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 Qui a eu cette idée folle, d'un jour inventer l'école... [Etudiants]

Eileen McNeilAncien personnageavatar
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Dernière édition par Eileen McNeil le Dim 27 Oct 2013 - 11:14, édité 1 fois
Vendredi 26 octobre 2007

Eileen se dirigea avec calme vers sa salle de cours, la tête déjà pleine du sujet qu'elle allait enseigner ce jour-là. Déjà presque un mois qu'elle avait commencé à enseigner à Aberystwyth – ville dont elle n'avait aucune idée de l'existence et dont elle n'arriverait jamais à écrire correctement le nom du premier coup avant encore de longues années – et elle avait l'impression que cela faisait des années. Elle avait pris ses marques, s'arrêtant parfois pour discuter avec certains enseignants avec qui elle avait sympathisé. Elle avait même rencontré des enseignants moldus, mais les conversations étaient toujours un peu plus délicates. Elle pouvait toujours dire qu'elle était enseignante, mais elle n'apparaissait pas sur les listes de l'Université, et ne pouvait décemment pas se présenter en tant que professeur en collaboration magique et moldue.
Une des nombreuses choses à encore améliorer à propos de l'université, qu'elle notait consciencieusement dans un coin de sa tête, avec l'idée un peu vague d'un jour toutes les écrire et de les rendre au ministère. Tant de choses à perfectionner, à changer, à réformer… Eileen était une optimiste. Elle était persuadée que l'idée de l'Université était bonne, qu'intéresser les jeunes à la culture moldue était la chose à faire: on ne pouvait vivre cloitré dans un monde en ignorant complètement l'autre, c'était une aberration. La guerre ne leur avait donc rien appris? Oui, on pouvait décider que ce savoir ne nous était pas utile, et que le monde sorcier était beaucoup plus confortable. Mais refuser complètement d'aborder le sujet? Ce n'était pas parce qu'on trouvait un sujet inutile qu'on ne devait pas l'étudier. Sinon, qui étudierait les runes, franchement? A part ceux qui se pencheraient sur la difficile traduction de textes anciens, dont parfois l'utilité était également franchement discutable, beaucoup n'utiliseraient sans doute jamais ce savoir. Et pourtant, on étudiait les Runes, elle-même l'avait fait plus jeune. Et bien, l'Etude des Moldus, c'était pareil. Même si cela ne leur servirait peut-être jamais, c'était à savoir. Rien que pour la simple raison qu'un jour, il pourrait par hasard se retrouver avec un Moldu, inconscient du secret magique, et qu'il faudrait bien faire illusion. Les Oubliators avaient déjà suffisamment de travail avec les mardoliens, c'était égoïste et idiot de leur en rajouter simplement parce qu'on se pensait au-dessus des moldus et qu'on ne souhaitait pas faire l'effort de comprendre un minimum leur culture.
Surtout lorsqu'on voyait la ressemblance entre les us et coutumes des grandes familles de Sang-Pur et de l'aristocratie moldue. Eileen était persuadée que si on mettait ensemble les grands noms de l'aristocratie anglaise et les Harris, par exemple, du temps qu'ils n'abordaient pas le sujet de la magie, ils s'entendraient comme larrons en foire.

Elle dépassa les premiers bâtiments, se dirigeant avec assurance vers sa salle de cours, toujours largement en avance par rapport à l'heure à laquelle elle était censée arriver. Elle ne travaillait pas les deux premières heures de la matinée, elle était toute seule chez elle vu qu'Hayden était au Ministère et Louise à l'école, alors pourquoi rester dans une maison vide, franchement? Elle s'installa à sa table, laissant la salle se remplir doucement, comme à son habitude. Son quatrième cours, déjà. Elle avait essayé de reprendre les bases le plus vite possible, durant les deux premiers cours, et souhaitait maintenant s'attaquer à une des caractéristiques importantes du monde moldu: son économie complexe, globalisée, et complètement étrangère à la plupart des jeunes sorciers, qui ne connaissaient que le marché fermé de l'Angleterre sorcière, où il était si difficile d'obtenir des produits étrangers, où les entreprises se créaient sur un fond propre à une famille et non sur des actionnaires, où la Bourse était un mot vide de sens. Elle savait que c'était dur, que certaines notions étaient vraiment problématiques et compliquées à comprendre: elle était passée par là, elle aussi. Mais elle, elle n'avait pas eu l'université pour l'aider, elle n'avait pas eu une personne ayant vraiment vécu et travaillé dans les deux mondes, capable de comprendre aussi bien l'un que l'autre. Julia travaillait à l'Université Lycaon, Ambroise était professeur d'université, et si tous deux avaient une connaissance basique du monde de l'autre, cela n'allait pas plus loin. Tout ce qu'elle savait sur le monde moldu, elle avait dû le découvrir par elle-même, à force de bourdes, de bêtises et de malentendus.

" Bonjour à tous! "

Elle avait tapé sur son bureau avec sa grande règle en bois, réclamant le silence. Les derniers bruits de conversation cessèrent, les élèves se retournèrent… dans leur grande majorité. Elle adressa un regard sévère à Luke Mackenzie qui leva les yeux au ciel, un sourire néanmoins rieur aux lèvres, avant de retirer son bras des épaules d'Elie Stillwood, assise à côté de lui.
Anton Smith, au fond de la salle, semblait n'en avoir rien à faire de ce qui l'entourait, les mains dans les poches, n'ayant même pas pris la peine d'apporter un parchemin et une plume, pour au moins faire semblant de prendre des notes. Très bien, s'il ne voulait pas comprendre qu'elle avait son mot à dire dans le processus d'obtention des diplômes et qu'elle pouvait très bien faire en sorte qu'il n'obtienne pas le droit de travailler, grand bien lui en fasse.

" Aujourd'hui, nous allons donc reprendre le modèle économique moldu, et le comparer avec celui du monde sorcier, celui dont vous êtes familier. Premièrement, qui sait quelque chose sur le fonctionnement de l'économie moldue? "



Halle Berry
Samaël SmithAncien personnageavatar
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Samaël se réveilla difficilement ce matin là, il s'était encore couché tard, avait bu, avait fait la fête, bref tout cela alors qu'il aurait dû travailler sur son projet de fin d'année, alors qu'il aurait dû commencer ses recherches pour le gros dossier qu'il aurait à rendre à la fin de l'année mais il s'en fichait, ces derniers temps plus grand chose comptait vraiment à ses yeux. Même Juliet l'avait trahie en posant ses lèvres sur celles de Théo. Il serra les poings, s'enfonçant les ongles dans la chair, cela n'aurait pas dû le toucher, ils n'étaient plus ensemble de toute façon, Théo faisait ce qu'il voulait, n'était-ce pas justement pour ça qu'il l'avait quitté ? Pour qu'il vive sa vie ? Oui mais Juliet quand même, elle avait Jeremy et... Et rien du tout, c'était fini aussi entre eux, c'était lui l'imbécile mais il n'arrivait pas à pardonner la jeune fille, elle savait ce qu'il ressentait encore pour Théo, elle le savait et elle l'avait quand même fait. Ressasser tout cela n'amènerait à rien de bon, il soupira et se glissa sous la douche, lorsqu'il ressortit, il remarqua qu'il avait une belle tête de déterré, il poussa un soupir, en examinant le bleu, devenu marron-jaune, de sa pommette, petit cadeau de Zacharias. Les égratignures de sa chute de vélo étaient elles aussi, encore présentes, il n'avait pas eu le courage de les soigner, préférant garder les vestiges de ses erreurs, pour se rappeler. Et puis, les moldus n'avaient pas de potions pour tout faire disparaître. On voulait qu'ils jouent aux moldus et bien, il se prêtait au jeu.

Il descendit dans la cuisine et avala rapidement une potion contre la gueule de bois, faisant disparaître d'un coup son mal de crâne et lui donnant l'impression qu'il avait enfin fini par se réveiller et qu'il avait meilleure mine, sans doute un effet de son imagination car ses stigmates n'avaient pas miraculeusement disparues. Il poussa un léger soupir et sortit de la colocation, l'air froid lui fouetta le visage mais il n'y prêta aucune attention, remontant la rue pour se rendre à l'université, un peu de marche ne lui ferait pas de mal, il arriva en avance mais il n'avait pas envie d'entrer en classe tout de suite de peur de le voir. Il n'aurait pas supporter de se retrouver quasiment seul avec lui, dans une salle presque remplie ce n'était pas pareil, il y avait du monde autour, c'était moins difficile à supporter, moins douloureux. Son regard fut alors attiré par l'un des garçons avec qui il traînait pendant ses soirées. Il le salua joyeusement alors que ce dernier s'approchait de lui.

"Hé salut Sam, j'ai un cadeau pour toi, j'ai vu que t'aimais bien t'éclater et tout alors je te donne ça, vas-y essaye, tu vas voir, c'est cool."

Sam sentit que son camarade lui glissait un petit sachet plastique dans la main, il fronça légèrement les sourcils lorsqu'il posa les yeux dessus et comprit de quoi, il s'agissait.

"Non, je peux pas, désolé. C'est sympa de ta part mais..."

"Garde le, c'est un cadeau et puis tu peux pas dire que t'aimes pas tant que t'as pas essayé. A plus mon pote, j'ai cours, on se voit vendredi chez Ben."

L'ancien Poufsouffle regarda son camarade s'éloigner avec un dernier clin d'oeil, ne sachant trop quoi faire avec son sachet de poudre, la raison lui soufflait de le jeter, il savait les effets que pouvaient avoir ce genre de produit mais il choisit de le ranger dans sa poche de veste. Il réalisa alors qu'il était presque en retard pour le début de son cours, il se précipita alors vers le bâtiment pour rejoindre sa salle de classe et remarqua qu'il arrivait juste au moment où le professeur McNeil demandait le silence, il s'avança sans bruit et prit place sur la première chaise vide qu'il vit, à quelques tables à peine de la sienne, il avait vu directe sur son visage, sur sa bouche, sur ses boucles brunes. Il s'obligea alors à détourner la tête et à sortir ses affaires tandis que le cours commençait, ses oreilles entendaient les sons mais son cerveau ne les traduisaient pas en mots, il se demanda donc pourquoi la salle était soudainement devenu silencieuse, il comprit alors que l'enseignante devait attendre une réponse à l'une de ses questions, réponse qu'il ne possédait pas, de toute manière, il était incapable de se concentrer. Théo était trop proche de lui, son esprit et son regard étaient irrémédiablement attirés vers lui et pourtant, il luttait de toute ses forces et cette lutte lui coûtait son attention au cours.




Théo NottAncien personnageavatar
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"Jeremy... Jeremy ! BAKER ! Merlin, je n'avais jamais vu quelqu'un au sommeil aussi lourd. Debout, on va être en retard !"

Un grognement mécontent s'éleva de la masse informe que constituait Jeremy, et Théo observa d'un air affligé le jeune homme qui finit par émerger de sous la couette, son visage chiffonné encadré par des mèches blondes en bataille. Ce type était une catastrophe ambulante, songea Théo en esquissant une légère grimace en avisant le bleu qui s'étendait sur la pommette de Jeremy. L'animagus darda sur son hôte un regard un peu trouble, semblant se demander ce qu'il faisait là, puis la lumière apparut dans ses yeux cernés. C'était le moment gênant, se dit Théo en esquissant une sorte de rictus, avant d'enfiler un pull pour échapper au regard de Jeremy. S'il y avait bien une personne qu'il ne s'était jamais attendu à retrouver dans son lit au réveil, c'était bien Jeremy Baker. C'était la première et la dernière fois. Non content de le frapper de jour, Jeremy s'était amusé à lui donner des coups involontaires dans son sommeil, à bouger et à voler toute la couette. Théo avait passé une très mauvaise nuit et n'avait pour ainsi dire pas dormi, trop occupé à ressasser ses multiples erreurs et à mener de profondes réflexions, sous l'emprise de l'alcool.

"Est-ce que je peux rester là et mourir ?"

"Non, on a cours dans neuf minutes et tu sais qu'ils sont obligatoires."

"Bordel de troll... J'ai l'impression d'avoir été piétiné par un troll..."

"Hum, eh bien, étant donné mes souvenirs d'hier soir je ne suis pas étonné. Allez, dépêche-toi."

Théo sortit de sa chambre à la hâte et jeta ses affaires de classe dans son sac, avant d'enfiler chaussures et manteau. En attendant que Jeremy ne se décide enfin à émerger, il commença à ranger les cadavres de bouteille de la veille, grimaçant à la vue de la chaise que Théo avait fracassé en tombant. Merlin, ils s'étaient vraiment battus comme des chiffonniers, il en avait honte en y repensant. A sa décharge, ce n'était pas vraiment de sa faute, il n'avait fait que se défendre. Comment aurait-il pu savoir que Baker réagirait de la sorte en apprenant que Juliet et lui s'étaient embrassés ? Sa rupture avec la jeune femme semblait être définitive et très largement causée par Jeremy. Comme Théo lui-même n'avait guère apprécié que Jeremy trompe Juliet avec Rosaleen, qui restait son ancienne fiancée malgré tout, il n'avait pas vraiment cherché à l'apaiser... Bref, ils s'étaient battus. Cela lui apprendrait à inviter les âmes perdues errant autour de la colocation en guise de pardon, comme lui... Jeremy revenait penaud de chez Juliet, où il avait trouvé porte close, lorsqu'il l'avait aperçu, l'air si misérable qu'il n'avait pu s'empêcher de lui proposer de boire un verre pour lui raconter ses malheurs.

Oh, le verre, ils l'avaient bu ! Et pas qu'un, car ils avaient tout de même fini par discuter, après s'être tapé dessus. Au final, Théo s'était trouvé un nouvel allié dans sa lutte pour récupérer Samaël, un allié inattendu. Jeremy avait l'air prêt à tout pour récupérer Juliet, y compris aider à rabibocher Théo avec Samaël pour l'éloigner de sa dulcinée. Hélas, ses conseils alcoolisés avaient été assez pathétique, si bien que Théo en était venu à la conclusion que c'était Jeremy qui avait besoin de conseils pour se faire pardonner, et non lui. Finalement, la nuit était bien avancée lorsque Jeremy avait avancé l'idée de rentrer chez lui, mais ils étaient tous les deux si imbibés que Théo avait préféré éviter un désartibulement sur le retour de Bristol, et lui avait proposé, un peu à contre-coeur, de rester dormir chez lui. Trop saoul pour être gêné, Jeremy avait accepté sans une once d'hésitation et s'était endormi quasiment instantanément. Quel manque de manières !

Quelques courtes heures de sommeil plus tard, son réveil sonnait pour le cours du professeur McNeil. Ô joie, ô bonheur ! Après un court passage devant le miroir, qui permit à Théo de constater qu'il avait lui-même la lèvre abîmée et le teint particulièrement pâle, il finit par mettre l'insupportable larve qui lui servait d'invité dehors. Théo n'était jamais en retard en cours, ni nulle part ailleurs, et cela n'allait pas commencer aujourd'hui. Le trajet jusqu'à la fac se déroula en silence, Théo ruminant intérieurement contre le vent froid qui s'infiltrait sous son manteau et Jeremy se concentrant sur son estomac afin de ne pas en rendre le contenu. La fine équipe parvint finalement jusqu'à la bonne salle de classe approximativement trente secondes avant le début du cours et ils s'installèrent aux deux places restantes, non loin de Samaël.

Ah, Samaël... Théo ne put s'empêcher de lui jeter un regard, comme toujours, sauf que cette fois il ne s'empressa pas de le détourner. Peut-être parce qu'il était fatigué, peut-être parce qu'il n'en pouvait plus de cette distance entre eux, peut-être encore parce qu'une petite flamme d'espoir s'était rallumée en lui, Théo ne détourna pas les yeux. Il croisa son regard et maintint le contact, ses lèvres esquissant un léger sourire malgré lui. Merlin, ce qu'il pouvait lui manquer, ce qu'il n'aurait pas donné pour pouvoir lui parler, l'embrasser comme avant... Voilà ce qu'il essayait de lui faire passer, par ce regard, ça et autre chose, une envie qui n'avait pas réellement sa place dans une salle de classe.

"Euh"", lâcha Jeremy à son oreille, "tu devrais peut-être arrêter de le manger des yeux, ton pote Damien vous regarde bizarrement."

Comme pris en faute, Théo sursauta légèrement et glissa un sourire forcé à Damien, avant de se tourner vers Jeremy comme s'il avait quelque chose de très important à lui dire. Ce qui était hautement improbable, c'était d'ailleurs la première fois qu'on les voyait arriver ensemble et s'asseoir à côté, mais il lui fallait bien une excuse et ce n'était pas le sujet du cours qui allait s'en charger... L'économie moldue, pitié ! Théo s'efforça néanmoins de se concentrer sur le cours, en commençant déjà par sortir un cahier et un stylo, mais il ne put s'empêcher de glisser un deuxième regard brûlant à son ancien amant. Pourquoi avait-il ce bleu sur le visage, avec qui s'était-il battu ? Cette question l'obsédait. Théo claqua sa langue avec agacement, ne supportant pas d'être écarté de la vie du jeune homme ainsi, et parcourut la salle des yeux. Ils formaient une fine équipe, tous, avec leurs coeurs brisés, leurs visages abîmés et leurs yeux cernés... Pauvre professeur, songea Théo en lui souhaitant bonne chance pour les intéresser à l'économie moldue. Voilà qui conjuguait deux choses qu'il jugeait particulièrement ennuyeuses : l'économie, et les moldus.

A sa question, il se mit à observer les lignes de son cahier très fixement, comme si les réponses allaient en jaillir. Hélas, ce ne fut pas le cas, et il glissa un regard à son voisin de table au cas où il serait plus inspiré. Jeremy était en général très intéressé par la culture moldue et n'hésitait pas à participer en classe, comme à Poudlard où il aimait déjà occuper le devant de la scène. Aujourd'hui, pourtant, Jeremy avait le menton posé au creux de sa main et sa tête glissait progressivement, tandis que ses yeux menaçaient de se fermer. Jugeant que Samaël était beaucoup plus intéressant que Jeremy, Théo changea à nouveau de cible d'observation, tout en poussant un léger soupir. Ce cours allait être long, si long...


Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Terminant de se brosser les cheveux, Juliet poussa un profond soupir et finit par les remonter en un chignon à l’aide d’un élastique qu’elle gardait à son poignet. Ses yeux se posèrent sur son reflet, et elle fronça les sourcils à la vue de sa mine fatiguée. Il fallait dire que sa nuit avait été relativement courte, pour ne pas dire que les quelques heures où elle avait sombré dans un profond sommeil étaient passées beaucoup trop vite à son goût. Pour sa défense, Eva était bavarde. Vraiment bavarde. Et elle s’était laissée entraîner par son amie et avait entreprit de lui raconter tout ce qu’il s’était passé dans sa vie depuis la dernière fois qu’elles s’étaient vues – vraiment vues, outre les quelques minutes qu’elles avaient passées ensemble à l’université - qui remontait à quelques mois, tout de même. Alors, attablées à la table de la cuisine du petit appartement d’Eva, les deux jeunes femmes n’avaient pas vu les heures passer, et lorsqu’elles s’étaient piteusement échouées sur leurs lits respectifs – le canapé-lit était une merveilleuse invention – la nuit était déjà bien avancée. Posant un regard sur son sac de cours et sur celui dans lequel elle transportait quelques affaires pour la nuit, l’ancienne Gryffondor songea que cette situation devait cesser. Et vite. Elle avait opté pour une technique de repli stratégique depuis sa dispute avec Samaël. Depuis le baiser qu’elle avait échangé avec Théo, en réalité, mais c’était bien plus visible depuis les quatre derniers jours. Elle était allée voir Ariane, un week-end, à Londres – s’était trouvée une excuse quelconque pour expliquer sa présence – puis avait passé une nuit chez Olivia, et celle-ci chez Eva. En réalité, elle était sur le point de rentrer à Aberystwyth lorsqu’elle était tombée sur son amie, un peu hasard, sur le Chemin de Traverse. Après avoir discuté quelques instants avec elle, Eva lui avait proposé de passer la nuit chez elle, sans demander de détails sur sa situation. « Tu me raconteras, comme ça. » avait-elle ajouté alors qu’elles se dirigeaient ensemble vers l’appartement de la jeune femme, après avoir transplané.

Et pour raconter, elle avait raconté. La relation purement platonique qu’elle entretenait avec Ethan, ce que s’était imaginé Jeremy, leur rupture, ce qu’il s’était passé avec Théo, puis avec Samaël. « Tu as toujours le truc pour te mettre dans des situations compliquées, de toute façon » lui avait soufflé la jeune femme après s’être appliquée à la réconforter. Et ça, ce n’était pas faux. Et il lui serait tellement simple, d’en sortir, de cette situation, au moins un peu. Elle résistait tout le temps à l’envie de transplaner à Bristol, de retrouver Jeremy, de se remettre avec lui, d’oublier cette histoire sordide. Et pourtant, le problème était bien là. L’oubli. Elle n’arrivait pas à oublier, ni leur dispute, ni les baisers qu’il avait pu échanger avec Rosaleen. Elle était jolie, Rosaleen,  elle avait l’air gentille, adorable, même – elle s’était faîte cette réflexion pendant les fiançailles de Théo. Alors pourquoi Jeremy ne l'aimerait-il pas, elle ? La pauvre Eva n’avait pas trouvé de réponse à cela, et pour se changer les idées et prendre des nouvelles de son amie, Juliet s’était empressée de la questionner sur sa propre vie d’étudiante. Qui allait bien, de ce qu’elle avait pu comprendre. Des études passionnantes, sa relation avec Horace qui était au beau fixe, une vie sociale visiblement bien remplie… Eva semblait plus qu’heureuse d’avoir quitté Poudlard.

Enfin, même si cette joie ne se voyait pas clairement sur son visage aujourd’hui, songea Juliet avec amusement en apercevant le visage tout aussi fatigué de la jeune femme qui attrapait son propre sac.

« Bien dormi ? » s’enquit-elle en le prenant sur son épaule.
« Trop peu, mais bien ! Merci de m’avoir accueilli pour la nuit. »
« Oh, c’est normal, et ça m’a fait plaisir de parler avec toi ! Par contre, tu penses avoir besoin d’un hébergement ce soir aussi ? Parce que je dois retrouver Horace, et… »
« N’en dit pas plus. » l’interrompit Juliet avec un sourire. « Je vais retourner à Aber, de toute façon. Tu passeras le bonjour à Horace de ma part ! »
« Promis ! » s’exclama Eva en retour, alors que le soulagement se lisait sur son visage. « Bon, on y va ? Faudrait pas qu’on soit en retard en… En quoi, déjà ? »
« Economie moldue ! T’es une étudiante très renseignée, dis moi. »
« Comme toujours ! »

Elles marchaient à présent dans les rues de la petite ville moldue dans laquelle se trouvait l’université magique, ressentant encore les effets secondaires et désagréables du transplanage. Bien vite, les deux étudiantes gagnèrent l’université et leur salle de classe, où elles s’installèrent côte à côté. Se laissant tomber sur sa chaise tout en sortant de son sac une feuille et un stylo, Juliet finit par poser son menton au creux de sa main pour soutenir sa tête, et attendre patiemment que le cours commence. Son regard se perdit, et se posa sur Samaël, assit quelques rangées devant elle. Elle retint un soupir ; leur dispute lui pesait. D’autant plus qu’elle regrettait le baiser qu’elle avait échangé avec Théo. Parce qu’elle était certaine d’une chose : elle ne l’aimait pas. Elle ne ressentait rien pour le jeune homme, outre une immense affection amicale. Sauf que Samaël ne semblait pas le comprendre – ce qu’elle pouvait concevoir, elle avait quand même embrassé Théo alors qu’elle savait qu’il l’aimait encore. Enfin, elle n’y pensait pas, sur le moment, mais elle aurait dû.

« T’es sûre que tu veux pas rester chez moi ? » demanda Eva en surprenant son regard. « Je peux te laisser les clés, et aller chez Horace… »
« Mais non, t’inquiète. C’est pas en fuyant que je vais réussir à arranger quoique ce soit, de toute façon. »
« Brave Gryffondor. » commenta Eva.

Juliet lui envoya un clin d’œil amusé, avant de détourner les yeux du jeune homme, pour les poser sur… Théo. Et Jeremy. L’un à côté de l’autre. Elle haussa un sourcil lorsqu’elle aperçu les différentes blessures apparentes des deux garçons.  A moins que cela ne soit une coïncidence, tout laissait à penser qu’ils s’étaient battus. Mais cette idée était étrange. Déjà, parce que – si bagarre il y avait eu – ce n’était pas logique qu’ils aient l’air de s’entendre ce matin et qu’ensuite, elle ne voyait tout simplement pas pourquoi les deux jeunes hommes auraient pu se rapprocher si brusquement. Théo avait toujours tenu Jeremy en basse-estime – et il fallait être aveugle pour ne pas le remarquer. Alors il y avait bien une raison qui aurait pu pousser à cette bagarre mais… Mais elle était stupide. Parce que la seule explication qu’elle voyait, c’était à propos du baiser qu’elle avait échangé avec Théo. Or, cela impliquerait que Jeremy tienne encore à elle – qu'il l’aime encore. Elle ravala le sourire qui menaçait d’apparaître sur ses lèvres, alors que ses yeux se perdaient sur le visage de son ex petit-ami à l’air endormi, détaillant ses traits, observant son visage, les mèches blondes qui tombaient sur son front. Le regard qu’Eva lui lança la tira ses pensées, et elle papillonna des yeux sous son sourire moqueur. Elle se faisait certainement des idées. Peut-être était-ce seulement juste une coïncidence. Elle irait interroger Théo, à l’occasion, nota-t-elle tout de même en glissant un regard vers les deux garçons. Elle finit par reporter son attention sur le cours.

« Je sais juste que l’activité économique moldue est mesurée par le PIB, le produit intérieur brut. » osa Juliet à la question du professeur McNeil, tout en ayant un souvenir très net des journaux que recevaient son père, et dont un était un journal économique.

Le problème, c’était qu’à part cette information, elle ne savait absolument rien de l’économie moldue. Vraiment rien. Bon, dans le pire des cas, elle demanderait à son cousin Louis, ou à son père. Elle saisit son stylo pour prendre des notes, mais son esprit s’envolait déjà ailleurs, tandis que son regard se détournait une nouvelle fois du professeur McNeil pour jeter un coup d’œil curieux à Théo, avant de se reposer sur Jeremy.



Kit par Irving Ship
Samaël SmithAncien personnageavatar
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Samaël essayait de se concentrer sur le cours mais c'était presque peine perdu, son esprit ne cessait de retournait indéfiniment vers Théo qui se tenait à quelques mètres à peine de lui. Il pouvait presque sentir son regard brûlant sur sa nuque, du moins il pensait que c'était le sien, il tourna légèrement la tête et croisa son regard, il sentit son estomac se nouer et il déglutit difficilement, il sentit un frisson le parcourir alors qu'il lui souriait timidement, il s'empressa de détourner les yeux pour reporter son attention sur le professeur McNeil alors que ses joues s'empourpraient sous le poids de son regard. Il agissait vraiment stupidement, se laissait amadouer par des petits regards de chaton. Il fronça alors les sourcils, il n'avait pas vraiment prêté attention au voisin de table de ex petit-ami mais maintenant qu'il y pensait, il avait du mal à croire qu'il se soit assis à côté de Jeremy Baker sans avoir envie de l'étriper.

D'autant plus qu'il avait embrassé Juliet, Juliet qui avait été en couple avec Jeremy. Logiquement, l'ancien Gryffondor aurait dû en vouloir à Théo, il aurait dû le détester et ne pas vouloir l'approcher et là, ils étaient assis côté à côte, certes, le blond avait une ecchymose sur la joue mais peut-être n'était ce pas dû à Théo, peut-être était-ce autre chose. Il poussa un léger sourire et posa son regard sur Juliet qui répondait à la question de l'enseignante, depuis qu'il lui avait annoncé la fin de leur amitié, il n'avait pas revu la jeune fille. Il ne savait pas si ça l'attristait ou non, il n'arrivait pas à démêler ses sentiments et c'était aussi bien comme ça, il n'avait pas besoin de se rajouter une incertitude en plus. Il détourna son regard de son ancienne amie alors qu'il sentait une boulette de papier lui frôler l'oreille, il fronça les sourcils et se tourna légèrement le buste pour faire face à un Damien tout sourire derrière lui.

"Pssst Sam, y a un truc entre Théo et toi ? Vas-y tu peux me dire, je vais rien dire à personne promis."

Le jeune homme fronça les sourcils devant l'expression de son ami et secoua négativement la tête pour signifier qu'il n'y avait rien du tout entre eux. Il n'y avait plus rien entre eux aurait été plus exact.

"Roh arrête, je vous ai grillé. Vous arrêtez pas de vous lancer des regards de chien battu, tu peux bien me le dire quand même et puis ça expliquerait pourquoi t'étais pas à ses fiançailles."

Alors comme ça Damien y était, il avait vu le baiser entre Rosaleen et Théo, il avait tout vu en direct, il baissa la tête, un voile de tristesse recouvrant ses yeux. Damien le renvoyait à plusieurs semaine en arrière avec ses paroles, il l'obligeait à se souvenir d'une chose qu'il aurait préféré oublier. Une chose qu'il voulait noyer sous l'alcool. Il hocha lentement la tête alors que le sourire de Damien s'agrandissait. Il planta son regard dans celui de son ami, le dévisageant gravement, il murmura tristement.

"Oui mais c'est terminé, c'est pour ça qu'il me jette un nombre incalculable de regards alors s'il te plait tais-toi et écoute le cours sinon on va se faire virer."

Puis sans attendre de réponse de Damien, il se retourna complètement pour faire face à son parchemin vierge, il n'avait rien noté depuis le début du cours. Il jeta un regard en coin à Jeremy qui semblait s'endormir sur sa table et il s'attarda sur le visage de Théo, sur ses lèvres. Il aurait tout donner à cet instant précis pour l'embrasser. Il détourna vivement le regard, ce n'était pas bien de penser ça, il ne devait pas rechuter, il n'en avait pas le droit. Il n'avait rien à regretter, il avait fait le bon choix, le meilleur de ceux qui s'offraient à lui en tout cas. Il ne pouvait pas commencer à regretter la rupture, il ne pouvait pas car après ce serait encore plus difficile à supporter, beaucoup plus douloureux. Alors, il fallait qu'il soit convaincu qu'il avait fait ce qu'il fallait même si c'était difficile, plus difficile qu'il ne l'avait cru, surtout lorsque ses yeux se posaient sur son ancien amant et qu'il ne pouvait s'empêcher de le dévorer du regard.




Eileen McNeilAncien personnageavatar
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Eileen laissa son regard planer sur la classe, avant de les refermer quelques instants. Elle se sentait très fatiguée, d'un coup. Elle faisait face à une cinquantaine d'étudiants, dont la plupart, à en croire leurs mines fatiguées et leurs regards mornes, auraient largement préféré être ailleurs. C'était une erreur que de croire que la plupart était réellement intéressé par la matière, elle le savait, mais tout de même. Ils pourraient faire un petit peu plus d'efforts pour cacher leur manque d'enthousiasme.
Elle haussa un sourcil en remarquant les écorchures présentes sur le visage de beaucoup de ses étudiants, avant de juste laisser tomber le fait d'essayer de leur trouver une explication logique. Elle était leur enseignante, pas leur mère, et leurs problèmes n'étaient pas les siens. Ce qui l'intéressait, elle, c'était d'amener tous ces élèves, dont la plupart n'en avaient sans doute rien à faire, à comprendre un peu mieux le monde qui vivait en parallèle du leur, pour leur permettre d'obtenir leur diplôme de fin d'étude, mais surtout pour leur éviter le moment gênant d'avoir à se retrouver, par hasard, face à un moldu, et de n'avoir strictement aucune idée de ce dont il parlait. Une partie de ses élèves étaient sans doute issus de familles traditionnelles, prônant la sauvegarde du secret, l'ignorance de l'autre monde… Mais ils ne pouvaient pas toute leur vie se cantonner aux bords de l'Angleterre Sorcière. Ils avaient forcément des amis qui habitaient dans le monde moldu, et ils ne pouvaient pas leur imposer leurs idées simplement parce qu'ils étaient trop fiers pour s'intéresser au minimum au monde d'en face. Et, de plus, s'ils voulaient sauvegarder le secret, il fallait qu'ils puissent faire illusion de manière convaincante. Ils n'avaient pas envie de surcharger de travail le bureau des Oubliators, n'est-ce pas?

Elle hocha la tête à la destination de Miss… Wilson, une ancienne Gryffondor, d'après ce dont elle se rappelait. Et probablement la fille de la jeune Miss Flint qui avait épousé un Moldu, quelques années après sa sortie de Poudlard. Qu'elle connaisse quelques choses sur le monde moldu n'était à ce moment-là pas très étonnant, même si elle doutait que ses connaissances aillent très loin en la matière. Et visiblement, elle en était consciente, vu que sa phrase commença par un "Je sais juste…"
Franchement, les programmes d'Etudes des Moldus ne comprenaient-ils pas une partie économique? Elle se rappelait pourtant avoir lu quelque chose à ce sujet lorsqu'elle les avait étudiés, mais il était possible qu'elle se trompe.

" Vous avez raison, Miss Wilson, le PIB est une des manières que les moldus ont pour mesurer leur activité économique, comme vous l'avez dit. Il permet en réalité de quantifier en devise, la production économique d'un pays, afin de le comparer aux autres. En d'autres termes, vous mesurez la quantité de richesse produite par toutes les entreprises d'un pays. Pour compléter, les moldus utilisent aussi une valeur nommée IDH, c’est-à-dire Indice de Développement Humain. Elle leur permet de mesurer et de comparer le niveau de bien-être social dans chaque pays, et même si un pays avec un fort PIB est plus susceptible d'avoir un IDH élevé, les deux ne sont pas forcément liés. Est-ce que quelqu'un a une autre idée? "

Elle laissa son regard voguer sur la pièce, avant de le poser sur un garçon brun au premier rang, très occupé à glisser quelques mots à l'oreille de sa voisine. Luke Mackenzie, ancien préfet de Poufsouffle, d'après ce qu'elle avait pu comprendre. Elle avait attendu d'un préfet qu'il soit plus calme, plus consciencieux, plus appliqué, elle s'était visiblement trompée. Sa voisine, qui avait été préfète avec lui, semblait ne pas vouloir lui répondre, mais ne pouvait pas réprimer le sourire qui lui montait aux lèvres à l'entente de ce qu'il lui racontait. Être jeune…

" Mr Mackenzie, au lieu de discuter avec votre voisine, pouvez-vous partager vos connaissances? "
" Sur quel modèle économique, Mrs McNeil? Le communiste ou le capitalisme? "

Elle eut un léger sourire, surprise. A croire qu'elle ne croyait plus les élèves capables de lui expliquer quoi que ce soit. Mais pas question de partir dans des questions trop compliquées, vu comment la plupart semblaient complètement en dehors du sujet.

" Le capitalisme ira très bien, merci. "
" C'est un système économique basé sur la loi de l'offre et de la demande, comme le nôtre, non? Ensuite, il est beaucoup plus globalisé, avec des entreprises qui travaillent à l'international, des communications très étendus entre tous les pays… La quantité d'argent qui circule est également beaucoup plus importante, non? "

Elle hocha la tête en souriant, reportant son regard vers le reste de la classe. Le jeune homme, visiblement satisfait de lui-même, se laissa retomber sur le dossier de sa chaise, un sourire légèrement fanfaron vissé sur le visage. Sa voisine haussa les yeux au ciel, avant de lui donner une petite tape derrière la tête pour signifier d'écrire.
Elle décida de rester simple, de choisir la comparaison avec le monde magique dont il était tous familier. Ne pas commencer à rentrer dans les détails, ni même évoquer la crise des Subprimes qui commençait à faire rage aux Etats-Unis. Voir comment ils se débrouillaient avec ces notions simples, et ensuite rentrer dans la partie intéressante du sujet, s'ils n'étaient pas trop perdus.

" Notre système économique, dans le monde magique, est beaucoup plus proche de ce qui se faisait dans le monde moldu avant la révolution industrielle, donc avant le XIXe siècle. Chez les moldus, les banques ont pris une importance beaucoup plus grande, les entreprises ne s'intéressent plus uniquement au marché du pays dont elles sont originaires si elles décident de vendre ou de proposer leurs services. "

Elle avança de quelques pas entre les tables, avant de s'arrêter aux côtés d'un élève brun, qui visiblement trouvait beaucoup plus intéressant de discuter avec son voisin de derrière. Elle l'avait déjà repéré, en début d'heure, lorsque le cours avait commencé. Il fallait dire que si on voulait être discret en ne faisant rien, on évitait de ne pas sortir au moins une feuille et de quoi écrire, et de faire semblant de prendre des notes.

" Mr Smith, pouvez-vous répéter ce que je viens d'expliquer, s'il vous plaît? "

Elle laissa quelques instants passer, avant de soupirer. Elle ne leur demandait qu'un peu de temps, une fois par semaine, et de lui prêter attention durant deux heures. C'était dans leurs moyens, n'est-ce pas?
Elle soupira, avant de survoler la classe du regard. Hors de question de laisser ces deux-là côté à côté, ils n'allaient lui causer que des ennuis. Elle posa son regard sur deux garçons, assis un petit peu plus en avant de la salle, et lança à voix haute, suffisamment fort pour réveiller le blond qui semblait avoir décidé de finir sa nuit dans sa salle de classe.

" Mr Baker, puisque vous semblez si fatigué, pourriez-vous échanger votre place avec Mr Smith, s'il vous plaît? Que vous finissiez votre nuit ici ou là, ça ne va pas changer grand-chose pour vous, j'imagine. "

Elle se détourna de la salle, repartant vers le tableau tandis que les deux garçons échangeaient leur place. Elle se moquait un peu de ce qu'ils pensaient d'elle, s'ils la trouvaient trop stricte ou trop coincée, mais elle n'admettait pas qu'on discute sans écouter quoi que ce soit. Qu'on échange avec un camarade durant un cours, du temps que ce n'était pas trop fréquent, elle acceptait. Mais si on ne faisait même pas l'effort de suivre ce qu'elle racontait, elle ne voyait pas pourquoi elle ferait des efforts.
D'un coup de baguette, elle envoya une craie flotter à côté du tableau, et commencer à écrire le plan de son cours.

" En premier lieu, donc, nous verrons le monde de l'entreprise,  avant de nous intéresser à la finance et aux banques, qui, comme vous le verrez, sont de beaucoup différentes de Gringotts. "

Elle attrapa d'une main des documents écrits qu'elle avait préparé, des extraits de journaux, de livres de cours pour étudiants moldus, et commença à les faire passer dans la classe.



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Samaël SmithAncien personnageavatar
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Mr Smith, pouvez-vous répéter ce que je viens d'expliquer, s'il vous plaît? "

Samaël sursauta de surprise, il n'avait pas vu l'enseignante se déplacer, il n'avait pas vu qu'elle se trouvait juste à côté de lui, il releva la tête vers elle, un peu perdu. Il n'avait aucune idée de ce qu'elle venait de dire, il ne savait même pas de quoi parlait le cours, il avait vaguement compris que ça retournait d'économie mais à part ça, il ne pouvait pas vraiment en dire plus. Il se passa la main dans les cheveux passablement gêné.

"Euh... Je suis désolé, je n'ai pas compris ce que vous disiez."

Il entendit Damien pouffer de rire derrière lui alors qu'il baissait la tête pour fixer son parchemin toujours aussi vierge qu'au début du cours. Il la redressa néanmoins un peu trop rapidement lorsqu'elle appela Jeremy pour lui demander de changer de place avec lui, il se figea sur sa chaise. Non pas avec Jeremy, pitié avec n'importe qui mais pas avec Jeremy, s'asseoir à côté de Théo serait une torture, le voir, le sentir, ne pas pouvoir le toucher, ne pas lui parler. Refouler ses sentiments encore une fois, il leva un regard implorant vers l'enseignante.

"S'il vous plaît Madame, promis je parle plus mais me changez pas de place."

Il eut beau faire son regard de chaton, le professeur McNeil ne changea pas d'avis, elle se détourna même de lui pour reprendre sa place devant le tableau et reprendre son cours, il murmura un juron et balança ses affaires dans son sac sous le regard moqueur de Damien qui était devenu tout rouge à force de se retenir de rire. Sam lui jeta un regard noir avant de poser son sac sur ses épaules, de sourire faiblement à Jeremy lorsqu'il le croisa et de prendre place à côté de Théo sans un regard. Il déballa ses affaires comme si de rien n'était et commença à prendre en note ce qu'il y avait d'écrit au tableau. Il ne devait pas tourner la tête, il ne devait pas détourner le regard de son parchemin, rester concentré sur le chemin tableau-parchemin, ne pas regarder à droite, ne pas respirer trop profondément pour ne pas sentir son odeur, ne pas prendre trop de place au risque de le frôler.

Cependant, il ne put résister plus de quelques minutes, il n'y arrivait pas, même en serrant sa plume très fort, même en fixant son regard sur le tableau, il tourna la tête, légèrement, juste pour admirer son visage quelques secondes, juste pour observer ses lèvres tentatrices, le courbe parfaite de son menton. Une violente envie de l'embrasser le saisit et il s'obligea à détourner rapidement le regard, il ne pouvait pas faire ça. Il l'avait quitté, il ne pouvait pas commencer à tout remettre en question et à regretter son geste. Et puis après sa nuit avec Zacharias, il n'était plus totalement celui qu'il avait été. Il n'était pas celui que Théo méritait, il se contenterait donc de souffrir encore une heure de la présence de son ex amant à ses côtés.




Théo NottAncien personnageavatar
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Sous le regard impressionné - ou bovin, selon les interprétations - de Jeremy, Théo prenait consciencieusement des notes sur l'IDH et le PIB. Sa belle écriture était quelque peu gâchée par le stylo moldu, qu'il maniait moins bien qu'une plume, mais c'était essentiel pour passer inaperçu dans une faculté non sorcière. Ses doigts se crispèrent sur l'objet lorsque le professeur McNeil interrogea Samaël, et son trait dévia sur sa feuille à l'entente de son ordre. Echanger de place avec Jeremy ? Venir à côté de lui ? Mais non, certainement pas, ça n'allait pas bien dans la tête de cette enseignante ? Il préférait encore la compagnie insipide de Baker, merci bien ! Cela semblait être également le cas de Samaël, qui mit tellement d'ardeur à tenter de la faire changer d'avis que Théo se sentit vexé, et en oublia ses propres récriminations. Qu'il vienne, et Théo lui ferait passer son envie d'être loin de lui ! Depuis quand Sam le fuyait au point de ne pas vouloir être assis à côté de lui en cours ? Ils avaient passé huit ans à assister aux même cours côte à côte et voilà que monsieur considérait que sa présence était tellement insoutenable qu'il ne pouvait le tolérer deux heures ! C'était inadmissible.

"Profite-en, vieux", lui souffla Jeremy tout en balançant ses affaires dans son sac avant de laisser sa place. Théo répondit par un imperceptible hochement de tête. Oh, il comptait en profiter, Sam n'allait pas s'en sortir comme ça. Théo l'accueillit avec un sourire légèrement moqueur et reporta son attention sur le professeur, comme si la présence de Sam ne l'émouvait pas plus que cela. Il saisit la coupure de journal qu'Ulrich, assis devant lui, lui faisait passer et la mit entre Sam et lui, avant de se pencher pour lire. Pour prétendre de lire, plus exactement, car il se moquait bien du contenu. Ce qu'il souhaitait, c'était se rapprocher de Sam, lui effleurer le bras mine de rien, lui adresser un petit sourire d'excuse...

"Tu as fini de lire ?", s'enquit-il en se penchant légèrement vers son oreille, avant de saisir la coupure et de la faire passer derrière eux.

Théo reporta son attention sur le professeur et jeta un coup d'oeil ennuyé au plan de cours. Le système des moldus lui semblait assez fou, complexe et incompréhensible. Pourquoi avaient-ils besoin de se compliquer les choses ainsi ? Le système des sorciers était beaucoup plus simple et fonctionnait très bien depuis des millénaires. Théo leva la main pour obtenir la parole et questionna le professeur McNeil :

"Est-ce que vous pensez que les sorciers vont connaître une révolution industrielle également, professeur ? Que nous aurons nous aussi beaucoup d'entreprises et de banques ? Je pense que vu notre nombre et notre société c'est difficile à imaginer, de petits commerces présents dans les villes et campagnes me paraissent plus souhaitables que de grosses entreprises telles que Nimbus qui disposent d'un quasi monopole sur le marché et peuvent imposer leurs propres règles sur leurs travailleurs, sans contrôle du Ministère ou presque..."


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Qui a eu cette idée folle, d'un jour inventer l'école... [Etudiants]

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