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 Les enfants prodiges [Juliana & Hayden]

Hayden McNeilAncien personnageavatar
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20 octobre 2007

Hayden marchait depuis quelques minutes dans le quartier magique de Bristol. Il avait pris son après-midi pour s’occuper de Louise, mais cette dernière l’avait supplié avec de grands yeux adorables de la laisser aller jouer chez Camille, une de ses amies. Et l’Auror, en père attentionné – et surtout assez faible devant la bouille d’ange de sa fille – avait accepté. Ce n’était qu’une après-midi, après tout. Il s’était finalement retrouvé seul chez lui, alors qu’Eileen travaillait. L’idée de retourner au bureau lui avait traversé l’esprit, mais son coéquipier s’était déjà arrangé sans lui. Et, comme passer des heures affalé dans le canapé ne le tentait pas plus que ça, Hayden avait finalement décidé de faire quelque chose qu’il ne faisait sûrement pas assez souvent : aller voir Juliana. Il fallait dire qu’avec leurs métiers respectifs, le frère et la sœur se voyaient bien moins. Ils avaient tous les deux une vie personnelle – enfin pas trop personnelle du côté de Juliana, espérait-il – et le fait était qu’il ne passait pas souvent à Bristol. Or, l’homme avait décidé de remédier à ça, et se dirigeait vers le restaurant où travaillait sa petite-sœur.

Pourtant, il s’était toujours bien entendu avec Juliana. C’était en quelque sorte sa petite sœur adorée, celle qui était née des années après lui, celle avec qui il était peut-être légèrement trop protecteur – mais on ne se refaisait pas. Même si, malgré ça, il ne se faisait pas trop de soucis pour Juliana, en qui il avait toujours vu une femme battante, forte, débrouillarde, et que ne se laissait sûrement pas marcher sur les pieds. Mais Hayden était un père protecteur, un frère protecteur, et c’était ainsi. Après tout, la famille, c’était une chose de sacrée, chez lui.

Continuant à marcher avec assurance, l’Auror bifurqua vers l’Avenue des Douze Chênes, où se situait le restaurant. Revenir à Bristol, après ce qu’il s’était passé cet été, lui faisait toujours une sensation étrange. C’était bien lui qui avait aidé ses collègues à arrêter Ana Sorden, qui avait pourtant œuvré avec lui pour leur but commun : révéler leur existence aux moldus. Et, s’il ne portait pas vraiment cette femme dans son cœur, il devait avouer qu’elle était acharnée. Et peut-être même un peu trop. Voire beaucoup trop. La dernière chose qu’Hayden voulait, c’était bien de retomber dans une guerre comme celles qu’il avait vécu quelques années auparavant, et où les maîtres-mots des Mangemorts étaient chaos et violence. Or, provoquer cette avalanche en Laponie… C’était, d’après lui, la dernière chose à faire. D’autant plus que des enfants avaient été blessés ! Des enfants par Merlin, c’aurait pu être les siens ! Il chassa rapidement cette idée de son esprit, et préféra se concentrer sur autre chose. Il voulait que le monde magique et le monde moldu puissent cohabiter. Mais de là à user de la violence à tout prix…

Il prit le temps d’expirer longuement avant de pousser la porte du Triton Ardent. Sans grande surprise, le restaurant était quasiment vide, à cette heure, outre un homme attablé devant un café, et deux femmes qui discutaient en buvant un thé. S’avançant dans le restaurant, Hayden repéra Juliana et s’avança vers elle avec un sourire aux lèvres.

« Salut Julia ! » s’exclama-t-il en embrassant la joue de sa sœur. « Je ne te dérange pas, tu as deux minutes pour parler ? » demanda l’Auror en reculant légèrement. « Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vus, je voulais savoir comment tu allais. » expliqua Hayden en posant sur la jeune femme un regard interrogateur.  

Il aimait bien parler avec sa petite-sœur, elle était toujours pleine de vie dans ses propos. Surtout dans ses débats. Elle tenait cela de John, assurément.


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Juliana McNeilRésistante DPPavatar
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Les dernières assiettes s'empilèrent en s'entrechoquant et Juliana coincé sa baguette magique dans la ceinture de sa jupe, avant de pousser un soupir de satisfaction. Les cuisines étaient désormais rangées et ordonnées et elle avait le temps de boire un café avant de prendre son poste en salle pour l'après-midi. Le mois d'octobre était une période creuse pour le restaurant, une fois le coup de rush du déjeuner passé, car il ne faisait pas encore assez froid et pluvieux pour attirer les habitants de Bristol pour une boisson chaude entre deux achats sur l'Avenue des Douze Chênes. Juliana savait qu'un long après-midi l'attendait, puisqu'elle serait seule à tenir le restaurant, seule et quelques clients parsemés. Peu de bénéfices en perspective et probablement peu d'occupation, même si elle avait emmené l'édition du matin de la Gazette et des Cahiers de Bristol pour se divertir. Enfin, au moins elle avait sa soirée de libre, tout comme Joel par un heureux hasard de planning. Les deux amis avaient donc prévu de sortir avec quelques copains dans un bar de la ville.

Après avoir bu un café et ajusté la pince qui lui retenait les cheveux, Juliana quitta les cuisines pour rejoindre la salle, où se trouvait Sabrina derrière le comptoir. La mère de Joel était une femme aimable et accueillante, même si elle était capable d'être assez autoritaire et cassante lorsque quelque chose lui déplaisait. Elle avait du caractère, plus que son fils qui était une sorte d'adorable nounours, et n'hésitait pas à mener son monde par la baguette. C'était donc elle qui prenait la plupart des décisions, même si le restaurant appartenait également à son mari, Stanley. Ce dernier était surtout intéressé par la cuisine ou encore par discuter Quidditch ou politique avec ses habitués, laissant Sabrina mener l'affaire familiale d'une main de maître. Le restaurant était prospère et avait sa petite notoriété, suffisamment pour assurer un salaire assez confortable aux quelques serveurs qui y étaient employés.

"Je prends la relève !", lança Juliana joyeusement en traversant la salle, avant de prendre sa place derrière le comptoir. "Passe une bonne après-midi et bon courage pour ce soir !"

"Merci, Julia, bonne après-midi !"

Une heure plus tard, Juliana n'avait servi qu'un malheureux café et se préparait mentalement à mourir d'ennui avant la fin de la journée. Elle était pour l'heure occupée à décortiquer avec attention un article de la Gazette tout en maudissant le soleil splendide qui tenait les clients éloignés de son restaurant, lorsque le carillon de la porte retentit. Une bouffée d'air frais entra avec le nouveau venu et Juliana leva la tête en sa direction, un sourire aux lèvres et prête à saluer son client. Son sourire s'agrandit spontanément à la vision de son grand frère, et elle lâcha un "Hayden !" enthousiaste. Faisant le tour du comptoir pour le rejoindre, elle l'embrassa puis lui répondit en plaisantant :

"J'ai deux minutes, peut-être même trois ! Je suis contente de te voir, tu as bien fait d'être passé, je vais très bien ! Je te sers quelque chose ?"

Elle regagna son comptoir, désignant une chaise pour Hayden, avant de l'interroger.

"Alors, comment vas-tu ? Pas trop de travail, au BDA ? La Gazette parle encore de cette histoire de Vengeur Masqué..."



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Hayden McNeilAncien personnageavatar
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Lorsque Juliana confirma qu’elle avait quelques minutes à lui accorder, un léger sourire s’étira sur les lèvres d’Hayden, qui prit place sur une chaise en face du comptoir. S’il tentait de prendre des nouvelles de son frère et de sa sœur le plus régulièrement possible, il fallait dire que ce n’était toujours chose aisée de se voir. Tous les trois avaient des vies différentes, qui ne s’accordaient donc pas toujours. Il avait Eileen et les enfants, son métier d’Auror, son statut de Mardolien. Aidan avait Lila et – parfois – Tamara, sa place en tant que faussaire, tandis que Juliana avait son emploi au restaurant, et probablement une vie sociale digne d’une jeune femme de son âge. Si les trois enfants McNeil étaient des plus différents, ils n’en restaient pas moins très soudés. C’était la naissance de Julia – notamment – qui avait rapproché les deux jumeaux, après qu’ils se soient éloignés à l’adolescence. Mais la famille avait toujours eu une place particulière dans le cœur d’Hayden, qui maintenait que c’était une des choses les plus importantes. Quand tout venait à s’écrouler, contrairement au reste, la famille restait.

« Je veux bien un café, s’il-te-plait ! » lui indiqua-t-il en sortant de ses pensées, avant de poser un regard sur sa jeune sœur.

Il se demandait toujours comment elle réagirait si elle apprenait qu’il collaborait avec les Mardoliens pour faire tomber le secret magique. Il se demandait toujours comment ils réagiraient, tous autant qu’ils étaient. Ses parents, Aidan, Julia, Eileen, les enfants. Imaginer leurs réactions n’était sûrement pas la chose la plus agréable à faire – et à vrai dire, Hayden comptait bien ne jamais être découvert. La personne à qui il pourrait l’avouer, à la rigueur, serait Eileen, parce qu’il avait l’intime conviction qu’elle pourrait supporter le secret. Parce que leur amour et leur union lui semblait plus fort que sa condition de Mardolien. Que, si elle ne le comprendrait sûrement pas, elle pourrait peut-être fermer les yeux sur ce qu’il faisait. Mais Hayden avait toujours été très utopiste, sur certains points. Ses convictions politiques, et la tolérance dont on pourrait faire preuve à son égard, notamment.

« Le vengeur masqué nous donne du vil à retorde, effectivement. Le problème avec ce genre d’affaire, c’est que les pistes sont très nombreuses, mais toutes très vagues. Les indices sont moindres, et cela laisse donc place à beaucoup de suppositions. Mais je suis confiant. Généralement, ce genre de tueur finit par faire une erreur – une grosse erreur – et se trahit de lui-même. En attendant, l’enquête continue. » lâcha-t-il, alors qu’il repensait à quelques détails de l’affaire dont il n’était – évidemment – pas autorisé à dévoiler. « Donc oui, on n’a pas mal de boulot au BDA, mais ça va, ça n’a rien d’ingérable ! »

Plusieurs arrestations de trafiquants en tout genre, plusieurs interventions, plusieurs affaires de meurtres à élucider. La dernière qu’il avait eu à traiter était celle d’un homme qui avait été retrouvé mort au sein de sa propre maison, alors que personne ne semblait s’y être introduit, et qu’il n’y avait aucune trace de lutte. Empoisonnement ? Probablement. Un poison long, de toute évidence, qui agissait après quelques heures, donnant ainsi le temps au meurtrier de se trouver un alibi. Quelqu’un que la victime côtoyait au quotidien, sûrement. Un membre de sa famille, un collègue du bureau, peut-être un voisin… Hayden attendait encore le rapport de St Mangouste, mais déjà, plusieurs suppositions se dessinaient dans son esprit.

« Et toi, comment vas-tu ? La période est encore calme, non, pour les restaurants ? Avant la folie de l’hiver… » les passants étaient plus enclins à prendre un thé lorsque le vent froid soufflait dehors, plutôt que lorsque le soleil brillait, comme c’était le cas aujourd’hui.

« Quelles sont les nouvelles ? Ça fait bien longtemps qu’on ne s’est pas vus. »


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Juliana McNeilRésistante DPPavatar
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Juliana prépara le café de son frère tout en l'écoutant parler du Vengeur Masqué, d'une oreille attentive. Elle entendait souvent les clients discuter de cette affaire qui secouait l'Angleterre, et les suppositions sur son identité allaient bon train. Elle avait entendu des suppositions si farfelues qu'elle avait commencé une liste mentale des potentiels suspects. Elle espérait néanmoins que cet homme - ou cette femme, d'ailleurs - se dévoile avant de commettre un autre meurtre. Juliana avait assez peu de liens avec le petit monde fermé des proches de mangemorts mais ce n'était pas pour autant qu'elle appréciait d'apprendre la mort de toute une famille...

"Voilà ton café !", lâcha-t-elle gaiement en posant la tasse fumante sur le comptoir, avant d'ajouter : "Mon frère, ce héros. Heureusement que tu es là pour être la réussite de la famille !"

Elle le taquinait, mais il y avait un fond de vérité. Entre Juliana qui n'avait pas fait d'études et se contentait d'un travail épuisant et assez peu payé, et Aidan qui...eh bien, était Aidan. On ne savait pas toujours ce qu'il était en train de traficoter et ce n'était probablement pas un mal. Quoi qu'il en soit, Juliana avait toujours admiré Hayden, qui occupait l'une des fonctions les plus prestigieuses du pays. Un auror, rien que cela, et il n'avait même pas l'air de trouver cela difficile ! Pour Juliana, une salle pleine de clients affamés était déjà bien assez à gérer, alors elle n'imaginait même pas si elle devait s'occuper d'affaires plus ou moins sordides avec des sorciers aux pratiques louches. Elle en aurait été incapable, se serait probablement retrouvé à pleurer avec les victimes et à vouloir assassiner les accusés de ses mains nues. Non, on ne voulait pas d'une fille comme Juliana dans les forces d'élite du pays...

L'inconvénient de son choix professionnel, Hayden venait de le souligner. Juliana balaya la salle du regard et esquissa une grimace significative :

"Oui, c'est plus que calme cette semaine, je dois t'avouer que je m'ennuie un peu. J'ai besoin d'action ! Du coup ce soir, on sort avec Joel ! Il faut que je lui change les idées, le pauvre, il vient de se faire larguer par sa copine, Fanny, il est malheureux comme une pierre..."

Julia, elle, n'était pas malheureuse du tout et ne faisait aucun effort pour le cacher. Elle n'avait jamais pu supporter cette Fanny blonde et mielleuse, avec son petit rire insupportable et son caractère insipide. Elle avait toujours eu l'impression que Fanny se servait de Joel et la façon dont elle l'avait quitté, pour mieux s'afficher au bras d'un gosse de riche trois jours plus tard, ne faisait que confirmer ses préjugés. Alors elle n'était pas mécontente de retrouver son meilleur ami, qu'elle n'aurait plus à partager avec une petite peste, même si elle se sentait désespérément impuissante face à son chagrin d'amour.

"Quant à moi, il ne se passe pas grand chose dans ma vie, j'en ai peur...", ajouta-t-elle en poussant un long soupir d'ennui. Elle se traînait à travers l'automne sans grande conviction, avec l'impression de tourner en rond. Il lui semblait que l'hiver n'arriverait jamais. Bien que parfaitement heureuse dans sa vie comme elle était à présent, la jeune femme avait paradoxalement envie de nouveauté, de bouleversement. Et c'était bien sûr ce moment que choisissait l'univers pour ralentir.

"C'est vrai qu'on ne s'est pas vus depuis longtemps... Tu me manques, frangin ! Comment vont Eileen et mes charmants neveux ?"



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Hayden McNeilAncien personnageavatar
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« Oh, tu sais bien que tu seras toujours la petite fille chérie de papa ! » lança Hayden avec un sourire, alors que Juliana évoquait sa réussite.

Juliana avait le statut bien particulier qu’était celui de la « petite dernière ». John ne tarissait pas d’éloges sur elle, et c’était compréhensible. Née presque vingt ans après les jumeaux, elle avait été longtemps – était toujours un peu – considérée comme le « bébé » de la famille. Elle avait moins d’écart d’âge avec Tony qu’avec lui, c’était dire ! Et puis, d’une certaine façon, Juliana ressemblait fortement à son père. Aussi têtue, téméraire, et Gryffondor que lui. Après ses deux Serpentard de fils, le changement avait dû être radical, songea Hayden en prenant une gorgée de café, tout en observant sa petite sœur. Oui, définitivement, les trois enfants McNeil étaient vraiment différents – tout en restant relativement soudés et unis, au plus grand plaisir de leurs parents, pour qui la famille était une chose importante.

« Les chagrins d’amour… » commenta Hayden alors que la serveuse lui racontait les malheurs de son ami Joel. Pour sa part, il n’y avait jamais été confronté. Aidan n’était pas du genre à se morfondre auprès de lui lorsqu’une fille le quittait, les garçons n’étaient pas encore passés par cette étape-là (à sa connaissance, du moins), et quant à Juliana, ce n’était pas non plus un sujet qu’ils abordaient régulièrement. Curieux, Hayden lui jeta donc un regard interrogateur, sans trop oser lui poser des questions sur sa vie sentimentale. Il n’était même pas sûr de vouloir savoir si sa petite-sœur avait quelqu’un dans sa vie, à vrai dire… Evidemment, il tentait de se raisonner ; Julia était une jeune femme responsable, qui ne se laisserait jamais malmener par un homme, et qui savait sûrement très bien choisir ses petits-amis. Mais il n’y pouvait rien, il avait ce petit côté surprotecteur qui prenait le pas à chaque fois. Enfin, tant que le garçon en question n’était pas un trafiquant malintentionné, pensa-t-il avec amusement  - certain que cela ne pourrait jamais arriver.

Cependant, Juliana coupa court à ses interrogations en lui assurant qu’il ne se passait rien dans sa vie, couplant cette phrase d’un profond soupir d’ennui. Hayden porta sur elle un regard affectueux – bien qu’un peu rassuré. Mais il pouvait comprendre l’attitude de sa sœur. A son âge, c’était le changement qu’on attendait, et la routine qu’on repoussait. Enfin, le changement arriverait bien assez tôt pour Juliana, Hayden en était certain. Elle avait encore tant à vivre, tant à découvrir, et toute la vie devant elle. Lui avait déjà parcouru une bonne partie de sa vie – sans se considérer comme étant « vieux » bien évidemment, et il refusait tout à faire cette appellation.

« Tu me manques aussi Julia ! Tes neveux vont parfaitement bien, à ce que j’ai cru comprendre. Ils sont à Poudlard, alors tu imagines bien qu’envoyer des lettres à leurs parents pour leur donner régulièrement des nouvelles n’est pas forcément leur occupation préférée… Enfin, tout semble bien se passer ! C’est une année importante pour Tony, mais je suis relativement confiant. Quant à Louise… On dirait toi quand tu étais petite. Avec le côté « Serpentard » en plus. Tu imagines ce que ça peut donner à la maison… »

Il était un père beaucoup trop faible, et beaucoup trop sensible aux yeux  suppliants de sa fille, qui arrivait à obtenir ce qu’elle voulait de lui.

« Tu devrais venir dîner un soir à la maison, d’ailleurs, Louise sera ravie de te parler de son amoureux. Elle refuse de me dire un mot à son sujet, je ne comprends pas pourquoi, vraiment. » plaisanta-t-il. « Et puis, Eileen sera heureuse de te voir, aussi ! Elle va très bien d’ailleurs, elle adore enseigner à l’université. » il n’avait jamais douté qu’elle s’en sortirait très bien. « Et toi alors, des projets en particulier pour cet automne, ou cet hiver ? Tiens, tu devrais passer voir les parents, ils se sont plains qu’ils ne nous voyaient jamais assez, la dernière fois que je leur ai parlé… » il adressa un sourire malicieux à Juliana, qui connaissait la capacité de John à râler sur n’importe quel sujet.


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Juliana McNeilRésistante DPPavatar
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Juliana rit avec affection lorsque son frère évoqua le caractère de Serpentard de sa nièce. Il fallait avouer qu'il y avait un certain air de ressemblance entre les deux demoiselles McNeil, même si Juliana était probablement plus Gryffondor que Godric Gryffondor lui-même, à l'image de son père.

"Louise fera de grandes choses, c'est mon troisième oeil qui l'a dit !", s'exclama-t-elle avec fierté, avant d'ajouter : "Cela dit, je ne vois pas de quoi tu parles. Mon activité préférée à Poudlard était d'envoyer des lettres à famille... Une fois par an."

Un sourire malicieux apparut sur ses lèvres au souvenir des ronchonnements de ses parents lorsque la seule fois de l'année où ils avaient des nouvelles de Juliana était lorsque le professeur McGonagall leur envoyait une missive bien sentie sur les bêtises de leur fille. Ah, Poudlard, c'était le bon temps ! Cela ne lui manquait pas tant que ça, cela dit. Ne plus avoir de devoirs à rendre, de vieux manuels poussiéreux ou d'examens de fin d'année, c'était le pied ! Plus de système de points pour les infantiliser, non plus. Juliana appréciait cette liberté qui lui appartenait totalement maintenant qu'elle était une adulte qui gagnait sa vie, et qui n'avait plus de comptes à rendre. Elle était même plus sage et plus raisonnable maintenant, enfin... la plupart du temps.

Hayden n'avait pas besoin de tout savoir, de toute façon. C'était un auror sérieux et raisonnable, après tout, du moins en théorie comme elle aimait le charrier de temps en temps ! Car on ne la lui faisait pas, à elle. Aidan avait beau être le rebelle de la fratrie, l'homme aux secrets, au final, Hayden ressemblait beaucoup trop à son jumeau pour que l'on s'imagine une grande différence de caractère entre eux. Juliana était persuadée qu'il y avait de belles anecdotes bien salées dans le passé de son frère, mais leur grande différence d'âge les poussait à passer ce genre de choses sous silence, en dépit de leur complicité.

Juliana accepta avec enthousiasme la proposition de son frère de venir manger chez eux. Outre sa nièce, elle appréciait beaucoup sa belle-soeur, Eileen, et c'était toujours un plaisir de la croiser en-dehors des repas de famille. Ainsi, il n'y avait pas de John avec qui créer des tensions, et Juliana n'avait pas l'impression de choisir un camp ou l'autre lorsqu'elle s'adressait à l'un des membres de sa famille. Tout le monde s'aimait chez les McNeil mais John était beaucoup trop transparent pour réussir à dissimuler l'agacement qu'Eileen pouvait provoquer en lui. Juliana pouvait le comprendre, ils étaient si différents ! Mais Eileen rendait Hayden heureux et c'était bien assez pour que Juliana l'apprécie.

"J'en serais ravie ! J'ai hâte d'en savoir plus à propos de ce fameux amoureux, que je sache s'il est digne de ma nièce", déclara-t-elle d'un ton faussement méfiant, avant d'ajouter : "Je suis ravie pour Eileen, ce n'était pas gagné, cette université, alors je suis contente qu'elle s'y plaise bien."

Mieux valait ne pas s'attarder sur le sujet, car Juliana était particulièrement critique à propos de l'université magique que le MIM avait mis en place, jugeant comme bon nombre de sorciers que cette ouverture rapide avait été complètement bâclée, sans que le projet ne soit réellement adapté aux besoins d'éducation sorcière-moldue du pays. Cela dit, l'université avait permis à Eileen de trouver un travail épanouissant, aussi taisait-elle ses critiques en présence d'Hayden.

"Des projets, peut-être bien ! Joel et moi voudrions aller skier, pour voir ! Nous n'en avons jamais fait alors ça peut être drôle... Bon, il faut attendre de voir si le restaurant fait une bonne saison, que l'on sache si la prime de fin d'année sera assez conséquente pour... Sinon, pas de projets particuliers. J'irais rendre visite aux parents, alors... Autant ne pas donner une raison de plus à papa de ronchonner ! On devrait essayer d'y aller ensemble, pour changer !"

Non pas qu'elle n'aime pas rendre visite à ses parents seule, mais elle avait bien souvent la flemme. Les journées au restaurant était longues et ensuite il fallait fêter la fin de la semaine comme il se doit, et ensuite il fallait se remettre de tout cela... Et recommencer.

"Et vous, vous avez prévu des vacances ?"



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Hayden McNeilAncien personnageavatar
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« Evidemment qu’il n’en est pas digne. » répliqua Hayden avec l’air du père qui vient d’apprendre que sa fille est sur point de se marier avec un trafiquant terroriste. « Tu peux venir dimanche midi, si tu veux ! » proposa Hayden avec un sourire.

Cela faisait en effet bien longtemps qu’il n’avait pas vu sa petite sœur, et cela lui manquait. Ils avaient certes plus de vingt ans d’écart, mais il était profondément attaché à elle. Elle s’entendait très bien avec Eileen et les enfants, et était toujours pleine de vie. Et si Juliana était certes, sa sœur, il avait tendance à agir avec elle comme il le ferait avec ses enfants – tout en ayant bien conscience qu’elle était déjà indépendante et n’avait besoin de personne dans sa vie. Mais s’il pouvait glisser un petit conseil, ou si elle avait besoin d’un peu d’argent pour arrondir ses fins de mois – il savait bien ce que c’était, quand on avait vingt ans – il le faisait.

Il l’écouta ensuite lui parler de ses projets pour les vacances, qu’il approuva d’un hochement de tête. Il n’avait pas skié depuis des années – il y était allé une fois, quand il était encore Aspirant – mais il se souvenait parfaitement que cela lui avait plu. Et puis, cela faisait toujours du bien de passer un peu de temps loin de chez-soi, de découvrir d’autres endroits, d’autres modes de vie. Surtout quand on avait l’âge de Juliana, et la vie devant soi. La sienne était déjà plus avancée. Il était marié, avait des enfants, dont l’un était sur le point de terminer ses études à Poudlard… Merlin, il avait l’impression de prendre un coup de vieux, rien qu’à cette pensée. Il se souvenait encore du jour où Eileen lui avait annoncé qu’elle était enceinte de Tony comme si c’était hier. Et voilà que le jeune homme était sur le point de passer ses ASPIC et de quitter la maison familiale pour s’installer seul… Merlin, il n’était pas encore habitué à cette idée.

« Joli projet ! » lança-t-il. « Je suis sûre que tu vas adorer ça. » Juliana était une grande sportive, après tout. « Ah oui, bonne idée, d’aller voir les parents ensemble ! Ça empêchera peut-être papa de faire des remarques sur Eileen, en plus de ça. » ajouta-t-il, le souvenir de leur dispute encore frais dans sa mémoire.

« Eh  bien, il faut qu’on voit avec Eileen si on peut poser des vacances pour noël, mais on aimerait bien partir un peu, amener les enfants prendre l’air, ailleurs qu’à la Cité. Sinon, on posera quelques jours pour  noël, sans doute. On a proposé aux parents de le faire chez nous, cette année, d’ailleurs. Maman ne sentait pas de préparer un repas pour autant de personnes. » expliqua-t-il. « Tu viendras ? Aidan sera là aussi, normalement. »

Noël était tout de même une tradition, dans la famille, et le grand repas qui allait avec également. Hayden et Juliana continuèrent à parler encore un peu, jusqu’à ce que plusieurs clients envahissent le restaurant et que sa petite sœur fut appelée au travail. La saluant d’une bise sur la joue, Hayden quitta le restaurant, sur la promesse de Julia de venir déjeuner dimanche avec eux.

RP terminé


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