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 Guerre froide [Juliet & Samaël]

Samaël SmithAncien personnageavatar
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28 octobre 2007

Samaël avait passé une soirée agréable la veille, le cadeau de son nouvel ami se révélait beaucoup plus efficace que tout ce qu'il avait déjà testé avant, plus efficace que la montée d'adrénaline ou la douleur physique. Il oubliait tout sens de la réalité, le retour sur terre était très difficile par contre, passer d'un état d'hébétude absolu à la conscience était dur. Il recevait à chaque fois, comme une claque tous les sentiments qu'il essayait d'enfouir au plus profond de lui même, tous les regrets qu'il avait, la culpabilité qu'il ressentait, il n'était plus que l'ombre de lui même mais il préférait l'oublie à la douleur. Il ne voulait plus réfléchir, il en avait plus qu'assez de devoir toujours être celui qu'on attendait de lui. Ce n'était pas pour cela qu'il aimait faire la fête, pas plus qu'avant du moins, il savait que ce qu'il faisait n'était pas bien qu'il n'y aurait bientôt plus de retour en arrière mais à quoi bon de toute façon ? Et au moins, il ne pensait pas, il n'était pas tenté de revenir en arrière, il n'était pas tenté de ne penser qu'à lui encore une fois, pas tenté d'être égoïste comme toujours.

Il poussa un soupir, repoussa ses draps, passa sous la douche, s'habilla rapidement et descendit dans la cuisine afin de se trouver quelque chose à manger, il venait d'avoir l'instant douloureux du retour à la réalité, après le sommeil presque comateux qu'il venait d'avoir, c'était le moment d'affronter ses émotions. Celles qu'il fuyait par dessus tout, il aurait très bien pu tout oublier encore une fois mais il n'était pas encore suffisamment désespéré pour ça, il avait encore un certain sens des priorités et sa raison l'empêchait encore de faire trop de bêtises mais s'il consommait des petites quantités, lorsque ça n'allait vraiment pas, lorsqu'il ne supportait plus, lorsqu'il n'y arrivait plus, il pouvait bien non ? Il n'allait pas devenir dépendant comme ça, il connaissait les risques, il les avait étudié, il savait. Mais un petit peu, juste pour endormir un peu sa douleur, ça il pouvait. Et il ne voyait pas qui ça pouvait déranger de toute façon, c'était sa vie après tout, il faisait ce qu'il voulait. Personne ne pouvait rien lui dire, il ne s'occupait pas de leurs histoires alors qu'ils le laissent en paix. Si il voulait se détruire à petit feu, c'était son problème d'abord, ce n'était pas ce qu'il voulait, enfin, il ne pensait pas, il aimait la vie malgré tout, il pouvait continuer, il avait juste besoin d'un peu d'aide pour tenir c'était tout, il lui fallait un peu de temps pour se faire à l'idée, ensuite, il arrêterait. Il se l'était promis.

Il attrapa une casserole, mit de l'eau à bouillir dedans et se dirigea vers la télé pour l'allumer. Il était tombé sur une chaîne qui passait de la musique une fois, il suffisait juste de la retrouver et il pourrait cuisiner en musique, c'était magique en fait la télévision. Il retourna rapidement dans la cuisine, attendit encore un instant que l'eau boue complètement avant de verser les grains de riz dans la casserole. Sam aimait bien cuisiner mais pas tout seul, c'était plus marrant à deux. Il aimait faire des cookies avec Aby, il aimait les éclats de rire qu'ils partageaient, une cuisine devait toujours être en mouvement et pleine de vie, alors que cuisiner tout seul c'était à l'opposé de cette idée, c'était déprimant et ça montrait l'état de solitude de la personne, après tout dépendait pour combien de personne on cuisinait, lui, il cuisinait pour lui, dans une grande cuisine, tout seul comme un grand parce que Aaron avait dû partir en week-end et parce qu'il ne parlait plus à Juliet. Il n'était d'ailleurs pas prêt de lui reparler, après l'ignoble trahison qu'elle lui avait faite, non depuis qu'elle l'avait embrassé, il mettait un point d'honneur à l'ignorer, passant à côté d'elle sans la voir, ne lui accordant aucun regard.

Il se retourna néanmoins lorsqu'il entendit la porte claquer, c'était peut-être Aaron qui rentrait, ils pourraient peut-être passer la soirée ensemble du coup, ou pas. Ce n'était pas son colocataire qui venait de pénétrer dans la pièce mais bien Juliet, sans un autre regard, il lui tourna le dos et vida son riz dans une passoire afin d'enlever l'eau de cuisson. Il préférait le faire manuellement ça lui occupait l'esprit, il attrapa ensuite une assiette et déposa le riz dedans avant d'attraper la crème et la sauce tomate dans le frigo. Il plaça une grosse cuillère de crème sur le riz encore chaud qu'il recouvrit de sauce tomate, repas tout à fait équilibré mais qui lui convenait très bien, il s'installa ensuite sur la table de la cuisine en continuant d'ignorer sa colocataire, elle finirait peut-être par partir un jour de la cuisine non ?




Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Dire que la conversation qu’elle avait eue avec Théo la veille l’avait déconcertée était un bel euphémisme. Elle était tombée de haut, assurément. C’était tellement contraire à Samaël d’avoir ce genre de comportement. Oui, il avait le cœur brisé, mais… Mais ça ne pouvait pas tout justifier, au final. Pas ça. Parce que, si elle s’était promis de ne pas prendre parti dans la rupture de ses deux amis, elle avait fini par le faire, presque inconsciemment. Toute la détresse qu’elle avait pu apercevoir en Théo hier l’avait attristée, et elle avait tenté de le réconforter comme elle le pouvait, tout en ayant l’impression que ses efforts étaient désespérément inutiles. Oh, évidemment, sa dispute avec Samaël n’y était pas pour rien. Le fait qu’il refuse complètement de lui adresser la parole la touchait, forcément. Elle avait essayé de renouer le dialogue, mais en vain. Le jeune homme était têtu, borné, et probablement blessé par ce qu’elle avait fait. Mais que pouvait-elle faire de plus que ce qu’elle faisait déjà ? Juliet ne pouvait décemment pas forcer Samaël à lui reparler – même si une conversation plus posée ne pourrait être que bénéfique. Alors, elle laissait couler. Elle se contentait du silence, repoussait cette discussion au lendemain, et fermait les yeux pour se rendormir lorsqu’elle se faisait réveiller par Samaël qui rentrait de soirée à des heures avancées de la nuit. Oh, elle ne pouvait pas lui faire la morale, il faisait ce qu’il voulait de sa vie. Elle sortait aussi avec ses amis, on ne lui faisait pas remarquer pour autant.  Oui, elle s’inquiétait peut-être un peu. Seulement un peu, mais c’était plus fort qu’elle. C’était Sam, tout de même. Alors il pouvait vivre sa vie comme il l’entendait, évidemment mais… Pas ça.

Parce qu’il ne pouvait pas ficher sa vie en l’air, même à cause de sa rupture avec Théo, aussi difficile et douloureuse soit-elle. La vie devait continuer, quand bien même cette idée pouvait sembler absurde, dans ce genre de situation. Les études de Médicomagie étaient périlleuses, et elle ne pouvait se résoudre à le regarder les rater, sans même essayer d’intervenir. Alors tant pis pour leur dispute, il y avait des choses plus importantes à penser que ça. Aussi, après sa journée hautement monotone et affreusement longue, Juliet avait directement transplané à Aberystwyth, dans la perspective de parler à Sam. Et de nourrir, par la même occasion, songea-t-elle en avisant son ventre qui grognait. Elle sortit ses clés de son sac pour ouvrir la porte de la maison avant d’y pénétrer, poussant la cloison du coude pour la refermer. Elle douta un instant de la présence du jeune homme, avant de s’avancer de quelques pas, de balayer les alentours du regard, et de tomber sur Samaël, en train de faire à manger. Il l’avait vu aussi, sans aucun doute, mais ne lui avait pas adressé ne serait-ce qu’un mot pour autant. Elle soupira, et gagna à son tour la cuisine, y entrant lorsque l’ancien Poufsouffle prenait place à table. Sans mot dire, elle tira la chaise en face de lui, et s’y installa à son tour.

Par Merlin, la situation la mettait mal à l’aise. Elle ne savait même pas par quoi commencer. Un « bonjour » neutre ? Ou alors attaquer directement sur le sujet qui lui tenait à cœur ? Elle se mordilla nerveusement la lèvre intérieure, avant de vriller son regard dans celui de Samaël.

« Salut, Sam. » commença-t-elle finalement, un peu maladroitement. « Ecoute, il faut qu’on parle. »  attaqua-t-elle en laissant de côté les formules de politesse. « Je voulais te demander si… Enfin, c’est vrai que… »

Elle fit claquer sa langue, agacée de ne pas trouver les mots corrects. Mais aucune phrase ne sonnait correctement dans sa tête.

« Sam, est-ce que tu te drogues ? » lâcha-t-elle enfin du but en blanc.

Au moins, ça avait le mérite d’être clair, comme question.



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Samaël SmithAncien personnageavatar
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Malheureusement pour lui, Juliet ne semblait pas décidée à quitter la cuisine, elle prit d'ailleurs place sur la chaise face à la sienne mais il ne leva pas la tête de son assiette, faisant comme si elle n'était pas là, continuant de manger comme si de rien n'était. Il ne fit pas attention à ses salutations, ne prit d'ailleurs pas la peine de répondre, comme si personne ne lui parlait, Juliet était tout simplement transparente, il ne releva pas lorsqu'elle lui annonça qu'il fallait qu'ils parlent. Lui n'avait rien à lui dire, il ne voyait pas l'intérêt de lui parler, pour dire quoi ? Il pensait avoir été clair pourtant lors de leur dispute, elle ne représentait plus rien pour lui, il ne voulait plus qu'elle lui adresse la parole. Pourtant, elle semblait avoir quelque chose à lui dire, elle eut d'ailleurs du mal à en venir au fait, il redressa légèrement la tête pour l'observer lorsqu'elle lui demanda si il se droguait. Un léger sourire narquois étira alors ses lèvres.

"Qu'est-ce que ça peut te faire ? Ça te regarde pas de toute façon, c'est ma vie, je fais ce que je veux. Je suis assez grand pour m'occuper de moi, j'ai pas besoin de toi. Et puis, c'est plutôt étonnant que tu t'inquiètes pour moi maintenant. T'avais pas l'air de te soucier de moi pourtant quand t'as embrassé Théo."

Il était sans doute injuste, surtout après ce qui c'était passé avec Théo, surtout après que lui aussi se soit montré faible mais ce n'était pas pareil, lui, il n'avait pas blessé Juliet puisqu'elle n'était pas amoureuse de Théo. Tout était différent, complètement différent, du moins, il essayait de s'en convaincre. Il ne voulait pas entendre ses conseils, il ne voulait pas l'entendre lui dire qu'il était complètement inconscient, qu'il était un parfait crétin où il ne savait quoi encore, elle n'en avait plus le droit, elle l'avait trahi et puis, il faisait ce qu'il voulait. Elle pouvait dire tout ce qu'elle voulait lui, il savait ce qu'il faisait, la drogue, c'était juste pour oublier et juste un peu, il n'allait pas devenir dépendant, il s'arrêterait avant, il savait les risques qu'il prenait, il n'était pas encore complètement fou. Il avait juste mal et honte et il voulait juste oublier, juste un peu.

"Je sais ce que je fais alors occupe toi de tes affaires, j'ai pas besoin de tes conseils à deux noises. De toute façon, t'as aucune leçon à me donner. Toi qui te crois si parfaite, ben tu l'es pas. Sous tes airs de petite sainte, t'es une belle hypocrite, donc ta compassion tu te la gardes, j'en veux pas et tu me laisses me détruire si j'en ai envie."

Il posa un instant son regard dénué de sentiments sur son ancienne amie avant de piquer quelques pâtes avec sa fourchettes et de les manger. Son assiette était beaucoup plus intéressante que Juliet, de toute manière, ce n'était pas comme si son avis lui importait, il s'en moquait, il ne voulait pas savoir ce qu'elle pensait de tout ça, il ne voulait pas, elle avait pris le parti de Théo en plus c'était obligatoire, elle l'embrassait, ils ne se parlaient plus, il ne fallait pas être savant pour le deviner, qui aurait pu parler de la drogue à Juliet mis à part Théo ? Qui avait vu le sachet, si ce n'était lui ? Il n'avait rien dit avait fait comme si il ne savait pas ce que c'était alors qu'il le savait parfaitement et maintenant, il lui envoyait son toutou pour lui dire, non ce n'est pas bien.

"De toute manière, c'est pas comme si ton opinion sur la question pouvait changer quoique ce soit, ce n'est pas comme si tu pouvais m'empêcher de faire quoique ce soit. Alors retourne faire ta BA de la journée auprès de Théo, tu seras plus utile."

Il esquissa un léger sourire mauvais avant de reporter son attention sur son assiette, il n'avait même plus faim avec tout ça, il se dirigea donc vers la poubelle et jeta le restant de ses pâtes avant de poser son assiette dans l'évier, il la nettoierait plus tard, lorsque Juliet ne serait plus là, lorsqu'il n'aurait plus besoin de prendre sur lui pour que son visage n'exprime pas tout le dégoût qu'il éprouvait pour elle, pour ne pas faire de son ancienne amie, un bouc-émissaire de tout ce qu'il ressentait réellement, de sa peine, de sa honte, de sa colère qu'il n'arrivait pas à s'expliquer. Il se sentait à fleur de peau, il ne savait pas pourquoi mais il avait l'impression que lorsqu'il était lucide ses sentiments étaient beaucoup plus fort et ne demandaient qu'à sortir et qu'il les transformait en acte blessant pour ne pas exploser, pour extérioriser.




Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Imperturbable, Juliet resta silencieuse, le regard vrillé dans celui de Samaël, alors qu’il se mettait à lui cracher toute sa rancœur au visage. Qu’il fasse donc, songea-t-elle en fronçant légèrement les sourcils, retenant un soupir lorsqu’il évoqua son baiser avec Théo. Evidemment, qu’il revenait à ça, et elle ne pouvait pas même pas le blâmer, puisque c'était cet événement qui avait déclenché leur dernière dispute. Mais elle connaissait Samaël depuis deux ans, c’était quasiment son ami le plus proche… Leur amitié ne pouvait pas être ruinée uniquement par ça, n’est-ce pas ? Elle l’espérait du moins. Mais la réaction de l’ancien Poufsouffle lorsqu’il l’avait aperçu était claire quant aux sentiments qu’il entretenait à son égard. Peut-être pourraient-ils cependant améliorer leur relation, par la suite ? Les coups durs pouvaient se surmonter, non ? Oui, évidemment. Alors certes, elle avait embrassé Théo, tout en sachant pertinemment que Samaël en était toujours amoureux, et elle était à blâmer, elle en était bien consciente. Mais il était toutefois bien placé pour comprendre ce qu’il s’était passé, non ? Lui aussi avait vu ses illusions et ses rêves s’écrouler brutalement avec sa rupture. Et quand Juliet, les larmes baignant ses joues, avait toqué à la porte de Théo, elle n’avait à ce moment là aucune idée derrière la tête. Ça c’était fait comme ça, parce que sa présence était rassurante, que dans ses bras, elle avait l’impression que la réalité était moins cruelle, et qu’elle avait désespérément besoin de se sentir moins seule, moins abandonnée, moins misérable.

Elle se raidit ostensiblement lorsque Samaël reprit et fut blessée par ses paroles hargneuses. Lorsqu’elles étaient prononcées par des inconnus, ça passait encore. Mais lorsqu’il s’agissait d’un de ses amis, elle était tout de suite plus touchée, et surtout par le mot qu’il employait. « Hypocrite. » La jeune femme était consciente d’avoir de nombreux défauts, mais ne s’était jamais considérée comme quelqu’un d’hypocrite, au contraire. C’était d’ailleurs pour ça qu’elle était là aujourd’hui. Elle aurait très bien pu ignorer ce que faisait Samaël, et se contenter de passer de temps en temps à la colocation. Mais elle ne l’avait pas fait. Parce qu’elle en aurait été incapable. Elle préférait d’ailleurs qu’il sache ce qu’elle pense – quitte à ce qu’il ne l’écoute pas – plutôt que de ressasser ses pensées sans cesse. Et puis, c’était plus fort qu’elle, elle ne pouvait pas laisser Samaël s’enfoncer dans cet état-là sans essayer d’intervenir.

Cependant, sa dernière phrase, accompagnée de son sourire mauvais, lui fit l’effet d’un électrochoc et elle prit sur elle pour se retenir de ne pas lui hurler ce qu’elle pensait de lui. Du calme, s’intima-t-elle vainement. C’était inutile, elle sentait déjà la colère se diffuser dans ses veines. Samaël voulait jouer à celui qui ferait craquer l’autre ? Très bien. Elle l’observa se lever avant de faire la même chose, et croisa les bras sur sa poitrine.

« T’as terminé ? » lança-t-elle brusquement. « Tu veux vraiment savoir ce que ça peut me faire, de savoir que tu te drogues ? Parce que tu crois quoi ? Que ça ne me fait rien ? Que j’en ai rien faire que tu deviennes dépendant, que t’arrêtes de bosser la Médicomagie ? Merde Sam, c’était ton rêve, de devenir Médicomage, et tu sais très bien que la première année est une des plus difficiles. »

Et que, si quelqu’un apprenait qu’il consommait illégalement, il pouvait tout à fait se faire virer.

« Alors arrête d’affirmer que je ne suis pas inquiète pour toi, je le suis. Et qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Oui, j’ai embrassé Théo, oui, je le regrette. Alors non, je ne peux pas t’empêcher de faire quoique ce soit, mais je peux toujours essayer de t’ouvrir les yeux sur la stupidité de la chose. Parce que ça, Sam, c’est une belle connerie. »

En soit, c’était plutôt le fait qu’elle sache qu’il en consomme régulièrement qui la surprenait. Elle avait déjà fumé de la racine de Mandragore dans des soirées étudiantes, ou lors de la soirée de fin d’année que Jeremy avait organisée. Mais ça restait occasionnel.

De justesse, elle se retint de mentionner ce qu’il avait infligé à Théo et se contenta de vriller son regard dans le sien. Elle avait été correcte, finalement, songea-t-elle. Encore fallait-il qu'elle le reste.



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Samaël SmithAncien personnageavatar
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Samaël croisa également les bras sur sa poitrine, Juliet ne l'impressionnait pas, elle avait beau avoir l'air énervée, elle avait beau se lever de sa chaise et le toiser comme un gamin pris en tort, il n'allait pas céder, il savait ce qu'il faisait, du moins, il le pensait, il n'avait besoin de personne pour lui dicter la conduite qu'il devait tenir. Il avait perdu Théo, il le savait dès l'instant où il avait franchi la porte de son appartement après ce qu'il avait fait, après qu'il n'ait pas réfléchi aux conséquences de ses actes, après qu'il ait une fois encore tenté de le repousser, après qu'il ait cru qu'il faisait ce qu'il fallait, il l'avait perdu, c'était ce qu'il voulait non ? Après tout, ne voulait-il pas offrir à Théo le moyen de renouer avec sa famille ? Mais était-ce aussi important qu'avant maintenant qu'il avait tout avoué à sa mère ? Non, cette éloignement n'avait plus aucun intérêt, Théo semblait décidé à ne plus vivre dans le mensonge, il avait fait le premier pas et pourtant, il s'était obstiné, il avait pris peur, parce qu'il le savait désormais, son excuse ne tenait plus, il ne faisait plus ça pour Théo mais pour lui, il avait eu peur de devenir un paria. Il avait eu peur de ses propres sentiments et de leur importance et maintenant qu'il en prenait conscience, il avait perdu Théo à jamais, il ne lui restait qu'une seule chose à faire, oublier, essayer d'effacer Théo de son esprit et oublier l'erreur monumentale qu'il avait fait.

Et l'oublie passait également par Juliet, par sa trahison mais également par sa personne toute entière, elle lui rappelait Théo, ils étaient devenus proches maintenant, il ne voulait pas courir le risque de croiser Théo alors qu'il voulait juste passer un peu de temps avec la jeune fille, un jour ce cas de figure arriverait et comment pourrait-il garder la tête haute ? Avec tout ce qu'il avait fait ? Non l'oublie était plus facile et la drogue le lui offrait. Il leva légèrement les yeux au ciel alors qu'elle commençait son petit plaidoyer sur comment, il était important pour elle, qu'il faisait une connerie, tout ça était bien beau mais vraiment pitoyable.

"Pitié arrête, tu vas me faire pleurer. Je sais parfaitement ce que je fais, alors arrête de faire comme si c'était la fin du monde. Arrête d'essayer de te racheter, t'as fait une connerie t'assumes sans pour autant essayer de jouer le rôle de ma bonne conscience. Tu regrettes ? Tant mieux pour toi, au moins tu réalises. C'est cool."

Pourtant, il avait retenu le passage sur la Médicomagie, son rêve, oui, il en avait rêvé mais aujourd'hui, il avait l'impression que tout cela était bien prétentieux, il trouvait que le Sam qui voulait devenir Médicomage était à des années lumières de celui qu'il était devenu, tout cela n'avait plus vraiment d'importance. Les rêves changeaient, on s'en créait de nouveaux, lui en avait un autre, irréalisable, le premier lui semblait dénué de sens. Il n'avait plus d'intérêt pour rien, il avait essayé de se noyer dans le travail de ne penser qu'à ça mais la moindre chose, un mot, une personne, une situation le ramenait sans cesse à Théo. Il voulait passer à autre chose pour arrêter d'avoir mal, il continuait pourtant à faire le minimum mais sans grande conviction, il avait réussi à trouver une bonne âme qui acceptait de le laisser copier quand il avait des devoirs à rendre et la plupart de ses rapports pour son stage étaient bâclés au dernier moment, lui permettant tout juste d'avoir la moyenne, tout juste pour qu'on lui fiche la paix. Il était là, il suivait d'une oreille, l'esprit ailleurs. Alors que Juliet lui rappelle qu'un jour, il était peut-être en train de détruire son rêve. Non, il ne le détruisait pas, il allait oublier, il irait mieux et tout pourrait reprendre normalement... un jour peut-être.

"Les rêves changent. Tu devrais le savoir mieux que personne. Et je vois pas en quoi mes études, mes rêves, mes ambitions te regardent. Tu ferais mieux de t'occuper de tes problèmes, pas étonnant que tu sois plus avec Jeremy, il a dû en avoir sérieusement marre que tu t'occupes des histoires des autres au lieu de t'occuper des tiennes. Le pauvre délaissé par sa copine qui voulait jouer à la bonne âme compatissante."

Il poussa un soupir ennuyé, la conversation commençait sérieusement à le lasser, Juliet avait cru à tort qu'elle pouvait à nouveau lui parler comme avant, elle avait cru qu'elle avait encore l'influence d'autrefois lorsqu'il revenait la tête basse vers elle après une dispute avec Olivia mais il n'était plus comme ça, il ne baissait plus la tête, il n'était plus l'adolescent bégayant qu'il avait été, il préférait celui qu'il était devenu aujourd'hui, on le respectait, il était plutôt apprécié, du moins, c'était l'impression qu'il avait pendant les soirées auxquelles il assistait. Alors que Juliet vienne lui faire la morale, l'agaçait au plus haut point.

"Tu n'es pas ma mère Juliet, je crois que tu n'as pas encore compris que ce n'est pas à toi de me faire la morale. Alors pour la dernière fois, fiche moi la paix Wilson !"




Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Elle n’avait pas envie de se racheter, songea Juliet en levant un regard dédaigneux sur Samaël. Elle voulait juste l’empêcher de commettre une bêtise, de détruire complètement sa vie. Au final, le fait qu’ils redeviennent amis lui importait que très peu face à la perspective de savoir qu’il arrêterait de faire n’importe quoi et de se faire souffrir inutilement. Alors ce n’était pas parce qu’elle regrettait qu’elle voulait se racheter aux yeux du Poufsouffle loin de là. Elle avait encore en mémoire leur dernière dispute, et ce qu’il avait dit ne lui donnait absolument pas l’envie de se faire pardonner. Oh, évidemment elle espérait réellement qu’ils finiraient par se réconcilier. Mais sa mauvaise foi lui interdisait de faire le premier pas. Elle s’était déjà excusée pour ce qu’il s’était passé avec Théo, et ça n’avait pas empêché Samaël de l’insulter. Si elle était là aujourd’hui, c’était parce qu’elle tenait encore à lui, malgré tout. Qu’il restait un de ses plus vieux amis – de ceux qu’elle avait gardé en quittant Poudlard, du moins – et qu’il était impensable de l’abandonner comme ça. Mais elle n’était pas certaine de vouloir s’accrocher à cette résolution si la discussion prenait une telle tournure, loin de là. Cependant, elle se sentait incapable de quitter la cuisine après ça. Pas tout de suite, décida-t-elle.

Et elle allait lui répondre, d’ailleurs, lorsqu’il reprit. Levant ostensiblement les yeux au ciel dès ses premières phrases, Juliet secoua la tête. Combien de fois allait-elle lui répéter que, si effectivement ses rêves, ses ambitions et ses études ne la regardaient pas, elle s’en préoccupait ? Par Merlin, que ne comprenait-il pas dans ça ? C’était pourtant… Atroce.  Non, pas le fait qu’il ne comprenne pas, ce qu’il venait de dire sur sa rupture avec Jeremy. Comme glacée par les paroles de Samaël, elle resta immobile, le dévisagea longuement, avant de lui jeter son regard le plus noir. Sentant le sang marteler ses temps, sa main se crispa sur le bord de la table, et Juliet afficha une moue méprisante. Non, ce n’était même pas ce qu’il venait de dire qui la blessait, c’était le fait qu’il la lance sur sa propre rupture. Il n’était pas si stupide, pour ne pas voir qu’elle ne s’en était pas remise, si ? Et dans ce cas, il n’était pas si cruel ? Le profond soupir de Samaël sonna comme une nouvelle insulte à ses oreilles, et elle se retint de lui dire tout ce qu’elle pensait – préférant attendre la suite qui ne tarda pas  à venir. Lui ficher la paix, comme si elle allait se faire prier pour ça. Mais avant ça, elle avait besoin de lui dire, une bonne fois pour toute, ce qu’elle ressentait. Parce qu’après des semaines de silence, elle commençait être à fleur de peau.

« La ferme, Smith. Tu ne sais absolument rien de  ce qu’il s’est passé entre Jeremy et moi, donc tu te tais, c’est clair ? Et arrête de faire ton calimero, ça commence à devenir insupportable. Tu as quitté Théo, et tu savais ce que tu faisais. A partir de là, tu assumes, et tu arrêtes de fuir la réalité dans la drogue et je ne sais quoi, parce que cette situation est arrivée par ta faute. Et je commence d’ailleurs à croire que tu n’en as absolument rien à faire. Comment t’as pu coucher avec lui et te barrer après ? Il souffre déjà de cette rupture, mais non, il a fallu que tu en profites pour en remettre une couche. Ça t’apporte quoi, franchement ? Tiens voilà, tu me reproches d’être trop à l’écoute des autres, mais toi, tu penses à eux, parfois, ou tes valeurs de Poufsouffle se sont envolées avec ton départ de Poudlard ? »

Elle l’observa durement et secoua une nouvelle fois la tête, dépitée.

« Et, pour ta gouverne, je n’essaie absolument de me racheter auprès de toi. J’assume ce qu’il s’est passé avec Théo, je regrette juste que ça se passe comme ça entre nous. Mais tu sais quoi ? Sombre dans la drogue, dans l’alcool, fais-toi virer de la fac de Médicomagie aussi tiens ! Mais ne viens pas te plaindre après, ne viens pas faire le martyr dont tout le malheur du monde repose sur les épaules. Devient un parfait connard, par la même occasion, tiens, t’es sur la bonne voie, à ce que j’ai cru comprendre. »

Sa colère augmentait de plus en plus au fur et à mesure qu’elle parlait.

« Tu t’es pris pour quoi, en me parlant comme ça, alors que j’essayais juste d’avoir une conversation à peu près posée avec toi ? Bordel mais va te faire voir, Smith. »

Lui jetant un dernier regard noir, elle croisa une nouvelle fois les bras sur sa poitrine.



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Samaël SmithAncien personnageavatar
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Samaël haussa un sourcil moqueur lorsque Juliet lui ordonna de se taire en l'appelant par son nom de famille, ils y étaient, elle avait perdu son petit air de chaton noyé, certes il ne savait rien de son histoire avec Jeremy et à vrai dire, il s'en fichait, il avait suffisamment à gérer avec sa propre douleur. Qu'il avait provoqué lui même comme elle le lui disait si justement mais ça ne faisait pas moins mal et il n'avait pas envie d'assumer, il n'avait pas envie de voir la réalité en face. Il se prit comme une gifle lorsqu'elle lui balança en pleine figure son aventure d'un soir avec Théo, lui crachant au visage qu'il s'en moquait de faire souffrir Théo, que tout ce qui importait c'était lui, il y avait peut-être une part de vérité, peut-être qu'au fond, il n'aimait que lui, que tant que lui allait bien, tout allait bien, peut-être était-il égoïste sans le savoir, sans s'en être rendu compte auparavant. Il ricana lorsqu'elle mit en avant ses valeurs de Poufsouffle. Il ne les avaient jamais eu, il avait eu un certain comportement pendant un temps avant d'en avoir un autre, ça s'appelait l'évolution, on ne pouvait pas rester un enfant toute sa vie, il fallait grandir, il fallait s'apercevoir que la vie était dure et cruelle et qu'il fallait faire avec mais parfois, c'était trop difficile et il fallait un peu d'aide pour la supporter. C'était ce dont il avait besoin en ce moment, il avait évolué, il avait grandi et il avait du mal à composer avec le changement.

Il soupira légèrement lorsque Juliet lui affirma qu'elle n'essayait pas de se racheter auprès de lui, si il était si minable qu'elle le disait pourquoi prenait-elle la peine de l'embêter, pourquoi ne le laissait-il donc pas seul avec ses problèmes ? Elle avait dû mal comprendre, il n'avait pas l'intention de se plaindre de quoique ce soit, il allait devenir un connard, elle le faisait bien rire, un sourire s'étira d'ailleurs sur ses lèvres, elle était pathétique avec ses petites insultes, il ne demandait que ça, allait se faire voir, pourtant elle avait parlé de Théo, elle avait évoqué Théo, il lui avait dit ce qu'il s'était passé, ils parlaient donc de lui, elle devait être satisfaite, elle avait Théo dans ses bras tous les soirs, elle devait le réconforter, c'était le pied pour elle.

"Je ne demande que ça Wilson, que tu me laisses tranquille, j'ai pas demandé à avoir une conversation posé avec toi moi. J'en ai strictement rien à foutre de ce que tu peux bien me dire. De toute façon, t'as Théo maintenant, vous vous dites tout hein ? Vous vous racontez vos plans galères ? Oui, j'ai couché avec Théo et ça te regarde pas, t'as aucune idée de ce que je ressens alors ta petite leçon de morale tu peux te la garder. Et j'assumes parfaitement le fait de l'avoir quitté, d'avoir couché avec lui, d'être un connard, ok ? J'assume. Alors FOU MOI LA PAIX !"

Il s'était légèrement énervé sur la fin, il sentait qu'il était prêt à exploser, il fallait qu'il se calme, il n'allait pas pouvoir tenir très longtemps dans cet état, il ne voulait pas faire de bêtises, il inspira profondément et ferma les paupières, il n'avait pas tout dit, il n'avait pas dit tout ce qu'il avait sur le cœur.

"Et ne t'inquiètes pas, je n'ai pas l'intention de venir me plaindre, surtout pas auprès de toi. Quant à mes valeurs Poufsouffle comme tu dis, je n'en ai pas. Je n'en ai jamais ou si je les ai un jour eu, il faut croire qu'elles ont évolués en même temps que moi. La vie n'est pas le pays des Bisounours, il faut savoir changer et parfois c'est douloureux. Voilà, je change, je deviens celui que je dois être, celui que ma mère a mis au monde, celui qu'elle n'a pas élevé parce qu'elle a préféré m'abandonner, celui que mon géniteur a crée. Ça te pose un problème peut-être ? Hein ? Il ne te plait pas le nouveau Samaël, Wilson ?"

Il se redressa alors de toute sa grandeur et écarta les bras pour que Juliet l'observe, pour qu'elle puisse juger elle même du changement, il avait dû maigrir un peu depuis la sortie de Poudlard, la drogue n'aidait pas mais il s'en fichait. Il se moquait bien de son apparence, il se moquait de tout.




Juliet E. BakerSans emploiavatar
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Sa tirade terminée, Juliet s’efforça de respirer calmement, tentant vainement de se calmer. S’énerver ne servirait à rien, essaya-t-elle de se raisonner, ou alors juste à empirer la situation. Mais elle n’avait jamais été très douée pour être raisonnable et mesurée. Et ce qu’elle venait de dire à Samaël n’avait en rien aidé sa colère à s’apaiser, loin de là. Quel idiot, aussi ! Pourquoi l’avait-il provoqué sur ce sujet en particulier ? Elle soupira avec lassitude et esquissa un mouvement pour s’en aller lorsque la voix de son ancien ami s’éleva à son tour. Comme figée sur place, la jeune femme tourna à nouveau la tête vers lui, et l’écouta déverser sa fureur sur elle. La violence de ses mots la laissa sans voix, et le ton qui montait au fur et à mesure ne lui laissait présager rien de bon. Elle laissa tomber son visage impassible et afficha une moue surprise, presque méprisante, à l’entente de ses premières phrases. Il se fichait de ce qu’elle pouvait lui dire ? Très bien, songea-t-elle avec la sérieuse impression que Samaël se mentait à lui-même. Oh, qu’il ne veuille pas l’écouter, ça, elle comprenait, c’était dans son droit. Mais de là à prétendre qu’il se fiche de tout… Non. Parce qu’il aimait toujours Théo, auquel cas, il ne lui aurait jamais fait une crise comme celle-là à cause de baiser qu’ils avaient échangé. C’était d’ailleurs sûrement pour ça qu’elle trouvait son comportement si illogique, si différent du Samaël qu’elle connaissait.

Parce qu’il avait changé, c’était un fait indiscutable, pensa-t-elle furtivement en reculant de quelques pas alors qu’il se mettait à lui hurler de le laisser tranquille. Où était passé le jeune homme soucieux des autres qu’elle avait rencontré deux ans plus tôt ? Celui dont le caractère s’était finalement affirmé, celui qui était toujours prêt à aider quiconque. Oh, évidemment, que les circonstances devaient le faire évoluer. Mais justement. Evoluer. Pas changer du tout au tout. Alors oui, peut-être qu’il avait raison, peut-être qu’elle était un trop compatissante mais… Mais par Merlin, Samaël avait toujours été son ami ! Elle aurait dû refuser de faire quoique ce soit parce qu’une dispute les avait opposée ? Non, sûrement pas. Pourtant, il continuait à parler, encore et encore, débitant des paroles parfois profondément vexantes, mais surtout blessantes. Envers elle, mais pas seulement. S’avançant finalement vers le jeune homme, se plantant en face de lui, Juliet attendit qu’il termine de parler pour pouvoir à son tour prendre la parole. Elle l’observa écarter les bras pour s’offrir à son regard tout en méditant rapidement ce qu’il venait de dire. Celui que sa mère avait créé, puis abandonné ? Mais de quoi parlait-il ? songea-t-elle, stupéfaite, avant de reprendre contenance.

« Non, absolument pas. » répondit-elle froidement à sa dernière question, en le dévisageant d’un regard noir. « Et oui, ça me pose un problème. Parce que justement, ça me concerne. Et ça me concernera tant que Théo sera à ramasser à la petite cuillère à cause de toi et des conneries que tu enchaînes. Parce que tu crois quoi ? Que ça m’amuse de le voir détruit par ta faute ? »

Oubliée, sa belle résolution de ne pas prendre parti dans la rupture de ses deux amis. Oubliée, son envie d’être impartiale. Comment pouvait-elle l’être, après ça, de toute façon ? Elle en voulait à Samaël pour la manière dont il se comportait avec Théo, avec elle, pour ce qu’il venait de dire, et, égoïstement, pour ne pas avoir été là lorsqu’elle avait eu besoin de lui. Et c’était probablement stupide, mais c’était toujours dans ses moments là, quand elle se retrouvait sans défense, qu’elle avait besoin de savoir qu’elle pouvait compter sur ses amis.

« Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Tu deviens imbuvable. Cela dit, libre à toi, après tout ! T’assume le fait d’avoir quitté Théo ? Très bien prouve-le et assume jusqu’au bout. Mais qu’est-ce que tu cherches en faisant ça, bordel ? Pourquoi tu veux t’autodétruire ? Ça te plait, de devenir un véritable connard ? De sombrer dans la drogue ? De coucher avec ton ex alors que tu sais qu’il a encore des sentiments pour toi ? De foirer tes études de Médicomagie ? D’insulter tes proches ? De devenir pitoyable ? Tu crois quoi ? Que les gens t’aiment comme ça ? Mais ouvre les yeux Sam ! Tu veux vraiment perdre ce qu’il te reste ? »

Son ton avait augmenté sur les dernières phrases, et elle jeta un regard à la fois noir et interrogatif au jeune homme.

« T’en as toujours rien à foutre de ce que je dis ? Parce que dans ce cas là je ne peux rien faire pour toi, Smith. Pas faute d’avoir essayé pourtant. Mais je t’en prie, continue à me parler comme si j’étais une moins-que-rien, j’en suis ravie. » elle eut un sourire moqueur. « Je ne te reconnais pas, comment on peut changer du tout au tout en deux mois ? Je suis venue ici parce que je tenais encore à toi, mais je me rends compte que le Samaël que je connais n’a rien à voir avec celui-là. Si on m’aurait dit un jour que je te détesterais à ce point. » lâcha-t-elle brusquement et froidement.

Elle bluffait, évidemment. Mais c’était peut-être sa dernière chance de le faire réagir. On ne savait jamais.



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Samaël SmithAncien personnageavatar
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Samaël souriait légèrement alors que Juliet le dévisageait le regard noir, non bien sûr que non, elle n'aimait pas celui qu'il était devenu, autrement, elle ne serait pas là devant lui à lui crier dessus, il écoutait à peine ce qu'elle disait, il ne voulait pas entendre parce qu'il savait au fond de lui qu'elle avait raison mais si il laissait la colère s'en aller, il était perdu, il savait qu'il n'avait pas de retour en arrière possible, il avait fait trop de mal, il devait vivre avec ça et commencer à laisser la culpabilité l'assaillir le tuerait à coup sûr. Il le savait, il le sentait alors il avait juste envie de se boucher les oreilles pour ne rien entendre, pour ne pas savoir que Théo était à ramasser à la petite cuillère à cause de lui pour ne pas entendre la vérité, pour ne pas avoir à répondre aux questions de Juliet, c'était tellement plus simple de faire l'autruche, de rester tel qu'il était, il n'allait pas faire marche arrière, il se fichait de ce que son ancienne amie pouvait bien dire, il s'en moquait, il s'en moquerait toujours.

Il n'entendait pas, ses mots ne s'infiltraient pas sournoisement dans son esprit, non, il refusait, il n'avait pas le droit de culpabiliser, elle voulait le tuer ou quoi ? Ne voyait-elle pas qu'il souffrait ? Pourquoi continuait-elle à le torturer comme ça ? Une moue dédaigneuse se composa sur son visage alors qu'elle le dévisageait, il lui jeta un regard haineux alors qu'elle reprenait la parole, allait-elle finir par se taire, avait-elle bientôt fini ? Il fut légèrement secoué lorsqu'elle avoua qu'elle le détestait, la rage dans ses yeux, dans sa voix. Sam se reprit juste à temps, il fronça les sourcils et un sourire narquois apparut sur ses lèvres.

"En effet, je me moque bien de ce que tu peux me dire. Chaque mot que tu prononces, Wilson, me laisse totalement indifférent alors vas-y ne t'arrête pas pour moi. Tu tenais encore à moi ? La belle affaire et bien tu vois, maintenant, ce n'est plus cas, tu as compris qui j'étais, tu as compris que j'avais changé c'est bien, tu vas peut-être me laisser tranquille maintenant."

Il plongea son regard dans celui de la jeune fille avant de sourire ironiquement pour cacher les réels sentiments qu'il possédait, il avait plus mal qu'il ne voulait bien l'avouer, la rage lisible sur le visage de Juliet ne le laissait pas aussi indifférent qu'il voulait bien le dire mais il ne le montrerait pas, il avait trop d'orgueil pour ça, il n'était pas faible, il ne se laisserait pas traiter ainsi, il n'était plus un gamin qu'on pouvait réprimander.

"Bien, je crois qu'on a plus rien à se dire, tu me détestes donc c'est parfait, je ne comprends d'ailleurs pas ce que tu fais encore là plantée devant moi, donc je vais te débarrasser de ma présence néfaste. Adieu Wilson."

Sans un regard, il tourna le dos à Juliet et se dirigea vers sa chambre, une fois arrivé dans son entre, il ouvrit sa fenêtre en grand et se saisit de son sachet de drogue, il avait bien besoin de se détendre, il avait besoin d'endormir ses sens pour quelques instants, il fallait qu'il fasse taire la pointe de culpabilité qui commençait à monter en lui, il assumerait plus tard... Un jour peut-être.

Fin pour Sam




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Guerre froide [Juliet & Samaël]

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