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 Moi jouer au Quidditch ? Sans rire ! [Peder & Haytham]

Peder YlvisåkerAncien personnageavatar
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21 août 2007

Peder n'était pas arrivé depuis plus de dix minutes que déjà...

- Mais dépêche-toi je te dis ! Je t'avais prévenu qu'on aurait du faire ça plus tôt ! lui hurlais dessus son frère "adoré".

On lui criait dessus, non mais sans blagues ? Était-il maudit ?

- T'es une vraie limace ma parole ! Bouge je te dis ! continuais toujours Andreas.

- On avait encore dix jours pour aller les acheter nos fournitures scolaires ! Pourquoi il a fallu qu'on me colle avec toi ! s'énerva Peder.

- Parce que t'es trop petit pour y aller tout seul, répliqua son frère, acerbe.

- Balivernes, j'ai pris cinq centimètres cet été, encore cinq de plus et on fait la même taille, se moqua Peder.

- Ne fais pas l'imbécile, tu sais très bien de quoi je veux parler ! Et puis si tu crois que ça me fait plaisir de me retrouver avec toi, et blablabla...


Peder n'écoutait déjà plus, au détour d'un stand il avait semé le râleur de service, sachant pertinemment qu'il le regretterais plus tard, mais pas ses oreilles qui étaient désormais en paix pour l'instant. Mais à l'instant, échapper à la surveillance de son casse-pieds de frère lui avait semblé...Vital ?

Le blond déambulait donc devant les boutiques quand une en particulier attira son attention... Une boutique de balais. Ce n'était pourtant pas le genre de boutiques devant lequel il s'attardait d'habitude, préférant largement les boutiques de musiques, ou de bonbons tiens ? Mais là, bizarrement, il ne pouvait détacher son regard d'un certain balais, dont il serait bien incapable de dire le nom, tellement il était ignare en ce qui concernait ce genre de choses...

- Wouaw... C'est tellement cool les balais, j'aimerais bien en avoir un bien un jour, autre que le balais complètement décrépis que je me paie, souffla-t'il. En même temps, les beaux balais sont pour les joueurs de Quidditch ! fit-il en imitant la voix de son père. Et puis qu'est-ce que j'irais faire sur un balais, se dit-il pour lui-même.

Il détailla un peu plus longtemps le balais, un air quelque peu déçu sur le visage. Il aurait bien aimé jouer au Quidditch lui, mais qui irait le prendre dans son équipe, la rumeur comme laquelle il était un incapable avait déjà dû circuler depuis un bon moment... 

Il fut soudain un peu bousculé par quelqu'un qui avait pris place à côté de lui, et qui semblait aussi plus âgé.

- Bonjour, le salua Peder, tout de même assez méfiant à l'égard de l'inconnu.


Haytham PullmanProfesseur de Volavatar
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Dernière édition par Haytham Pullman le Jeu 15 Aoû 2013 - 20:57, édité 2 fois
Haytham venait tout juste de descendre de Sheffield et avait posé ses valises au Chaudron Baveur, qu'il se retrouvait déjà dans le magasin d'accessoires pour Quidditch saluer le vieux Winford au comptoir. Était-ce vraiment le moment approprié ? En pleine journée, à quelques semaines de la rentrée, le Chemin de Traverse était noir de monde et la boutique du vieil homme ne faisait pas exception. Pourtant, malgré le fait que Winford était plus qu'occupé, Haytham ne se gêna pas pour entamer la conversation :

- Winny ! Mon nounours d'amour ! Fit-il tendrement en s'approchant de la caisse.

- Haytham ! Répondit Winford, quelque peu surpris. Qu'est-ce que tu fais là mon grand... ? Ce n'est pas en ce moment que je m'attendais à te voir ! Quoique, si tu cherches du travail, je serais pas contre un petit coup de main là tout de suite...

Winford jeta un coup d’œil à la longue file d'attente qui se dessinait derrière le comptoir et poussa un soupir.

- Permet moi de t'arrêter, l'interrompit Haytham. Figure-toi que je ne suis pas là pour chercher du travail, mais plutôt parce que je viens d'en trouver un. Accroche-toi bien parce que ton vieux cœur risque de ne pas supporter le choc.
 
Winford, qui ne lui prêtait qu'une oreille distraite, leva les yeux.

- Qu'est-ce tu me chantes là ?

- J'ai été engagé à Poudlard, Winford. Poudlard ! Tu te rends compte ? Dès la rentrée prochaine, tu verras plein de gamins comme y'en a à l'instant dans ta boutique m’appeler « Professeur Pullman ».

- Tu plaisantes, fit Winford qui refusait d'y croire. Toi ? Professeur à Poudlard ? Je veux bien croire que tu puisses te la jouer devant les enfants de la cité Nimbus, mais Poudlard...
- Winford, crois-moi, j'ai été engagé. Je peux même te montrer la lettre qui le prouve.

Tandis qu'il farfouillait dans son sac, Winford délaissait quelques instants ses clients pour porter plus attention à Haytham.

- J'en reviens pas. Ils ont fait ça ! A Poudlard, ils t'ont engagé ?

- Il n'y a rien de plus vrai, répéta Haytham. Dorénavant, je suis professeur de Vol. D'ailleurs, je suis venu te parler de tout ce que ça implique...

- Tu veux dire, que tu ne viendras pas travailler chez moi cette année ?

- Eh bien, non... admit Haytham d'un air contrit. Du coup, j'espère que ça ne t'ennuie pas trop ?

- M'ennuyer ? Mais Haytham, tu es devenu professeur ! S'exclama Winford. Comment veux-tu que cela m'ennuie ? Ah je suis encore sur les fesses !

Winford abandonna totalement son comptoir et vint serrer Haytham dans ses bras. Ce dernier se baissa pour arriver à sa taille et lui rendit son étreinte.

- Tu es heureux ? Demanda le vieil homme.

- Est-ce vraiment la peine de le demander ? Souligna Haytham en souriant jusqu'aux oreilles.

- Bien, alors moi aussi, fit Winford en laissant Haytham pour revenir à ses clients. Au fait, ajouta-t-il tout en emballant un balai, tu as quelque chose à faire, là, tout de suite ?

- Pas tout de suite, non... répondit Haytham qui savait très bien où il voulait en venir.

- C'est parfait ! Alors viens donc enfiler ta chemise derrière moi et occupe toi un peu de mes clients ! Tu seras pas trop pour nous aider un peu.

- Pas soucis, patron ! Acquiesça Haytham, l'air enjoué, qui était déjà en train d'enfiler ladite chemise de travail.

Haytham s'avança à travers les rayons et se proposa à qui voulait bien de son aide. Il fit ensuite une inspection des étalages, vérifiant s'ils n'étaient pas vides. Après quelques allers-retours entre la remise et le magasin, en passant par le comptoir où Haytham tapait un peu la discussion avec le propriétaire, une vendeuse – que Haytham ne connaissait pas, Winford l'aura probablement engagé pour la rentrée – l'interpella. Elle lui tendit ce qui ressemblait de loin à un étui de guitare. A voir son visage rouge et la façon dont ses bras tremblaient, l'objet devait peser son poids. Haytham se précipita immédiatement pour la débarrasser, et la vendeuse lui avoua qu'elle n'avait aucune idée de où ça se rangeait. 
Haytham, en revanche, lui savait. A vrai dire, cela faisait si longtemps qu'il avait travaillé ici qu'il ne pensait rien ignorer du magasin. L'objet qu'il devait ranger était en vérité ce qu'on pourrait appeler un étui à balai. Pour un sorcier lambda, l'étui en question n'était pas forcément très utile. Mais pour un collectionneur de balais sérieux, c'était un must tout à fait indispensable. En bois verni vert, l'intérieur de l'étui était recouvert d'un tapis moelleux et doux à l'apparence satinée. On pouvait y ranger un balai et son nécessaire d'entretien. Bien sûr, l'aspect luxueux du produit avait un impact sur son prix.
Bref, Haytham savait que Winford ne le vendrait jamais.
Il eut un mal fou à circuler avec l'engin dans le magasin bondé tout en évitant de blesser quiconque ou de casser quoi que ce soit. Mais enfin, alors qu'il arrivait près de la vitrine et qu'il disposait l'étui de façon attirante, Haytham remarqua qu'un jeune homme aux longs cheveux blonds, de l'autre côté de la vitre, observait béatement le balai mis en vitrine.
Quand il eut fini de s'assurer que l'étui n'allait pas tomber sur quelqu'un qui passerait à côté – ce qui ne manquerait pas de lui faire très mal – Haytham se dirigea vers la sortie du magasin et se planta à côté du jeune homme.
Celui-ci le salua d'une façon un peu timide.

- Bonjour, mon garçon, lui répondit-il en souriant. Je vois que ce balai a l'air de te plaire. Tu sais au moins ce que c'est ? Rien de moins que le nouveau balai de chez Nimbus : le 2500. Je peux te dire qu'après l'avoir testé, il ne vole pas sa notoriété. Extrêmement fluide, plus léger qu'une plume de phœnix, je pourrais même presque dire qu'un Moldu peut monter dessus. Niveau maniabilité, c'est vraiment une perle. Et puis bon, pour la vitesse... c'est un Nimbus. Ils s'y connaissent, ajouta-t-il en souriant d'un air entendu. Bon, bien sûr, c'est du haut de gamme, continua-t-il en changeant de ton. C'est peut-être pas forcément le balai qui t'est le plus adapté. Dis-moi donc ce qui t'intéresse, au juste ?




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Peder YlvisåkerAncien personnageavatar
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Autant dire qu'à ce moment là, Peder ne savait trop quoi dire, il prit un air un peu hésitant, tout en regardant l'homme à côté de lui. Il s'escrimait à essayer de sortir une phrase cohérente, mais ça ne marchait juste pas... Il ne savait tout simplement pas quoi répondre. Il s'y connaissait tellement peu en balais, comment pourrait-il l'éclairer sur quoique ce soit. Et puis, il savait très bien que même avec toute la volonté du monde, son père ne lui offrirait jamais le balais, à moins que le jeune homme ne lui promette de rentrer dans l'équipe de Quidditch, ce qu'il ne ferait évidemment pas... 

De toute façon, il savait pertinemment qu'il pourrait faire autant d'efforts qu'il le voudrait, il ne serait jamais à la hauteur. Alors à quoi bon rentrer dans l'équipe de Quidditch si c'était encore pour être comparé à son grand frère ?

Il se reconcentra, et pour éviter d'impatienter le vendeur, à ce qu'il avait compris, ou du moins l'employé, il se dépêcha de parler.

- C'est vrai que ce balais est très beau, mais comme vous l'avez dit il n'est pas fait pour moi, il soupira. Je crois bien que le balais n'est pas vraiment mon truc à la base, vous voyez ? Et puis je ne vais pas vous ennuyez plus longtemps, peu importe celui que je pourrais choisir, je serais de toute façon dans l'incapacité de me l'offrir, à ces mots il lui fit un sourire contrit. 

Il avait voulu commencer à s'éloigner, mais n'en avait pas vraiment trouvé la force. Il était donc revenu s'installer devant la vitrine aux côtés de cet homme fort sympathique, qui n'avait d'ailleurs toujours pas bougé.

- Vous aviez deviné que je ne m'en irais pas comme ça ? rigola-t'il. Vous avez l'air de quelqu'un de très perspicace n'empêche. J'aurais aimé tenter d'entrer dans l'équipe de Quidditch cette année, mais comme vous pouvez le voir je n'en ai pas vraiment la carrure... Et puis pourquoi je vous raconte tout ça en fait ? Je suis désolé, j'ai tendance à m'épancher de mes problèmes avec un peu n'importe qui, bien que vous ne soyez pas n'importe qui, je l'entend... Bref, une fois que je suis parti je ne m'arrête plus. 

Voyant son frère arriver dans sa direction, mais ne l'ayant toute fois pas encore repéré, Peder s'empressa d'essayer d'entrer dans la boutique. Andreas avait vraiment l'air hors de lui, si il l’attrapait, il ne donnait pas cher de sa peau...

- Finalement j'ai changé d'avis, sorti-t'il comme excuse foireuse. J'aimerais bien voir vos balais, héhé. Je suis pressé, je peux rentrer ? 

- En fait, j'ai laissé mon frère en plan tout à l'heure, chuchota-t'il.  Et le frisé avec un air énervé qui se ramène par ici, c'est lui, alors j'ai juste pas envie de mourir. J'ai vraiment besoin de rentrer dans votre boutique, ne serais-ce que l'espace d'un instant, le temps qu'il passe devant sans m'avoir vu. Et puis ça vous donnera du temps pour peut-être arriver à me convaincre de vous acheter un balais , fit-il dans un clin d'oeil qu'il espéra convaincant.


Haytham PullmanProfesseur de Volavatar
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A voir la façon dont le jeune homme le regardait, Haytham avait l'impression d'être un Troll.

* Faut pas déconner, remarqua-t-il intérieurement, je me suis rasé ce matin, je me suis lavé les dents, je porte la chemise du magasin... Je suis pas censé faire peur. Ce serait un lendemain de soirée, je dis pas, mais là... *

Finalement, le gamin commença à bafouiller quelque chose. Haytham l'écoutait mais il resta bloqué sur sa première phrase.

"...mais comme vous l'avez dit, il n'est pas fait pour moi."

* Ahem, pensa-t-il. Il serait temps de d'acheter des oreilles mon pote. J'ai pas dit que ce balais n'était pas fait pour toi, j'ai dit qu'un autre serait peut-être plus adapté. Il y a une différence, quand même. A dire comme ça, on aurait dit que je t'avais jugé. Nan mais ces mômes ont une façon de tout prendre de travers, ça me dépasse. Et puis bon, c'était pas comme si tout le monde avait les moyens de s'offrir le dernier Nimbus, quoi .*

Haytham observa le blondinet s'en aller mollement, avec peu de conviction. Alors comme ça, le Quidditch, c'était pas son truc ? C'était vrai qu'à le voir d'un peu plus loin, il n'avait pas vraiment la carrure d'un athlète. Mais encore une fois, Haytham n'était pas le genre de type à juger. Il avait vu des brindilles se débrouiller bien mieux sur un balai que des sacs de muscles, donc rien ne pouvait plus l'étonner.
Tandis qu'il le regardait s'éloigner à pas d'escargot, il vit le garçon s'arrêter puis repartir dans son sens.

* Aaaah... Et qu'il vienne pas me dire qu'il est pas intéressé, cette fois ! *


Ce coup-ci, le bonhome avait une expression faussement joviale. Il souriait mais c'était de la tristesse qui perçait dans sa voix.
Ah, le Quidditch... Ça le faisait rêver, c'était évident. Bien sûr que le Quidditch ça faisait rêver. Mais chez celui-là, c'était plutôt comme un rêve inaccessible, comme faire une ballade à dos de dragon. Il l'avait classé parmi les trucs "j'y arriverais jamais, alors à quoi bon essayer ?"
C'était trop stupide. Pourquoi il s'infligeait ça ? Et puis d'abord, on avait pas besoin de mesurer 6,5 Pieds, de peser 200 livres de muscles et d'avoir le talent d'un joueur des Pies de Montrose pour avoir le droit de monter sur un balai et de s'amuser un peu.
Ça aussi, c'était quelque chose que Haytham avait du mal à comprendre. Tous les gamins pensaient que pour jouer au Quidditch, il fallait nécessairement être doué et entrer dans l'équipe de sa maison à Poudlard. Mais non, mais non. On avait très bien le droit d'être nul de chez nul et de pouvoir jouer au Quidditch.

- Ne t'en fais pas, ça ne me dérange pas, lui répondit-il avec l'intention d'être aimable. Mais tu sais, ça va peut-être te sembler un peu banal ce que je vais te dire, mais tu ne peux pas savoir si le Quidditch est fait ou non pour toi tant que tu n'essaies pas. Si ça te plaît, lance-toi ! Bien sûr, si tu te rends compte que c'est finalement pas ton truc, ne dépense pas tout de suite tes Gallions pour un Nimbus 2500... Mais c'est trop bête de baver sur la vitrine, puis de se rabaisser en se disant qu'on n'y arrivera pas... A cette allure là, tu n'arriveras jamais à te dépasser dans quoi que ce soit ! ajouta-t-il en riant. Et pourtant, on en est tous capables.

Si le jeune homme avait eu l'air de l'écouter attentivement au début, il avait vu son attention se déplacer vers un point derrière l'épaule de Haytham. Ce dernier commença à se retourner pour voir ce qui s'y tramait, mais le blondinet le rappela.

* Nan, moi, mes paroles auraient le pouvoir de retourner l'avis quelqu'un comme ça ? se dit-il en voyant l'impatience du garçon à entrer dans la boutique. C'est louche, ça. *

Haytham se décala pour laisser entrer le jeune homme en premier, et avant de refermer la porte derrière lui, il jeta un coup d'oeil sur la foule grouillante qui se pressait sur le Chemin de Traverse. Ne remarquant rien d'exceptionnel, il suivit le jeune homme dans le magasin tout aussi bondé. Une fois qu'ils furent un peu plus à l'écart, le garçon intima à Haytham de s'approcher pour lui confier quelque chose.
Un frisé à l'air énervé ? Haytham, avec sa discrétion naturelle, se retourna précipitament et porta son regard vers la vitrine. Un frisé... Ah ! Celui-là !
Haytham voyait le frangin en question. Rien à voir avec le modèle à côté de lui. Un peu plus grand, brun, et surtout... l'air énervé. Ouh ! Haytham n'aurait pas aimé se retrouver à la place du petit. Quelle tête de teigneux, celui-là.
Tandis que Haytham observait le grand frère, le blondinet s'avançait plus à l'intérieur du magasin. Il se rapprocha de lui et lui dit :

- Je comprends ta situation, petit. Ça doit pas être facile tous les jours, nan ?  Si je peux te donner un conseil - un conseil très personnel, hein ? - ce serait de lui mettre un coup de genoux bien placé histoire de lui faire comprendre que t'es pas son martyr. C'est peut-être un peu radical, enfin moi c'est ce que je ferais si j'avais un frangin agréable comme le tien. Et si t'as peur de représailles, tu enchaînes en lui jetant un Colloshoo et avec ça t'es tranquille.

Haytham lui fit un sourire plein d'entrain. Puis il regarda plus attentivement le jeune garçon. Vu sa tête et sa taille, il ne devait pas avoir plus de 15 ans. Il avait l'âge d'être l'un de ses nouveaux élèves. Il repensa ensuite à ce qu'il venait de lui dire. Non, décidément, un vrai prof ne pouvait pas se permettre de suggérer ça. Pas à un môme de 15 ans.

- En fait, ajouta-t-il avec une expression partagée, oublie ce que je viens de te dire. C'était pas très futé. Nan, plutôt, je vais t'emmener voir des balais et toi tu vas me dire comment tu t'appelles et en quelle classe tu vas rentrer.




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Peder YlvisåkerAncien personnageavatar
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Peder avait sourit malgré lui quand le grand lui avait conseillé de frapper son frère, après tout, c'est pas tout les jours que l'on vous conseillait une solution aussi...radicale ? Même si bien entendu, ce n'est pas l'envie qui lui manquait.
Il s'était soudain rétracté quand il l'avait inspecté d'un peu plus près... C'est vrai qu'il n'avait pas une carrure impressionnante, mais il ne faisait que cinq centimètre de moins que son frère ! C'était un détail après tout, même si les muscles, eux n'y était pas on va dire.

Réalisant qu'on lui avait tout de même posé une question, Peder retrouva ses esprits et se décida à y répondre.

- Et bien, j'entre en quatrième année cette année, je viens d'avoir 14 ans, enfin en avril quoi, et euh... Je sais pas quoi ajouter de plus, rigola-t'il. Vous, vous avez quel âge ? 

Il espérait ne pas avoir était trop impoli, parce que de temps en temps, on le lui faisait remarquer sans qu'il ne s'en rende compte, après tout, pourquoi passer par quatre chemins pour poser une simple question, tout ces protocoles et tout et tout, ça lui était toujours passé par dessus la tête. 

- Je pense qu'il faudrait peut-être que je prenne des cours, vous voyez, pour voler sur un balais, non parce que jusqu'ici j'ai toujours été une calamité on va dire... Notre ancien professeur de vol à renoncer à me faire faire des progrès quand je me suis pris une branche en pleine tête, souvenir douloureux d'ailleurs, mais j'en passe hein ! L'équilibre ça n'a jamais été vraiment mon truc. Il se stoppa net, voyant qu'il repartait encore dans un de ses monologues sans queues ni têtes donc il avait fait sa spécialité.

Il eût soudain une pseudo révélation, bref cela fit tilt dans sa tête blonde.

- J'ai une autre question, vous m'avez l'air plutôt fort en combat, vous voudriez pas m'apprendre ? fit-il des étoiles pleins les yeux. Je sais, la violence ça a jamais été mon truc, maaais,  j'aimerais bien pouvoir me défendre en cas de pépins vous voyez ? Surtout contre le frisé de tout à l'heure, j'ai remarqué un truc, vous avez presque la même coupe ! Haha ! 

Voyant qu'il s'esclaffait tout seul, et ne voulant pas se faire mettre dehors, il se reprit. 

- Alors, ces balais ? continua-t'il.

Le brun avait l'air un peu décontenancé, et pour cause ! Comment diable pouvait-il arriver à suivre ce que disait le plus jeune ? Il changeait de sujet de conversations toute les cinq minutes. 
Peder se sentit un peu coupable sur le coup.

- Oh fait, demanda-t'il tout en observant les balais. Sur quel type de balais vous me verriez le mieux, et aussi, pourquoi m'avoir demandé en quelle année je rentrais à Poudlard tout à l'heure ?

Plus il restait dans cette boutique, plus il n'avait pas envie d'en partir. Mais en même temps, il faudrait bien un jour qu'il sorte affronter son destin, alias son frère... Pourquoi l'avait-il laissé en plan tout à l'heure ?! Non d'une pipe, c'était bien sa veine, maintenant il pourrait être sûr qu'il ne l'aurait jamais son fichu balais ! 
Minute, il venait d'envisager de se prendre un balais ? Il commençait à s'égarer là, et ce n'était pas bon du tout. Son air jovial s'estompait peu à peu, le doute le remplaçant. 
Il venait de se mettre tout seul dans la mouise, et en plus maintenant il voulait un balais, c'était le comble ! Et si par hasard, il arrivait à trouver un balais pas trop cher pour la maudique somme d'argent qu'il avait sur lui, étais-ce seulement possible ? 

Il se mit à regarder le vendeur, plein d'espoir, alors que celui-ci haussait un sourcil, s'interrogeant sûrement face au revirement que venait de subir le jeune homme.

- Avec un peu de chance... Peut-être qu'il serait possible de trouver un balais pas trop cher, non ? demanda-t'il tout doucement. 

L'aurait-il entendu ?


Haytham PullmanProfesseur de Volavatar
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* 14 ans ? A un an près j'avais visé juste. Et il va entrer en quatrième année... ça veut dire que je vais l'avoir comme élève ?! C'est dingue... En ce moment, je suis en train de lui conseiller un balai, et dans un mois je lui apprendrais à monter dessus. Un truc de malade... Je suis pas encore habitué. Il va falloir que je m'y fasse. Si ça se trouve, dans ce magasin, il y a une dizaine de mes élèves qui se baladent... Whaaa ! *

Haytham se souvint soudain qu'il y avait un jeune homme devant lui.

* En tout cas, je crois qu'avec lui je suis tombé sur un cas irrécupérable, se dit il. Elles lui servent à quoi les deux oreilles de chaque côté de sa tête ?! C'est des coussinets pour amortir ses cheveux ?!  Quand on demande son nom et son année à quelqu'un, on répond pas son âge et son année ! Ou alors il est complètement perturbé ce gamin, ce qui m'étonnerait pas. *

A voir le regard vide et angoissé du jeune homme, Haytham commençait à se demander s'il n'était pas malade. 

- Pour ma part, j'ai 31 ans, lui répondit-il simplement.

Ce n'est qu'après qu'il se demanda pourquoi il voulait savoir son âge. A quoi cela pouvait-il bien lui servir ? Et lui, bêtement, il avait répondu avec sincérité. A ce train là, ce gamin allait connaître son état civil complet et s'il devenait son prof, il n'aurait plus de vie privée. Ce n'était pas tant qu'il avait honte de son âge... Même s'il y avait une grande différence avec son âge mental, à savoir pas très très vieux selon plusieurs estimations. Et puis finalement, en repensant qu'il avait le double de l'âge du gamin, le sourire sur le visage de Haytham s'effaça tout doucement.
Quand le garçon lui parla de son expérience sur un balai, Haytham ne put se retenir de faire la grimace. Son ancien prof avait renoncé à lui faire faire des progrets ? Mrs. Bibine avait elle-même été son prof pendant ses années à Poudlard, et il n'avait un tel souvenir d'elle. Elle pouvait se montrer un peu rude, mais c'était au fond une femme très attentionnée et surtout pas prompte pour un sou à abandonner un élève dans le pétrin. Enfin, s'il admettait lui même être une calamité... Ah quoi bon lui vendre un balai ? Le vendeur qui sommeillait en Haytham lui disait "Bah, pour faire marcher la boutique, tiens !", tandis que l'homme raisonné lui disait "Ce serait faire perdre de l'argent à ce garçon qui pourrait être mieux dépensé...".
Soudain, Haytham se rappela qu'il serait certainement son professeur l'an prochain. Donc, par conséquent, il aurait l'occasion de le voir monter sur un balai, et il valait mieux pour lui qu'il sache bien voler s'il comptait obtenir ses BUSEs.
Donc finalement, s'il pouvait lui refourguer un balai et qu'il le convainquait de s'entraîner un peu avec avant la rentrée, il aurait plus de chance de s'en sortir et ce serait pas plus mal. Haytham devait bien admettre qu'avec les vieux balais qu'on fournissait à Poudlard, c'était plutôt facile de se dégoûter du vol si on avait des difficultés.
Mais avant que Haytham ait pu répondre quoi que ce fût, le blondinet était déjà parti sur autre chose.

* Pourquoi il a fallu que je l'ouvre, moi ?! se reprocha-t-il. Maintenant il veut que je lui apprenne à distribuer des torgnoles ! 'Tain, Haytham, 31 ans et prof, c'est pas sérieux ça ! Tu fais un adulte pitoyable ! *

En plus, le jeune homme le comparait avec son frère dans un grand éclat de rire. Haytham se retourna vers la rue, mais le frangin avait disparu. C'était vrai qu'on pouvait leur donner un air de ressemblance, d'après le souvenir qu'il en avait. Ils avait pratiquement la même coupe de cheveux, mais le jeune était plus petit et plus trapu que lui. Et puis surtout, un regard de tueur ! Haytham se demanda s'il n'avait pas un regard de tueur.

- En fait, euh... commença-t-il à bafouiller en cherchant les termes appropriés pour lui expliquer que la baston, c'était pas cool.

Seulement, avant qu'il eût pu aligner un autre mot, le garçon était reparti sur les balais. Haytham haussa les sourcils.

* Il me rend dingue ce gamin ! Il a bouffé trop de sucre ou quoi, il est schyzo ? J'arrive pas à le suivre. J'espère qu'ils sont pas tous comme ça à son âge ou je vais pas tenir... *

Haytham inspira un grand coup par les narines et rebrancha son cerveau en mode "il faut trouver un balai à ce gamin".

- Ce qui t'irait bien, je pense, lui dit-il en portant son regard vers les rayons, ce serait un balai qui soit pas trop sensible. Du genre, si tu penches un peu à droite, que tu te mettes pas à dessiner une spirale. Pour autant, il ne faut pas qu'il soit trop rigide ou tu n'arriveras pas à le manier. Après pour la vitesse, si j'ai bien compris, tu n'aurais pas nécessairement besoin d'un balai qui démarre au quart de tour... En fait je crois que...

Le visage de Haytham s'éclaircit soudain.

- Je pense avoir trouvé ce qu'il te faut. Suis-moi donc.

Haytham entama un périple semé d'embuches au travers de la foule. De temps en temps, il jetait un coup d’œil derrière lui pour voir s'il était bien suivi, puis concentrait de nouveau son attention sur son chemin en veillait à n'écraser aucun petits et à ne bousculer personne ni quoi que ce fût.
Quand les deux garçons traversèrent un coin un peu plus calme du magasin, ils furent assez près l'un de l'autre pour que Haytham puisse répondre à la seconde question du jeune homme.

- Alors donc, tu voulais savoir pourquoi je t'avais demandé en quelle année tu rentrais ?

Haytham allait-il lui avouer qu'il allait être son professeur ? Ce ne semblait pas être la meilleure idée. Pour l'instant, tout ce qu'il devait faire, c'était l'aider à trouver son balai. S'il le lui révélait, il risquerait de lui mettre la pression pour acheter un balai, voire au pire des cas de le faire fuir - et ce gamin n'avait certainement pas besoin d'être traumatisé plus qu'il ne l'était.

- Mais pour m'enquérir de ton niveau, tout simplement, poursuivit-il, ce qui n'était d'ailleurs pas faux du tout. Et à quelle maison tu appartiens ? Là, je te rassure, ça n'a rien à voir avec les balais, ajouta-t-il en plaisantant.

Haytham et le gugusse dont il ignorait toujours le nom s'arrêtèrent devant des présentoirs à balais qui suscitaient l'attention de pas mal de monde. Haytham fit jouer de ses épaules pour se rapprocher d'avantage du balai qui l'intéressait.

- Je te présente le Comète 260. Même s'il a 16 ans, il a pas pris une ride, lui assura-t-il en détachant chaque mot pour insister dessus. Il reste pour moi le balai le plus pratique, le plus digne de confiance et pas trop onéreux pour ce qu'il vaut. Tu peux monter dessus les yeux bandés, je t'assure qu'il te feras pas tomber. D'ailleurs, quand tu commenceras à le maîtriser un peu, tu pourras même réussir à piquer quelques pointes à 110 km/h. Enfin ça, c'est si tu te débrouilles quand même pas trop mal.

Haytham fit un sourire encourageant au garçon avant de poursuivre :

- Par contre, s'il ne te convient pas ou qu'il reste au dessus de tes moyens, je te conseille de ne rien prendre du tout. Sinon, tu vas débourser trop cher pour un balai qui sera un poil mieux que ceux de Poudlard, voire moins bien. Et ça, ce serait stupide.

Ça, c'était une vraie parole de prof. Pleine de bon sens et de sincérité. Et Haytham n'en était pas peu fier.




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Peder YlvisåkerAncien personnageavatar
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Entouré par la foule, essayant tant bien que mal de percer à travers elle, Peder tenta de répondre à une des questions du grand brun.

- Il se trouve mon cher monsieur que je suis à Poufsouffle. J'ai une tête de Poufsouffle hein ? Peut-être est-ce du à ma bonne humeur constante ! Je sais que je suis génial ! plaisanta-t'il.

Il avait ensuite continué à le suivre jusqu'à leur arrivée à l'étalage des balais.
Quand le grand monsieur lui avait montré le balais en question, Peder avait d'abord était subjugué, ensuite il était tout simplement tombé amoureux. Déjà rien que le nom promettait ! Lui qui adorait les étoiles et tout s'en rapprochant, il avait trouvé le balais idéal. Au pire il se fichait complètement que le balais soit vieux ou pas. Il voulait ce Comète machin-bidule. Il n'avait pas l'air très coûteux en plus, il était sûrement dans ses moyens, et puis l'autre le lui avait assuré.

Bien que la raison pour laquelle il voulait le balais était complètement futile, voire stupide, il devait avouer qu'il se voyait bien également chevaucher le dit balais. Après tout, peut-être qu'avec un balais lui correspondant il finirait par avoir un niveau acceptable ? Pourquoi pas après tout ?! Il n'avait pas que son frère qui pouvait être borné. Un nouveau feu brûlait en lui, il voulait à tout prix réussir à être à l'aise sur un balais. De la sorte il ne subirait plus les moqueries de ses camarades et gagnerait peut-être enfin le respect de ses paires, et enfin peut-être même de son père ?

Il était pris dans un grand débat avec lui, il s'auto appuyé, il était d'accord avec lui, ne recevait aucunes objections et en était content. Pendant qu'il réfléchissait, il faisait de grands gestes et ses lèvres bougeaient toutes seules durant son monologue intérieur. Il n'arrêtait pas de gesticuler tellement il était excité à l'idée de l'acheter ce balais. Surtout quand il s'imaginait les choses géniales qu'il y ferait !

- Bon ! s'écria-t'il soudainement. Arrêtons de tergiverser !  Il regarda l'homme droit dans les yeux, arborant un air très sérieux. C'est ce balais qu'il me faut, il m'a l'air cool et tout et tout. Puis il m'a parlé, et on s'est bien entendu  C'est une façon de parler, je dis ça quand les choses sont géniales ! Enfin je m'égare. Je vais prendre ce balais, parce que voilà. Me restes plus qu'à apprendre à m'en servir, continua-t'il. Et puis, je m'en servirais pour me défendre quand je vais me faire défenestrer par mon frère tout à l'heure. 

Il rigolait bien entendu pour la partie avec le frère, enfin ça il l’espérait...

- Au fait, je vous ai pas dit, je m'appelle Peder ! Ça se prononce Pied d'heure en roulant les R hein ! Ne massacrez pas mon prénom ou au pire appelez-moi Peter ou Pete, ou même Richard si ça vous fait plaisir, on s'en fout hein ! Haha ! s'esclaffa-t'il. 

L'autre devait sûrement le regarder d'un drôle d'oeil. Ce n'était pas tout les jours qu'on avait à faire avec quelqu'un d'aussi spécial. 

- Hum, au fait, pardonnez-moi tant de familiarité hein, mais je vous trouve gentil et tout, c'est quoi votre nom ? Vous avez une tête de Hector moi je dis ! Ou de Benedict. J'aime bien ce nom. Et puis après vous êtes pas obligé de me le dire mais bon, ça créé des liens, et je vois que le courant passe bien entre nous. Vous m'êtes sympathique, puis vous allez me vendre un balais, c'est quelque chose ! 

Il enchaînait bien entendu les phrases à plus de milles à l'heure, comme d'habitude. Il était un peu nerveux, s'en était la cause. Il avait beau avoir l'air sûr de lui, c'était toujours délicat d'essayer de devenir ami avec un adulte. 

- Sinon vous faites quoi dans la vie ? Après vendre des balais j'entend. Je suis sûr que c'est pas votre vocation dans la vie, je le vois dans vos yeux ! Il prenais des grands airs en parlant, il était très inspiré aujourd'hui, et puis il était anxieux quand à sa future sortie en dehors du magasin et sa rencontre avec son bourreau. C'est votre père le gérant ? Je demande parce que c'est souvent le cas vous savez, les affaires familiales, tout ça quoi.

Il continuait d'observer le balais, comme si il allait s'envoler, sans mauvais jeu de mots, disparaître ou un truc du genre. Il se sentait comme un grand enfant devant une tortue, car c'était curieux les tortues. En parlant de ça, il aurait bien voulu une tortue, c'était calme et puis ça sentait bon, il en était sûr. 

- Bon, faisons affaire maintenant. C'est pas que mais l'heure tourne, et puis j'ai des fournitures à acheter après ,s'exclama l'adolescent, tout sourire. Ce fut un plaisir de vous connaître dans tout les cas, j'espère vous revoir hein, vous êtes chouette ! Et il était sincère. Allons régler cet achat ,termina le blond dans un clin d'oeil qu'il voulait complice.


Haytham PullmanProfesseur de Volavatar
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Visiblement, le balai plaisait au gamin. Mais pas vraiment de la façon dont Haytham l'aurait cru. Le jeune homme ne le trouvait pas seulement "bien". On aurait dit que le balai brillait sous son regard. Un vrai coup de coeur, d'après ce qu'en disaient les étoiles dans ses yeux.
Haytham regarda à nouveau le balai. Bien qu'il venait d'en brosser un portrait plutôt flatteur, il ne trouvait pas que le balai eusse pu susciter une telle admiration. Après tout, il n'y avait pas plus basique. On pouvait tout de même noter la qualité de la finition, mais le balai n'avait rien à voir avec le design clinquant des nouveaux Nimbus. Enfin, si ça lui plaisait. Haytham se retrouva très satisfait. Il avait réussi à lui trouver ce qu'il lui fallait. C'était le moins qu'il eut pu faire, après 8 rentrées scolaires passées auprès du vieux Winford à vendre des balais.
Quand Haytham se retourna vers son jeune client, il se passa une main derrière la tête, perplexe. Celui-ci avait l'air en plein débat intérieur. Apparemment, il avait besoin de réfléchir en s'aidant de ses bras et en se parlant à lui-même. Haytham étouffa un petit rire derrière sa main. C'était vraiment un cas, ce gamin.
Soudainement, le blondin reposa ses yeux sur Haytham. Ce dernier s'empressa de se recomposer une expression attentive. S'il le vexait, il se retrouverait bien mal. Mais le garçon n'avait pas eu l'air de remarquer ses gloussements. Lui qui paraissait jusqu'alors indécis faisait preuve d'une détermination et d'une assurance que Haytham n'avait pas soupçonné. Enfin, il s'était décidé. Haytham ne put retenir un petit rire amusé en écoutant discourir le jeune homme. Oui, il ne lui restait plus qu'à apprendre monter dessus. Ce qu'il ne savait pas, c'était que ce serait bientôt le boulot de Haytham de lui apprendre ça. Mais le sourire du futur prof se crispa et se transforma en une sorte de grimace quand il lui assura qu'il s'en servirait pour se défendre contre son frère. Haytham le toisa rapidement. Après tout, le jeune homme pouvait très bien rivaliser physiquement avec son frère - quoique au final, Haytham ne pouvait pas trop se prononcer puisqu'il n'avait aperçu la version brune que quelques secondes. Pour autant, même armé d'un balai aussi solide que le Comète 260,  le blond semblait être un gamin trop peu confiant pour pouvoir réellement s'en servir comme d'une arme. Et malgré l'air amusé qu'il affichait, il semblait craindre énormément son frère. Néanmoins, l'idée de se servir d'un balai pour se défendre ne serait jamais venu à l'esprit de Haytham. Déjà, parce que l'utilisation du balai était pour lui réservée au Quidditch, et que ses mains et sa baguette lui suffisaient amplement pour régler ses problèmes. Mais visiblement, ce n'était pas le cas pour tout le monde.
Haytham lâcha un soupir de soulagement quand le jeune homme lui révéla enfin son prénom.

* Enfin, remarqua-t-il intérieurement, ça aura pris du temps mais ça aura au moins fini par lui revenir tout seul au cerveau. *

Toutefois, Haytham se demanda s'il n'aurait pas mieux fallu que le garçon eût gardé son nom pour lui. Il aurait du se douter qu'il aurait un nom étranger. Son physique et son accent - bien que très léger - trahissaient un certain exotisme qu'il était impossible de ne pas remarquer. Haytham s'essaya prononcer son nom. Au bout d'un certain nombre de massacres, il préféra se censurer. Pideur était le mieux qu'il pouvait faire. Et sans rouler les r, car après un essai, Haytham eut trop honte pour recommencer. Le jeune Peder n'avait pas l'air de se soucier qu'on l'appelle par son vrai nom ou par une déformation, et pourtant cela gênait Haytham. Ce petit méritait qu'on l'appelle par son vrai nom, quoiqu'il pût en dire ! Haytham redoutait de connaître son nom de famille... S'il devenait son professeur - et ce serait le cas, il n'y avait pas à tortiller - il devrait l'appeler par son patronyme. Et il n'y avait pas de raison que ce fût plus facile à prononcer.

* Je vais m'entraîner jusqu'à la rentrée, se promit-il. Il sera bluffé quand je lui prononcerait son nom à la p-e-r-f-e-c-t-i-o-n. Et il me paiera un jus de citrouille, pour la peine ! *

Haytham leva les yeux aux ciel et sourit à cette pensée. Mais Pideur avait repris la parole. Le sourire de Haytham s'agrandit et il remonta ses manches. Alors comme ça, il le trouvait sympa ?

* Ça, c'est l'effet Poufsouffle bonhomme ! Deux mecs géniaux comme nous, y'a pas de raisons qu'on s'entende pas ! Hé hé ! *

Haytham n'osa pas prononcer à voix haute ce qu'il venait de penser. Toutefois, il ne voyait pas pourquoi il ne lui donnerait pas son prénom. Après tout, ne venait-il pas de lui donner le sien ? Et puis, dès lors que Pideur connaissait son âge, autant lui filer son nom. Surtout que les suggestions du jeune homme en matière d'appellation n'étaient pas vraiment à son goût.

" J'm'appelle Haytham, lui répondit-il. Pas de Hector ou de Benedict. Et on prononce ça Èteum avec un léger h aspiré. Mais je serais bien vache de t'en vouloir si t'as envie de prononcer ça autrement. " ajouta-t-il en plaisantant.

Nan, il ne pouvait pas se permettre cela après le massacre qu'il avait fait subir à son propre nom.
Comme Haytham se faisait bousculer à longueur de temps par les autres clients qui souhaitaient observer les balais derrière lui, il invita le jeune homme à poursuivre leur discussion un peu plus loin.
Mais celle-ci avait dérivé sur un sujet qu'il aurait préféré éviter. Haytham s'était décidé à ne pas lui révéler qu'il serait bientôt professeur à Poudlard, et voilà qu'il lui demandait ce qu'il faisait dans la vie. Ce n'était pas très sympa pour Pideur de le lui cacher, étant donné qu'il l'avait déjà révélé à tous les gamins du club de Quidditch à la cité Nimbus. Et pourtant, il se voyait mal lui dire qu'il serait bientôt son prof, tout en portant la chemise de vendeur du magasin. C'était juste... décalé. Bref, ce serait passé pour une grosse blague absolument pas crédible ni spécialement drôle. Haytham préférait éviter d'en arriver là.

" Winford, mon père ? répéta Haytham avec un air amusé, en jetant un coup d'oeil vers le vieil homme qui était toujours à la caisse. Nan... C'est juste... "

Haytham fit une pause pour chercher les mots appropriés. En fin de compte, Winford était presque comme un père pour Haytham. La première fois qu'il l'avait vu, c'était quand il avait 11 ans et qu'il était déjà en train de baver devant les vitrines du magasin. Plus tard, à 14 ans, il lui avait acheté son Nimbus 1700. Et puis, à 21 ans, il l'avait vu les yeux rouges et l'expression anéantie en voyant son magasin mis en pièce, et tentant de consoler sa femme dans ses bras. Cette image restait gravé dans la mémoire de Haytham, et y repenser le faisait toujours frissonner. Et depuis, après l'avoir aidé à la reconstruction, Haytham l'assistait à chaque rentrée lorsque le magasin était en pleine effervescence. Ils étaient devenus très proches.

" Un très bon ami,
finit-il par dire dans murmure. Et en ce qui concerne ma vie professionnelle, mon petit, c'est assez... compliqué, continua-t-il en se grattant la tête. Je bosse à droite à gauche pendant l'année scolaire, et pendant les vacances je donne des cours de Quidditch à Sheffield. Et puis maintenant, j'ai trouvé un boulot plus sympa...  "

Haytham regarda le jeune homme qui l'écoutait et éclata de rire. C'était totalement impoli, mais il n'avait pas pu se retenir.

" A vrai dire, tu devrais savoir lequel d'ici peu de temps. " ajouta-t-il quand il se fut un peu calmé.

C'était tout ce qu'il lui dirait. Le reste, ce serait la surprise ! Tandis qu'il le laissait ainsi mijoter jusqu'à la rentrée, il ne devinerait jamais quel travail il pourrait bien faire. Si Haytham savait que sa plaisanterie était assez cruelle pour le pauvre jeune homme, elle l'amusait tellement qu'il n'avait pas vraiment de remords. Il s'imaginait déjà voyant sa tête à la rentrée... " Pourquoi le mec du magasin de Quidditch il porte la robe de prof...? "
Haytham était toutefois un peu gêné et s'excusa après s'être essuyé les yeux. Heureusement, Pideur semblait porter plus d'attention au balai qu'à son éclat de rire inopiné. Et puis, lorsque celui-ci se retourna vers lui, c'était pour l'inviter à passer à la caisse.

" Plaisir partagé !
répondit-il avec un sourire sincère, sensible à la façon dont il venait de le gratifier. Je ne doute pas que tu vas t'épater toi-même sur ce balai ! C'est donc par ici, jeune homme. " lui indiqua-t-il ensuite, sans prendre le risque de prononcer son nom.

Ainsi commença leur périple pour traverser le magasin dans l'autre sens. Mais Haytham était un peu soulagé que leur entretien prît fin. Il n'avait pas vraiment compté le temps qu'il avait passé avec lui, mais Winford serait assez mécontent de le voir rester avec un unique client - pour ne lui vendre qu'un vieux Comète en plus - alors que le magasin était plein à craquer d'autres clients qui auraient pu vouloir son aide. Et puis, ils auraient de toute façon l'occasion de se revoir très prochainement...  Le regard de Haytham fut soudain attiré vers l'entrée du magasin.

* Enfin ça, c'est s'il ne se fait pas démolir avant par son frangin... *




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Peder YlvisåkerAncien personnageavatar
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Peder était à la fois excité à l'idée de s'en aller avec un nouveau balais, triste parce qu'il laissait son ami le vendeur, et anxieux parce qu'il allait mourir en sortant de la boutique.
Non il ne dramatisait pas le moins du monde. Ou peut-être un peu qui sait ? 

Ils avançaient tout les deux en direction de la caisse, histoire qu'il puisse payer son achat. Plus l'échéance approchait, plus le norvégien se sentait envahit pas la tristesse, il était peut-être un peu trop sensible, mais au diable les convenances ! Il était comme ça et pas autrement. Haytham avait été très sympa avec lui, et lui avait même insufflé un peu de confiance en lui, ce qui était plutôt surprenant quand on savait la propension à douter de lui qu'avait le jeune homme.

- Vous allez vraiment me manquer vous savez ? lui confia-t'il. Vous devez penser que je m'attache un peu trop facilement mais c'est que vous avez été tellement gentil avec moi, et puis vous n'avez pas eu l'air de me juger directement. Voilà, j'espère que je vous reverrais un jour en tout cas, termina-t'il avec un sourire contrit.

Il resta silencieux tout le reste du trajet, ce qu'il n'était pas vraiment dans ses habitudes va-t'on dire. Il n'avait pas du tout hâte de s'en aller, il ne voulait pas revoir son frère, se faire engueuler comme d'habitude par lui, et ensuite par son père quand il rentrerait. C'était sa routine, et elle le gonflait royalement. 

Tout à l'heure l'homme avait toutefois attisé sa curiosité, pourquoi faisait-il tant de mystères à propos de son travail ? C'était étrange quand même non ? 
Il n'insista toutefois pas, étant donné qu'il lui avait assuré qu'il le découvrirait plus tard. Pourquoi pas après tout, il n'était pas pressé.

Ils passèrent enfin en caisse, l'humeur de Peder se détériora à ce moment là, il détestait les au revoirs... En même temps qui pourrait aimer ça ?! Lui n'avait pas envie de s'en aller, mais n'allait pas squatter à vie le magasin ou même tenter de se faire adopter par le propriétaire pour ne pas en partir. Ce serait plutôt étrange en fait...

Il paya son achat, et l'homme lui tendit son nouveau balais, ce qui ne manqua pas de lui arrachait un sourire. 

- Bon et bien, ce fut un plaisir, je ne vais pas m'attarder ici plus longtemps hein, plaisanta-t'il. J'espère que vous ne m'avez pas mentit quand au fait que je découvrirais bientôt quel emploi vous exercez, même si j'en doutes, vous m'avez l'air de quelqu'un d'honnête, avoua le Poufsouffle. Sur ce, au revoir et à la prochaine !

Il lui fit un signe de la main avant d'essayer de se frayer un passage à travers la foule, plutôt compacte. Il accéda enfin à l'entrée, ou à la sortie selon les points de vue et sortit du magasin à contre-coeur.

- Enfin je te retrouve abruti ! lui hurla quelqu'un dés qu'il eut passé le seuil de la boutique.

"Et merde" jura-t'il intérieurement.


Haytham PullmanProfesseur de Volavatar
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Haytham s'arrêta brusquement en plein milieu d'une allée, percuté par la vision de la queue monstrueuse qui s'attardait derrière le comptoir de Winford. Il n'allait pas forcer le gamin à s'ajouter à cette foule. Il aurait sinon tout le temps d'oublier le nom du balai qu'il souhaitait acheter, voire même d'oublier son propre nom - 21 Août, le magasin était vraiment bondé.
 
Finalement, Haytham se demanda si ce n'était pas finalement préférable pour Pideur de s'attarder plus longuement dans ce magasin. Cela lui accorderait un peu de répit avant de le laisser aux prises avec son frère... Mais comme Haytham voyait qu'une caisse était restée inoccupée, il préféra se diriger vers celle-ci. Mieux valait peut-être éviter au garçon de se ronger les sangs à guetter la rue à travers les vitrines en pensant au mal à venir. En plus, Haytham serait sûr de lui remettre en personne son balai et de le voir repartir avec.

Mais avant d'être arrivés à la fameuse caisse, Pideur lui confiait déjà qu'il allait lui manquer. Haytham lui jeta un regard attendri, en pensant que c'était un gamin plutôt mignon. Son regard trouva ensuite une expression plus triste. Haytham n'avait pas eu l'impression d'avoir été particulièrement gentil avec Peder. Certes, il avait été patient et lui avait accordé du temps. Mais c'était une attitude normale envers un client. Décidément, s'il se sentait forcé de le lui faire remarquer, c'était que la vie ne devait pas être très facile chez lui. Néanmoins, une petite remarque affective était toujours la bienvenue.

" Je n'en doute pas. "
répondit Haytham à Peder avec un large sourire, en repensant à sa plaisanterie. Il aurait bientôt tout le loisir de le voir et le revoir.

Après quelques pas périlleux à travers les allées du magasin, Haytham et son jeune client parvinrent à se faufiler jusqu'à la caisse vide. C'était d'ailleurs une vraie honte d'avoir laissé cette place vacante si longtemps. Que faisait Winford ? Il était certainement en train de bloquer la queue en bavardant longuement Quidditch avec son client comme il avait si souvent l'habitude de le faire. Haytham fit une grimace semi agacée, semi amusée en regardant le vieil homme, puis reporta son attention sur le blondinet. Après l'avoir observé quelques secondes sans rien dire, Haytham se rappela soudain ce qu'il devait faire.

" Ton balai ! s'écria-t-il. Ton balai... Tu permets que j'aille le chercher, j'en ai pour quelques instants. "

Haytham sortit ensuite de la remise avec le fameux balai, et déchira plusieurs morceaux de papier de soie brun du gros rouleau que Winford monopolisait derrière lui, pour ne pas avoir à se lever. Il attacha ensuite chaque extrémité d'un bout de ficelle, et tendit le tout au jeune homme un fois qu'il l'eût payé.

" C'est une affaire conclue, petit, conclut Haytham en lui tendant sa main, enchanté de voir le ravissement du jeune homme. Profite bien de ta nouvelle acquisition ! Tu la mérites. "

Haytham écouta les salutations de Pideur auxquelles il répondit  :

" Ne te tracasse pas trop avec ça,
fit-il en se mettant une main derrière la tête et en regardant vers sa droite, un peu gêné. Tu devrais être très rapidement au courant. Genre, dans une semaine... "

Sa dernière phrase avait été prononcée très bas, de sorte que Peder ne pût pas l'entendre.

" A bientôt, Peder ! " lança-t-il ensuite en voyant le gamin s'éloigner.

Peder... Cette tentative de prononciation était nettement améliorée par rapport aux précédentes. Ce n'était pas parfait, mais avec quelques entraînements, ce n'était pas sans espoirs. Haytham regarda le jeune homme se frayer un chemin au travers de la foule en croisant les bras, mais ferma les yeux avant qu'il ne fût sorti. Il resta quelques instants sans bouger, se reposant un peu, puis releva la tête quand un autre client l'interpella. Il regarda sa montre, constatant avec lassitude qu'il travaillait déjà depuis 4 heures, puis la foule qui se massait toujours devant lui.

" Winford... J'espère pour toi que tu vas me payer à la fin de la journée. Je t'aime beaucoup, mais je bosse trop pour faire ça gratis. "



FIN DU RP




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Moi jouer au Quidditch ? Sans rire ! [Peder & Haytham]

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