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 Les intermédiaires [Adonis & Aidan]

Aidan McNeilFaussaireavatar
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Lundi 24 septembre 2007

Pluvieux, c'était le temps qu'il faisait. Aidan le voyait bien, depuis son bureau dans les locaux du Night In Gale, et se trouvait bien content d'être un sorcier pour pouvoir rentrer chez lui en transplanant, sans devoir marcher sous la flotte (pas que le chemin soit très long, cela dit). Ah, ces pauvres moldus. Bon, ils avaient tout de même de chouettes inventions, comme les cigares. Il en fumait d'ailleurs tranquillement un alors qu'il donnait quelques coups de baguette pour réaliser des faux côté moldu. L'activité dans les deux mondes, c'était le pied. Il fallait savoir doser, évidemment, c'était tout un art. La plupart des faussaires sorciers se faisaient attraper par les Aurors parce qu'ils avaient la main trop lourde et que la magie était immédiatement signalée. Lui ne se ferait plus jamais prendre à ce petit jeu-là. Un passage à Azkaban lui avait suffit.

Les pieds sur le bureau, il tira sur son cigare tout en lisant les instructions laissées par sa dernière cliente. Encore une femme infidèle qui voulait être sûre que le bébé serait identifié comme celui de son mari. Elle avait subtilisé le résultat du test de paternité exigé par son époux et le chargeait de le falsifier.

"Ces foutues femmes..."

Etre un faussaire, c'était être un bureau des statistiques, et Aidan aurait mis sa main à couper qu'environ un tiers des hommes du pays se leurraient sur leur paternité. Autrement dit, qu'un tiers des femmes étaient infidèles - et surtout cachottières. C'était l'une des nombreuses raisons qui le poussaient à conserver une certaine distance avec Lila, la fille de Tamara, car après tout, rien ne lui disait qu'elle était vraiment sa fille, n'est-ce pas? Bon, elle avait ses yeux, certes. M'enfin, ça ne prouvait pas tout. Bref, quoiqu'il en soit, les femmes infidèles payaient bien et ça restait de la routine. En plus, c'était une moldue, donc le boulot était facile. Aidan attrapa sa baguette, fit une copie de l'original - il le rangerait dans ses boîtes à preuve en fin de journée - et entreprit d'ensorceler le premier. Il lui avait fallu un certain temps avant de comprendre ce qu'il devait changer dans les papiers scientifiques moldus, mais ses sources et son côté bosseur avaient fini par payer. Quelle drôle d'idée, de s'encombrer de génétique quand quelques sortilèges bien placés vous avouaient toute la vérité.

Le faussaire posa ensuite le test falsifié sur la pile "fait" et allait attraper le suivant - tiens, un parchemin, sorcier - lorsque la porte de son bureau s'ouvrit toute grande. Un simple coup d'oeil lui suffit à identifier son visiteur.

"Tiens tiens, Greengrass. Tu viens tellement souvent, je vais finir par croire que je te manque."

Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
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Adonis leva la tête vers le ciel gris, il sentit quelques gouttes tomber sur son visage et poussa un léger soupir, l'Angleterre pouvait se montrer très déprimante quand elle voulait, avec les murs gris de ses villes et son temps souvent pluvieux. Pas que ça le dérange plus ça, il n'aimait pas tellement le soleil qui lui brûlait sa peau pâle et faisait se plisser ses yeux clairs. Même s'il n'était pas mécontent de son physique avantageux, les blonds aux yeux bleus avaient le désavantage d'être très sensible au soleil et Adonis n'échappait malheureusement pas à la règle. Ce temps lui convenait donc parfaitement.

Le jeune homme s'arrêta alors devant une porte un peu vieillotte dont la peinture s'écaillait légèrement et l'ouvrit pour pénétrer dans un bâtiment qui lui était trop familier, si cela ne tenait qu'à lui, il ne mettrait jamais les pieds dans cet endroit et il se passerait bien de demander quoique ce soit à la personne qu'il venait voir, malheureusement ça ne dépendait pas de lui et il devait bien admettre que l'homme était le meilleur dans sa spécialité, Aidan McNeil. D'une vulgarité et d'une décontraction sans nom. Il parcourut quelques couloirs et arriva devant la porte qu'il cherchait, il savait qu'il ne servait à rien de frapper, avec l'habitude, on acquérait certains automatismes et il n'avait clairement pas envie de frapper à la porte de McNeil non plus, les Greengrass n'avaient pas besoin d'autorisation pour rentrer de toute façon, ils entraient et c'était tout.

Il posa donc sa main sur la poignet devant lui et ouvrit la porte en grand, un léger rictus apparut sur son visage alors qu'il avisait la posture de son interlocuteur, les pieds sur la table, quelle classe, vraiment. Il s'empêcha de hausser les yeux au ciel face à la tentative douteuse d'humour de l'homme. Comme si la compagnie d'Aidan McNeil pouvait lui être plaisante, non vraiment pas, il travaillait avec lui parce qu'il n'avait pas le choix, un point c'était tout et aujourd'hui plus que les autres jours, il lui fallait faire des efforts. Si il voulait que Clark soit une fois pour toute évincé de la place qui lui revenait de droit, il allait falloir que McNeil fasse son travail convenablement.

"Crois moi McNeil, si je pouvais me passer de tes services, je le ferais. Malheureusement ce n'est pas le cas."

Il posa son regard clair sur l'homme, son visage était dénué de son habituel sourire charmeur. Il était là pour Leopold, les services que ce dernier lui demandait d'exécuter exigeait parfois un certain sans froid et devait se montrer impénétrable, que son interlocuteur connaisse son nom le dérangeait déjà assez comme ça, pas la peine de faire croire qu'il était ravi d'être en sa présence en prime.

"J'aurais besoin que tu réalises de fausses preuves. Quelque chose de suffisamment compromettant qui justifie le renvoie de quelqu'un sans avoir besoin de s'encombrer de justificatif. En es-tu capable ?"

Un léger sourire étira furtivement ses lèvres, l'échec de McNeil pourrait s'avérer amusante pour Adonis, lui faire dégonfler son ego surdimensionné le démangeait et un échec pourrait se révéler bénéfique mais l'échec d'Aidan pour cette affaire n'était pas souhaitable, il ne préférait pas mettre son propre avenir en jeu, trop de chose dépendaient de ces fausses preuves. Clark était presque trop parfait, il n'avait rien trouvé de réellement compromettant contre lui et lorsque l'on ne trouvait rien et bien on créait soi même les preuves. Un léger frisson d'excitation parcourut Adonis, bientôt ce serait lui le sous directeur du service des régulations des créatures magiques.


Adonis Greengrass
Aidan McNeilFaussaireavatar
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Adonis Greengrass était aussi aimable qu'un détraqueur et avait autant d'humour qu'une porte de prison. Aidan ne pris même pas la peine d'ôter les pieds de la table. D'ordinaire, il tentait d'être un peu présentable - enfin, d'avoir l'air sérieux, en dépit de sa désinvolture - pour ses clients, mais celui-là... Eh bien disons qu'un ouvrier mécontent de la cité Nimbus avait du se servir d'un balais d'une façon peu orthodoxe à son encontre.

"Tu sais, un peu d'humour n'a jamais tué personne. Oh, et tu peux très bien te passer de mes services, j' suis pas le seul faussaire de Bristol. Y'en a plein qui crèvent la dalle à la Voie des Miracles et qui demandent qu'un peu de boulot."

Aidan adressa un sourire parfaitement hypocrite à Adonis, sachant pertinnement que non, il ne pouvait pas se passer de ses services. Il était le meilleur dans sa spécialité et veillait soigneusement à n'avoir aucune concurrence sérieuse. Il leva un sourcil clairement intéressé lorsque celui-ci mentionna la raison de sa venue. Faire virer quelqu'un sans enquête? Ohoh, ça sentait la grosse magouille à plein nez. Aidan avait l'habitude de ne pas poser de questions, ça n'attirait que les ennuis et les réponses venaient d'elles-mêmes lorsqu'on lui remettait les documents à falsifier. Il retint donc sa curiosité, qui serait vite assouvie, et ne prit même pas la peine de répondre à la provocation de bas étage de l'homme de main. Bien sûr qu'il en était capable, sinon il ne serait pas là à supporter sa présence.

"Tu as ce dont j'ai besoin pour ça?"
Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
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Adonis se retint de hausser les yeux au ciel d'exaspération, il ne pouvait vraiment pas supporter cet homme et ses réflexions à deux noises. Et son humour horripilant, il savait parfaitement bien que non, il ne pouvait pas se passer de ses services et ce petit escroc avait tout fait pour. Réduisant sa concurrence à presque rien, il y avait certes des miséreux qui ne demandaient qu'un peu de travail mais ils n'avaient pas le talent de McNeil et pour Adonis, devoir reconnaître la valeur du faussaire était vraiment humiliant pour lui et un gros sacrifice. Heureusement tout cela n'était pas vain, un jour, il serait récompensé pour ses efforts surhumain. Il se contenta donc d'un léger sourire pincé.

"Amusant, vraiment. Toujours aussi drôle McNeil, il semble que toi tu ne soit pas dépourvu d'humour, tu peux donc en faire pour deux. Je passe mon tour."

Il posa son regard froid sur Aidan, attendant patiemment qu'il arrête de faire l'adolescent mal dégrossi, qu'il se redresse et enlève ses fichus pieds de son bureau, malheureusement il n'en fit rien et Adonis dut prendre sur lui pour lui parler de ce qui l'amenait dans cette pièce pour son plus grand déplaisir. Et il s'attendait à ce que le faussaire prenne tout en main mais il se contenta de lui demander ce qu'il avait ce qu'il lui fallait. Le jeune homme fronça les sourcils, ce dont il avait besoin ? A part une bourse remplie de gallions, un parchemin et une plume, il ne voyait pas bien de quoi pouvait avoir besoin McNeil. Il se souvint alors du parchemin que Leopold lui avait glissé avant qu'il ne parte, la comptabilité du département, il n'avait pas bien compris pourquoi au début mais maintenant tout semblait clair. Clark allait être soupçonné de fraude, ingénieux. Un léger sourire étira ses lèvres alors qu'il sortait la bouse de gallions et le parchemin de l'intérieur de sa cape.

"J'ai le document sur lequel tu dois travailler, fais-y attention."

Puis par jeu, il posa la parchemin et la bourse sur la botte que McNeil avait nonchalamment laissé sur son bureau. Il serait amusant de voir l'homme se contorsionner pour récupérer son outil de travail.

"Il est évidemment inutile de vous répéter que nous exigeons la plus grande discrétion de votre part sur ce sujet."

Mais mieux valait prévenir que guérir, il aurait peu apprécié de se retrouver en disgrâce à cause d'un homme trop bavard.


Adonis Greengrass
Aidan McNeilFaussaireavatar
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Aidan leva les yeux au ciel lorsque sa tentative d'humour échoua. Greengrass était vraiment... coincé. Non, coincé n'était pas le terme. Orgueilleux, pédant. S'il était vraiment coincé, sa morale lui interdirait de servir d'homme de main à Leopold Marchebank, de faire le sale boulot pour lui. Adonis n'était somme toute qu'un larbin, et pourtant il en tirait une fierté considérable. Aidan savait bien qu'il avait été élevé par le genre de famille qu'il détestait - Mangemorts ou Nimbus de Pompadour, ça revenait un peu au même - m'enfin, lorsqu'on se contentait d'essuyer les chaussures des puissants, on s'écrasait au lieu de parader comme si on dirigeait la Justice Magique. Lui au moins pouvait se targuer de ne devoir sa réussite qu'à lui-même, en dépit de tout ce que disait son père. Non, il n'était pas reconnu socialement par un rang factice, mais il vivait sa vie comme il l'entendait. Il n'avait pas les mêmes moyens que son jumeau, mais étant donné qu'il avait bien moins d'enfants à charge, il ne le ressentait pas trop non plus.

Aidan n'était pas un homme particulièrement patient, et Greengrass mettait son self-contrôle à rude épreuve. S'il n'avait pas été un client, il lui aurait déjà allongé un joli crochet du droit pour qu'il arrête avec ses insinuations. "En es-tu capable?" "fais-y attention"... Il savait qu'Adonis se plaisait à ce petit jeu et, outre le magot qui se profilait à l'horizon, seul son esprit de contradiction lui permettait de se contrôler. Greengrass voulait le faire craquer et n'y arriverait pas. Point. Pourtant, il lui fallu toute sa volonté pour ne pas envoyer valser le précieux papier et la bourse que l'homme de main posa sur son pied. Aidan attrapa la baguette qu'il venait de poser sur le bureau et d'un Accio rapide, fit venir les objets à lui.

"Tu deviens gâteux, Greengrass" dit-il d'un ton sec. "S'il est inutile de le répéter, pourquoi le répètes-tu?"

Il se plongea dans l'étude du document, crachant une bouffée de fumée en direction d'Adonis - mais sans s'en apercevoir, évidemment. Impassible, il vit la signature au bas de la comptabilité. Clark, ce n'était pas le second de Marchebank, ça? Ah, ainsi le vieux complotait pour le mettre hors jeu... Qui voulait-il à sa place? Bah, il lui suffirait de lire le journal pour le savoir, même si Greengrass était probablement le successeur tout désigné. Drôle d'idée que d'adjoindre quelqu'un d'aussi malfaisant à la tête de son département. Marchebank était généralement quelqu'un de fin. Peut-être Adonis avait-il un moyen de pression?

Malgré tous ses questionnements, Aidan se garda bien de laisser transparaître la moindre curiosité. Il étudia le document un peu plus longtemps que nécessaire pour faire enrager Adonis. En vérité, l'oeuvre était facile à falsifier. Clark était rigoureux - méticuleux même - son écriture était lisible et il était aisé de la reproduire. Et s'il devait s'agir d'une fraude qui justifie son renvoi mais sans trop attirer l'attention, il devait mieux connaître l'individu. Le faussaire jeta négligemment le document sur son bureau.

"C'est faisable, bien sûr. Mais pour savoir quoi changer, j'ai besoin d'infos sur ce Clark. C'est quel genre de gars? Quels hobby? Marié? Père? Politisé?"
Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
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Adonis esquissa un léger sourire narquois, visiblement McNeil avait été blessé dans son ego puisqu'il lança une petite pique sur le fait qu'il commençait à devenir gâteux. Il avait donc réussi à énerver quelque peu le trafiquant à force de répéter sans cesse que tout cela était confidentiel. Il fallait bien qu'il trouve un peu de satisfaction puisque l'homme avait utilisé un sort pour récupérer la bourse et le document, il était plus intelligent qu'il ne le laissait paraître au premier abord, peut-être qu'en d'autres circonstances, les deux hommes auraient pu s'entendre. Non, ils n'auraient pas pu, Adonis exécrait l'arrogance et la suffisance qui suintait de chaque pore de cette crapule. Rien de plus qu'un vil escroc qui se prenait pour un roi. Il l'était sans doute dans son petit monde de trafic mais dans le vrai monde, dans sa réalité à lui, Aidan McNeil n'était rien de plus qu'un insecte qui pouvait à l'occasion se rendre utile rien de plus.

"Mieux vaut prévenir que guérir tu ne crois pas ? Et puis j'ai peur qu'avec le temps tu ne deviennes sénile et oublies certaines choses d'importance capitale. C'est pour ton bien, je serais fort désappointé s'il t'arrivait quelque chose."

Ses paroles furent néanmoins contredites par le sourire moqueur qu'il afficha. Les malheurs de l'homme ne le souciait aucunement, il avait bien d'autres chats à fouetter et leur inimitié était vraiment trop importante pour qu'il puisse être sincère dans ses paroles. Il haussa un léger sourcil lorsque McNeil lui demanda tout un tas de renseignement sur Clark. Il retint le léger soupir qu'il faillit laisser échapper, après tout si le travail devait être bien fait autant coopérer du mieux qu'il pouvait, même si ça l'ennuyait au plus au point, pourquoi Leopold l'avait-il choisi lui ? Parce qu'il était celui en qui il avait le plus confiance ou au contraire celui dont il se méfait le plus ? Ainsi, en lui offrant de telles missions, il s'assurait de lui rappeler où était sa place ou alors était-ce pour lui faire croire qu'il était important et haut dans son estime pour mieux l'avoir à l’œil et avoir une idée du moindre de ses faits et gestes. Son patron était un homme à diverses facettes et il était vraiment très difficile de le cerner et c'était cela qu'Adonis admirait chez l'homme, qui lui donnait l'envie de persévérer dans ce qu'il faisait actuellement pour, un jour, avoir la même influence que Leopold Marchebank, un jour ce serait lui le directeur du département de la Régulation des Créatures Magiques. En attendant, il devait travailler avec des hommes comme McNeil.

"Clark est un homme discret qui ne fait pas beaucoup parler de lui, c'est un homme marié et père de famille. Il aime d'ailleurs suffisamment sa femme pour ne pas la tromper avec sa secrétaire ou tout autres femmes aussi belles soient-elles. Il est très ami avec Fiennes qui le tient en haute estime apparemment. Il n'est pas beaucoup politisé puisqu'il tient énormément à rester discret, cependant, il aime beaucoup le Quidditch, il soutien les Pies, ce qui a crée un certaine gêne politique puisque le directeur des Pies n'est autre que Daniel Rowles, la nouvelle tête de parti du FMI. Je crois que c'est à peu près tout, ce sera suffisant ?"

Alors qu'il posait sa dernière question, Adonis enfila ses gants en peau de dragon, prêt à sortir de ce bureau le plus vite possible, maintenant qu'il avait dit ce qu'il voulait et qu'il avait payé, il n'avait plus aucune raison valable de rester. Et d'ailleurs mieux valait qu'il parte assez vite puisque s'il restait plus longtemps en présence de McNeil, il allait certainement perdre son sang-froid et lui refaire le portrait, la façon dont il avait de lui cracher sa fumée au visage l'enrageait au plus au point.


Adonis Greengrass
Aidan McNeilFaussaireavatar
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Clarck était donc un homme modèle, qui avait le malheur de se retrouver sur la route de Léopold Marchebank... ou d'Adonis Greengrass, pour ce qu'il en savait. Au vu de sa position, plutôt du second. Par pur esprit de contradiction, Aidan décida de jouer sur le tableau le plus léger possible. En temps normal, il aurait inventé des relations avec des prostituées moldues à Clark, qu'il aurait payées avec l'argent du ministère. Mais détruire une famille aurait trop plu à Greengrass, et il y avait bien d'autres moyens de faire tomber un homme. Tant qu'il pouvait lui compliquer un peu la vie sans mettre son affaire en danger...

"Si tu peux me faire parvenir quelques livrets du bureau de réception des paris de la ligue de Quidditch, je peux t'arranger ça."

Mettre Greengrass en danger, quel bonheur. Il n'y avait aucune chance qu'il se fasse prendre, hélas, il était trop malin pour cela, mais il le faisait suer, il n'allait pas lui faciliter la vie. Quand ce petit coq aurait compris qu'il avait tout à gagner à mettre son arrogance dans sa poche et à être aimable, il lui trouverait des faux bien plus facile à réaliser. En attendant, il se contenterait de la formule qu'Aidan venait de mettre au point: Clark détournait de faibles sommes du ministère pour ses paris sur les Pies de Montrose. Il suffisait de créer de faux récépissés, d'inscrire son nom à différents mois sur les reçus du bureau des paris, et d'enlever les sommes correspondantes sur la comptabilité du département. Vraiment facile pour lui, plus casse pied pour Greengrass, qui devrait se charger également de mettre dans le bureau de Clark l'argent des paris... Mais c'était son problème. Après tout, il lui demandait s'il était capable de virer Clark, pas de le virer simplement.

"Une fois que j'aurai les livrets, je te fais ça en..." Aidan soupesa la bourse. "Quarante-huit heures, disons-nous." La somme suffisait pour aller en une journée, mais encore une fois, il l'avait énervé, tant pis pour lui. "Je crois qu'on est d'accord sur tout, Greengrass, donc on se revoit quand j'ai terminé mon boulot."

Et, sans plus prêter attention au malotru, Aidan enleva les jambes de son bureau et se repencha sur le test de paternité qu'il traitait avant d'arriver. Il savait qu'Adonis n'aimerait pas être congédié de la sorte, mais qu'est-ce qu'il s'en fichait.

[Terminé pour Aidan]
Adonis GreengrassSous-directeur de Poudlardavatar
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Adonis serra mes poings, il allait le tuer, un jour, il le tuerait, le laisserais lentement rôtir lui et toute sa famille. Il se le promettait. McNeil se moquait de lui, clairement et simplement comme si il avait vraiment besoin des livrets de paris de Quidditch pour mettre à mal Clark. Non vraiment, il avait tout un tas d'autres choses sous le coude, il en était sûr mais ce crétin ne voulait faire aucun effort, il voulait l'énerver rien de plus, le faire sortir de ses gonds, le voir le supplier de changer de plan pour faire tomber le second de Leopold. Le voir avouer qu'il ne pouvait pas voler ses livrets mais il le pouvait au oui, et c'était même très facile, plus facile qu'il n'y paraissait, il suffirait ensuite de tout remettre à sa place et puis de déposer de l'argent dans le bureau de Clark pour l'incriminer. Oui tout cela était faisable mais il ne pouvait s'empêcher de haïr cet imbécile qui faisait exprès de compliquer la situation mais jamais, ô grand jamais il n'avouerait une quelconque faiblesse devant lui.

"Très bien, va pour les livrets, ce sera tout. Monsieur n'a pas besoin d'autre chose ? Il va enfin pouvoir faire son travail. On n'a pas peur que ce soit trop dur quand même hein ? Non parce que vraiment, on dit qu'on ait le meilleur mais au final, il faut lui mâcher le travail. C'est bien cher payé pour le service offert en échange."

Adonis, lui jetta alors un regard dégoûté, il allait mettre deux jours à falsifier un malheureux livret, oui, décidément, il prenait ses aises. Il l'aurait bien menacé pour qu'il s'y prenne autrement et pour qu'il aille plus vite mais Leopold lui avait toujours demandé de ne pas brusquer ou froisser Aidan McNeil, il allait donc faire en sorte de rester courtois à défaut d'autre chose.

"Je te ferais passer ses livrets demain, ensuite je repasserais dans deux jours. J'espère pour toi que le travail sera correctement effectué. Il vaut mieux pour toi d'ailleurs."

Sur un dernier regard froid, il tourna le dos au trafiquant et quitta l'endroit pour transplaner directement au Ministère pour terminer le travail qui l'attendait et tout mettre en ouvre pour que McNeil récupère les livrets de paris comme convenu.

Fin du Rp


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