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 Rumour has it [Ethan & Juliet]

Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Vendredi 14 octobre 2007.

Les entraînements étaient éreintants, et surtout, bien différents ceux qu’elle avait connu à Poudlard. Evidemment, l’enjeu n’était pas le même, et les exigences avaient changées, comme le niveau. Au début, lorsque la journée prenait fin, elle n’arrivait à rien d’autre que de s’écrouler dans son lit pour y dormir plusieurs heures d’affilées. Puis, Juliet avait fini par prendre le rythme, petit à petit. Elle était de moins en moins exténuée, partait courir le dimanche matin au lieu de traîner des heures au lit – sauf lorsqu’elle retrouvait Jeremy le samedi soir et qu’ils passaient la nuit ensemble, mais là c’était parce qu’elle ne trouvait pas la force de se glisser hors des bras de son petit-ami – et supportait bien mieux les entraînements. Tout le monde passait par là, lui avait-on dit, pour la rassurer. Il fallait juste que son corps s’habitue au sport de haut niveau, voilà tout. Cependant, malgré ces quelques désagréments, Juliet n’avait pas abandonné pour autant, redoublant même d’efforts, trop heureuse de voir son rêve s’accomplir. Adressant un sourire à une de ses coéquipières, elle se dirigea vers les douches des vestiaires et se glissa avec plaisir sous l’eau chaude après s’être dévêtue. Fermant les yeux pour savourer le jet qui décontractait ses muscles tendus, elle appuya sa tête contre le carrelage du mur, s’attardant plus que de raison sous la douche. Bien vite, elle entendit les bruits venant du vestiaire s’estomper, ses coéquipières féminines la saluer, avant de la laisser seule.

L’eau qui s’écoulait était le seul bruit qui venait troubler le silence, et au bout de quelques minutes, la jeune femme arrêta le jet, et s’enroula dans sa serviette avant de se sécher. Elle revêtit des vêtements propres et se laissa tomber sur un des bancs. Heureusement que ce week-end s’annonçait tranquille ! Aucun match, même amical, à l’horizon, et Juliet aurait donc tout le loisir de se reposer tout à son soûl. Tout en révisant ses cours pour l’université, lui souffla une voix désagréable. Sur le conseil de ses parents, elle avait choisi des matières qui pouvaient mener à différents métiers. Elle aurait décidemment préféré prendre quelque chose dans sa branche mais sa mère avait argué qu’on « ne savait jamais » et « que le milieu du Quidditch était un milieu difficile. » Même si elle avait été outrée par le manque de confiance qu’Adriana Flint plaçait en elle – le milieu avait beau être difficile, elle allait réussir, par Merlin – Juliet avait toutefois donné raison à sa mère et avait choisi des matières plus générales. Et même si elles n’étaient pas forcément moins intéressantes, c’était toujours des choses à faire en plus.

Elle étouffait un bâillement, lorsque la porte s’ouvrit, laissant deviner une silhouette qu’elle eut du mal à identifier, jusqu’à ce que ladite silhouette avance, ne laissant plus place au doute. La porte se referma derrière le jeune homme qu’elle dévisagea avec curiosité.

« Ethan ? » appela-t-elle – un peu inutilement – accompagnement ses paroles d’un regard qui signifiait clairement « qu’est-ce que tu fais là ? »

Ethan McGowan était batteur dans l’équipe de Flaquemare depuis quelques années déjà. De six ans son aîné, ils avaient sympathisé assez rapidement. Les journalistes en avaient donc très logiquement conclu qu’ils étaient amants, rumeur qui était apparue bien rapidement dans la presse people. Rumeur fausse, évidemment, et stupide, puisque tromper Jeremy était bien la dernière idée que Juliet pourrait avoir. Mais visiblement, un rapprochement amical avait suffi pour tirer des conclusions hâtives. Oh, elle commençait presque à en avoir l’habitude, tiens.

« Ça va ? » s’enquit-elle. « Passe-moi mon tee-shirt, s’il te plait. » lança-t-elle finalement en lui désignant du menton le vêtement qu'elle avait retiré avant d'aller sous la douche et qu'elle avait laissé traîner par terre.



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Ethan McGowan

Ethan n'était pas un parfait idiot. Certes les sportifs n'étaient pas souvent recrutés sur leurs qualités intellectuelles, mais il lui plaisait de penser qu'il savait à peu près compter, au moins jusqu'à quinze, de quoi compter les joueurs durant les matchs et en l'occurrence son compte s'était arrêté à cinq. Cela n'avait pas de sens, songea-t-il en fronçant les sourcils. Il avait six coéquipiers, de ça il était certain, alors pourquoi seulement cinq d'entre eux avaient quitté le stade ? Réajustant son sac sur son épaule, le batteur fit demi-tour et se dirigea vers les vestiaires, il posa son sac à terre avant de tourner la poignée de la porte du vestiaire des filles qu'il referma derrière lui. La bienséance aurait voulu qu'il toque au moins avant de pénétrer la pièce, mais il savait qui n'était pas encore sorti et n'était pas foncièrement contre le fait de rentrer inopinément. Au vue de l'état de sa chevelure elle sortait de la douche. Elle le regarda un instant sans comprendre ce qu'il faisait là, avec un peu de temps il était certain qu'elle aurait pu répondre d'elle-même à cette question.
Un temps de silence s'installa, passée la première surprise de le voir apparaitre dans la pièce elle ne semblait plus choquée qu'il soit là, tant mieux, il n'aurait pas aimé qu'elle utilise cette excuse pour le mettre à la porte.

« Passe-moi mon tee-shirt, s’il te plait. » lança-t-elle finalement en lui désignant du menton le vêtement qu'elle avait retiré avant d'aller sous la douche et qu'elle avait laissé traîner par terre.

“Je vais très bien merci..., il lui lança le vêtement sans la quitter des yeux, mais et toi ? Je ne te connaissais pas aussi frileuse, courte nuit ?” Ajouta-t-il avec un sourire qui ne laissait que peu de doute sur le sens de sa phrase.

Il se rapprocha d'elle lentement et s'arrêta à une trentaine de centimètres de sa coéquipière, elle avait l'air fatiguée, cela pouvait se comprendre. Les entraînements étaient éreintants, et surtout, bien différents ceux qu’elle avait connu à Poudlard. Évidemment, l'enjeu n’était pas le même, et les exigences avaient changées, comme le niveau.  Plus le temps passait et plus elle s'adaptait à son nouveau mode de vie, bientôt on ne pourrait plus la différencier des joueuses aguerries

“Alors comment comptes-tu occuper ce week-end libre qui s'offre à nous ?”

Il avait accentué le dernier mot quand bien même il savait pertinemment qu'elle ne souhaitait pas passer ces deux journées avec lui... et si par le plus grand des miracles elle avait eu cette idée en tête dans un moment d'égarement elle n'aurait jamais accepté de faire la moitié des choses dont il avait envie. Il chassa ces idées en riant intérieurement, quoi qu'en disaient les "journalistes" de presse people il n'était pas celui qui partageait la vie de la jeune femme et celle-ci était désespérément fidèle au blondinet qui lui servait de petit ami. Si elle n'avait pas été Juliet et s'il n'avait pas été Ethan il aurait abandonné depuis longtemps, ils n'avaient pas la même popularité que les sportifs moldus, mais était assez connu pour n'avoir qu'à se pencher. Mais il aimait séduire, il aimait se sentir prédateur et seules les femmes qui lui résistaient l'intéressaient vraiment... jusqu'à ce qu'elles cèdent. Elles cédaient toutes, toujours, Juliet n'y dérogerait pas, quel que soit le temps qu'il lui consacrerait il l'aurait, son honneur en dépendait. Elle était encore jeune, des idées de "véritable amour" plein la tête, à la première dispute avec son Jeremy elle déchanterait et il serait là, il n'avait qu'à attendre... ou à forcer la chance, après tout il avait autant d'abdos que le jeune garçon avait encore de dents de laits, il n'avait rien à craindre de ce côté là.

Défi:
 
Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Juliet rattrapa son tee-shirt et le fourra sans ménagement dans son sac, notant intérieurement qu’elle devait lancer une machine en rentrant. Est-ce qu’elle avait encore de la lessive, d’ailleurs ? Elle avait complètement oublié de regarder ça ce matin, et, s’il n’en restait pas, elle savait pertinemment qu’elle n’aurait pas le courage de partir en acheter. Parce qu’il faudrait marcher, et qu’elle n’était même pas certaine de tenir encore sur ses jambes, tant la fatigue l’étreignait. D’ailleurs, elle n’aspirait qu’à rejoindre son lit, se glisser sous ses couvertures, et dormir des heures durant. Bon. S’il ne lui restait plus de quoi laver ses vêtements, elle se forcerait à se lever tôt demain pour aller au supermarché dès son ouverture. Voilà, elle allait faire ça. Et elle s’obligerait à être productive pendant la journée. Elle avait des dizaines de choses à faire, certes. Mais si elle se débrouillait bien, elle pouvait s’arranger pour tout faire le samedi, afin d’être libre le soir et de profiter de la présence de Jeremy puisqu’ils avaient convenu de se retrouver. Il suffisait juste qu'elle trouve le temps d’aller les faire les courses (histoire d’arrêter de se nourrir des restes, qui commençaient eux-mêmes à se faire rare), de réviser ses cours pour l’université, et de passer sur le Chemin de Traverse pour acheter le cadeau d’anniversaire de son petit-ami qui fêtait ses dix-neuf ans dans deux semaines. Elle avait déjà une idée précise de ce qu’elle comptait faire pour marquer le coup, et n’avait plus qu’à trouver le cadeau. Or, elle l’avait repéré, quelques jours auparavant, l’avait fait mettre de côté, et devait passer le chercher demain. Après ça – sans compter le ménage qu’elle devait faire – elle était libre. Faisable en une journée, décida-t-elle alors qu’elle attrapait son sweat gris pour l’enfiler. Aussi, elle ne capta pas le sourire entendu d’Ethan, et ne répondit que lorsqu’elle eut terminé de passer son vêtement.

« Aussi courte que la tienne, j’imagine. » répliqua-t-elle. « Et je ne suis pas frileuse, je suis fatiguée, nuance. »

Ils étaient sortis, hier soir, avec quelques membres de l’équipe. Oh, elle n’avait dû prendre que deux verres, à peine, était restée parfaitement sobre, mais s’était attardée plus que de raison au bar, alors qu’elle savait pertinemment qu’elle se levait tôt demain. Elle avait finalement quitté Ethan et une autre de ses coéquipières à une heure un peu trop avancée de la nuit, pour rejoindre Aberystwyth, et s’endormir comme une masse, pour se réveiller quelques heures plus tard. Aussi, l’entraînement n’avait été que plus ardu, et la jeune femme avait été soulagée de le voir se terminer… Et ravie que la semaine touche à sa fin pour laisser place à un week-end bien mérité. Elle adorait le Quidditch, elle se rendait avec plaisir au club mais ne disait pas non à un peu de repos lorsqu’on lui en donnait. Or, ce week-end était dépourvu de matchs, même amicaux, laissant aux joueurs le temps de souffler pendant quelques jours.

« Me tenir loin de toi, puisque tu me fatigues toute la semaine. » le taquina-t-elle avec un sourire malicieux. « La dernière fois c’était abusé Ethan, t’aurai pu éviter, j’étais crevée ! » reprocha-t-elle, faussement sérieuse en étirant ses bras.

La mission du batteur, dans les entraînements, était claire : la viser. Afin qu’elle s’habitue aux Cognards des matchs de haut-niveau, leur coach avait demandé au jeune homme de ne lui laisser aucun moment de répit, chose que, visiblement, il appliquait avec plaisir. Et si elle arrivait à présent à ne plus se laisser déconcentrer par les Cognards qui arrivaient à toute vitesse vers elle, elle avait été plus que surprise par le dernier qu’il lui avait envoyé, alors que l’entraînement touchait à sa fin, et qu’elle avait évité de justesse.

« Plus sérieusement, j’ai une tonne de chose à faire le samedi. Je dois réviser des cours pour l’université, en autre. Je retrouve Jeremy le soir, aussi, on passe la journée du dimanche ensemble, sinon… Dormir, j’imagine. Il y a un match amical, dimanche prochain, c’est ça ? Autant que j’évite d’être aussi claquée que cette semaine. »

Elle réprima un sourire en songeant au fait qu’elle n’allait sûrement pas passer sa journée de dimanche à dormir si elle retrouvait son petit-ami. Entre les cours de Jeremy à Bristol et ses entraînements à Flaquemare, les moments qu’ils passaient seuls étaient précieux et délicieux.

« Et toi, quoi de prévu ? Tu vas retrouver ta dernière conquête ? Kendra ? Katy ? Fais gaffe, ils vont commencer à parler d’adultère, dans les journaux. » plaisanta-t-elle à moitié.

Et dire qu’elle pensait avoir un peu la paix, en quittant le château et en échappant à Radio Poudlard ! Mais les plumes des journalistes people étaient tout aussi redoutables que les langues acérées des commères. Mais la jeune fille s’efforçait de positiver. On lui avait toujours dit qu’Ethan enchaînait les conquêtes, et elle ne doutait pas qu’on s’intéresserait bien vite à sa future idylle, plutôt qu’à leur prétendue histoire d’amour. Ce qui n’était pas pour lui déplaire, elle devait l’avouer.



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Ethan McGowan


Ethan laissa échapper un petit rire à sa remarque sur les cognards et afficha un air faussement désolé.

"Tu sais bien que ce que je fais est pour le bien de l'équipe... tu devrais t'y habituer, c'est important que tout le monde soit au même niveau pour garder une bonne cohésion. Et puis si ce n'était pas moi ce serait quelqu'un d'autre, quelqu'un qui serait sans doute beaucoup moins délicat, je fais attention à toi même si tu ne sembles pas y croire."

Ce n'était peut-être pas tout à fait vrai, mais pas forcément foncièrement faux non plus, il fallait entrainer la jeune fille au haut niveau et ce très vite, les matchs n'attendaient pas qu'elle se sente prête et il n'avait pas envie de perdre parce qu'une des joueuses n'était pas au niveau. Et si cela lui permettait de rappeler sa présence à la jeune fille toutes les deux minutes hé bien... c'était un bonus qu'il ne refuserait pas. Certes il n'y avait à première vue rien de bien romantique dans l'idée de balancer des balles métalliques à toute vitesse sur la personne qu'il cherchait à séduire, mais ce n'était là qu'une première partie du travail, consciemment ou non la jeune fille devait se l'avouer, chaque cognard qui manquait de la toucher était un cognard qu'elle ne se prendra pas en condition réelle, prévenir plutôt que guérir. C'était déjà une motivation un peu plus louable. D'autant plus qu'il pourrait la protéger pendant les matchs, un genre de chevalier servant. Il manqua d'exploser de rire à cette pensée, lui en chevalier servant, voilà une idée bien farfelue. Ethan McGowan, protecteur de la veuve et de l'orphelin... pourquoi pas... il se contenterait de la veuve, des ennuis avec la justice magique n'auraient probablement pas un bon impact sur sa carrière.
Il écouta son emploi du temps d'une oreille distraite, prenant un air vexé à la mention de ses prétendues conquêtes.

"Hmmm..., il se recula légèrement , faisant quelques pas dans les vestiaires en prenant un air songeur, je devrais probablement faire attention tu as raison, je ne voudrais pas briser notre histoire, mais que veux-tu, c'est plus fort que moi. Il s'approcha d'elle à nouveau, et puis... tu as bien Jeremy, n'aies-je pas le droit d'avoir mes extras également ? Il croisa les bras sur son torse, un air sérieux sur le visage, fais attention à toi d'ailleurs, sois discrète, je ne pourrais pas supporter de vous voir tous les deux à la une de Sorcière Hebdo."

Il ponctua sa phrase d'un sourire assuré, à la limite du moqueur, mais intérieurement l'idée de voir un jour ces deux-là dans les journaux fit doucement son idée dans sa tête, voilà qui serait pour le moins... embarrassant, il fallait se débarrasser de ce gêneur avant que les journalistes ne commencent vraiment à voir plus loin que le bout de leurs baguettes. Heureusement Juliet l'avait elle-même souligné, ils avaient tout le week-end de libre, il aurait alors tout le temps d'échafauder un plan, oui, il ferait ça ce week-end ! Avisant le sac de la jeune femme il tendit un bras amical.

"Permettez ?"

Chevalier McGowan, à votre service.
Juliet E. BakerSans emploiavatar
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« Mouais. » lança-t-elle peu convaincue, avec un sourire toutefois amusé alors qu’Ethan maintenait qu’il faisait attention à elle.

En réalité, même si c’était éventuellement le cas, le batteur faisait ce qu’on lui avait demandé de faire, c'est-à-dire l’entraîner pour qu’elle parvienne à un niveau professionnel. Elle devait faire ses preuves, elle devait se montrer à la hauteur. Pour cela, elle était reconnaissante au batteur de prendre son rôle au sérieux. Elle le taquinait sur ça régulièrement, mais n’était pas sérieuse pour autant. Après tout, grâce à ça, elle éviterait de se laisser surprendre par un Cognard en plein match… Chose qui pouvait mettre fin à une carrière. Ou à une vie. Bref. Elle n’était tout de même pas persuadée qu’Ethan prenne « soin d’elle » plus qu’autre chose, mais qu’au contraire il trouvait un malin plaisir à la taquiner. Et elle lui rendait bien, d’ailleurs. Après tout, ils ne se connaissaient pas depuis longtemps, mais ils s’entendaient relativement bien. Oh, ils n’étaient pas amis pour autant, mais disons qu’ils s’employaient à faire connaissance – comme avec le reste des joueurs, autant préserver la bonne entente au sein de l’équipe.

Elle leva vers lui un regard curieux lorsqu’il prit une seconde fois la parole, avant de lever ostensiblement les yeux au ciel, et de souffler un « Idiot » amusé. Briser leur histoire… Comme s’ils avaient une quelconque histoire ! Elle ne savait vraiment pas où les journalistes étaient allés chercher ça. Ils ne s’étaient jamais affichés ensemble. La seule soirée qu’ils avaient passé tous les deux – et encore, ils étaient trois, puisque la coéquipière de Juliet s’était jointe à eux – avait été purement et simplement amicale. Et la jeune fille ne comptait aucunement que cette relation évolue. Déjà, parce qu’elle n’avait pas l’intention de tromper son petit-ami. Elle aimait Jeremy, elle en était certaine, elle aimait ce qu’elle vivait avec lui, et ne voulait pour rien au monde que cela cesse. Ensuite, pour une raison bien plus personnelle, parce qu’Ethan McGowan ne lui plaisait pas, physiquement d’abord, et que leurs deux caractères n’étaient… Absolument pas compatibles dans une relation de couple. Ils pouvaient être amis, sans aucun problème. Mais en couple… Non, décidemment non. Franchement, qui avait pu déduire qu’elle avait une histoire avec le batteur de l’équipe ?

« Je suis plutôt du genre à fuir Sorcière-Hebdo. En tant que sujet et en tant que lectrice. »

Faire la une de Sorcière Hebdo n’avait rien de glorieux, loin de là. Surtout pour cette histoire des plus sordides. Cela dit, si les journalistes la voyaient avec Jeremy, ils comprendraient peut-être enfin leur erreur… Ou hurleraient à l’adultère. Non, mieux valait les oublier totalement. Faire comme s’ils n’existaient pas. Elle connaissait la vérité, ses proches également, et elle faisait confiance à son petit-ami pour ne pas croire ces bêtises. La voix d’Ethan la tira de ses pensées, et elle lâcha un éclat de rire.

« Avec plaisir, très cher. » répondit-elle en se moquant ouvertement du jeune homme.

Elle allait faire quelques pas vers la sortie du vestiaire avant de s’arrêter et de poser un regard interrogatif sur le batteur.

« Ethan ? Ça ne te dérange jamais, ce qu’on écrit sur toi, dans ce genre de magazine ? » finit-elle par demander, curieuse.

Après tout, il était dans l’équipe depuis plusieurs années déjà, il devait bien savoir ce que c’était, les rumeurs dans Sorcière Hebdo. Elle n’avait expérimenté que Radio Poudlard, mais en rester là lui aurait parfaitement convenu, pourtant.



Kit par Irving Ship
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Il attrapa le sac et suivit la jeune femme vers la porte, mais ce n'était pas fini. C'était bien là le problème avec les femmes, elles ne savaient jamais quand c'était fini, à peine avait-on engagé une conversation qu'elles lui ne lui prévoyaient aucune fin. Évidement ce principe s'appliquait à beaucoup d'autres choses comme... mais revenons à nos farfadets. Il haussa les épaules à la question qu'elle formulait, il n'avait jamais fait grand cas des unes de journaux du moment qu'elles ne le ridiculisaient pas, mais sans doute Juliet n'avait-elle pas la même idée de ce qu'était une réputation souhaitable dans les journaux. De son côté il se fichait bien d'être décrit comme un homme à femmes qui ne quittait jamais une conquête que pour aller vers une autre, pour la petite fille tout juste sortie de Poudlard qu'elle était cela devait être une autre paire de manches. Heureusement pour elle les magazines pour sorcières ne lui avaient pas encore forgé de véritable image, même si ça n'allait plus vraiment tarder, pour l'instant elle se contentait de l'étiquette de "nouvelle compagne d'Ethan" après avoir été "la nouvelle inconnue de Flaquemare" pendant quelques semaines.

"Je ne te permets pas de remettre ainsi en question ma virilité, je pense ne plus rien avoir à te prouver de ce point de vue là." répondit-il avait un sourire, faisant bien sûr allusion à la force qu'il s'appliquait à donner à chacun des cognards qu'il envoyait effleurer la poursuiveuse. Lui lire Sorcière hebdo... hé bien le titre était assez explicite, il n'était pas vraiment ce qu'on pouvait qualifier de sorcière, il n'était pas non plus hebdomadaire à bien y réfléchir... "Quoi que j'y fasse il y aura toujours des histoires dans la presse et puis... mieux vaut ça qu'autre chose !"

Il préférait mil fois être qualifié de tombeur que de looser, cela ne s'appliquait peut-être pas à Juliet ceci dit, les quelques femmes qualifiées ainsi n'étaient généralement pas bien vues, mais ce n'était de toute façon pas le cas de sa coéquipière et il se passerait bien des choses avant qu'un journal ne fasse la une avec "la nouvelle aventure de Juliet Wilson, Flaquemare est-il en pleine décadence !?". Malheureusement, ne put-il s'empêcher de penser, il ne demandait pas forcément qu'elle devienne comme lui, mais légèrement plus... ouverte, ce n'était pas tant demandé que cela, si ?

"Pourquoi cette question, ma presse te gêne-t-elle, aurais-tu honte de moi ?"

Il affichait cet air faussement blessé qu'il avait toujours quand il essayait de cacher, qu'au fond, il était fier de ce qu'on lui reprochait. Juliet voulait continuer à parler ? Ils continueraient donc, mais qu'elle soit prévenue, il ne comptait pas discuter du temps qu'il faisait, même s'il avait ressenti un léger vent frai qui l'avait inquiété pendant l'entrainement, c'était encore tôt dans l'automne pour un tel temps... Il s'administra mentalement une claque monumentale, s'il continuait à avoir des pensées comme celles-ci, il pourrait réellement prendre sa carte d'abonné à Sorcière Hebdo, peut-être même la rédaction organisait-elle des réceptions où il pourrait se rendre pour parler météo avec les journalistes du courrier du cœur et leur expliquer son point de vue sur les courants froids à la mi-octobre. Qu'est-ce qu'il s'était passé pour qu'il ait ce genre de pensées, en présence de Juliet qui plus est... et dans les vestiaires des filles, il s'était habitué à avoir des idées plus... adultes en ce genre de circonstances... Il ne réservait cet ennui qu'aux filles dont il avait déjà obtenu ce qu'il voulait en temps normal, son esprit lui faisait sûrement comprendre qu'il avait mieux à faire que de passer trois mois à séduire, en vain il devait bien l'admettre quoi qu'horrible cette pensée puisse être, une lycéenne. Il était temps de s'alarmer un peu monsieur Ethan.
Jeremy BakerElève de l'Académie Lycaonavatar
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"et puis... tu as bien Jeremy, n'aies-je pas le droit d'avoir mes extras également ?"

La phrase tournait en boucle dans l'esprit de Jeremy, qui serrait les poings si forts que ses jointures étaient livides. Non, il avait mal compris... il avait mal compris ces quelques mots, ce contexte, toute cette foutue situation, il avait mal compris. Jeremy s'accrochait éperdument à cette idée, tout comme il s'accrochait à l'oreille à rallonge qui, collée à la porte du vestiaire, lui avais permis de ne rien louper de la scène. Oh, il n'était pas fier de lui, il se sentait même profondément pathétique. Mais à situation désespérée, moyens désespérés. Or, désespéré, Jeremy l'était, incontestablement. Il désespérait d'entendre quelque chose qui lui prouve qu'il s'était trompé, quelque chose, n'importe quoi. Une simple petite preuve que les journaux avaient tort depuis près de deux mois, que cette relation entre Juliet et son coéquipier n'était que rumeurs, qu'ils n'étaient pas la norme, le véritable couple tandis que Jeremy, lui, n'était qu'un...extra. Indigné, à deux doigts de pénétrer dans le vestiaire pour exploser la mâchoire d'Ethan McGowan, Jeremy attendit que Juliet démente, mais il n'en fut rien. Un seul mot, un simple "idiot" amusé, faisant référence à sa situation avec Jeremy. Oui, c'était idiot, pourquoi auraient-ils fait la une des journaux puisque leur histoire n'était qu'une gigantesque farce, une blague, un "adultère" insignifiant ?

Ce fut à ce moment là que ses derniers espoirs disparurent, et qu'une impression de dégoût et de tristesse infinie l'envahirent, avec une violence à couper le souffle. Elle l'avait fait, elle l'avait vraiment fait, elle l'avait trompé. Avec ce bellâtre, ou avec un autre, quelle importance ? Elle se moquait de lui, de ses beaux sentiments et de leur histoire, Merlin ! Tout ce par quoi ils avaient dû passer, tout ça pour quoi... Des images de leur journée à Aberystwyth défilèrent dans son esprit et il s'affala contre la porte du vestaire, terrassée par la douleur et l'incompréhension. Juliet dans les rues de la ville, Juliet dans les vagues, Juliet et son sourire, ses chansons, leur jeu, et le bar, où il l'avait embrassé... Killian, Killian qu'il avait perdu pour elle, et la douleur de Georgiana, et leurs parents qui s'étaient séparés... Tout cela pour quoi ?!

L'oreille à rallonge lui transmettait toujours la scène à l'intérieur de la pièce, enfonçant un peu plus le couteau dans la plaie à mesure que la charmante petite discussion entre les deux amants se poursuivait, badine et joyeuse, inconsciente du drame qui se déroulait à l'extérieur.

"Je ne te permets pas de remettre ainsi en question ma virilité, je pense ne plus rien avoir à te prouver de ce point de vue là."

Jeremy fut pris d'un haut-le-coeur, envahi par la rage, et il se força à se remettre sur ses jambes. Non, il n'allait pas la laisser le mettre à terre, c'était déjà trop que de sentir les larmes sur ses joues, les sanglots qui le secouaient. Elle ne méritait pas cela, elle ne méritait rien d'autre que son mépris, son oubli. Il allait partir et ne plus jamais lui parler ni même la regarder.

"...aurais-tu honte de moi ?"

Honte, Jeremy avait honte. Honte de s'être laissé prendre ainsi au piège de ces yeux de biche, de cette innocence toute en hypocrisie qui caractérisait la jeune femme. Honte de l'avoir laissé lui dérober son coeur, malgré tous les signes qui auraient dû le conduire à se méfier. Honte de l'avoir choisie elle, abandonnant son ami, sa petite-amie, sa famille... Il aurait dû le savoir, Merlin, il avait été si bête, si naïf ! Un adolescent amoureux, qui s'était laissé avoir par une croqueuse d'hommes. Il fallait dire qu'il semblait avoir un goût particulier pour les filles à mauvais genre, entre Juliet et Kelsey, mais cette dernière avait au moins le mérite d'être honnête. Juliet... Juliet méritait chaque surnom qu'on avait pu lui cracher au visage, et qui avaient pu le faire bondir d'indignation, elle les méritait au centuple avec sa faculté à passer pour une jeune fille parfaite et adorable, victime d'une réputation usurpée. Des mois, elle avait maintenu l'illusion de son amour, et il s'y était laissé prendre. Car il l'aimait si fort, car cela faisait si mal de voir la vérité en face, Jeremy avait refusé de voir les signes et d'accepter l'horrible vérité. Mais cette fois c'était fini, on ne l'y prendrait plus. Il ne voulait plus rien avoir à faire avec elle... Plus jamais...

Plus jamais ses lèvres sur les siennes, ses rires dans ses oreilles, son corps blotti contre le sien. Plus jamais...

Il ne pouvait pas rester là une seconde de plus. Encore sous le choc, Jeremy transplana à Bristol en réussissant par miracle à ne pas se désartibuler. Puis, sans prendre le temps de réfléchir à sa destination ni même d'effacer les larmes sur ses joues, il poussa la porte du Circée.

Fin pour Jeremy What a Face


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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« Remettre en question ta virilité ? Je n’oserai jamais. » lança-t-elle avec un sourire ouvertement moqueur.

Sa virilité, elle ne pouvait la définir que par la puissance des Cognards qu’il pouvait lui envoyer pendant les entraînements, autant dire, sur pas grand-chose. Cela dit, cela lui convenait parfaitement, elle ne voulait pas vraiment avoir affaire à la virilité de McGowan dans ce sens quoiqu’en dise les journalistes de Sorcière Hebdo. Elle avait déjà quelqu’un dans sa vie, quelqu’un qui comptait vraiment, qui était réellement important. Elle avait essayé de faire comprendre ça à ceux qui colportaient la rumeur de cette relation sordide avec Ethan dans les journaux. Mais comme elle s’en était doutée, ils n’avaient rien voulu entendre. Evidemment, sa vie sentimentale était bien plus intéressante si elle entretenait une relation tumultueuse avec son coéquipier. Ça faisait vendre, ça intéressaient les lecteurs. Et c’était absolument horripilant pour elle. Elle détestait qu’on raconte de fausses histoires sur son compte, notamment lorsque ça touchait quelqu’un d’autre – Jeremy, dans ce cas là. Mais elle avait été mise au courant que sa célébrité toute récente serait difficile à gérer. Et c’était le cas. Elle ne savait absolument pas comment s’y prendre, et c’était rageant.

« Parle pour toi… » souffla-t-elle de façon presque inaudible lorsqu’il s’exclama qu’il valait mieux ça qu’autre chose.

Elle n’en était pas certaine, pour le coup. Oh, on pouvait toujours faire pire, évidemment ! Mais elle n’appréciait que très moyennement le fait de récolter le titre d’amante d’Ethan McGowan. Quelle idée, franchement, de lui coller cette étiquette stupide, songea-t-elle en se retenant de lever les yeux au ciel. Enfin, il fallait qu’elle apprenne à composer avec, visiblement. Ou du moins, à trouver un moyen pour réhabiliter la vérité. Oui, c’était une bonne idée, ça. Elle en parlerait avec Jeremy, tiens, samedi soir. Un sourire naquit sur ses lèvres alors que ses pensées s’égaraient, et la jeune femme se reprit rapidement pour reporter son attention sur Ethan qui lui demandait si elle avait honte de lui. Elle laissa volontairement traîner la réponse, plongée dans ses pensées. Ce n’était pas de la honte. Enfin, si, un peu. C’était ça, et une gêne immense, additionnée à la fureur que ce mensonge avait don de provoquer chez elle. Et puis, c’était pour Jeremy aussi. Si ce qu’on racontait sur elle ne lui plaisait pas, elle se doutait aussi que cela ne devait pas ravir son petit-ami. Ils n’en avaient pas vraiment parlé, en vérité, ou seulement très vaguement. Elle n’aimait pas évoquer ça avec lui – surtout pendant les rares moments qu’ils passaient ensemble – et préférait nettement aborder des sujets plus neutres. Mais maintenant qu’il lui semblait qu’elle avait pris le rythme des entraînements effrénés, ils pourraient se voir plus souvent – perspective qui la réjouissait d’avance.

Un léger craquement la tira brusquement de ses pensées, et elle releva la tête, surprise avant d’observer autour d’elle, tentant de deviner l’origine du bruit. Elle avait dû rêver, songea la jeune femme en tendant finalement la main vers son sac pour le récupérer.

« J’aime pas spécialement qu’on dise ce genre de choses, en réalité. Puis, une question d’honnêteté aussi, et de respect, pour Jeremy. Et puis… » elle haussa les épaules. « Ce ne sont pas des choses qui me plaisent spécialement, les rumeurs, étonnement. Bah, je vais trouver un moyen pour que ça s’arrête. » conclut-elle.

Elle posa sa main sur la poignée de la porte, et la tira pour sortir, avant d’avancer de quelques pas en dehors des vestiaires.

« Bon, je vais y aller, je suis claquée ! » annonça-t-elle. « Bon week-end, Ethan ! » lança la jeune femme avec un sourire avant de s’éloigner, complètement inconsciente que la conversation qu’elle venait d’avoir avec son coéquipier allait prendre beaucoup trop d’ampleur dans les jours à venir.

Fin pour Juliet



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Un sourire entendu répondit à celui de la jeune femme. Elle ne se rendait pas compte qu’à chaque fois qu’elle s’éloignait de lui elle remettait en quelque sorte cette virilité en question, à chaque fois qu’elle lui préférait Jeremy, ce blondinet surfer australien, elle le remettait en question, mais il n’était pas envisageable de la laisser entrevoir comme elle l’humiliait. Sourire en toutes circonstances, c’était un jeu dans lequel les joueurs de Quidditch excellaient et Ethan n’y faisait pas exception.
Il n’entendit pas le craquement signifiant le départ d’un Jeremy qu’il n’avait de toute façon pas remarqué et haussa les épaules en rendant son sac à Juliet, honnêteté, respect… il aurait bien le temps de s’en préoccuper quand il serait plus vieux, Juliet était décidément un bien étrange personnage. La vie étudiante était-elle sérieuse à ce point ? C’était probablement de fréquenter des moldus qui lui mettait toutes ces idées dépassées en tête, il fallait vraiment qu’il s’occupe de refaire son éducation.
Il se figea quand elle lui annonça qu’elle allait faire en sorte que cela s’arrête, ce n’était pas la première fois qu’il l’entendait se plaindre des articles sur leurs aventures, mais il y avait une résignation ennuyée dans sa voix, peut-être que cette fois elle était sérieuse… non, ce n’étaient que des paroles en l’air, comme toujours. Il lui adressa un léger signe de tête en guise d’au revoir.

« Bon week-end à toi aussi ! »
S’il avait su ce que le week-end réservait à Juliet il aurait certainement été d’accord que ce week-end allait être bon pour lui, mais il était loin de s’imaginer que la rupture entre Jeremy et Juliet qu’il espérait et dont il avait besoin pour empêcher la joueuse de démentir leur relation était si proche et qu’il, idée qui lui plairait sans doute, n’y était pas pour rien.

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Rumour has it [Ethan & Juliet]

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