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 Valeur ajoutée et pièce rapportée [John & Hayden]

Hayden McNeilAncien personnageavatar
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8 octobre 2007

La journée avait été longue. Vraiment longue. Longue notamment à cause du manque de sommeil qui s’était très vite fait sentir après une nuit aussi courte. En effet, octobre était bien là, le temps s’était considérablement rafraichit, et quelques maladies commençaient déjà à poindre le bout de leurs nez. Or Louise, toute jeune comme elle était ne semblait pas comprendre l’intérêt de garder son manteau lorsqu’elle allait dehors. Ça la gênait, disait-elle. Evidemment, ses mouvement étaient un peu entravés, mais ce matin Hayden aurait pu parier que sa fille aurait largement préféré ne pas pouvoir bouger correctement plutôt que de se trouver dans l’état dans lequel elle était. Il aurait dû s’en douter, pourtant. Dès le dîner, elle avait commencé à se plaindre de maux de tête et avait rechigné à finir son assiette. Et si cela aurait pu être un stratagème de la part de la petite fille pour ne pas se rendre à l’école le lendemain – il avait entendu dire qu’elle n’avait pas fait correctement ses exercices et qu’elle avait peur que sa maîtresse la gronde – il avait bien vite éliminé cette théorie, lorsque vers une heure du matin, alors qu’il venait à peine de s’endormir, Eileen dans ses bras, la fillette avait pénétré dans la chambre, disant se sentir mal. Les deux parents avaient alors pu constater la véracité des paroles de la fillette, tout en se rendant compte qu’elle était bouillante de fièvre.

Après donc une nuit relativement agitée où Hayden n’avait, pour ainsi dire, pas trouver le sommeil, il avait enchaîné sur une journée complète au BDA. Il était pourtant habitué à ne pas dormir de la nuit – il avait derrière lui des années de garde – mais l’Auror – comme tout autre être humain – avait ses failles. Surtout quand la journée était particulièrement longue et monotone. Encore plus lorsqu’il savait pertinemment qu’il ne rentrerait pas chez lui tout de suite le soir, mais qu’il avait un détour à faire chez ses parents. Et si Hayden n’était pas du genre à vouloir se tenir à tout prix loin de ses géniteurs, il doutait que ces derniers – son père, surtout – apprécient les raisons de sa visite surprise. Mais il avait promis à Eileen de le faire, et il n’allait pas briser cette promesse juste pour repousser cette conversation. Autant prendre le taureau par les cornes, surtout que la vision que son père entretenait de sa femme commençait à lui sortir par les yeux également.

Tout avait commencé hier… Non, tout avait commencé le jour où Hayden avait présenté Eileen à sa famille et où John avait décidé qu’elle ne méritait pas sa considération, parce qu’elle venait d’une famille bourgeoise. Ce qui était probablement d’ailleurs une des plus belles bêtises qu’Hayden avait entendu de la bouche de son père. Eileen était une femme formidable – celle de sa vie, celle qu’il avait choisi – la mère de ses enfants… Il voulait bien comprendre qu’on ne puisse pas apprécier tout le monde, mais John était parfois profondément désagréable avec Eileen. Chose que cette dernière lui avait fait remarquer hier, en lui lançant que son père avait des efforts à faire en termes de politesse. Après avoir insisté quelques instants, elle avait fini par lui raconter sa visite, et notamment son arrivée avec Louise. Aussi Hayden avait pris la décision et fait la promesse d’aller parler à son père le lendemain même, après sa journée au BDA.

Ce lendemain qui était d’ailleurs aujourd’hui et ce moment qui était d’ailleurs maintenant, puisqu’il n’était pas de garde ce soir, qu'il avait besoin d’un Lieutenant pour terminer un rapport et qu'il se trouvait aujourd’hui sur le terrain. Il rangea donc son bureau et ses dossiers, lançant les sorts d’usage, avant de se lever et de quitter le BDA en même temps que plusieurs de ses collègues, déclinant leur invitation de passer au Circée. Sans plus attendre et dès qu’il en eut l’occasion, il se hâta de transplaner pour la Cité Nimbus, et, plus précisément, pour se retrouver quelques secondes plus tard devant la maison de son enfance. Il toqua à la porte et ses lèvres s’étirèrent en un grand sourire lorsque le visage de la mère apparu dans l’entrebâillement.

« Hayden ? « s’étonna-t-elle en ouvrant la porte en grand. « Entre mon chéri. Qu’est-ce que tu fais là ? »

« Je suis passé vous voir. » déclara-t-il en se penchant pour l’embrasser sur la joue. « Comment vas-tu ? » demanda-t-il, soucieux.

« Ça peut aller. Et toi ? Tu as l’air fatigué mon grand. »

« Louise a été malade toute la nuit. » avoua-t-il en haussant les épaules. « Papa est là ? J’aimerai lui parler. »

« Dans le salon, je pense. Tu veux un café ? »

« Avec plaisir. » fit-il en adressa un regard emprunt de gratitude

Il parcouru les quelques mètres qui le séparait du salon, et y trouva effectivement son père, assit sur son fauteuil favori et plongé dans un journal. Il se dirigea vers lui pour le saluer et l’étreindre – virilement, quand même – avant de s’asseoir en face de lui.

« Tu vas bien ? » s’enquit-il. "Aidan et Julia aussi ?" demanda-t-il également. Il y avait quelques temps qu'il n'avait pas vu sa fratrie, tiens. « Ecoute papa il faut que je te parle. C’est à propos d’Eileen… » commença-t-il en lançant un coup d’œil interrogateur à son père, voulant savoir s’il voyait où il voulait en venir.


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John McNeilPersonnage décédéavatar
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"Bob m'a dit que Maria était malade, ce n'est rien de grave j'espère ? Avec tous les virus qui traînent en ce moment et pis ces fumées toxiques, pas si toxique que ça d'après l'autre gugus, n'arrangent rien. Moi je te dis, il feront quequ'chose que quand l'grand patron y sera malade pas avant. Son trop bête d'façon pour comprendre m'enfin paraît-il qu'on a pas à s'en mêler."

"Non, ce n'est pas très grave juste un peu de fièvre, j'ai été la voir ce matin, elle allait beaucoup mieux, ce n'était pas la grande forme, enfin à nos âges maintenant tu sais ce que c'est sait. Et arrête donc de râler après Nimbus tu veux, ça ne changera rien à part à t'essouffler."

"Je m'essouffle si je veux d'abord, ronchonna John. Et oui, ça devient pénible de tomber malade, on récupère moins bien hein, t'as vu comment je tousse encore même un mois après ma bronchite. C'est pas normal hein."

Il entendit Gloria pouffer avant de poser une main sur son épaule et de poser une tasse de thé devant lui. Elle déposa un léger baiser sur sa joue avant de s'installer à ses côtés dans son fauteuil face à la cheminée.

"Aller bois ton thé au lieu de ronchonner, il va refroidir."

John poussa un léger soupir avant de poser son journal sur l'accoudoir et d'attraper sa tasse de thé. Il poussa un grognement lorsqu'il se brûla la langue mais se tut en sentant le regard de son épouse posé sur lui. Malgré les années et ses ronchonnements, elle était encore là, auprès de lui, toujours aussi fidèle et aimante et rien que pour ça, il lui en serait éternellement reconnaissant. Il savait bien qu'il n'était pas facile à vivre tous les jours, loin de là même. Mais son amour pour Glora était resté le même, enfin pas tout à fait le même car l'amour des premières années est toujours beaucoup plus fou et beaucoup plus intense mais la force de ses sentiments et son admiration pour elle n'avait pas changé d'un iota. Il reposa sa tasse sur la table basse et se saisit de la main de sa femme avec un léger sourire.

Il l'embrassa tendrement et s'apprêtait à lui parler d'amour lorsque quelqu'un toqua à la porte. Il grommela de frustration alors que Gloria se levait en affirmant que ça ne la dérangeait d'y aller. John bougonna en dépliant son journal contre les visites tardives et les gens qui n'avaient aucune morale. Il reprit néanmoins son calme et tendit l'oreille pour savoir ce qu'il se disait dans le vestibule. D'après ce qu'il comprit, il s'agissait d'Hayden qui voulait lui parler de quelque, cela devait être important pour qu'il se déplace à cette heure. Il se leva de son fauteuil pour serrer son fils dans ses bras et se rassit pour écouter ce dont il voulait lui parler.

"Oui, je vais bien, je laisse aller. Et toi ? T'as l'air fatigué. Pas étonnant remarque avec ton boulot."

Il se retint juste à temps de dire "et avec la femme que t'as pas étonnant non plus" mais il savait que ça allait encore faire des histoire et que Hayden allait encore se fâcher, lui demander de faire des efforts. Et pourtant, il en faisait, il essayait d'être, à défaut de gentil, au moins aimable mais parfois, il devait l'admettre ça lui échappait et bien si ça ne lui plaisait pas et bien c'était pareil après tout.

"J'imagine que ton frère va bien, pas de nouvelles, bonnes nouvelles comme on dit et Julia va merveilleusement bien. Elle se portait comme un charme quand on l'a vu il y a deux jours. Toujours pas de petit-ami d'ailleurs mais c'est bien, elle a le temps de se préoccuper de ces choses là."

Le vieil homme était plutôt satisfait que sa fille n'ait pas encore de relation sérieuse, elle avait bien le temps de penser à toutes ces choses comme le mariage ou les enfants, qu'elle fasse sa vie avant et la vérité, c'était surtout que le jour où sa petite Julia se marierait, il prendrait en pleine figure son âge, cela lui rappellerait à quel point il était vieux et à quel point sa petite chérie avait bien grandie. Il sentit alors les problèmes venir quand Hayden commença par "Ecoute papa", ce genre de chose n'était jamais de très bonne augure, encore moins quand c'était suivi par "C'est à propos d'Eileen". Allons bon, qu'est-ce qu'elle avait encore celle là ? Ce n'était pas vraiment qu'il ne l'aimait pas, bon si, il y avait beaucoup de ça, tout chez elle montrait qu'elle n'était pas de leur monde, la façon froide qu'elle avait de s'adresser à lui, sa posture impeccable. Bref, tout. Il en avait d'ailleurs encore eu un aperçu la veille.

"Qu'est-ce qui se passe ? Elle demande le divorce ? C'est pas trop tôt si tu veux mon avis. Vous faites un couple affreux. Enfin, je veux pas me mêler de vos histoire hein, je donne juste mon opinion."



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Hayden McNeilAncien personnageavatar
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« Effectivement, je suis fatigué. Rien à avoir avec mon boulot, cependant. Louise est tombée malade, elle n’a pas dormi de la nuit. » exposa Hayden avec une pensée pour sa fille. « Cette petite ne comprend absolument pas l’utilité de mettre un manteau, visiblement. »

Elle était infatigable, Louise, même quand elle avait froid. Elle voulait toujours aller plus loin que les autres, toujours faire mieux, quand bien même cela signifiait tomber malade. Elle courrait, elle se donnait des défis, elle jouait avec ses amis dans les rues de la Cité Nimbus. Et elle payait durement les conséquences. Pourtant elle recommençait, une fois remise sur pied. Hayden eut un sourire alors que le visage souriant de la petite s’imposait dans son esprit. Elle avait beau être intenable, et le faire tourner en bourrique, ce qu’il pouvait l’aimer, sa petite fille ! Avec ses grands yeux bruns et son sourire éclatant. L’Auror pouvait l’avouer : il était complètement fou de sa petite dernière. De ses enfants en général, d’ailleurs. Mais les garçons grandissaient, et s’éloignaient petit à petit de leurs parents. La vie était faîte comme ça, après tout, et prendre son indépendance était une étape importante et obligatoire dans la vie de chaque individu… Enfin, ils avaient encore le temps. Certes, Tony entamait sa septième année, mais Grady n’était qu’en sixième année, et Gareth encore plus jeune ! Oui, ils avaient encore largement le temps avant que les trois garçons désertent la maison familiale - heureusement d’ailleurs !

« Il faudra que je passe voir Aiden et Julia, tiens… » songea Hayden à voix haute, alors que son père affirmait que sa petite sœur n’avait pas de petit-ami, mais que, de toute façon, elle avait le temps de se préoccuper de ces choses-là.

En soit, Hayden, en tant que grand-frère, était bien d’accord. Même s’il était bien plus ouvert à cette idée que lorsque Juliana avait seize ou dix-sept ans, il devait bien l’avouer. Tant que son potentiel petit-ami était un jeune homme sur tout point respectable – et il était Auror, il pouvait vérifier – et qu’il faisait le bonheur de sa petite-sœur, il ne trouverait rien à y redire… Après tout, la jeune femme avait accepté Eileen – bien mieux que son père – et Hayden pourrait faire l’effort de faire la même chose avec celui que Julia leur présenterait. Même si, pour l’instant, il n’y avait pas trop de quoi s’inquiéter, selon les dires de son père. Puis, Hayden n’était pas venu parler de la vie sentimentale de sa sœur, mais bien de la sienne, et des problèmes que John rencontrait avec celle-ci. Aussi, il amorça sa phrase, avant de s’interrompre et de redresser vivement, jetant un coup d’œil incrédule à son père.

Il avait mal entendu, n’est-ce pas ? Oui, forcément, songea-t-il en dévisageant l’homme. Son propre père ne pouvait pas se réjouir de son divorce, tout de même ? De son divorce qui n’avait même pas lieu ? C’était aberrant ! Et blessant. S’il savait que John n’avait jamais porté Eileen dans son cœur, il ne l’aurait jamais cru capable d’être aussi heureux d’apprendre une telle – fausse – nouvelle. Par Salazar, il se permettait même de qualifier le couple qu’il formait avec Eileen « d’affreux » !

« Je… Comment ? Mais non, bien sûr que non, quelle idée ! » s’exclama Hayden en secouant la tête. « Et même si c’était le cas, comment pourrais-tu te réjouir d’une nouvelle pareille, par Merlin ? Même si tu n’apprécies pas Eileen ! Tu as pensé aux enfants, ou même à moi ? »

Il secoua la tête, avant de souffler. Son père ne finirait pas de le surprendre.

« Cela dit, c’est justement pour te parler de ça que je suis venu. Ecoute papa, je sais que tu n’aimes pas Eileen, et je crois qu’elle l’a compris aussi. Même les enfants s’en sont rendu compte ! Mais s’il te plait, essaie de faire un effort. Je ne te demande pas grand-chose, juste d’être plus courtois envers elle. Je suis certain que tu l’adorerais, si tu parvenais à passer outre le fait qu’elle ait reçu une éducation bourgeoise. Eileen ne ressemble en rien à sa famille, papa. Mais c’est ma femme – c’est la femme de ma vie – et elle fait partie de notre famille, que tu le veuilles ou non. »

Il resta silencieux quelques instants, avant de poser une dernière question :

« Qu’est-ce qu’elle t’a fait, pour que tu agisses comme ça avec elle ? Qu’est-ce qu’elle a fait de mal ? »


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John McNeilPersonnage décédéavatar
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Il hocha silencieusement la tête alors que son fils lui annonçait que Louise était malade, pauvre petite puce, il rit doucement lorsque Hayden mentionna le fait qu'elle ne mettait pas son manteau pour sortir. Comme tous les enfants de son âge, il avait lui aussi bataillé avec ses enfants pour qu'ils mettent un manteau pour sortir, surtout en octobre, il faisait plus frais et l'humidité était traite. Enfin, c'était surtout Gloria qui bataillait parce que lui même était souvent absent ou il se contentait de rire doucement aux frasques enfantines des jumeaux et plus tard de Julia. Ils abordèrent ensuite le sujet de la véritable présence de Hayden chez lui, il voulait parler d'Eileen et visiblement, il ne venait pas annoncer son divorce, c'était dommage mais pas surprenant. Et puis, en fait, il s'y était habitué à Eileen, il avait pris l'habitude de la maudire pour tout et pour rien, ne plus la voir aux repas de famille lui enlevait un moyen de râler.

Il remarqua la surprise sur le visage de son fils, il semblait choqué par ses paroles, pourtant, il n'avait rien dit de pire que d'habitude, enfin il lui semblait l'air outré de Hayden lui fit légèrement lever les yeux au ciel, il avait le don de tout dramatiser, bien sûr que non, il ne serait pas heureux du malheur de son fils ni de ses petits-enfants mais parfois, il valait mieux être seul que mal accompagné. Lila ne semblait pas souffrir de la séparation de ses parents, enfin, elle n'avait connu que ça puisqu'ils n'avaient jamais été ensemble mais c'était pour dire, ils seraient tristes puis finiraient par se faire à la situation. Et à ce moment là, lui, John, pourrait maudire Eileen. Mais bon, visiblement, il ne pourrait jamais le faire puisque son fils partait dans un discours sur le fait qu'il aimait sa femme et blabla, elle était la femme de sa vie, tout était beau, tout était parfait. Et lui, ben il devait s'y faire et c'était comme ça, il avait beau dire qu'il n'était pas d'accord, il n'avait son mot à dire avec ses enfants, c'était quand même un monde, il était leur père non ? Pourquoi, ils n'en faisaient qu'à leur tête sans écouter ses conseils ? C'était frustrant à la fin et très dévalorisant pour lui, il était rabaissé en permanence, à croire que ses propres enfants le prenaient pour un idiot. Il poussa un soupir alors que Hayden lui posait la question gênante. Il fronça les sourcils et se referma sur lui même.

"Roh tu me fatigues à la fin, c'est pas possible ça. Je fais des efforts bordel de Troll, je l'accepte dans ma maison déjà mais tu crois quoi ? Que c'est facile de la voir se pavaner ? Me prendre de haut comme ça, comme si je lui étais inférieur. Elle me méprise depuis le premier jour ou je l'ai rencontré, avec sa froideur, son air pincé et ses manières de princesse. Elle est exactement comme ceux de son rang, à mépriser tous les autres. Tu sais rien de leur monde, moi, je les ai côtoyé et je peux te dire qu'on ai rien que de la bouse de dragon périmé pour eux, quand on a besoin de toi on t'utilise mais une fois qu'on t'a pressé jusqu'à la moelle, on te jette comme une vieille chaussette. Alors oui, elle est peut-être différente mais avec toi, parce qu'elle t'aime, le jour où ce ne sera plus le cas, tu pourras dire que je t'aurais prévenu. Mais comme d'habitude, je suis qu'un vieux ronchon qui ne mérite aucun égard et qui ne mérite pas d'être écouté. Fais ce que tu veux Hayden mais me dis pas ce que j'ai à faire. Je fais déjà beaucoup d'effort crois-moi mais quand elle prend à peine le temps de répondre à tes questions, quand tu essayes d'être un minimum courtois et qu'elle t'envoie sur les roses en te balançant une pique, je suis désolé mais je dis non. Je suis peut-être un vieux con mais faut pas me prendre pour un imbécile."

John se tut, légèrement essoufflé, passablement énervé aussi, il n'allait quand même pas se laisser dicter sa conduite par son fils, le gamin qu'il avait élevé, ça certainement pas. Il plongea son regard dans le sien, un regard dur, colérique et blessé.

"Si c'est tout ce que tu étais venu me dire, tu peux partir, je ne te retiens pas. Je retiens la leçon, je n'adresserais plus la parole à ta femme, elle ne se sentira pas agressé comme ça. Tu pourras lui dire aussi que Gloria s'occupera de Louise, ça la rassurera peut-être sur le fait que je ne la touche pas et que je ne la perverti pas avec mes idées d'ouvrier arriéré."

Le retraité déplia alors son journal et se cacha derrière, ignorant volontairement son fils pour lui montrer qu'il pouvait partir ou rester, il s'en moquait, il ne voulait surtout pas qu'il croit qu'il trouvait sa présence indispensable à sa survie.



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Hayden McNeilAncien personnageavatar
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Tout avait toujours été compliqué, dans leur famille. Entre la relation conflictuelle qu’il entretenait avec son jumeau, et celle que sa femme avait avec son père, les repas familiaux n’étaient pas toujours d’une gaité absolue. Il avait encore en mémoire la première rencontre d’Eileen avec ses parents, qui ne s’était pas vraiment bien passée – quel bel euphémisme. Oh ce n’était pas tant sa mère qui posait problème, au contraire ! Gloria avait toujours accepté Eileen, et se s’arrêtait pas à l’éducation qu’elle avait reçue, chose qui, au contraire, avait l’air d’avoir toujours embêté son père. Les piques entre eux étaient fréquentes, et il savait très bien qu’Eileen ne se laisserait pas marcher les pieds, quoiqu’il arrive. Avec le temps, évidemment – et heureusement – les tensions s’étaient calmées. Hayden soupçonnait aussi la naissance de leurs enfants d’y être pour quelque chose. Il n’empêche que les piques revenaient souvent, que, visiblement, la dernière avait été de trop, et qu’il avait juré à sa femme d’aller parler à son père.

Et comment aurait-il pu prévoir que la première pensée qui traverserait l’esprit de John serait celle du divorce ? Et qu’il s’en réjouirait ? Un divorce avec Eileen était inimaginable dans l’esprit d’Hayden. Cela faisait près de vingt ans qu’ils étaient ensemble, et, si certes une routine s’était installée, sa vie continuait à tourner autour d’elle, et autour de la famille qu’elle lui avait donnée. Evidemment, il y avait quelques petits facteurs qui intervenaient – les Mardoliens, pour ne citer qu’eux – mais la priorité d’Hayden restait la même. Il ferait toujours passer sa famille avant tout. Sa femme, ses enfants, son frère, sa sœur, ses parents, sa nièce. Malgré les tensions qui régnaient, songea-t-il en posant un regard pensif sur son père, qui lui répondait.

C’était étrange, cette manière que son père avait de voir Eileen. Jamais Hayden ne l’avait trouvé méprisante, froide, ou qu’elle se pavanait, même avant qu’ils soient en couple. Au contraire, il avait toujours vu en elle une femme chaleureuse, forte et déterminée. Peut-être que ses sentiments aveuglaient sa vision, mais au bout de vingt ans, il pensait avoir pris suffisamment de recul pour pouvoir proclamer un jugement plutôt véridique. Il était probablement celui qui connaissait le mieux Eileen – il partageait sa vie, tout de même. Non, ce n’était pas possible, que son père la voit uniquement comme une femme distante, au bout de toutes ces années.

Levant les yeux au ciel à l’entente de ses dernières paroles, Hayden se passa une main lasse sur le visage, et souffla doucement, avant de se rasseoir calmement. Il était Auror depuis des années, par Merlin, il n’avait plus l’âge de perdre son sang-froid dans une simple discussion avec son père ! Surtout, que, plus que tout, il souhaitait pouvoir parler des tensions qu’il y avait entre Eileen et l’ancien ouvrier posément. C’était possible, après tout, n’est-ce pas ?

« Eileen n’est pas méprisante. » commença-t-il en se redressant légèrement. « Je suis désolé que tu la vois comme ça, mais je ne comprends franchement pas sur quoi tu peux te baser. Je veux dire, elle a quitté ses parents alors qu’elle venait à peine d’être majeure, elle a tout fait pour ne pas être associée à eux. Sa famille l’a renié lorsqu’elle m’a épousé, comment est-ce que tu peux dire  qu’elle est exactement comme ceux de son rang ? »

Hayden soupira, garda le silence quelques instants, puis reprit :

« Sa manière d’être peut ne pas te plaire au premier abord, soit. Ce n’est pas pour autant pour tu ne peux pas essayer de passer au dessus de ça, si ? Elle n’a jamais rien fait de répréhensible, après tout. Evidemment, je ne te demande de faire tous les efforts, j’en parlerai aussi à Eileen. »

Il passa une main sur sa mâchoire – il allait devoir se raser, nota-t-il un peu inutilement, le regard posé sur John.

« Mais nous n’avons pas besoin de nous disputer pour ça. » tenta-t-il.

Ce serait bien dommage.


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John McNeilPersonnage décédéavatar
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John leva les yeux au ciel derrière son journal lorsque son fils laissa entendre que sa femme n'était pas méprisante avec lui. Comme si Hayden savait comment elle était quand ils étaient seuls. Il avait toujours l'impression d'être de trop dans son propre salon avec elle dans les parages. Elle lui avait volé son fils et ensuite, elle avait des idées étranges, elle gardait son air pincé en toute circonstance, alors peut-être qu'il ne l'avait pas très bien accueilli à son arrivé mais là, ce n'était pas lui qui avait tous les torts. Il avait même tenté de nouer la conversation la veille et ça n'avait pas été facile. Il devait bien reconnaître que sur le côté famille, ils partageaient le même souci même s'ils n'avaient pas la même conception d'éducation. Mais là, il se faisait sonner les cloches par son propre fils, c'était un peu fort, c'était ça qu'elle voulait depuis le début, une dispute, une cassure entre son fils et lui. C'était une petite vipère.

"Humfff"

Il doutait fortement qu'elle fasse des efforts, la preuve, son fils pouvait bien parler mais jusqu'à aujourd'hui, c'était lui qui avait fait tous les efforts, c'était toujours à lui qu'on disait d'être un peu plus souple. Alors il reconnaissait que sa belle-fille n'était pas tout à fait du même moule que les autres de son monde, qu'elle avait des bons côtés mais il continuait de penser qu'elle ne pouvait pas appréhender son monde à lui et qu'elle pervertissait petit à petit son fils. Il était heureux bien entendu qu'il ait réussi sa vie loin de la Cité, comme auror mais il aurait bien aimé qu'ils partagent plus parfois, comme une petite complicité. Chose qu'il n'avait avec aucun des jumeaux. Il était ronchon, il le reconnaissait volontiers et emporté, Gloria le lui faisait souvent remarquer mais quand même, il ne partageait pas tous les torts, zut à la fin.

Il redressa légèrement la tête et jeta un coup d'oeil à Hayden lorsque ce dernier sembla vouloir faire la paix mais il ne l'entendait pas de cette oreille. Il n'était pas le copain de son fils, ni son fils d'ailleurs. Il était son père et il ne supporterait pas qu'on le rabroue comme un enfant.

"Je ne me dispute pas. C'est toi qui parle qui me reproche des choses sans fondement parce que ta femme a mal pris le fait que je tente d'être agréable. Je ne sais pas trop pour qui tu me prends Hayden mais je suis ton père alors la prochaine fois, je te serais gré de ne pas me parler sur ce ton."

Et lui, il avait peut-être oublié que son fils n'était plus un adolescent mais bien un homme qui exprimait ce qu'il ressentait. Mais ça n'empêchait pas qu'il restait son père. John redressa son journal et s'enferma dans un silence bougon. Il n'aimait pas ce genre de conversation, il était en train de mouronner, essayant vainement de comprendre son journal mais il relisait inlassablement la même ligne. Il poussa un soupir et plia lentement la Gazette. Il posa ensuite son regard sur son fils.

"Je ferais un effort si elle en fait en retour."

Il attrapa alors sa tasse de thé devenu froid et la vida en grimaçant. Ce qu'il pouvait détester le thé froid, c'était vraiment affreux comme breuvage. Il admira ensuite le feu dans la cheminée, il se sentait tellement las, plus qu'il ne l'avait été auparavant. Il avait l'impression d'être vieux et pourtant, il ne l'était pas tant que ça alors comment expliquer le fait qu'il avait l'impression d'avoir dix ans de plus que son âge ?

"Tu as raison, ne nous disputons pas pour ça. Les enfants vont bien ?"

Autant repartir sur un sujet sain, quelque chose de neutre qui ne rouvrirait pas les hostilités. Il ne voulait pas se disputer avec ses enfants, il avait besoin d'eux pour vivre, plus qu'ils ne le pensaient sans doute.



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Hayden McNeilAncien personnageavatar
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Son père avait toujours été un râleur. Ce côté de sa personnalité s’était accentué au fil des années, mais il avait toujours été présent, d’aussi loin que remontaient ses souvenirs. Evidemment, Hayden aimait John, sans le moindre doute – c’était son père tout de même. Mais il était devenu assez âgé pour pouvoir prendre du recul et reconnaître clairement que son père pouvait, par moment, se montrer particulièrement pénible. Depuis qu’il avait épousé Eileen, ce genre de petits conflits l’opposaient régulièrement à John. Rien de grave, évidemment, mais ils s’étaient plus d’une fois disputés à ce sujet. Lorsqu’il avait évoqué le sujet avec sa mère, Gloria lui avait conseillé de laisser couler, tout simplement. Rien ne parviendrait à faire changer son père d’avis, il était bien trop buté pour ça. Aussi, Hayden avait écouté ce conseil, et s’appliquait seulement à ce que les déjeunés de famille se déroulent le mieux possible. Parfois, il y avait seulement un ras-le-bol, comme maintenant.

Il soupira à l’entente de la tirade de son père, ainsi que devant son entêtement à couper court à toute conversation. Certes, ce n’était pas forcément une discussion agréable à avoir, mais la fuite n’aidait sûrement à faire avancer les choses, bien au contraire ! Cependant, John semblait vouloir finalement enterrer la hache de guerre puisqu’il finit par baisser son journal, avant de lâcher – presque à contrecœur, cependant – qu’il ferait des efforts uniquement si Eileen en faisait aussi. Hochant la tête, ne trouvant pas ça utile de rajouter quelque chose, Hayden nota intérieurement de faire part de l’issue de la conversation à sa femme. En soit, il était certain que si son père arrêtait de ne voir en Eileen qu’une bourgeoise méprisante, les deux pourraient bien s’entendre, ou du moins, avoir des discussions bien plus posées et intéressantes.

Cela dit, il était hors de question de remettre le sujet sur le tapis maintenant, et Hayden se contenta d’esquisser un sourire lorsque John déclara ne pas vouloir se disputer avec lui, avant de lui demander des nouvelles des enfants, revenant ainsi sur un terrain neutre. Demander des nouvelles de ses enfants à une mère ou à un père de famille, c’était être certain de pouvoir détourner la conversation du sujet initial. Hayden ne se fit pas prier.

« Hum… Les enfants vont bien, oui. Louise est tombée malade, elle a chopé un virus, quelque chose du genre, elle n’a pas dormi de la nuit, mais ça allait mieux ce matin. Les garçons sont à Poudlard, et si on a de leurs nouvelles, tu imagines bien qu’envoyer des lettres à leurs parents n’est pas leur occupation première ! Mais bon, tout à l’air d’aller bien pour eux, cela dit. C’est l’année des ASPICs pour Tony, mais je ne m’inquiète pas trop, et on a réussi à arracher à Grady la promesse qu’il travaillerait plus cette année. »

Il n’était pas certain qu’elle soit tenue, mais c’était toujours ça.

« Je compte passer voir Juliana bientôt, voire l’inviter à dîner à la maison, avec Aidan, ça fait longtemps que je ne les ai pas vu… Tout se passe bien, sinon, à la Cité ? J’avoue que je n’ai pas encore eu le temps de me pencher sur ce qu’il se passait. Et maman va bien aussi ? »

Il avait beau habiter à la Cité Nimbus, il n’était pas pour autant toujours au courant de tout les rebondissements qu’elle pouvait bien connaître.


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John McNeilPersonnage décédéavatar
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Un sourire attendri apparut sur son visage alors que Hayden évoquait ses enfants. Il se rappelait bien lui de la période où les jumeaux étaient à Poudlard. Bien sûr, il n'avait pas toujours été très présents pour eux entre son travail et sa lutte syndicale mais il avait toujours fait de son mieux pour être là quand même et leur apporter l'amour et le soutien dont ils avaient besoin pour grandir et s'épanouir. Son sourire s'agrandit à l'évocation de Grady, il avait toujours été un sacré farceur celui là. Et il avait raison, il fallait profiter de la vie tant qu'on était encore vivant et pas trop vieux sinon à quoi bon ? Il hocha la tête d'assentiment alors que son fils évoquait le fait d'inviter son frère et sa soeur à dîner. Si il n'était pas toujours en accord avec ses enfants et si il persistait certaines rancœurs du côté d'Aidan, il était heureux de savoir que ses enfants se parlaient et se voyaient régulièrement entre eux. C'était le plus important à ses yeux, la bonne entente. Lui même avait perdu sa sœur beaucoup trop tôt et il le regrettait chaque jour.

"Ça fait un moment que je n'ai pas revu ta soeur et ton frère non plus. Peut-être que j'irais faire un tour du côté de Bristol un de ces quatre. Personne vient me voir, il prit un léger air bougon avant de poser son regard sur Hayden. Le calme semble être revenu sur la Cité. Personne ne parle de rien alors ça laisse paraître qu'il ne se passe rien mais la maladie est bien là, elle touche de plus en plus de gens. Quant à ta mère et bien, j'imagine qu'elle va bien. Elle ne veut rien me dire mais j'ai bien vu qu'elle semble plus fatiguée que d'habitude. Ça... ça se sent ces choses là."

Il prit un air soudain las, légèrement attristé. Il s'inquiétait pour Gloria, sans doute beaucoup plus qu'il n'aurait dû mais il avait un mauvais pressentiment. Quelque chose qui ne voulait pas le lâcher, comme si un malheur allait très bientôt s'abattre sur eux. Evidemment, rien ne pouvait confirmer ce qu'il avançait mais parfois il avait peur. Peur pour sa famille, peur pour l'avenir qui ne présageait rien de bon. Bien sûr, lui il avait fait sa vie mais ses enfants et ses petits-enfants avaient à peine commencés la leur et il ne voulait pas leur laisser un monde comme celui qui s'amorçait, empli d'inégalités sociales et de maladies terrifiantes causées par des entreprises qui privilégiaient le profit au détriment de ses ouvriers.

"Et toi alors, le travail ? Tu as arrêté un méchant récemment ?"

Tout était plus simple quand on ne s'arrêtait pas au fond du problème, quand on laissait couler. Il ne voulait pas rendre ses doutes réels et pour les ignorer, mieux valait ne pas en parler.



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La Consumeuse était un véritable fléau, coupable de tous les maux des habitants de la Cité Nimbus. Le père des Whitaker en était mort l’année dernière, et il n’était pas le seul. Beaucoup étaient touchés, beaucoup en souffraient. Eux-mêmes n’étaient pas à l’abri – personne ne l’était. Les garçons étaient à Poudlard pendant la majeure partie de l’année, ce qui leur offrait une protection supplémentaire. Louise, elle, vivait à la Cité, tout le temps, ne la quittait pas. Eileen aussi pouvait être victime de cette maladie, tout comme lui, tout comme ses parents. Et si cela arrivait à sa famille, Hayden n’était pas certain de le supporter, de le tolérer. Tant que ça arrivait aux autres, ce n’était pas si concret, ni si présent. A partir du moment où ça touchait ses proches, cela prenait tout de suite une dimension plus réelle, plus terrifiante.

Cependant, lorsque son père évoqua Gloria, l’attention d’Hayden se fit plus prononcée. Il n’était pas étonnant que sa mère soit de plus en plus fatiguée. Elle vieillissait, et ne souhaitait pas pour autant lever le pied, continuant à se surmener. Cependant, si même son mari remarquait son état de fatigue avancé, c’était mauvais signe. Fronçant les sourcils, Hayden jeta un regard vers la cuisine tendant d’y apercevoir sa mère. Il avait définitivement un mauvais pressentiment, et priait pour qu’il soit faux. Il était peut-être un peu trop paranoïaque, à voir la Consumeuse partout, et il ne s’agissait peut-être que d’une simple fatigue liée au surmenage. Probablement, même, décida-t-il en chassant ce genre de pensées, se composant un visage plus calme.

« Tu me tiendras au courant, au sujet de maman ? » demanda-t-il cependant, avant d’enchaîner sur la question que son père venait de lui poser : « Le travail se passe bien ! On a arrêté plusieurs gros trafiquants il y a peu, et j’ai quelques enquêtes à élucider. Mais globalement, tout va bien. »

Il avait toujours aimé son métier, qui était des plus passionnants, et n’avait jamais regretté un seul instant d’être devenu Auror, bien au contraire, même.

Les deux McNeil continuèrent à parler quelques instants, avant qu’Hayden décrète devoir retourner chez lui pour dîner. Après avoir embrassé ses parents, il gagna sa propre maison, où l’attendait déjà Eileen et Louise. Il savait bien que les relations entre son père et sa femme n’étaient pas bonnes – et c’était un joli euphémisme – mais il ne pouvait obliger aucun des deux à arranger les choses ; il fallait que les efforts viennent des deux côtés.

RP terminé.


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