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 Les habitudes ont la vie dure [Adonis]

Léa OllivanderAncien personnageavatar
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16 Octobre 2007



    La porte d'entrée se referma toute seule, enfermant Léa entre 4 murs. Peut-être était-ce pour cela que les aurors étaient friand de ce bar, parce qu'il donnait parfois des allures de prison? Pourtant, ce bar était agréable. Le Circée, tenu par "Bob", était connus par les sorciers de Bristol. Habitant non-loin de là, Léa avait prit pour habitude d'aller y boire un verre tous les dimanche soirs. Pas forcément parce qu'elle aimait boire un verre, elle aimait juste changer d'ambiance, cela lui permettait de se socialiser en quelque sorte. En dehors de ces relations de travail, Léa ne vivait pas très entourée, ce n'était pourtant pas faute d'être une jolie femme et d'être agréable à vivre. Elle n'avait pas la réputation d'être de mauvaise compagnie en tout cas. Pourtant elle vivait avec un mur nettement séparé entre sa vie publique, au Ministère, à Poudlard actuellement, et sa vie privée chez elle, seule. Le bar de Bristol était une manière de concilier les deux, proche de chez elle tout en observant, en écoutant des gens parler de leur travail. Elle y entrait seule mais y était toujours entourée, parfois même quelqu'un venait la rejoindre discuter.

    Non vraiment, c'était un bar agréable. La seule trace d'une routine dans sa vie. S'installer dans un train-train quotidien ne lui allait pas, mais ça... si, ça, ça restait. C'est pour cela que malgré son poste à Poudlard, la jeune femme continuait à y aller un soir dans le week-end et c'est en ce samedi soir qu'elle y mettait les pieds. Balayant la salle des yeux, Léa s'aperçut que le bar était déjà bien fréquentée en cette fin de journée, les membres du ministère devaient avoir finit leurs heures de boulot et buvaient un verre avant de rentrer chez eux probablement. Comme elle, elle le faisait avant. Excepté que personne ne l'attendait chez elle. S'avançant, Léa salua avec un sourire la jeune serveuse qui apportait des boissons à la table qui était proche de la porte, et se dirigea vers une table ronde déserte.

    S'asseyant sur une chaise de bois, la jeune femme retira son manteau blanc et attendit qu'un serveur vienne s'occuper de sa commande, ce qui ne tarda pas.

    "Bonsoir. Qu'est-ce que je vous sers?
    -Spaghetti bolognaise avec des morceaux de bacon.
    -Très bien. Vous voulez boire quelque chose?
    -De l'eau suffira, merci."


    Toujours la même commande. La jeune homme s'autorisa un léger sourire puis disparu en cuisine. Soupirant, Léa s'adossa à sa chaise et observa les gens qui étaient autour d'elle en attendant.


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Adonis GreengrassChargé de mission performance de l'administrationavatar
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Adonis s'ennuyait légèrement, il écoutait distraitement Archibald lui raconter ses derniers déboire amoureux tout en faisant distraitement tourner son vers d'une main. Octobre, ils étaient déjà en octobre et il avait vu ses espoirs de mariage avec Rosaleen réduit à néant à cause du petit Nott. Elle était fiancée, il aurait tellement voulu qu'il parte, qu'il la quitte, l'abandonne à jamais et lui, il serait là. Pour la réconforter, la consoler, une oreille attentive. Mais il ne fallait pas qu'il y compte de trop. Il avala une gorgée de Whisky avant de poser son regard sur son ami. Il esquissa un léger sourire à son attention, il ne lui avait pas encore parlé de la menace de son oncle, il devrait peut-être le faire.

Ils étaient censé être meilleurs amis et il se rendait compte que Archibald ne connaissait pas un quart de qui il était réellement, il ne connaissait que la façade lisse et vide qu'il voulait bien montrer. Et finalement ça l'arrangeait bien mais le jour où il aurait besoin que son ami mente pour lui, le ferait-il ? Lorsqu'il apprendrait qu'il lui avait menti pendant des années, prendrait-il sa défense ? Il devenait un peu trop paranoïaque pour son propre bien, il n'avait pas à douté, ils s'étaient promis il y avait des années qu'ils se protégeraient toujours. Et puis, il ne lui arriverait rien, il n'y aurait jamais de preuve contre lui, jamais rien qui pourrait impliquer son implication dans telle ou telle affaire, il était bien trop méticuleux pour cela.

Il leva les yeux vers son ami qui partait, il ne lui avait parlé de rien finalement, il l'avait juste écouté, tant pis, ce serait pour une prochaine fois, il lui parlerait de ses obligations plus tard. Et puis, il avait encore un an pour y penser. Moins d'un an lui souffla une petite voix dans son esprit, il vida son verre d'une traite et laissa son regard parcourir la pièce. Il s'arrêta alors sur une jeune femme, seule, peut-être était-ce sa chance, il avait encore le temps pour prendre un peu de plaisir. Et même après, rien ne lui interdisait de trouver le plaisir en dehors de son lit conjugal, c'était juste légèrement désapprouvé par la morale mais il se fichait bien de la morale, il y avait bien longtemps qu'il avait oublié de la respecter. Il se leva de sa chaise, afficha un léger sourire avenant sur son visage et s'approcha d'elle, c'est à cet instant qu'il la reconnut, son sourire se fit légèrement plus franc, plus charmeur, cela serait d'autant plus intéressant.

"Miss Ollivander, quelle agréable surprise de vous croiser ici."

Il posa ses mains sur la chaise qui faisait face à la jeune femme et agrandit légèrement son sourire. Toujours se montrer poli et courtois, toujours faire croire qu'on portait de l'intérêt à ce que l'on demandait, c'était la clé de la réussite.

"Le département est bien vide depuis que vous êtes partie, j'espère que votre nouvel emploi est au dessus de vos espérances."


Adonis Greengrass
Léa OllivanderAncien personnageavatar
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    Manger quelque chose de chaud et de bon qui sortait du quotidien de Poudlard lui faisait un bien fou. Elle aimait l'idée que rien n'avait changé malgré l'étrangeté de la chose. Elle qui aimait le changement, la voilà qui devenait presque mélancolique. Du grand n'importe quoi. Mais en même temps qu'elle continuait cette routine, le seul fait de venir était un changement en soi car habituellement, elle changeait tout. Le fait de ne pas changer était alors lui-même un changement. Sans compter que son changement de situation changeait aussi la donne, changeait son style de pensées. Elle ne réfléchissait plus à son rapport qu'elle devait rendre lundi ou ne cherchait pas un moyen de retirer son épingle du jeu pour imposer sa volonté dans une affaire, non. Elle réfléchissait aux élèves qu'elle avait eu durant la journée, à l'attitude qu'elle avait eu et qu'elle devrait avoir à l'avenir. Elle pensait aux cours qu'elle allait devoir rédiger et les recherches qu'elle souhaitait effectuer pour son prochain ouvrage.

    Et tout ça, en mangeant avec plaisir ses spaghetti. Franchement pas très glamour ou élégant face à la gente masculine qui préférait sans nul doute les femmes qui savaient apprécier les mets raffinés. Elle aimait aussi, mais les spaghetti de Bob étaient franchement divins... Rien que d'y penser, elle en avait l'eau à la bouche, alors pourquoi se priver quand elle pouvait se le permettre?

    "Miss Ollivander, quelle agréable surprise de vous croiser ici."

    Léa leva les yeux pour croiser le regard d'un individu qui lui était familier. Adonis Greengrass. Essuyant ses lèvres, Léa sourit.

    "Greengrass. Vous aussi vous êtes adepte de ce bar?"

    Léa but une gorgée d'eau alors qu'il lui demandait, en quelque sorte, de ces nouvelles. Un sourire amusée éclaira son visage. Elle avait conscience du remue-ménage qu'elle y avait mit quand elle travaillait, et ce, dans tous les bureaux où elle était passé, c'était sûr que sans elle, certains devaient avoir du mal à s'habituer à cette nouvelle tranquilité... Greengrass était trop jeune pour qu'elle est travaillé avec lui car le bureau de liaison des gobelins était un des premier bureaux qu'elle avait fréquenté au département de Marchebanks. Néanmoins, en tant que collègue du département, elle l'avait fréquenté régulièrement, pour parler d'affaires pendant une pause par exemple. Approuvait-il ses idées et ses méthodes de travail? Elle n'en savait rien. Et à vrai dire, elle s'en fichait un peu, les critiques sur son travail après 14 ans de service au ministère, lui passait un peu au-dessus de la tête après toutes les critiques qu'on lui avait fait.

    "J'avais oublié à quel point certains pouvaient être insolent ou paresseux, mais dans l'ensemble, ça se passe très bien. Et vous? Vous vous ennuyez pas trop? Toujours des problèmes avec les gobelins? Frasen a abandonné l'idée de faire vérifier les comptes de Gringotts par des sorciers?"

    Frasen était un homme d'une cinquante d'années. Il avait un des collègues qu'elle avait le moins appréciés pendant ses deux ans au bureau de liaison avec les gobelins. il faut dire qu'il marchait à l'envers l'un de l'autre. Alors que Léa était pour une plus grande autonomie des gobelins, une plus grande compréhension et surtout plus de respect envers eux, Frasen militait pour plus de surveillance, plus de "coopération", c'est-à-dire se mêler de toutes leurs affaires, estimant qu'on ne pouvait pas faire confiance à un gobelin. Sa dernière lubie en date, c'était ceci : faire surveiller les comptes de Gringotts par des sorciers, soit-disant que des sommes lui avait été volé... Cela dit, peut-être qu'en trois mois, il était revenu à la raison? On pouvait toujours espérer même si, en ce qui le concernait, Léa n'attendait pas grand chose de lui. Il faisait partie des causes de son départ de ce bureau. De toute manière, c'était quasiment toujours à cause de ses collègues ou de la façon dont les choses étaient faites qui gênaient Léa et la poussait à changer de secteur. Le bureau de liaison avec les gobelins n'avait été que le premier d'une longue liste.

    "Vas-y, assieds-toi. Tu viens d'arriver?"

    Un sourire sur les lèvres, Léa poussa la chaise d'en face du bout de ses pieds avant de piquer une boulette de viande du bout de sa fourchette et de la manger.


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Adonis GreengrassChargé de mission performance de l'administrationavatar
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Adonis agrandit son sourire alors que la jeune femme face à lui ne semblait pas mécontente de le voir, elle lui demanda s'il était un habitué de l'endroit ce à quoi, il répondit par une légère inclination affirmative de la tête.

"En effet, je viens régulièrement ici."

Son sourire se fit alors légèrement plus charmeur, il était désespérément seul pour ce soir là et un peu de compagnie féminine ne lui aurait pas déplu, il allait donc se faire légèrement plus avenant et plus charmeur lorsque Léa commença à lui parler travail, il dissimula parfaitement sa frustration, cachée par un sourire poli. Et posa son regard sur la jeune femme pour répondre, il n'avait vraiment pas envie de parler de cet incapable de Frasen mais soit, si c'était ce qu'elle voulait et s'il pouvait avoir ce qu'il voulait au final, il allait répondre.

"Frasen, reste égal à lui même. Un incapable qui n'a toujours pas compris le fonctionnement de penser des gobelins et qui ne fait aucun effort pour traiter avec eux, comme avec des êtres civilisés parfaitement capable de comprendre de quoi on leur parle et comment gérer leurs affaires. Ils sont beaucoup plus intelligents que les sorciers sur certains points mais il ne faut pas le crier trop fort, certains pourraient être outré. Mais dans l'ensemble le département se porte bien."

Il esquissa un sourire volontairement moqueur, il savait qu'elle avait compris et devait très certainement être d'accord avec certaines de ses paroles, il était certain d'avoir visé juste. Léa Ollivander était connu dans tout le département pour ses combats pour les causes perdues. Faire entendre raison à certains sorciers était quasiment impossible, ils étaient trop engoncés dans leur vision archaïque et étriquée du monde. Son sourire s'agrandit alors qu'elle l'invitait à s'asseoir et la remercia d'un mouvement de tête.

"Non, ça fait un petit moment que je suis ici, j'étais avec un ami, hélas, il vient de partir, je m'apprêtais à en faire de même lorsque je t'ai aperçu."

Il avait adopté le tutoiement naturellement après qu'elle même l'ait utilisé, une sorte de rapprochement de son but final. Maintenant, il pouvait commencer le jeu, son objectif, la faire tomber dans ses bras pour une nuit.

"Et toi ? Tu viens souvent ici ? Je suis heureux d'apprendre que ton nouvel emploi te convient."


Adonis Greengrass
Léa OllivanderAncien personnageavatar
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    Il était étonnant que Léa n'est jamais vu Adonis ici alors qu'il prétendait être un habitué des lieux mais peut-être que si la jeune femme ne venait habituellement que le dimanche, Adonis n'y venait jamais? Mais n'ayant aucune raison de douter de sa parole, elle préféra s'attacher à ses paroles sur le travail. Léa ne l'avouerait probablement jamais, mais il était vrai que les batailles perdues lui manquait un peu. Elle aimait batailler contre ses collègues, contre les protocoles, même ses collègues insupportables lui manquaient presque. Pas forcément pour eux d'ailleurs, mais juste parce qu'elle aimait se battre pour ses convictions. A Poudlard... contre quoi aurait-elle pu bien se bagarrer? Ah si, son collègue de Défense si elle le croisait plus souvent. Mais très franchement, il ne valait pas Frasen. Ni aucun autre de ses doubles qui parsemaient le ministère et ses divers départements.

    "Arrête, tu vas me faire regretter de ne pas être rester au bureau de liaison des gobelins plus longtemps..."

    Bien sûr, c'était dit sur le ton de l'humour et avec le sourire. Mais s'il savait... Enfin bref, l'idée était là. Les choses ne changeaient pas.

    "Bon courage alors. Tu -enfin vous- allez en avoir besoin. Enfin, j'ai pas trop d'inquiétude à ton sujet, mais tout le monde n'a pas un instinct qui pousse un sorcier à éviter de s’aplatir devant les difficultés."

    La jeune femme termina sa phrase en faisant tourner ses spaghetti autour de sa fourchette et piqua un morceau de viande en jetant un dernier coup d'oeil à Adonis qui venait de s'assoir avant de mettre cela dans sa bouche. Parler, c'était bien joli, mais il était hors de question de laisser sa nourriture refroidir. Elle écouta en mangeant raconter qu'il était avec un ami et qu'il s'apprêtait à partir mais qu'elle était, en quelque sorte, la cause de sa présence en ces lieux à l'instant.

    "Hum... marmonna Léa en finissant sa bouche. Je te retiens pas si tu veux rentrer chez toi. Je voudrais pas t'empêcher de te reposer."

    Intéressé par sa fréquentation des lieux comme elle l'avait été de sa propre fréquentation du Circée, Adonis semblait vouloir cibler la conversation sur elle. A vrai dire, elle en était agréablement surprise. Adonis avait toujours été un collègue qu'elle respectait mais une de ses anciennes collègues parmi les plus en phase avec ses idées le haïssait. Difficile de garder une opinion positive sur son cas. Mais il n'avait jamais rien fait pour attirer ses foudres et elle le trouvait plutôt agréable même s'il n'était pas parmi ceux avec qui elle avait le plus d'affinités. Il faut dire qu'en travaillant dans des bureaux différents... C'est pourquoi cette affection et cet intérêt la surprenait. Mais après tout, les gens changeaient... Et peut-être que se voir hors du travail changeait la donne? Peut-être.

    Léa réfléchit un instant, prenant comme prétexte le fait d'avoir la bouche pleine, pour ne pas répondre tout de suite. Ses habitudes au Circée faisait partis de sa vie privée. En révélant son habitude, elle prenait le risque de le croiser tous les week-end. Non pas que sa présence lui déplaisait mais l'idée de le voir tous les week-end ou même simplement qu'il pouvait s'immiscer dans son rituel la dérangeait. C'est pourquoi, quand elle termina sa bouche, elle ne dévoila qu'une partie de la vérité :

    "Je venais tous les dimanches soirs avant. Mais avec Poudlard, je peux moins y aller."


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Adonis GreengrassChargé de mission performance de l'administrationavatar
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Adonis s'esclaffa légèrement lorsque Léa laissa entendre qu'elle allait bientôt regretter d'avoir quitter le service des gobelins si il continuait, il ne savait pas trop ce qu'il avait dit mais visiblement ça fonctionner, Léa était une jeune femme assez étrange, un défi à relever. Il s'installa un peu plus confortablement sur sa chaise, se mettant à l'aise alors qu'elle lui souhaitait bon courage, il la remercia d'un léger hochement de tête et d'un sourire reconnaissant. Il répondit ensuite à la question qu'elle lui avait posé précédemment à savoir ce qu'il faisait ici, il répondit honnêtement et se morigéna intérieurement, il n'aurait pas dû dire qu'il partait, c'était une erreur de débutant mais qui l'aiderait peut-être à rebondir.

"Oh non, tu ne me retiens pas au contraire, c'est un plaisir de pouvoir discuter avec toi."

Il allait devoir trouver mieux si il voulait vraiment la flatter, mais il lui semblait que les flatteries, les belles paroles n'auraient pas d'effet sur elle. Léa n'était pas de celles qui se laissent amadouer avec de belles paroles, c'était légèrement plus compliqué que d'habitude mais il avait bien réussi à baratiner Amelia pourquoi n'y arriverait-il pas avec Léa ? Certes, ce n'était pas tout à fait le même genre de femme. Mais, elles avaient toutes deux représenté un challenge, il devait se montrer à la hauteur, il aimait chasser mais parfois, il aimait la facilité et pour cela, Lilly lui manquait, pas dans le sens où ça avait été très simple mais il avait beaucoup apprécié les talents de la jeune femme qu'il avait bêtement laissé filer à cause d'une stupide erreur de timing. Mais il n'allait pas revenir dans le passé, ce qui était fait, était fait.

Il se redressa légèrement sur sa chaise et se rapprocha imperceptiblement de Léa pour plonger son regard clair dans le sien, un léger sourire aux lèvres, il écouta l'explication de sa présence ici, sans vraiment y prêter attention, il laissa une distance de sécurité néanmoins, l'épisode Charlotte lui avait suffit et il ne pouvait pas prétendre avoir trop bu cette fois-ci.

"C'est fort dommage que Poudlard te prenne autant de temps. Mais si j'ai bonne mémoire, les elfes font de la très bonne cuisine. C'est une sorte de compensation non ?"

Il se recula alors plaquant le dos contre le dossier de sa chaise et héla un serveur pour commander un Whisky pur feu avant d'interroger sa compagne de table du regard, son sourire légèrement charmeur toujours aux lèvres.

"Je peux t'offrir quelque chose ?"


Adonis Greengrass
Léa OllivanderAncien personnageavatar
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    Adonis semblait s'amuser des regrets et si Léa disait cela en plaisantant, il était certain qu'une partie d'elle était nostalgique de ce passé au département. Pour autant, y retourner était exclus. Elle avait fait tous les bureaux et à moins d'être demandé par la commission des créatures dangereuses, elle ne voyait pas ce qu'elle pourrait encore y faire. D'ailleurs elle se demandait comment certains pouvaient encore supporter d'y être. Mais le salaire était une motivation suffisante pour la plupart d'entre eux. Malheureusement. Malheureusement la plupart des employer travaillant au ministère, ou peut-être travaillant tout court, finissaient par plus aimer leur salaire que le travail qu'ils effectuaient. C'était malheureux mais il y avait peu de chance que ça change. Malheureux pour eux et malheureux pour les gens qui venaient les voir. Quand on se fichait de son travail on finissait toujours pas le bâcler pour en être débarrasser, c'était humain. Léa avait fait naitre quelques passions quand elle y travaillait, plus souvent des adversaires que des alliées, mais c'était bien peu.

    Léa n'était pas quelqu'un de particulièrement dérangeant. Elle ne retenait pas les gens et elle ne comptait pas être retenu par qui que ce soit. Ne dépendre de personne et ne jamais laisser personne dépendre d'elle. Sa vie avait dépendu du bon vouloir de son père puis c'était sa soeur et sa mère qui avaient dépendu d'elle quand sa mère s'était révélée incapable de prendre ce rôle. Léa était devenu avec l'âge très indépendante. Les gens vivaient leur vie, elle vivait la sienne et les choses s'arrêtaient là et tout était mieux ainsi. Adonis avait-il répondu qu'elle ne le retenait pas par politesse ou parce que c'était vrai? Rester par politesse était la dernière chose qu'elle voulait. Quand il y avait obligation, l'amitié n'avait plus sa place. Mais il semblait souriant et à l'aise et Léa laissa tomber ses doutes.

    Un plaisir de discuter avec elle. C'était étonnant. Elle n'avait jamais eu l'impression qu'Adonis et elle soient particulièrement... amicaux. Enfin, elle n'allait pas se plaindre si quelqu'un du bureau... de son ancien bureau l'appréciait et cherchait à la revoir. Depuis 4 mois qu'elle avait démissionné, elle n'avait revue personne et personne n'avait cherché à la contacter. En même temps, est-ce qu'il existait un de ses collègues qui savait où elle habitait...? Peu probable. Pour sa part, elle faisait un tour à la poste sorcière de Pré-au-Lard une fois par mois, mais elle ne savait pas vraiment pourquoi parce que sa pile de courrier était souvent assez restreinte. Il fallait dire qu'avec aucuns amis proche et une famille qui la reniait, Léa pouvait difficilement s'attendre à des lettres quémandant de ses nouvelles...

    Mais pour une fois que quelqu'un semblait ravie de la voir, elle n'allait pas faire la fine bouche. Souriante, elle lui répondit :

    "Et tu veux discuter de quoi? De tes problèmes de boulot, de tes mets favoris, de politique ou tes souvenirs de Poudlard?"

    Avec malice, la jeune femme piqua quelques morceaux de jambon après avoir enroulé des spaghetti autour de sa fourchette à l'aide de sa cuillère, avant de la mettre dans sa bouche :

    "Hum... Et la liste n'est pas exhaustive."

    Exhaustive... Qu'est-ce qui lui prenait d'utiliser un mot savant? Enfin pas savant mais... franchement, elle avait pas trouvé plus tordu comme terme? Se désespérant intérieurement, Léa continua de manger. L'écoutant répondre, elle fronça les sourcils lorsqu'il parla de compensation. Il était vrai que les elfes de maison faisait une cuisine formidable. Et si Poudlard lui prenait du "temps", c'était surtout dans le sens où elle n'avait plus la possibilité de sortir de Poudlard quand elle le désirait. A présent, elle vivait à Poudlard, plus à Bristol. Dans ce cas, pourquoi avoir garder son appartement près d'ici? Aucune idée. Elle savait juste qu'elle n'avait pas été capable de s'en séparer. Au cas où. Sa prudence la perdrait. Avec un sourire, la jeune femme lui demanda avec taquinerie :

    "De compensation? Tu insinue que Bob cuisine mal? C'est divin, au contraire, tu devrais goûter."

    Léa secoua ensuite la tête alors qu'il lui proposait de lui offrir quelque chose. La galanterie avait ses limites. En l'occurrence, elle payerait ce qu'elle avait commandé.

    "Ça ira. J'ai déjà à manger et l'eau n'est pas une boisson très onéreuse."

    Onéreux. Nom d'un petit gnome, elle en sortait des mots bizarres aujourd'hui. Elle aurait pu utilisé le mot cher ou gratuit ou... euh... en fait son vocabulaire s'arrêtait là. Mais non, son sens de la formule voulait qu'elle sorte ce mot-là. Se morigénant intérieurement, Léa souriait en réalité et continua de manger. C'était vraiment un délice, elle ne mentait pas à Adonis.


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Adonis GreengrassChargé de mission performance de l'administrationavatar
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De quoi voulait-il discuter, en voilà une bonne question. Rien en particulier, il voulait juste faire un compliment à Léa à la vérité, il ne voyait pas réellement de quoi, ils pouvaient discuter, elle ne faisait plus partie du bureau, ses affaires ne la concernaient donc plus. Il n'était pas suffisamment proche d'elle pour lui demander des nouvelles d'elle personnellement et le personnel de Poudlard avait du bien changer depuis son départ, à sa connaissance, beaucoup de personnes avaient pris leur retraite ou étaient partis vers de nouveaux horizons. La politique, il préférait éviter, Léa était connu pour son engagement envers les Créatures Magiques et il n'avait pas envie de l'entendre soutenir pendant une heure tous les animaux qui lui passaient par la tête, tout comme il n'avait pas forcément envie de dire qu'il détestait les spaghettis bolognaise. Il trouvait la façon de les manger assez inconfortable, il préférait de loin un bon gigot d'agneau.

"Hum... non pas de sujet précis en tête, j'avoue que je n'aime pas m'imposer un sujet de conversation, cela vient comme ça. A moins que tu ne veuilles aborder quelque chose en particulier dans ce cas, c'est différent."

Il avait du mal à cerner Léa, elle semblait un peu... dans son monde et il lui était bien difficile de savoir ce qu'elle pensait, lui qui trouvait l'enjeu amusant au début commençait à s'ennuyer de la chasse, il y avait visiblement un fossé entre eux, elle ne semblait pas répondre à ses avances et plus il passait de temps avec elle, plus il se disait que ce n'était pas un mal. Elle avait trop d'assurance et pas assez de ce petit il-ne-savait-quoi que certaines femmes, comme Lilly possédait, pour être réellement intéressante. Il esquissa un léger sourire poli alors qu'elle l'invitait à goûter la cuisine de Bob.

"Sans façon merci, j'ai déjà dîner."

Pur mensonge évidement, il n'était pas encore rentré chez lui, il n'avait encore eu le temps de rien faire et pourtant, il n'allait certainement pas partager une assiette de spaghetti avec Léa, l'idée le répugnait assez pour qu'il ne tente pas l'expérience. Il retint le soupir qui menaçait de lui échapper lorsque la jeune femme vanta le coup de l'eau. Elle ne comprenait donc rien à rien ou alors en faisait-elle exprès ? Il n'était pas bien sûr mais cela eu le don de l'énervé, il garda néanmoins son sourire poli.

"En effet et c'est tout aussi désaltérant. Et contrairement à ce que certains pourraient penser, ça ne fait pas rouiller. Vraiment formidable n'est-ce pas ?"

L'ironie suintait dans chacun de ses mots et pourtant, il avait parlé d'un ton affable, presque courtois et tout à fait normalement, sans aucune expression sur le visage, rien qui ne puisse laisser penser qu'il n'était pas parfaitement normal. Il était passé maître à ce petit jeu. Il jeta un coup d'oeil à sa montre avant de reporter son attention sur son ancienne collègue, peut-être qu'il était temps d'abandonner la partie et d'accepter que ce soir encore, il rentrerait seul à son appartement.


Adonis Greengrass
Léa OllivanderAncien personnageavatar
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    Avalant une autre bouchée de spaghettis bolognaise, Léa considéra Adonis avec curiosité. Il était venu s'assoir à sa table... juste pour lui dire bonjour. Mais ne pas savoir de quoi parler ensuite était quelque peu déconcertant. Il ne mordait pas à l’hameçon et rien de ce qu'elle avait proposé ne semblait l'enchanter. C'était d'ailleurs étonnant, les hommes aimaient généralement parler d'eux, flatter leur égo, ou faire semblant de s'intéresser à leur voisin pour mieux parler de leur avis ensuite. Bref, malgré son affirmation de vouloir prendre les choses quand elles arrivaient, il semblait plutôt du genre à les regarder passer et à les saluer de la main avec un sourire courtois.

    Tournant sa fourchette dans sa cuillère pour enrouler ses spaghettis, Léa, elle saisit la balle au bond et déclara sur le ton de la conversation :

    "J'organise une sortie pour mes élèves au niveau 4 à la fin de l'année."

    S'il ne mordait pas, cette fois, Léa sentait qu'elle ne pourrait pas grand chose pour lui. L'intérêt qu'il avait soudain sembler lui porter lui semblait soudain exagérer. De la politesse. Son geste n'était rien de plus. Il était simplement plus... envahissant, et surtout plus... chaleureux. Un peu trop pour être de la simple politesse à ses yeux, mais peut-être se trompait-elle. Elle avait l'étrange impression... d'être une erreur.

    Le mot la percuta et elle le chassa de ses pensées.

    Ce n'était pas le moment.

    "Hum... Tu as diner ici?"

    Avec l'ami qu'il avait certainement mentionné. S'il avait diné ici, cela expliquait qu'il n'est plus faim. Léa ne se souvenait pas d'avoir mangé une seule fois ici et d'avoir encore envie de manger.
    Elle garda sa fourchette en l'air une seconde après sa réflexion puis son visage se fendit d'un sourire alors que l'un de ses sourcils se redressait :

    "Tu te payes ma tête là..."

    Léa entendait presque sa soeur dans un coin de sa tête lui répondre "Non, tu crois? Quelle observation". Elle n'avait plus qu'à espérer qu'Adonis ne joue pas les échos de ses pensées. L'ironie, elle aimait ça et son sourire était une réponse à sa petite plaisanterie. Il y avait des chose que Léa aurait bien aimé savoir sur Adonis, notamment si sa réputation d'homme trop charmant était vrai et ce qu'il avait bien pu faire à l'une de ses anciennes Kelly Aberstohn qui était folle de lui un jour et qui, le lendemain, ne voulait plus jamais entendre parler de lui. Mais elle avait du tact et savait faire la différence entre vie privée et vie publique. Ce qu'il faisait de ses week-end ne la concernait en rien et, bien malgré elle, elle devait reconnaitre que ce qu'il faisait au bureau ne la concernent plus non plus.

    "Mais toi, tu veux peut-être quelque chose à boire? A moins qu'après m'avoir dit bonsoir, l'étape suivante soit "au revoir"?"

    Le voir sans rien avoir à grignoter ou à siroter était un peu gênant, elle serait bien plus à l'aise s'il prenait ses aises, sans doute.


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Adonis GreengrassChargé de mission performance de l'administrationavatar
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"J'imagine que tu aurais besoin de quelqu'un pour servir de guide à tes élèves ? Je veux bien leur présenter le secteur Gobelin si ça t'intéresse."

La conversation commençait sérieusement à le lasser et il ne put empêcher l'ironie de ses propos alors lorsqu'elle lui demanda si il se payait sa tête, il ne put empêcher d'esquisser un sourire amusé avant de reprendre son sérieux et de plonger son regard dans celui de Léa.

"Je n'oserais pas me moquer d'un professeur voyons."

Son sourire s'agrandit encore d'avantage avant qu'il ne se laisse retomber sur le dossier de sa chaise et de porter un oeil à son montre. Elle semblait désirer sa présence encore quelques instants mais elle lui faisait clairement perdre son temps. Il voyait bien à son regard qu'elle ne céderait sans doute pas ou alors qu'elle était à la recherche de quelque chose de sérieux comme Amelia mais il n'était clairement pas prêt à recommencer l'expérience qui n'avait pas du tout été concluante. Si ce n'était qu'elle n'avait fait que lui donner un mal de tête impossible et le regret d'avoir laissé filer Lilly qui était réellement une très bonne amante.

"Hum... désolé. Il va vraiment falloir que j'y aille. Désolé Miss Ollivander. Une prochaine fois peut-être. Ce fut un plaisir. Au revoir Léa."

Il esquissa un léger clin d’œil à son attention avant de se lever et de tourner les talons laissant la jeune femme terminer son plat de pâtes à sa guise. Il pouvait dire que sa soirée n'avait pas été très concluante.

Fin pour Adonis


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