AccueilAccueil  FAQFAQ  Où trouver...?  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

 [OS]Ces histoires qu'on raconte

Juliet E. BakerSans emploiavatar
Messages : 1968

Voir le profil de l'utilisateur
05 juillet 2007 - ou des années plus tard.

Juliet attrapa les gants posés sur le plan de travail, s’en arma, avant d’ouvrir la porte du four et de saisir la gâteau au chocolat, qui y cuisait depuis une vingtaine de minutes. Une délicieuse odeur se répandit dans la cuisine, alors qu’elle esquissait un sourire satisfait. Elle le posa sur le bord de la fenêtre, pour le faire refroidir, avant de rejoindre le salon. Souriante, elle s’arrêta sur le pas de la porte, observant la scène qui s’offrait à ses yeux. Ils avaient réuni toute leur famille, en ce beau jour d’été, chose qui devenait de plus en plus rare, lorsqu’il n’y avait pas d’occasion particulière, comme noël, ou des anniversaires. Elle échangea un regard avec sa fille aînée, Gabrielle, qui tenait dans ses bras son quatrième enfant, une petite fille âgée de deux ans, Lily. Son mari conversait avec la femme d’Arthur, Emma. Les trois enfants de ces deux là s’amusaient tranquillement dans un coin, sous la surveillance de leurs parents respectifs, et de Lucy, douze ans, fille de Gabrielle et de William, qui prenait son rôle d’aînée très au sérieux. Sarah, la cadette de ses enfants, s’était lancée dans un débat avec son grand-frère sur le Quidditch, appuyée par Thomas, son conjoint. La fille de ces derniers, Rose, quatre ans,  s’était hissée sur les genoux de Jeremy et éclatait de rire en se tortillant dans tous les sens, alors qu’il la chatouillait. Attendrie par la scène, elle posa un regard affectueux sur son mari, avant de se faire tirer de ses pensées par Théodore – Théo, comme tout le monde l’appelait – qui la pointa du doigt, un immense sourire aux lèvres :

« Mamie ! Il est prêt, le gâteau ? » s’exclama-t-il.
« Bientôt, chéri. Il refroidit. » répondit Juliet en s’asseyant aux côtés de Jeremy, déposant au passage un baiser sur le front de Rose.
« Tiens, Lily, dis à papy et mamie ce que tu vas faire l’année prochaine ! » déclara subitement Gabrielle en jetant un regard à sa fille aînée.

Ladite Lily hésita quelques instants avant de se tourner vers ses grands-parents.

« Je vais passer les sélections pour entrer dans l’équipe des Poufsouffle. »
« C’est très bien ma chérie ! » s’exclama Juliet, alors qu’à côté d’elle, Jeremy félicitait à son tour sa petite fille.
« Eh bien, les Baker vont s’illustrer dans le Quidditch à Poudlard. » commenta Arthur. « Je suis certaine que tu seras une excellente joueuse, Lily ! »
« Moi aussi je veux faire joueuse ! » s’écria Rose en levant le poing en l’air, un air décidé sur son visage « Tu m’apprendras comment faire ? »
« Je t’apprendrai la feinte de Wronski, Rosie. »
« Attend que ma fille tienne sur un balai avant de vouloir lui apprendre une quelconque feinte, Arthur… » recommanda Sarah s’attirant un sourire de son frère.
« Tu nous a demandé de monter sur un balai dès que tu as su comment exprimer ce désir, Arthur. » se souvint Juliet.
« C’est une passion de famille, je ne pouvais rien faire contre ça… »contra le l’homme.
« Et même que le parrain de papa c’est un super joueur de Quidditch, et qu’il a dit que c’était le meilleur parrain ! » raconta Théo en bombant le torse.
« Ah non ! » opposa Alexia, la deuxième fille de Gabrielle « Maman elle dit que c’est oncle Sam et moi je suis d’accord parce que oncle Sam et oncle Théo ils sont toujours gentils ! »
« Mais je suis pas ton oncle moi ! »
« Mais je ne parle pas de toi ! »

Juliet esquissa un sourire et échangea un regard amusé avec Jeremy en suivant la conversation entre les deux enfants.

« Tu veux jouer à quel poste, Lily ? » s’enquit Juliet en reportant son attention sur la petite Poufsouffle.
« Poursuiveuse ! Comme maman ! »
« Et comme mamie. » précisa Gabrielle.
« T’as fait joueuse, mamie ? » s’étonna Rose.
« Oui ma chérie ! J’ai joué avec papy, dans l’équipe de Gryffondor. »
« Et mamie a continué après Poudlard, à Flaquemare. » expliqua Sarah.
« Mais alors t’étais super forte ! »
« Au moins chérie, au moins. » rit-elle en passa une main dans les cheveux blonds de la fillette.

Alors que cette dernière questionnait son grand-père du regard, Juliet observa une nouvelle fois sa famille, un léger sourire aux lèvres. Gabrielle, Arthur et Sarah s’étaient toujours bien entendus, au plus grand plaisir de leurs parents, et cela avait continué, même après leurs mariages respectifs. William avait été la première valeur ajoutée de la famille. Gabrielle l’avait rencontré pendant ses études, juste après s’être faite quittée par son précédent petit-ami. Jolie jeune fille qui avait été répartie à Serpentard, elle avait fait tourner de nombreuses têtes, mais s’était réellement investie dans sa relation. Désespérée lorsqu’elle s’était retrouvée seule, elle s’était renfermée sur elle-même quelques mois, et sa rencontre avec William avait été réellement bénéfique. Quelques années après, ils se mariaient. Deux ans après cet évènement, c’était Arthur qui annonçait son propre mariage, avec Emma. Puis c’avait été au tour de Sarah et Thomas. Entre temps, Jeremy et elle avaient été faits grands-parents par la naissance de Lucy. Et dire qu’elle se souvenait encore comme si c’était hier le jour où elle avait annoncé sa première grossesse à Jeremy. Elle retint un rire, et posa sa main sur celle de son mari.

« Mais mamie ? » demanda Rose, la tirant de ses pensées, « Comment c’était, de faire joueuse ? »
« C'était absolument fantastique. Le Quidditch a toujours été ma passion, depuis Poudlard. J’ai joué avec les Gryffondor pendant cinq ans. »
« Et toi papy, tu faisais quoi ? »
« Ton papy a été gardien, puis capitaine. » déclara Sarah.
« Mais… Comme toi alors ! » s’exclama la fillette en se tournant vers Arthur, qui hocha la tête. « Et alors mamie, tu as beaucoup fait joueuse ? »
« Eh bien, pendant ces cinq années, puis ensuite à Flaquemare. »
« C’était difficile, d’y entrer ? » questionna Théo en venant s’asseoir à ses pieds, alors que Gabrielle venait lui tendre Lily, qu’elle installa sur ses genoux.
« Eh bien, pendant ma septième année, j’ai reçu une lettre du club, qui disait qu’ils enverraient un recruteur venir voir le match des Gryffondor contre Poufsouffle, le dernier de la saison. Evidemment, j’étais un peu anxieuse. On a perdu le match, et je pensais que c’était la fin. Pourtant, à peine quelques jours plus tard, je recevais une nouvelle lettre. J’étais convoquée, début juillet, parce que Flaquemare hésitait entre deux joueuses – une Américaine et moi – et je devais prouver que j’avais bien ma place dans le club. »
« Et tu as réussi ? »
« Oui. Je suis arrivée à neuf heures, comme on me l’avait demandé. Il y avait une fille, de mon âge. Une Américaine venue en Angleterre un an plus tôt. Je pense qu’elle était aussi stressée que moi. Elle n’arrêtait pas de faire les cent-pas dans le vestiaire. Une heure plus tard, on nous a appelés, et on nous a demandé de réaliser différents exercices. Plusieurs tours de vol, des feintes, des tirs, éviter des Cognards. Les joueurs de l’équipe – dont Olivier Dubois, le papa du parrain d’Arthur – sont venus nous rejoindre, et on a organisé un petit match. Finalement, on avait angoissé pour rien, tout s’est très bien passé. A la fin, on nous a demandé d’attendre, pendant qu’ils délibéraient. Puis on m’a appelé. Je me souviens, il y avait une feuille sur le bureau. Mon contrat. »
« Ton contrat ? »
« Oui. Qui me certifiait officiellement que j’étais prise à Flaquemare. »

La bouche de Théo s’agrandit en un « Oh » muet, alors qu’il la dévisageait. Rose, elle, se blottit contre Jeremy, adressant un immense sourire à sa grand-mère.

« J’espère que je réussirai comme toi. » déclara Lucy d’une voix timide.
« Tu as ça dans le sang, chérie. » la rassura sa mère.
« C’est bien vrai ! Regarde, papy et mamie jouaient, Sarah est une excellente Attrapeuse, j’ai été gardien, et ta maman était Poursuiveuse – bon, chez les Serpentard, mais on lui pardonne. »
« Arthur ! »
« Je plaisante, Gaby. » sourit-il.
« C’est Gryffondor la meilleure des maisons ? »
« Mais non. » répondit Juliet, coupant volontairement la parole à son fils. Toutes les maisons sont très biens ! »

Elle échangea un regard complice avec Jeremy. Elle n’avait pas toujours porté la maison Serpentard dans son cœur, mais la répartition de sa fille dans cette maison l’avait considérablement fait changer d’avis.

« Mais moi je serai où ? »
« Et moi ? »

Lily, sur les genoux de Juliet, émit un « moi ? » interrogateur, participant à la conversation en répétant les paroles de ses cousins.

« Vous verrez à vos onze ans. » répondit-elle avec un sourire mystérieux.

Lorsqu’elle en avait parlé avec Jeremy, ses enfants, sa belle-fille et ses gendres, ils étaient tombés d’accord pour dire que Rose était une future Gryffondor. Théodore, elle le voyait bien à Serdaigle ou à Poufsouffle, peut-être.

« C’est dans longtemps, onze ans. » fit remarquer ce dernier.
« Ça passera vite. » lui promit-elle alors que ses parents pâlissaient légèrement – la rentrée d’un des enfants, c’était toujours angoissant. Elle se souvenait encore le mal qu’elle avait eu à laisser partir Gabrielle à Poudlard, pour ses onze ans. Elle rassura ses enfants d’un sourire.
« Moi je suis d’accord, c’est dans trop longtemps. Je veux faire de la magie, comme Lucy ! »
« Tu en feras chérie, ne t’en fait pas. En attendant, qui veut du gâteau ? » demanda-t-elle en coupant court à la conversation. Elle amorça un mouvement pour se lever.
« Laisse, j’y vais ! »

Elle observa sa fille se diriger vers la cuisine, et revenir quelque secondes plus tard avec un gâteau. Les enfants coururent vers elle avec des exclamations réjouies.  Elle croisa le regard de son fils qui lui sourit, avant de se tourner vers sa femme. Sarah s’était appuyée contre le torse de son mari, qui avait passé un bras par-dessus ses épaules. William venait de rejoindre Gabrielle, pour l’aider à faire le service. Théo leur porta deux assiettes, pour Jeremy et elle, qu’ils acceptèrent avec plaisir. Elle avait un mari, trois enfants, une belle-fille, deux gendres, huit petits-enfants. Un sourire vint se dessiner sur ses lèvres. Elle ne savait pas que demander de plus.



Kit par Irving Ship
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

[OS]Ces histoires qu'on raconte

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Histoires cochonnes ..(pour lecteur averti)
» Histoires RP
» Les Histoires de la Pleine Lune
» Histoires korriganes
» 99 Histoires d'Héritiers

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Aresto Momentum :: Autres Horizons :: Ailleurs,-