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 La boîte qui braille [Samaël et Juliet]

Aaron FinniganPersonnage décédéavatar
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12 septembre 2007

Aaron était un peu stressé, car le lendemain était un grand jour: l'inauguration du DOM aurait lieu dans l'après-midi et le Ministre l'avait chargé de présenter le site web de Poudlard. Pourquoi lui, Aaron n'en savait rien. Il était loin d'être le premier engagé, le plus qualifié, ou quoique ce soit du genre. Les autres l'avaient traité de chouchou, et ils n'avaient probablement pas tort. Et si, quelques années auparavant, il aurait tout fait pour échapper à cette corvée, il n'allait pas céder sa part aujourd'hui. Il était stressé, parce qu'il allait parlait devant des gens un peu plus influents que des élèves de Poudlard, mais aussi fier de la confiance que le Ministre lui témoignait. Et il comptait bien ne plus faillir - l'affaire Maïa lui suffisait pour le reste de sa vie.

Et pourtant, l'été avait été agité. Outre Maïa, il s'était retrouvé au London Eye ce fameux jour, avec tous ses copains moldus. Mauvaise idée à la base, certes, mais il n'avait trouvé aucune excuse pour refuser à sa bande d'aller à "THE festival du summer", comme disait Mike. Et puis si Voldy était autorisé à jouer des deux côtés, c'est qu'ils ne risquaient pas de trahir le secret magique... n'est-ce pas?
Ah. Ah. ah. Vaste blague. Tout avait bien commencé pourtant, il ne faisait qu'écouter Mike et Isaac tenter de deviner ce que pouvait bien vouloir dire "Muggleborn" sans éclater de rire, vu que ses amis l'affabulaient sans le savoir d'alien ou assimilés. Il avait moins rigolé quand Lucy s'était lancée dans une explication soi-disant sérieux du texte prétendant que Muggleborn était un mot inventé pour "travesti" ou "homosexuel", et que "proud to be a muggleborn" était une chanson engagée. Elle n'avait pas tort... sur ce dernier point. Ils avaient aussi croisés quelques personnes de son école, toutes habillées à peu près correctement et Aaron avait fait en sorte de ne pas s'attarder. Ses copains avaient été ravis de rencontrer "enfin" d'autres personnes de son école - même s'ils connaissaient déjà Franklin et Swann. Au moins, maintenant, il ne passait plus pour un fou!

Puis, tout s'était gâté. Le London Eye avait disparu, Aaron avait immédiatement compris que la magie était là-dessous. C'avait été la panique, côté moldu comme sorcier - il avait vu un gamin transformer un homme en poule, bon courage aux oubliators - et d'autres personnes qu'ils connaissaient ne pas savoir quoi faire. Visiblement, l'évènement dépassait les deux mondes. Son premier réflexe avait été de transplaner. Il avait eu son quota d'histoires abracadabrantes pour le siècle à venir, merci bien. Mais bon, il ne pouvait pas, des sortilèges anti-transplanages avaient sans doute déjà été jetés et ses amis se demanderaient ce qu'il était arrivé. Son second réflexe avait été de regarder Maïa, de prier pour que les évènements ne brisent pas l'Oubliette, mais rien de tel n'était arrivé. Alors, il avait pris la tête des opérations, à la grande surprise de tout le monde, et entraîné ses amis hors de la place. Les Aurors étaient déjà arrivés, ils étaient même tombés sur Seamus. Celui-ci avait manqué de perdre sa machoire en découvrant son cousin, lâché un "t'es dans tous les coups foireux, toi" assassin qui l'avait blessé. Devant son air complètement dépassé, Seamus avait serré les dents, et lui avait fait signe de sortir du périmètre... et avait empêché ses amis de le faire. A leur grande incompréhension. Aaron avait été obligé de revenir, pour rester avec eux, pour éviter des questions.

Il les avait traîné dans un coin ou ils ne pouvaient pas voir grand-chose, prétextant une sécurité. Sur le chemin, il était rentré dans une moldue qu'il avait aidé à se relever. Elle cherchait une certaine Juliet Wilson. Décidément, le monde était petit. Aaron avait rapidement indiqué sa "future colocataire" avec un sourire et la moldue avait pris le temps d'échanger quelques mots. Mais Aaron était rapidement parti. Il fallait mettre ses amis à l'abris, dans un coin où ils n'apercevraient rien de trop étrange. Qu'ils ne passent pas tous aux Oubliettes. heureusement, aucun d'eux n'avait remarqué la poule à part lui, et la perturbation ne s'était pas trop mal terminée. Enfin, côté moldu. Côté sorcier, c'était la galère. Les mardoliens. Evidemment.

Heureusement, le reste de l'été avait été plus calme.

Se renversant sur sa chaise, il eu un soupir d'aise comme il allait regarder le programme télé de la soirée. Ah, que c'était bon d'être ici, au milieu des moldus, plutôt que coincé à Poudlard depuis 15 jours. Avoir son ordinateur, son portable, tout le nécessaire sous la main... Sa colocation avec Juliet et Samaël se passait bien. Dès le début ils avaient répartis des règles de vie commune: qui s'occupait de quelles tâches ménagères, où on pouvait faire de la magie ou non. La cuisine et la salle de bain étaient des espaces libres, la télé purement moldue, et chacun faisait ce qu'il voulait dans sa chambre. A ce propos, Aaron était bien embêté. Il avait, mine de rien, pris l'habitude d'utiliser les sortilèges ménagers, et investir dans un aspirateur quand un simple charme de nettoyage faisait tout en cinq secondes l'ennuyait. Il n'avait jamais pensé à ces détails.

Aussi avait-il emprunté plusieurs livres à la bibliothèque du ministre portant sur la tolérance magique des objets moldus, afin de déterminer jusqu'à où il pouvait aller sans risquer d'empêcher ses divers appareils de fonctionner. L'expérience de Juliet, qui avait des parents des deux mondes, lui était également précieuse. Il continuait également à étudier son Ipod pour retrouver le schéma qui l'avait fait fontcionner - on lui avait conseillé de le donner au département des mystères mais il refusait de s'en défaire. Il savait que c'était bête, que la chose devenait publique et que la pression augmenterait avec les mois. Que c'était une avancée formidable, qu'il devait en être fier et que son nom resterait probablement dans les annales. Mais c'était son Ipod, il avait travaillé dessus de longues années et n'avait aucune envie de s'en séparer. Bref, la seule chose dont il était sûr pour le moment, c'était que les sortilèges du type 'accio' n'influençaient pas trop les ondes radios.

"Tiens, les 4400 dans un quart d'heure... parfait." décida le jeune étudiant en se levant. Il ouvrit la porte de sa chambre, constata que celle de Juliet était ouverte, et frappa à celle de Sam.

"Hey, Samaël, je descends regarder une série à la télé, ça te tente?" Il hésita une fraction de seconde, réalisant que Samaël n'avait peut-être même jamais compris ce qu'était vraiment une télévision. "C'est... une activité que les moldus adorent, tu vas voir!"

Comme le jeune homme acquiesçait qu'il arrivait, Aaron descendit et trouva Juliet dans la cuisine. S'il avait craint de se retrouver à vivre avec la petite-amie de Jeremy, tout se passait plutôt bien pour l'instant.

"Y'a les 4400 ce soir, je vais regarder et... hum, initier Samaël. Tu viens avec nous? Ca serait sympa d'avoir une vraie ambiance coloc."

Depuis quinze jours qu'ils étaient là, ils n'avaient pas eu beaucoup de temps pour faire des choses ensembles, chacun accaparés par leur rentrée professionnelle. Et dire qu'ils n'avaient même pas commencé la fac! Ouvrant le frigo, Aaron attrapa les pâtes qui lui restaient de la veille et les réchauffa d'un sortilège, avant de se diriger vers le canapé.

"Accio télécommande!"

L'engin surgit de sous le canapé - heureusement qu'il n'avait pas cherché. Aaron sélectionna la chaîne au moment où Sam passait devant la télé. L'épisode commençait à peine et rappelait l'évènement d'une saison précédente ou un personnage, blessé par balle, était guéri par le pouvoir d'un autre. Autrement dit, ça hurlait de tous les côtés, et le son était un peu fort.

"Ouups... désolé, Sam!"


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Samaël SmithAncien personnageavatar
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La masse de travail à fournir pour être Médicomage était assez impressionnante, il avait débuté son apprentissage à peine deux semaines auparavant et il se retrouvait déjà avec un certain nombre de chose à rendre. Il se demandait bien ce que cela serait lorsqu'il aurait la fac en plus, il n'était pas certain de pouvoir tout gérer, les gardes à Ste Mangouste plus les cours à la fac plus les rapports à donner à son maître de stage plus les devoirs à rendre pour la fac plus son devoir de petit-ami plus son rôle de coloc bien élevé et donc très poli et donc qui participait aux activités de la maison. Mais finalement, ce n'était pas infaisable, il suffisait juste de s'organiser correctement et si il se débrouillait bien, il trouverait même un peu de temps pour manger et dormir.

Il exagérait sans doute un peu, il avait du travail certes mais pas non plus à devoir se priver de sommeil, il était sûr qu'il pouvait même se caler quelques sorties pour décompresser un peu. Mais son rythme de travail était aussi beaucoup condensé sur la semaine afin de lui permettre de passer des week-ends paisibles et surtout sans avoir à se pencher sur ses notes. Il terminait d'écrire un passage de son rapport lorsque des coups de firent entendre sur sa porte, le jeune homme tourna la tête vers l'entrée de sa chambre alors que la tête d'Aaron apparaissait pour lui demander s'il voulait regarder un truc sur la télévision.

Sam avait bien compris que la télé était une invention moldue qui faisait des images et que les imges misent bout à bout racontait une histoire, il était cependant curieux de voir quelles histoires cette boite bizarre pouvait bien raconter. Il acquiesça pour signifier qu'il allait le rejoindre tandis que son colocataire descendait pour rejoindre le salon. Samaël posa sa plume sur son bureau et s'étira de tout son long, il avait suffisamment travaillé pour aujourd'hui et un peu de distraction ne lui ferait pas de mal. Et quand il y réfléchissait, il n'avait encore jamais passé une seule soirée avec Aaron et Juliet depuis qu'ils avaient emménagé. Il fallait dire qu'ils avaient tous été très occupés et que le temps passait extrêmement vite.

L'ancien Poufsouffle se décida alors à descendre l'escalier pour rejoindre ses colocataires, Aaron était déjà installé dans le canapé alors que Juliet se préparait quelque chose dans la cuisine, il lui adressa un léger sourire alors qu'il passait devant Aaron pour s'installer à ses côtés quand il entendit un bruit assourdissant à côté de lui, il ne put s'empêcher de reculer de surprise alors qu'il tournait la tête, un peu dépassé, vers la télévision puisque c'était visiblement elle qui venait de faire tout ce boucan. Il tourna alors son regard vers Aaron qui s'excusait tandis que le son de la télé diminuait, une boite qui braillait, de plus en plus étrange. Il s'installa à côté d'Aaron légèrement perplexe, alors que les blessures d'un homme se soignaient toutes seules.

"Euh... c'est normal que ça crie comme ça ? Et pourquoi l'homme dans la télé semble se soigner tout seul ? Les moldus connaissent l'existence des sorciers en fin de compte ? Et ils nous le disent en passant des images de gens qui se soignent tout seul ? C'est bizarre, je comprend rien."

Enfin, ce n'était pas parce qu'il ne comprenait rien que c'était bizarre, c'était parce que c'était bizarre qu'il ne comprenait rien. Finalement les moldus étaient vraiment plus complexes qu'il le pensait, s'il connaissait l'existence des sorciers pourquoi protéger le secret magique ? Vraiment étrange tout ça.




Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Si Juliet n’avait pas quitté le club avec une heure de retard à cause d’une discussion avec son entraîneur, elle aurait probablement profité de sa soirée pour aller voir sa cousine et ses parents à Londres. Si elle n’avait emménagé que quelques semaines auparavant, George et Adriana se plaignaient déjà de ne pas avoir de ses nouvelles, ne comprenant visiblement pas qu’elle était surchargée – et surtout exténuée – par ses premiers pas à Flaquemare. Si la jeune femme passait donc le week-end à Londres, elle devait donc jongler entre la maison de son enfance pour voir sa mère, le nouvel appartement de son père, et celui de sa cousine, qui l’avait appelé deux jours plus tôt pour la supplier de passer chez elle. Si communiquer avec sa mère était relativement simple, il était bien difficile de faire le lien avec sa famille moldue depuis que ses parents étaient séparés. Si son père ne lui avait pas donné les raisons de sa motivation, elle le bénissait donc de lui avoir offert un téléphone portable pour son installation à Aberystwyth, ce qui lui facilitait grandement la tâche lorsqu’elle voulait le joindre, lui, ou ses cousins. Si elle ne l’utilisait toutefois pas beaucoup – il restait le plus souvent posé sur son lit – elle avait grandement hésité à prévenir ce matin même sa cousine de son arrivée dans la soirée. Si finalement la jeune fille ne l’avait pas fait – à vrai dire, elle avait été un peu pressée, ce matin – elle s’en félicitait finalement, puisqu’elle n’aurait pas jamais trouvé le courage de transplaner pour Londres. Si pourtant son entraînement n’avait pas été plus dur que les autres, elle avait besoin de temps pour s’habituer au rythme du Quidditch en haut niveau.

Si l’ancienne Gryffondor avait quitté le terrain sans ressentir la moindre faim, son ventre grognait à présent, signe que l’heure du repas était arrivée. Si Juliet hésité quelques instants à rester dans son lit et à sauter le dîner, la sensation de faim qu’elle ressentait l’en dissuada rapidement. Si elle n’avalait rien maintenant, elle risquait de se réveiller en plein milieu de la nuit pour manger, ce qui n’était franchement pas agréable. Si elle maugréa quelques instants – elle était bien, au chaud, sous sa couette – elle finit par se lever pour gagner la cuisine et examiner les placards. Si Juliet aurait pu choisir un mot pour décrire ces derniers, elle aurait probablement opté pour « vides ». Si elle avait déjà un week-end assez chargé, elle nota cependant intérieurement qu’il fallait impérativement qu’elle aille faire des courses dès demain. Si elle hésita quelques instants entre le riz et les pâtes, elle finit par opter pour ces dernières, qu’elle versa dans une casserole, une fois l’eau bouillante. Si elle mourrait de faim, elle attendit patiemment la fin de la cuisson pour faire égoutter ses pâtes, et se rendit compte en soupirant qu’elle en avait fait trop – franchement, que celui qui connait le dosage parfait pour les pâtes se montre !  Si elle finit par verser dans son assiette une bonne portion qu’elle accompagna d’une tranche de jambon – vive la grande cuisine – elle laissa le reste dans la casserole – on ne savait jamais – et s’apprêtait à prendre des couverts, lorsqu’Aaron fit son apparition dans la cuisine pour lui proposer de venir regarder la télé.

« Si tu veux oui, ça va être sympa, j’arrive dans deux minutes ! »

Si elle avait pour projet de manger rapidement pour aller se coucher ensuite, elle ne disait pas non à une soirée avec ses deux coloc ! Si ils vivaient ensemble depuis quelques semaines, ils se parlaient peu, tous les trois accaparés par leur rentrée, et cette soirée était une bonne occasion pour commencer à nouer des liens. Si Juliet connaissait elle un peu les deux garçons, elle ne savait pas si eux se fréquentaient à Poudlard, et comme ils allaient passer au moins une année ensemble, ils avaient intérêt à s’entendre bien tous les trois ! Si le son – légèrement trop fort – de la télé surprit la jeune fille, elle ne pu retenir un sourire amusé en imaginant la réaction de son colocataire purement sorcier.

Si Juliet avait déjà croisé Samaël dans la journée, elle salua une nouvelle fois le Poufsouffle en entrant dans le salon, avant de se laisser tomber à côté de lui, et de poser son assiette en équilibre instable sur ses genoux.

« Si tu n’as pas encore dîné, Sam, j’ai fait trop de pâtes donc il en reste assez si tu veux les prendre. »

Si elle avait suffisamment faim pour avaler tout le contenu de son assiette, elle serait incapable de terminer ce qu’il restait dans sa casserole, alors autant que cela nourrisse quelqu’un, songea-t-elle avant de reporter son attention sur l’écran.

« Si ma cousine m’a initié à plusieurs séries, je ne crois pas que je ne connaisse celle-là, c’est quoi ? »

Si Ariane et elle avaient passé presque une semaine à regarder toutes les saisons de Friends, il ne lui semblait pas reconnaître les personnages de ce qui passait en ce moment même à la télé…

« Si les moldus connaissent notre existence je pense que le ministère serait bien plus sur le pied de guerre, non, là c’est juste une série fantastique j’imagine, c'est-à-dire que les personnages ont des pouvoirs magiques, donc oui, dans un sens, ce sont des sorciers, mais pour les moldus, la magie est une sorte de mythe, ils n’y croient pas vraiment. »



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Aaron FinniganPersonnage décédéavatar
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Samaël sursauta violemment avant de s'asseoir, et de poser un million de question. Evidemment, qu'il était dépassé! Aaron était toujours très surpris de voir quel mal les moldus avaient avec les sorciers. Il allait lui expliquer la situation lorsque Juliet vint s'asseoir à leurs côtés, une assiette de pâtes à la main. Décidément, ils faisaient original tous les deux. De vrais étudiants moldus. Ramenant ses jambes en tailleur et faisant tenir son assiette en équilibre précaire, Aaron macha sa première bouchée tandis que la jeune fille expliquait patiamment à Samaël les subtilités de la télévision.

"Bon appétit!"

Comme Juliet ne connaissait pas les 4400, il décida de faire un cours de culture G moldu au bénéfice de ses deux colocataires.

"Ca c'est une série, The 4400. Une série, c'est une histoire découpée en plein d'épisodes qui passent chaque semaine à heure fixe sur une même chaîne. C'est un peu comme le feuilleton-écrit de la Gazette qui paraît tous les vendredi, sauf que c'est dans la télévision. Celle-là raconte l'histoire de 4400 personnes qui ont disparu entre les années... 50, je crois, jusqu'à nos jours et qui réaparaissent mystérieusement toute en même temps, dotées de pouvoirs surna... magiques. Mais pas comme les sorciers, ce sont des pouvoirs instinctifs. Tiens, celui-là par exemple" - il désigna le jeune guérisseur qui marchait maintenant en direction d'une chambre à coucher - "Il a le pouvoir de guérir les autres en les touchant. "

Il marqua un petit silence, avalant une seconde bouchée de pâtes et laissant le soin à Samaël d'assimiler tout ce qu'il venait de lui raconter. A l'écran, Shawn (le guérisseur), retrouvait une beauté métisse dans son appartement, qui avait des envies lubriques assez évidentes. Mais comme c'était une série tout public, il ne se passait pas grand chose avant qu'on ne vienne déranger le jeune couple en frappant à la porte. Aaron eu cependant le temps de se rincer l'oeil puisque la jeune femme avait enlevé ses vêtements étonnamment vite.

Les moldus avaient quand même beaucoup d'imagination, par rapport aux sorciers. Toutes les histoires sorcières qu'il avait pu lire l'avaient profondément ennuyé, se contentant à ses yeux d'être une longue suite de péripéties ou des sortilèges sauvaient les personnages en permanence. Les sorciers semblaient être limités en permanence par leurs pouvoirs, quand les moldus, réduits à la débrouillardise, surpassaient toujours leur propre imagination. Mais c'était peut-être une question de point de vue.

"Je me demande si je posais des questions bizarres quand j'ai découvert la magie." dit-il tout haut. "Du genre..."

Ah ben tiens, voilà qu'il ne trouvait même pas un exemple de truc bizarre que faisait les sorciers. Et ce n'était pourtant pas ça qui manquait!


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Samaël SmithAncien personnageavatar
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Juliet les rejoignit rapidement après qu'il se soit installé aux côtés d'Aaron et ne commence son flot de questions sur le contenu de la "série" que proposait la télé de son colocataire. Il remercia Juliet lorsqu'elle lui proposa de finir sa casserole de pâtes, il était vrai qu'il n'avait pas encore dîner mais il n'avait pas eu réellement faim jusque là et il avait été trop intrigué par la télévision pour se préoccuper de son estomac. Il écouta attentivement son amie lui expliquer que le secret n'était pas menacé et il écouta tout aussi attentivement Aaron expliquer de quoi parlait Les 4400, une histoire bizarre, avec des gens bizarres, soient disant normaux, enlevés par il ne savait trop quoi puis qui réapparaissent des années plus tard avec des pouvoirs, assez étrange comme concept quand même.

Il se laissa néanmoins prendre par l'histoire complètement fasciné, il se retint de lâcher un léger "chut" lorsque Aaron reprit la parole au moment même où le garçon qui guérissait aller parler à un autre homme qui semblait normal, lui. Il détacha alors son regard de la télé et le tourna vers son colocataire alors qu'il se demandait si il avait lui aussi posé des questions étrange quand il avait découvert le monde magique. Un léger sourire fleurit sur les lèvres du jeune homme.

"Je suis sûr que t'as flippé la première fois que tu as vu un fantôme à Poudlard."

Le sourire légèrement goguenard de Sam s'agrandit, c'était toujours amusant de voir la tête apeurée des nés-moldus la première fois qu'ils voyaient un fantôme ou s'apercevaient que "Et oui, la bougie est bien en suspend dans le vide sans rien pour la retenir". D'un autre côté, sa tête quelques instants plus tôt avait également dû valoir le détour. Lorsqu'il reporta son attention sur la télévision, les 4400 avaient disparu pour laisser la place à un pot de glace géant. Il écarquilla les yeux de surprises, ce n'était vraiment pas long un épisode d'une série, il avait à peine pu comprendre le principe, il haussa alors les épaules et se leva pour aller chercher la casserole que Juliet avait laissé à son intention. Il sortit une assiette et déposa les pâtes à l'intérieur, il récupéra un pot de crème dans le frigo, il posa un peu dans son assiette et réchauffa le tout, la crème se fluidifia et il déposa une légère couche de gruyère rappé sur le tout.

Il alla ensuite rejoindre les autres sur le canapé lorsque la série recommença, il était pourtant sûr que c'était fini, il ne comprenait plus rien. Il fallait croire que les moldus aimaient faire compliqué. A quoi ça pouvait bien servir de faire des pauses avec des pots de glace en plein milieu de l'épisode ? A part enquiquiner le monde, c'était peut-être pour les gens à petites vessies, c'était un point à explorer mais pas tout de suite, il se concentra pour suivre ce qui se disait et essayer de comprendre et pour l'instant il avait l'impression de ne pas trop mal s'en sortir, il prenait même du plaisir à voir ces petits bonhommes avec des pouvoirs étranges.




Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Attaquant son repas, Juliet écouta d’une oreille attentive Aaron expliquer le concept de la série qu’ils regardaient. Pourquoi pas, songea-t-elle, en reportant son attention sur l’écran. Elle aimait bien les films et les séries de ce genre là. C’était intéressant de voir comment les moldus voyaient la magie, alors qu’ils étaient inconscients que leur voisin pouvait se révéler être un sorcier. Même s’ils avaient une conception assez particulière des elfes, elle devait bien l’avouer. Lorsqu’elle avait regardé les trois films du Seigneur des Anneaux elle avait été légèrement surprise par la vision que les moldus pouvaient avoir de ces créatures magiques. Parce que définitivement, cela ressemblait bien plus à ça qu’à ça. Enfin, cela dit, le personnage de série qu’ils avaient sous les yeux étaient capable de guérir n’importe qui rien qu’en le touchant. Ce qui aurait certes été réellement pratique. Elle admirait les moldus à avoir autant d’imagination. Ils arrivaient à créer tout un monde. Un monde où la magie existerait, par exemple. Les sorciers, eux, étaient bien moins inventifs. Après tout, ils avaient déjà l’extraordinaire.

Cela dit, comme dans toute série, il y avait forcément une trame amoureuse – ou quelque chose qui s’en rapprochait – et celle-là ne faisait visiblement pas exception, puisque le guérisseur se retrouvait maintenant dans les bras d’une jolie métisse dont le fond de la pensée n’était pas bien difficile à comprendre. Cependant, quelqu’un vint bien vite déranger le couple, les arrêtant dans leurs ébats amoureux. Et, alors qu’une révélation allait être faîte… La pub arriva. Evidemment. La jeune fille soupira avant de reprendre une bouchée – les pâtes étaient définitivement le repas par excellence des étudiants. Un sourire s’étira sur ses lèvres à la question d’Aaron, et s’agrandit à celle de Sam.

« Oui, quand Nick-Quasi-Sans-Tête t’a fait une charmante démonstration de ce qu’on peut appeler un homme « quasi » sans tête. » le spectacle n’était pas forcément agréable à voir en plein repas. « Je suis certaine que tu as flippé quand tu as vu ce que les sorciers pouvaient manger ! » Il y avait des spécialités, étranges, en même temps.

Bon, elle n’était pas spécialement fan non plus des spécialités purement sorcières qui étaient… Eh bien, spéciales, disons. Son père était moldu, et il avait refusé catégoriquement de changer ses habitudes culinaires, même par amour pour sa femme. Autant il pouvait s’intéresser à la magie, et essayer laborieusement de la comprendre, autant il était hors de question qu’il sacrifie ses repas purement moldus. Ce qu’elle comprenait, d’un côté.

« Tu as trouvé ça difficile de t’intégrer dans le monde magique, en tant que né-moldu ? » finit-elle par demander, curieuse.

De l’avantage d’être sang-mêlée, en soit. Et même si cette situation semblait enviable, elle ne l’était pas toujours – surtout lorsque votre grand-mère s’appelait Isadora Flint. Surtout quand le reste de sa famille était persuadée qu’elle étudiait dans un pensionnat éloigné, en Ecosse. Surtout lorsque ledit pensionnat  n’était pas référencé. Enfin, elle s’en sortait plutôt bien, après tout ! Certes, Ariane pensait qu’elle menait une double vie, mais elle était devenue plutôt douée pour évincer les questions.



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Aaron FinniganPersonnage décédéavatar
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Sam semblait arriver rapidement à saisir ce qu'était une série télévisée, et il était même absorbé par l'écran. C'était assez marrant à voir. Les lumières et le son l'attiraient comme les jeunes enfants, car contrairement aux moldus qui en soupaient depuis tout petits, il n'avait pas l'occasion de la regarder tant qu'il était immunisé contre les pubs stupides. La pub arriva et Aaron, terminant son assiette de pâtes, souhaita "bon appétit" à son coloc qui entamait la sienne. La discussion dériva alors sur ce qui était impressionnant lorsqu'on débarquait à Poudlard. Le jeune homme fut surpris de constater les choses que citaient ses camarades. Les fantômes? Les plats des sorciers?

"C'est vrai que Nick Quasi-Sans-Tête est effrayant", concéda-t-il, "mais comme je n'étais pas à Gryffondor, j'ai eu le temps de m'habituer un peu à la Dame Grise avant qu'il ne vienne faire son numéro." Quant aux plats sorciers eh bien... C'est vrai qu'il n'avait jamais pensé à faire du jus de citrouille, mais il n'avait jamais été très difficile à table et s'était fait rapidement aux moeurs culinaires sorcières. "Non, un truc qui m'a vraiment fait peur quand je suis arrivé, ce sont les douches. Devoir aller se doucher sans électricité, à la lueur des chandelles, dans un vieux château en pierre humide et sombre, ça c'est flippant. Je n'en menais tellement pas large pendant ma première année que je ne me douchais que lorsqu'il faisait jour."

Juliet posa ensuite la question qui fâchait. Avait-il trouvé difficile de s'intégrer dans le monde magique en temps que né-moldu?

"Tu es sûre que tu veux me lancer là-dessus?" demanda-t-il avec un sourire un peu désabusé. Il pouvait en parler pour des heures et des heures... Il pourrait tenir un meeting du MIM à lui tout seul! Ou même des mardoliens, tiens.

"J'ai eu l'impression d'être balancé en plein milieu d'Alice au Pays des Merveilles." Hum, ils ne devaient pas connaître. "C'est un livre moldu dans lequel une petite fille atterri dans un monde merveilleux. Sauf que c'était plus horrible que merveilleux. Je ne m'y attendais pas du tout, mais le pire c'était que je devais mentir à tous mes amis, tout le temps. J'avais l'habitude d'être avec eux en permanence et tout d'un coup, on m'interdisait de les voir, et je ne pouvais même pas leur dire pourquoi."

Il s'arrêta là, ne voulant pas parler pendant des heures et dénigrer son monde d'adoption. C'était ce sujet qui avait causé sa rupture avec Swann, c'était l'incompréhension des sorciers face à ce choix. Il ne voulait pas que sa relation avec ses tous nouveaux colocataires pâtisse de son ancien ressentiment. Il avait toujours le besoin d'expliqué, mais sa colère s'était en grande partie diluée depuis l'année dernière.

"Mais bon, je m'y suis fait... J'étais avec eux au London Eye, et c'était vraiment bizarre de voir les deux mondes se rencontrer comme ça."

Il jeta un oeil à la télé, dont il avait perdu le fil de l'histoire. On s'intéressait maintenant aux deux héros, Tom et Diana, qui tiraient à découvert sur un 4400 prenant la fuite. Il avait déjà vu cet épisode, mais ne se souvenait plus quel était le pouvoir de celui-ci... un hypnotiseur peut-être?


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Samaël SmithAncien personnageavatar
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Juliet appuya alors sa remarque sur les fantômes en prenant l'exemple de Nick Quasi-Sans-Tête, la coqueluche des Gryffondor qui s'amusait à montrer à tout le monde le pourquoi de son surnom, un léger sourire nostalgique s'étira sur ses lèvres. Poudlard lui manquait un peu, le dortoir et les soirées qu'il y avait passé lui manquait, la salle commune toujours plus que chaleureuse également. L'insouciance de cette époque lui manquait aussi. Mais il n'avait pas à se plaindre, il était heureux d'être en colocation avec Juliet et Aaron et il aimait ce qu'il faisait à Ste Mangouste, il avait l'impression d'être à sa place.

Il écouta alors Aaron expliquer ce qui l'avait le plus choqué quand il avait intégré leur monde, le manque d'électricité, c'était vrai que c'était bien pratique comme invention mais il était habitué depuis tout petit et la magie palliait plutôt bien ce manque. On pouvait faire léviter les bougies et faire en sorte qu'elles ne laissent pas couler de cire. Tout un tas de chose était possible mais il pouvait comprendre la peur du petit garçon qu'avait été Aaron devant ce monde qu'il ne connaissait pas, lui même parfois avait encore un peu de mal avec l'électricité et pourtant, il avait choisi de vivre ici alors que l'ancien Serdaigle n'avait pas eu le choix.

Il écouta son colocataire expliquer son intégration suite à la question de Juliet, il comprenait ce que voulait dire le jeune homme à propos du mensonge, lui même le vivait, d'une façon différente certes mais le résultat était le même, il ne pouvait dire à tout ceux qu'il appréciait qu'il était en couple et heureux avec la personne. Les secrets étaient toujours un poids, il n'y avait jamais de bon secret, ils transformaient les personnes en menteur plus vite qu'il n'y paraissait. Il sentit son coeur se serrer légèrement, il était triste pour Aaron, triste parce qu'on lui avait imposé un mode de vie et un monde qu'il n'avait pas forcément voulu.

"Je suis désolé pour toi Aaron. Ca ne change rien à la situation et ça ne change pas le fait que je n'arrive pas à comprendre qu'on ne puisse pas aimer la magie mais je suis désolé que tu n'aies pas pu choisir ce que tu voulais faire."

Il reporta alors son attention sur la télévision, essayant de comprendre ce qu'il s'y passait, il y avait un truc bizarre avec une fille et un gars qui semblaient poursuivre un autre gars, ils avaient réussi à rattraper le fuyard lorsque l'image fut remplacée par une page noir avec pleins de noms et une petite musique.

"Euh... il se passe quoi là ?"




Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Nick-Quasi-Sans-Tête était pale, c'était un fait non contestable. Enfin, pas tout le temps. Lorsqu'il se contentait d'être un fantôme aimable et    - ce qu'il était la plupart du temps - rien n'était vraiment effrayant chez lui. Mais lorsqu'il décidait de faire une charmante démonstration pour expliquer pourquoi on le surnommait ainsi, il y avait de quoi être . Surtout en plein repas. Au petit déjeuné, par exemple, c'était absolument charmant. Cela dit, ce n'était visiblement pas ça qui avait effrayé le Serdaigle en premier lieu, mais plutôt le fait de devoir aller prendre des   sans électricité. Effectivement, lorsqu'on n'était pas habitué à s'éclairer uniquement à la bougie, ce n'était pas ce qu'il y avait de plus rassurant. Cela dit, elle ne pu s'empêcher de    lorsque Aaron avoua que, lors de sa première année, il ne prenait que des douches lorsqu'il faisait jour. Arracher les nés-moldus de leur monde d'origine pour les placer sans ménagement dans le monde sorcier n'était pas forcément l'idée du siècle, Juliet en convenait. Mais c'était pourtant nécessaire, pour leur permettre de développer leurs pouvoirs, n'est-ce pas ? Et si, au départ, ils devaient être  en découvrant l’existence de la magie, ils finissaient par s'y habituer, non ? Au moins un peu... C'est pour cela que, curieuse, la jeune femme profita de l'occasion pour poser sa question.

Et d'un côté, venant d'une famille dont la moitié était moldue, elle comprenait. Oh, elle avait toujours adoré être sorcière ! Elle I love you la magie, elle adorait leur monde. Mais malgré ça, le fait de ne rien pouvoir dire à personne, elle connaissait. Combien de fois s'était-elle retrouvée dans une situation où elle aurait simplement voulu  devant sa cousine, qui posait décidément trop de questions ? Ariane avait toujours trouvé Suspect le fait qu'elle ne parle jamais de son école, qu'elle ne s'attarde pas sur ses amis, sur ses passions. A grand renfort de  , elle l'avait supplié de bien vouloir lui en dire plus, ou d'au moins lui montrer le site Internet de Poudlard. Comme si Poudlard avait un site Internet... Fort heureusement, elle était devenue assez douée pour éviter les questions embarrassantes, et amener le sujet sur quelque chose qui faisait  sa cousine. Elle adressa un  au  avant de répondre.

"Pour le côté "ne rien pouvoir dire à personne" je comprends tout à fait, la moitié de ma famille est moldue, et devoir garder en permanence le secret de ma condition de sorcière... C'est difficile. Mais je connaissais déjà la magie, c'est vrai. Je suis d'accord avec Samaël, je suis désolée qu'on doive imposer un mode de vie aux nés-moldus." déclara-t-elle,  pour le jeune homme.

On ne s'en rendait pas compte, mais les sorciers devaient briser les rêves de quelques enfants nés-moldus en leur imposant de vivre une partie de leur vie dans le monde magique. Evidemment, qu'il devait aussi y avoir - et fort heureusement -des enfants ravis de se savoir sorciers. Mais pas tous. Et Aaron semblait en faire partie. Pour continuer sur un sujet moins  , la  préféra rebondir sur les paroles du Serdaigle.

"Oui, cela dit, les deux mondes commencent à se rapprocher, c'est une bonne chose ! Bon, il y a eu l'attentat Mardolien au London Eye mais le concert était une bonne idée pour mélanger les sorciers et les moldus. J'y étais, avec ma cousine, Ariane. Heureusement qu'elle a cru au mensonge officiel, je ne sais vraiment pas comment j'aurais fait, sinon. Elle pose beaucoup trop de questions." lança-t-elle en

La jeune femme finit par reporter son attention sur l'écran, et découvrit avec surprise le générique. Déjà, se demanda-t-elle en  . Le temps passait beaucoup trop vite, par Merlin !

"C'est le générique de la fin !" répondit Juliet à la question du  . "Ce sont les noms des acteurs, des réalisateurs..." expliqua-t-elle. "Il y a un autre épisode, après ?" demanda la jeune femme en se tournant vers Aaron. Ce serait sympa que la soirée s'étire un peu. Après tout, elle était  de passer un peu de temps avec ses deux colocataires, et ainsi, de trouver une ambiance sympa au sein de la maison.



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A mesure que la conversation avançait, Aaron réalisa qu'il avait plus de points communs avec Juliet qu'avec Samaël. Cela ne le surprit pas vraiment, mais il croyait Samaël plus ouvert d'esprit. Non pas qu'il soit renfermé, mais sa dernière réplique lui donna l'impression qu'il n'avait pas envie de réfléchir à la question. Etonnant pour un Poufsouffle, songea le jeune homme sans émettre aucun jugement. Il tint cependant à corriger les idées que se faisait Samaël.

"Je ne déteste pas la magie, loin de là, sinon, je n'aurai pas continué après les BUSEs et je n'aurai pas accepté un emploi au ministère. Je comprends aussi qu'on doive former les jeunes nés-moldus à maîtriser leurs pouvoirs, sans quoi cela peut devenir dangereux." ajouta-t-il pour Juliet. "Ce que je reproche aux sorciers, c'est d'abuser de leur pouvoir, justement. Ils ne pensent qu'à leur propre sécurité et traitent les enfants comme des objets, ils nous posent au milieu de l'école et nous disent de nous débrouiller. Et après, ils s'étonnent qu'il y ait du racisme anti-moldu, des mardoliens et compagnie."

Aaron se retint de continuer dans un long monologue, mais n'en pensait pas moins. Même l'APPEL et une partie du MIM, qui prônait pourtant l'ouverture, ne se rendait pas compte à quel point ils pouvaient ressembler au SPAM ou au FMI d'un point de vue extérieur. Parce que tout ce qui comptait était de protéger le secret magique. S'il fallait priver une fillette de son père parce qu'il ne comprenait pas qu'on lui arrache injustement sa fille, cela ne posait aucun problème. Aaron était proprement scandalisé de cette affaire. Il avait suivi le détail du déroulement dans la presse, discuté avec un Oubliator du service, tenté de se faire sa propre idée, et avait fermement décidé que le MIM avait magistralement dérapé, comme on disait. Vive le progrès. N'auraient-ils pas simplement pu attendre que le père se calme? Cela lui semblait être la moindre des choses! L'homme venait de se voir retirer la garde de sa fille, il était normal qu'il soit en colère et cherche justice. Il aurait fallu le surveiller, l'empêcher de parler jusqu'à ce qu'il retrouve ses esprits, lui expliquer la situation, et si vraiment il n'avait rien voulu entendre, le lier par un Sortilège du Gardien ou ce genre de chose. Pas lui griller la cervelle! Aaron grinça des dents et retint la remarque qui lui venait à cette idée. Qu'au fond, les idéaux de Voldemort n'étaient pas si passés de mode. Que les sorciers se considéraient tous comme supérieurs aux moldus, et que les Mangemorts n'étaient que la partie haineuse qui voulait bien le dire. Les autres ne voyaient simplement pas l'intérêt de recourir à la violence tant qu'ils pouvaient vivre en paix. C'était comme... comme les moldus et les noirs, par exemple. Il y avait les racistes de bases, qui n'hésitaient pas à passer à tabac le premier homme trop basané qu'ils croisaient. Et ceux qui disaient qu'ils n'avaient rien contre les noirs, qu'ils avaient même des amis noirs, mais qui estimaient inconsciemment que leurs droits étaient prioritaires, tout de même.

"Désolé, je m'emporte" grogna-t-il. "Je voulais juste dire qu'il y a des manières moins brutales d'amener des enfants à Poudlard. Par exemple, si on autorisait l'externat, s'ils affrétaient un Magicobus toutes les fins de semaines pour qu'on puisse rentrer chez nous, garder le contact avec nos familles. Nous projeter comme ça, c'est ça qui fait qu'on puisse haïr la magie. C'est comme quand on force un enfant à finir ses épinards, il va encore moins aimer ça. Et, au risque de briser quelques illusions, les moldus ont aujourd'hui pas mal de trucs qui compensent grandement l'absence de pouvoirs magiques. D'où l'absence d'émerveillement quand on arrive à Poudlard."

Juliet expliqua ensuite que c'était le générique de fin d'épisode, et Aaron attrapa la télécommande pour afficher le programme. Tandis qu'il cherchait la bonne chaîne, il se demanda s'il avait développé de réels talents d'acteurs depuis son entrée à l'école. Après tout, il jouait la comédie deux mois sur douze depuis huit ans, ce qui lui donnait plus de pratique que pas mal de jeunes de son âge... Jouer un personnage quand tout le monde savait qu'on jouait, c'était facile. Par contre, enfiler le rôle d'un moldu constituait un exploit.

"Oui, il y a un second épisode, mais c'est un ancien. C'est la saison 1, je crois, on va revoir le début, ça vous permettra de mieux comprendre."

Il y avait cependant quelques minutes de publicités avant cela, et Aaron en profita pour demander à Juliet des nouvelles de la cousine dont elle venait de parler.

"Ariane? Je l'ai croisée là-bas, il me semble. Une petite blonde qui te cherchait, non? Elle avait l'air très sympa."

C'était dit en toute innocence, bien entendu.

Citation :
Défi Page 132: "Par contre, enfiler un marcheur constituait un exploit" - Mars la rouge, Kin Robinson


Sing me a song of a lad that is gone
Say, could that lad be I?
Merry of soul he sailed on a day
Over the sea to Skye
Billow and breeze, islands and seas
Mountains of rain and sun
All that was good, all that was fair
All that was me is gone

Samaël SmithAncien personnageavatar
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Sam écouta le point de vue de Aaron sans broncher après tout chacun était libre de penser ce qu'il voulait et finalement ce qu'il disait se tenait, il avouait ne pas détester la magie mais regretter que Poudlard soit un internat, lui même ne l'avait pas du tout regretter, être loin de sa famille lui avait fait du bien même si il aimait profondément Aby, là n'était pas le problème mais sa situation était compliqué et ne plus voir les regards de travers de l'autre partie de sa famille avait été un soulagement. Pourtant, il comprenait Aaron, il pouvait entrapercevoir ce qu'il avait dû ressentir lorsqu'il avait été arraché à son monde pour être propulsé dans un autre dont il ne comprenait rien du tout. Malheureusement il ne put qu'esquisser un sourire un peu gêné car il ne voyait vraiment pas ce qu'il pouvait dire à son colocataire à part, "c'est la vie, la loi est mal faite, on y peu rien". Sam n'avait jamais été un battant dans l'âme, il était plus du genre à laisser couler et voir se qui arriverait ensuite, c'était plus simple et on faisait ainsi moins parler de nous, il n'avait jamais recherché la lumière des projecteurs et rester dans l'ombre lui convenait très bien, il avait ainsi beaucoup moins de responsabilité à assumer et il était moins dérangé que ceux qui attisaient les curiosités.

Il pouvait également comprendre le combat que certaines personnes menaient pour un monde plus juste, pour leurs idées, il n'était juste pas de ceux là. L'ancien Serdaigle s'excusa pour son emportement et la conversation prit un autre tournant, Juliet lui expliquant le principe du générique puis ensuite ils commencèrent à regarder un autre épisode alors que la discussion allait à présent porter sur Ariane la cousine de Juliet, il n'avait pas vraiment réalisé que Aaron connaissait la jeune moldue mais il connaissait bien peu le jeune homme en y réfléchissant bien. Le reste de la soirée lui parut agréable, il plaisanta encore un temps avec ses colocataires en regardant la télévision et essayant de comprendre un peu mieux la série qui y passait. Il finit par aller se coucher tard dans la soirée, lui qui s'était promis de travailler n'en aurait finalement pas eu le temps mais ce n'était pas grave, il aurait été déçu de rater les quelques heures qu'il venait de passer.

Fin pour Sam




Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Pensive, Juliet écouta Aaron avec attention, assez curieuse de connaître son point de vue sur la question. Parce que, certes, une moitié de sa famille était moldue, ce qui rendait sa condition de sorcière plutôt difficile. Mais elle avait tout de même baigné dans la magie depuis sa plus tendre enfance. Sa mère avait beau avoir épousé un moldu, elle n’avait jamais souhaité abandonner la magie pour autant, et les deux adultes avaient dû apprendre à concilier la vie moldue de George avec celle sorcière d’Adriana. Cela n’avait pas été facile, au début, loin de là, mais son père avait fini par s’y habituer, et, lorsqu’elle était entrée à Poudlard, il s’était sérieusement intéressé à la pratique de la magie, dans l’espoir de comprendre le monde dans lequel vivait sa femme et ses filles, et dont il était exclu.

Aussi, elle pouvait essayer de comprendre ce qu’Aaron expliquait, sans pour autant, en saisir toute la portée. Evidemment, qu’elle se doutait que ce n’était pas facile pour un né-moldu de se retrouver du jour au lendemain dans un vieux château perdu au milieu de l’Ecosse, loin de tout ce qu’ils avaient pu bien connaître auparavant. C’était comme si on lâchait un Sang-Pur en terre moldue, sans véritables explications, et sans qu’il puisse disposer de sa baguette magique. Songeant furtivement que l’expérience serait très amusante à tenter, Juliet posa un regard songeur sur Aaron, qui s’excusait de son emportement avant de développer encore un peu sa pensée.

Un externat n’était pas une mauvaise idée, mais elle doutait fortement que cela soit réalisable. Le monde magique n’évoluait que très peu – ou très lentement. Avec l’élection du MIM, les choses avaient commencé à changer – et c’était tant mieux ! – mais les sorciers restaient très attachés à leur culture qui se faisait de plus en plus ancienne. Or, les générations se succédaient, et ils n’avaient pas forcément les mêmes attentes que leurs parents, ou leurs grands-parents.

« Je comprends ce que tu veux dire. » déclara-t-elle alors simplement, encore plongée dans ses pensées.

Profitant alors de la question de Samaël pour changer de sujet, Juliet se cala plus confortablement dans le canapé pour le deuxième épisode qui allait commencer, après les quelques minutes de pub.

« Elle l’est. » approuva Juliet lorsqu’Aaron évoque Ariane. « On a toujours été très proches, et donc ça a toujours été un peu difficile de lui mentir sur ma condition de sorcière, mais bon… »

« C’est comme ça » faillit-elle dire en haussant les épaules, avant de se raviser, et d’adresser un petit sourire à Aaron, tout en reportant son attention sur l’écran.

La soirée s’étira en longueur, et les trois colocataires finirent par regagner leurs chambres respectives, fatigués, mais toutefois heureux d’avoir appris à connaître un peu mieux ceux avec qui ils vivaient.

RP terminé.



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La boîte qui braille [Samaël et Juliet]

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