrogeant du regard sur la raison de sa venue. Les deux sœurs n’étaient pas véritablement complices, aussi, il était rare que la porte serve, sauf pour Maman.

« Je viens t’emprunter de l’encre. Je n’en ai plus, et tu n’utilises jamais la tienne. »

Ce n’était pas vrai, protesta intérieurement la Poufsouffle. Elle en avait utilisé, cette année, de l’encre. Pour écrire à Ahren, surtout. Mais elle ne prit pas la peine de le faire remarquer à sa sœur. Celle-ci avait toujours raison, elle était si sage et réfléchie. Marianne l’admirait, sincèrement, mais d’une admiration distante, comme si Michelle était un modèle inatteignable, et un peu réservée, aussi, puisqu’elle était souvent agacée que son aînée mette volontairement de la distance entre elles. Et puis Marianne avait encore en travers de la gorge son regard méprisant de la semaine passée, qui l’avait peinée.

« Oui, sers-toi, vas-y. »

Sa sœur attrapa l’encrier posé sur le bureau, la remercia d’un sourire et allait repartir quand Marianne l’arrêta.

« Tu peux m’aider, s’il-te-plait ? Désolée de t’embêter, mais je n’y arrive vraiment pas… je ne veux pas être toute moche pour aller chez les Prewett ! »

Elle lança un regard larmoyant et suppliant à sa sœur, qui posa l’encrier sur un manuel situé sur la coiffeuse. Michelle la fit se tourner, dos à elle, et pesta en voyant les rubans tout froissés. Elle s’employa alors, laborieusement, à les lisser de ses doigts. Marianne rougit, sentant dans les gestes un peu secs de son aînée que celle-ci était agacée par sa maladresse, même si son visage ne le montrait pas. C’était vraiment nul, d’être maladroite. A croire qu’elle était incapable de faire quoique ce soit toute seule ! Alors que le premier ruban, celui du bas, formait enfin une belle rosette et que Michelle s’attaquait à celui du dessus, Marianne retenant sa respiration et s’efforçant de rester immobile pour ne pas la gêner, l’aînée parut remarquer un détail.

« C’est mon ancienne robe ! »
« Oui. »

La petite Poufsouffle retint une exclamation agacée. Elle détestait quand elle portait les anciens vêtements de sa sœur. C’était rare, car Michelle faisait presque la même taille qu’elle, mais celle-ci était devenue trop étroite et elle avait à peine eu le temps de la porter. Et puis elle était vraiment très jolie, cette robe. D’un tissu léger blanc cassé, par-dessus lequel avait été cousu un fin voile au niveau de la jupe, elle lui arrivait un peu en dessous des genoux, se terminant par un joli dégradé de perles grises. Marianne l’aimait beaucoup, et était ravie de la porter, mais si Michelle pouvait éviter de lui rappeler que ce n’était pas, à l’origine du moins, sa robe à elle, achetée pour elle, faite pour elle, ce serait gentil de sa part. Le troisième ruban était à peine noué quand leur mère entra sans crier garde dans la pièce.

« Tu n’es toujours pas prête, Marianne ? » s’étonna-t-elle.

La petite fille voulut bredouiller quelque chose à propos des rubans difficiles à attacher, mais Darlene l’arrêta net d’un petit claquement de langue agacé. Elle sourit à sa fille aînée et lui dit que son père l’attendait en bas. Michelle était invitée chez son amie Ariadna Schaffer et Papa avait promis de l’emmener une heure avant qu’ils ne partent prendre le thé chez les Prewett, et la crise de Jack avait plus que retardé la chose, ce qui agaçait grandement leur mère. Elle ne supportait pas l’idée de savoir que sa fille était en retard. Et ils n’avaient même pas pu prévenir du contretemps… Non, vraiment, cela n’allait pas, c’était impoli, et sa patience était mise à rude épreuve. Déjà que le fait que sa fille aînée ne puisse les accompagner chez les Prewett parce que l’invitation des Schaffer était arrivée avant la contrariait…

« Par Morgane, qu’est-il arrivé à ces rubans ? » s’exclama-t-elle alors que Michelle refermait la porte de la chambre derrière elle.

Elle arrangea la chose d’un coup de baguette, puis pris la main de Marianne et l’emmena dans le salon attendre que Benjamin revienne. La petite fille était mal à l’aise face à l’agacement de sa mère, et sentait ses joues la brûler. Elle était certaine d’être rouge comme une tomate, et le fait d’y penser n’arrangeait rien. Elle avait l’impression que c’était de sa faute. Elle aurait dû être prête avant, réussir à attacher sa robe seule, ne pas froisser les rubans… Elle aurait peut-être dû aller essayer de calmer Jack, à la place de son père, pour qu’il puisse emmener Michelle, même si dans ces cas-là, il était généralement le seul efficace. Oui, elle aurait dû, mais elle n’avait rien fait de tout ça, parce que c’était une incapable et que maintenant, à cause d’elle, Maman était en colère. Sa mère lui jeta d’ailleurs un regard qui se voulait sûrement désolé de son emportement passager, mais quoiqu’il en soit, Marianne cru qu’elle lui en voulait parce qu’elle rougissait, ou qu’elle avait pitié d’elle, et baissa les yeux. Son père transplana dans le salon à cet instant. Ils pouvaient partir, à présent. Marianne prit une grande inspiration, se redressa fièrement, toute rougeur disparue, et attrapa la main de son père. Merlin, qu’elle détestait le transplanage. C’était horriblement effrayant. Et s’ils se désartibulaient ? Et s’ils se trompaient de destination et arrivaient dans un endroit inconnu, perdu, qui faisait peur ? Elle crispa sa main. Qu’arrivait-il, si elle ne tenait pas assez fort et lâchait ? Comme à chaque fois, une vague de panique et une foule de questions s’emparaient d’elle.

Mais ils arrivèrent sans encombre chez les Prewett, qui les accueillirent chaleureusement. Marianne, tout sourire, avait un air de petit ange avec ses cheveux blonds bien coiffés, soigneusement bouclés par sa mère, et sa robe blanche. Ses yeux clairs pleins d’innocence brillaient de curiosité alors qu’elle se plaisait à détailler les lieux, essayant de le faire discrètement. Où qu’elle aille, elle était toujours impressionnée. Elle suivit ses parents et leurs hôtes jusqu’au salon, ses yeux traînant partout. Ils s’y installèrent, et la jeune fille à côté d’elle lui proposa avec un sourire de lui montrer le jardin pendant que leurs parents discutaient entre eux. Marianne acquiesça vivement.

« Oh oui, avec plaisir ! »

Rougissant de peur d’avoir parlé un peu trop fort, elle se tourna vers son père et lui demanda du regard l’autorisation de suivre Roxanne. Il lui sourit, et la Poufsouffle prit cela pour un oui, aussi suivit-elle gentiment la jeune fille après avoir adressé un dernier sourire aux adultes.

Le jardin était vraiment beau, et Marianne oublia tout souci de discrétion pour le dévorer des yeux. Son jardin à elle n’était pas aussi beau. Il n’y avait pas autant de fleurs. Et puis il n’était pas aussi grand. Il était plus étroit, aussi. Et la cour était toujours à l’ombre, alors il y faisait moins beau. Les arbres n’étaient certainement pas aussi hauts ! Et l’herbe était bien plus verte ici.
La petite fille portait des chaussures neuves, et marcher dans le jardin la fit brièvement et légèrement grimacer. Maman avait dû oublier de les assouplir d’un sortilège comme elle le faisait d’habitude. Mais elle s’efforça de ne rien laisser paraître, souriant toujours aussi gentiment et répondant aux questions aimables qu’on lui posait.
 
« Oui, je suis à Poufsouffle, ça se passe très bien, j’ai plutôt bien réussi. »
 
Ce n’était pas totalement vrai, mais elle se refusait à avouer qu’elle avait lamentablement raté quatre matières à ses examens…comme le restant de l’année. T en vol, et D en potions, botanique et étude des moldus. Ce n’était pas vraiment surprenant, pour une petite fille qui avait le vertige, la phobie des insectes et d’une bonne trentaine d’autres choses, ainsi qu’une sainte horreur de se salir.
 
« Mais pas en étude des moldus. » avoua-t-elle finalement.
 
Après tout, n’importe qui aurait pu le deviner, alors autant dire la vérité. Elle avait beaucoup de mal dans cette matière. La prof avait beau être adorable, Marianne s’emmêlait les pinceaux, confondait les voitures et les avions, les tracteurs et les radiateurs, le téléphone et la télévision, les prises électriques et les antennes. Il y avait trop de choses qui se ressemblaient, avec des noms bizarres, et elle avait beau faire des efforts, cela ne voulait pas rentrer dans sa tête. Alors elle se rassurait en se disant que, de toute façon, ça ne servait pas à grand-chose, et puis qu’elle avait encore tout le temps d’apprendre si besoin.
 
« Mais j’ai eu un O en sortilèges et en défense contre les forces du mal ! Ça compense, non ? »
 
Elle n’en était pas peu fière, en tout cas.


Roxanne PrewettAncien personnageavatar
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Sans grande surprise, Marianne accepta bien rapidement de la suivre dans le jardin. Après avoir toutefois jeté un coup d’œil à son père pour avoir son approbation. Conduisant l’enfant dehors, Roxanne sentit le regard de sa mère se poser sur elle, et elle se tourna vers elle pour la rassurer d’un sourire. Sourire qui cachait un ennui profond, elle le reconnaissait. En même temps, ce n’était pas forcément son activité préférée, de s’occuper des enfants des amis de ses parents. Certes, elle gardait ses cousins, parfois, pour rendre service à sa famille. Mais elle avait dix-sept ans, et préférait largement prendre part à une conversation d’adulte qui porterait sur un sujet actuel, important – elle s’intéressait beaucoup à l’actualité, à vrai dire – plutôt que de parler avec une enfant de douze ans, certainement adorable, mais à qui elle ne trouverait pas beaucoup à dire. Enfin, elle pouvait toujours faire un effort, se morigéna-t-elle en souriant à Marianne. Et puis, elle n’avait pas vraiment le choix, de toute façon. Elle l’avait promis à sa mère, et elle ne comptait pas subir sa colère une fois l’après-midi terminée.

« Tant mieux, c’est important, de réussir ses examens de fin d’année. » déclara sagement Roxanne.

Elle était particulièrement fière de ses propres résultats, d’ailleurs. Beaucoup de O, quelques E, et un A qui faisait un peu tâche, mais, dans l’ensemble, tout était satisfaisant. Heureusement, d’ailleurs, car Roxanne – alors qu’elle entrait en septième année – n’avait encore aucune idée de ce qu’elle voulait faire plus tard. Vaguement à la rigueur, mais rien de bien définitif. Or, elle préférait ne se fermer aucune porte. Aussi, elle mettait un point d’honneur à avoir des bonnes notes dans toutes les matières, quitte à travailler beaucoup trop. Car la jeune fille ne faisait malheureusement pas partie de ces chanceux qui pouvaient se permettre de se reposer sur leurs capacités, et de ne se contenter que de relire leurs cours, une fois de temps en temps. Au contraire, Roxanne était une fille qui avait besoin de travailler pour réussir. De savoir qu’elle maîtrisait le sujet parfaitement. C’était un point qu’elle ne pouvait pas négliger. Alors certes, parfois, ça lui pesait, parfois, elle n’avait qu’une envie : celle de tout envoyer balader. Mais elle n’était pas n’importe qui. On ne pouvait pas se permettre de faire cela lorsqu’on s’appelle Prewett, encore moins lorsqu’on était Roxanne. Alors elle travaillait. Parfois trop, avec acharnement. Mais les résultats avaient toujours été là.

« Ah, l’étude des moldus. » répéta-t-elle avec un sourire désabusé.

Un A, sa pire note. Pourtant, elle n’était pas spécialement déçue, puisque cette matière ne l’intéressait pas plus que ça. Le professeur Mason avait beau être adorable, elle n’arrivait pas à trouver de l’intérêt quant au fait d’étudier la vie des moldus. Pourtant, sa famille n’était pas extrêmement conservatrice – même si on ne pouvait pas dire qu’elle ne l’était pas un peu – et Roxanne n’avait rien contre les moldus – ils étaient un peu étranges, par contre. Mais elle ne voyait pas l’utilité d’étudier ce monde. Elle était une sorcière. Elle avait toujours vécu parmi les sorciers, et comptait continuer comme ça encore longtemps. Alors certes, il y avait cette université qu’on leur avait imposée, et qui se trouvait être en pleine ville moldue, mais tout de même ! Quelle idée, cette université, songea Roxanne en soupirant. Le MIM n’avait décidemment pas que de bonnes idées. Le SPAM était peut-être trop avant-guerre. Elle trouvait que l’APPEL était un bon compromis. Même si elle attendait de connaître un peu plus le FMI, qu’elle trouvait particulièrement intéressant, pour se prononcer.

« Mais oui, ça compense ! » s’exclama Roxanne avec un sourire – un vrai cette fois, un sourire sincère. « J’adore les sortilèges, c’est une de mes matières préférées. Et je dois dire que je ne porte pas l’étude des moldus dans mon cœur non plus. Mais il faut bien passer par-dessus ça pour réussir ses examens. » lança la jeune fille. « Tu as une matière préférée, Marianne ? »

Elle tourna la tête pour regarder les massifs de fleurs qui ornaient le jardin, et ne pu retenir un sourire. Elle adorait cet endroit, l’odeur y était divine.

« Tu veux faire quelque chose en particulier, Marianne ? Voyons-voir… On peut aller du côté du lac, si tu veux, c’est au fond du jardin. Sinon, si tu es intéressée par la lecture, on a une jolie bibliothèque. Comme tu veux, je te laisse choisir. »



Kit par Ash-choupie ♥
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La petite fille était contente de pouvoir discuter ainsi avec Roxanne. C’était rare que des personnes plus grandes conversent comme ça avec elle, tranquillement, d’égal à égal. Marianne aimait bien sa cousine, qu’elle admirait beaucoup. Elle lui avait toujours paru être intelligente et sympathique, en plus d’être jolie et bien élevée, ce qui, si vous vouliez son avis, était de plus en plus rare de nos jours. Cette admiration rendait plus appréciable encore cette impression de complicité avec elle qu’avait Marianne en cet instant, alors que la jeune femme confirma qu’elle partageait plus ou moins son avis sur l’étude des moldus. Cela donna à la petite Poufsouffle l’envie et le courage de poursuivre un peu la conversation.
 
« Je comprends jamais rien. » soupira-t-elle. « Alors je dis de grosses bêtises sans m’en rendre compte, et les autres se moquent de moi. »
 
Oh, ils ne faisaient sûrement pas ça méchamment. Elle pouvait bien imaginer à quel point confondre une cabine téléphonique et un réfrigérateur pouvait être amusant aux yeux de quelqu’un qui connaissait le monde des moldus. Mais Marianne était très sensible à la moindre moquerie, et avait rapidement envie de fondre en larmes.
 
« Alors que ça ne sert à rien, l’étude des moldus… » bougonna la petite fille.
 
Son père, qui était pourtant très exigeant sur le travail scolaire ; à tel point qu’elle, son frère et ses sœurs avaient plusieurs heures de cours particulier par semaine pendant chaque vacances ; avait lui-même affirmé que rendre obligatoire l’étude des moldus surchargeait inutilement leur emploi du temps et les fatiguait bien plus que nécessaire. Il n’était même pas fâché de ses mauvaises notes dans cette matière… Ce qui n’était pas toujours le cas, surtout lorsqu’il s’agissait de ses résultats en potions. Mais comme venait de le dire si gentiment Roxanne, le reste compensait. Pas peu fière de cette affirmation, Marianne sourit et regardait sa cousine avec de grands yeux brillants d’admiration.
 
« J’adore les sortilèges aussi ! » répondit-elle avec enthousiasme.
 
C’était l’une des rares matières où elle parvenait à surmonter sa timidité et son manque de confiance en elle pour aboutir à des résultats intéressants. Elle aimait bien l’Histoire aussi, mais c’était plus parce que cela lui semblait simple que par véritable intérêt.
 
La Serpentard lui laissa ensuite choisir ce qu’elles allaient faire ensuite, ce qui prit légèrement la petite fille au dépourvu. Elle avait l’habitude de faire ce qu’on lui disait, de suivre le mouvement. Un peu désarçonnée, Marianne eu du mal à faire un choix. Elle avait peur qu’il y ait des bêtes dans le jardin, et ses chaussures lui faisaient un peu mal au pied, mais elle n’avait aucune envie de l’avouer. Il fallait souffrir pour être belle, Maman l’avait toujours dit. Roxanne était sûrement de cet avis aussi, et elle ne voulait pas que sa cousine la trouve ridicule. De plus, le parc était vraiment magnifique, il faisait beau, aussi la fillette finit-elle par choisir cette option. Elles marchèrent ce qui parut être une éternité à la jeune Poufsouffle, avant d’arriver près du lac. Heureuse d’y être enfin parvenue, et émerveillée par le décor – ce qu’elle aimerait avoir un jardin comme ça ! – Marianne se rapprocha du lac d’un pas guilleret et enthousiaste.

« C’est beau ! » s’exclama-t-elle en observant le soleil et les arbres qui se reflétaient dans l’eau.
 
Toute à sa contemplation, la fillette ne prêta pas attention au gros caillou qui se trouvait presque à ses pieds. Aussi, lorsqu’elle voulut avancer d’un pas encore, se demandant s’il y avait des poissons dans le lac, elle butta dessus, ce qui la fit hurler à la fois de douleur et de terreur, et échoua dans le lac.
 
Prise de panique, elle ne songea même pas qu’elle savait nager, et se débattit de toutes ses forces en criant.
 
« Roxanne ! Aide-moi ! »
 
Sa tête disparut sous l’eau l’espace de quelques secondes, mais refit rapidement surface grâce à un féroce coup de pied.
 
« S’il te plait ! » pensa-t-elle étrangement à rajouter aussitôt qu’elle eut évacué l’eau de sa bouche.
 
Sa respiration se faisait saccadée, son visage était trempé d’eau et de larmes, et elle avait l’impression que des algues s’entouraient autour de ses pieds, qui se prenaient dans sa robe. Elle espérait vraiment qu’il n’y avait pas de grosses bêtes dans cet étang.


Roxanne PrewettAncien personnageavatar
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Roxanne observa avec un air amusé sa petite cousine bougonner contre l’étude des moldus. Elle était tout à fait d’accord avec elle pour dire que cette matière était parfaitement inutile. Elle se connaissait assez bien pour savoir que jamais elle n’irait vivre dans le monde moldu. Alors que ce soit une matière optionnelle, elle comprenait, parce qu’elle devait se révéler bien utile pour ceux qui désiraient apprendre comment vivre sans magie – chose que Roxanne ne pouvait d’ailleurs pas imaginer. Mais de là à rendre l’étude des moldus obligatoire… Non, définitivement, non. Et pourtant, elle était bien obligée de travailler pour décrocher des notes acceptables afin de se composer un bon dossier. La jeune fille, contrairement à son cousin Jordan, n’avait pas de facilités qui lui permettaient de récolter des O sans fournir le moindre effort. Elle était même obligée de passer de longues heures à la bibliothèque, les yeux rivés sur ses manuels, pour comprendre sa leçon, et parvenir à l’appliquer. Evidemment, elle avait sa matière forte, c'est-à-dire les sortilèges, mais l’étude des runes lui demandait beaucoup de travail, bien qu’elle trouvait cela passionnant, tout comme l’arithmancie. Ce qu’elle pouvait envier Jordan, parfois, avec ses facilités, son avenir déjà tout tracé, et même, récemment, son post de préfet-en-chef. Evidemment, elle ne lui montrait pas – plutôt mourir – mais elle n’en pensait pas moins.

« Ne laisse pas les moqueries des autres t’atteindre, Marianne, surtout si c’est au sujet de l’étude des moldus. Je pourrai peut-être t’aider un peu l’année prochaine. Je ne suis sûrement pas l’élève la plus brillante dans cette matière, mais j’essaie de travailler un maximum, pour maintenir mes notes à un niveau correct. »

Ainsi, à la fin de l’année, elle serait en mesure de rejoindre la filière qui lui correspondait le plus. Evidemment, comme tout le monde, elle serait obligée de passer par l’université magique avant de pouvoir exercer un métier. Encore une idée merveilleuse de Fiennes, songea Roxanne avec une pensée amère pour le ministre de la magie. Pourquoi les obliger à suivre un cursus moldu ? Depuis des générations les élèves sortaient de Poudlard, entreprenaient une formation, et poursuivaient dans le métier correspond à cette dernière. Et ils s’en sortaient très bien, après tout ! Pourquoi vouloir faire une réforme de la sorte ? Selon la jeune fille, l’élection du MIM à la tête du gouvernement était une bien mauvaise idée. Cela n’avait fait que pousser les Mardoliens se former et à multiplier leurs actes terroristes. Il fallait être bien naïf – ou utopiste – pour croire au rapprochement du monde sorcier et du monde moldu sans le moindre heurt.

Distraitement, Roxanne hocha la tête lorsque sa cousine décida de poursuivre la promenade, et la suivit dans le fond du jardin, les pensées encore toutes tournées vers la politique sorcière. Voilà quelque chose qui lui plaisait, la politique. Peut-être pas comme choix de carrière mais… Plongée dans ses réflexions, la jeune fille détourna son attention de Marianne, et sursauta violemment lorsque son cri déchira le silence qui régnait. Elle se retourna brusquement, et vit avec impuissance la petite tomber dans le lac. Elle l’entendit l’appeler à l’aide, et fouilla prestement dans la poche de sa robe pour tirer sa baguette, mais, dans sa précipitation, ne parvint pas à mettre la main dessus. Elle jeta un regard à l’eau du petit lac, et esquissa une grimace. Mais le temps pressait, et il n’était pas l’heure de se plaindre – elle le ferait une fois la fillette sur la terre ferme.

S’aventurant dans l’eau – ne jamais plonger lorsqu’on ne connaissait pas la profondeur – Roxanne nagea vers la Poufsouffle, qui se débattait dans l’eau. Elle tenta de l’attraper par la taille, mais se reçut vite un coup de pied dans la jambe.

« Arrête de bouger ! Je te tiens. » déclara-t-elle en raffermissant sa prise sur Marianne.

Sa robe de sorcière gênait ses mouvements et lui collait le corps. Tant bien que mal, elle entreprit de regagner le rivage.

« Accroche-toi là. » indiqua Roxanne en se hissant d’abord sur l’herbe, avant de tendre la main à la fillette pour qu’elle puisse remonter à son tour.

Elle était trempée. Ses cheveux roux étaient plaqués contre son crâne, sa robe collait. Elle soupira profondément avant d’adresser un vague sourire réconfortant à Marianne.

« Tu vas bien, Marianne ? » s’enquit-elle alors qu’une petite brise la faisait frissonner. Elle observa quelques instants autour d’elle, mais devait bien se faire une raison : sa baguette n’était pas là. Elle avait dû la laisser dans sa chambre, lorsque les Wolf étaient arrivés.

« Ecoute Marianne, ma baguette est dans ma chambre, on va devoir monter pour la récupérer et se sécher. On passera par la porte de derrière – tes parents et les miens sont dans le salon, ils ne devraient pas nous voir. C’est un peu comme… Comme une mission. » lança-t-elle avec un sourire qu’elle voulait enthousiasme. Les enfants aimaient bien ce genre de jeu, non ? Non ? [colore=green] « Bon, suis-moi. »[/color] lui demanda-t-elle en lui saisissant doucement le poignet.



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Marianne WolfDeuxième annéeavatar
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Marianne rougit en entendant une énième fois cette remarque qu’on lui faisait depuis douze ans : ne pas se laisser atteindre par les moqueries. La petite fille bredouilla un malheureux « Oui, je sais, j’essaye, promis ! » et retint à grand peine les mots qui brûlaient de venir compléter cette phrase : qu’elle n’y arrivait pas, et n’y arriverait probablement jamais. Roxanne était très gentille, aussi ne voulait-elle pas l’embêter avec ses jérémiades. La jeune Poufsouffle se rendait bien compte qu’elle pouvait être un peu pénible, parfois. Mais la jeune fille qui l’accompagnait ne semblait pas être de cet avis, du moins en apparence, puisqu’elle lui proposa même de l’aider un peu avec son étude des moldus durant l’année qui venait. Marianne la remercia avec un grand sourire. C’était vraiment très gentil de sa part, même si cette proposition n’aurait probablement aucune suite, puisque Marianne n’oserait jamais venir réclamer de l’aide à Roxanne.
 
Enfin, cela, c’était ce qu’elle pensait avant de tomber dans le lac quelques minutes plus tard. Là, elle ne se gêna pas pour lui crier de l’aider. Et heureusement, sa cousine se dépêcha d’agir, car la panique empêchait Marianne de faire quoique ce soit, restant là, tétanisée dans l’eau, se débattant tant qu’elle pouvait, ce qui n’évita pas qu’elle coule à quelques reprises. Dans sa panique, elle avait même donné quelques coups à Roxanne, ne l’ayant pas vue arriver si vite, remarqua-t-elle un peu honteuse, alors que la Serpentard la tirait courageusement vers le rivage et l’aida à s’y hisser.
 
Trempées toutes les deux, elles n’avaient plus fière allure. En réalisant cela, Marianne paniqua, et éclata en sanglots lorsque la jeune fille lui demanda si elle allait bien. Reniflant et séchant tant bien que mal ses larmes, elle parvint à bredouiller un misérable « Oui ! ». Maman allait être en colère, elle en était certaine. Papa aussi. Et tout le monde se moquerait d’elle.
 
« Excuse-moi. » dit-elle d’un air penaud à sa cousine.
 
Heureusement, celle-ci semblait avoir la situation en main, et lui expliqua qu’elles devaient se faire très discrètes pour aller se sécher dans la chambre. Marianne écouta sérieusement ce que Roxanne lui disait, et hocha la tête très sérieusement. Elle suivit sagement et rapidement sa cousine, en silence. Elle était sauvée.
 
Au moment du départ, un moment plus tard, parfaitement remise de cette invraisemblable aventure, et même mieux coiffée qu’à son arrivée, Marianne échangea un regard complice avec Roxanne. Elle lui avait sauvé la vie. Elle lui en serait éternellement reconnaissante.

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Les imprudentes [Marianne & Roxanne]

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