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 Les familles recomposées (ou Barbie invite l'ex-femme de Ken à manger, au choix)

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5 Août 2007

Eden Rosebury - 28 ans - compagne de James Smith
Les fleurs jaunes ne juraient-elles pas avec les fleurs roses ? C'était la question que se posait Eden en observant la table qu'elle venait de dresser avec attention. Elle était allé acheter les fleurs le matin même dans la boutique de Clara Lorgan qui n'était qu'à quelques pas de sa pâtisserie sur le Chemin de Traverse. Elle avait voulu obtenir un effet "fleurs sauvages" mais peut-être aurait-elle dû demander à Clara de lui réaliser un bouquet. En plus d'être absolument adorable, cette dernière avait des doigts de fée et Eden adorait passer devant sa boutique le matin, observant avec émerveillement tout ce que son amie pouvait fabriquer. Elle lui apportait régulièrement des petites douceurs mais Clara était souvent au régime alors elle ne pouvait que rarement en profiter. C'était d'ailleurs qui avait donné l'idée à Eden de fabriquer des pâtisseries allégées : cela avait un succès fou, surtout auprès des femmes. Elle avait beaucoup travaillé pour continuer à faire de bonnes pâtisseries sans prendre des ingrédients de mauvaise qualité : on pouvait manger léger et bon, c'était son crédo ! C'était son mot d'ordre lorsqu'elle préparait les repas de son James chéri : c'était un sportif de haut niveau, il se devait de manger équilibré mais elle refusait de le frustrer et s'arrangeait toujours pour glisser une petite douceur à la fin du repas. Quoi qu'il en soit, le succès des pâtisseries allégées était tel qu'Eden songeait sérieusement à ouvrir une deuxième boutique dans une autre ville, pour s'étendre. Qui aurait pu penser que son petit commerce prendrait autant d'essor ? Ses clients étaient véritablement adorables et elle se réveillait tous les matins avec le sourire, ravie d'aller les servir et de faire plaisir aux gens au quotidien. Une petite douceur faisait toujours du bien même dans les journées difficiles ! C'était aussi pour cela qu'elle se levait tous les dimanches matins tôt : elle préparait plusieurs fournées pour que James puisse les offrir aux sans-abris qu'il nourrissait le dimanche avec son association de bénévoles. Elle lui avait proposé de l'accompagner mais il avait refusé. Il lui avait assuré qu'il était flatté mais qu'il ne voulait pas donner l'impression de se vanter auprès de sa fiancée et le fait qu'elle vienne pourrait faire croire qu'il souhaitait être admiré alors que sa seule ambition était de donner de son temps et un peu de chaleur humaine aux plus démunis. James Smith était un grand homme, elle le voyait tous les jours quand il rentrait à la maison, éreinté par sa journée. Il s'entrainait avec acharnement avec son équipe puis entrainait bénévolement des enfants des quartiers sensibles, sur son temps libre. Combien de joueurs de Quidditch feraient cela ? Ils étaient tous imbus d'eux-même alors que James avait vraiment la volonté d'aider son prochain, de tout faire pour améliorer la vie des autres. C'était une tâche prenante, lui avait-il confié l'autre soir. Mais une aventure humaine exceptionnelle. Cet homme était une perle rare ! Tellement que parfois, elle trouvait qu'il en faisait trop et ne prenait pas assez de temps pour lui. Mais il lui avait affirmé que cela allait très bien : son unique récompense était de voir les yeux des gens pétiller. Cela lui suffisait, il n'avait besoin de rien de plus.

Néanmoins, en ce jour, il n'était pas question d'associatif mais d'un déjeuner en famille. Que cette idée était excitante ! songea-t-elle avec un immense sourire, en remettant en place une fourchette qui n'était pas alignée. C'était elle qui avait insisté auprès de James pour qu'il invite la mère de Maeva et son compagnon à manger ici. C'était important pour l'équilibre de Maeva que les deux parties de sa famille s'entendent bien, pour lui offrir un environnement stable et sein pour grandir. Surtout qu'elle arrivait à l'adolescence, qui n'était pas une période facile : il était de leur devoir d'adultes de lui offrir un cocon moelleux et sans failles pour qu'elle puisse devenir un joli papillon épanoui. La maman de Maeva, qu'Eden avait déjà croisée plusieurs fois, n'avait pas été opposée à l'idée et elles avaient fixé cette date. James n'avait pas semblé ravi mais Eden avait insisté : c'était important de montrer à Maeva qu'ils s'entendaient. Surtout que cette dernière semblait beaucoup admirer sa maman, ce qu'elle trouvait adorable. Elle était vraiment curieuse de pouvoir parler un peu plus longuement avec Chloé Hellsoft. Elle voulait l'assurer de sa sympathie et lui dire de ne surtout pas hésiter à lui parler s'il y avait le moindre problème. Eden ne voulait pas être l'une de ces belles-mères qui marchaient sur les plates-bandes des véritables mamans. Elle voulait construire une relation de confiance et un équilibre afin de mieux trouver sa place auprès de Maeva, qui ne semblait pas toujours ravie de sa présence. Mais Eden ne s'en faisait pas, elles finiraient par nouer une belle relation belle-mère belle-fille et deviendraient très complices ! Elles iraient faire les magasins ensemble, parleraient de choses que Maeva ne pouvait pas forcément dire à sa maman - parce que c'était notre maman justement  - comme des garçons. Et puis Eden était plus jeune que Chloé, plus proche de la tranche d'âge de Maeva, c'était plus facile. Et puis rencontrer le beau-père de Maeva serait aussi une expérience intéressante ! Ils pourraient parler de ce statut particulier qu'était celui de nouveau compagnon, se donner des conseils, parler de leur place dans la famille... Oh qu'elle avait hâte ! Elle était certaine que ce déjeuner serait une opportunité fantastique pour eux tous ! Et puis peut-être que la petite demi-soeur de Maeva serait là, Lou ! Eden adorait les bébés et les enfants. Puis ce déjeuner était l'occasion parfaite pour annoncer la grande nouvelle ! Un coup d’œil à l'horloge lui indiqua qu'elle était parfaitement dans les temps.

Elle voulait que ce déjeuner soit absolument parfait alors elle avait tout prévu ! Elle s'était levée tôt ce matin-là pour cuisiner tout son menu. Elle avait beau être pâtissière, elle se débrouillait aussi très bien dans ce qui s'agissait du salé. C'était son père qui lui avait appris à cuisiner et il savait absolument tout faire, elle tenait la majorité de ces recettes salées de lui. Il n'y avait que dans le sucré qu'elle inventait, imaginant sans cesse de nouvelles créations. Elle proposait une nouvelle pâtisserie par mois ainsi que des collections à thème pour les grands évènements. Le succès de la boutique était telle qu'on lui avait même demandé des commandes à grande échelle pour des mariages et des réceptions. C'était des perspectives fantastiques qui s'ouvraient devant elle. Eden avait l'impression que sa vie était idéale en ce moment. Elle avait un homme parfait, sa boutique avec du succès... Que demander de plus ? En tout cas, il n'y avait rien de plus à faire pour le déjeuner. Elle avait travaillé toute la mâtinée mais tout était fait, de l'entrée jusqu'au dessert. Elle avait également prévu un panier de pâtisseries à offrir à Chloé et Peter à la fin du repas, pour qu'ils repartent avec. Elle ne savait pas vraiment ce qu'ils aimaient alors elle avait mis un peu de tout. Elle pénétra dans la cuisine pour consulter sa liste et vit que le dernier point n'était pas coché. Heureusement qu'elle avait vérifié ! Elle enfila son tablier par dessus sa jolie robe rose et attrapa sa poche qu'elle remplit de crème avant de réaliser le glaçage du gâteau qu'elle avait réalisé pour le dessert. Elle s'appliqua pour le dessin et écrivit soigneusement son message "Aux familles recomposées !" d'une écriture élégante. C'était Zoé, sa petite serveuse, qui dessinait le mieux avec les douilles d'habitude mais elle n'allait sûrement pas la déranger aujourd'hui, étant donné qu'elle travaillait à la boutique, confiée à ses quatre employés en son absence. Une fois satisfaite de son ouvrage, Eden sourit et nettoya la cuisine d'un coup de baguette, faisant disparaître les restes de farine sur la table. Ils allaient bientôt arriver ! songea-t-elle ravie tandis que James rentrait dans la cuisine, l'air renfrogné.

- Tout va bien se passer ! assura-t-elle avec autant d'enthousiasme qu'une Miss venant de gagner une couronne.

La sonnette de l'entrée retentit à ce moment précis et Eden poussa un cri aigu exprimant sa joie avant de courir vers la porte  aussi vite que ses talons hauts le lui permettait. Car oui, elle avait cuisiné toute la mâtinée mais il était hors de question que cela se voit. Aussi avait-elle enfilé sa plus jolie robe rose à volants, coiffé ses longs cheveux et s'était maquillé avec attention, prêtant attention au moindre détail, comme la couleur de son vernis parfaitement assorti à sa robe et à ses chaussures vernies. Roses, les chaussures, évidemment. C'était très important de rester féminine dans toutes les situations et de toujours prendre soin de soi. En plus, James aimait les femmes qui prenaient soin de leur apparence. Elle avait toujours été coquette mais faisait encore plus attention depuis pour être absolument parfaite pour lui. C'était la moindre des choses, tout de même ! Il travaillait énormément et donnait beaucoup de son temps, elle devait faire que tout soit le mieux pour lui quand il rentrait à la maison. Alors elle gardait la maison impeccable, s'occupait du linge et de ce genre de choses et il n'avait qu'à mettre les pieds sous la table en arrivant, le dîner étant prêt et servi. Elle s'occupait ensuite de débarrasser pour qu'il puisse aller se repose, il était tellement épuisé, le pauvre ! C'était aussi pour cela qu'elle se levait un peu avant lui le matin : pour lui préparer le petit-déjeuner afin qu'il prenne des forces pour sa journée. Elle lui préparait toujours une brioche aux myrtilles la veille et la faisait cuire le matin. Excitée comme un Niffleur, Eden lissa le devant de sa robe et ouvrit la porte avec un immense sourire, véritablement heureuse de les recevoir.

- Bienvenue ! s'exclama-t-elle, rayonnante. Entrez, entrez, allez-y ! lança-t-elle en s'effaçant pour les laisser passer. Je suis tellement heureuse de vous voir, si vous saviez !

D'un geste de la main, elle les guida jusqu'au salon où James se trouvait, tout en babillant.

- Cela me fait tellement plaisir de pouvoir discutez avec vous plus longuement, Chloé ! Je peux vous appeler Chloé ? Maeva parle tellement de vous, j'avais hâte de vous connaître ! Et Peter, enchantée ! Je suis heureuse de rencontrer le beau-père de Maeva ! Et Maeva, tu m'as manquée !

Elles s'étaient quittés voilà une semaine.

- Asseyez-vous, asseyez-vous ! Je vais chercher les apéritifs !

Elle se dirigea vers la cuisine pour faire léviter les petits grignotages qu'elle avait préparé, ainsi que les petits cocktails pour tout le monde, sans alcool pour Maeva. Pour elle, elle avait choisi de le faire aux fruits rouges, sirop de fraise et sirop de framboises, avec une vraie framboise sur le dessus. C'était tout rose, c'était tout joli ! Quant aux apéritifs, c'étaient des dés de légumes frais, parfois mis en brochette. Il y avait des petites sauces légères pour accompagner le tout. Léger et bon ! constata-t-elle avec un immense sourire et en s'asseyant aux cotés de James sur le canapé.

- Je trouve ce déjeuner tellement symbolique, j'en suis si heureuse ! C'est un vrai plaisir de vous rencontrer enfin, vraiment. Tous réunis ici, c'est vraiment quelque chose de... Magique ! Vous voulez des tomates cerises ?
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Avant, lorsqu’elle se réveillait, Maeva ne pensait généralement qu’à une seule chose : sa journée remplie d’aventures qu’elle allait vivre. Elle sautait du lit dès qu’elle ouvrait les yeux, courrait prendre son petit déjeuné, et partait ensuite en quête d’action, alors que la matinée n’était qu’à peine commencée. Pourtant, depuis quelques temps – le début des vacances, à vrai dire – la jeune fille rechignait à se lever. Elle découvrait les joies de se prélasser dans son lit, et avait décrété qu’elle pouvait bien y passer quelques heures de plus. Aussi, elle restait blottie sous ses couvertures de plus en plus longtemps, profitant avec délice de ces moments. Et ce matin là, elle ne désirait qu’une seule chose : qu’on la laisse dormir. Elle enfouit sa tête dans son oreiller et s’emmitoufla dans sa couette, soupirant de bien-être. Baillant paresseusement, elle était sur le point de se rendormir, lorsqu’un cri enfantin la ramener à la cruelle réalité.  Elle ne pouvait pas rester au lit jusqu’à midi. Pour la simple et bonne raison qu’elle devait sortir. Non pire. Qu’elle devait participer à un déjeuné familial. Non, encore pire. Un déjeuné familial qui réunirait sa mère, Peter, Lou, son père, et Eden. Elle écarquilla les yeux devant cette catastrophe imminente, avant de soupirer bruyamment. Il y a quelques mois, son souhait le plus cher était que ses parents se remettent ensemble, et qu’ils forment à nouveau une vraie famille. Mais avec l’arrivée de Peter dans la vie de sa mère, d’Eden dans celle de son père, et la naissance de Lou, elle avait assimilé – et plutôt deux fois qu’une – que ce n’était plus possible. Et puis le discours de son père par rapport à sa mère avait radicalement changé au cours de l’année. Si avant il se faisait passer pour l’homme amoureux, rejeté par la femme sa vie, qui l’avait quitté sans un mot, à présent, il n’hésitait pas à lancer des piques pas forcément sympathiques sur elle, sur Peter, ou sur Lou. Dire que Maeva était lassée était un euphémisme, si bien qu’elle avait été heureuse de retourner chez Chloé.

Les yeux encore gonflés de sommeil, elle se leva, attrapa le sweet bleu qui était posé sur une chaise, et l’enfila, avant de sortir de sa chambre, tout en étouffant un bâillement. Elle s’était réveillée tard, constata-t-elle en jetant un coup d’œil à l’horloge murale, tout en dirigeant vers la cuisine, pour grignoter quelque chose. Elle y retrouva Lou et sa mère, qu’elle embrassa toutes les deux pour les saluer, avant de se laisser tomber sur une chaise. Elle releva la tête et adressa un sourire à Peter lorsqu’elle l’aperçut, et un « Bonjour » encore ensommeillé. Prenant quelques minutes pour se réveiller, Maeva resta silencieuse, mâchant activement sa tartine. Elle finit par s’intéresser de nouveau à l’heure, notant intérieurement qu’elle avait intérêt à se dépêcher de prendre sa douche et de s’habiller. Mais elle n’avait pas envie d’y aller, par Merlin ! Elle leva vers sa mère un regard plein d’espoir.

« Est-ce que je suis obligée d’y aller ? Je peux être malade ! Ou faire semblant d’être malade ! Ou garder Lou qui est malade ? » proposa-t-elle. « Je suis certaine que Lou veut bien être malade pour m’aider, n’est-ce pas ? » demanda-t-elle en se tournant vers sa petite sœur qui gazouillait. « Crois-moi, tu n’as pas envie d’y aller. » ajouta-t-elle gravement en hochant la tête.

Elle termina de manger en silence, avant de se mettre debout, de lancer un soupir fataliste et d’annoncer qu’elle allait prendre une douche, avant de se traîner jusqu’à la salle de bain en ronchonnant intérieurement. Elle avait quitté son père et Eden une semaine auparavant, et si elle aimait son père – évidemment, c’était son père, tout de même ! – elle avait de plus en plus de mal à supporter son comportement. Il y avait peut-être aussi une part de la jalousie, elle était déçue de ne plus être la seule fille à pouvoir se réfugier dans les bras de son père – puisqu’Eden le suivait partout. Elle savait bien, au fond, qu’Eden n’était pas méchante. Elle était horripilante, parfois. Trop collante, trop souriante, trop pleine de bons sentiments, mais pas foncièrement méchante. Mais tout de même. Elle n’arrivait pas à définir ce qui l’énervait le plus dans la relation de son père et sa belle-mère. Elle avait pourtant bien fini par accepter Peter, songea-t-elle en se savonnant, avant de se rincer et de sortir de la douche. Elle haussa les épaules et entreprit de se sécher et de s’habiller. Il n’y avait rien à comprendre, visiblement. Elle ne pouvait pas aimer tout le monde, après tout. Elle chassa loin ces pensées de son esprit – elle se torturait déjà bien trop avec – et retourna dans sa chambre. Un rapide coup d’œil vers son étagère lui permit de vérifier que son journal était toujours là, caché entre deux manuels scolaires. Rassurée, elle attrapa sa brosse, entreprit de se démêler les cheveux, et résista à l’envie de se réfugier une nouvelle fois dans son lit. Lorsqu’elle rejoignit sa mère, sa sœur, et son beau-père, elle eut un faible sourire, les pensées tournées vers cette rencontre des plus étranges qui allaient se produire.

Elle était encore plongée dans ses pensées lorsqu’ils se retrouvèrent devant la maison de son père. Elle releva vivement la tête, alors que la sonnette retentissait, et plaqua un sourire sur ses lèvres alors qu’Eden ouvrait la porte et les invitait à entrer, à grand renfort de répétitions et d’exclamations. Gênée, elle ne sut pas quoi répondre à la phrase qu’Eden lui lança et se contenta de sourire avant de gagner le salon. Apercevant son père, elle se dirigea vers lui pour se réfugier dans ses bras, avant de s’assoir dans le canapé, à côté de Peter, en face de son père. Elle attrapa le verre qu’Eden lui tendait, et garda un sourire de circonstance aux lèvres. Se gardant bien de répondre qu’elle ne trouvait absolument pas ce déjeuné « magique », Maeva se contenta de tendre le bras pour saisir une tomate cerise, et de remercier Eden.

« Vous allez bien ? » s’enquit-elle poliment avant de croquer dans sa tomate.


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Dernière édition par Chloé Hellsoft le Sam 17 Déc 2016 - 12:16, édité 2 fois
Chloé Hellsoft Ancien Personnage

Chloé se réveilla seule dans son lit, ce matin-là. Comme tous les matins, de toute façon, elle avait l'habitude. Peter dormait toujours moins qu'elle et Lou était très matinale. Ils faisaient un bon duo, le père s'occupant de sa fille pendant que la mère pouvait paresser au lit. Ah, le féminisme avait du bon. Elle s'étira et pris son temps pour émerger, avant de revêtir un peignoir. Sortant de la chambre, elle trouva comme prévu Peter sur le canapé, un biberon dans une main, Lou dans l'autre.

"Bonjour tous les deux!" dit-elle en embrassant son compagnon, avant de donner une pichenette sur le nez de sa fille. L'enseignante se dirigea vers la petite cuisine, prépara une tasse de café et une de thé, puis revint s'asseoir auprès de sa famille. "Tiens. Bien réveillé?"

La question n'était pas innocente. En effet, aujourd'hui était une journée particulière: Chloé, Peter, Maeva et Lou allaient dîner chez James et Eden. Etrangement, personne n'était enthousiaste à cette idée. Chloé elle-même, qui avait la ferme intention de s'y rendre et traînait le reste de sa petite famille avec elle, prévoyait une journée fade et compliquée. Mais il fallait y aller. Elle pouvait réciter la liste des raisons qui l'avaient poussé à suggérer subtilement l'idée à la nouvelle compagne de James.

Chloé avait découvert assez brusquement que James vivait avec quelqu'un. Elle avait déjà croisé Eden une ou deux fois en allant le voir - elle se rappelait notamment du jour où elle avait du partir en catastrophe chercher Irving à Ste Mangouste, mais elle n'avait jamais pensé que son ex-mari se remettrait en ménage. C'était Maeva qui lui avait appris, en rentrant de chez son père après les vacances de Noël. Cet imbécile de James avait encore une fois manqué de tact, mettant sa fille devant le fait accompli sans même la préparer un minimum, sans la rassurer, sans quoi que ce soit! Bien sûr, elle n'avait guère fait mieux en annonçant sa grossesse à Maeva, mais les circonstances l'avaient prises au dépourvu. Et elle avait eu la présence d'esprit de lui en parler avant de l'annoncer à sa fille, histoire qu'il comprenne la situation et l'état d'esprit de Maeva lorsqu'il se retrouverait face à elle, qu'il puisse réagir de façon adéquate. Mais "adéquat" ne faisait pas partie du vocabulaire de monsieur James Smith. Egoïste comme toujours, il avait été vexé comme un poux qu'elle refasse sa vie, et s'était vengé en lançant Eden au visage de leur fille.

Maeva avait, évidemment, très mal pris la nouvelle et était depuis en guerre ouverte contre l'intruse. Cela arrangeait bien les affaires de Chloé, puisque sa fille avait adopté Peter depuis, et qu'elle ne mangeait plus dans la main de son père comme auparavant. Elle se souvenait encore douloureusement des années ou Maeva se méfiait d'elle pendant des semaines après avoir vu son père, parce que celui-ci sous entendait ceci ou cela, la rendait responsable de leur rupture. Le pire avait été après l'attaque du deux mai, lorsque James avait dit devant Maeva que lui s'était préoccupé de la sauver pendant que Chloé protégeait les enfants des autres.

Mais Chloé n'était pas quelqu'un d'aussi mauvais et égoïste que son ex-mari. Elle savait qu'il n'était pas bien que Maeva soit braquée comme cela contre son père, qu'elle avait besoin de lui pour grandir, et aurait aimé que sa fille accepte la situation. Aussi avait-elle décidé de connaître Eden, espérant que sa bonne volonté montrerait à Maeva qu'il n'y avait pas à craindre la nouvelle venue, qu'elle n'en voulait pas à James se refaire sa vie, et qu'Eden ne prendrait jamais sa place.

Chloé avait vite découvert qu'Eden ne lui poserait jamais de problème. C'était une personne adorable. Un peu trop, d'ailleurs. En fait, Eden était une cruche. Une vraie cruche. Gentille, rose et sucrée comme toutes les cruches. James avait vraiment choisi une bonne poire en guise de nouvelle compagne. Naïve, manipulable à souhait... et insupportable de gentillesse. Chloé comprenait sincèrement pourquoi Maeva n'aimait pas la jeune femme, et elle-même avait du mal à la supporter. Elle était trop gentille, trop prévenante, trop... trop. Heureusement, elle n'était pas méchante, et c'était un point important. Chloé voulait que la famille s'entende bien, que les tensions entre James et elle s'apaisent, et une marâtre envahissante et mauvaise n'aurait pas arrangé ses affaires. Elle pouvait donc faire un effort et prétendre que les sentiments amicaux étaient réciproques. Après tout, un après-midi avec Eden, ce devait être assez... relaxant?

Outre le bien être de Maeva, il y avait cependant une raison beaucoup moins noble qui poussait Chloé à entretenir des rapports amicaux avec Eden. Elle voulait avoir l'oeil sur James. Elle avait trop supporté ses médisances en silence pendant des années, et refusait de le laisser faire à nouveau. Il se croyait tranquille en vivant avec une femme aussi suspicieuse qu'un navet. Eh bien, elle veillerait qu'il n'en soit rien. James avait recommencé à maudire Peter, Lou et elle devant Maeva, elle allait l'arrêter. Elle deviendrait amie avec Eden, gentille avec James, à tel point qu'il ne pourrait se plaindre d'elle sans passer ouvertement pour un vieux monsieur aigri. Eden s'apercevrait de son anthipathie, et s'il persistait, elle pourrait toujours parler avec miss Rosebury des activités caritatives du dimanche. Chloé veillerait à ce que James sache qu'elle n'hésiterait pas à le frapper au moindre mot de travers.

"Bon, en attendant que Maeva se lève, je vais préparer les confitures de ma mère pour Eden."

Chloé était passée la veille chez ses parents récupérer un panier. La petite librairie de son père fleurait toujours bon le mélange des deux mondes. Sa belle-soeur Margaret, enceinte de six mois, s'était installée temporairement à l'étage du dessus pour la fin de sa grossesse. En effet, son frère multipliait les gardes à Ste Mangouste ces derniers temps. L'incident du London Eye avait fait perdre la mémoire à de nombreux moldus et le service était débordé par l'arrivée de ces patients temporaires mais particulièrement désorienté. Matt ne voulait pas que sa femme reste sans surveillance à ce stade de sa grossesse.

Les confitures maternelles étaient excellentes, et Chloé ne doutait pas qu'une patissière comme Eden apprécierait le présent. Elle était encore en train d'arranger la présentation lorsque son ado préférée émergea de sa chambre, encore toute endormie. Sa mère l'embrassa et la regarda s'attabler devant son petit déjeuner.

"Bonjour ma grande. Tu dors toujours de plus en plus tard!"

Mais le sommeil quitta vite Maeva, qui eu tôt fait de râler qu'elle ne voulait pas manger chez son père. Chloé leva les yeux au ciel avec un sourire, amusée par le stratagème de sa fille et ne voulant pas s'énerver de si bon matin.

"Je ne te confierai pas Lou, surtout si elle est malade, jeune fille. Et si tu es malade, je t'emmène deux fois plus chez ton père qui sera ravi de te chouchouter."

La petite famille termina de se préparer. Chloé enfila une robe orange assez sobre pour l'occasion, et envoya Peter s'habiller correctement, décidant qu'aujourd'hui, Lou serait toute de bleue vêtue. Puis, traversant le parc tranquille de l'école, la famille transplana devant la maison de James Smith et Eden Rosebury. Celle-ci leur ouvrit immédiatement, un grand sourire aux lèvres, parfaitement apprêtée - Chloé songea vraiment à une meringue en la voyant.

"Bonjour Eden, ravie de vous revoir. Bien sûr, appelez-moi Chloé. Et tutoie-moi, s'il te plait, nous ne sommes pas des grands-mères!"

Portant Lou, Chloé suivi Eden jusqu'au salon et James se trouvait, avachi sur le canapé. La vision ne surpris pas Chloé, qui le savait flemmard, et elle se demanda futigivement comment diable Eden pouvait supporter ça. Si c'était elle qui avait reçu, Peter aurait fait largement sa part du travail. Elle ne put résister à la tentation de lui lancer une petite pique bien de son cru, mais qui pouvait paraître a-bso-lu-ment innocente.

"Bonjour James" dit-elle en s'avançant avec un sourire plaqué sur les lèvres. "Je vois que tu profites de ta retraite."

Ah, c'était plus fort qu'elle. Elle se doutait qu'il n'avait pas apprécié de se faire mettre à la porte - même s'il avait atteint un âge plus que respectable pour un jour - et encore moins pour l'une de ses élèves dont elle avait soutenu la candidature. Mais il avait toujours eu du mal à se faire voler la vedette. 

"Je te présente Peter, et voici Lou."

Elle s'assit ensuite sur le canapé, calant sa fille sur ses genoux, et admira le plateau qu'Eden venait d'apporter. C'était... rose, certes, mais aussi délicat et préparé avec attention. Se retenant des vertes pensées qui lui traversaient l'esprit, Chloé fit l'effort de répondre à la papillonante jeune femme.

"J'en prendrai volontiers, Merci. Alors, comment se passe votre été? Vous avez eu du monde, Eden? Et toi, James, tu as des projets pour la rentrée?"


Les messages postés avant le 17/12/16 par ce compte l'ont été sous le nom et par la joueuse de Chloé Hellsoft.
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James Smith ~ Papa de Maeva ~ Compagnon d'Eden Rosebury ~ Ex-mari de Chloé Hellsoft

Ce fut l'odeur de cuisine qui réveilla James, un peu trop rapidement à son goût, il serait bien resté plus longtemps dans son lit, toute la journée pour être précis. Mais il y avait ce maudit déjeuner soi-disant familial, il n'y avait rien de familial là-dedans puisqu'il y aurait Chloé et son nouveau compagnon, Peter et son bébé, Lou. Une moue de dégoût apparut fugacement sur son visage, il détestait son ex-femme et sa nouvelle famille, il ne pouvait pas accepter le fait qu'elle ait refait sa vie sans lui. On ne quittait pas James Smith impunément et voilà qu'elle avait un bébé et le pire dans tout ça c'était que dans cette petite famille parfaite, Maeva semblait avoir trouvée sa place. Et lui dans tout ça, il était encore oublié, sa fille le délaissait pour un autre. Pourtant il était un temps où sa petite fille ne jurait que par lui, un temps visiblement révolu depuis que l'autre était apparu, enfin surtout depuis que le bébé était né. Alors, il avait décidé de montrer que lui aussi avait tourné la page, que lui aussi, il pouvait refaire sa vie.

Et il avait rencontré Eden, la femme parfaite, enfin parfaite pour lui. La femme niaise à souhait qui le traitait comme un roi, il rentrait à la maison et miracle, il avait juste à s'asseoir sur une chaise et le dîner était servi, le ménage était fait, le linge lavé et repassé. Il menait une vie de pacha et ça lui convenait parfaitement bien, il était enfin traité comme il le méritait. Et finalement c'était bien mieux ainsi, il ne courait plus après une femme qui ne l'avait sûrement jamais aimé sinon, elle serait restée avec lui et elle se serait occupée de lui comme devait le faire une bonne épouse. Mais Eden, c'était tout cela et bien plus encore, c'était des bons petits plats faits maison et une femme incroyablement naïve qui avait gobé son histoire d'association du dimanche et ses entraînements de Quidditch aux enfants des quartiers défavorisés. Mais finalement, il était plutôt heureux de cette naïveté, ainsi il n'avait pas besoin de trop se creuser la tête, de toute manière, c'était bien simple, Eden disait "Amen" à tout ce qu'il faisait. Mais maintenant qu'il n'était plus joueur, Eden serait-elle aussi conciliante avec lui ? Néanmoins, le fait qu'il la demande en mariage lui assurait sa présence "ad vitam aetenam" à ses côtés.

James poussa un soupir et s'approcha lentement de sa penderie, il n'avait vraiment pas envie de faire ce repas et il ne savait absolument pas comment il allait s'habiller et puis après tout pourquoi se casser la tête ? Ce n'était que Chloé et sa nouvelle famille, pas de quoi en faire un chaudron. Il se saisit d'une des robes qu'il mettait lorsqu'il sortait et l'enfila rapidement avant de se coiffer légèrement. Il examina son image dans le miroir quelques instants et se jugea prêt. Il descendit donc à la cuisine dans l'espoir qu'Eden n'ait pas déjà tout ranger et qu'il puisse piquer deux ou trois toasts juste pour goûter. Malheureusement lorsqu'il pénétra dans la pièce, il vit sa compagne, affublée d'une robe rose qui lui donnait l'aspect d'une meringue, faire disparaître la farine qui jonchait le plan de travail. Il prit alors un air renfrogné lorsqu'il constata qu'il était descendu cinq minutes trop tard. Eden lui assura alors que tout allait bien se passer lorsque la sonnette annonça l'arrivé de leurs "invités". La jeune femme se précipita alors toute excitée vers la porte sous l’œil perplexe de James qui se dirigea quant à lui vers le salon où il se laissa tomber sur le canapé. Il ne se leva pas pour saluer les nouveaux arrivant se contentant de les jauger du regard, il fit néanmoins apparaître un sourire radieux lorsqu'il vit Maeva et il écarta les bras pour qu'elle vienne se nicher contre lui, ce qu'elle ne tarda pas à faire.

"Voilà la plus belle ! Alors comment vas-tu ma princesse ?"

Il prolongea l'étreinte un peu plus longtemps que nécessaire avant de laisser Maeva s'installer à côté de Peter et face à lui, il serra légèrement les dents lorsqu'il remarqua que sa mère lui avait bien lavé le cerveau, maintenant sa fille refusait même de s'asseoir à côté de lui, préférant se mettre à côté d'un quasi inconnu. Il tourna alors son regard sur Chloé qui encore une fois s'était cru drôle avec sa remarque sur sa retraite. Mais il n'allait pas lui faire le plaisir de relever, il voulait montrer qu'il était plus intelligent que ça, qu'il avait changé, il voulait montrer à Maeva le vrai visage de sa mère, lui montrer à quel point elle était fourbe et manipulatrice.

"Bonjour Chloé, comme tu peux le constater la retraite me réussit plutôt bien."

Elle lui présenta ensuite Peter et son bébé auxquels, il accorda à peine un regard se contentant d'un signe de tête pour l'homme qui était actuellement en train de le remplacer auprès de sa fille. Il tourna alors le regard vers Eden qui apportait un plateau rempli de bonnes choses à manger.

"Merci ma chérie."

Il sourit tendrement à Eden et lui saisit la main lorsqu'elle s'installa à ses côtés sur le canapé. Lui aussi pouvait feindre le bonheur fou, il était même très doué pour cela, Chloé allait voir qu'elle avait eu tort et qu'il était capable de changer, enfin de simuler le changement mais c'était pareil non ? Son sourire se crispa alors lorsqu'elle lui demanda ses projets pour la rentrée. Elle le faisait exprès ou quoi ? Comme si son départ en retraite forcé ne lui restait pas suffisamment en travers de la gorge, il n'avait pas vraiment apprécié l'ordre implicite des entraîneurs, surtout pour le remplacer par une gamine à peine sortie de Poudlard c'était vraiment n'importe quoi et Dubois semblait aux anges. Il détestait ce crétin arrogant qui croyait tout mieux savoir que tout le monde. Tout ça parce qu'il avait été le capitaine de Harry Potter quand il jouait à Poudlard, vraiment n'importe quoi. Alors maintenant ce qu'il allait faire ? C'était une bonne question, peut-être allait-il profiter du fait de sa réputation internationale pour percer dans la presse sportive ? Ou alors devenir entraîneur de Quidditch chez les juniors. Il ne savait pas encore, tout n'était que supposition pour l'instant mais il allait trouver. Et au pire, il vivrait au crochet d'Eden. L'idée du mariage était décidément la meilleure idée qu'il avait eu depuis bien longtemps.

"Nous passons un agréable été merci. Et le tien ? Pardon, le votre ?, il afficha un léger sourire hypocrite sur ses lèvres, elle l'avait bien cherché. Non, je ne sais pas encore exactement ce que je ferais en septembre, j'ai déjà quelques pistes mais je n'ai pas encore décidé quelle offre je vais accepter."
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Peter se levait toujours très tôt, Lou ne lui laissait de toute façon pas le choix, mais il fallait bien reconnaitre qu'aujourd'hui il aurait volontiers paresser toute la matinée. Chloé avait décidé que ce serait une bonne chose qu'ils aillent tous déjeuner chez James, son ex-mari. Et il n'avait pas la moindre envie de se rendre à ce repas de famille, si on pouvait appeler ça comme ça. Lou en revanche n'avait pas l'air de vouloir dormir plus longtemps que d'habitude puisqu'elle se mit à pleurer à peine après le lever du soleil. Peter soupira mais se leva pour aller prendre la petite dans ses bras avant qu'elle ne se mette à hurler et ne réveille toute la maison.Il trainait des pieds mais en vérité il appréciait particulièrement ces moments qu'il passait seul avec sa fille, quand tout le monde était encore endormi. Il avait eu tellement peur de ne pas être à la hauteur, d'être un mauvais père, de ne pas y arriver, mais les choses s'étaient faites, toutes seules. Il avait eu un peu de mal au début, tout ça n'était pas du tout instinctif chez lui, il ne savait pas comment la tenir quand il la portait, ignorait quelle était la bonne température pour un biberon, mais il avait appris. Et il aimait ça, finalement. Il ne l'aurait jamais cru mais être père lui plaisait. Il avait l'impression que Lou faisait ressortir ce qu'il y avait de bon en lui. Comme s'il devenait quelqu'un de meilleur, ou de moins mauvais, dès qu'il avait sa fille dans les bras. Lui qui avait tendance à se torturer en permanence et à être toujours tourmenter s'apaisait en présence de Lou.

Il était occupé à lui donner le biberon, assis sur le canapé, quand Chloé sortit de la chambre. Il répondit à son baiser et accepta avec un sourire reconnaissant la tasse de café qu’elle lui apporta. Il était encore tôt, et c’était déjà le deuxième, mais il lui faudrait au moins ça pour supporter la journée qui l’attendait. Comme si elle lisait dans ses pensées, la jeune femme lui demanda s’il était bien réveillé. Il l’était, et il était même d’assez bonne humeur, il y avait malheureusement peu de chances que cela dure…

«Très bien, et toi ? »

Il ne connaissait pas personnellement James, et aurait bien aimé que cela reste ainsi, mais Chloé lui en parlait rarement en bien et il n’avait pas vraiment hâte de le rencontrer. Il se doutait bien qu’en tant qu’ex-femme elle n’était sans doute pas objective, mais James n’avait vraiment pas l’air de quelqu’un de sympathique, et sa nouvelle compagne ne l’inspirait pas vraiment non plus. C’était mal de juger une personne avant même de l’avoir rencontré, oui, mais pour que Maeva s’en plaigne à ce point Eden devait être assez insupportable.  La jeune fille fit justement son apparition, encore un peu endormie.

A peine était-elle attablée à la table de petit déjeuner qu’elle se mit à chercher des prétextes pour échapper au déjeuner qui les attendait. Peter ne put retenir un sourire amusé, il avait pensé à toutes ses excuses bien avant elle.

« Inutile d’essayer, elle a l’air de vouloir rester en pleine forme, répondit-il quand l’adolescente évoqua la possibilité de devoir rester ici pour garder sa petite sœur malade. Ce n’est pas faute d’avoir essayé de la convaincre pourtant… »

Dès que Maeva eut finit de déjeuner, chacun fut chargé d’aller s’habiller convenablement, ce qui provoqua quelques ronchonnements chez la jeune Gryffondor. Ronchonnement avec lesquels Peter était bien d’accord, même s’il se garda de formuler cela à voix haute. Il opta pour un jean et une chemise bleu foncé, accordée à la tenue de Lou, et rejoignit Chloé dans le salon où ils attendirent Mavea avant de traverser le parc pour pouvoir transplaner à l’extérieur de l’enceinte. Ils se retrouvèrent devant la maison de James et d’Eden bien trop vite au goût de Peter qui ne put retenir un soupir de résignation. Outre le fait qu’il n’avait aucune envie de passer l’après-midi avec l’ex-mari de Chloé et sa nouvelle compagne, il détestait ce genre de repas familiaux. Il avait grandi dans une famille où on ne faisait pas ce genre de choses. On ne se parlait pas, on n’échangeait peu, on vivait côte à côte et tout le monde s’en contentait. Se retrouver soudainement intégré à une famille où, même divorcé, les parents continuaient de se voir, pour l’équilibre de leur fille, était un peu étrange. Il y avait des tensions entre James et Chloé, il le sentait, mais ils s’apprêtaient malgré tout à déjeuner ensembles, là où beaucoup de gens se seraient contenter de s’ignorer. Cela méritait bien qu’il fasse un effort, décida-t-il en se forçant à sourire alors qu’Eden leur ouvrait la porte, rayonnante de bonheur et…rose. Très rose.

Elle parlait à une vitesse affolante, les noyant sous les déclarations d’amour et les formules de politesse, et Peter eut toute la peine du monde à conserver un sourire poli.

« C’est un plaisir, répondit-il  alors qu’ils arrivaient dans le salon. J’avais hâte de faire votre connaissance. » Heureusement qu’il était bon menteur.

James ne se leva pas pour les accueillir, et accorda à peine un regard à Peter qui ne prit donc pas la peine de le saluer. Il oubliait un peu vite sa décision de faire des efforts…Toutefois il n’était pas le seul, puisque Chloé se permit une petite pique quant au récent départ à la retraite de son ex-mari. Ce dernier ne releva pas et tout le monde s’installa pour l’apéritif. Eden se lança alors dans une déclaration des plus émouvante à propos de ô combien elle trouvait ce repas symbolique et à quel point elle était heureuse d’être là. Cela faisait au moins une personne. Personne ne surenchérit, ce qui en disait long, et Chloé questionna le couple sur le déroulement de leur été et James leur retourna la question.

« Très bien, merci, répondit-il sobrement avant de se tourner vers Eden avec un sourire charmeur. D’après Chloé James ne se privait pas pour les critiquer tous les deux devant Maeva et Peter ne comptait pas lui donner des raisons supplémentaires de le faire. Et si pour cela il fallait jouer au plus charmant avec sa petite-amie toute rose, alors soit. Votre cuisine est délicieuse Eden, Chloé m’en avait dit beaucoup de bien et j’avais hâte d’y goûter, je ne suis pas déçu. »

Il s’en sortait admirablement bien, de son avis. S’il suffisait de sourire et de faire des remarques hypocrites pour que tout se passe bien, alors tout devrait bien se passer.
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Eden Rosebury - 28 ans - Compagne de James Smith

Eden regarda autour d'elle avec satisfaction. Qu'il était beau de voir des adultes qui mettaient leurs différents de coté pour le bien-être d'une enfant, pour lui offrir stabilité et équilibre, lui montrer qu'elle était entourée et chérie. C'était très important à l'adolescence, Eden l'avait lu dans un livre qu'elle avait acheté spécialement pour l'occasion "Le manuel des parents : comment gérer un adolescent". Elle avait également profité de son tour à Fleury et Bott pour acheter un manuel sur les familles recomposées et un autre sur l'art d'être une belle-mère idéale. Avec tous ces outils, Eden était sûre d'avoir tout en main pour gérer la situation au mieux. Les adolescents vivaient une période compliquée, il était important de leur apporter un cocon familial rassurant et stable. En tant qu'adultes, ils devaient montrer à Maeva qu'ils étaient soudés pour qu'elle puisse s'épanouir en toute sécurité et n'ait pas l'impression qu'on l'abandonnait. C'est aussi pour cela que ce déjeuner tenait tant à Eden : pour le bien-être et l'équilibre de Maeva. Et puis Eden était ravie de parler longuement avec l'ancienne épouse de James, de la rencontrer enfin. Elle était la mère de Maeva et cela faisait chaud au cœur d'Eden de la recevoir ici. En plus, Chloé semblait dans le même état d'esprit étant donné qu'elle lui avait dit de la tutoyer, ce qui avait rendu Eden encore plus enthousiaste, si c'était possible évidemment. Elle adressa un sourire tendre et rayonnant à James lorsqu'il lui saisit la main et s'installa à ses cotés dans le canapé, entrelaçant ses doigts aux siens.

-  Oh, nous allons très bien ! répondit-elle en souriant. Même si la maison parait bien vide sans toi !

En réalité, Eden et James ne vivaient pas ensemble pour le moment même si cela n'allait pas tarder, songea-t-elle avec impatience. Mais elle passait tout son temps chez lui, la moitié de ses affaires étaient ici et sa petite maison se vidait peu à peu. C'était bien plus pratique de vivre avec James, il n'aimait pas faire le déplacement chez elle, il disait que c'était contraignant. Et elle le comprenait, il avait déjà des journées difficiles et fatigantes et son temps libre était occupé par ses associations caritatives, elle ne pouvait pas non plus lui imposer des trajets. Elle retournait chez elle pour s'occuper de son jardinet et de ses plantes et de ses légumes mais c'était tout. Quand ils vivraient vraiment ensemble, tout serait plus simple. Elle aimerait qu'ils achètent une grande maison avec un grand jardin, pour que Maeva puisse jouer dehors, ainsi que leurs futurs enfants, à James et elle. Elle en voulait trois, ou quatre, ou cinq ! Une grande maison remplie d'enfants, elle leur fera des gâteaux, elle jouera avec eux et ils seront tous très heureux ensemble. Elle avait tellement hâte ! Mais d'abord, il fallait préparer leur premier grand évènement. Elle avait plein d'idées en tête pour que ce soit un moment fabuleux ! Ses parents étaient aussi ravis et avaient hâte de l'aider à tout organiser ! Et ensuite, ils auraient une grande famille nombreuse. Eden était elle-même issue d'une famille nombreuse, ils étaient sept, et elle adorait les bébés. Elle se pencha d'ailleurs vers la petite Lou pour lui adresser un grand sourire ravi. Elle était magnifique et tellement adorable !

- Nous avons eu un été fabuleux, nous sommes partis en Italie au bord de la mer ! La côte Napolitaine est vraiment un endroit magnifique, si vous saviez ! J'ai adoré ce séjour, c'était fantastique, vraiment ! Et vous ? Vous êtes partis en vacances ? J'ai lu dans les journaux que vous aviez eu une année scolaire chargée, quelle horreur cette Ana Sorden ! Vous deviez mourir d'envie de vous reposer et de profiter de Lou !

Et dire que Sorcière Hebdo l'avait encensée, songea Eden avec désapprobation. On ne pouvait vraiment plus faire confiance à personne. Surtout qu'Ana Sorden semblait si charmante et si jolie ! Elle était même venue acheter des gâteaux à la pâtisserie une fois, de la ligne allégée. Et dire qu'elle avait donné des muffins à une meurtrière ! Elle était horrifiée rien que d'y penser.

-  La boutique est toujours plus vide en été mais ma gamme de gâteaux allégés a fait fureur avec l'été ! Tout le monde voulait rentrer dans son maillot de bain ! lança Eden en riant.  J'ai même été citée dans Sorcière Hebdo, dans leur rubrique minceur ! s'exclama-t-elle avec ravissement comme s'il s'agissait du Gringotts' Time. Mais j'ai profité de l'été pour améliorer les recettes et j'ai décidé de lancer un salon de thé à la rentrée, qui sera accolé à la boutique. Les travaux sont en cours ! J'aimerais vraiment développer la boutique, voyez-vous, couvrir de nouveaux marchés. Je n'ai pas pris le risque d'en ouvrir une autre, à Bristol par exemple, mais je pense que le salon de thé est une bonne alternative ! Et je vais lancer une gamme de gâteaux sâlés aussi, en m'associant avec la société de traiteur des Elfes, Raffineries Elfiques. Bref, j'ai plein de projets pour cette rentrée ! conclut-elle, extatique.

La boutique tournait plus que bien et ses gâteaux faisaient fureur, elle était toujours en rupture de stock à la fin de la journée. Elle aurait pu ouvrir une deuxième boutique mais Eden avait préféré attendre encore un peu même si cela serait son projet si la boutique continuait d'avoir autant de succès. Elle avait engagé un employé supplémentaire pour faire face à la clientèle et éviter que Zoey soit débordée. Elle avait beaucoup plus de travail mais la pâtisserie était une passion depuis toujours et elle était ravie de pouvoir en faire son métier et que les sorciers puissent se régaler de pâtisserie. Elle s'arrangeait tout de même pour consacrer du temps à James, même s'il râlait quand elle rentrait tard parce qu'elle avait avancé ses préparation pour le lendemain. Elle le comprenait, il n'aimait pas être seul à la maison et c'était mal de laisser sa vie professionnelle empiéter sur sa vie personnelle.

- Ooooooh, merci ! fondit Eden lorsque Peter lui affirma complimenta sa cuisine. Vous êtes adorable ! affirma-t-elle, rosissante et avec un sourire éclatant. J'ai cru comprendre que vous aviez des origines étrangères ? D'où venez vous ? Ma famille a elle-même des racines mexicaines, par mon grand-père maternel, expliqua-t-elle. Cela se voit, je crois ! lança-t-elle en riant.

Elle avait toujours aimé la cuisine même si son domaine de prédilection restait la pâtisserie et elle était toujours heureuse de servir des spécialités mexicaines, avec les recettes de sa grand-mère Gloria. Enfin, aujourd'hui, elle était restée assez classique dans les plats et assez anglaise, d'ailleurs. S'il avait su, elle aurait glissé des spécialités du Nord pour faire plaisir à Peter, cela aurait été une gentille attention. Elle avait demandé à James les plats préférés de Chloé pour servir quelque chose qu'elle aimait mais il avait été incapable de s'en rappeler ni même de dire s'il y avait un aliment qu'elle détestait. Quelle tête en l'air, quand même ! Enfin, Eden se reprit immédiatement pour sa pensée peu charitable. James avait beaucoup à penser, elle ne pouvait pas lui en demander trop. Ses doigts tombèrent sur ses mains et elle eut soudain envie d'annoncer la grande nouvelle, elle en mourrait d'envie et d'impatience depuis des jours. Certes, elle avait dit qu'elle attendrait le repas, mais cela ne faisait pas une grande différence, n'est-ce pas ? Elle pesa quelques instants le pour et le contre avant de laisser son impatience l'emporter. Elle releva les yeux vers ses convives, un immense sourire aux lèvres et frétillant presque sur le canapé.

- James et moi avons une grande nouvelle à vous annoncer ! s'exclama-t-elle sans prendre la peine de respirer.

Elle laissa passer quelques instants pour faire durer le suspens mais elle en sautillait presque d'impatience et de plaisir.

- On va se marier ! annonça-t-elle avec un petit cri de plaisir, dégageant plus d'enthousiasme et d'amour qu'un bébé licorne. N'est-ce pas merveilleux ? Et je veux que vous soyez tous là ! Et que Maeva soit demoiselle d'honneur !
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Ce déjeuné était la pire idée depuis bien longtemps. Son père et sa mère se détestaient cordialement, elle l’avait bien compris, maintenant, merci pour elle. Si elle avait espéré durant de longues années qu’ils se remettraient ensemble, elle avait à présent tiré un trait sur cette idée. Ils avaient tous les deux d’autres personnes dans leurs vies, et vu comme son père ne se privait pas pour critiquer sa mère, Peter, et Lou, elle doutait fortement que les sentiments qu’ils disait avoir à son égard un peu plus tôt dans l’année soient toujours présents. Alors, pourquoi ce déjeuné ? La dernière chose que Maeva avait envie de voir, c’était bien l’éternel conflit entre ses « deux » familles. Elle avait déjà dû mal à trouver un équilibre, et son père ne se privait pas de toute façon pour la mettre au courant des conversations qu’il avait avec l’enseignante. Or, l’adolescente ne supportait plus cette situation, et en voulait à l’ancien joueur de Quidditch de vouloir lui faire prendre parti dans cette histoire, alors qu’elle aurait préféré rester à part. Déjà qu’elle était forcée de voir Eden lorsqu’elle venait pour passer du temps avec lui, elle n’avait aucune envie d’évoquer des sujets comme celui-ci.

Mais, forcément, elle finissait par prendre la défense de sa mère. Evidemment, puisqu’elle n’avait aucune envie d’entendre des critiques à son égard à longueur de journée. Elle avait l’impression qu’on interprétait ses moindres gestes, ses moindres paroles. Elle s’était assise entre sa mère et Peter, et se demandait à présent si elle avait bien fait. Peut-être que son père pensait qu’elle l’abandonnait… Oh, cette situation était bien trop compliquée, de toute façon, tant pis. Si l’un des adultes n’était pas content face à son comportement, eh bien, elle déclinait toute responsabilité. On avait qu’à ne pas la mettre dans ce genre de situation, voilà tout. Ce qu’elle avait hâte que ce déjeuné se termine, qu’elle puisse se glisser sous ses couvertures…

Ayant déjà entendu de nombreuses fois le discours d’Eden sur son magasin, Maeva s’en désintéressa complètement et préféra jouer avec Lou, qui devait être sa seule alliée dans ce déjeuné qui promettait de virer à catastrophe. Pauvre enfant, pourquoi lui imposer ça ? Elle enleva délicatement la mèche de cheveux que sa petite sœur venait d’attraper avec son petit poing, et il offrit un grand sourire. Elle se pencha vers la table basse pour attraper un petit four qu’elle grignota du bout des lèvres, avant de boire une gorgée de sa boisson rose. Elle ne comprenait vraiment pas pourquoi Eden se sentait obligée de lui offrir quelque chose de rose. Elle aimait beaucoup la framboise, oui, mais ce n’était pas la première fois qu’elle lui attribuait d’office cette couleur. Peut-être que si elle se mettait à s’habiller en noir de la tête au pied, elle abandonnerait cette idée… Non, Maeva aimait beaucoup trop porter des couleurs pour ça. Plongée dans ses pensées, elle ne suivit pas la conversation qui se tenait, et ne sursauta qu’à l’entente d’une phrase, d’une seule.

« C’est une blague ? » lâcha-t-elle sans le faire exprès, en relevant vivement la tête.

Elle s’empourpra lorsqu’elle se rendit compte du contraire, et son sourire s’envola de son visage, alors qu’elle dévisageait son père et Eden, légèrement perdue. Un mariage ? Elle avait bien entendu ? Un mariage ? Celui de son père ? Et Eden ? Oh non. Non. Elle sentit la main de sa mère se poser sur son épaule, et leva vers elle un regard désemparée. Elle ne voulait pas qu’ils se marient ! S’ils se mariaient, cela signifiait que c’était définitivement la fin de ses espoirs de les voir se séparer. Ça veut dire que c’était officiel. Qu’Eden allait vraiment vivre habiter avec eux. Que cette maison serait la sienne. Qu’elle serait toujours là, avec son grand sourire, ses paroles dégoulinantes de guimauve. Qu’elle s’appellerait aussi Eden Smith. Smith, comme son père. Alors qu’elle-même ne portait pas son nom. Elle déglutit difficilement, encore silencieuse, insensible au bonheur d’Eden. Demoiselle d’honneur ? Hors de question, décréta son esprit d’adolescente butée. Il ne manquerait plus que ça. Incapable de trouver quoique ce soit à dire – de gentil, du moins – elle préféra garder le silence, et se contenta d’hocher lentement la tête. Un mariage. Oui, bien sûr, très bien, parfait.


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Dernière édition par Chloé Hellsoft le Sam 17 Déc 2016 - 12:16, édité 2 fois
Chloé Hellsoft Ancien Personnage
En voyant James serrer amoureusement la main d'Eden, Chloé se demanda s'il était possible qu'il l'aime vraiment. James était quelqu'un de profondément égoïste, mais pas de foncièrement méchant et manipulateur. Du moins, il ne l'avait pas toujours été. La question était de savoir s'il l'était devenu. Chloé se rappelait encore du jeune homme qu'elle avait connu à Poudlard, drôle, brillant, profitant de sa popularité sans cependant exagérer. Le garçon amoureux qui lui avait promi la lune, qui l'avait emmenée dans un restaurant romantique pour la demander en mariage, qui ne râlait pas lorsqu'il fallait trouver cinq minutes pour faire les courses. Le mari inquiet durant la guerre, qui avait petit à petit cédé le pas au joueur de Quidditch imbu de lui-même et inquiet pour sa carrière. Le jeune père aimant qui tenait sa fille dans ses bras comme si elle était la septième merveille du monde.

Aujourd'hui, il n'en restait plus grand chose. James avait trop pris l'habitude d'être adulé par les foules pour redescendre sur terre. Il était une star et au travail, il n'avait pas à laver ses tenues, à nettoyer son balai, à préparer les repas de midi pour les longues journées d'entrainement. On lui demandait d'en faire le moins possible, de se préserver pour les matchs. Et c'est tout naturellement qu'il avait étendu cette vision à sa vie privée. Chloé mettrait sa main à couper qu'il se fichait par qui le travail était fait. Que ce soit Eden ou un elfe de maison ne faisait pas de différence, il voulait probablement que les choses soient faites, point barre. Il ne voyait pas à quel point c'était machiste de sa part, de croire que sa femme, puisqu'elle n'était pas prise en charge comme lui, n'était pas dérangée par l'accomplissement des tâches. Il n'avait jamais compris, lorsqu'ils étaient mariés, pourquoi elle lui demandait de temps à autre, de donner un coup de main. "Tu ferais à manger pour toi de toute façon, alors pourquoi pas pour deux?" Ah, elle s'en souvenait encore. Il aurait dû épouser une autre joueuse professionnelle du même acabit, c'aurait été très drôle.

Au fond, sans doute appréciait-il sincèrement Eden. Elle correspondait en tout point à ce qu'il voulait, ne se plaignait pas, était ravie d'être avec lui, l'adulait comme il avait l'habitude de l'être. Il devait vraiment aimer son comportement et par conséquent, l'aimer elle. Et s'il était dédaigneux, s'il la trompait probablement, c'était juste que son égoïsme reprenait le dessus. Chloé voulait le croire. Car en dépit de tout son ressentiment à l'égard de son ex-mari, elle refusait d'admettre qu'elle avait été mariée à un gueux.

"Oui, c'était assez terrifiant de découvrir ce dont elle était capable" avoua Chloé avec un frisson, serrant instinctivement Lou contre elle. Dire qu'elle avait laissé cette bonne femme s'approcher de ses enfants! "J'ai du me battre avec elle pour protéger les Gryffondor pendant mon congé maternité, c'est dire! Mais Maeva s'est comportée comme une chef." Elle adressa un sourire rayonnant à sa fille, fier de son comportement à ce moment crucial.

Chloé fut ravie de voir que Peter prenait sur lui pour être aimable avec Eden, et lui serra discrètement la main en guise de soutien. Elle préférait largement lorsqu'il se comportait de cette manière plutôt que comme un rustre grognon! James - encore et toujours lui - ne faisait cependant pas autant d'efforts. Il avoua laconiquement qu'il n'avait pas encore choisi son futur métier, et Chloé se demanda s'il comptait en choisir un, ou "profiter de la vie" à sa manière. Elle avait entendu des rumeurs qui parlait d'un poste de commentateur pour la Gazette, mais peut-être trouvait-il cela trop rabaissant? Probablement, c'était du lui tout craché.

"Vraiment, agrandir la boutique? C'est une excellente idée, Eden. Tu sais avec tes talents de patissière, vous auriez du succès à Bristol. On dit que la ville est déserte au niveau culinaire."

Chloé était très étonnée qu'une cruche comme Eden aient d'aussi grandes ambitions. Elle était douée dans son domaine mais tellement naïve et servile face à James que Chloé n'aurait jamais imaginé qu'elle puisse vouloir autre chose dans la vie que se consacrer à sa famille. Mais Eden avait apparemment des passions multiples, et comptait être le genre de wonderwoman qui savait tout concilier. Eh bien, Chloé l'encouragerait dans cette voie. Elle ne supporterait pas de voir James servi comme un roi par une coquille vide à l'image de femme. Avec son extension de boutique et une nouvelle filiale, Eden deviendrait une femme forte, reconnue, occupée. Peut-être lui soufflerait-elle la vedette, et voir la façon dont il le prendrait serait très drôle.

Mais toute idée d'amusement disparu lorsqu'Eden annonça, en sautillant sur place, qu'elle et James allaient se marier. Chloé resta bouche-bée de surprise quelques secondes avant de rapidement jeter un coup d'oeil à Maeva... et constata que sa fille était aussi surprise qu'elle. James n'avait tout de même pas recommencé... après lui jeter Eden au visage sans la préparer, il lui annonçait leur mariage de la même façon? Merlin, ils en avaient parlé pourtant! N'apprenait-il donc jamais?

Chloé posa instinctivement une main sur l'épaule de son aînée, autant pour la réconforter que pour l'empêcher de faire un scandale. Elle attraperait James dès qu'Eden serait retournée à ses fourneaux, et elle lui passerait le savon du siècle. Devant Peter et Maeva, s'il le fallait, cela lui apprendrait. Pour l'instant, elle devait jouer la comédie. Elle afficha un faux sourire ravie à Eden tout en fixant James d'un regard meurtrier.

"Oh, c'est... inattendu!" s'exclama-t-elle. "J'espère que cela sera une belle cérémonie, vraiment. Tu as un don pour l'organisation, je n'ai pas de doutes sur le fait qu'on se souviendra longtemps de ce mariage. Mais c'est à Maeva de décider si elle veut être demoiselle d'honneur, je crois. Il lui faut peut-être un peu de temps pour se faire un avis."


Les messages postés avant le 17/12/16 par ce compte l'ont été sous le nom et par la joueuse de Chloé Hellsoft.
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[b]James Smith ~ Papa de Maeva ~ Compagnon d'Eden Rosebury ~ Ex-mari de Chloé Hellsoft[/b

James n'écoutait que d'une oreille les paroles d'Eden, elle avait un débit de parole assez impressionnant et cela faisait un certain temps déjà qu'il avait appris à ne pas écouter tout ce qu'elle racontait, il y aurait eu trop à retenir et trop de temps perdu, il se contentait donc d'hocher la tête de temps en temps pour montrer son accord complètement désintéressé par la discussion, il préférait observer Maeva. Elle avait changé, elle n'était plus tout à fait sa petite fille, elle avait mûri, il ne pouvait plus la manipuler aussi aisément contre sa mère. C'était fâcheux mais pas plus mal, il ne voulait pas que sa fille devienne une niaise sans cervelle. Elle était intelligente et ne lui en déplaise, elle ressemblait à sa mère, il espérait tout de même qu'elle ait un peu de lui tout de même, elle avait son nez déjà et ses yeux.

Perdu dans ses réflexions, il ne reprit conscience de la conversation que lorsque Eden commença à sautiller sur le canapé complètement euphorique, il comprit alors ce qu'elle s'apprêtait à dire, son sang se figea alors, il n'avait pas eu le temps de préparer le terrain avec Maeva, il avait un jour promis à Chloé de ne plus surprendre Maeva sur des sujets aussi important, mais il fallait dire qu'il n'avait pas vraiment eu le temps de la prévenir, il n'avait pas vraiment revu sa fille depuis sa demande en mariage, il n'avait pas eu le temps, voilà, c'était la faute de son ex-femme si il avait pu voir sa petite princesse plus souvent ce genre de situation ne serait pas arrivé. Sa mâchoire se crispa légèrement alors que Maeva réagissait à l'annonce alors que Chloé le tuait du regard en complimentant Eden. Il ignora le regard de son ex et posa le sien sur sa fille un léger sourire sur les lèvres avant de se redresser et s'installer au bord du canapé.

"Non ce n'est pas une blague princesse. Je suis désolé, je voulais t'en parler avant mais j'ai manqué de temps et Eden tenait absolument à l'annoncer aujourd'hui, tu comprends ? Je sais que c'est surprenant et que cela doit être un choc pour toi mais je te promets que rien ne changera, tu seras ma princesse. Je te le promets. Tu verras, ce sera chouette, tu as deux familles maintenant, deux fois plus d'oreilles pour être à ton écoute."

Il attrapa la main de Maeva dans la sienne toujours en lui souriant, il espérait vraiment qu'elle ne ferait pas de caprice, il aimait sa fille bien évidemment mais parfois, elle se comportait vraiment comme une petite fille trop gâtée, la faute de sa mère qui lui cédait tout. Mais peut-être arriverait-il à se faire pardonner, si il lui offrait un poney, peut-être qu'elle oublierait qu'il lui infligeait une belle-mère casse pied. Casse-pied certes mais aussi et surtout très dévouée et follement amoureuse et incroyablement naïve tout ce qu'il voulait réuni en la personne d'Eden, il ne pensait pas qu'il l'aurait un jour trouvé mais finalement elle lui était tombé dessus comme ça.

"Et princesse, j'aimerais beaucoup que tu sois la demoiselle d'honneur d'Eden, ça me ferait vraiment plaisir et à Eden aussi. Je suis certain que tu seras magnifique dans la robe que tu choisiras de porter, une vraie petite princesse. S'il te plait mon ange, accepte."

Il esquissa un nouveau sourire accompagné d'un regard suppliant, un regard de chaton, le même que celui de Maeva quand elle voulait quelque chose, voilà, elle avait aussi hérité ça de lui. Un regard de chaton imparable ou presque. Il posa un instant les yeux sur Chloé avant de replonger son regard dans celui de sa fille dans l'attente d'une réponse favorable, du moins, il l'espérait.
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Spoiler:
 


Eden Rosebury, 28 ans, compagne de James Smith.


- Oh, non, ce n'est pas une blague, c'est une vraie nouvelle ! C'est fantastique, n'est-ce pas ? répondit Eden sans réaliser que c'était une mauvaise surprise pour Maeva.

D'ailleurs, même si Eden avait su bien interpréter le ton de sa belle-fille, elle n'aurait pas compris. Y'avait-il quelque chose de plus heureux dans une vie qu'un mariage ? L'union de deux personnes qui s'aimaient plus que tout et qui voulaient passer leur vie ensemble, c'était quelque chose de fantastique ! Même lorsqu'elle était enfant, la jeune Miss Rosebury rêvait déjà d'un mariage de princesse, avec la grande et épaisse robe blanche, l'immense gâteau, les pétales de rose au sol, l'arche fleurie pour échanger les vœux, les invités ravis d'être là, les discours émouvants des amis, les valses des mariés, le repas somptueux, l'alliance splendide et tout l'amour dans l'air. Elle en avait rêvé toute sa vie de ce mariage et voilà qu'elle était fiancée. Elle allait se marier ! Devenir Mrs Eden Smith ! Cela sonnait merveilleusement bien et Eden était aux anges, encore plus que d'habitude.

Dès que James avait fait sa demande, Eden s'était empressée de l'annoncer à sa famille et à toutes ses sœurs. Elle avait beau être l'aînée, sa petite sœur Norma s'était déjà mariée il y a deux ans ! Il y avait plein de choses à faire pour organiser un mariage et il fallait s'y prendre à l'avance : trouver une date, réserver un traiteur, faire la liste des invités, trouver une salle, des animations, une robe, les alliances, le fleuriste... Et puis Eden devait aussi revendre sa maison. Elle était devenue propriétaire assez jeune, dès que la boutique avait tournée assez pour qu'elle puisse se verser un salaire tous les mois. C'était la première fois qu'elle avait quelque chose rien que pour elle, un espace où vivre seule. Ses parents étaient des enfants d'immigrants qui avaient fait le tour de l'Europe avant de s'installer en Angleterre, après que son père ait trouvé un travail d'ouvrier chez Nimbus. Leur maison à la Cité était confortable, mais pas bien grande, surtout pour sept enfants. Pendant toute son enfance, Eden avait partagé sa chambre avec ses sœurs Frida, Norma et Maria. Cela ne la dérangeait pas, mais c'était bruyant et désordonné alors qu'elle aimait l'ordre. Et puis les filles partageaient leurs affaires parce que ce n'était pas facile de vivre sur un seul salaire. Elle était partie à Poudlard, à Poufsouffle, et avait vécu en colocation quand elle avait fait ses armes dans les restaurants. C'était peut-être là qu'était issu sa manie de faire attention aux sous, de rien gaspiller, de tout réutiliser. Ses parents lui avait donné très tôt la valeur de l'argent et elle avait gardé cela même si elle gagnait bien sa vie avec son travail.

- Je devais l'annoncer au cours du repas, expliqua Eden à Chloé, mais j'étais bien trop impatiente !

Elle rosit de plaisir sous les compliments de Chloé mais reprit une mine qui se voulait grave quand cette dernière expliqua que c'était à Maeva de choisir si elle voulait être demoiselle d'honneur ou non. Qu'elle dise non attristerait beaucoup Eden, qui imaginait déjà Maeva dans une adorable petite robe rose avec une couronne de fleurs dans les cheveux et un panier de pétales de roses dans les mains. Mais Eden respectait tout à fait les principes éducatifs de Chloé et la respectait beaucoup, en tant qu'éducatrice et mère. Maeva était une petite fille très bien élevée et Eden s'émerveillait devant elle à chaque fois. James disait qu'elle était trop capricieuse et trop gâtée à cause de sa mère mais Eden connaissait l'importance de chérir les enfants. Ses parents n'avaient pas beaucoup de moyens petite et elle aurait aimé avoir des cadeaux plus souvent, parfois, alors elle estimait qu'il était normal que les parents de Maeva lui donne à la hauteur de leurs moyens mais sans excès néanmoins, pour lui apprendre la valeur des choses.

- Oh non non bien sûr, je ne te forcerai jamais à faire quoi que ce soit, Maeva, c'est promis ! s'empressa d'expliquer Eden, paniquée à l'idée que Maeva la pense dirigiste. Je ne sais pas encore comment vraiment bien faire les choses, reprit-elle, un peu nerveuse, à l'adresse de Chloé. J'essaye de composer un peu, mais je n'ai jamais voulu imposer quoi que ce soit, je sais que tu es la mère de Maeva et je n'ai jamais voulu empiéter sur tes principes, je suis désolée !

Eden regrettait d'avoir proposé ça aussi impulsivement, elle n'avait pas envie de dégrader l'ambiance en voulant imposer une décision, elle avait juste pensé que cela pourrait être merveilleux si Maeva était demoiselle d'honneur mais elle avait peur de l'avoir froissée et d'avoir froissé Chloé aussi et elle culpabilisait énormément rien qu'à cette idée. Heureusement, James prit le relai et Eden baissa la tête penaude, son regard se posant sur la bague de fiançailles qu'elle aimait tant. James était vraiment un bon père, songea-t-elle en posant un regard amoureux et attendri sur son compagnon tandis qu'il parlait à Maeva. Il savait trouver les mots pour lui parler et la rassurer. Elle avait vraiment hâte d'avoir des enfants avec lui, ils formeront une famille heureuse et James sera le meilleur des papas pour ses enfants, c'est aussi pour cela qu'elle l'épousait.

- Ne te sens pas obligée, Maeva. C'est vrai que je serais immensément triste si tu disais non parce que je suis sûre que t'avoir en demoiselle d'honneur sublimerait cette journée et ça serait merveilleux de t'avoir auprès de nous pour notre mariage, ce serait le plus beau des caeaux mais surtout, ne te sens pas obligée, fit Eden, sincère.
Peter VirtanenProfesseur d'Etudes des Runesavatar
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Peter fit des efforts pour ne pas imiter Maeva, qui s'était complètement désintéressé de la conversation et s'occupait en jouant avec Lou. Ce qui était acceptable chez une adolescente de treize ans ne le serait certainement pas pour lui, même si ce n'était pas l'envie qui manquait. Il afficha donc un sourire de circonstances et hoche régulièrement la tête alors qu'Eden leur racontait leurs vacances en Italie. Son expression se fit plus grave à la mention d'Ana Sorden. La simple idée que cette bonne-femme se soit approché de sa fille lui donnait des frissons. Il adressa un sourire à Maeva quand sa mère assura qu'elle s'était conduite comme une vraie chef dans cette histoire. Chloé avait bien raison, et pouvait être fière de sa fille.

Eden poursuivit -ce qu'elle était bavarde !- en parlant de ses projets d'agrandissement pour sa boutique. peter se joignit à Chloé et l'encouragea à ouvrir une seconde boutique à Bristol, qui manquait apparemment de pâtisseries.

"Bristol ou Aberswyth, avec l'ouverture de l'université magique la clientèle est assuré. Rien ne consommait plus de sucre qu'un étudiant, après tout. Vous auriez sans doute beaucoup de succès."

Eden les remercia chaleureusement avant de s'intéresser aux origines de Peter, qui lui expliqua qu'il avait passé une partie de sa jeunesse en Finlande. La jeune femme aurait pu continuer à leur parler de ses racines mexicaines -Peter était certain qu'elle pouvait tenir plusieurs heures sur ce sujet- mais elle leur apprit qu'elle et James avaient une grande nouvelle à leur annoncer. En voyant le sourire presque hystérique de la jeune femme et se façon de s'agiter sur le canapé avec impatience, Peter pressentit la catastrophe. Et il avait vu juste. Eden et James allaient se marier, et à en croire les visages de Chloé et Maëva, ni l'une ni l'autre n'avaient été mise au courant avant aujourd'hui. Voyant que la mère et la fille avaient un peu de mal à digérer l'information, ce qui était plutôt compréhensible, Peter se chargea des politesses d'usage.

"Toutes nos félicitations, je ne doute pas que ce sera un très beau mariage !"

Chloé se joignit à ses félicitations avant de voler au secours de Maeva qui venait de se voir imposer d'office le rôle de la demoiselle d'honneur. Peter ne savait pas vraiment comment il convenait d'agir dans ces cas-là, il n'avait jamais eu à annoncer à sa fille qu'il allait se marier avec une nouvelle femme, et espérait qu'il n'aurait jamais à le faire, mais l'attitude de James ne lui semblait pas très appropriée. Ne pas prévenir son ex-femme était une chose, prendre ainsi sa fille par surprise en était une autre, mais Peter ne se permit pas le moindre commentaire et se contenta d'adresser un sourire désabusé à Lou qui lui répondit en gazouillant. Elle avait bien de la chance d'être trop jeune pour comprendre ce qui se passait autours de cette table, songea-t-il.

Eden se confondait déjà en excuses et assurait à Maeva qu'elle ne voulait rien lui imposer, mais c'était un peu tard, l'ambiance s'était refroidi d'un coup. Laissant James, Eden et Chloé s'expliquer, Peter se mit à la recherche d'une excuse pour échapper au mariage à venir. Il faudrait bien quelqu'un pour garder Lou, non ? Parce qu'il ne se sentait pas vraiment d'affronter un nouvel évènement en compagnie de James et d'Eden. Les histoires de familles recomposées, ce n'était pas son fort, même s'il faisait avec. Il finirait par s'habituer.  

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Les familles recomposées (ou Barbie invite l'ex-femme de Ken à manger, au choix)

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