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 Requiescat in Pace [Ulrich - Cécilya - Famille Richardson]

Ulrich KellerPersonnage décédéavatar
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24 août 2007


Les Richardson n’avaient jamais fait dans la demi-mesure et cela se voyait non seulement dans leurs possessions mais également dans leurs attitudes. Après tout, le fils aîné n’avait-il pas impulsivement décidé, coûte que coûte de suivre la voie qu’il s’était choisie ? Sa sœur ne se pavanait-elle pas depuis quatre ans déjà en ayant hérité du surnom de princesse des Serpentards ? La demeure même où ils vivaient suintait le luxe et l’argent, la puissance qu’ils avaient perdue mais qu’ils tentaient vainement de faire transparaitre toujours davantage.

Tout cela ne les sauverait pas du couperet qu’Ulrich venait de placer devant leurs gorges à tous. Cela avait pris du temps pour réunir les conditions optimales lui permettant de se débarrasser de l’entièreté de la famille. L’aîné vivant la majeure partie de l’année en Allemagne et l’épouse originelle ayant été répudiée, il avait du patiemment rongé son frein durant l’année pour trouver le moment propice où se débarrasser définitivement de ces parasites. L’occasion s’était présentée mi-août lorsqu’il avait croisé sur le Chemin de Traverse Cécilya en compagnie de son frère. Ce dernier accompagnait sa cadette faire quelques emplettes avant de repasser saluer leur mère biologique. Ce qui avait semblé être une journée agréable et radieuse pour la jeune Serpentard avait été un véritable ennui pour son ancien condisciple de maison. Quiconque aurait vu la jeune fille babiller, s’extasier et se comporter de manière si agréable, aurait sans doute apprécié de savoir que derrière la facette de princesse capricieuse se cachait aussi un être plus ou moins humain. Cependant ce n’était pas son cas. Il n’en avait que faire d’une petite pimbêche qui ne serait bientôt plus que de la viande froide  à laquelle il aurait terminé de régler son compte. La tâche serait plutôt aisée puisqu’il doutait de voir une quelconque opposition vraiment sérieuse venir de cette petite mijaurée qu’il voyait comme une incapable notoire. Le tout, d’autant plus qu’il pénètrerait au sein de leur domicile en tant qu’ami venant une nouvelle fois leur rendre visite durant les vacances scolaires. Ulrich, dans ce but, avait d’ailleurs déjà rendu visite à Maximilien Richardson à la mi-juillet. Le patriarche s’était enquis de ses projets d’avenir avant de remettre sur le tapis une proposition de mariage. C’était justement en vue de cette journée que le jeune homme avait proposé d’en reparler ultérieurement ce à quoi l’ancien mangemort avait répondu en l’invitant à se présenter dans sa demeure lorsqu’il lui siérait d’en reparler, trop sûr du peu de chance qu’un Keller avait de refuser pareille proposition.

Comme il l’avait impatiemment attendu, les enfants Richardson avaient tôt fait de lui livrer l’adresse de leur mère, épouse déchue parce que soit disant repentie et proche des moldus subitement. Celle-ci vivait dans une modeste maison d’un quartier sorcier proche du Chemin de Traverse. Les moyens ne semblaient pourtant pas lui manquer mais force était de constater qu’elle souhaitait peaufiner sa nouvelle reconversion de mère éplorée protégeant et étant amie des moldus. Pathétique vraiment … Mais son cinéma ne prendrait pas. Pas avec lui !

Après une après-midi qui lui avait paru interminable, Cécilya et Duncan étaient enfin ressortis de la petite bâtisse pour regagner le manoir familial où Ulrich ferait introduction le soir même. Paisible, la jeune fille parlait gaiement avec son aîné toute trace de peur ou d’anxiété absente de son visage. Il n’en serait certainement pas de même lorsqu’elle se retrouverait face à lui. Celui auquel on avait voulu la fiancer fut une époque, celui-là même qu’on continuait d’envisager et que son père, dans une attitude qui se voulait discrète et parfaitement incomprise de quiconque d’autre, se penchait toujours vers son héritière pour promouvoir l’attrait d’un tel parti associé à son nom déjà fort élogieux. Généralement, Cécilya se contentait de baisser les yeux sans dire le moindre mot. Tellement différente de l’être farouche et blessante qu’elle pouvait être à Poudlard loin des griffes de son père qu’elle craignait tant.
Lorsqu’une demi-heure se fut écoulée, l’apprenti auror se faufila en dehors de la cachette qu’il avait occupée jusque là pour venir se présenter devant la porte d’Evangéline O’Hara. Les maisons étant beaucoup trop proches les unes des autres, la solution du polynectar avait, une fois encore, été toute trouvée. Et quoi de mieux que de prendre l’apparence d’un futur mort en devenir pour venir rendre visite à son ex-épouse répudiée ?
C’est ainsi qu’Evangéline découvrit, étonnée, sur le pas de sa porte Maximilien Richardson.

- «  Que… Que viens-tu faire ici ? Nous n’avons fait que discuter. Cécilya et Duncan ont tout de même bien le droit de voir … leur mère ! », murmura l’habitante des lieux.

Une scène de ménage, il ne manquait clairement plus que ça ! Désireux d’éviter de voir l’entrée se refaire vu les relations qu’entretenaient le véritable Maximilien avec son la mère de ses enfants, le jeune homme cala son pied dans le passage. Il était inutile de prendre des risques. Si cette godiche lui claquait la porte au nez avant d’informer la brigade magique que son ex-mari venait la tourmenter, cela ferait définitivement capoter tous ses plans.

- «  Je ne viens pas te voir pour cela, Evangéline. », commença-t-il en cherchant une idée pour pousser la femme lui faisant face à le laisser entrer, «  Mes enfants… Il faut que nous parlions d’eux. Je pense qu’ils sont quelque peu… en danger. »

L’idée lui était venue naturellement. Seul un danger imminent planant sur sa descendance pousserait une mère à laisser entrer sans trop se poser de questions un ex-mari qu’elle craignait visiblement à la fin de leur union. De plus, ce n’était clairement pas un mensonge n’est-ce pas ? La famille Richardson serait effectivement bien en danger dès le soir même mais ni Evangéline ni personne ne pourrait faire quoique ce soit pour les aider ou les sauver. Ils étaient irrévocablement tous perdus jusqu’au dernier et elle aurait bien mieux fait de se soucier de ce qui l’attendait elle-même si le traitement qui lui était réservé était rapide, efficace et silencieux.
Comme il l’avait prévu, la femme s’effaça pour le laisser entrer. Une fois la porte refermée, son hôtesse le devança pour le guider jusqu’au salon, endroit tout aussi modeste que l’extérieur et composée de trois causeuses répartie devant une cheminée en pierre grisâtre. Le parquet de bois craqua sous les pieds du visiteur. Quelle misère !  Il lui faudrait être très prudent et délicat pour se déplacer par ici. Sur la table basse trônait trois tasses dont deux vides. S’installant dans l’une des causeuses faisant face à un récipient ayant été utilisé par l’un des précédents utilisateurs, le jeune homme avisa la situation. Il lui fallait la faire quitter la pièce de sorte qu’il puisse utiliser sa mixture dans la tasse à moitié pleine de l’ex-épouse Richardson…

- «  Tes manières n’ont guère changé, Evy. », commenta-t-il en montrant du regard les tasses abandonnées avant de poursuivre en mentant éhontément, «  Ne t’alarmes pas de la sorte. Tu sais que je ferais tout pour protéger ma descendance. Dès lors, une tasse de thé s’impose n’est-ce pas ? »

Un rire glacial s’échappa des lèvres du pseudo Maximilien. L’attitude qu’il adopta paru légèrement décontenancé la femme qui tendue, partit en direction de la cuisine chercher une tasse. Une fois cette femme disparue, le jeune homme insonorisa la pièce discrètement.  Rapprochant la tasse de son hôtesse, il sortit de sa poche une fiole contenant un liquide noirâtre. Ce n’était pas la première fois qu’il l’utilisait. Un peu avant le départ de Fernoys pour Sainte Mangouste, le jeune homme avait déjà apporté une coupe de jus de citrouille contenant déjà un dérivé plus lent de la potion de son invention. Celle qu’il avait tenté de faire ingérer à sa condisciple faisait son office très lentement, s’insinuant petit à petit dans chaque membre de la personne qui l’avait bue. La mixture qu’il avait réservée à Evangéline O’Hara était beaucoup plus rapide. Après ingestion, l’ex-épouse Richardson ne ferait bonne figure qu’une dizaine de minutes tout au plus avant de ressentir les premières et fulgurantes douleurs qui, il n’en doutait pas, lui ferait souhaiter de mourir plus rapidement encore. C’était risible quand on savait qu’il suffisait de quelques gouttes du breuvage pour faire tant de ravages !
Deux gouttes venaient de tomber dans la tasse de thé à moitié remplie quand son hôtesse refit son apparition, les mains vides, les traits tendus et suspicieux.

- «  Je savais bien qu’il y avait quelque chose de louche. Tu... Maximilien… Il … Mon ex-époux a énormément de défauts mais il ne lui viendrait pas à l’idée de me demander une tasse de thé AVANT de m’avoir expliqué un tant soit peu quel est le danger planant sur Cécilya et Duncan. », s’exclama-t-elle, sa baguette dans une main, suspicieuse, «  Vous avez dû énormément l’observer pour parvenir à vous approprier ses manières mais la dissemblance est toujours présente. Qui êtes-vous  ? Sans doute quelqu’un qui lui est proche puisque vous semblez même connaitre le surnom dont il m’a toujours gratifiée…  »

C’était splendide … La voilà qui doutait d’avoir face à elle son ex-mari ! Ne pouvait-elle pas se laisser duper un peu ? Ne comprenait-elle pas que jouer son jeu lui épargnerait bien des traumatismes ? Et dire qu’il avait voulu se montrer original et moins brutal pour une fois même s’il avait secrètement espéré que la situation qui se produisait sous ses yeux se réalise. Depuis qu’il avait réglé leur compte aux O’Connor, Ulrich s’était rendu compte à quel point l’idée de tuer en usant de poison ou de subterfuges ne nécessitant pas qu’il soit face à ses victimes, l’ennuyait prodigieusement. Le choixpeau avait beau l’avoir réparti à Serpentard, il ne se sentirait jamais l’âme à battre ses adversaires sans leur montrer son vrai visage et sans voir ses traits être la dernière chose à se refléter dans leurs yeux bientôt vitreux.

- «  Bien vu ! », félicita-t-il son interlocutrice, « Je suis surpris d’apprendre que tu connais encore aussi bien un homme dont  tu es sensée être séparée depuis plusieurs années mais je dois dire que tu exauces l’un de mes vœux… »

Prompt comme toujours, la baguette de merisier que le jeune homme avait emprunté à sa mère, Isana, se pointa en direction de la mère de Cécilya qu’il désarma avant de l’entraver. Rattrapant la baguette d’Evangéline, il rangea soigneusement celle de sa génitrice pour ne se servir que celle de sa proie. Elle lui serait très utile également pour s’occuper des autres.

- «  Je m’avoue découvert, très chère. Je ne suis pas Maximilien. Je me nomme Ulrich Keller. Ce nom doit te dire quelque chose n’est-ce pas ? Max’ a toujours eu dans l’idée que Cécilya m’épouse et ce, depuis que je me suis si habillement faufilé à ses côtés. Ce n’est pas dans mes manières de tuer les gens sans me montrer sous ma véritable apparence. Je dois dire que je trouve ça extrêmement… grossier. », expliqua-t-il en faisant tourner la baguette de sa victime, «  Néanmoins, je pense que je devrais cette fois faire exception à la règle puisque je ne peux pas me permettre d’être en retard au manoir et faire ainsi attendre mes prochaines proies. Tu comprendras, je pense. »

S’approchant de la femme, il se pencha vers elle, un rictus mauvais sur les lèvres.

- «  Il y a effectivement bien un danger qui plane sur tes enfants, très chère. Mais je crains qu’il soit loin d’être écarté et écartable puisque … ce danger, et bien, c’est moi. », murmura-t-il avec amusement, «  Et une promesse de mort de ma part se voit toujours accomplie. »

Tout le problème restait à lui faire avaler cette maudite potion contenue dans le thé… Mais puisqu’elle était désormais consciente de sa véritable identité, il y avait peu de chance qu’elle veuille bien, sans opposition, boire l’intégralité de sa tasse. Il devrait donc la forcer à le faire ce qui l’ennuyait d’avance.  Forcer les autres à ingurgiter quelque chose par la force était généralement ennuyeux. Sauf si… L’idée venait de germer dans le cerveau du jeune homme. Evangéline lui avait déjà prouvé quelques instants plus tôt qu’elle pouvait laissé entrer n’importe qui, même le mari qu’elle craignait mais aimait encore, dès que l’on parlait de danger au dessus de la tête de ses deux mioches. Il lui suffisait donc de lui proposer un marché qui pourrait l’amuser de par la bêtise dont elle pourrait faire preuve si elle acceptait. D’autant plus d’ailleurs, que rien ni personne ne pouvait plus sauver les enfants Richardson.

- « Enfin … Sauf si, tu prends leur place en sacrifice… »

- «  Sacrifice ? », interrogea-t-il légèrement agacée, «  Que je me sacrifie ou non, je suis certaine que vous vous attaquerez à mes enfants. MENTEUR ! »

Suite à ses paroles, Evangéline se mit à hurler à pleins poumons, appelant à l’aide notamment. Risible décidément… Pathétique aussi et d’une stupidité incroyable. La gifle qu’il lui administra la firent immédiatement taire et l’espace d’un instant, il craignit de l’avoir légèrement sonnée vu la masse musculaire dont disposait Maximilien Richardson mais il n’en était rien et la femme redressa avec vanité et fierté le menton pour lui faire face, des larmes perlants au coin de ses yeux.

- «  Sortilège d’insonorisation. », lui fit-il avec une moue faussement contrite, «  Pas de chance… »

Se saisissant de la tasse de thé dans laquelle il avait dilué les quelques gouttes de la potion qu’il avait confectionnée, il s’avança vers elle, la baguette de son hôtesse toujours à portée de main. Cette dernière le regarda toujours aussi fièrement, persuadée qu’il ne parviendrait pas à ses fins.

- « Forte tête n’est-ce pas ? Mais si tu penses pouvoir avoir raison de moi, tu te trompes fortement. Tu sais, ça fait bien longtemps que je m’entraine maintenant pour exterminer toutes les familles de mangemorts encore en vie. Ce n’est pas ta pitoyable résistance dont un imperium aurait vite raison qui va m’arrêter. Tout comme je ne lésinerai pas sur les moyens à employer pour parvenir à mes fins quitte à me meurtrir moi-même. Ca a déjà été le cas et je le referais sans la moindre hésitation. »

Alors qu’il levait sa baguette d’emprunt pour mettre sa victime sous imperium et la forcer de la sorte à boire l’entièreté de la tasse, la propriétaire légitime de l’arme murmura sans se départir cependant de son attitude vaniteuse, un « pourquoi ? ».
Pourquoi, pourquoi ? Ils avaient tous ce mot à la bouche comme si cela n’était pas évident !

- « Pourquoi ? Tout simplement parce que le jour où mon mangemort de frère a tué ma sœur avant qu’un de ses amis ne tue mon père, le gamin braillard et amical que j’étais est également mort en ne laissant qu’une coquille vide incapable d’éprouver de la peur, du regret ou même le moindre sentiment d’empathie et remplie de rage et de soif de vengeance. Voilà pourquoi. Maintenant… Tu m’excuseras, très chère,  mais notre discussion n’a que déjà trop duré. C’est que j’ai encore ton ex-époux, sa nouvelle femme ainsi que ton fils et ta charmante petite pimbêche de fille qui m’attendent les bras grands ouverts pour leur dernière soirée dans ce monde. », soupira-t-il avant de pointer sa baguette sur son interlocutrice et de lancer un imperium pour la forcer à boire la tasse qu’il lui tendait.
Sans hésitation, la tasse fut engloutie en trois gorgées permettant au jeune homme de libérer la future morte du sort avant qu’il ne regagne sa place dans l’une des causeuses sous le regard interrogatif et plein de colère d’O’Hara.

- «  Il y en a pour dix minutes avant que les premières douleurs ne se fassent ressentir. A ta place, je profiterais de ce court répit. Cette mixture, je l’ai peaufinée personnellement pour ce genre d’occasion. Je t’assure qu’une fois que cela aura commencé, tu ne vivras guère dix minutes supplémentaires. Mais ne fais pas cette tête, ça fait partie du jeu. », ajouta-t-il avec un clin d’œil.

Car dès le départ, Ulrich savait pertinemment bien qu’il pouvait lui aussi tomber. Bien évidemment, il ne les laisserait jamais l’avoir complètement. Ce serait bien trop facile sans cela et il n’hésiterait pas à se tuer lui-même plutôt que de tomber sous les coups de quiconque d’autres ou de se laisser enfermer mais la vie n’avait clairement pas la même valeur pour lui que pour ceux qu’il tuait. Pour ceux-ci, la vie était précieuse et il semblait craindre la mort. Lui-même se moquait allègrement de mourir, il souhaitait juste obtenir son billet d’aller en ayant envoyé le plus de familles mangemorts possibles avant lui.
Comme annoncé, les traits d’Evangéline ne tardèrent pas à se crisper de douleurs, lui arrachant plusieurs cris jusqu’à ce que le jeune homme ne la juge trop bruyante et irritante à son goût. La libérant du sort d’entrave, le corps de sa victime s’écroula au sol agité de soubresauts. La fin était proche, toute proche même. Se relevant du fauteuil qu’il occupait, Ulrich quitta la pièce en lançant juste un « Adieu » derrière lui. Refermant soigneusement la porte de la pièce où on retrouverait plusieurs heures plus tard le corps sans vie de l’ex-épouse Richardson, le Serpentard encore sous les traits de Maximilien pour une quinzaine de minutes se hâta de quitter complètement les lieux.

Du chemin de traverse, Ulrich avait regagné son manoir où il avait discrètement remis la baguette de sa mère à sa place. Isana n’avait même pas remarqué qu’il la lui avait empruntée pas plus qu’elle n’avait constaté la fin des effets du polynectar sur son fils.  Un légume vraiment …  Durant le laps  de temps qui le sépara du moment qu’il avait choisi pour s’introduire chez les Richardson, rien n’aurait pu présager dans son attitude ce qui c’était déroulé dans la petite maison proche du chemin de Traverse pas plus que les événements qu’il s’apprêtait à perpétrer. Lorsque vingt heures sonna, Ulrich était fin prêt pour se rendre pour la dernière fois chez le père d'une de ses condisciples de maison. Le jeune homme avait revêtu la nouvelle robe de sorcière que sa cadette avait tout spécialement conçu pour lui. Si seulement elle avait su qu'il le portait pour commettre ses méfaits qu'elle craignait tant ! Sortant du manoir, le Serpentard parcourut son domaine jusqu'à la sortie où il put enfin transplaner.  Le décor se mit à tourner autour de lui jusqu'à ce qu'il n'arrive enfin devant les hautes grilles de la résidence Richardson. Au bout de l'allée, derrière un amas d'arbres, il pouvait déjà voir l'imposant bâtiment d'un blanc cassé et ses quelques fenêtres allumées : celles du bureau de Maximilien en bas à l'extrême gauche, celles de la chambre de cette petite garce de Cécilya au premier étage à droite ainsi que celles du salon en bas à droite et celles de la chambre d'ami où il avait déjà logé par le passé.

Contrairement aux O'Connor, l'endroit n'utilisait pas un système de sonnerie aussi élaboré que chez ses précédentes victimes. En effet, ces feus Franklin et Shauna O'Connor, l'entrée ne pouvait se faire que moyennant d'y laisser une trace de son passage : l'examen de la baguette de celui qui y pénétrait. Or, il avait été aisé d'utiliser celle de celui dont il usurpait l'identité à l'époque et qui serait accusé du meurtre de la famille : Lawrence McGraph. Ici, cependant, le jeune homme entrait sous sa véritable apparence, celle d'Ulrich Keller, ancien Serpentard tout juste accepté en tant qu'apprenti stagiaire au sein du bureau des aurors.  Utiliser la baguette qui tuerait toute cette charmante et crapuleuse petite famille, celle de la matriarche d'origine, n'aurait certainement pas été une très bonne idée.  Dès lors le fait que l'engin soit si proche de l'utilisation qu'en avait les moldus était fort pratique.
Après s'être introduit, la porte s'était ouverte et Ulrich avait enfin pu commencer à remonter vers le lieu de son futur spectacle. Avec un peu de chance, il parviendrait à faire ce pour quoi il était venu sans tacher la toute nouvelle robe de sorcier que Kathrina avait design pour lui. Si seulement elle savait qu'il l'utilisait en pareille situation ...

Quelques mètres le séparait de l'entrée lorsqu'il vit le propriétaire des lieux venir vers lui. A l'évidence, Maximilien était fort heureux de le voir et espérait clairement une réponse positive à sa demande de mariage concernant Cécilya. Après tout, n'était-ce pas le motif qu'il avait invoqué auprès de lui pour qu'il le reçoive ?

- " Ulrich, mon garçon !  Quel plaisir de te voir !  Mais viens entre donc !", lui fit-il après une brève accolade amicale qui répugna fortement le jeune homme.

Une fois entré à l'intérieur, le patriarche l'emmena jusqu'à son bureau privé qu'il devait probablement occupé avant son arrivée. Catherine, sa nouvelle épouse, les suivit mais fut rapidement chassée par son époux. Aussi, s'empressa-t-elle de les quitter après un clin d'oeil appuyé envers le Serpentard. Cette femme n'avait clairement rien à envier à Shauna O'Connor. Opportuniste, démesurément ambitieuse et arriviste, elle ne tarderait pas à mériter le juste châtiment qui serait le sien.  Rendant son oeillade à sa prochaine victime, il la regarda amusé gagner son propre boudoir à l'autre bout du manoir. Oui, son tour viendrait également...

- " Un problème, mon garçon ?", le questionna subitement Maximilien Richardson qui l'attendait, la main sur la poignée de porte de son bureau.

Se retournant pour lui faire face, Ulrich arbora une mine polie et secoua légèrement la tête en signe de négation.

- " Aucun. Absolument aucun.", lui répondit-il avec assurance alors qu'il s'avançait pour entrer à la suite de son hôte qui avait froncé les sourcils devant l'absence du "Monsieur Richardson" auquel le jeune homme l'avait si longtemps habitué. Cependant le trouble du mangemort lui passa rapidement, convaincu comme il l'était que ce n'était du qu'à une familiarité qui n'augurait que des choses fort prometteuses pour lui, le contrat de mariage qui attendait patiemment dans l'un des tiroirs de son secrétaire et Cécylia.

Une fois la porte fermée, l'imposant homme s'installa sans la moindre cérémonie dans son fauteuil personnel en cuir tout en invitant Ulrich à en faire de même dans le siège qui lui faisait face. S'il y avait bien quelque chose qu'il devait reconnaitre à son hôte c'est qu'il était prudent et extrêmement discret lorsqu'il traitait d'affaires dans son bureau. Ce n'était qu'il y a récemment que le jeune homme avait découvert que le lieu était insonorisé dès que la porte se refermait. Un principe faisant actuellement le désavantage de son ennemi mais son avantage personnel et qui avait le mérite d'être plutôt bien vu. Car rien en apparence n'aurait pu le laisser deviner et c'était quelque chose qui avait longtemps laissé le Serpentard pensif. Car comment s'occuper correctement de l'entièreté de la famille si d'entrée de jeu lors de l'assassinat du père, toute le reste de la troupe était mise au courant. Pas qu'Ulrich ait grand chose à craindre de Cécilya qui , à ses yeux, avait tout d'une petite pimbêche écervelée tout juste capable de tenir une baguette qu'elle lâcherait probablement avant de partir se réfugier pour lui échapper... Catherine Dickins ne l'inquiétait pas outre mesure non plus. Trop ambitieuse et trop sûre d'elle, la belle-mère pensait toujours qu'elle pourrait retomber sur ses pieds et s'en tirer en en tirant le meilleur. Néanmoins, il craignait que cette fois, celle que la princesse des Serpentards surnommait "son affreuse belle-mère narcissique", n'en retire absolument rien et qu'au contraire, elle soit punie comme il se doit des horreurs et sournoiseries qu'elle avait du commettre pour en arriver au statut qu'elle occupait actuellement. Tout se payait un jour après tout ...

- " Ton attitude me laisse à penser que tu accèdes à ma demande, cher gendre...", s'exclama avec un rire sonore son hôte visiblement sûr de lui, " Cécilya est encore jeune mais d'ici ses dix-ans, dans deux ans, je suis certain que tu ne regretteras pas ton choix.  L'officialisation peut être faite en décembre, un peu avant les fêtes. Evitons de cacher ton intégration parmi les rangs des aurors. A ce sujet, très bon choix, cher gendre... "

Enfouissant ses mains dans ses poches, le jeune homme arbora une mine ravie qui convint à son hôte qui après s'être levé, vint se rasseoir en déposant devant l'apprenti auror le contrat de mariage qu'il avait élaboré en vue de l'union entre sa cadette et l'aîné des Keller. Sous ses doigts gauches, Ulrich sentit alors la baguette de l'ex-femme de celui qui lui faisait face. Se penchant en avant pour prétexter de lire le dit papier, les yeux du Serpentard butèrent sur son prénom suivi de celui de cette mijaurée de Cécilya. Après avoir parcouru brièvement le document, il s'avéra que Maximilien était clairement malin vraiment. Faire en sorte que sa fille garde tous ses biens y compris ceux obtenus après mariage que ce soit par acquisition ou héritage de par son statut d'épouse était vraiment fort bien vu. Cela dit... La jolie blonde ne verrait sans doute jamais rien s'apparentant à une alliance. D'un informulé, Ulrich désarma son interlocuteur qui le regarda surpris et visiblement mécontent.

- " Qu'est-ce que c'est que cela, mon gendre ? Un jeu ? Un masque ?", s'exclama-t-il, la menace se faisant doucement sentir dans l'intonation de sa voix.

Face à l'attitude de celui qui se croyait être son futur beau-père, Ulrich ricana.

- " Un masque ? Quel masque, Richardson ? Il ne s'agit là que de mon vrai visage. Le masque ... et bien, c'était avant. Oh, ne me dis pas que tu n'avais vraiment rien vu venir...", lui fit-il méprisant avec une moue boudeuse tout en se levant de son siège le contrat dans une main et la baguette d'Evangéline dans l'autre, " Cela dit, c'est normal, toute l'idée était là : vous duper. Tu..."

Alors qu'il s'apprêtait à continuer, Maximilien Richardson se redressa de toute sa stature voulant à l'évidence l'intimider. Mais malgré leur différence énorme de carrure, le frêle homme qu'il semblait être ne lâcherait rien ce qu'ignorait son adversaire.

- " Ton cinéma ne m'impressionne ni ne m'effraie, gamin. Range ta baguette et rentre chez toi avant que je te jette dans la même fosse que ta débile profonde de soeur aînée ! Je suis un Richardson !  Que crois-tu ...", tonna-t-il définitivement et ouvertement hostile avant qu'un Sectum Sempra ne le frappe en pleine poitrine le faisant s'écrouler au sol.

Détruisant le bureau de son hôte, Ulrich s'approcha ensuite du corps de son hôte qui tentait vainement de se remettre sur son séant faisant ainsi grandir la mare qui se formait sous lui à chacun de ses gestes. Du pied, il repoussa à terre le patriarche Richardson, la baguette de son ex-femme toujours entre les mains. L'objet ne manqua pas d'échapper à sa victime qui ouvrit de grands yeux surpris en tentant de balbutier quelques mots.

- " Ca ?", lui demanda-t-il avec amusement, " Tu la reconnais, n'est-ce pas ? Il s'agit effectivement de la baguette de la mère de tes enfants. Mais ne t'inquiète pas, je m'assurerai qu'elle disparaisse tout comme sa propriétaire... Ah oui, c'est vrai !  Tu n'es pas au courant mais ta charmante ex-épouse, ta très chère Evy, s'est donnée la mort cette après-midi après la visite de ses deux charmants petits marmots.  "

Se redressant une fois encore et tentant cette fois de mettre à terre son bourreau, Maxmilien fut à nouveau repoussé par Ulrich mais cette fois par un nouveau sectum sempra qui éclaboussa le bas de la toute nouvelle robe de sorcier que lui avait confectionné Kathrina. Il faudrait qu'il songe à veiller à ce que ces éclaboussures disparaissent.

- " Mais qui es-tu ? Qu'as-tu fait de mon gendre ?", crachota celui qui devait être son beau-père.

Pour toute première réponse, l'homme agonisant n'eut qu'un ricanement.

- " Qui je suis ? Mais l'homme que tu as choisi comme gendre ! Ulrich Keller !  La personne qui a arpenté ta demeure ces dernières années avec un masque soigneusement élaboré que j'ai notamment utilisé à Poudlard avec succès, sans me vanter.  Mais qui dit masque dit monstre à cacher n'est-ce pas ? Et justement, tu fais face au monstre tapi depuis si longtemps. Le même qui s'amuse et s'enorgueillit de t'avoir ainsi dupé. Celui-là même qui se penchera vers toi avec un rictus quand tu rendras ton dernier râle. Ce qui ne devrait plus vraiment tarder d'ailleurs.", s'amusa-t-il, méprisant, en jetant un coup d'oeil à l'horloge.

S'éloignant Ulrich fit tourner entre ses doigts la baguette immaculée d'Evangéline avant de faire à nouveau face à sa proie.

- " Pouuurquoooi ma parfaite petite famille ?", singea-t-il avec un nouveau rire faussement excédé qu'on lui pose à chaque fois la question, " Et bien ta famille est une ancienne famille mangemorte... Tout comme mon frère t'entends-je penser !  Et tu as parfaitement raison !  Cela dit, ma famille comptait également un père aimant et une soeur adorable qui ont été lâchement assassinés par ces mêmes mangemorts. Tu ne m'en voudras pas d'avoir conçu une certaine rancune à votre égard, n'est-ce pas ? "

Revenant auprès de Richardson, Ulrich s'accroupit à sa hauteur pour, comme il l'avait précédemment dit, être le dernier être que verrait Richardson.

- " Hum... à ta mine, je vois que tu me comprends, très cher beau-père ! Quant à ta famille, ne t'inquiète pas, vraiment !  Je me chargerai d'eux à ta suite. Raison de plus pour te presser tu ne penses pas ?", lui murmura-t-il en lui lançant un bref doloris.

Alors que sa respiration se faisait saccadée, l'imposant homme tenta vainement de murmurer quelques paroles dont Ulrich ne comprit que les mots "ma Cécilya ", "pitié", "si jeune".

- " Oh pitié pour moi justement  ! Qu'avez-vous tous besoin de me sortir à chaque fois la complainte du père aimant !  O'Connor a essayé avant toi... Et si tu as bon souvenir, Darina, repose dans la crypte familiale. Ce n'était qu'une gamine et ma propre soeur était, elle aussi, bien jeune. Cela n'a pas empêcher les tiens de la tuer. Du coup, pas de pitié. Si Cécilya avait eu une dizaine d'années comme la fille de ce bon Franklin éventuellement me serais-je montrer à nouveau clément. Mais Cécilya est une jeune femme maintenant et ma fiancée de surcroit. Les fiancées des monstres de mon genre ont une fin en grande pompe, beau-père. Elle a vécu théâtralement et finira en beauté, tu peux me croire."

Se relevant pour la dernière fois, Ulrich jeta à nouveau un coup d'oeil à la pendule. Ca trainait tout ça. Ca n'en était plus très amusant !

- " Bien... J'en ai assez Richardson. Le pathétique jouet que tu es ne m'amuse plus. Nous allons donc expédier la chose n'est-ce pas ?"

Au moment où la baguette d'Evangéline lançait un avada sur Maximilien, la porte du bureau s'ouvrit pour laisser le passage à Duncan Richardson. Bon sang, cette porte n'avait-elle pas été verrouillée ? Car si l'insonorisation se faisait dès l'espace clos, le verrouillage de la porte lui n'était pas garanti si un sorcier ne le faisait pas. Imbécile de Richardson qui le privait d'une proie avec laquelle il aurait pu s'amuser des heures durant notamment en le faisant se dévouer pour sa très tendre petite soeur.

"Père, Cécilya aimerait...", voilà les seuls mots qui s'étaient échappés des lèvres du jeune homme avant que son regard ne se pose sur son père mort avant de remonter sur la baguette ayant fait son office et celui qui l'avait braqué.

- " Keller ?", fit-il surpris avant que visiblement il ne comprenne et sorte sa baguette en hurlant en direction des étages, " Cécilya, quitte le manoir sans poser de questions tout de suite...."

Bon sang, il allait tout faire foirer celui-là !  Et dire qu'il s'était amusé à l'idée de torturer ensemble les deux enfants Richardson. Voilà qui compliquait grandement l'affaire. N'hésitant qu'une seconde et puisque visiblement le frère de cette petite blonde idiote était aussi stupide qu'elle, Ulrich tua sur le coup Duncan Richardson. Il ne lui restait désormais plus que les deux femmes de la maison et il leur avait préparé pour chacune une surprise de taille.
Craindre la fuite de Cécilya ? Elle était bien trop stupide pour parvenir à lui nuire et bien trop précieuse pour sortir toute seule en dehors du manoir.
Alors qu'il remettait sa robe de sorcier correctement en se mirant dans le miroir sur pied du bureau de Maximilien, des bruits de pas précipités se rapprochèrent dans sa direction. Prenant le parti de jouer à nouveau un rôle, Ulrich se pencha, faussement peiné vers le corps de Duncan.

- " Cécilya, par ici ! J'ai besoin d'un coup de main !", s'écria-t-il.

Comme prévu la Serpentard vint directement vers lui s'arrêtant les yeux écarquillés devant la dépouille de son frère. Elle s'apprêtait à sortir sa baguette quand Ulrich la désarma juste avant de la paralyser.

- " Stupide petite blonde écervelée tout comme sa mère à ce que je vois, Trésor.", lui fit-il avant de se pencher vers elle pour lui déposer brièvement un baiser suivi d'un clin d'oeil appuyé, "Reste sage, je reviens dans quelques minutes pour toi. Et promis... je te laisserai tes chances en te rendant ta baguette."

Foulant du pied le corps du frère de Cécilya sous les injures et protestations de cette dernière, Ulrich quitta les lieux pour se rendre vers le boudoir occupé par Catherine Dickins. La nouvellement veuve de Maximilien Richardson n'était même pas accourue. Ce n'était clairement pas étrange la concernant mais tout de même.  Arrivé devant la porte, Ulrich frappa trois coups à la porte.

- " Catherine, c'est Ulrich. Puis-je entrer ?", demanda-t-il avec la politesse qu'elle lui avait toujours connue.

Seul le silence répondit au jeune homme. Que pensait-elle ? Qu'une bête et simple porte allait l'empêcher d'entrer ? Ce n'était pas le même genre de battant qui avait sauvé Shauna O'Connor quand il avait choisi de venir la cueillir. Sachant pertinemment bien qu'aucune menace concernant la vie de Cécilya ne fonctionnerait - après tout cela n'avait déjà pas marché avec Shauna alors pourquoi Catherine se mettrait-elle en danger pour une fille qu'elle devait haïr et avec laquelle elle n'avait aucun lien de parenté -, Ulrich pointa à nouveau la baguette d'Evangéline pour déverrouiller la porte.
Celle-ci s'ouvrit sans résistance et au moment où il pénétrait dans le lieu, un sort manqua de peu son visage. Tandis qu'il se mettait à couvert, le Serpentard repéra, sa prochaine cible. Surprise de sa rapidité, la marâtre ne resta guère longtemps inactive et une pluie de sorts s'abattit sur le canapé derrière lequel Ulrich s'était dissimulé.

- " En voilà un comportement pour le moins impoli, Catherine !", lui lança-t-il, " Pas sûr que Maximilien apprécie..."

La mention à son époux fit froncer les sourcils de la veuve, bref instant qui fut cependant assez pour qu'Ulrich la désarme. Lançant un sort vers la porte pour la refermer et la verrouiller, le jeune homme se releva rapidement époussetant sa robe de sorcier. Kathrina allait définitivement l'étriper pour l'avoir si rapidement abimée.

- " Enfin si tant est que Maximilien puisse encore apprécier quoique ce soit de là où je l'ai envoyé...", soupira-t-il avant de plonger son regard sombre dans celui de la femme qui lui faisait face pour continuer avec mépris, " En enfer s'entend parce que je l'ai tué, oui. Cécilya est donc tout fraichement devenue l'héritière et elle ne te porte pas dans son coeur... Coeur qui s'arrêtera de battre sous peu d'ailleurs, ne t'inquiète. Mais avant... "

La lueur d'espoir qu'il voyait briller dans les yeux de sa nouvelle proie l'amusait énormément. S'approchant d'elle, il laissa brièvement trainer ses lèvres à quelques centimètres de celles de Catherine Dickins.

- " Comme je disais, avant, j'ai encore à m'occuper de toi, Catherine.", lui expliqua-t-il en brisant les espoirs de cette dernière de s'en sortir vivante et entière tout en pointant la baguette d'Evangéline sous le menton de celle qui avait remplacée la propriétaire de la dite baguette, " C'est ironique tout de même... Tu ne connais pas cet objet n'est-ce pas ? Et bien, il s'agit de celle de celle que tu as détrônée. Risible, tu ne trouves pas ? "

Reculant de quelques pas, il la jaugea froidement comme on évaluait un morceau de choix.

- " Que comptes-tu faire exactement ? Et pourq... ", questionna Catherine, hautaine.

Pointant la baguette immaculée face aux lèvres de la femme, celle-ci s'était tue.

- " Pourquoi, pourquoi et encore pourquoi ! Vous n'avez décidément que ce mot à la bouche. Disons que j'ai des raisons de vous haïr, vous, chères familles mangemortes, notamment pour les assassinats de mon père et de ma soeur. Et j'avoue que jusqu'ici je me débrouille plutôt magistralement pour m'infiltrer parmi vous et vous avoir les uns après les autres. Mais soit ... Que vais-je bien pouvoir faire de toi ?"

Arpentant la pièce tout en continuant de jeter de temps à autre des regards amusés à sa proie, Ulrich la laissa gentiment essayé de gagner la porte. Lorsqu'elle y fut presque arrivée, il pointa l'arme vers elle en sifflant faiblement.

- " Hum... Je ne crois pas que tu puisses me fausser compagnie non. Pas de chance. ", lui dit-il en haussant les épaules les paumes vers le haut, " Et j'ai le jeu parfait pour toi. Oh que oui !"

Le sortilège qui fusa de la baguette altérèrent énormément l'apparence physique de Catherine, lui rendant les traits que toute femme de son âge aurait du avoir.  Celle-ci semblait d'ailleurs complètement absorbée par ce qu'on venait de lui faire subir.

- " Ouh, effectivement, je comprends la raison de ton recours à des petites chirurgies magiques. Il est très certain que la petite sang-pur provinciale que tu étais, n'aurait jamais atteint le status qui est le tien en restant si banale. Et quoi de mieux qu'un tel éclat qui était jusqu'à présent le tien pour attirer quelqu'un comme ce bon vieux Max' ! Le terme repoussant de "Sorcière" employé par les moldus que tu sembles tant exécrer te va à merveille, très chère. "

Pointant à nouveau la baguette sur l'hideuse belle-mère, Ulrich la fit léviter jusqu'à devant l'âtre dans laquelle brûlait un feu nourri. La panique visible sur les traits de Catherine le firent ricaner. Il ne se lasserait jamais de les voir de la sorte.  Les différentes expressions des Richardsons resteraient gravées dans son esprit et il y avait fort à parier que ce soir, il pourrait enfin dormir paisiblement sans l'ombre d'un seul cauchemar.

- " Tu détestes les moldus et les sangs-mêlés donc je présume que tu n'es pas au fait de leurs coutumes mais fut une époque où les sorcières étaient sommairement jugées avant d'être brûlées vives sur un bûcher... Je ne suis pas moldu mais je ferai office de juge pour ton cas. Dès lors, je te juge condamnée pour le simple fait d'avoir été une mangemort. Tu seras donc condamnée à péril brûlée. ", lui déclara-t-il avec un sourire candide.

Face à lui, Catherine s'agitait frénétiquement en se tortillant, criant et pleurant à la fois tout en sortant de brefs "Pitié, je suis innocente..." et d'autres suppliques erronées.

- " Tu es innocente ... Ma foi, je ne suis pas de cet avis et dans le doute,... Dis-toi que tu mourras en martyr dans ce cas."

Les cris déchirants de la femme redoublèrent ne provoquant que les ricanements de son bourreau là où cela aurait du l'attendrir.

- " La sentence s'applique sur le champ.", lui dit-il en la vrillant du regard, "Adieu !".

Basculant Catherine dans l'âtre, il fit en sorte de ne pas la laisser en resortir, attisant davantage les flammes.
Dès qu'il fut certain de pouvoir se consacrer pleinement à sa dernière cible, le Serpentard quitta les yeux sans même un regard pour la loque allongée à même la moquette, sans vie. 
Le jeune homme regagna le bureau de Maximilien où l'attendait toujours Cécilya qui jurait, hurlait et pleurait à la fois.
Son entrée se fit d'ailleurs sous les injures de celle-ci.

- " Qu'as-tu fait à Catherine ? Qu'as-tu fait à mon frère et à mon père? Pourquoi ? POURQUOI, KELLER ? "

Pointant sa baguette en direction de la gorge de Cécilya, le silence se fit alors que la jeune fille continuait de gesticuler furieusement.

- " Bon sang, un peu de silence. Ce que tu peux être bruyante, Trésor ! Bien puisqu'il ne reste que toi, nous allons joué à un petit jeu. Après tout, quel fiancé serais-je si je ne te réservais pas un traitement de faveurs." , lui murmura-t-il avec un clin d'oeil charmeur, visage proche de celui de sa fiancée et l'une de ses mains lui caressant doucement la joue remplie de larmes.




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Le manoir avait toujours l'un des lieux où la Serpentard se sentait en sécurité. Depuis sa naissance, elle y vivait et avait appris à connaitre le moindre recoin de l'endroit. C'était chez elle et elle ne s'était jamais imaginé qu'elle puisse un jour venir à trembler au sein de la bâtisse.  D'autant plus que malgré la crainte que lui inspirait Maximilien, son père, Cécilya se sentait parfaitement en sécurité puisqu'il était présent. La présence également de son frère ne faisait que renforcer davantage ce sentiment d'être à part dans une bulle que personne ne pourrait jamais détruire quoiqu'il arrive. Mais après tout, qui aurait voulu les attaquer ? Depuis la fin de la guerre, sa famille avait fait profil bas, prétextant avoir été influencé à tort et avoir notamment ployé face à l'insistance et la crainte des mangemorts. Ses parents avaient divorcés et puis Evangéline, de loin, avait contribué à montrer que les Richardson évoluaient. Le divorce, le côtoiement avec les moldus avaient légèrement fait passer la pilule les concernant auprès de la société sorcière.

Après avoir brièvement acquiescé à l'annonce de son père lui signifiant qu'elle serait, à n'en point douter, la fiancée de l'aîné Keller encore en liberté dès ce soir, la jeune fille était montée dans sa chambre. Keller... Mais il devait bien avoir 18 ans passé et elle n'en avait que 15 !  C'était bien trop jeune à son goût pour décider de l'être qui partagerait sa vie ! D'autant plus lorsqu'il s'agit d'une personne si sérieuse et étrange à première vue ! Car son condisciple de maison entretenait avec soin sa façade de parfait petit préfet. Gendre idéal, petit ami idéal et élève modèle, rien ne semblait pouvoir venir entacher la réputation du jeune homme. Même pas les paroles pour le moins compromettantes d'O'Connor. L'affaire avait été vite enterrée et Keller lavé du moindre soupçon. Non définitivement, elle ne parvenait pas à se faire à l'idée de vivre le restant de ses jours avec une personne si secrète et étrange !  Mieux aurait encore valu qu'elle épouse Théo et doive supporter Artémis comme belle-soeur, tiens ! Théo... Au souvenir du Poufsouffle, le coeur de Cécilya s'enserra. Lors de leur dernière entrevue au sein du château, ils n'avaient pas été tendre l'un envers l'autre et s'étaient quitté fâchés. Depuis ils ne s'étaient plus adressé la parole, n'avaient plus rien partagé. Si dans un premier temps, sa vanité habituelle l'avait empêchée de s'avouer que le jeune homme, sa conversation, sa discrétion et sa culture lui manquaient, Cécilya avait fini par se rendre à l'évidence que ces derniers mois à Poudlard avaient bien du mal à passer gaiement alors qu'elle était entourée d'une cour remettant de plus en plus en doute ses actes qui, eux aussi, évoluaient. Etait-ce dû aux paroles de Théo ou à l'influence de sa mère qu'elle était encore allée voir un peu plus tôt dans la journée mais la jeune blonde évoluait et ne prônait plus voir ne défendait plus avec tant d'ardeur les valeurs que son père lui avait si longtemps inculquées. Et quoi de pire que Keller justement pour lui rappeler ses comportements désuets appartenant au passé ? 

Trop craintive à l'idée de s'opposer à son père, la jeune fille en avait discuté avec son frère, lui demandant d'intercéder en sa faveur tant qu'il en était encore temps ! Duncan, fidèle à son habitude, avait accepté avant de descendre pour joindre le bureau de son père qui devait être en pleine discussion avec le prétendant sous peu éconduit.
Pensant l'affaire résolue, Cécilya avait repris le livre que sa mère lui avait prêté lorsqu'elle était allée la voir un peu plus tôt dans la journée. Le bouquin était moldu et la jeune fille l'avait habillement caché afin que sa détestable belle-mère ne le découvre.  Plongée dans celui-ci, le cri de son frère l'avait surprise et glacée de suite d'effroi.
"Cécilya, quitte le manoir sans poser de questions tout de suite....", tels étaient ses mots exacts ! La signification de ceux-ci ne voulait dire qu'une chose : elle était en danger. Pourquoi ? était cependant la seule chose qui lui venait à l'esprit. Et avant qu'elle n'ait eu le temps de se rendre compte de quoi que ce soit, la jeune fille saisissait sa baguette et dévalait les escaliers tout en appelant son frère pour essayer de lui porter secours.
Serpentard... La jeune fille avait été très déçue lorsque le Choixpeau l'avait envoyé dans cette maison. Certes, elle remplissait parfaitement les désirs paternels mais elle aurait bien mieux préféré gagner la maison que son frère occupait, la maison des vainqueurs de la précédente guerre, celle qui n'était entachée d'aucune mauvaise réputation et à laquelle elle était persuadée d'appartenir d'autant plus qu'il avait été si difficile pour elle de se faire aux cachots sombres et peu chaleureux des Serpentards.
Lorsqu'elle arriva dans le couloir menant au bureau personnel de son père, Cécilya put voir une paire de jambes dans l'encadrement de la porte de celle-ci. Celles de son frère !

- " Cécilya, par ici ! J'ai besoin d'un coup de main !", s'écria une voix qu'elle identifia comme celle de Keller.

Que se passait-il donc ? C'était étrange !  Néanmoins faisant fi de toute réfléxion trop poussée, la jeune fille se précipita davantage pour tenter de venir en aide à Duncan.
Arrivée devant le corps de ce dernier, ses yeux s'écarquillèrent devant le spectacle qui s'offrait devant elle. Que s'était-il passé ici ? Son frère était ... mort ? Elle pouvait voir ses beaux yeux jusqu'alors rieurs grand ouvert et vitreux tandis que sa poitrine ne se levait plus. Son père gisait un peu plus loin baignant dans une flaque de ... sang ? Etait-ce vraiment du sang ? Avec surprise, Cécilya sentit des larmes coulés le long de ses joues alors qu'elle tâtonnait après sa baguette qu'elle avait glissé dans la poche de sa robe. Alors qu'elle venait de s'en emparer, elle se vit désarmée et entravée. TCherchant son agresseur des yeux, elle ne put que constater sa bétise : Keller ! C'était lui qui était responsable de tout ça ? Pourquoi ? Sa famille l'avait toujours accueilli en prince et l'avait traité avec beaucoup de respect allant jusqu'à lui proposer de l'intégrer !
L'injuriant copieusement la jeune femme, ne put que faire face au véritable monstre qui se tapissait derrière l'image lisse et parfaite qu'il avait renvoyé durant toute sa scolarité ! Car l'être qui lui faisait n'avait véritablement plus d'humain que l'apparence. Foulant du pied le cadavre de son frère, elle le vit quitter les lieux. Il avait dit revenir pour elle... Ce ne fut que lorsqu'elle n'entendit plus ses pas que Cécilya s'autorisa à se laisser s'apitoyer. Pleurant à chaudes larmes, elle ne put que regarder les corps de ceux qu'elle avait aimé.

Son père, si massif et craint, reposait dans son propre sang. Et dire qu'elle l'avait tant craint, qu'ils avaient si peu discutés réellement. Lui avait-elle seulement une seule fois dit qu'elle l'aimait ? Lui avait-elle sauté au cou pour se blottir contre lui comme elle le faisait enfant depuis qu'elle était devenue une adolescente ? Quel gâchis ! Et son frère ! Dire que c'était elle qui l'avait envoyé se faire tuer en quelque sorte !  Si elle n'avait pas tant voulu se défaire d'un mariage qu'elle ne souhaitait pas et qu'elle avait fait preuve d'un peu plus de courage, alors peut-être que Duncan serait toujours face à elle un large sourire au coin des lèvres et sa main lui ébouriffant les cheveux qu'elle venait tout juste de mettre en pli. Peut-être qu'elle aurait même pu donner l'alarme avant que son père ne se fasse tuer.... Peut-être même que tout ceci ne serait jamais arrivé si elle avait mis sa vanité blessée de côté pour aller se réconcilier avec Théo. Alors son père n'aurait pas eu besoin d'avoir recours au fils Keller et peut-être que ce serait celui qu'elle avait considéré comme un second frère, un confident et un meilleur ami qui se serait trouvé dans cette pièce. Mais elle ne reverrait plus jamais Théo et elle n'aurait sans doute jamais l'occasion de s'excuser pour les paroles blessantes qu'elle avait eu à son égard. Elle ne pourrait pas continuer d'essayer de changer et tester différentes bricoles moldus avec sa mère.

Des bruits de pas revenaient dans sa direction ce qui ne firent que ré-attiser la colère qu'elle éprouvait envers ce meurtrier.

- " Qu'as-tu fait à Catherine ? Qu'as-tu fait à mon frère et à mon père? Pourquoi ? POURQUOI, KELLER ? "

Elle s'apprêtait à continuer sur sa lancée mais aucun son ne sortait de sa bouche et elle en comprit bien vite la raison : ce bourreau la trouvait trop bruyante.

- " Bon sang, un peu de silence. Ce que tu peux être bruyante, Trésor ! Bien puisqu'il ne reste que toi, nous allons joué à un petit jeu. Après tout, quel fiancé serais-je si je ne te réservais pas un traitement de faveurs." , lui murmura-t-il avec un clin d'oeil charmeur, son visage proche du sien et l'une de ses mains lui caressant doucement la joue remplie de larmes.

Impulsivement, Cécilya lui cracha au visage tentant de s'éloigner de lui. Visiblement agacé mais amusé également, Keller se redressa et se recula de quelques pas. A quoi jouait-il ? Qu'est-ce qu'il manigançait encore ? Pensait-il qu'elle fermerait les yeux ou quémanderait sa pitié ? Elle était une Richardson et comme son frère et son père, elle mourrait avec dignité sans ployer ! 
Mais Keller ne semblait pas vouloir la tuer tout de suite puisqu'elle sentit le sortilège d'entrave se défaire tandis qu'elle pouvait à nouveau parler et qu'il lançait à ses pieds la baguette qu'il lui avait prise un peu plus tôt.

- " Je ne jouerai pas avec toi, taré ! Et je ne t'implorerai aucunement !", lui cracha-t-elle avec hargne en attrapant sa baguette et en se remettant sur son séant.



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Cette petite garce lui avait craché au visage en tentant puérilement de s'éloigner de lui. Décidément, Maximilien n'avait vraiment rien inculqué à sa jeune fille, faisant d'elle une parfaite imbécile incapable de se défendre.  Se reculant un peu, un rictus mauvais sur le visage, Ulrich lança la baguette qu'il lui avait arrachée un peu plus tôt avant de lui rendre sa voix. Sans cela, le semblant de duel dont l'issu était plus que certaine n'aurait aucune saveur. D'autant plus si la pathétique blonde qui lui faisait face recommençait avec ses injures. A peine avait-elle d'ailleurs retrouvé l'usage de ses cordes vocales que Cécilya s'en donnait à coeur joie.

- " Je ne jouerai pas avec toi, taré ! Et je ne t'implorerai aucunement !", lui cracha-t-elle avec hargne en attrapant sa baguette et en se remettant sur son séant.

Elle ne jouerai pas ? Mais elle n'avait clairement pas le choix... Sauf si elle rendait les armes sans opposer de résistance. Cependant il ne serait pas magnanime pour autant et la jeune femme subirait les pires tortures pour au lieu de mourir la baguette à la main.

- " Ce n'est pas un choix que je te laisse, chère fiancée ! M'amuser avec toi, je le ferai que ce soit parce que tu participes bien sagement au jeu que je te propose soit tu subis ce que JE trouve amusant de te faire subir. Disons qu'étant donné ton statut de fiancée, tu as droit à un petit traitement de faveur, dirons-nous."

Mais Cécilya ne sembla pas prendre ça comme une faveur puisqu'elle s'approcha de lui pour le gifler copieusement ce par quoi Ulrich répondit en la lui rendant du plat de la main. Sous le choc, la jeune fille tomba au sol avant de relever des yeux lourds de reproche envers lui. S'accroupissant pour se mettre à son niveau, Ulrich lui prit le menton avec un sourire.

- " Pas habituée, n'est-ce pas, Petite Princesse vaniteuse ?", lui murmura-t-il avec de repousser son menton pour lui faire baisser les yeux.

Se redressant de toute sa stature, le jeune homme s'écarta d'elle de quelques pas.

- " A toi de me dire ce que tu souhaites, Cécilya ? Jouons-nous ensemble ou serais-je le seul à m'amuser ? "

Sa vanité reprenant visiblement le dessus, la blonde se remit sur son séant, empoignant fermant sa baguette en Cornouiller. Sur ses traits généralement si dédaigneux pouvaient se lire une profonde résolution, de la tristesse, de la colère mais aussi beaucoup de hargne et de ce courage stupide qu'avait généralement les Gryffondors. Peut-être que Susan avait eu ce genre d'attitude avant de tomber sous les coups d'Alexander... Susan... Secouant brièvement la tête, Ulrich se concentra à nouveau sur la situation. Comment avait-il pu comparer son adorable et admirable soeur bien aimée à cette enfant de dégénéré qui lui faisait face !

- " Je vois que mon jeu t'intéresse. Voilà qui devient amusant. Abattre ma fiancée sans en avoir tirer le moindre divertissement m'aurait profondément agacé je dois dire, Trésor.", lui fit-il avec amusement en la jaugeant du regard, " Bien... Les règles sont simples. Je te donne un petit avantage. Tu as trois chances de me blesser comme bon te semble et je ne t'attaquerai pas en retour."

Le regard intrigué et méfiant que lui renvoya Cécilya l'amusa et le fit même sourire. Elle doutait clairement de ses mots et pourtant, il était amplement sérieux.

- " Promis.", ajouta-t-il pour la convaincre, "Tu ne perds rien à essayer tout de même. Commençons donc."

Quelques instants s'écoulèrent avant que la jeune femme se décide à tenter sa première chance. Le premier sort qui fusa n'eut aucun effet et pour cause, il s'agissait d'un avada. Suite à son lancement, la Serpentard s'était abritée contre un débris de fauteuil.

- " Raté, très chère fiancée. Il faut très clairement s'exercer et vouloir la mort de celui que tu vises pour parvenir à tes fins. Il ne faut pas simplement se contenter de le lancer comme les sorts classiques.", lui enseigna-t-il avec sérieux, un rictus méprisant aux lèvres, " Il te reste deux chances, choisis bien tes sorts."

Sortant de sa cachette prudemment, le sortilège qui fusa à nouveau de la baguette en bois de Cornouiller rata sa cible et fit imploser divers objets entourant Ulrich. Quelques morceaux vinrent égratigner ses mains, sa robe de sorcier ainsi que sa joue gauche.

- " Une égratignure ?", s'amusa-t-il en portant une main à sa joue avant de continuer en ricanant, " Je crains que ça ne suffise pas, Cécilya. Concentre-toi un peu plus quand tu lances le sort, veux-tu. Tu aurais clairement pu m'avoir là. Je ne bouge même pas. Plus qu'un sort, très chère fiancée."

Semblant inspirer calmement et se concentrer, Cécilya ferma brièvement les yeux avant de vriller Ulrich. Un avada... Elle avait vraiment usé sa dernière chance en tentant de lancer un avada kedavra. Et comme prévu, elle avait à nouveau échoué malgré ses conseils. Voyant sa tentative échoué, la jeune fille avait commencé à lancer toute une série de sorts plus ou moins dangereux contre le protego que son aîné et fiancé avait déployé.

- " Tu n'avais que trois chances, très chère. Et tu les as si mal utilisées ! Je suis déçu, grandement déçu. Tu es MA fiancée et qu'aurais-je du avoir en guise d'épouse ? Une pathétique petite poupée ridicule et incapable.", tonna-t-il en lançant à son tour un sort qui projeta Cécilya contre le mur opposé avec un petit cri face à la douleur une fois le mur heurté.

S'approchant doucement du corps de la jeune femme qui après avoir percuté la cloison était retombée lourdement au sol sur les genoux, cette dernière releva un regard plein de défi vers lui.

- " Et bien, qu'attends-tu donc ? Si... Si tu penses que je vais te supplier,...  tu te leurres... complètement Keller ! Je suis... Je suis... une Richardson... Je n'implore ... personne.", murmura-t-elle avec le reste de force qu'il lui restait.

Agacé, Ulrich pointa la baguette de la mère de sa fiancée sur celle-ci. Le corps de la jeune fille fut alors secoué de spasmes et des cris s'élevèrent de la gorge de cette dernière. Les doloris faisaient toujours des miracles face au forte tête. Des personnes qu'il connaissait et avait vu sous l'emprise de ce sortilège, seule Susan, sa tendre soeur, n'avait pas ployé tenant tête jusqu'au bout à son aîné.
Lorsqu'il releva sa baguette, il fut surpris de voir à nouveau le regard rempli de dignité mal placée et de défi de la jeune Richardson. Par trois fois, il rabaissa sa baguette mais rien n'y fit. Sentant le temps qui lui était imparti pour réaliser la liquidation de la famille s'amenuiser, Ulrich s'abaissa au niveau de Cécilya. Capturant brièvement ses lèvres, il plongea son regard sombre dans celui de la jeune fille en pointant sa baguette vers elle.

- " Je vais te montrer ce qu'est un vrai Avada, très chère fiancée.", lui murmura-t-il avec un sourire et un clin d'oeil.

L'avada s'abattit sur la dernière héritière des Richardson de la branche anglaise. Effaçant ses traces, il sortit de la bâtisse devant laquelle il lança un sortilège qui enflamma l'endroit. Nettoyant la baguette d'Evangéline, il l'abandonna un peu plus loin avant de transplaner chez lui. Kathrina allait vraiment l'écorcher vif quand elle verrait l'état de la robe qu'elle lui avait confectionné.

[ "RP" terminé ]




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Requiescat in Pace [Ulrich - Cécilya - Famille Richardson]

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