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 The Runaway Bride [Invités]

Charlotte Meyer-WarlockAuroravatar
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Dernière édition par Charlotte Meyer le Lun 2 Déc 2013 - 18:43, édité 1 fois
3 Novembre 2007

- Harriet, sérieux, debout !

Charlotte secoua sans ménagement la masse informe qui était allongée de tout son long sur son canapé-lit, en plein milieu de son salon, et retourna dans la salle de bains pour terminer de se maquiller. Elle était déjà debout depuis une heure et n'avait pas arrêté. Elle avait pris sa douche, s'était lavée les cheveux, avait dû monter son chignon compliqué - quelle idée aussi ! - et n'avait donc plus de bras, et devait encore se maquiller et s'habiller alors qu'il n'était que sept heures du matin. Harriet et elle n'avaient pas beaucoup dormi l'avant-veille - l'enterrement de vie de jeune fille de Lilly avait été plus qu'épique et parfois même indécent - et elles avaient passé la veille à s'en remettre en grignotant des scones et du thé sur son canapé devant des séries débiles, alternant les moments de bavardages et les moment que Charlotte passait au téléphone à confirmer toutes les réservations et autres aspects de dernière minute du mariage.

Le problème était qu'Harriet était une véritable marmotte qui avait besoin de ses douze heures de sommeil sous peine d'être un Inferi pendant toute une semaine, le temps de se remettre. Et encore, elle avait failli ne pas rentrer le soir de l'enterrement de vie de jeune fille mais son beau Danois avait disparu dans la foule, donc bon... Charlotte termina de poser son rouge à lèvres, enfila une tenue confortable - elle avait l'intention de mettre la touche finale à sa préparation juste avant la cérémonie qui avait lieu à onze heures. S'ensuivrait un déjeuner à treize heures, un thé à seize heures trente, un dîner à dix-neuf heures et puis la réception du soir. Tout un marathon en somme. Harriet finit par rouler - littéralement - hors du canapé et se traina jusqu'à la cuisine pour prendre le thé que Charlie lui avait préparé.

- Si un jour tu te maries, Charlotte, fais ça de nuit, sérieux. C'est pas humain de se lever à cette heure-ci ! marmonna-t-elle en se frottant les yeux.
-  Je pars à cette heure-ci pour le boulot, tous les matins, répondit Charlie en fixant sa boucle d'oreille.
- C'est pas humain pour les gens sains d'esprit, corrigea Harriet en buvant une gorgée de son thé.

Charlotte lui adressa un regard entendu avant de repartir dans la salle de bains pour finir d'enfiler ses bijoux. Elle dû attendre Harriet encore vingt-minutes avant que celle-ci ne déclare qu'elle se préparera intégralement à l'hôtel, en même temps que Lilly, et prenne donc ses affaires en vrac sous son bras ce qui fit ouvertement ricaner Charlie. Elle-même était chargée comme une mule malgré la magie et ses sortilèges d'extension indétectables. Elle avait sa robe de demoiselle d'honneur, ses produits pour se remaquiller avant la soirée, une autre paire de chaussures pour la soirée, de quoi aider Lilly à se préparer, des papiers divers pour enchainer le déroulement de la journée, son discours, son sac... Bref, beaucoup de choses. Harriet avait les mains prises également et les deux amies transplanèrent tant bien que mal du coté de l’hôtel où se déroulerait le mariage. Le Langham était un endroit magnifique et Charlotte en aurait presque sautillé sur sa chaise lorsqu'elle avait appris que les grands-parents de Lilly avait réservé l'hôtel pour le mariage de leur unique petite-fille.

Harriet et elle pénètrent dans le hall sous le regard un peu étonné du groom qui tenait la porte et se dirigèrent vers le comptoir pour connaître le numéro de la chambre de Lilly. Elle avait passé la nuit dans une chambre - sans Jensen - et dormirait ce soir dans la suite nuptiale; Ce mariage allait être magnifique quand même, songea Charlotte tandis qu'un employé les aidait avec leur paquet pour monter jusqu'à la chambre de Lilly. Elle ne pouvait s'empêcher de regarder autour d'elle, émerveillée. Elle n'avait pas encore vue la salle qui devait être en train d'être décorée mais connaissait les plans et la manière dont cela devait rendre. Lilly avait de la chance d'avoir un mariage splendide, tout de même. C'était un peu le mariage de rêve de beaucoup de petites filles, le genre mariage de princesse. Oui, Charlie faisait partie de ces enfants-là mais elle savait aussi que ses grands-parents à elle avaient trop de petits-enfants pour lui offrir un mariage comme celui-ci. Jensen serait sûrement ravi du résultat et Charlotte espérait profondément que Lilly le serait aussi. C'est Mrs Callaghan qui avait organisé beaucoup de choses, donc c'était un peu la surprise pour Lilly. C'était chouette aussi, elle serait surprise !

- Lils ? s'enquit Charlotte en tapant au battant. On peut entrer ?

Charlie poussa la porte et regarda la chambre qui était ravissante, comme tout le reste de l'hôtel. Elle voulait se marier aussi, rien que pour avoir un mariage comme celui-ci, il n'y avait pas de doutes !

- Comment ça va ? demanda-t-elle avec un sourire en déposant tout son barda sur le lit, tandis qu'Harriet sautait au cou de Lilly, débordante d'affection comme d'habitude. Ça va ?

Lilly n'avait pas l'air dans son assiette, constata Charlotte en serrant son amie dans ses bras, dans un geste un peu maternel. C'était peut-être le stress pré-nuptial ? Harriet ne semblait rien avoir remarqué mais Charlie connaissait les traits de Lilly par coeur et voyait bien que quelque chose la tracassait. Lilly, Harriet et Charlotte avaient été des amies très proches à Poudlard mais Lilly et Charlie étaient les plus proches, les meilleures amies et même si Charlotte adorait Harriet qui était sa deuxième amie la plus proche, elle savait que Lilly avait une place primordiale dans son cœur, c'était sa sœur, véritablement.

- Non seulement t'épouses un type canon mais en plus cet endroit est trop beau ! lança Harriet en se laissant tomber en arrière sur le lit de Lilly. Je veux ta vie Lils, crois moi !

Charlotte, elle, était toujours face à Lilly et la regardait avec inquiétude.

-  Tu veux me parler de quelque chose ? murmura-t-elle, seulement à l'adresse de sa meilleure amie.

Spoiler:
 


All of me
loves all of you
Love your curves and all your edges, all your perfect imperfections.

You're my end and my beginning, even when I lose I'm winning 'cause I give you all of me and you give me all of you. •°¤ Mags.

Beating Heart.
Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
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Lilly avait à peine fermé l’œil de la nuit. Elle s’était tournée et retournée dans son lit, sans parvenir à trouver le sommeil. Le stress l’avait rendu malade, et elle s’était sentie nauséeuse durant de longues heures. Finalement, elle avait abandonné l’idée de dormir, et s’était installée devant la télé, en somnolant à moitié. Pour faire passer le temps, elle avait pris un bain – long, et brûlant – et avait attendu que le jour se lève après avoir été coiffée par une professionnel que ses parents avaient engagés pour le mariage. Alors voilà, elle y était, songea-t-elle, debout en plein milieu de la pièce. Elle allait se marier. Par Merlin, l’idée en elle-même lui semblait tellement absurde ! Elle allait devenir Mrs Arcker dans quelques heures. Mrs Lilly Arcker. Sa main se crispa sur le bord d’un meuble, et elle souffla longuement. Comment en était-elle arrivée là ? Comment arrivait-elle à maudire le jour de son mariage ? Pourquoi n’arrivait-elle pas à se réjouir ? Car, d’un point de vue extérieur, sa situation était tout bonnement enviable. Elle avait un emploi stable, venait de quitter son petit appartement pour s’installer dans celui – plus grand – de Jensen, et était sur le point de se marier avec un homme formidable, qui l’aimait de tout son cœur. Mais la seule envie qu’elle ressentait, en ce moment même, était celle de prendre la fuite. De fuir son mariage, certes, mais aussi la stabilité que sa relation pouvait lui apporter, l’équilibre qu’elle n’avait aucune envie de trouver. Elle n’avait que vingt-trois ans, un goût prononcé pour l’aventure et l’excès, les rêves encore dirigés vers ses précédents voyages, mais certainement pas vers ce futur qui l’attendait, celui de la femme mariée, de la future mère. Celle qui habiterait en banlieue londonienne, très probablement. Dans une grande maison - qu’il faudrait entretenir – avec plusieurs chambres, pour leurs nombreux enfants. Elle ne voulait pas cette vie là.

Alors qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire là ? réalisa-t-elle en se mordillant la lèvre inférieur. Elle s’apprêtait à dire « oui » à Jensen. Elle allait lui promettre de le chérir, de lui être fidèle, dans la richesse comme dans la pauvreté, dans la santé comme dans la maladie, dans la joie, comme dans la peine, et ce, jusqu’à ce que la mort les sépare. Et comment pouvait-elle lui faire une promesse qu’elle avait déjà trahie ? Comment pouvait-elle lui jurer fidélité alors qu’elle voyait Leopold régulièrement ? Comment imposer ça à Jensen ? Elle ne pouvait pas. Ce ne serait pas juste, pour aucun des deux. Jensen restait son meilleur ami, malgré tout. Et elle l’aimait, vraiment. Tous ses sentiments n’avaient pas disparu du jour en lendemain, elle en était bien consciente. C’était l’idée du mariage, qui la bloquait complètement. L’idée de l’engagement complet, qui l’avait fait fuir, qui l’avait finalement poussé à tromper Jensen. Elle n’avait jamais connu à personne avant lui. Et ce qu’elle avait découvert aux côtés d’Adonis d’abord, puis de Leopold, lui avait fait découvrir des sensations insoupçonnées et liées à l’adultère. Et elle avait beau savoir que c’était mal, elle ne parvenait pas à arrêter, malgré toute la culpabilité qu’elle ressentait en voyant son fiancé. Mais là, ça allait trop loin, définitivement. Il fallait qu’elle s’en aille, maintenant. Oui, Jensen serait blessé, meurtri, sans aucun doute. Mais bien moins que s’ils se marient, non ? Probablement, décida finalement Lilly, alors que son visage se durcissait légèrement, qu’elle fermait les yeux…

Elle les rouvrit brusquement lorsqu’on frappa à la porte, et observa Charlotte et Harriet entrer sans les voir réellement. Elle fut tirée de sa torpeur par l’Américaine qui lui sauta dans les bras, et à qui elle rendit machinalement son étreinte. Sa meilleure amie, cependant, sembla s’apercevoir que quelque chose n’allait pas, puisqu’après avoir réitéré sa question pour savoir comment elle allait, elle l’enlaça. S’abandonnant à  cette étreinte, Lilly ferma les yeux pour retenir ses larmes qui menaçaient de couler sur ses joues, et prit sur elle pour les ravaler. Elle savait que sa décision était prise, en fin de compte. Elle savait ce qu’on attendait d’elle. Elle savait que Charlotte ne lui pardonnerait jamais de laisser son meilleur ami devant l’autel. Elle savait qu’en bas, il y avait sa famille, ses amis, qui l’attendaient. Qui étaient venus de loin, pour son mariage. Proche de la crise de nerfs, Lilly se détacha de l’Auror et secoua négativement la tête à sa question. Non, il n’y avait rien. Tout allait très bien, d’ailleurs. Elle en était persuadée, évidemment. Elle se racla la gorge dans l’espoir de faire disparaître la boule qui s’y était formée, et vrilla son regard dans celui de sa meilleure amie. Elle ne pouvait plus partir. Elle ne pouvait plus transplaner pour une destination inconnue. Que dire alors à Charlotte, à Harriet ?

« Tout va bien. » assura-t-elle avec un pâle sourire, avant de fuir le regard de son amie pour le reporter sur celle qui était à présent affalée sur son lit. « Elle n’a pas peu ses douze heures de sommeil, hm ? » se moqua-t-elle alors qu’Harriet lui tirait puérilement la langue.

« Tu te maries à une heure cruellement indécente, aussi. »

La future mariée lâcha un éclat de rire, et plaqua un sourire qui sonnait un peu faux sur son visage.

« Et vous, vous allez bien ? » s’enquit-elle. « Je vous préviens, je vais avoir besoin de vous, parce que… Merlin, je ne sais pas par où commencer. J’ai promis à ma mère d’être prête à l’heure mais… » elle soupira. « Etre en retard à son propre mariage, ça se fait, non ? »

Peut-être pas, mais elle était toujours en retard.

« Je vais oublier des centaines de choses, de toute façon. Pourtant, ma mère m’a retenu plus de deux heures hier pour que je lui récite tout ce que je suis censée faire ce matin mais… Je n’y arriverais jamais. » déclara la jeune femme d’un ton défaitiste. « Me préparer, éventuellement. Le coiffeur est venu ce matin – beaucoup trop tôt, franchement – et j’ose à peine tourner la tête mais… » son chignon était beaucoup trop compliqué, elle avait l’impression qu’il allait se défaire au moindre de ses mouvements. Mais il tenait bon, visiblement. « Qu’est-ce que je dois faire, en fait ? » demanda-t-elle en jetant un coup d’œil à Charlotte, qui avait passé bien plus de temps à préparer ce mariage qu’elle.

Son bavardage empêchait son esprit de s’éloigner vers des pensées obscures. Avec un peu de chance, ses deux meilleures amies prendraient simplement ça pour du stress.  Après tout, elle était bien angoissée. Mais elle ne partageait peut-être pas les mêmes angoisses que les mariées habituelles.


Au nom de tous nos camarades

Martyrisés et massacrés

Pour n’ avoir pas accepté l’ombre

Il nous faut drainer la colère

Et faire se lever le fer

Pour préserver l’image haute

Des innocents partout traqués

Et qui partout vont triompher.
- Eluard

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Ellen Perkins, ancienne camarade de dortoir

Ellen appliqua avec soin la dernière touche de son maquillage, avant de se reculer de quelques pas pour observer d'un air critique la manière dont elle s'était habillée. Une robe bleu ciel, dont les manches courtes étaient faites de dentelle, et qui faisait ressortir sa taille de guêpe et ses longues jambes. Des boucles d'oreilles longues, composées de plusieurs petits morceaux de bois, s'accordaient parfaitement avec ses bracelets d'olivier. Un maquillage simple qui faisait ressortir ses grands yeux bleus et son visage de poupée. Ses cheveux blonds étaient rassemblés d'un seul côté de sa tête, dans une tresse savamment décoiffée.
Elle offrit un grand sourire à son reflet, souriant de toutes ses dents, avant de disparaître dans sa chambre pour chercher son sac et son gilet.
Elle se sentait belle. Elle l'était, elle le savait, mais pouvoir mettre une jolie robe, bien se préparer, elle n'en avait pas toujours la possibilité à l'hôpital. Ellen adorait son métier, que personne ne s'y trompe. Elle s'y investissait à cent pour cent, adorait rendre service et voir tous les patients dont elle avait la garde recouvrir la santé l'emplissait de joie. Mais elle était coquette, Ellen Perkins, et elle appréciait toujours avoir une occasion de sortir les belles robes qu'elle avait parfois mises aux réceptions que les grandes familles de la bourgeoisie anglaise. Elle se rappelait en particulier d'une réception chez les Elder, des années auparavant… Elle n'avait jamais été à une réception de la Haute, ne pouvait donc pas comparer, mais les grandes familles bourgeoises s'y connaissaient.

Mais là, ce n'était pas une simple réception. C'était le mariage de Lilly et Jensen,, deux de ses anciens camarades de classe.  Lorsqu'elle avait reçu l'invitation, Ellen n'avait pas pu s'empêcher de sautiller sur place, excitée comme une puce. Elle adorait les mariages, vraiment, et là, c'était Lilly et Jensen qui se mariaient! Deux personnes qu'elle connaissait depuis qu'elle avait onze ans. Et lorsqu'elle avait eu plus de détails, à force d'harceler Harriet de lettres, elle n'avait plus été tenable. Son ancienne camarade allait vraiment avoir un mariage de princesse! Le Langham, c'était vraiment un rêve.

Elle vérifia rapidement qu'elle n'avait rien oublié dans son sac avant de sortir de son appartement et de transplaner discrètement vers le centre de Londres. Elle apparut dans une ruelle, lissa d'une main le bas de sa robe avant de se diriger vers la salle de cérémonie, un grand sourire aux lèvres.
Elle savait que les deux tourtereaux avaient décidé d'inviter toute la promo, et elle ne pouvait s'empêcher d'arborer un sourire niais à cette idée-là. Elle avait gardé contact avec beaucoup d'entre eux, mais revoir toute leur année, au grand complet, cela n'arrivait pas souvent. Comment tous s'en étaient sortis dans la vie, est-ce que Machin était toujours avec Truc, est-ce que… Après tout, Lilly et Jensen étaient toujours ensemble, et seraient bientôt mariés, alors qu'elle se rappelait avec beaucoup de précision la jeune fille qu'elle était en sixième année assurer que cela ne durerait pas.

Elle fit quelques pas dans la salle de cérémonie, remarquant avec un grand sourire qu'elle n'était pas la première, que plusieurs personnes étaient déjà présentes. Elle offrit un beau sourire à un ancien camarade de Gryffondor, avec qui elle était sortie en septième année. Ils s'étaient séparés peu avant la fin de l'année, Ellen assurant à qui voulait l'entendre qu'elle ne le supportait plus, qu'il se révélait différent de ce qu'elle avait espéré… Elle ne vit pas du tout la légère étincelle d'appréhension qui brillait dans son regard alors qu'elle se dirigeait vers lui, commençant à discuter avec animation avec lui. C'était il y a plus de cinq ans, c'était du passé! Et non, elle n'avait absolument pas réagi de manière disproportionnée au moment de leur séparation. Elle n'avait jamais compris pourquoi tant de monde le pensait. Elle réagissait de manière appropriée par rapport à la situation, et refusait que quiconque la trahisse.
Néanmoins, il ne semblait pas tout à fait à son aise et finit par s'échapper lorsqu'un autre de ses anciens camarades de dortoir se présenta à la porte. Ellen, avec un grand sourire, balaya la salle du regard, et se précipita sur Jensen dès qu'elle l'aperçut, l'étouffant dans ses bras.

" Jensen! Je suis tellement heureuse pour toi! Lilly et toi êtes faits l'un pour l'autre, je l'ai toujours dit, déjà en cinquième année… "

Et elle continua à monologuer pendant quelques secondes, repoussant de temps à autres une mèche blonde, un sourire éclatant toujours présent sur son visage. Elle avait toujours apprécié Jensen, même si elle avait parfois un peu de mal à voir ce que Lilly avait pu lui trouver. Enfin, elle l'épousait, elle l'aimait, tout allait bien dans le meilleur des mondes, non?

" Enfin, j'espère que tu n'es pas trop stressé? "

Elle continua son tour de la salle, saluant aimablement tous ses anciens camarades de classe… et ignora royalement ceux avec qui elle s'était séparée en mauvais terme. Rancunière, elle? Jamais. Elle avait juste tendance à ne pas oublier ce qu'on lui avait fait. Alors, en attendant la mariée qui de toute manière serait en retard – Ellen connaissait Lilly, par Merlin, et une mariée se doit d'être en retard à son propre mariage – elle riait, discutait, repoussait vers l'arrière ses cheveux blonds dans une expression gênée lorsqu'on la complimentait sur sa bonne mine.
Elle tournait, tournait, d'une conversation à l'autre, avant d'atterrir à côté d'un jeune homme brun, dont elle se rappelait vaguement. Un Serpentard, plutôt mignon, auquel elle n'avait jamais accordé tellement d'attention. Elle se rappelait simplement du surnom dont Lilly et Charlie l'avaient affublé à Poudlard.

" Tu es Adonis, c'est ça? Je me rappelle de Charlie et Lilly parlant de toi, parfois. C'est fou comme des choses bêtes peuvent rester en mémoire, parfois. Pour toi, c'est le surnom qu'elle t'avait donné… Ninis. Ça marque, les choses comme ça! Moi, c'est Ellen, d'ailleurs, si tu ne te rappelles pas de moi. Comment est-ce que tu vas? "

Avec un grand sourire, elle dévisagea le jeune homme qui lui faisait face.
Ellen aimait vraiment beaucoup les mariages.
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Jensen Arcker ~ Fiancé de Lilly

Jensen ajusta une dernière fois sa cravate avant de s'admirer, il était à la fois nerveux et excité. Il allait se marier avec la femme de sa vie, il attendait ce moment depuis toujours, depuis qu'il avait vu Lilly dans le Poudlard express en première année, au début, il n'y avait eu que l'amitié, du moins ses sentiments à lui avaient toujours été plus ou moins présent mais il n'avait pas voulu brusquer Lilly alors il s'était contenté d'amitié puis il avait fini par lui demander d'être sa petite amie au bout de quelques années, pour être honnête, il avait craint un refus mais finalement l'issu en avait été tout autre pour son plus grand bonheur. Jensen était un éternel romantique, il croyait à l'amour avec un grand A, il croyait au bonheur éternel et à tout ces autres trucs un peu niais.

Il se recoiffa soigneusement en sifflotant joyeusement alors qu'un sourire satisfait venait éclairer son visage, il était prêt, il allait se marier, pour de vrai, son sourire s'agrandit légèrement et il sortit de sa chambre. Il était prêt, enfin aussi prêt qu'il pouvait l'être le jour de son mariage, il avait laissé les alliances à son frère Jared qui pour l'occasion serait son témoin. Il fondait tellement d'espoir dans ce mariage, c'était le premier pas vers la vie de famille, une vie à deux avec Lilly pour commencer et au fil des années, ils seraient rejoint par des enfants. Il voulait une famille nombreuses, il voulait que ses enfants connaissent la joie qu'il connaissait avec ses cinq frères. Il savait sa future femme assez réservée sur le sujet, elle essayait toujours d'éviter le sujet mais il ne pouvait pas croire que son rêve de fonder un foyer était à sens unique. Il aimait à croire que Lilly avait les mêmes rêves que lui.

Lorsqu'il pénétra dans la salle de réception du Langham, il ne put retenir un soupir d'émerveillement, c'était somptueux, il n'aurait pas pu rêver mieux, pourtant, il savait à peu près à quoi s'en tenir puisque c'était surtout lui, Mrs Callaghan et Charlotte qui avaient réalisé les préparatifs du mariage, Lilly y jettant un oeil de temps en temps, il l'avait senti peu concerné par l'événement mais elle avait beaucoup de travail, elle rentrait de plus en plus tard à mesure que le grand jour arrivait, il ne pouvait lui en vouloir, alors il l'avait ménagé, avait été présent pour elle, comme toujours en priant pour que son chef arrête de la surcharger.

Son regard parcouru la salle, il était le premier arrivé, il put examiner à loisir chaque détail et mieux se rendre compte que ce serait un grand mariage au vu du nombre de couvert, il allait y avoir toute sa promotion de Poudlard pour commencer, des personnes qui était ravi de revoir et d'autres beaucoup moins bizarrement. Les convives commencèrent à arriver les uns après les autres, il salua, remercia, sourit poliment à chaque personne qui vint vers lui pour le saluer et le féliciter. Il soupira de soulagement lorsqu'il reconnut qui approchait pour lui annoncer qu'il avait bien pensé aux alliances, il échangea un sourire complice avec sa mère lorsqu'il croisa son regard avant que son attention ne soit détourné par Ellen Perkins, surnommé la folle. Il lui sourit poliment et desserra doucement ses bras de son coup lorsqu'elle le salua un peu trop passionnément.

"Bonjour Ellen. Merci, je suis heureux de te revoir également."

Il se serrait bien passé de sa présence par exemple mais il ne voulait pas être médisant alors il écouta d'une oreille distraite son monologue sur "ô combien, elle savait que Lilly et lui étaient fait l'un pour l'autre". Il espérait que tout ses convives n'étaient pas aussi pipelette qu'Ellen, elle était gentille mais... légèrement extravagante, il lui sourit à nouveau alors qu'elle lui posait une question.

"Non ça va merci, enfin, je stresse un peu comme tout jeune futur marié j'imagine."

Il retint un soupir de soulagement lorsque la jeune fille finit enfin par s'éclipser à la recherche d'une nouvelle victime, il aperçut qu'elle jetait son dévolu sur Adonis Greengrass et lui accorda un sourire d'encouragement, il le regarda un instant froidement et finit par relever la commissure de ses lèvres en un léger sourire. Jensen eut alors l'impression que quelque chose lui échappait, que Greengrass savait quelque chose qu'il ignorait, il haussa les épaules d'indifférences et eut juste le temps de l'entendre répondre à Ellen visiblement peu amusé par le surnom que Lilly et Charlie lui avaient donné à l'époque de Poudlard.

"Miss Ellen Perkins, je me rappelle parfaitement de toi. C'est un plaisir de te revoir. En effet, c'est amusant comme les surnoms stupides restent en mémoire. Ça va parfaitement et toi même ?"

Jensen esquissa un sourire amusé, Adonis ne semblait vraiment pas amusé malgré ce qu'il semblait avancer. Il se détourna alors de la conversation de ses deux camarades pour accueillir de nouveaux invités avant de se diriger vers le mage marieur. Il jeta un léger coup d'oeil à sa montre, Lilly était en retard et son trac augmentait sournoisement en lui, il sentit une pression sur son épaule et sourit faiblement à Jared. Et si, finalement, elle ne venait pas ?
Charlotte Meyer-WarlockAuroravatar
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Lilly venait de lui mentir. Charlotte aurait pu mettre sa baguette au feu et parier sur ce fait les yeux fermés, elle la connaissait trop bien, elle reconnaissait les tournures de sa voix. Tout n'allait pas bien contrairement à ce qu'elle venait d'affirmer en ne la regardant pas dans les yeux. Si le premier réflexe de Charlie aurait été d'insister - déformation professionnelle - mais à moins d'une heure de la cérémonie, ce n'était pas le moment d'extirper des informations à Lilly. Elle essayerait de lui parler à un moment où elles seraient seules, songea Charlie sans quitter sa meilleure amie des yeux tandis qu'Harriet leur expliquait une tradition de mariage américaine avec les coussins à alliances. Elle connaissait les angoisses de Lilly au sujet de ce mariage et ce depuis le trente et un janvier dernier, date de la demande en mariage. Elle avait retenu la date tout simplement parce que c'était le soir de sa rencontre avec Eliott. Quoi qu'il en soit, ce n'était pas le moment pour parler de ça même si Charlotte avait l'impression que son interprétation des sentiments de Lilly au fil des derniers mois avait été erronée. Elle avait pensé, depuis que Lilly était allée choisir sa robe, que sa meilleure amie était plus apaisée à l'idée du mariage. Peut-être que c'était le cas et que ce n'était que du stress prénuptial... Soucieuse, Charlotte darda un regard inquiet sur Lilly mais se reprit bien vite en entendant un léger dong provenant de la pendule : elles n'avaient pas le temps de s'attarder, le programme était chargé.

- Ca va, même si j'ai cru devoir trainer Harriet par la peau du cou pour qu'elle bouge du canapé !

Cette dernière marmonna quelque chose et Charlotte lui adressa un sourire malicieux avant de sortir sa baguette magique de sa poche et faire venir à elle la liste des choses à faire. Elle connaissait le déroulement de la cérémonie sur le bout des doigts mais aimait cocher les choses au fur et à mesure.

- Alooors... La maquilleuse devait passer il y a trente minutes mais elle est visiblement en retard, ta mère va monter ta robe dans un quart d'heure, la fleuriste doit être en train de disposer les fleurs en bas, elle donnera ton bouquet à ton père que tu rejoindras devant la salle de la cérémonie à dix heures cinquante-cinq, la manucure doit arriver bientôt...

Charlotte jeta un coup d’œil à Harriet toujours vautrée sur le lit de Lilly.

-  Harriet, tu pourrais descendre à la réception récupérer les clés de nos chambres, pour qu'on y dépose nos affaires ? Puis comme ça tu pourras te préparer tranquillement, si les préparatrices de Lilly ont besoin de sa salle de bains.

Harriet sembla mobiliser toute son énergie et sa volonté pour se redresser. Elle déposa un baiser sur la joue de Lilly et sortit de la pièce en baillant.

- Je te parie qu'elle va trébucher près de l'autel, lança Charlotte en souriant une fois que la porte se fut refermée.

Mine de rien, Charlotte se rapprocha de Lilly et posa sa liste sur le plateau de la coiffeuse, s'asseyant sur le lit.

- Tu es sûre que ça va ? Parce qu'on peut en parler si tu veux. Je sais que tu...

Des coups retentirent à la porte et sans attendre la moindre invitation, une femme que Charlotte identifia comme la maquilleuse entra avec des sacoches et l'air grognon. Même en étant une Gryffondor, Charlie ne se risqua pas à lui faire la moindre remarque sur son retard qui mettait leur planning serré en péril. Celle-ci sortit ses pinceaux, ordonna à Lilly de s'assoir et commença à travailler. Adressant un sourire d'encouragement à son amie, Charlotte s'éclipsa dans la salle de bains pour enfiler sa propre robe de demoiselle d'honneur  - elle était déjà maquillée et coiffée en dehors de ça - et ressortit de la salle de bains alors que la manucure était arrivée et s'occupait des mains de Lilly en même temps que la maquilleuse travaillait.

- T'es chouchoutée dis-donc, lança-t-elle pour détendre Lilly.

Ce n'était pas vraiment le moment pour avoir une discussion intime et privée, songea Charlotte en cochant quelques étapes sur sa liste. Malheureusement, le destin ne sembla pas vouloir laisser les deux jeunes femmes seules étant donné qu'Harriet revint habillée de la même manière que Charlotte et bien mieux réveillée. La chambre fut ensuite envahie par la mère de Lilly et celle de Jensen qui montaient la robe de mariée. L'atmosphère était un peu oppressante dans la pièce, entre les nombreuses personnes présentes, les discussions qui s'entrecoupaient, les deux cousines de Jensen qui étaient venues proposer leur aide. Charlotte s'empressa de dissimuler sa baguette magique aux cousines moldues et Harriet manqua de renverser un vase tant on se sentait à l'étroit. Il faisait trop chaud et il y avait trop de bruit : rien de bien agréable et de bien serein avant un mariage. Il fallu toute ma volonté d'Harriet pour mettre tout le monde dehors afin que Lilly puisse s'habiller en paix. Et la volonté d'Harriet, ce n'était pas rien ! Elle se retrouvèrent finalement toutes les trois, comme au bon vieux temps, Harriet et Charlotte assisses sur le lit en attendant que Lilly sorte de la salle de bains.

- T'es splendide, Lilly, affirma Harriet avec des étoiles dans les yeux. Renversante.

Charlotte acquiesça et se leva pour ajuster la traine de la robe, vérifiant que tout était bien en place. Finalement, malgré tout, ils étaient dans les temps et n'avaient plus qu'à descendre étant donné que le père de Lilly la rejoindrait finalement devant la porte de la salle.

- On descend ? On est un peu en avance sur le programme mais ça permettra de peaufiner les détails de dernière minute.

Charlotte ne se mariait pas aujourd'hui, c'était un fait. Mais elle avait passé tellement de temps à organiser ce mariage qu'elle en était nerveuse, à prier pour que tout se passe bien et qu'il n'y ait pas de faux temps alors que cela faisait des semaines qu'ils planifiaient tous pour que tout soit parfait. Les couloirs de l'hôtel étaient feutrés et Charlotte faisait très attention à ne pas marcher sur la grande traine de Lilly : voilà ce qu'il manquait, quelqu'un pour tenir la traine. Mais contrairement à beaucoup de choses, les enfants d'honneur n'étaient pas disponibles en location. Elles finirent par arriver toutes les trois près de la salle où allait avoir lieu la cérémonie. Le père de Lilly - et donc le bouquet - n'étant pas encore là, Harriet se proposa d'aller les chercher et Charlotte sauta sur occasion pour rester seule quelques instants avec Lilly. Sans savoir quoi dire au premier abord, elle se contenta d'adresser un sourire à sa meilleure amie et la serra dans ses bras très fort.

- Tout va bien se passer, souffla-t-elle. C'est Jensen, il t'aime plus que tout au monde et il t'aime depuis des années. Tout ira bien, je te le promets murmura-t-elle à son oreille en lui frottant le dos. Je ne serais pas loin, je serai là pour te donner l'alliance.

Elle se recula et saisit les deux mains de Lilly.

- Tu te souviens de tes vœux ? Ça va aller ?

Elle aurait voulu rester plus longtemps mais elle devait s'installer dans la salle, elle entendait le bruit des chaises et des conversations derrière la porte.

- T'es ma soeur, Lils, et je veux juste que tu saches que quoi tu fasses, je serai avec toi. Et... Rien n'est jamais indissoluble, murmura Charlotte en la serrant une nouvelle fois dans ses bras.

Parce qu'elle connaissait les craintes de Lilly, ses peurs et ses angoisses, elle se rappelait de tout ce que Lilly avait depuis ses fiançailles. Et même si elle adorait Jensen, si elle ne souhaitait que son bonheur, elle souhaitait aussi le bonheur de Lilly. Elle était partagée entre ses deux meilleurs amis et l'affection qu'elle leur portait, ne pouvant se positionner pour un camp ou pour un autre. Elle aurait voulu pouvoir dire à Lilly d'y aller sans hésiter mais elel savait qu'elle n'en n'avait pas le droit, même si elle aurait aimé que pour Jensen, Lilly se marie sans hésiter. Elle essayait juste d'être la plus présente possible pour les deux et de les soutenir du mieux possible dans leurs choix, même s'ils étaient opposés.

- Ca va aller, répéta-t-elle une dernière fois avec un sourire. Tu es magnifique.

Charlotte s'éloigna à regrets et fit un détour pour rejoindre la salle de cérémonie où tout le monde s'installait déjà. Elle serra Jensen dans ses bras en passant et alla se positionner au premier rang, à coté d'Harriet, se retournant pour adresser un sourire à Eliott deux rangs plus loin. Elle aurait voulu l'embrasser, ils ne s'étaient pas vus depuis quelques jours, mais cela faisait mauvais genre pour la demoiselle d'honneur. Elle se contenta de lui adresser un signe de la main alors que les premiers accords de musiques retentissaient.


All of me
loves all of you
Love your curves and all your edges, all your perfect imperfections.

You're my end and my beginning, even when I lose I'm winning 'cause I give you all of me and you give me all of you. •°¤ Mags.

Beating Heart.
Leopold MarchebankMinistre de la Magieavatar
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La plupart des gens aurait trouvé cela inconvenant pour un homme de se rendre au mariage de sa maîtresse, mais Leopold Marchebank n'était pas comme la plupart des gens. A l'inverse, il avait attendu la date avec une certaine impatience et s'était préparé avec soin, persuadé que la cérémonie s'annonçait pleine de rebondissements. Les mariages étaient toujours amusants, aux yeux de Leopold. La plupart des invités le connaissait, même si ce n'était que de vue ou de réputation, et il ne manquait jamais de compagnie, même s'il y allait sans le reste de sa famille comme aujourd'hui. A vrai dire, il n'était pas certain que son épouse ait compris pourquoi Leopold et elle avaient été invités au mariage d'une obscure Oubliator et de son fiancé, mais Leopold n'en avait cure. Il s'était contenté de balayer toutes questions d'une simple excuse, "nous avons beaucoup travaillé ensemble au Ministère", avant d'annoncer qu'il s'y rendrait seul. Meredith avait peut-être des soupçons au sujet de Lilly, ou du moins en aurait-elle si Leopold parvenait à mettre son projet à exécution, mais cela n'avait plus grande importance. Depuis que Leopold avait décidé de collaborer et d'accepter un divorce, qui ne saurait tarder par ailleurs, il ne tentait même plus de dissimuler ses conquêtes aux yeux de son épouse. Le directeur s'efforçait d'être plus discret devant son fils, néanmoins. Il n'avait aucune envie que Dave commence à se poser trop de questions, pas alors que deux de ses camarades de classe étaient ses demi-soeurs...

Ce fut en sifflotant que Leopold arriva à l'hôtel grandiose dans lequel se déroulerait la cérémonie, vêtu d'un costume moldu comme à son habitude. Il n'était pas en avance, ayant voulu éviter les interminables discussions qui précédaient inévitablement l'arrivée des mariés. Leopold voulait également éviter d'attirer l'attention sur sa présence tout de suite, pas avant d'avoir pu parler à Lilly. Ses envies de discrétion s'envolèrent néanmoins dès qu'il mis les pieds dans la salle de cérémonie. Certains invités commençaient déjà à se mettre en place, mais Leopold repéra surtout le fiancé de son amante, qui se trouvait avec le mage-marieur et celui qui était probablement son témoin. Bien, il avait le temps d'aller présenter ses respects, n'est-ce pas ? Cela n'était probablement pas la meilleure des choses à faire mais il ne pouvait s'empêcher d'aller se présenter à celui qui s'apprêtait à épouser Lilly. Pour le jauger, évaluer son rival, et peut-être aussi le narguer sans même que Jensen s'en aperçoive. Ah, petit être naïf persuadé de s'unir à une blanche colombe !

Leopold traversa donc l'allée d'un pas de conquérant - on repassera pour la discrétion - et s'avança vers Jensen, tout sourire. Après une poignée de main énergique, il lança d'une voix assurée :

"Monsieur Arcker, je me présente, Leopold Marchebank, directeur du département des créatures magiques. J'ai été amené à travailler plusieurs fois avec votre charmante fiancée, sur certains dossiers épineux, c'est une jeune femme admirable. Vous êtes un homme chanceux, j'espère que vous en avez conscience ! Et quel endroit magnifique ! Laissez-moi vous présenter tous mes voeux de bonheur, à Lilly et vous. Vous formez un très beau couple."

*Plus pour longtemps*, songea Leopold en se détournant. Il fit quelques pas en direction du fond de la salle, se demandant sur la conduite à adopter. Rester sagement avec les autres invités ? C'était peu satisfaisant... et s'il allait plutôt voir du côté de la porte par laquelle une sublime demoiselle d'honneur venait d'entrer ? Voilà qui était plus à son goût ! Ni vu ni connu, Leopold se dirigea discrètement vers la porte en question tandis que les autres invités s'installaient pour la cérémonie, dans un joyeux brouhaha de paroles et de bruits de chaises. Il l'ouvrit rapidement et la referma derrière lui, pour se retrouver face à une jeune mariée...

"Lilly !", s'exclama-t-il avec un mélange de ravissement, de jubilation et d'admiration. "Tu es réellement splendide. J'aimerais te dire que le mariage ne te va pas au teint, mais j'ai rarement vu mariée plus rayonnante..."

Il s'approcha d'elle, s'arrêtant juste assez près pour ne pas toucher sa longue robe blanche, et souleva lentement le voile qui lui dissimulait le visage pour la caresser de son regard sombre.

"Si l'on n'y regarde pas de trop près, néanmoins...", constata-t-il avec l'ombre d'un sourire victorieux. Lilly n'était pas heureuse, cela transparaissait dans son regard. Il y avait encore de l'espoir.

"Lilly, ne fait pas ça", souffla-t-il en encadrant son visage de ses mains. "Ce n'est pas ce que tu veux, tu le sais bien, tu vas te rendre malheureuse, et Jensen avec. Tu le trompes déjà, par Merlin ! Vous méritez mieux, tous les deux."

Jensen méritait de se faire abandonner devant l'autel pour avoir été si naïf et aveugle. De toute évidence, il ne connaissait pas du tout la femme qu'il avait demandé en mariage... Quant à Lilly, elle méritait de vivre sa vie d'Oubliator intrépide qui avait occasionnellement des aventures avec un directeur de département, voilà. Restait maintenant à l'en convaincre, mais Leopold avait l'intuition que c'était tout à fait à sa portée. Qu'il ne s'agirait que d'un rien pour qu'elle ne tourne les talons... Et il comptait bien être ce rien.

"Part avec moi", murmura-t-il avant de clore les yeux, et de capturer ses lèvres parfaitement maquillées en un long baiser impérieux. Elle pouvait toujours le repousser, si elle le souhaitait, mais Leopold avait la quasi-certitude qu'elle ne le ferait pas...




Christoph Waltz, merci à Roy
Lilly CallaghanChef du Krakenavatar
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Il y avait trop de monde, dans sa chambre. Beaucoup trop de monde. C’était oppressant, tellement oppressant que Lilly avait l’impression de ne pas réussir à respirer. Elle restait sagement immobile, le temps que la maquilleuse termine son travail, et tentait tant bien que mal de ne pas prêter attention aux conversations autour d’elle. De ne pas prêter attention à sa mère, qui, à côté de celle de Jensen, se réjouissait de cette union, les larmes aux yeux. De ne pas prêter attention aux cousines de son fiancé, qui à côté d’elle, maintenaient qu’elle était magnifique, et qu’elles l’enviaient. Qui pouvait envier sa situation, franchement ?, se demanda-t-elle, un sourire douloureux aux lèvres, alors qu’elle cherchait Charlotte du regard, qui faisait de son mieux pour détendre l’atmosphère. Les mains de Lilly finirent par s’agiter sur les accoudoirs, et son malaise était bien visible, à son plus grand désarroi. Cependant, la chambre se vida peu à peu, Harriet usant de toute sa volonté pour faire sortir tout le monde, permettant à l’Oubliator de prendre une grande inspiration, et de fermer les yeux, tentant de calmer son mal-être intérieur – en vain, malheureusement.

C’était censé être le plus beau jour de sa vie. C’était censé être celui dont elle se souviendrait des années après. C’était censé être son mariage de rêve, celui qu’elle espérait avoir depuis sa petite enfance. Celui qu’elle avait envie de fuir aujourd’hui. Elle voulait partir, transplaner loin d’ici, et fermer les yeux, prétendre que tout n’était qu’un mauvais rêve, qu’elle allait se réveiller bientôt. Et tout recommencer. Arrêter d’enchaîner les erreurs – prendre sa vie, en main, pleinement, pour une fois. Arrêter de se cacher derrière des excuses, derrière des mensonges – et vivre comme elle l’entendait. Refuser le mariage si elle le craignait ainsi – et prendre le temps de vivre. Par Merlin, elle venait d’avoir vingt-quatre ans. Et tout en elle semblait crier qu’elle ne voulait pas se marier. Jensen aurait dû le voir, elle aurait dû lui faire comprendre. Au lieu de se taire, d’essayer d’accepter l’idée – et, évidemment, ne pas y arriver.

Alors voilà, elle était à quelques minutes de la cérémonie. A quelque minute de dire « oui » à Jensen. A quelques minutes d’accepter cette union à contrecœur. A quelques minutes de devenir Lilly Arcker. L’idée lui semblait improbable. Tant que ses mains se mirent à trembler, et qu’elle les cacha en les croisant derrière son dos, de manière à ne pas les exposer au regard de Charlotte – qui la connaissait trop bien pour savoir qu’elle n’était à l’aise. Pour savoir qu’elle était sur le point de commettre une bêtise. Une terrible erreur, qui pouvait pourtant de révéler être bénéfique. Lilly se mordilla la lèvre, en plein conflit intérieur, et hocha la tête lorsque Charlotte lui proposa de descendre. Elle la suivit sans grand enthousiasme, jusqu’à se retrouver devant une porte imposante ; celle qui séparait le hall de la salle des cérémonies. Elle l’observa avec une certaine crainte, avant de reporter son attention sur sa meilleure amie, qui finit par la prendre dans ses bras. S’abandonnant à cette étreinte, Lilly ferma les yeux pour retenir les larmes qui menaçaient de couler. Elle souffla doucement à l’entente des paroles de la jeune femme, qui eurent l’effet de la rassurer. Charlie, elle, serait toujours là, quand bien même tout viendrait à s’écrouler. C’était, dans un sens, le plus important, de savoir qu’elle avait toujours ce soutient de la part de sa meilleure amie.

Elle resta cependant étrangement silencieuse, se contentant d’hocher la tête, avant de lui adresser un pâle sourire, tandis que sa demoiselle d’honneur et témoin s’éloignait. Elle y était. C’était maintenant qu’elle entrait dans la salle, ou qu’elle s’enfuyait. C’était maintenant qu’elle prenait sa décision. A l’intérieur, il y avait Jensen, son fiancée, et meilleur ami. Il y avait Harriet, son amie venue des Etats-Unis pour elle. Il y avait ses parents, qui se réjouissaient de son mariage. Ici, il y avait Lilly Callaghan, qui, angoissée, emplit de doutes et de craintes, sentait les battements de son cœur s’accélérer au fur et à mesure que le moment d’entrer dans la salle approchait. Elle tenta de se calmer, de se raisonner, sans y parvenir.

Une voix, cependant, la tira de ses pensées. Une voix qu’elle avait entendue à plusieurs reprises, ces derniers mois. Une voix reconnaissable. Celle de son amant. Elle tourna vivement la tête vers lui, à la fois surprise et mal à l’aise de le voir là. Qui avait invité Leopold Marchebank ? Elle était persuadée de n’avoir jamais mentionné son nom auprès de quiconque.

« Leo ? « elle écarquilla les yeux alors qu’il s’approchait d’elle. « Qu’est-ce que tu fais ici ? »

Mais sa question ne trouva pas de réponse, puisque son amant poursuivit, tout en soulevant le voile qui lui masquait le visage. Nerveuse, elle finit par vriller son regard dans le sien, le soutenant avec défi. Ses paroles, pourtant, la touchèrent plus qu’elles n’auraient dû, et Lilly se trouva désemparée face aux yeux sombres de Leopold. Il avait raison. Elle s’apprêtait à s’unir pour se rendre malheureuse. Et ce n’était pas juste, elle ne pouvait pas vouloir ça, elle ne pouvait faire ça. Elle ne pouvait pas se marier par dépit – Jensen et elle finiraient par souffrir. Et, s’il ne fallait que quelques mots de la part de son amant pour la convaincre, c’était qu’elle en était déjà intiment persuadée depuis bien longtemps – elle refusait seulement de voir la vérité en face. Elle laissa le directeur de département s’emparer de ses lèvres, alors que sa dernière phrase résonnait encore dans son esprit. Lorsque le baiser prit fin, l’Oubliator se dégagea légèrement, observant celui qui était en face d’elle, étrangement apaisée. Parce qu’elle savait ce qu’elle devait faire. Parce qu’elle savait ce qu’elle ne pouvait pas entrer dans cette salle et se marier. Et qu’il ne lui restait donc qu’une seule option.

« Merci. » souffla-t-elle pour toute réponse, alors que les portes s’ouvraient sur elle, Leopold n’étant pas dans l’angle pour se faire voir des invités. Du regard, elle chercha Charlotte, puis Jensen, qui s’était retourné pour voir son arrivée. « Je suis désolée. » articula-t-elle à son intention, tout en secouant la tête, avant de faire volte-face, et de se retirer du champ de vision des invités moldus. Elle se retourna pour adresser un dernier coup d’œil à Leopold.

Puis transplana.

Quelques secondes passèrent, avant qu’elle ne se retrouve dans son appartement, dont le salon avait été vidé, en vue du déménagement. Quelques secondes passèrent, avant que ses nerfs – qui avaient trop subi ces derniers temps – lâchent, et qu’elle ne s’effondre sur le sol, les larmes dévalant ses joues.

La mariée avait fui.

Fin pour Lilly – sauf si tu veux que Charlie la rejoigne, Daisy ?


Au nom de tous nos camarades

Martyrisés et massacrés

Pour n’ avoir pas accepté l’ombre

Il nous faut drainer la colère

Et faire se lever le fer

Pour préserver l’image haute

Des innocents partout traqués

Et qui partout vont triompher.
- Eluard

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