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 The mistake [Zacharias & Samaël]

Samaël SmithAncien personnageavatar
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19 octobre 2007

Samaël sentait encore la pression de ses lèvres sur sa bouche, il avait l'impression que les lèvres de Lola étaient encore posées sur les siennes, pourtant le baiser n'avait duré que quelques secondes, juste le temps que Sam comprenne ce qu'il venait de se passer, juste le temps pour lui de se reculer précipitamment. Il n'avait rien vu venir, il n'avait pas compris comment cela avait pu se produire, ils travaillaient ensemble à la bibliothèque de l'université comme presque tous les soirs depuis sa rupture. Il n'avait plus eu la force de travailler dans sa chambre, elle était trop remplie de souvenirs, elle lui rappelait son odeur, son sourire, sa voix, il n'avait plus remangé de pizza depuis leur séparation, son cœur ne s'était pas encore cicatrisé, il n'avait rien oublié, il l'aimait encore tellement. Et Lola l'avait embrassé, il avait d'abord cru qu'elle se penchait vers lui pour lui montrer quelque chose, ce n'est que lorsque le baiser eut lieu qu'il réagit. Ils ne pouvaient pas, elle n'avait pas le droit de faire ça, pourquoi lui faire ça ? N'avait-elle donc pas compris ? Pourtant il lui semblait qu'elle savait pour lui, elle devait savoir qu'il n'aimait pas les femmes, elle avait bien dû s'en douter lorsqu'elle l'avait ramené à la coloc ivre mort. Et pourtant, il fallait croire qu'elle ne s'était douté de rien.

Elle était stupidement tombée amoureuse de lui et il n'avait rien vu, il n'avait pas compris les signes ou n'avait pas voulu comprendre. Sans doute était-ce de sa faute, il n'aurait pas dû se montrer aussi familier avec elle, il n'aurait pas dû lui faire entrevoir des choses inexistantes, il avait dû envoyer des signes sans s'en rendre compte, laissant à Lola de faux espoirs. Il ne l'aimait pas et ne l'aimerait sans doute jamais, par parce qu'il était encore amoureux de Théo, non pas seulement mais aussi parce qu'il ne ressentait plus aucune sorte d'attirance pour les femmes aussi jolies soient-elles. Il s'était donc reculé précipitamment dès qu'elle l'avait effleuré de ses lèvres puis s'était excusé, il l'avait sans doute profondément blessé, elle avait dû avoir la honte de sa vie, alors il s'était excusé et lui avait expliqué, ses préférences tout d'abord, anéantissant tous ses espoirs d'une quelconque relation, puis il s'était attardé un instant sur l'état dans lequel se trouvait son cœur, appuyant encore plus sur l'impossibilité totale de toute autre relation que l'amitié. Il s'était alors levé, il ne pouvait plus rester dans cette pièce étouffante, ne pouvait plus soutenir le regard triste de Lola. Et elle lui avait demandé de rester son ami malgré tout, marquant encore un peu plus le doute chez le jeune homme.

Il était ravi de pouvoir continuer à pouvoir parler à l'étudiante, cependant, ce n'était sans doute pas la solution la plus judicieuse, il ne voulait pas faire souffrir Lola, il ne voulait pas lui faire croire des choses en se montrant trop familier, il ne voulait pas la faire souffrir dès qu'il aurait un geste peut-être un peu trop tendre à son égard. Il ne voulait pas ouvrir en elle une douleur incommensurable, il ne voulait pas que son amour pour lui la fasse souffrir et il savait pertinemment que ce serait le cas, elle ne pourrait pas l'oublier, ne pourrait pas tourner la page sur les vagues sentiments qu'elle croyait entretenir pour lui s'ils étaient tout le temps ensemble. D'un autre côté, il avait vraiment besoin d'une amie mais il voulait être spontané, direct et pouvoir agir sans que ses geste ne soient mal interprétés, il ne voulait pas devoir être toujours dans la retenue et dans la gêne avec ses amis. Il voulait pouvoir être lui même et il ne pourrait pas le faire complètement avec Lola en sachant les sentiments qu'elle entretenait pour lui, il serait sans cesse en train de se demander si elle n'interprétait pas mal son geste ou sa parole, il ne voulait pas alimenter ses sentiments amoureux à son égard.

Il ne savait vraiment pas quoi faire alors il avait préféré fuir en éludant plus ou moins la question de la jeune fille, en faisant une quasi promesse, celle qu'il ferait tout pour ne pas qu'elle souffre à cause de lui, il avait décidément le chic pour détruire toutes les amitiés qu'il possédait, il s'attirait un nombre incalculable de problèmes et tout ce qu'il voulait lui, c'était oublier ses casses-têtes. Il avait besoin de penser à autre chose, pourtant, il savait que l'alcool ne résoudrait pas ses problèmes, il le savait mais il ne put s'empêcher de suivre le groupe d'étudiant de sa promo qui avait décidé de célébrer le début du week-end. Alors Sam avait suivi et sans qu'il ne comprenne trop comment, il s'était retrouvé au Creepy, à boire et à rire sans raison à des blagues plus que douteuses. Il avait dansé avec plusieurs gars, puis avec les mouvements de foule, s'était retrouvé au comptoir du bar à raconter sa vie à deux jolies filles qui le dévoraient des yeux. Il avait alors tourné la tête et c'est là qu'il le vit, devant un verre.

Samaël n'était pourtant pas suffisamment ivre pour ne pas se rendre compte de ce qu'il faisait, il n'était pas suffisamment enivré pour ne pas se rendre compte que ce qu'il allait faire n'était ni bon pour lui ni bon pour la personne vers laquelle il se dirigeait et pourtant il le fit quand même. Il posa violemment son verre sur la table et s'installa lourdement à côté du jeune homme, le frôlant de prêt, de trop prêt lui souffla une petite voix dans sa tête. Mais il s'en moquait, il était seul, il avait mal, il voulait oublier.

"Bonsoir Zacharias ! Comment vas-tu ?"

Il plongea son regard clair dans celui de son ancien amant et lui sourit timidement. Il avait presque oublié à quel point il était beau, il avait presque oublié à quel point il l'avait aimé avant que Théo ne vienne prendre la place, avant que Théo ne ravage tout et ne devienne la seule chose importante dans sa vie. Avant qu'il n'y ait plus qu'un grand trou à la place de son cœur, un grand trou béant, saignant, qu'il n'avait pas réussi à refermer.  

"J'espère que je ne te dérange pas. Je voulais m'excuser encore une fois de la façon dont ça s'est terminé entre toi et moi."

Il se rapprocha un peu plus du jeune homme, il voulait être certain que seul Zach puisse entendre ce qu'il avait à dire et peut-être que l'alcool le rendait légèrement plus... tactile. Beaucoup plus familier, avec moins de réserves et moins de doutes, plus franc également, beaucoup plus franc.

"Tu sais, je t'ai vraiment aimé. Tu as été mon premier amour, je pourrais jamais t'oublier."

Il ne savait pas pourquoi il lui racontait tout ça, Zacharias n'en avait certainement rien à faire, il souhaitait sans doute être tout seul, loin de lui, loin de celui qui lui avait brisé le cœur en se laissant embrasser par son meilleur ami. Et le plus drôle dans l'histoire c'est qu'il s'était mis en couple avec le-dit meilleur ami et que maintenant tout était fini et il était là à parler à son premier amant.

"Théo et moi, on a rompu. Je sais pas trop pourquoi je te le dit d'ailleurs parce que en fait tu dois sûrement t'en foutre mais je sais pas... C'est comme ça."

Il haussa les épaules, fataliste, son visage à quelques millimètres seulement du sien, ses yeux plongés dans les siens, ses lèvres touchant presque les siennes, les frôlant. Il n'avait plus aucune notion de bien ou de mal, il avait juste envie d'oublier qu'il avait quitté l'homme de sa vie, il avait juste envie de s'oublier le temps d'une soirée sans avoir à penser aux conséquences, l'alcool aidant, il posa franchement ses lèvres sur celles de Zacharias.




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Zacharias Johanson

Zacharias s’ennuyait profondément. Chose qui était bien rare lorsqu’il sortait. Pourtant, lorsqu’il s’était retrouvé seul au Creepy, il avait pressenti que cette soirée serait monotone. Faîtes vous des amis, songea-t-il avec une pensée peu amène à l’égard de ces derniers, qu’ils vous abandonnent lâchement. Il avait essayé de s’occuper, pourtant, vraiment ! Incorrigible, il était allé parler à un jeune homme, qui s’était finalement révélé être  bien hétérosexuel, à son plus grand désarroi. Il y avait ensuite eu ce garçon – Colin, peut-être – qui avait flirté avec lui pendant quelques heures, tout en refusant le moindre contact, et qui avait fini par le laisser en plan. Frustré, Zach s’était perché sur un tabouret, au bar, avait commandé un whisky, et avait commencé à le siroter, plongé dans ses pensées.

Il ne savait même pas pourquoi il était sorti ce soir. Il n’aurait jamais dû laisser ses amis le convaincre. Il aurait préféré migrer chez Lily pour regarder un film, tiens, au lieu de se retrouver tout seul au bar – Merlin que cette vision était triste. Si Alexander et lui était encore ensemble, il n’aurait pas attendu une seconde de plus pour transplaner chez lui, mais Alex l’avait quitté quelques semaines auparavant. Il voulait rencontrer quelqu’un avec qui il vivrait le grand amour, lui avait-il expliqué. Oh, ce n’était pas contre lui, ils avaient passé de bons moments ensemble – de très bons moments, même – mais il voulait maintenant passer à autre chose. Comme c’était ironique, avait songé Zacharias lorsque son amant avait claqué la porte, ses affaires à la main. D’ordinaire, c’était lui qui se chargeait de quitter ses amants pour des raisons bancales et diverses. Le plus souvent, c’était parce qu’il se lassait, parce qu’il avait besoin de goûter à nouveau aux plaisirs des débuts. Pourtant, il en avait voulu à Alex. Parce qu’elle lui plaisait, à lui, cette relation. Sans en tomber amoureux, il s’était réellement prit d’affection pour son amant. Les moments qu’ils passaient ensemble lui plaisaient. Il aimait le retrouver le soir, se glisser dans ses bras. Il aimait cette routine. Ce n’était pas le cas d’Alexander, visiblement. Evidemment. Soupirant il finit son verre d’une traite avant d’en commander un autre.

Il n’avait pas réellement de chance avec ses relations. Aucune, plutôt. Depuis qu’il avait quitté Sam, il enchaînait les relations sans importance. Et quand il trouvait enfin quelqu’un avec qui il était bien, c’était lui qui se lassait, et qui le laissait tomber. C’était peut-être mieux ainsi, finalement. Il était libre de faire ce qu’il voulait. Boire seul jusqu’à une heure bien trop avancée de la nuit, par exemple. Ou ramener n’importe qui chez lui, comme ce jeune homme blond plutôt agréable à regarder, qu’il venait de repérer en se tournant pour faire face à la salle. Voilà qui allait peut-être relancer sa soirée. Il saisit son verre dans le but de le terminer, lorsqu’un bruit qui survint à sa gauche lui fit tourner la tête. Non. Non, il rêvait. Il observa le nouvel arrivant s’installer à ses côtés, haussa un sourcil à son contact, resta silencieux. Pourquoi, lorsqu’il s’efforçait de l’oublier par tous les moyens possibles, Samaël Smith faisait toujours une entrée dans sa vie ? Pourquoi, alors qu’il était persuadé de ne plus rien ressentir à l’égard du jeune homme, il avait l’impression d’avoir ces sensations si semblable à celles qu’il avait eu lors des débuts de leur relation ? Stupide, il était stupide. Du regard, il chercha Théo Nott dans la foule – par Merlin, qu’est-ce qu’un Nott ferait ici ? – et, ne le trouvant pas, reporta son attention sur Samaël.

« Je vais très bien, et toi ? » finit-il par répondre, quelque peu curieux de connaître les raisons de sa venue.

Soutenant le regard clair de son ex petit-ami, Zacharias attendit patiemment qu’il reprenne à nouveau la parole. Et les phrases qu’il prononça le laissèrent figé, alors que son poing se refermait et que ses jointures blanchissaient. Il n’avait pas le droit de faire ça ! Il n’avait pas le droit de venir et de tout bouleverser, en quelques phrases ! Et il s’excusait, en plus ! Comme s’il avait besoin d’excuses. Comme si, après plusieurs mois, ça valait encore le coup. Pourquoi était-il là ? Il savait pertinemment qu’il le trouverait dans ce bar. Il avait réellement besoin de venir remuer le couteau dans la plaie ? Ce n’était déjà pas assez douloureux de le voir là, si proche de lui ? Il se retint de justesse de détourner les yeux lorsqu’il poursuivit. Il ne voulait pas ! Il ne voulait pas entendre ça ! Il ne voulait pas savoir qu’il ne l’oublierait jamais, qu’il avait été son premier amour. Samaël l’avait oublié. Dans les bras de Théo Nott, d’ailleurs. Alors que venait-il faire là ? Pourquoi lui dire ça ? Il se fichait bien de le savoir – à vrai dire, il aurait même préféré ne jamais le savoir. C’était déjà assez douloureux comme ça.

« Bienvenu au club. » commenta-t-il. Le fait qu’il avait gardé des sentiments pour Samaël n’était même pas un secret.

Sa dernière phrase le laissa une nouvelle muet, et il retint l’éclat de rire jaune qui menaçait de lui échapper. Théo et lui avaient rompu, évidemment. Sinon, comment expliquer le fait qu’il vienne le voir ? Pourquoi n’y avait-il pas pensé avant ? C’était si évidement, ça crevait les yeux. Retourner voir son ex après une rupture, c’était du déjà vu. Mais il ne céderait pas lui, non. Parce qu’il allait oublier Samaël, parce qu’il se l’était promis. C’était sans compter le jeune homme en question, qui se rapprochait, toujours un peu plus. Il était à présent tellement près que leurs lèvres se frôlaient, lui faisant ressentir des choses qu’il n’avait pas ressenties depuis des mois. Son cœur s’accéléra, alors – qu’impuissant – il sentait les lèvres de son ancien amant venir se poser franchement sur les siennes. Quelques secondes passèrent avant qu’il ne réponde au baiser et ne passe une main derrière la nuque du jeune homme. Tant pis. Tant pis pour ses résolutions, tant pis pour son envie de l’oublier. Il était là, ses lèvres contre les siennes, et c’était délicieux. C’était désespérément bon. C’était tout ce dont il pensait n’avoir plus jamais droit.

Lorsqu’il s’écarta de lui, il le dévisagea longuement, avant de terminer son verre en plusieurs gorgées.

« J’ai une impression de déjà-vu. » déclara-t-il d’un ton neutre avec toute la désinvolture dont il était capable de faire preuve. « Tu es complètement bourré, n’est-ce pas ? » ce serait logique. « Désolé pour ta rupture. Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »
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Samaël sut qu'il faisait une erreur à l'instant même où ses lèvres se posaient sur celles de Zacharias, au moment où le jeune lui rendit son étreinte. Il ne ressentit rien du tout, pas même un léger frisson d'envie, rien, plus rien, envolé l'accélération de son cœur, disparue la sensation grisante causée par les baisers de Zach. Il n'éprouvait donc plus rien de tout pour le jeune homme, plus rien du tout, c'était fini. D'ailleurs pourquoi en aurait-il douté ? Il aimait Théo, malgré leur séparation, malgré le fait qu'il n'aurait pas dû, il l'aimait, plus que personne d'autre avant lui. Il prit un air meurtri lorsque Zacharias se recula, ils n'auraient jamais dû, il n'aurait jamais dû s'approcher autant.

"Je... Je suis désolé, je n'aurais pas dû"

Mais ce fut comme si ses mots n'avaient jamais été prononcés, Zach déclara qu'il avait une impression de déjà alors que Sam baissait la tête en rougissant légèrement. La première fois qu'il avait embrassé Zach s'était dans un bar, la deuxième fois, c'était au Creepy et ils avaient fini ensemble. Encore, une fois, ils étaient au Creepy mais ils ne termineraient pas ensemble cette fois-ci. Il hocha lentement la tête lorsque Zacharias lui demanda si il était bourré.

"Oui, un peu. Je suis avec des copains de fac et euh... je me suis légèrement laissé aller. Mais c'est que des menteurs ceux qui disent que l'alcool fait oublier, t'oublies rien en fait. Et avec Théo, ça t'intéresse vraiment ? En fait, il s'est fiancé avec une fille. Et voilà, je suis parti. Pouf, fini..."

Il jeta un air perplexe sur son verre désespérément vide et en commanda un nouveau au barman qui s'approchait de lui, ce n'était sans doute pas vraiment conseillé vu l'état d’ébriété dans lequel il était mais tant pis. Il n'avait pas envie d'arrêter de boire, il n'avait pas envie de réfléchir, juste de ressentir.

"Et toi, qu'est-ce tu fais là ? Lily n'est pas avec toi ?"

Le jeune homme tourna la tête, laissant son regard vagabonder dans la pièce à la recherche des amis de Zacharias, c'était d'ailleurs peut-être mieux qu'ils ne soient pas là, il doutait grandement que ses amis le porte encore dans leurs cœurs en sachant qu'il avait brisé celui de leur ami.




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Zacharias Johanson.

Désolé. Comme s’il était désolé, lui. Désolé de quoi, d’abord ? De l’avoir embrassé en retour ? Sûrement pas. C’avait été tellement agréable, qu’il se sentait presque comme apaisé à présent. Cela faisait des mois qu’il n’avait pas sentis les lèvres de Samaël sur les siennes, son corps contre le sien. Ce serait mentir de dire qu’il n’y avait pas pensé, parfois. Il avait vécu dans le passé pendant une trop longue période, avait espéré une réconciliation avec trop d’espoir. Ce n’était que lors de sa rencontre avec Théo Nott qu’il s’était décidé à oublier le jeune homme. Parce qu’il considérait qu’il méritait mieux que de vivre dans l’incertitude, guettant un signe, quelque chose, n’importe quoi. Il valait bien mieux que ça. Il était Zacharias Johanson, par Merlin ! Pas un de ces romantiques qui attendaient éperdument son amant. Et il suffisait d’un baiser – non pire – il suffisait d’une phrase – de la part de Samaël pour balayer tout ça. C’était tellement stupide. Il était tellement stupide, songea-t-il en se redressant tout en faisant un signe au barman de lui apporter un nouveau verre.

« C’est rien, ce n’est pas comme si j’étais une jeune fille effarouchée. » déclara-t-il nonchalamment en dardant sur le jeune homme un regard moqueur.

Il était loin de s’effaroucher pour un simple baiser. Même lorsqu’il provenait de son ex petit-ami, même si l’envie de recommencer le prenait, même s’il n’arrivait pas à détacher ses yeux du visage de Samaël. Il s’y força pourtant, en tournant la tête vers le barman qui lui apportait sa consommation, et qu’il remercia. Il écouta le jeune homme avec attention, sirotant son énième verre. L’alcool commençait à lui faire tourner la tête, et il avait l’impression qu’il faisait vraiment beaucoup trop chaud dans ce bar remplit. Des amis de la fac de Sam, visiblement, songea Zacharias en observant les étudiants. Le Creepy n’était pourtant pas un bar très réputé – et qui pourtant aurait mérité de se faire connaître de tous.

« L’alcool n’aide pas à oublier, il rend juste les choses un peu moins difficiles. » commenta Zach juste avant que Samaël n’évoque sa rupture avec Théo.

Il s’était fiancé ? Fiancé comme… Engagé avec quelqu’un d’autre ? Avec une fille, qui plus est ? Pour le coup, il n’en revenait pas. Autant il avait compris le point de vu du jeune homme lorsqu’il lui avait dit vouloir attendre avant d’annoncer son homosexualité à ses parents, autant il n’était pas vraiment persuadé que se fiancer était la meilleure de solutions. La question restait de savoir s’il l’avait fait de plein gré, ou s’il avait été poussé par sa famille… Zacharias ne tenait certes pas les familles de sang-pur en grande estime, mais il était clair pour lui qu’au vingt-et-unième-siècle, les mariages arrangés – ou même suggérés – n’existaient plus.

« Je suis désolé. » lâcha-t-il en posant une main sur le bras du jeune homme. « Ça fait longtemps que vous vous êtes séparés ? » demanda-t-il  en portant son verre à ses lèvres.

Bien sûr, qu’il était réellement désolé pour eux. Mais à vrai dire il ne savait plus vraiment ce qui comptait vraiment. Il y avait ce whisky qu’il n’arrêtait pas d’ingurgiter, sa proximité avec Sam, son pouce qui caressait machinalement son bras. Le reste était superflu, oublié.

« Lily est restée chez elle, et les autres m’ont lâchement abandonné il y a quelques heures. Je suis donc désespérément seul. » lança-t-il avant de lâcher un éclat de rire – ce n’était pas vraiment drôle, mais il avait le rire facile, à présent. « Tu danses ? » demanda-t-il, alors qu’un morceau rythmé et qu’il aimait bien, passait. Il se leva en attrapant le poignet du jeune homme, dans le but de l’entraîner à sa suite.
Samaël SmithAncien personnageavatar
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Une jeune fille effarouchée ? Non Zacharias n'en était clairement pas une, et lui ? Il l'avait été, il y avait eu une période où il rougissait à tout, un simple regard un peu appuyé, une phrase un peu coquine et aujourd'hui ? Il se sentait à peine honteux d'avoir embrassé Zach, il n'avait plus peur de glisser quelques allusions un peu déplacées. Il s'était décoincé, il avait appris à ne plus se sentir gêné mais il aurait dû l'être un peu plus, parce qu'il savait, il voyait ce que ressentait réellement son ancien petit-ami alors que lui même ne ressentait plus rien. Mais il s'en moquait à vrai dire. Il avait besoin de penser à autre chose et discuter avec Zacharias était un bon moyen de passer le temps, ça n'engageait à rien après tout. Il n'y avait aucun mal à parler, il hocha la tête légèrement face à l'affirmation du jeune homme, l'alcool n'aidait pas à oublier, il rendait juste tout ça moins difficile à supporter.

Était-ce vrai ? Avait-il moins de mal à supporter ? Sans doute que oui, il n'y pensait pas trop vraiment en ce moment même, il n'avait pas tout à fait les mêmes priorités que lorsqu'il était entré dans le bar avec ses copains de promo. Il avait les idées légèrement embrumées et ce n'était pas pour lui déplaire, il n'avait pas besoin de réfléchir de toute façon. Il remercia le barman qui lui apporta sa consommation et but quelques gorgées d'alcool sans réellement déguster, juste pour sentir la brûlure du breuvage descendre le long de son œsophage. Pour toujours plus de sensation.

Il posa son regard sur la main de Zacharias qui venait de se poser sur son bras alors que ce dernier lui affirmait qu'il était désolé. Il aurait dû dégager son bras, ce n'était pas bien, inconsciemment il était en train de l'encourager, de le laisser croire des choses mais Sam s'en moquait au fond, peut-être n'était-ce rien du tout, un geste amical, oui c'était sans doute ça, rien de plus. Et puis, ça ne le dérangeait pas, ça ne lui faisait rien du tout, il ne ressentait rien, un vide profond, un gouffre. Même les caresses de son pouce n'arrivait pas à éveiller en lui le moindre sentiment en lui, juste des souvenirs, des morceaux de leur passé, il se rappelait alors de ce qu'il avait éprouvé alors mais ce n'était plus d'actualité. Théo avait tout anéanti, il avait détruit pour tout récupérer, pour n'être plus que le seul à pouvoir prétendre avoir une place dans son cœur. Il aurait voulu que ce soit différent, cela aurait été plus facile pour le laisser vivre sa vie.

"La veille de mon anniversaire. Ça doit faire deux semaines environ, peut-être un peu plus, ouai dix-neuf jours ou un truc comme ça."

Il avait même compté les jours, il était vraiment pathétique. Il avait réussi à garder plus ou moins la tête froide en cours, il avait eu une semaine à Ste Mangouste, il n'écoutait que d'une oreille et était souvent sauvé par Lola. La même chose pour les rapports qu'il avait à rendre, il n'avait plus demandé un seul cours à Alicia alors qu'il le faisait régulièrement avant, pour l'aider, pour qu'il puisse travailler, il s'en moquait un peu à présent. Il ne travaillait que parce que Lola l'obligeait à le faire. Sans elle, tout allait lui sembler plus compliqué mais peut-être arriverait-il à la garder près de lui juste pour l'aider un peu. Ou pas d'ailleurs, mais était-ce vraiment important au fond ?

Il ne prêtait pas vraiment attention à ce que lui racontait Zach, il l'entendit rire alors qu'il se vantait d'être seul. Pourquoi ? Il n'y avait rien de drôle à être seul ? C'était triste d'être seul, sauf quand on espérait trouver quelqu'un pour passer du temps. Il sentit alors la main de son ancien amant quitter son bras pour se saisir de son poignet. Danser ? Il ne voulait pas danser, il voulait rester assis, il n'était plus trop sûr de pouvoir tenir debout d'ailleurs.

"Euh... Zach... je ne sais pas si..."

Mais Zacharias ne sembla pas entendre ses protestations puisqu'il l'entraîna à sa suite sur la piste de danse. Samaël dut s'agripper un instant à son bras pour ne pas tomber avant de retrouver son équilibre et de regarder son ex petit-ami commencer à se trémousser en rythme avec la musique. Un léger sourire étira alors les lèvres de l'ancien Poufsouffle, il se passa une main dans les cheveux pour se redonner une contenance alors que son sens de l'équilibre semblait revenir lentement. Il se mit ensuite à imiter les danseurs, il était là pour s'amuser après tout.




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Zacharias Johanson.

La musique était entraînante, l’alcool qui coulait dans son sang lui donnait l’impression de pouvoir tout réussir, tout conquérir. Il se sentait victorieux, au milieu des danseurs, en se mouvant pourtant maladroitement – il l’avouait, la danse n’avait jamais été son point fort. Sous le regard Samaël, il avait l’impression de revivre, et pouvait encore sentir la pression de ses lèvres contre les siennes. Et il en voulait plus. Il voulait son corps tout contre le sien, son odeur emplissant ses narines, ses mains sur sa peau. Taquin, il lui adressa un sourire moqueur en le voyant tituber légèrement et se rapprocha avec une innocence feinte du jeune homme. Ça faisait tellement longtemps, réalisa-t-il alors que la chanson changeait, restant toujours aussi rythmée. Les étudiants – qui soit tenaient mal l’alcool, soit étaient arrivés à un stade avancé de la soirée – se déchaînaient, si bien que Zacharias ne se sentait absolument pas ridicule au milieu d’eux. Bien au contraire. Contrairement à cette fille qui n’était visiblement plus maîtresse de ses actes, sa façon de danser semblait des plus normales. Il l’observa quelques instants avec un sourire en coin, avant de reporter son attention sur Samaël.

« En fait, je suis persuadé que l’alcool n’aide pas à oublier... » commença-t-il en s’approchant du jeune homme avec audace.

A chaque fois qu’il avait voulu boire pour oublier, il l’avait regretté amèrement le lendemain. S’il s’était sentit vivant, libre, le temps d’une soirée, son euphorie ne mettait que quelques heures à redescendre en flèche, pour le laisser vidé, épuisé. Oh, il continuait à le faire, pourtant. Parce qu’il était jeune et stupide, et que c’était bien plus facile, de fuir dans la boisson, plutôt que de communiquer. Et c’était lâche, oui. Mais Zach n’avait jamais été connu pour être quelqu’un d’honnête. Honnête avec les autres, honnête avec lui-même… Il préférait se cacher derrière des paroles, des idées. Des sourires charmeurs, des clins d’œil audacieux. Il préférait se cacher la vérité, vivre dans le déni. C’était tellement plus simple. Et puis, il avait toute la vie pour se rendre compte de ses erreurs. Alors il pouvait bien attendre encore quelques mois, ou quelques années. Pour l’instant, il voulait juste se concentrer sur Samaël qui dansait face à lui, sur leur proximité, sur l’envie qui le prenait, là, brusquement, de l’embrasser. Alors non, il n’écouterait pas cette petite voix qui lui soufflait qu’il allait le regretter, qu’il ne pouvait pas se jeter dans les bras de Samaël comme ça, alors qu’il venait de rompre.

« Mais je connais un remède plus radical. » exposa-t-il avec un sourire désinvolte.

Et d’ailleurs, il se ferait une joie de lui montrer de quoi il parlait, songea Zach en baissant les yeux vers les lèvres de Samaël, pour ensuite en approcher les siennes. Après un regard vers son ex petit-ami, Zacharias fit glisser une main derrière la nuque de Samaël avant de l’embrasser, ne pouvant retenir un soupir de contentement. Se reculant, le baiser terminé, il le dévisagea avec un sourire provocateur. Parce qu’il était et resterait Zacharias Johanson, et ce n’était pas son ex petit-ami – aussi amoureux de lui soit-il – qui allait le déstabiliser d’une quelconque manière.

« Il fallait bien que je te rende la pareille, ce n’est pas la première fois que tu me prends par surprise, niveau baisers. » expliqua-t-il en haussant les épaules. C’était même loin d’être la première fois.
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Samaël titubait plus qu'il ne dansait, il devait avoir l'air bien ridicule mais il s'en moquait et puis de toute façon, il y avait pire, comme la fille qui déclencha un sourire moqueur chez Zacharias. Oui, il y avait pire que lui et il y avait plus bourré que lui ou alors il n'y avait pas que de l'alcool dans son organisme, il agissait étrangement, racine de mandragore en déduisit le jeune homme. Il avait essayé une fois et n'était pas prêt de recommencer, une transformation en canard lui avait suffi, une humiliation l'avait convaincu de ne plus consommer. Pour l'alcool c'était différent, il avait reconnu que son état après sa séparation n'était pas des plus agréable mais cela lui avait permis d'oublier un temps soit peu la douleur qui l'étreignait, faire disparaître la douleur latente sous une autre douleur, plus réelle, plus physique. L'alcool était agréable pour cela, l'embrumant des sens puis le réveil douloureux qui le laissait complètement indifférent à toute autre sorte de douleur.

Il n'avait pas encore essayer d'autres moyens, il paraissait que l'adrénaline et la mise en danger de soi était également de bons moteurs, il voulait faire disparaître son mal-être, il voulait que Théo disparaisse de sa tête, il devait avancer et il n'y arriverait pas s'il ne s'occupait pas, il avait cru que les cours lui offrirait cette échappatoire mais ce n'était plus suffisant, il lui fallait trouver autre chose. Et le seul truc qu'il avait essayé pour l'instant, c'était sortir faire la fête et boire jusqu'à ce qu'il rencontre Zach. Il esquissa un léger sourire alors qu'il lui affirmait que l'alcool ne faisait pas oublier, il disait avoir un moyen plus radical et Sam voulait le connaître, il voulait savoir ce que c'était, il était prêt à le tester.

Il ne se recula pas lorsque son ex petit-ami s'approcha de lui, il ne broncha pas lorsqu'il sentit la main du jeune homme sur sa nuque, puis ses lèvres sur les siennes. C'était agréable, sans plus, pas suffisant hélas pour lui faire oublier quoique ce soit. Il éclata de rire lorsqu'il comprit les paroles de Zach, lui rendre la pareille ? Oui, c'était lui qui l'embrassait toujours par surprise. Il l'avait fait par trois fois, il n'en avait pas honte, pour le dernier, il aurait peut-être dû mais les deux premiers, il ne les regrettait pas, grâce à eux, il avait vécu une jolie aventure avec Zacharias, il n'y avait rien à regretter mais tout cela était terminé maintenant.

"Si j'ai bonne mémoire, je t'ai pris par surprise à trois reprises. J'espère que tu auras apprécié au moins les deux premiers."

Il esquissa un léger sourire, s'il ne les avait pas apprécié, il se demanderait alors pourquoi ils avaient commencé une relation ensemble. Il était presque collé contre son ancien amant mais il ne fit aucun mouvement de recule pour s'écarter, il n'en avait pas envie. La présence de Zacharias près de lui ne le dérangeait pas au contraire, c'était plutôt agréable, cela n'avait rien de comparable avec ce qu'il ressentait avant mais ce n'était pas insupportable non plus. Il se pencha alors vers l'oreille de Zach afin d'être sûr que le jeune homme l'entendrait.

"Mais je suis désolé de te dire que ton remède n'a pas fonctionné."

Il se recula légèrement et plongea son regard dans celui de son ex petit-ami, inconscient de ce qu'il laissait sous-entendre, inconscient qu'il allait très certainement réaliser l'une des pires erreurs de toute sa vie. Mais il s'en moquait, il vivait l'instant présent, il arrêtait de réfléchir, il avait abandonné son esprit rationnel et la petite voix qui lui soufflait que ce qu'il faisait n'était pas bien. Il s'en fichait, il voulait juste... se laisser aller pour une fois.




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Zacharias Johanson

« Si tu savais. » lança-t-il avec tranquillité, lorsque Samaël lui demanda s’il avait apprécié ses deux premiers baisers.

Comme si c’était un secret, songea Zacharias, alors que la proximité avec Samaël le troublait plus qu’autre chose. Il s’efforçait de garder la tête froide, mais ce n’était pas chose facile au milieu du tumulte, le corps de son ex petit-ami contre le sien. C’était loin d’être une chose désagréable, pensa-t-il furtivement en vrillant son regard dans celui du jeune homme. A vrai dire, il appréciait réellement ce qu’il ressentait, ce qu’il n’avait pas ressenti depuis des mois. C’était tellement bon. Il avait l’impression de revenir au jour où ils s’étaient embrassés officiellement pour la première fois, où ils s’étaient mit ensemble. Et puis, que faisaient-ils de mal, après tout ? Rien, absolument rien. Ils étaient tous les deux célibataires, tous les deux jeunes… Certes, Zacharias gardait toujours des sentiments relativement forts pour Sam, et ce dernier en était probablement conscient – après tout, il ne les avait jamais cachés. Et ce que son ex petit-ami sous-entendait ne laissait – dans l’esprit de Zach – aucun doute. Pourquoi serait-il revenu le voir – pourquoi l’aurait-il embrassé – si ce n’était pas parce qu’il éprouvait lui aussi des sentiments à son égard ? Oh, Zacharias avait de flirté de nombreuses fois sans ressentir la moindre chose, mais jamais avec quelqu’un avec qui il avait eu quelque chose avant. Quelque chose de réel. Lorsqu’on voulait passer la nuit avec quelqu’un, en quête de sensations, on choisissait un inconnu, quelqu’un avec qui cet acte n’aboutirait à rien de concret. Mais on ne se tournait sûrement pas vers son ex petit-ami, qu’on savait encore amoureux.

« Il faut trouver des moyens plus efficaces. » proposa-t-il avec un sourire en coin, qui ne laissait aucun doute sur le réel sens de ses paroles.

Il se rapprocha avec provocation du jeune homme, collant son corps au sien. Plongeant son regard dans celui de Samaël il esquissa un sourire assuré, avant de se pencher vers lui pour l’embrasser sans retenue. Merlin, fut-il seulement capable de penser, trop concentré sur le moment présent. Ses lèvres finirent par glisser le long de sa mâchoire, pour atteindre le creux de son cou. Il esquissa un nouveau sourire, tandis que ses mains se faisaient plus entreprenantes – dans la limite du raisonnable, évidemment, certes personne ne faisait attention à eux, mais tout de même. Essoufflé, il se redressa, déposa quelques baisers sur les lèvres de Samaël, avant de se reculer franchement, les yeux brillants. Pour se donner contenance, il se passa une main dans les cheveux, les ébouriffant davantage qu’ils ne l’étaient. Dévisageant le jeune homme, il se racla la gorge, avant d’hausser les sourcils.

« Toujours pas ? » demanda-t-il avec un sourire désinvolte.

Or, désinvolte, c’était tout ce qu’il n’était pas, en ce moment précis. A vrai dire, c’était même plutôt le contraire : il avait l’impression de ne pas tenir en place. Cette manière de rester indifférent à ce qui l’entourait, il l’avait adopté après son coming-out – ou peut-être un peu avant. Il ne laissait rien paraître, mais n’en pensait généralement pas moins. C’était ce qu’on pouvait aimer chez lui, au premier abord, puis détester ensuite. L’insolence dont il pouvait faire preuve, sa capacité à afficher seulement un sourire moqueur, ou taquin. Sa désinvolture à toute épreuve. C’était tellement plus facile que d’expliciter ses sentiments.

« Cela dit, aux dernières nouvelles, j’habite toujours seul. Au cas où tu veuilles tester des choses… Plus efficaces. » lança-t-il avec un clin d’œil appuyé.
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Samaël esquissa un léger sourire satisfait lorsque Zacharias avoua énigmatiquement qu'il avait apprécié leurs premiers baisers. Il chassa la petite voix qui lui souffla que ce qu'il faisait n'était pas bien, il ne pensait à rien quand Zach l'embrassait, il avait bien le droit d'avoir pendant quelques minutes l'esprit occupé ailleurs, ce n'était pas humain de voir son ex petit-ami dans chaque situation de la vie quotidienne, un rire dans la rue et hop Théo faisait son apparition, une femme qui avait le malheur de s'appeler Théolyne et hop, re Théo dans son esprit. Même alors qu'il dansait avec Zacharias, Théo arrivait encore à s'immiscer dans son esprit. Il repensait à la soirée de fin d'année, à la façon dont elle s'était terminée, il était aussi ivre qu'à ce moment précis et il aurait tout redonné pour remonter le temps et retourner à l'instant où ils s'étaient embrassés dans le couloir du septième étage, dans la salle inoccupée qui les avaient ensuite accueillie.

Il fut détourné de ses pensées par la voix de Zach qui lui suggéra de trouver des moyens plus efficace, Sam se sentit légèrement rougir lorsque le jeune homme se rapprocha de lui légèrement provoquant. Le baiser eut le don de lui couper le souffle, il n'avait plus rien en tête que les réactions purement physique de son corps, les sentiments n'entraient plus en jeu, il venait de retrouver ses instincts primaires et il ne comptait pas les lâcher maintenant, il n'y avait qu'eux qui l'empêchait de réfléchir, de penser, de se souvenir. Il retint un léger grognement de frustration quand son ex petit-ami se recula en lui demandant si cela suffisait. Un léger sourire se dessina sur les lèvres du jeune homme, maintenant qu'il avait eu un aperçu de ce qu'il pouvait avoir il lui était impossible de faire machine arrière, il ne marchait désormais plus qu'au désir.

"Je crois que tu peux faire mieux, on y était presque."

Son sourire taquin ne laissait aucun doute sur ses intentions, la désinvolture de Zach était comme toujours impressionnante, comment arrivait-il à se contenir ainsi ? La petite voix de la sagesse revint alors telle une guêpe lui refaire une piqûre de rappel mais il n'y prêta nullement attention, uniquement préoccupé par son désir actuel. Son sourire s'agrandit alors que Zacharias laissait sous entendre qu'il pouvait aller dans son appartement. Il était trop tard pour refuser désormais, trop tard pour faire machine arrière et il n'en avait pas envie, il voulait expérimenter.

"Je ne vais pas dire non surtout si tu me jures que c'est beaucoup plus efficace que les précédents essais."

Il laissa son ancien amant le traîner vers la sortie et ils transplanèrent. Zach ouvrit rapidement la porte de son appartement et il eut à peine le temps de comprendre ce qu'il lui arrivait qu'il sentit les lèvres du jeune homme sur les siennes, ses mains parcourant son corps. Il rendit chaque baiser, chaque caresse, laissant le désir prendre possession de son corps, savourant pour la première fois en deux semaines, le plaisir de l'oublie. Son corps était maître de ses actes, son esprit était aux abonnés absent. Il revivait presque.

Samaël se redressa et s'assit au bord du lit, tournant le dos à Zacharias. Il récupéra rapidement ses affaires et commença à se rhabiller. Il ne pouvait pas rester une minute de plus, il venait de faire la plus grosse erreur de son existence, il n'était qu'un crétin. Il venait de passer un bon moment, très bon moment même avec son ex. Mais il n'avait plus aucun sentiment pour lui, cela n'avait été que physique et il venait de se rendre compte que ce n'était pas le cas de Zach, il venait très certainement de réveiller les sentiments du jeune homme à son égard, lui qui s'était promis qu'il ne ferait plus souffrir personne, il avait agi comme un crétin. L'alcool n'agissait plus, il avait retrouvé tous ses esprits et l'ampleur de son geste lui revenait désormais en pleine face.

"On... je... je suis désolé. On aurait jamais dû... Merlin Zach, pardonne moi."

L'ancien Poufsouffle se redressa pour faire face à son amant d'un soir, à son ex petit-ami, à son premier amour, à celui qu'il allait une fois de plus faire souffrir. La honte rougissait ses joues et il n'arrivait pas à soutenir le regard de Zacharias.




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Zacharias Johanson

La porte de son appartement venait à peine de se refermer lorsqu’il avait prit possession des lèvres de Samaël, lorsque – à l’abri des regards – ses caresses s’étaient faîtes plus pressentes.  La suite avait été aussi formidable que dans ses souvenirs, et, allongé sur son lit aux draps froissés, il y repensait, un léger sourire aux lèvres. Il ne pensait pas pouvoir retrouver ces sensations un jour. Il soupira de contentement, passa une main dans ses cheveux, à présent complètement détendu. Un coup d’œil vers la fenêtre lui fit savoir que le soleil commençait à peine à se lever, et la pensée de rester au lit toute la journée lui traversa l’esprit. Voilà qui était une bonne idée. Pas besoin de se lever, et profiter seulement des bras de son amant… La vision de ce programme lui fit étirer son sourire, et il ne tourna la tête que lorsqu’il sentit Samaël remuer à côté de lui. Curieux, il lui jeta un coup d’œil, et constata qu’il était en train de se rhabiller. Haussant les sourcils, il décida de faire de même, et attrapa machinalement un caleçon, un jean et un tee-shirt qu’il enfila rapidement. Une fois debout et décemment vêtu, il s’étira longuement avant de poser les yeux sur Samaël, s’apprêtant à dire quelque chose. L’air qu’il abordait l’en dissuada et il resta silencieux.

I'm holding on your rope
Got me ten feet off the ground
And I'm hearing what you say
But I just can't make a sound

Sa phrase, hésitante, lui coupa le souffle, tandis qu’il se figeait, incapable de réagir. Non il plaisantait. Evidemment, qu’il plaisantait. Il ne pouvait pas dire ça. Il ne pouvait pas s’excuser. Il n’en avait pas le droit ! Il se fichait bien de ses excuses à deux noises, de son ton pitoyable, de son regard fuyant ! Il se trompait, n’est-ce pas ? Samaël ne venait pas de dire ça ? Il allait rire dans quelques instants, lui assurer que tout cela n’était qu’une très mauvaise blague, et Zach pourrait maugréer en lui volant un baiser. Evidemment, que ça allait se passer comme ça. Il ne pouvait pas lui présenter des excuses, après cette soirée, après cette nuit qu’ils avaient ensemble ? Non, bien sûr que non. Inquiet, Zach leva les yeux vers Samaël, qui demeurait muet. Ce n’était pas une plaisanterie. Il s’excusait. Il s’excusait réellement. Pour ce qu’il venait de se passer.

You tell me that you need me
Then you go and cut me down, but wait...
You tell me that you're sorry
Didn't think I'd turn around, and say…

Comme cette situation était ironique, songea Zacharias alors que le désespoir et la rage se mélangeaient, lui faisant perdre son sourire et sa sensation d’allégresse. Il n’en revenait pas. Comment avait-il pu penser ne serait-ce qu’une seule seconde que Samaël ressentait quelque chose pour lui ? Comment avait-il pu croire qu’il recherchait autre chose qu’une simple distraction ? Mais quel idiot, quel idiot il avait été ! Il s’était jeté dans les bras de Sam, persuadé qu’il ressentait pour lui ce que lui-même ressentait depuis des mois, persuadé qu’il n’avait pas oublié leur relation. Il le lui avait dit, qu’il était son premier amour, et qu’il ne pourrait jamais l’oublier, se rappela Zach, alors qu’une moue méprisante apparaissait sur son visage. Un beau manipulateur, voilà tout ce qu’il était, doublé d’un menteur hors-pair. Conscient qu’il était silencieux depuis bien trop longtemps, le jeune homme s’avança vers Samaël, le toisant froidement.

« Tu veux me dire quoi, Sam ? Que c’était une erreur ? Une jolie façon de me dire que cette nuit était bien sympa, mais que maintenant que tu es satisfait, tu vas juste t’en aller ? Et tu es désolé ? »

It's too late to apologize, it's too late
I said it's too late to apologize, it's too late

Il s’approcha encore de lui, se retrouva à sa hauteur, alors que sa mâchoire se contractait.

« Mais tu sais ce que j’en ai à faire, de tes excuses ? » cracha-t-il en dardant un regard noir sur le jeune homme. Alors qu’il l’observait, le coup partit sans prévenir. Son poing se referma, et il frappa le visage de Samaël avec force. Il voulait lui faire mal, le blesser autant qu’il l’avait blessé.

La douleur qu’il ressentait était insupportable. Le cœur au bord des lèvres, il dévisagea avec mépris son ex petit-ami, secoua la tête.

« A quoi tu pensais, bordel ?! Que comme tu étais attristé par ta rupture ou je ne sais quoi, tu te réconforterais bien avec une aventure d’un soir ? Et comme je te comprends, il aurait été vraiment stupide ne pas profiter de la situation. Après tout j’étais là, disponible, et tu savais pertinemment qu’il suffirait d’un rien pour me faire céder. Comme c’était simple ! Tu crois quoi, Samaël ? Que je n’ai aucuns sentiments ? Que je ne suis bon que pour t’apporter un peu de plaisir, de temps en temps ? T’es un vrai connard, Smith. »

I'd take another chance, take a fall,
Take a shot for you
I need you like a heart needs a beat,
But that's nothing new

Il s’arrêta de parler quelques instants, encore vibrant de colère. Lui, d’ordinaire si froid, si distant, ne pouvait pas garder tout ça pour lui. Il avait besoin d’extérioriser, d’hurler.

« Mais qu’est-ce que tu as cru ? Ça fait sept mois que j’ai toujours des sentiments pour toi, depuis le jour où on a rompu ! Et tu sais quoi ? Ça me bouffe cette histoire, j’en peux plus. Je voulais que tu sortes de ma vie, et tu débarques comme une fleur, avec tes grands yeux bleus, tes belles paroles. Et ? On couche ensemble, et tu te barres le lendemain, avec des excuses ? Des excuses ? J’avais pas compris que tu étais passé de ta Sacro-sainte honnêteté à la manipulation. » cracha-t-il avec violence.

Et il avait tellement mal. Il voulait le frapper, encore. Le voir souffrir, le voir hurler de douleur. Il l’aimait,  par Merlin ! Il l’avait toujours tellement aimé. Et cette trahison, de la part de Samaël, lui donnait envie de tomber, de se rouler en boule sous ses couvertures, de pleurer. De boire, aussi. De boire parce que ça rendrait son chagrin moins difficile à supporter. De l’oublier dans les bras d’autres hommes, surtout.

I loved you with the fire red,
Now it's turning blue
And you say
Sorry like the angel,
Heaven let me think was you,
But I'm afraid

Silencieux, il contempla celui avait été son amant, le temps d’une nuit. Celui qu’il avait aimé, et qu’il aimait toujours. Comment pouvait-il lui faire ça ? Comment pouvait-il l’avoir embrassé, alors qu’il savait pertinemment qu’il l’aimait encore ? Et lui, comment avait-il réussi à tomber dans ce piège ? Pourquoi ces sourires, pourquoi ces baisers, pourquoi ces caresses ? Pourquoi ne l’avait-il seulement pas repoussé ? Pourquoi n’était-il pas rentré, ne l’avait-il pas laissé seul ? Etonnement, il trouvait une réponse à toutes ces interrogations. Parce qu’il aimait Samaël. Il l’aimait comme il n’avait jamais aimé personne avant. D’un amour insatiable. Pourtant, quand il le voyait, il ne ressentait que du dégoût pour le jeune homme. Dû à son amour trop fort, sans aucun doute. Mais il ne lui inspirait que mépris, colère. Samaël n’avait plus rien du jeune homme qu’il avait connu, de celui dont il était tombé amoureux. Son acte le lui prouvait, ses paroles le lui confirmaient. Il serra les poings, si fort que ses jointures devinrent blanches. La vision de l'ancien Poufsouffle lui était insupportable.

It's too late to apologize, it's too late
I said it's too late to apologize, it's too late

« Qu’est-ce que tu fais encore là ? Dégage ! Pars de chez moi ! T’as pas compris que je n’étais pas un jouet à te disposition ?! Sors de ma vie bordel ! »
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Il put voir l'incompréhension, puis la rage dans le regard de Zacharias, il venait de comprendre qu'il n'y avait rien, plus rien entre eux, rien que du vent. Samaël n'éprouvait rien d'autre qu'une grande honte, il n'aurait pas dû céder à ses pulsions, il savait qu'il le regretterait, pourquoi n'avait-il pas pu écouter sa petite voix intérieure ? Parce qu'elle lui rappelait trop Théo, voilà pourquoi, elle avait sa voix, son intonation, la même façon de s'exprimer, il pouvait même mettre une image sur le son parfois, il pouvait très bien imaginer le genre de mimique que prenait la petite voix. Et lui tout ce qu'il voulait c'était arrêter de souffrir, arrêter de penser à lui, arrêter de le voir et de l'entendre partout, il voulait juste savoir Théo heureux quelque part loin de lui mais que lui même puisse réapprendre à vivre sans Théo. Il n'avait pas pensé un seul instant qu'il était devenu dépendant à ce point, que son bonheur n'était dû qu'à une seule personne, il savait que Théo l'avait rendu heureux plus que personne avant lui mais il n'avait pas imaginé un seul instant que se séparer de lui serait aussi douloureux.

Assez douloureux pour lui faire oublier qui il était, suffisamment douloureux pour le transformer en un espèce de monstre sans coeur qui ne vivait que pour oublier la douleur ou du moins pour la masquer par une autre. Au point où il arrivait à peine à ressentir la moindre compassion, Zacharias disait être amoureux, Sam en avait conscience, il le savait, certes, c'était lui qui l'avait embrassé mais ce n'était pas lui qui l'avait entraîné sur la piste de danse, ce n'était pas lui qui l'avait dragué. Il sentit alors le poing de son ex amant s'abattre avec force sur son visage.

Une douleur sourde irradia dans toute sa pommette, une douleur libératrice, elle lui enlevait une part de honte, recouvrait la douleur de son cœur, son cœur s'accéléra, le sang tambourinait à ses tympans, il avait chaud, il avait mal. Il remonta machinalement sa main sur sa joue et écouta les mots sortir de la bouche de Zach, des mots de haine, des mots de douleur mais lui ne voulait qu'une chose avoir mal à nouveau, c'était ça sa délivrance, sa pénitence en quelque sorte. Il esquissa un léger sourire alors que le mot connard résonnait dans la pièce, encore une fois utilisé pour le désigner, c'était donc ce qu'il était devenu, un connard et un manipulateur, pas très flatteur tout cela mais il s'en fichait.

Il caressa sa blessure du bout des doigts, songeur. Il releva la tête vers Zacharias qui lui demandait ce qu'il faisait encore là, mais il pensait avoir une explication à lui donner. Il avait le droit de savoir pourquoi il avait agi comme ça non ? Il n'allait pas encore une fois se laisser mettre à la porte comme un voleur, il voulait défendre son bout de gras un minimum.

"Tu dresses un portrait peu flatteur de ma personne. Tu vas pouvoir apprendre à me détester maintenant, tu disais que tu n'arrivais pas à m'oublier parce que tu m'aimais trop. Ça fait sept mois tu dis ? A qui la faute ? Je t'ai supplié de rester, tu es parti quand même. J'ai réappris à vivre sans toi que veux-tu que je te dise ? C'est la vie, tu t'attendais vraiment à ce que je reste amoureux de toi toute ma vie alors que tu m'as abandonné comme une vieille chaussette ? Mais sois tranquille, je souffre sans doute beaucoup plus que toi en ce moment."

Il plongea son regard un instant dans celui du jeune homme avant de reprendre.

"Tu ne veux pas de mes excuses ? Très bien, à vrai dire je m'en fou. Je reconnais j'ai été con de t'avoir embrassé, je me suis excusé sur l'instant, je n'aurais pas dû. Je pensais qu'on continuerait à discuter comme ça, sans conséquence et tu m'as entraîné sur la piste de danse, tu savais que j'étais bourré, combien de fois je t'ai dit que je ne contrôlais rien quand j'avais bu ? Mais t'as continué quand même alors viens pas te plaindre."

Il sentait l'agacement monter en lui et une certaine dose d'adrénaline, il savait que ses prochains mots ne seraient pas pardonné, il savait que Zach pouvait se montrer violent mais il n'avait pas peur ou plutôt si mais c'était ça qui était excitant justement, prendre des risques, sentir son cœur s'accélérer, se sentir vivant.

"Je t'ai jamais dit que je t'aimais encore, t'as entendu ce que t'as voulu entendre. Alors ouai, c'était un moment bien sympa merci et j'y ai pris beaucoup de plaisir. Mais, c'est tout et oui, je suis désolé que tu aies cru qu'il y aurait plus parce que ce n'est pas le cas. Oui je veux oublier, non je ne pensais pas que tu me tomberais dans les bras, d'ailleurs, je voulais pas forcément, tu as tout fait pour que je te tombe dans les bras. Alors fais pas le mec choqué parce que ça te va pas. Maintenant, je vais partir parce que j'ai dit ce que j'avais à dire."

Il jeta un dernier regard à Zacharias et lui tourna le dos pour se diriger vers la sortie.




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Zacharias Johanson.

Vider son sac lui avait fait un bien fou. Il souffla doucement, un regard toujours noir vrillé sur Samaël. Sa vision lui était insupportable. Il voulait le mettre dehors, claquer la porte à son visage, le plus fort possible. Retrouver le calme de son appartement. Puis s’écrouler par terre, pleurer, laisser ses larmes couler, boire, boire beaucoup. Embrasser d’autres hommes, oublier sa douleur dans leurs bras. Trouver du plaisir ailleurs. Et le détester. Détester cet homme qui l’avait fait tant souffrir, qui ne lui avait rien apporté de bon. Quelques mois d’ivresse, tout au plus. Qu’il avait été idiot, de s’accrocher comme ça à une relation ! Alors qu’il se maudissait intérieurement, attendant que Samaël s’en aille, qu’il le laisse seul, ce dernier prit la parole. Le jeune homme dû se retenir pour ne pas le frapper dès ses premiers mots, et se contenta de serrer les poings un peu plus fort - si c’était possible - tandis que tout son corps se contractait.

Il ne voulait pas entendre ce qu’il avait à dire. Il voulait qu’il le laisse tranquille, qu’il se taise ! Pourtant, Samaël continuait de parler, inlassablement. Il continuait sur sa lancée, l’accusait. Avec mépris, Zacharias soutint son regard, lui en renvoyant un noir. Comment pouvait-il être aussi touché par les paroles de Samaël ? Evidemment, qu’il l’aimait, mais à ce point ? L’ancien Poufsouffle avait raison sur une chose : il devait le détester. Et il commençait déjà à le haïr. Les paroles de son ex petit-ami se gravaient dans son esprit, lui portant un coup un peu plus violent à chaque fois. Il n’arrivait pas à y croire. Le Samaël qu’il avait connu était l’opposé de celui qu’il avait devant lui aujourd’hui. Il était tombé amoureux du jeune homme gentil, à la fois maladroit et entreprenant, attendrissant. Aujourd’hui, l’image qu’il lui renvoyait était celle d’un garçon manipulateur, menteur, violent dans ses mots.

Avait-il ne serait-ce qu’une petite idée de ce qu’il ressentait, à ce moment précis ? Ce sentiment atroce qu’on lui déchirait le cœur, encore une fois ? Cette impression de n’avoir été qu’un jouet dans les mains de Samaël ? Après il tout, il venait de le confirmer : cette nuit avait été sympa, et il y avait pris beaucoup de plaisir. Mais ça s’arrêtait là. Il se sentait utilisé, pire, il se sentait sale. Comment une personne qu’il aimait si fort, et depuis si longtemps, était capable de lui faire ça ? Il n’en revenait pas. Et, si l’accablement avait fini par faire taire sa colère, cette dernière remonta en flèche à l’entente du discours de Samaël. Lorsqu’il le vit s’éloigner, son cerveau se déconnecta complètement. Il fit quelques enjambées vers le jeune homme, le saisit par l’épaule pour le retourner brusquement et le plaquer violement contre le mur. Appuyant son bras contre son torse pour le maintenir dans cette position, Zach planta son regard dans le sien.

« Tu te rends compte de ce que tu es en train de dire ? » cracha-t-il avec hargne. « Pourquoi est-ce que tu crois que je ne t’ai jamais recontacté pendant sept mois ? Parce que je ne t’aimais plus ? J’en crevais bordel. Mais je voulais t’oublier, tu peux pas comprendre ça ? Tu sais ce que ça fait de savoir que la personne qu’on aime nous trompe avec quelque d’autre ? Tu comprends ce que ça a pu me faire ? » il accentua la pression avec son bras. « J’ai jamais voulu que tu débarques dans ma vie. Qu’est-ce que tu m’as apporté, toi et tes sentiments amoureux à la con ? Rien. Quatre mois de relation. Et quand j’essaie de t’oublier tu reviens, tu m’embrasses. Tu savais que je t’aimais encore, tu le savais. Alors pourquoi t’as fait ça ? T’avais quoi à te prouver ? Tu te sentais trop misérable, t’avais besoin de quelqu’un pour te distraire ? Et qu’est-ce que c’était simple, de m’utiliser. T’es une ordure, Smith. T’es pitoyable. » lui cracha-t-il au visage,

Il se sentait rabaissé, humilié. Il avait mal, sa fierté avait pris un coup, son égo aussi.

« J’comprends même pas comment j’ai pu avoir envie d’avoir une relation avec toi. Ça a dû être un soulagement pour ton ex copain quand tu t’es barré. Je te rassure, ça en sera un pour moi aussi quand tu partiras. Parce que tu crois quoi ? Que t’es seul dans ton petit monde ? Que t’es le seul à compter, le seul à avoir des sentiments ? Tu te prends pour qui ? »

Il le relâcha, lui tourna le dos, avant de se retourner et, impulsivement, de lui envoyer à nouveau son poing dans le visage. Le frapper soulageait un peu sa peine.

« Et tu dégages. T’as compris ? Tu dégages, maintenant. Ouvre la bouche encore une fois et je me charge de te foutre dehors à ma manière. » déclara-t-il avec mépris, en jetant un coup d’œil à sa baguette magique, à portée de main.
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Alors qu'il posait la main sur la poignet de la porte, il sentit une pression sur son épaule qui l'obligea à se retourner. Il vit la rage dans les yeux de Zacharias alors qu'il le plaquait contre le mur, l'entravant de son bras, plaqué sur sa poitrine. Samaël sentit son cœur s’accélérer, il était à la merci de son ex petit-ami, il sentit l'appréhension le gagner, il allait sûrement le refrapper et il était prêt, ses muscles étaient tendu dans l'attente du coup, celui qui allait pendant un instant lui faire oublier qu'il était un minable, qu'il avait profité de la faiblesse des autres pour s'oublier lui même. Il n'aimait pas ce qu'il était en train de devenir, le nouveau lui, le Sam d'après Théo était un abruti de première qui ne méritait aucune compassion, qui méritait ce qu'il lui arrivait et d'un certain côté, c'était plus facile d'être ce deuxième lui, celui qui ne connaissait pas la culpabilité, ni la douleur que cette dernière engendrait.

Il esquissa un léger sourire narquois alors que Zach lui crachait au visage toute sa haine et il venait de comprendre pourquoi, à l'époque, Zacharias n'était pas revenu, à cause de sa fierté, de sa foutue fierté à deux noises. Ce n'était plus vraiment important maintenant, c'était du passé et il ne voulait pas revenir en arrière, de toute façon il n'aimait plus le jeune homme et puis à quoi bon de toute façon ? Il ne fallait pas regarder en arrière, il fallait avancer, oublier la culpabilité, oublier celui qu'il avait été pour construire l'avenir. Il déglutit douloureusement et respira avec un peu plus de difficulté lorsque Zach accentua la pression sur sa poitrine. Zacharias voulait l'oublier ? Très bien, il pouvait faire ça pour lui, il pouvait essayer de se faire pardonner en sortant définitivement de sa vie. La haine était la façon la plus facile d'y arriver, plus il le détesterait et plus il lui serait facile de faire une croix sur lui. Il l'avait idolâtré pendant toute la durée de leur relation, c'était sans doute ça.

Il inspira profondément lorsque que son ex amant le relâcha, il ne prit pas garde cependant et chancela légèrement sous la violence du nouveau coup, plus fort que le précédent, il porta sa main une nouvelle fois à son visage et sourit presque de remerciement, il le méritait, chaque coup, il les méritait et ils lui permettaient de se sentir mieux. Il posa son regard sur le jeune homme alors qu'il lui ordonnait de partir, encore une fois. Le plus judicieux était sans doute d'obéir mais le mépris qu'il lisait sur le visage le chagrinait plus qu'il ne le croyait.

"Tu me méprises hein ? Ben vas-y frappe moi, t'en crève d'envie. Aller, frappe ! Tu m'as mis sur un piédestal et maintenant tu reviens sur terre, tu te rends compte que je suis pas mieux que les autres. T'as raison, je suis même peut-être pire. Alors vas-y défoule toi, je suis encore là."

Samaël lança un regard de défi à Zacharias, il lui offrait un moyen de faire disparaître toute sa frustration et toute sa colère et lui, il trouvait un moyen de se déculpabiliser en quelque sorte.




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Zacharias Johanson.

Pourquoi ces paroles ? Pourquoi ce regard de défi ? Face à Samaël, Zacharias était désemparé. Il lui donnait la possibilité de le frapper, mais dans quel but ? Le jeune homme en avait plus qu’assez de distribuer les coups, plus qu’assez de déverser des mois de silence sur son ex petit-ami. Il voulait qu’il parte. Qu’est-ce qu’il ne comprenait pas là-dedans ? Qu’il s’en aille, qu’il passe la porte de cet appartement et qu’il n’y remette plus jamais les pieds. Qu’il le laisse tranquille, par Merlin ! Mais non, il fallait qu’il reste, avec son air insupportable, son envie d’être frappé. Pourquoi ? Pour se faire pardonner, d’une autre façon qu’avec ses excuses pitoyables ? Ces dernières n’avaient pas fonctionnées, sa virulence non plus, alors il se rabattait sur la douleur physique, pour qu’il puisse passer ses nerfs ? Il n’avait absolument pas envie de le frapper. Qu’est-ce que ça lui apporterait ? Quelques secondes de satisfaction, et une atroce douleur dans le poing, à la longue. Il voulait simplement qu’il disparaisse de sa vie, et le plus tôt serait le mieux.

Silencieux, Zacharias se recula, suffisamment pour vriller son regard dans celui de l’ancien Poufsouffle. Il eut un sourire moqueur, et secoua doucement la tête. Il jeta un coup d’œil à sa baguette magique, et hésita à la saisir, avant de se raviser. Vu l’état d’énervement avancé dans lequel il se trouvait, il préférait ne pas prendre le risque de voir un sort partir juste à cause de ça. Il se contenta de saisir Samaël par l’épaule pour le faire bouger sans ménagement vers la porte. Ouvrant en grand cette dernière, il le bouscula une dernière fois pour le faire sortir, avant de lui jeter un regard méprisant.

« Je t’ai demandé de dégager. » Il rajouta une dernière insulte, et claqua violemment la porte.

Il resta quelques secondes figé devant la cloison qui venait de se refermer, le claquement résonnant encore dans son esprit. C’était fini, terminé. Il expira longuement, avant de passer une main sur son visage. Le cœur battant, il quitta le salon pour gagner sa salle de bain. Le jeune homme alluma le jet d’eau et se glissa immédiatement dessous, une fois dévêtu Il se rendit compte qu’il tremblait, et s’appliqua à respirer calmement. Voilà, c’était la fin. La fin d’une histoire plus que tumultueuse du côté de Zacharias, presque malsaine. Et c’était tant mieux, qu’il puisse enfin tirer un trait dessus. Peut-être allait-il pouvoir avancer, arrêter de vivre dans ces satanés souvenirs. Oui, peut-être. Quand il aura vraiment réalisé ce qu’il venait de se passer. Quand les mots de Samaël cesseront de hanter son esprit, quand cette impression d’avoir été utilisé disparaîtra. Quand il sera prêt à passer à autre chose, tout simplement.

Une larme coula sur sa joue et se mêla à l’eau de la douche. Quel idiot il avait été, d’y croire comme ça. Comment Samaël avait-t-il pu lui faire ça ? Même s’il ne ressentait plus rien, même s’il se fichait éperdument de lui. Il chassa ces pensées de son esprit, désireux de songer à autre chose. L’envie de boire plus forte que jamais, Zacharias sortit de sa douche. Si ça ne lui ferait rien oublier, cela aurait au moins l’avantage de le calmer. Voire de lui enlever cette satanée impression d’avoir les larmes aux yeux. Il ne manquerait plus que ça.

RP terminé pour Zach.
Samaël SmithAncien personnageavatar
Messages : 1283

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Samaël s'attendait d'une minute à l'autre à recevoir un coup, ses muscles étaient contractés dans l'attente de la douleur qui ne vint pas. Zacharias se recula silencieusement, le jaugeant du regard un sourire moqueur aux coins des lèvres, il devait certainement considérer sa résignation comme satisfaisante ou alors peut-être l'avait-il assez vu, peut-être voulait-il mettre tout ça derrière lui et tout oublier. Effacer son existence de sa mémoire, oublier qu'il n'était qu'un sale type arrogant et égocentrique. Il ne protesta pas lorsque son ex petit-ami l'attrapa sans ménagement par l'épaule pour le décoller du mur et le jeter dehors.

Il resta devant la porte encore ouverte de Zach, légèrement hébété, il ne releva pas l'insulte et ne bougea pas d'un centimètre lorsque la porte du jeune homme lui claqua au nez. Il retint un ricanement, c'était la deuxième fois qu'il se retrouvait à la porte, la deuxième fois qu'on le jetait dehors, d'abord Théo puis ensuite Zacharias. Il les collectionnait les erreurs, les faux pas, les viles paroles qui énervaient, il avait le don de rendre les gens malheureux, sa mère le lui avait dit un jour, ses soeurs, Gabrielle et Annabelle, également.

Et maintenant ? Qu'allait-il faire ? Il n'avait nul part où aller, on était samedi et il n'avait pas envie de rentrer à la colocation. Il ne voulait pas voir le regard de Juliet se poser sur lui et sur son bleu naissant à la pommette. Il avait un peu mal mais ça allait passer, c'était comme tout, il aurait juste un bel hématome pendant plusieurs jours. Le jeune homme poussa un soupir et commença lentement à descendre les marches de l'immeuble de Zacharias, il jeta un dernier regard au bâtiment et transplana dans une rue déserte, direction Aber.

Il atterrit dans une rue déserte près de la plage, la mer brillait sous le soleil automnale, l'air était froid, il laissa l'air marin emplir ses poumons et commença à longer l'eau, les pieds dans le sable, la tête baissée, réfléchissant à ce qu'il allait bien pouvoir faire pour occuper son week-end, pour ne pas penser, pour ne pas avoir mal. Il y avait une fête organisée par un gars de l'université, il avait été invité, il pouvait toujours aller y faire un tour, il commençait à bien connaître les fêtards du campus à force de les côtoyer depuis deux semaines quasiment non stop. Il passa son après-midi sur la plage à attendre il ne savait trop quoi, à se souvenir des instants heureux qu'il avait connu. Moments aujourd'hui disparus, par sa faute sans doute mais surtout parce qu'il ne savait pas aimer les bonnes personnes. Si il avait été capable d'aimer Zach à nouveau tout ceci ne serait jamais arrivé, s'il n'était pas tombé amoureux de Théo, il n'aurait pas eu de choix à faire, tout aurait été simple, son ami ne se serait jamais posé de question, il aurait suivi le chemin qui avait été tracé pour lui à la naissance. Lui aurait pu être heureux avec Zacharias mais il avait tout gâché, parce qu'il était incapable de juger ce qui était bon ou non pour lui, parce qu'il n'était qu'un gamin immature qui n'apprendrait jamais. Un enfant de la honte qui avait oublié d'où il venait et qui venait de comprendre que ça ne servait à rien de lutter contre sa véritable nature puisqu'elle revenait forcément vous hanter un jour où l'autre. Son destin à lui avait toujours été de devenir une pourriture sans cœur.    

Fin du Rp




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The mistake [Zacharias & Samaël]

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