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 Retour sur les bancs d'école [Aaron & Eileen]

Eileen McNeilAncien personnageavatar
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Vendredi 5 octobre 2007

Eileen fixa la dernière mèche qui la dérangeait, s'observant quelques secondes dans le miroir. Les marques de fatigue, dues à ses journées un peu trop longues, à ses veilles un peu trop tardives pour préparer ses cours semblaient avoir disparu. Elle accrocha son collier d'améthystes autour de son cou, avant de respirer un grand coup. Hayden était déjà parti travailler, les garçons étaient à Poudlard déjà depuis un mois, Louise était à l'école. Son cours était bien consciencieusement rangé dans des pochettes, chacune portant le nom de la dominante abordée. Tout était prêt, il ne restait plus qu'à y aller, qu'à se présenter à Aberystwyth pour y donner son premier cours. Elle y avait déjà été, avait déjà rencontré d'autres enseignants, avait déjà aperçu la salle où elle donnerait cours… Mais aujourd'hui, c'était différent. Aujourd'hui, c'était devant ses étudiants qu'elle se trouverait, devant des personnes qu'elle verrait toute l'année et qui attendait d'elle d'être leur enseignante.
Elle allait y arriver, il fallait qu'elle y croie. Elle avait tout préparé, tout classé, avait passé des heures à établir son programme d'étude, les textes, les documents, les cas concrets. Maintenant, il était temps d'y aller, et de voir ce que ça allait donner.

Elle soupira un grand coup, vérifiant une dernière fois qu'elle était bien prête, qu'elle avait bien l'air d'une enseignante, d'une personne respectable et non d'une ingénieure qui prêtait plus attention aux chiffres qu'elle alignait sur ses schémas et ses tableaux qu'à sa tenue vestimentaire. Ce n'était pas non plus comme si elle avait été réellement relâchée dans sa manière de s'habiller, mais la situation n'avait pas été la même.

Elle s'écarta enfin, attrapant son sac et sortit de la maison pour transplaner à Aberystwyth. Elle avança d'un pas rapide, saluant le gardien et se dirigeant vers sa salle de classe pour s'y installer. Elle avait un encore un peu de temps, elle était arrivée en avance. Eileen avait toujours été perfectionniste jusqu'au bout des ongles, de toute manière. Elle posa son sac sur le bureau, sortant ses cours, la liste des élèves… Cela avait été drôle d'y jeter un coup d'œil, elle avait retrouvé certains noms qu'elle connaissait de Poudlard, qu'elle n'avait jamais plus revu depuis. Jeremy Baker, il devait être dans la famille de Gregory, ce Gyrffondor d'un an plus jeune qu'elle, et elle se rappelait avoir entendu que Ariana Flint avait fait scandale en s'enfuyant avec un moldu, était-ce Wilson? Elle ne se rappelait plus vraiment, mais à ce moment-là, Juliet Wilson serait leur fille…
Et Stillwood, elle se rappelait vaguement qu'une jeune femme légèrement plus âgé qu'elle avait ce nom de famille à Serdaigle, elle était sans doute de la famille…
C'était étrange, de revoir ces noms, de s'imaginer des familles dont elle n'avait pas eu de nouvelles depuis presque vingt ans. Elle avait quitté l'école sans passer ses ASPICs, sans vraiment garder de contacts avec ses camarades de classe, Charles mis à part. Elle s'était fait des amis à l'université, puis dans ses collègues de travail, puis ensuite parmi ses camarades de la Salamandre. Il faudrait qu'elle parle à Chloé, d'ailleurs, pour avoir quelques informations supplémentaires sur les élèves qu'elle allait avoir. Elle avait essayé d'en avoir via Tony, mais ils n'étaient ni dans son année ni forcément dans sa maison, les informations qu'elle pouvait avoir étaient forcément limitées. Voir Chloé, c'était une bonne idée. Elle l'inviterait à aller boire un café un de ces jours, pour discuter. Elle n'avait même pas encore vu la petite Lou, c'était un comble!

" Bonjour Mrs McNeil! "

Elle releva la tête, croisant le regard d'une jeune fille souriante, aux longues boucles blondes et aux yeux verts rieurs. Elle s'avança dans la classe, allant s'assoir à une des tables, rapidement rejointe par un jeune homme qui l'embrassa rapidement avant de commencer à discuter avec elle à voix basse. Petit à petit, la salle se remplit, jusqu'à-ce que finalement toutes les tables soient prises, et que le brouhaha des conversations remplissent la salle.
Eileen tapa sur son bureau, regagnant relativement rapidement l'attention des jeunes gens. Dire que d'ici quelques mois, ces visages ne seraient plus des inconnus, mais des gens familiers, qu'elle verrait toutes les semaines…

" Bonjour à tous, je suis donc Eileen McNeil, et c'est avec moi que vous allez passer ces deux années en ce qui concerne ce cours. "

Alors qu'elle continuait à parler, commençant son cours, Eileen passa un regard vif sur chacun des étudiants présent.
Elle ne savait pas trop à quoi s'attendre, honnêtement. Elle adorait ce qu'elle faisait, son métier, la matière qu'elle enseignait, mais… L'université en elle-même était une bonne idée, elle en était convaincue. Jamais elle n'aurait accepté ce poste, dans le cas contraire. Mais ce n'était pas suffisamment ciblé, pas suffisamment compétant, pas suffisamment préparé. Elle savait que beaucoup n'avaient strictement aucune envie de travailler dans le monde moldu: Si on prenait Juliet Wilson, elle était joueuse de Quidditch, et même si elle se trouvait être Sang-Mêlée, elle n'avait pas besoin de savoir quantité de choses sur l'économie du monde moldu, sur les marchés, sur ce genre de chose. Elle avait remarqué qu'il y avait un Nott parmi ses élèves, et son opinion des moldus ne devait pas forcément être très reluisante non plus, à la vue de son éducation. Comment les intéresser à cela, alors qu'ils ne s'en serviraient sans doute jamais? Comment leur expliquer qu'un enseignement dont ils n'auraient jamais besoin leur était imposé?
Elle avait tenté de résoudre le problème en utilisant beaucoup les comparaisons entre le système moldu et le système magique, essayant de montrer les points où une inspiration de l'autre monde serait bénéfique, mais elle se doutait bien que ce n'était pas suffisant.

Alors qu'elle changeait de sujet, son regard se posa sur un autre élève. Lui, si elle le connaissait, c'était via Hayden et Seamus Finnigan, qu'elle avait rencontré une ou deux fois, et qui avait entendu parler de ses recherches sur la modification d'objets moldus pour les adapter au monde magique. Il avait réussi à faire marcher un Ipod dans Poudlard, paraissait-il, sans vraiment savoir comment. Dès qu'elle avait appris cela, Eileen n'avait eu qu'une envie: essayer de le rencontrer, et comprendre comment cela avait été ne serait-ce que possible.
Mais sa présence ici était un autre des problèmes de l'université: Aaron était né-moldu, comment réussir à contenter d'un côté ces élèves issus de familles de sorciers, dont les connaissances sur le monde moldu étaient plus qu'hétéroclites, et ces élèves qui y avaient vécu toute leur enfance?

" Et c'est sur ce sujet que nous finissons notre cours. La semaine prochaine, nous laisserons de côté la partie sociale pour nous concentrer sur la partie économique, les devoirs sont donc pour dans deux semaines. Pour ceux qui ont une option TD, ils commencent à partir de la semaine prochaine, alors ne les oubliez pas! "

Elle les regarda commencer à partir, certains la saluant avant de quitter la salle. Peu d'entre eux avaient l'air de s'être ennuyé à mourir, c'était déjà un bon début. Elle sentit quelque chose en elle se détendre, prenant à ce moment-là conscience de la pression qu'elle s'était infligée durant le mois précédent, pour quelque chose qui finalement s'était parfaitement bien passé.
Elle se retourna vers son bureau, rassemblant ses notes, ses fiches de cours, offrant un petit mot ou un signe de tête aux élèves qui passaient devant elle.

" Mr Finnigan? "

Elle l'avait vu passé en relevant la tête, se rappelant de sa décision précédente de lui parler.

" J'ai vu dans votre dossier que vous travaillez pour le DOM, donc j'imagine que tout cela doit vous paraître un peu… superflu. Néanmoins, il n'est pas en mon pouvoir de vous en dispenser, j'espère que vous le comprenez. "

C'était une des incohérences de l'université, mais d'un autre côté elle comprenait le point de vue du ministère. Si on commençait à dispenser certains élèves, la porte était ouverte à tous, et il finirait par ne plus du tout avoir d'élèves en cours, tous étant capables de fournir une excuse pour s'en dispenser.

" C'est le principe de l'université, j'imagine que puisque vous travaillez au ministère, vous devez le comprendre. Si vous pensez que vous avez besoin de ce temps pour travailler sur d'autres choses, venez m'en parler, d'accord? Ainsi, on pourrait se mettre d'accord sur d'autres aires de travail, vu que de toute manière il faut que je recommence certaines bases avec vos camarades. J'imagine que vous n'avez pas besoin que je vous réexplique les différences entre nos deux sociétés ? sourit-elle. "

Ces cours étaient utiles quand on avait envie de s'intégrer dans le monde moldu, elle-même aurait adoré les avoir à vingt ans, à la sortie de Poudlard, ce qui lui aurait tout de même épargné un certain nombre de gaffes que Julia avait ensuite à réparer. Maintenant, elle modifiait des objets magiques, elle avait tout de même fait un chemin non négligeable dans sa compréhension des deux mondes.
Et elle espérait bien qu'Aaron puisse l'aider à l'approfondir encore plus.



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Aaron bailla en quittant le TD d'Orientation. On n'avait pas idée de faire commencer les gens aussitôt pour une matière aussi inutile. Pour ceux qui n'avaient aucune idée de leur avenir professionnel, il voulait bien, mais il avait déjà un emploi, boudiou. Et il ne voyait pas bien ce que son enseignant pouvait ajouter chaque semaine. "Alors, où en est le texte concernant les objets magiques qui n'existent pas dans le monde moldu depuis la semaine dernière?" C'était tellement intéressant... Enfin bon, maintenant, il avait cours de Coopération, ce qui promettait d'être plus formateur. Ses connaissances en économie moldue étaient pour ainsi dire nulles, au moins apprendrait-il quelque chose qui pourrait lui servir par la suite. S'organiser avec l'université magique et le travail était compliqué. La première semaine n'était pas terminée qu'Aaron avait déjà du mal à tenir le rythme. Il suivait deux matières moldues, informatique avancée et mathématiques, et il avait cours quasiment tous les jours... Il découpait donc son travail en demi-journées d'un côté ou de l'autre, et réalisait qu'il devrait probablement venir le samedi au ministère de temps à autre pour rattraper le retard. Aaron admirait Fiennes, mais il avait magistralement raté son organisation pour le coup. C'était entièrement à revoir.

Le jeune homme fit le trajet jusqu'à leur nouvelle salle de cours en compagnie de Jeremy, avec qui il avait passé ce premier module, puis le quitta en arrivant pour s'installer à côté de Darren. Celui-ci grinçait des dents, évidemment, tempêtant qu'il avait mieux à faire qu'assister à un cours sur les moldus, qu'il ratait un entraînement, et qu'il ne pourrait pas prouver à cette "pourriture d'Arthur Morel" qu'il était plus digne du poste d'attrapeur que lui. L'ancien Capitaine avait du mal à jouer en temps que poursuiveur, mais Aaron estimait que c'était très formateur pour lui. Il devait continuer à développer son esprit d'équipe s'il voulait enfin devenir fréquentable. Il le taquinait souvent sur le sujet, mais le fait était que Darren s'améliorait de jours en jours, on ne pouvait lui enlever ça.

Une femme entra et se présenta comme étant le professeur McNeil. Aaron la trouva directe et simple, et fut très vite intéressé par le cours. Bien sûr, il connaissait déjà beaucoup de choses sur la vie sociale moldue, qui n'était pas si différente de celle des sorciers. En même temps, ils étaient tous humains. Mais la sociologie en elle-même était un sujet qu'il n'avait jamais étudié et qui s'avérait être passionnant, surtout les comparaisons réalisées par l'enseignante entre les deux mondes, qui mettaient ses propres convictions en valeur. Il ne fallu pas longtemps au jeune homme pour décider qu'il aimait bien ce cours.

Lorsque le cours fut terminé, Aaron rangea ses affaires en discutant avec Darren, tentant de lui faire admettre qu'ils ne perdaient pas complètement leur temps. La mauvaise foi du Serpentard était plus amusante à écouter qu'autre chose, maintenant qu'il était certain de ce qu'il cachait derrière. Il fut surpris d'entendre le professeur McNeil l'appeler, mais se dirigea néanmoins vers elle.

"Je te retrouve dehors" dit-il à Darren, curieux de savoir ce que sa nouvelle enseignante pouvait bien lui vouloir.

Il fut étonné par le discours que lui tint Mrs McNeil. Il n'avait pas demandé à être dispensé de quoi que ce soit, et même s'il avait un peu râlé, il n'y avait aucun moyen que cela soit remonté jusqu'à l'université. Il ne s'était permi cet écart qu'auprès de ses parents et quelques proches amis, ne voulant pas donner l'impression d'être un ingrat auprès du MIM. Pourquoi lui disait-elle cela à lui? Il n'était pas le seul né moldu dans ce cours. Damien Peterson était dans la même situation, il devait en savoir tout autant que lui. Et puis, que voulait-elle lui dire par "si vous pensez que vous avez besoin de temps pour travailler sur autre chose, venez m'en parler"? Voulait-elle entendre qu'elle le dispensait de devoirs à la demande? Il n'était pas obligé de suivre les cours magistraux, et il n'avait pas pris l'option TD, elle ne pouvait donc pas faire grand chose pour lui. Perplexe mais curieux, il décida d'en savoir plus.

"Je n'en ai pas besoin, en effet, même si vous apportez un éclairage intéressant dans votre cours" dit-il franchement. "Mais qu'entendez-vous par d'autres aires de travail?"


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Eileen McNeilAncien personnageavatar
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" Je suis contente de savoir que mon cours vous sert à quelque chose, alors. Je ne suis pas persuadée que ce soit le cas pour tous ceux qui sont ici, sourit-elle. "

Eileen était réaliste, et l'avait toujours été, et surtout… elle avait été élève également. Elle savait pertinemment que pour beaucoup, ces cours étaient considérés comme du temps perdu, une formation inutile, ou que savait-elle encore. Elle l'avait pensé, quand elle était à Poudlard, quand ensuite elle avait intégré l'université, et qu'elle n'arrivait pas à voir ce que certains cours pourraient lui apporter dans sa vie future.
Tout ce qu'elle espérait, en tout cas, était intéresser un minimum tous ces jeunes gens à la vie dans le monde qui existait en parallèle du leur, qu'ils ne connaissaient et ne comprenaient pas forcément bien. Peut-être qu'elle était complètement idéaliste, peut-être que la plupart ne verrait effectivement jamais d'intérêt dans ce qu'elle racontait. Mais entendre Aaron lui dire qu'il trouvait son cours intéressant lui faisait plaisir. Si même un Né-Moldu, qui connaissait ce monde vu qu'il y avait grandi, trouvait qu'elle avait des choses à lui apprendre, alors elle ne perdait pas son temps.

Elle ramassa toutes ses affaires, les rangea dans sa sacoche, avant de la prendre et d'adresser un léger sourire au jeune homme:

" Est-ce que ça vous dérangerais de marcher avec moi, cinq minutes? "

Elle se dirigea vers la porte, la fermant à clé dés qu'Aaron l'eut franchi, et commença à parler tandis qu'elle remontait doucement les couloirs de l'université.

" Je travaille, en dehors de mes activités d'enseignante à l'université, au sein d'un groupe créé dans les années 2000 dont le but est de permettre le passage de technologie entre le monde magique et le monde moldu. Même si, comme vous pouvez vous en douter, il est beaucoup plus facile de faire un transfert de technologie du monde moldu vers le monde magique que l'inverse, vu que nous avons conscience de leur existence. "

Cela, ce n'était pas nouveau. De tous temps, les sorciers s'étaient inspirés des moldus, ayant adapté leurs créations à la vie dans le monde magique. La radio en était un exemple, et il suffisait de voir les collections de chez T&T pour se rendre compte que la mixité était une réalité. Mais pour Eileen, ce n'était pas suffisant. Elle n'était pas pour la rupture du secret magique, loin de là. Mais… son esprit logique avait toujours eut un peu de mal à comprendre le fonctionnement de la magie, et elle avait travaillé sur le fait de découvrir des correspondances entre physique moldue et magie. C'était un travail long, fastidieux, et rendu extrêmement compliqué par le fait que personne, absolument personne ne savait réellement d'où venait la magie.
Et souvent, elle préférait se retourner vers des cas concrets, des adaptations d'objets moldus au monde magique, tout en travaillant avec Charles sur la composition chimique des potions utilisés dans les traitements magiques. Peut-être certains éléments pourraient-ils être réutilisés dans le monde magique, qu'en savait-elle?

" Mon époux travaille au sein du bureau des Aurors avec votre cousin Seamus, et j'ai trois fils à Poudlard. Tout ça pour dire que j'ai entendu dire que vous aviez réussi à faire marcher votre iPod à Poudlard. Je ne sais pas à quel point il s'agit de la vérité, ou au contraire d'une rumeur, donc je me suis promis de vous le demander directement. "

Si c'était la réalité… Cela faisait presque cinq ans qu'elle se cassait les dents avec ses confrères ingénieurs à essayer de trouver un moyen de faire marcher des engins électroniques en milieu magique. Elle savait qu'il y avait un problème d'interférence d'ondes, mais jamais elle n'avait été capable de trouver un moyen de contourner le problème. Si son élève avait réussi… Ils feraient d'immense progrès.



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Aaron suivi son enseignante dehors, se demandant ce qu'elle lui voulait. Elle lui parla d'un groupe de transfert technologique dont elle faisait partie, ce qui éveilla l'intérêt du jeune homme. Il n'avait jamais entendu parler d'une telle association, même si son existence était logique. Le professeur McNeil monta un peu plus dans son estime et il porta un intérêt nouveau à la conversation. Il avait hâte qu'elle lui en dise plus, mais se demandait aussi pourquoi elle lui en parlait particulièrement à lui.

La réponse vint rapidement: la famille McNeil semblait jalonner tous les lieux de sa vie comme un Big Brother, et Mrs McNeil était intéressée par son fameux iPod. Elle était loin d'être la première: cela faisait plusieurs mois qu'il était régulièrement contacté par des inventeurs, des chercheurs, des Langues-de-Plomb, et même sorcière Hebdo. Ce dernier appel l'avait hautement perturbé, d'autant plus que le magasine de ragots avait trouvé le moyen de l'appeler chez ses parents. La sorcière hurlait dans le téléphone, ce que sa mère n'avait pas vraiment apprécié. Le jeune homme était resté songeur un long moment après avoir raccroché. Le ministre, qui l'avait croisé peu après, s'était moqué de lui - apparemment, il connaissait quelqu'un à la rédaction de ce torchon - lui expliquant que c'était la rançon du succès.

Mais c'était Juliet qui, devant son effarement, lui avait expliqué la situation: il était le protégé du ministre, le petit prodige de la technologie moldue, l'ancien président d'un club en vogue à Poudlard (comme aurait dit Kelsey, voir des hommes "se rouler dans le boue" était tout à fait du goût des lectrices du magasine), le colocataire d'une joueuse de Quidditch qui avait déjà fait couler beaucoup d'encre ces derniers mois, l'ami du petit-ami de celle-ci, l'ami du seul héritier d'une famille tragiquement décimée et l'ex de la nouvelle héritière des Harris. Bref, il était intéressant, surtout en matière de ragots. Face à cette explication, Aaron s'était contenté de grogner et de jeter le magasine, ouvert à une page qui parlait de Swann en italie.

Mais même pour les Langues-de-Plomb, Aaron avait toujours refusé de se séparer de son Ipod. C'était l'accomplissement de sa vie. Il avait souffert durant sept ans pour arriver à ce résultat. Il voulait bien photocopier ses notes, qu'il avait pris minutieusement, mais il ne lâcherait pas le précieux objet, qui contenait en plus des données personnelles, qui coûtait les yeux de la tête et que certains sorciers ignorants risquaient de réduire en miette. Mais il ne voulait pas non plus mentir à son enseignante et nier son succès, puisqu'il devait en payer le prix et finir dans Sorcière Hebdo.

"C'est la vérité", dit-il. "Je travaille dessus depuis ma deuxième année à l'école, et je l'ai fait fonctionner l'année dernière." Il fouilla dans son sac et lui montra l'Ipod, d'un blanc sali par l'usage. Il alluma l'écran noir et blanc. "Il n'y a pas assez d'ondes magiques ici pour qu'on s'en rende compte, mais il fonctionne à l'école. Même si je n'ai pas pu l'utiliser beaucoup faute de prises pour le recharger."


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Eileen McNeilAncien personnageavatar
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Eileen sentit un grand poids se retirer de ses épaules alors qu'Aaron lui présentait l'objet dont elle avait entendu dire aux détours de conversations, dans les pages de certains magazines, par l'intermédiaire de Seamus ou d'autres. C'était donc possible, ils n'avaient pas passé plusieurs années à se casser la tête sur un problème sans solution! Elle pouvait en connaître certains qui se seraient vexés lorsqu'un jeune homme assez âgé pour être leur fils leur présentait le résultat des recherches sur lesquelles eux-mêmes travaillaient, mais elle s'en moquait. Tout ce qui lui importait, c'était la confirmation que le sujet sur lequel elle travaillait n'était pas une complète perte de temps. Elle ne voulait pas être celle qui annoncerait à James, un des ingénieurs moldus, père d'une sorcière, avec qui elle travaillait qu'il avait été dépassé par ce que lui considérait comme un enfant.

Elle haussa les sourcils, prise de surprise, quand Aaron lui précisa que cela faisait depuis sa deuxième année qu'il travaillait sur l'objet qu'il lui montrait à présent. Si cela ne s'appelait pas de la détermination et de la persévérance, alors elle ne savait pas ce que c'était. Un bon exemple à renvoyer à la figure de tous ceux qui avaient une mauvaise opinion sur cette "nouvelle génération". Il avait travaillé dessus depuis aussi longtemps qu'eux, et, contrairement à eux, était arrivé à une solution.
Et pourtant, de l'extérieur, l'objet ne semblait pas tellement différent de n'importe quel autre Ipod. Blanc, un peu sali et un peu abimé par l'usure des années, et dont le fonctionnement ne semblait pas différent de n'importe quel autre baladeur, d'après l'écran noir et blanc qui s'allumait sous ses yeux.

" Je vous crois parfaitement. Mon téléphone a souvent des problèmes quand je suis ici, même si le taux d'onde est relativement bas, donc j'imagine que cela devrait être la même chose pour un Ipod normal. "

Eileen avait vraiment du mal à réprimer sa curiosité. Parce qu'enfin, quelque chose marchait, quelque chose donnait du sens à un phénomène qui n'avait auparavant aucune explication: si on parvenait à comprendre comment éviter que les ondes soient rendues inefficaces par les ondes magiques, alors on pouvait aussi peut-être mieux comprendre le fonctionnement de celles-ci, leurs caractéristiques, leurs propriétés… Cela ouvrait des possibilités infinies de recherche, pourrait aider à l'ouverture de nouvelles aires de découvertes…
On n'avait jamais fini de découvrir, c'était ce qu'elle avait appris très tôt. La recherche avançait toujours, souvent plus vite que son époque: elle travaillait sur la coopération magique et moldue, alors qu'elle savait pertinemment que nombre de sorciers n'étaient pas encore prêts à l'accepter, par exemple. Mais trouver le moyen de faire marcher des objets électriques et électroniques dans un environnement magique… C'était plus qu'une révolution, et de loin.

" Pour être honnête… Ce n'est pas votre Ipod en lui-même qui m'intéresse, ne vous en faites pas. "

Elle avait des enfants, et Eileen savait parfaitement à quel point ce genre de petits objets étaient précieux pour eux. Quand elle était plus jeune, elle se rappelait très bien de la platine vinyle qu'il y avait dans son petit appartement d'étudiante, que Julia lui avait offert pour ses vingt-et-un ans, et à quel point elle y avait été attachée. On pouvait en apprendre beaucoup sur une personne, simplement en regardant la musique qu'elle écoutait. Et, d'un point de vue scientifique, un objet fini ne l'intéressait pas, quand elle pouvait avoir la personne qui l'avait modifiée devant les yeux.

" Si vous vous souvenez toujours de la manière dont vous l'avez modifié, c'est plutôt cela qui me serait utile. Si on connaît la méthode utilisée, on pourrait essayer de l'adapter pour d'autres systèmes… et à ce moment-là, peut-être faire marcher les prises qui vous sont si nécessaires, sourit-elle. "




Halle Berry
Aaron FinniganPersonnage décédéavatar
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Plus la discussion avançait, plus Aaron appréciait Mrs McNeil. Elle avait réagit avec modération à l'adresse de sa réussite et ne s'était pas empressé de lui arracher l'appareil des mains. Bon, personne ne l'avait fait jusqu'à présent, mais le comportement de certains interlocuteurs face à son exploit était parfois gênant. Il y a ceux qui refusaient de le croire, ceux qui pensaient qu'on l'avait aidé, et ceux qui affichaient une expression à mi-chemin entre l'adoration et l'incrédulité. Et puis ceux, comme de nombreux sorciers qui ne fréquentaient pas les moldus, et qui haussaient les épaules en disant "et...?".

Eileen lui précisa ensuite, à son grand soulagement, qu'elle ne voulait pas examiner l'objet, mais était fortement intéressée par la méthode qui avait permis de le faire fonctionner. Aaron réfléchi un moment avant de répondre. Avait-il vraiment envie de donner ses précieuses notes à des étrangers qui, sans aucun doute, sauraient les améliorer, mais risquaient de s'approprier l'entier mérite de sa découverte? Aaron avait vite compris, lorsqu'il avait réussi à déclencher les premières notes de By the way, qu'il venait d'accomplir l'impossible. On lui rabâchait depuis son entrée dans le monde magique que "les objets électriques ne fonctionnent pas à Poudlard". Les quelques rendez-vous qu'on avait tenté de lui proposer après cela prouvaient bien l'intérêt qu'on portait à la chose, mais aussi la marginalité de celle-ci. Même lui pensait plus à un coup de chance qu'à une réelle découverte. S'il abandonnait tout son travail maintenant, on l'oublierait bien vite. Et, si trois ans auparavant, il aurait tout donné pour cela, aujourd'hui il avait bien changé. Il voulait qu'on reconnaisse son travail, qu'on le reconnaisse lui. Il voulait être meilleur, au dessus. Il voulait... du pouvoir, peut-être. Etre précurseur dans quelque chose. Montrer ce qu'il valait.

"J'ai quelques notes, en effet" concéda-t-il avec réticence. En vérité, il avait tout noté depuis le premier jour - même si ses écrits de seconde année étaient quelques peu... hum, enfantins. "Mais je ne peux pas garantir que la méthode soit reproductible. Quand j'ai commencé mes recherches, je ne connaissais presqu'aucune règles sur les Enchantements."

Il était persuadé, d'ailleurs, que c'était ce qui avait fait son succès. Il avait toujours abordé la magie avec ses connaissances en informatique, en physique, ignorant le côté quelque peu surnaturel de la chose et les lois particulières qui la régissaient. Cela l'avait conduit à enfreindre ces dernières plus d'une fois. Il comprenait ses erreurs de lui-même ou à mesure que ses cours abordaient de nouveaux sujets, mais il n'avait jamais cessé de penser différemment à ce qui constituait la magie, ne s'enfermant pas dans la vision préconçue des sorciers. Son esprit de contradiction l'avait sauvé, en quelque sorte. Il demanda franchement:

"Professeur McNeil, serait-ce possible de participer à ce groupe de recherche?"


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Eileen McNeilAncien personnageavatar
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Eileen hocha la tête avec compréhension tandis qu'il lui répondait avec réticence. C'était un était d'esprit assez répandu dans le monde scientifique: lorsqu'on faisait quelque chose, on voulait être reconnu pour celui-là. Cela pouvait être pris pour de l'orgueil, vu de l'extérieur, et si Eileen savait qu'elle-même en possédant moins que certains de ses confrères, cet état d'esprit se retrouvait chez elle aussi. C'était le système occidental: compétitif et élitiste. Même si la coopération était toujours encouragée, c'était finalement chacun pour sa peau. A qui serait le meilleur, à qui aurait les idées les plus originales… avec son côté perfectionniste à l'extrême, sa capacité à s'abrutir de travail, Eileen ne faisait pas exception.
Quant à savoir si la méthode serait reproductible… même si elle ne l'était pas, elle serait déjà une bonne piste de réflexion, de départ pour essayer d'aller plus loin dans leur compréhension des effets des ondes magiques sur l'électricité.

" Peut-être qu'elles ne le seront pas, en effet, concéda-t-elle à son tour. Mais elles nous permettraient au moins d'avoir un nouveau point de vue sur la question, parce que nous sommes tous des vieux gâteux croulants incapables d'avoir un point de vue nouveau sur la question, ajouta-t-elle avec une pointe d'humour. "

Ce qui n'était pas complètement faux, si on contemplait vraiment la question. Les personnes les plus jeunes avec lesquelles elles travaillaient avaient déjà trente-cinq ans, et une manière sans doute formatée de voir le monde, dont il était très difficile de se débarrasser. Tous étaient formatés par leur enfance, leur milieu social pour la plupart aisé, leur éducation scientifique.
En grandissant, on prenait conscience de ces limites, mais les dépasser était dur.

" De plus, n'est-ce pas le propre des règles d'êtres brisées? C'est ce que je pensais à votre âge, en tout cas. "

En vieillissant, son avis s'était fait plus nuancé. On ne pouvait pas jeter les règles au placard, elles obéissaient à une logique, et se révélaient justes la plupart du temps. Même lorsqu'on avait l'impression de les violer,  on ne faisait qu'en réalité les suivre d'une autre manière. Aaron avait forcément une vision différente de la sienne, ayant été élevé dans le monde moldu où la magie était un mythe tandis qu'elle avait grandi dans la grande maison d'une riche famille bourgeoise sorcière, où la magie était un acquis. Ce n'était que dans son adolescence qu'elle avait commencé à questionner les raisons de la magie, mais jamais son existence ou sa logique.

Dire que la question du jeune homme la prit par surprise… C'était à la foi un euphémisme sans en être un. D'un côté, elle avait espéré que quelque chose comme cela ressorte de leur discussion, de l'autre elle ne s'attendait pas forcément à quelque chose d'aussi rapide, et d'aussi franc. Eileen l'aimait bien, ce jeune homme, avec sa franchise et son intelligence, même avec sa volonté de protéger ses découvertes.
Il lui fallut quelques secondes, durant lesquelles ils atteignirent enfin les limites du campus magique pour se retrouver au bord du quartier moldu, avant qu'elle ne puisse trouver les mots:

" Je pense que cela pourrait se faire, mais il faudrait que j'en discute en premier lieu avec mes collègues, vous le comprenez. Mais… cela fais des années que nous travaillons sur ce problème, et même si je dois vous prévenir que certains risquent de râler qu'ils n'ont pas de leçons à recevoir d'un gamin, je pense qu'ils seront très enthousiastes, sourit-elle. "

Certains de ses collègues étaient des râleurs de première, bien que des génies, il fallait s'y faire, c'était tout, et on en rigolait bien après coup. Mais la première fois, cela faisait toujours peur. Et Eileen n'avait strictement aucune envie qu'Aaron s'enfuit en courant la première fois qu'il les rencontrerait.




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Eileen, croyant faire de l'humour, souligna que les règles étaient faites pour être brisées. Aaron lui rendit un sourire mesuré, tentant de dissimuler la grimace qui lui venait aux lèvres. Il avait brisé bien assez de règles pour un moment. Oh, il en briserait d'autres, il le savait. Depuis quelques semaines, il sentait la tension liée à Maïa s'atténuer. Shawn était soigné, pas en prison, et sa position de confiance auprès de Fiennes l'initiait doucement aux réalités de la politique. Mais il n'avait pas encore complètement dépassé le traumatisme causé par son amie, et il ne comptait pas oublier la leçon de sitôt.

L'enseignante lui expliqua ensuite qu'elle en parlerait avec certains collègues qui seraient blessés dans leur orgueil. Aaron voyait parfaitement ce qu'elle voulait dire, mais il n'avait pas peur. Au ministère, on le regardait parfois de cette façon, et cela le laissait de marbre. De plus, il n'avait rien d'un donneur de leçon... Bon, cela lui arrivait de temps à autres, certes, mais il n'oserait certainement pas faire son numéro devant une assemblée de "scientifiques".

"Je vous remercie, professeur. J'attends de vos nouvelles, et je vous ferai parvenir les références qui m'ont servis pour mes recherches. Passez un bon week-end."

Il rangea son iPod dans sa poche et se dirigea vers le Piers, à deux pas du campus. Darren devait probablement l'attendre là-bas. Il avait hâte de lui raconter sa conversation, et plus hâte encore de commencer ces fameuses recherches. S'il trouvait où les caser. Il avait vraiment un emploi du temps de ministre.

[RP Terminé]


Sing me a song of a lad that is gone
Say, could that lad be I?
Merry of soul he sailed on a day
Over the sea to Skye
Billow and breeze, islands and seas
Mountains of rain and sun
All that was good, all that was fair
All that was me is gone

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Retour sur les bancs d'école [Aaron & Eileen]

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