AccueilAccueil  FAQFAQ  Où trouver...?  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

 Belle matinée, n'est-ce pas? [Sylphan]

Léa OllivanderAncien personnageavatar
Messages : 243

Voir le profil de l'utilisateur
    23 octobre 2007


    Léa secoua le journal qu'elle tenait entre les mains pour pouvoir lire ce qui était écrit en troisième page sans qu'il soit complètement froissé. Recevoir la Gazette du Sorcier était un luxe qu'elle pouvait se permettre avec ses économies depuis qu'elle était abonnée. Avant, il lui suffisait chaque matin d'en acheter un en allant travailler, mais à présent ce n'était plus possible, alors va pour l'abonnement!

    La troisième page affichait un article qui prenait le deux-tiers du papier sur des sorciers qui aurait manifesté leur mécontentement auprès du ministère avec une pétition demandant à ce que le transplanage soit autorisé également dans les zones moldus. Beaucoup de sorciers le faisait déjà mais c'était risqué à cause des moldus. Se faire remarquer de cette manière fragilisait le Code du Secret. Léa espérait que cette idée ne serait pas appliquée. Peut-être que motivé par un ministre très tolérant, ces sorciers espéraient une plus grande liberté dans le monde moldus...

    La jeune femme soupira et entrepris de lire l'encadré en-dessous qui contenait la photo d'un employer du ministère qui déclarait travailler au département des transports magiques disant qu'il était temps que cette proposition éclate au grand jour car c'était une revendication qui ne datait pas d'hier mais qui tardait à être mise en place. Traitant intérieurement cet homme d'imbécile, elle s'occupa de l'encadré de droite qui informait que le porte-parole du ministère n'avait aucun commentaire officiel à porter sur cette affaire alors qu'un employer du service abusif de la magie affirmait que le ministère ne prenait pas cette proposition au sérieux car elle était contraire au lois et rentrait dans les pratiques que son service condamnait. Que de contradiction...

    "Miou."

    Bastet, à ses pieds, plutôt aux pied de sa chaise, venait de miauler. Léa tourna la tête vers lui pour lui demander distraitement :

    "Qu'est-ce qu'il y a mon minet?
    -Miou.
    -Mais oui, t'es mignon..."


    Selon toute vraisemblance, son chat ne réclamait pas des compliments mais à manger et Léa en avait parfaitement conscience. En même temps, elle ne l'avait jamais entendu miauler pour une autre raison que celle de remplir son estomac.

    "T'avais qu'à rester là-haut, t'aurais pu manger à ta guise. Va chasser les souris, tiens, ça te feras un peu d'exercice et tu pourras manger.
    -Mioooooou!
    -Et ben... C'est ce qu'on appelle du miaulement..."

    Léa posa son journal pour papouiller un peu Bastet. Il n'était pas le seul à lui tenir compagnie. Anis la suivait toujours partout et était sagement couchée dignement sur la table, à côté d'elle, ne bronchant pas, tandis qu'Arsène fouillait tous les recoins de la pièce. Il n'y avait guère que Moon parmi tout ses chats qui était vraiment indépendante. Lézard, oiseau, souris... même les lapins et les crapauds... Elle n'était pas celle qui coûtait le plus en nourriture, c'était certain!

    Léa poussa une chaise et souleva Bastet pour l'y mettre avant de se rapprocher de la table :

    "Bon, voilà, maintenant, tu me laisses bosser."

    Oui, parce qu'à la base, Léa travaillait. Sous son journal s'étalait des parchemins portant les mentions "Sombral", "Nundu" ou encore "Sphinx". Travailler sur plusieurs cours à la fois n'était pas facile mais elle avait l'habitude de gérer plusieurs choses à la fois. Déformation professionnelle de son ancien job. S'accordant une pause, elle avait sortit de sac le journal qu'elle avait reçu avant d'arriver dans la Salle des profs. Léa était du genre matinale... Plus levée 4h du matin que 8h comme aujourd'hui, mais ça changeait des réveils à midi que certains s'autorisaient. Elle n'arrivait pas à comprendre comment on pouvait faire la grasse mat quand on avait du travail à faire, pour elle, c'était clairement du temps perdu.

    Tournant la page de son journal, Léa s'intéressa à un article qui parlait des débats qui se faisaient sur le prochain lieu de la finale de la coupe du monde de quidditch. France, Chine, Canada ou Italie... Les débats allaient de bon train. Non pas qu'elle soit amatrice de quidditch mais ces choses-là l'intéressaient quand même. Et oui... lire un journal, c'était une pause pour elle...

    Le bruit de la porte qui s'ouvre lui fit lever la tête. Il était vrai qu'elle aurait pu choisir de bosser dans ses appartements, dans son bureau, mais elle aimait bien cette grande salle avec tout cet espace... Elle y prenait ces aises assez facilement et c'était agréable. Sans compter que c'était le meilleur endroit pour discuter avec ses collègues si ceci pointaient leur nez... Et visiblement, le poisson avait mordu à l'hameçon... Sans aucune connotation se reportant à une tentative de manipulation, bien sûr...


Celui qui croit savoir n'apprends plus
InvitéInvité


Sylphan n'était pas de bonne humeur, et c'était le moins que l'on puisse dire. Les cheveux emmêlés, le regard assassin, les jointures claquant, les sourcils froncés, les mains dans les poches, il traînait dans les couloirs, comme à son habitude lorsqu'il n'avait pas cours. Quelle était donc la cause de cet énervement ? La perte de son poster le plus précieux : Metallica à Nîmes en 2009. Il crispa les poings à cette pensée.
En bon metalleux qui se respectait, Sylphan avait trois à cinq posters dans ses appartements, de nombreux objets magiques dérivés des groupes et des autographes des plus célèbres stars du merveilleux monde du Metal. Et voilà que ce matin, en se réveillant, le poster n'était plus là. Il s'était littéralement envolé. Envolé. 
"On me l'a volé...", marmonna-t-il, les dents serrés.
Mais certes, qui pouvait avoir volé ce poster ? Non pas un élève, non. Pénétrer dans les appartements d'un professeur, qui plus est ses appartements (une de ces injures préférées demeuraient : "Je vais te transformer en misérable rat d'égoût bouffant des déchets moldus") était au moins, pensait-il, passible d'une torture incommensurable, ou, au mieux, de la peine de mort. Alors un de ses collègues ? Il en doutait fortement. Bref, il n'avait plus qu'une idée en tête : l'affiche était tombée, s'était envolée et avait disparu.
Sylphan jeta un regard sombre au couloir qui s'étendait devant lui. Il n'avait personne, hormis un gros Poufsouffle aux lunettes cerclés de fer qui agitait vainement sa baguette en tous les sens. 
"Dégagez !", éructa-t-il à son encontre.
Le Poufsouffle prit ses jambes à son cou et disparut à l'angle d'un couloir. Sylphan eut un soupir et s'efforça d'aller travailler.
Travailler était assommant. Il était certes, Professeur de DCFM, il n'empêchait qu'il avait toujours été un paresseux hors-pair, plus prompte à l'improvisation qu'à rédiger des cours méticuleux. Il était aussi adepte des contrôles et des interrogations. De longues, terribles et effrayantes interrogations. Orales ou écrites. Les deux étaient possibles.
Cela le fit sourire. Il décida de se rendre en Salle des Professeurs pour emprunter une plume qu'il avait vu hier soir sur une table, si elle y était toujours, et de chercher, à tout hasard, son poster Metallica. "On n'est jamais sûr de rien", pensa-t-il furtivement.
Il atteignit, après cinq longues minutes, la Salle des Professeurs. Celle-ci était lumineuse, et les bureaux et chaises de bois sombres, pléthoriques, envahissaient les lieux, de telle sorte qu'il fallait presque se frayer un chemin entre pour atteindre une destination quelconque dans la salle.
Mais cette vision était hautement pessimiste. Car en vérité, elle était plutôt spacieuse et confortable. Ce que Sylphan ne considérait guère.
Il avait vu tout cela sans ouvrir la porte. Cette dernière était entrebâillée ; aussi, après s'être assuré qu'il n'y avait personne, il l'ouvrit.
Raté. Il s'était mal assuré. Quelqu'un y était installé, prêt à dégainer sa langue, au plus grand désarroi de Sylphan.
Quelqu'une, plus exactement. Et elle ne tarda pas à faire ainsi, au vu des mouvements qui agitèrent bientôt ses lèvres.
Léa OllivanderAncien personnageavatar
Messages : 243

Voir le profil de l'utilisateur
    *Oh! Le sorcier qui pense être tout puissant! Ca faisait longtemps...*

    Léa n'avait pas l'impolitesse de penser à voix haute mais elle n'en pensait pas moins pour autant. La dernière fois qu'elle avait croisé Sylphan Borgia, c'était au pot de rentrée organisé par la directrice et l'homme avait tenu des propos dignes de ses pires collègues de boulot. Il était également la preuve vivante qu'elle avait eu raison de vouloir enseigner pour éviter qu'un autre ne fasse entrer le genre d'idée inepte comme quoi les sorciers étaient presque le centre du monde et qu'ils seraient toujours supérieurs à tout. Elle s'était battue près de 12 ans contre ce genre d'idées, de paroles, et ça la tuait de voir que des enseignants pouvaient imaginer des choses pareilles. Si les adultes pensaient ainsi, qu'en étaient-ils de leurs enfants, alors? C'est pour ça qu'elle avait eu raison d'enseigner. Donner une autre idée de ce qui les entourait aux élèves était la meilleure manière de changer les mentalités. Et c'était d'autant plus vrai qu'elle se basait sur sa propre expérience, acquise sur le terrain à la sueur de son labeur et avait même déjà risqué sa peau pour sauver des relations entre des êtres magiques et les sorciers.

    Souriante comme si lui ou n'importe quel autre enseignant se valait sur son humeur, la jeune femme l'accueillit avec une petite pique gentille :

    "Monsieur le Sorcier! Entrez! Comment allez-vous?"

    Anis avait tourné les yeux vers l'intrus, Bastet attendait toujours vainement à manger mais c'est Arsène qui fit l'acte le plus intéressant de tout ces chats. Il alla le renifler, pousser par sa curiosité de chat. Avec le même sourire enjouée, la jeune femme ajouta :

    "Je vous serais gré de ne pas lui taper dedans. Poussez-le doucement du pied, contournez-le ou enjambez-le s'il vous gêne. Il est pas méchant."


Celui qui croit savoir n'apprends plus
InvitéInvité


Léa Ollivander. Chaque génération avait ses héros, et il semblait tout à fait évident qu'elle en faisait partie. Mais oui, de ces héros qui prônent la tolérance, la gentillesse, l'amour etc. ; que des valeurs anciennes mais importantes, rayonnantes dans l'Histoire.
Qui vit-il dans la salle quand il ouvrit la porte ? Cette chère Léa ! Accompagnée de moult bestioles à ses pieds.
Un chat vint se coller près du Borgia. Bah voyons ! Un chat qui le renifle, qui le touche, qui l'importune, et il ne faudrait pas le taper ! "Quelle doucette cette Mademoiselle Ollivander", pensa Sylphan.
Heureusement, Sylphan avait été agréablement surpris de la voir. Ce n'était pas qu'il avait spécialement eu envie de la rencontrer une nouvelle fois, mais après tout, être parfois un esthète était un cadeau inestimable. Alors il ne fit rien au chat, l'enjamba, rendit un petit sourire à Léa, s'approcha d'elle, lui tendit la main gauche et tira vers lui, de la main droite, fébrilement, une chaise. Il n'attendit même pas que Léa lui ait serré la main ; il la retira avant que cette dernière n'ait pu faire quoique ce soit, cligna violemment des yeux et lança :
"Vous, vous avez le béguin pour les animaux, hein."
C'était idiot. N'était-elle pas professeur de Soins aux Créatures Magiques ?
"Je veux dire, reprit-il précipitamment, c'est naturel, après tout, vu votre poste. Mais savez-vous que les animaux sont catégorisés comme des meubles en France ? France is the country of Human's Rights after all. Pas des animaux, on dirait."
C'était bon, il avait répondu. Mais il sentait qu'il fallait ajouter quelque chose. Il sortit maladroitement sa baguette de sa manche, fit un cercle suivit d'une vif geste en diagonale, et, dans sa main gauche qu'il avait tendue, un petit plateau d'argent apparut, surmonté d'une montagne de chips Lays.
"Vous en voulez ? C'est ma tournée."
Il ne pouvait être plus encourageant. Et pendant que Léa répondait, il jeta distraitement un regard dans tous les coins de la salle, où le poster avait pu potentiellement être dissimulé. Fol espoir.
Léa OllivanderAncien personnageavatar
Messages : 243

Voir le profil de l'utilisateur

    Il enjamba Arsène. Jusqu'à ce qu'il fit ce geste, Léa ne le quitta pas des yeux mais rassurée sur son comportement, elle se replongea vaguement dans son journal. Disons plutôt qu'elle le survola des yeux. Elle ne portait une grande estime envers cet homme visiblement méprisant envers toutes les créatures qui n'étaient pas de véritable sorcier. Evidemment, elle avait conscience qu'il n'était pas le seul dans cette situation, mais savoir qu'un enseignant, quelqu'un censé donner l'exemple à la jeunesse, prônait ce genre d'absurdité la dépassait complètement. Elle devait vraiment être naïve... Elle avait pourtant pas crut du tout à la soi-disante purification du ministère de toute corruption, elle avait juste changer de forme. Mais elle avait crut que l'école n'avait gardé que des professeurs exemplaires... Elle espérait qu'il valait vraiment son pesant en or en tant que professeur...

    Alors qu'il lui tendait la main pour la serrer, Léa avança la sienne mais... il lui fit un magnifique vent. Secouant la tête de désespoir face à cet acte digne d'un ses élèves, Léa détourna les yeux pour regarder son journal tout en écoutant distraitement son collègue. Avec un sourire, elle se fit un plaisir de lui répondre :

    "Saviez-vous que des gens se battent pour que ça change? Cela dit, nous avons la chance d'être en Angleterre... Les créatures magiques sont mieux considérés que cela, ajouta-t-elle en détournant les yeux pour caresser Anis d'un air pensive. Et puis... non, je n'ai pas le béguin pour les animaux. J'aime juste la compagnie des chats."

    Ce stéréotypes défenseur d'animaux = adorateur des animaux était stupide aux yeux de la jeune femme. Certes, vivre avec quatre chats donnaient de l'eau aux moulins de ce qui avaient ce genre de pensées. Mais il ne fallait pas obligatoirement aimer les animaux et en être fou pour en avoir chez soi. Et en être fou n'incluait pas de vivre avec. Par exemple, elle ne se serait pas vue vivre avec des lutins de cornouailles, des salamandres ou même des chartiers alors qu'elle avait défendus les deux premiers lors de procès -ou avait essayé du moins- et essayait de les mettre en avant comme créature de compagnie pendant ces cours.

    Alors que son collègue faisait de la magie pour faire apparaitre de la nourriture, Léa haussa les épaules :

    "Non merci, j'ai déjeuné déjà ce matin. Pas vous? Ou c'est ça, votre petit déjeuné?"


Celui qui croit savoir n'apprends plus
InvitéInvité


Pascal disait que l'athée était celui qui cherchait la voie de Dieu, celui qui n'arrivait pas à croire. Et qu'il n'y a que les athées qui, au final, sont malheureux : car dès lors que l'on ne l'est plus, on ne peut plus être malheureux, puisqu'on croit.
Sylphan n'était pas croyant. Croyant dans le sens de la religion, croyant dans le sens... athée du terme. Car justement, Sylphan était athée. Sylphan croyait en l'homme, qu'il soit sorcier ou non. Non pas comme un humaniste : il avait une bien mauvaise opinion de ses congénères. Non, il croyait que l'homme pouvait concevoir de superbes réalisations. Et il y en avait qui étaient plus prompts à cela : les Sorciers, évidemment. N'était-il pas effarant de constater que certains pensaient que les Moldus et les Sorciers étaient égaux ? Tout comme les animaux et les créatures magiques étaient égaux aux Sorciers ? Sylphan était sûr que pas une de ces personnes n'était capable de définir ce qu'était l'égalité. Objectivement, entre un Moldu et un Sorcier, il n'y avait aucune égalité. Lorsqu'un n'avait qu'à prononcer quelques mots pour qu'un objet à des centaines de mètres vienne dans ses mains, un autre devait suer, parcourir, marcher, se fatiguer et faire l'action d'attraper l'objet, puis suer une nouvelle fois, revenir sur ses pas et se tenir encore à la place où il se trouvait avant. Il n'y avait, dans cela, malheureusement aucune égalité. De nature, les hommes n'étaient pas égaux : et c'était même un bon moyen de survie.
Les Sorciers étaient ultra-minoritaires comparés aux Moldus. Ils avaient eu le privilège de la qualité à la quantité. Voilà ce qu'il était important de rappeler : le qualitatif devançait le quantitatif. Sylphan n'avait rien contre les créatures magiques, à vrai dire. Ni les animaux. Il était même attaché à son vieux hibou qu'il avait reçu pour ses quinze ans, Kébab. Mais il fallait le reconnaître : malgré l'attachement que le maître avait pour son animal, il n'en demeurait pas moins une relation de maître-animal. La nature était ainsi faite, et il était absurde de réfuter cela. Ainsi l'égalité n'existait-elle proprement pas.
Sylphan ne répondit rien à Léa. Et lorsque celle-ci refusa ses chips, les épaules du professeur de Défense contre les Forces du Mal s'affaissèrent. Quelqu'un qui refusait des Lays n'avait rien de normal. Même si le petit déjeuner avait été pris, c'était un sacrilège à la nature-même de ces chips : si délicieuses, si salées, si superbes. La perfection condensée dans des lamelles de pommes de terre. Il se résolut finalement à répondre après avoir dévoré la moitié du plat d'argent.
"Non, je n'ai pas pris de petit déjeuner. Mais ce n'est pas pour ça que je vais vous dévorer, je préfère les chips à la chair humaine, je vous rassure. N'avez-vous pas vu un poster de Metallica ? Je le cherche partout, à vrai dire."
Et c'était fini. C'était tout de même fascinant : un homme pouvait penser et ne pas exprimer ses pensées, de telle sorte qu'il serait apparu idiot, simple et superficiel. Mais au fond, c'était qu'il y avait dans les mots une incroyable barrière : le langage empêchait l'homme de s'agrandir.
Léa OllivanderAncien personnageavatar
Messages : 243

Voir le profil de l'utilisateur
    Il éluda sa première réponse et assura qu'il la rassurait en s'affirmant omnivore et non cannibale. Cet homme avait la fâcheuse manie de prendre la fuite dès qu'un sujet devenait intéressant et... visiblement de croire qu'elle avait la crainte qu'il la dévore... Qu'il se rassure, ce genre de pensées ne lui avait même pas traversé l'esprit! Cela dit, elle espérait que personne ne serait jamais changé en chips dans le château car il semblait assez aimer ça pour vider la moitié d'un paquet en deux minutes top chrono! Ou peu s'en faut...

    La jeune femme avait reprit sa lecture tandis qu'il dévorait ses chips, s'intéressant à un article parlant d'un mouvement de grève prévu des sorciers artisans irlandais qui réclamaient de plus haut salaire. Il fallait dire que la bierraubeurre était probablement la meilleure boisson au monde alors pourquoi n'auraient-ils pas eu le droit à une augmentation? D'un autre côté, dans son innocence, Léa se disait que si cette augmentation n'avait pas été accordé, il y avait probablement une raison, ce n'était pas juste fait pour affamer une partie des artisans!

    Soupirant, Léa tourna donc les yeux vers son collègue quand il lui répondit. Elle resta silencieuse quelques secondes avant de répondre d'un air songeur :

    "Lays... Metallica... Vous êtes un homme plein de contradiction. Vous faites parti d'un parti qui prône la protection de la culture sorcière de manière générale mais vous semblez attacher à bien des choses du monde moldu... J'aimerais bien savoir comment vous arrivez à trouver une logique à ça..."

    Le pire -ou le mieux- c'est que c'était vrai. Léa aurait bien aimé savoir comment il pouvait vivre avec de tels contradictions entre ces idéaux et sa vie quotidienne et qu'il arrive à l'assumer de manière à ce que cela tienne debout. On ne mangeaient pas d'aileron de requins quand on prétendait vouloir protéger les requins d'une mort atroce et de leur disparition pure et simple! Ca n'avait pas de sens... Pas aux yeux de Léa. Il y avait donc deux hypothèses : ou Sylphan avait quelques neurones et aurait été capable de lui expliquer sa logique, ou bien il était vraiment idiot. La dernière hypothèse aurait été décevante... mais heureusement, la bêtise, ça pouvait se soigner!


Celui qui croit savoir n'apprends plus
InvitéInvité


Cette femme ne comprenait décidément rien. Sylphan considérait les Moldus comme ni plus ni moins les suppôts d'une énorme organisation hiérarchique : la société. L'économie-monde, la mondialisation, les Moldus en étaient les esclaves, il n'y avait pas l'ombre d'un doute à cette affirmation. Les sorciers en revanche pouvaient aisément se passer de la mondialisation. La preuve : ils pouvaient accélérer la croissance de fruits, de légumes ou de plantes quelconque en quelques gestes de la main, pouvaient multiplier la nourriture avec toute l'aisance du monde et, grâce à Aguamenti, étaient même complètement autarciques en eau.
Léa n'avait pas compris cela. Ou plus justement, elle faisait semblant de ne pas le voir. Ça heurtait sans doute sa sensibilité de pro-Moldu : sinon, pourquoi aurait-elle été si aveugle ? 
Elle répondit avec un air songeur qui fit une fois de plus froncer les sourcils de Sylphan. Ne savait-elle donc pas qu'un Sorcier pouvait multiplier les chips tant qu'il le voulait, et ainsi faire tenir un paquet pendant plusieurs jours, voire mois ? Ceci dit, il ne participait donc nullement à l'industrie des Moldus. Ceux-ci n'étaient pas nécessaires. 
"Je n'abhorre pas les Moldus, mademoiselle, dit Sylphan d'un ton doucereux. Ce ne sont pas des contradictions mais des faits. Tandis que vous êtes là à vous apitoyer sur le sort des Moldus, voyez ce qu'il se passe pour nous, Sorciers. La disparition de notre sang, ajouta-t-il. C'est aussi simple que cela."
Il bascula la tête de côté et la hocha lentement.
 
"James Hetfield, le chanteur, est un Cracmol. Il est donc plus sorcier que n'importe lequel des Moldus."
Il prit une chips et l'avala illico-presto. Il déglutit et reprit, la voix grave :
"Pourquoi tant de haine ? Je vous le répète, je n'ai rien contre les Moldus. Mais chacun a sa place, chacun doit savoir pourquoi il est là. Les Moldus et les Sorciers n'ont pas vocation à se mélanger. Chacun chez soi, et tout ira bien."
Léa OllivanderAncien personnageavatar
Messages : 243

Voir le profil de l'utilisateur
    Décidément, plus elle l'écoutait parler, plus Léa commençait à douter des compétences de Miss Adamson pour recruter des professeurs. Comment pouvait-on juger que cet homme pouvait être prit en exemple par la jeune génération? Ça la dépassait un peu... Cela dit, il était peut-être le seul candidat à ce poste, parfois on faisait avec ce qu'on avait sur la main. Au moins, Léa avait sa réponse. Malheureusement, le fait qu'il est quelques neurones n'était pas rassurant du tout car ça voulait dire qu'il pensait et qu'il disait des énormités... en étant convaincue du bien fondé de ses paroles. L'ignorance, ça pouvait se résoudre, les certitudes mal placés, beaucoup moins.

    "Vous êtes au courant que vous avez tout fait, c'est-à-dire présumer, insulter, présenter vos idées... tout, sauf répondre à ma question?"

    Léa soupira et ferma son journal. Son collègue entassait les idées fausses à son sujet à une telle vitesse... Mais Léa avait l'habitude des présomptions à son sujet, elle avait du affronter ce genre de paroles pendant des années. Mais elle devait avouer qu'elle n'avait jamais penser devoir mener le même genre de débat à Poudlard... du moins pas avec des adultes. Le nombre de personnes qui niait l'intelligence, la sensibilité des créatures magiques... c'était effarant. L'égalité de droit était une utopie, Léa en avait conscience. De toute manière, ce n'était pas ce qu'elle cherchait, pas pour les créatures magiques. L'équité. De la considération. C'était le minimum. Un minimum que peu semblait être disposé à donner. Sylphan compris.

    "Donc si j'ai bien compris, vous écoutez ce groupe parce que son chanteur est cracmol... et les autres membres du groupe? Egalement? Même en admettant qu'il soit cracmol, c'est un homme qui a du sang de sorcier dans les veines, et il a donc tourné le dos au monde des sorciers... J'adorerais savoir quelle considération vous donnez au nés-moldus..."

    Rejetant ses cheveux en arrière, Léa ajouta :

    "Et surtout, quelle considération vous vous donnez. Vous venez de dire qu'il faut que chacun reste chez soi, mais j'ai crut comprendre que vous admettiez que vous avez du sang moldu dans les veines..."

    Chacun chez soi était une politique absurde. Le monde magique et le monde moldus ne formaient qu'un par bien des aspects. Le nier était idiot. Pousser les deux mondes dans leur retranchements était dangereux, surtout pour le monde magique qui, cloîtré, chuterait dans la décadence. Pour Léa, l'ouverture au monde des moldus, tel qu'elle était affiché par le MIM frôlait la violation du Code du Secret et c'est pourquoi elle n'approuvait pas un certain nombre de leurs mesures, mais vouloir que les sorciers restent entre eux comme le proposait Sylphan était un extrême tout aussi dangereux.

    "Mais non, je n'ai pas vu votre poster. Je me contente des musiques que j'écoute sur RITM."


Celui qui croit savoir n'apprends plus
Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

Belle matinée, n'est-ce pas? [Sylphan]

Page 1 sur 1


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Aresto Momentum :: Poudlard :: Aile Sud, :: Salle des profs,-