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 Summer days are not over. [Eileen]

Keith AtkinsAncien personnageavatar
Messages : 73

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Vendredi 16 Novembre 2007

Premier éternuement de la journée. Sept heures vingt-deux. La journée promettait d'être longue. Il avait pourtant été clair avec ses anticorps cette année, pas de rhume avant décembre, les rhumes d'automne étaient moins socialement acceptables que ceux qui venaient au plus froid de l'hiver, mais avaient-ils seulement écouté ? Depuis qu’il les avait maudits quand il avait attrapé la varicelle ses cellules prenaient un malin plaisir à le voir enrhumé à longueur d'année. Soupirant à l’idée de la longue journée qu’il s’apprêtait à passer il attrapa deux clémentines et les englouti à grande vitesse avant de prendre le chemin de l’université.
Il crut mourir de froid alors qu’il luttait contre le vent tout en maudissant l’océan qui n’était certainement pas innocent dans cette histoire, il préférait vivre dans les terres, le vent y était plus clément. Un jour il se trouverait l’appartement le mieux isolé du monde, y ferait installer un chauffage dernier cri et s’arrangerait pour travailler de chez lui et se faire livrer ses courses, via un sas pour éviter que le froid ne rentre dans l’habitation. Le pire était même qu’il n’aimait pas particulièrement le soleil, il ne pouvait pas se consoler des neufs mois de souffrance en se disant que l’été viendrait un jour, il n’avait pas le choix, il devait se résigner à être physiologiquement en désaccord constant avec la météo.
Passage obligatoire pour tout professeur et ce d’autant plus qu’ils étaient malades, la machine à café et ses discussions hautement philosophiques à coup de « John est vraiment un abruti » et autre « vous avez déjà vu Julia en cours ? ». Si les élèves médisaient sur le corps professoral dans toute la ville, ces petites pièces de repos étaient l’endroit où la magie s’inversait… la magie… voilà qu’il parlait comme eux maintenant, il faudrait qu’il fasse plus attention.
Sa dose d’énergie ingurgité il reprit son chemin et décida de passer par la case administration, il y avait toujours là-bas des informations intéressantes à récupérer, s’il avait bien apprit quelque chose dans son métier précédent c’était qu’il fallait toujours aller chercher l’information à sa source si on ne voulait pas finir idiot et incapable de prendre la moindre décision, perdu dans son ignorance.
Il se stoppa en plein milieu d’un couloir, observant la vitrine d’information placée sur le mur, il s’agissait des informations à destination des troisièmes années en biologie, mais c’était tout particulièrement leur emploi du temps qui avait attiré son attention. Des ratures rageuses le décoraient, probablement pour y apporter quelques précisions puisqu’il voyait dans les graffitis incompréhensibles ce qui semblait être un numéro de salle, probablement la personne chargée de corriger les emplois du temps travaillait-elle dans un bureau très loin et avait passé sa rage sur la pauvre feuille de papier. A la décharge de la personne qui lui avait demandé ce lourd trajet l’emploi du temps tel qu’il semblait avoir été originalement construit était… d’un autre univers, les horaires ne correspondaient même pas à celles de l’université. C’était cependant tout autre chose qui dérangeait le moldu… « Immunologie ». Il releva les yeux, « sciences de biologie », son regard alternait maintenant entre les deux termes sans trop comprendre ce que venait faire de la médecine dans un corpus scientifique, bientôt ils étudieraient la danse si cela continuait comme cela… cette société était vraiment décadente.
Eileen McNeilAncien personnageavatar
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Eileen resta assise à son bureau jusqu'à ce que le dernier élève soit sorti de la salle, avant de se laisser aller sur le dossier et de soupirer un bon coup. Le cours avait été littéralement horrible. Pas que les élèves aient été différent de d'habitude, mais elle abordait un point compliqué et elle qui était déjà de mauvaise humeur en arrivant ce matin-là en avait juste assez. Elle avait mal dormi, Louise ne s'était pas réveillée et avait été ronchon pendant tout le temps qui avait précédé celui où elle l'avait emmené à l'école…
Bref, Eileen avait une mauvaise journée. Et même si son éducation l'empêchait de la faire passer sur ceux qui l'entouraient, elle avait juste envie de rentrer chez elle, de s'effondrer dans son canapé avec une tasse de thé et un livre, et de ne plus bouger de son après-midi. Occupation très distinguée et très constructive, n'est-il pas.

Mais ce n'était pas tout de suite qu'elle pourrait rejoindre sa maison. Elle avait reçu un message le matin même de la part de l'université lui indiquant qu'un paquet à son intention l'attendait à l'administration, et qu'il lui faudrait aller le retourner. Eileen avait haussé un sourcil, perplexe. Qui aurait eu l'idée, premièrement de lui envoyer un paquet, et deuxièmement de l'envoyer à l'administration de l'université? Elle sortit donc du bâtiment dévolu aux cours de l'université magique, se dirigeant d'un pas rapide vers l'administration.
Tout en marchant, elle apprécia le bruit, les senteurs, l'ambiance toute particulière de l'université. Elle avait fréquenté une école londonienne, pour devenir ingénieure, la sensation n'avait pas du tout été la même, mais Eileen avait adoré toutes les années qu'elle avait passé à l'université.
Après avoir discuté avec la réceptionniste pendant dix minutes pour lui expliquer que oui, ce paquet était bien pour elle, que si son nom n'était pas sur les listes normales, c'était qu'il était ailleurs, sur les listes d'un autre registre, elle put enfin récupérer une grande enveloppe brune. Alors qu'elle s'éloignait, l'humeur pas forcément améliorée par la conversation qu'elle vient d'avoir, elle ouvre l'enveloppe, ses doigts rencontrant devant la liasse de feuilles la petite forme d'une carte de visite. Elle l'attrape, et pour la première fois de la journée un sourire amusé se peint sur son visage.

Lorsqu'elle avait pris un congé de son travail dans l'entreprise d'électronique où elle travaillait auparavant, ne souhaitant pas continuer à y travailler pour le peu de temps qu'elle aurait le temps d'y passer, un de ses anciens collègues lui avait dit que lorsque ce sur quoi elle avait travaillé serait terminé, il lui enverrait les conclusions, brisant par la même occasion toutes les lois du secret professionnel. Eileen avait refusé, mais visiblement il avait passé outre, et elle ne lui en était que reconnaissante. Elle n'utilisait que les résultats de ses recherches pour trouver le plus de parallèles possibles entre les deux mondes, de toute manière. Et même s'il ne le savait pas, il l'aidait grandement. Elle aurait pu retrouver les résultats seule, mais il lui aurait fallu beaucoup plus de temps, et surtout reprendre tout son travail depuis le début. Et du temps, Eileen en manquait, surtout ces temps-ci.

Elle continua à avancer dans les couloirs commençant à sortir les feuilles de leur enveloppe pour se rendre mieux compte de ce qu'elle contenait. Les rapports d'expérimentations, les feuilles contenant leurs schémas, hypothèses…
Elle tourna rapidement les pages, se plongeant dans les comptes rendus tout en continuant à avancer d'un pas rapide, l'enveloppe coincée plus ou moins bien sous le bras… Les couloirs, à cette heure-ci, étaient censés être vides de tout étudiants, qui devaient tous ou être partis manger, ou être en cours…

Elle ne faisait donc pas tellement attention à là où elle allait, et manqua de peu de rentrer de plein fouet dans un homme qui se trouvait arrêté devant elle. Elle s'arrêta d'un coup, et l'enveloppe qu'elle tenait sous son bras de manière très précaire atterrit sans autre forme de procès sur le sol, déversant son contenu.
Eileen retint une phrase peu aimable à l'encontre de tout ce qui l'entourait depuis la matinée, et se baissa pour ramasser ce qui avait été éparpillé sur le sol du couloir.

" Qui a-t-il de si passionnant sur ce panneau pour que vous bloquiez le passage? "

Niveau amabilité, on avait vu mieux, et de loin. Eileen s'en rendit compte dès que les mots eurent passé ses lèvres, et se morigéna mentalement. Ce n'était pas parce qu'elle avait passé une mauvaise journée qu'elle était obligée de passer sa mauvaise humeur sur le premier inconnu venu. C'était premièrement horriblement malpoli, et il n'avait ensuite aucunement causé son irritabilité.
Elle eut un sourire contrit en se relevant, l'air gêné. Elle remit tous les papiers dans leur enveloppe, qu'elle plaça dans son sac par mesure de précaution, avant de s'adresser à l'homme devant elle:

" Je suis désolée, je n'aurai pas du vous attaquer comme ça, c'est de ma faute également, j'aurai du regarder devant moi. Eileen McNeil, d'ailleurs, je suis enseignante. "

Elle lui tendit la main, un sourire aux lèvres, comme pour s'excuser de son affreux comportement.



Halle Berry
Keith AtkinsAncien personnageavatar
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L’inconvénient avec les couloirs, c’était que généralement des gens y passaient. Ce n’était pas leur problème principal bien sûr, ils étaient souvent trop éclairés, à la décoration douteuse et prenaient de l’espace pour pas grand-chose, mais tout cela aurait pu passer s’ils avaient échappé à la malédiction de la populace, qui est plus est étudiante. Sauf qu’ici on ne pouvait pas dire que la personne qui avait manqué de le bousculer constituait une populace à elle toute seule et elle n’avait pas l’air d’être étudiante, voilà qui était fâcheux pour son instinct de râleur, mais suffisait tout de même à le titiller.

Comble de l’infortune, la personne qui l’avait sauvagement agressé semblait lui en vouloir d’avoir été là ! Allons donc, se serait-il trompé dans son raisonnement ? Il était pourtant bien sûr que les couloirs étaient un lieu de passage et que dès lors il était probable d’y croiser des individus, surtout en journée. Dès lors il était complètement stupide de ne pas regarder où l’on allait et de mauvaise foi la plus absolue de venir ensuite raller contre les dits individus. A la vitesse à laquelle elle se pencha pour ramasser ses papiers et l’air qu’elle prit en les cachant rapidement dans l’enveloppe d’où ils semblaient provenir, ou étaient destinés à se retrouve, il ne proposa même pas son aide pour les ramasser, c’était un coup à écoper d’un « non merci » aussi sec que la façon dont elle l’avait abordé.

Heureusement pour le reste de l’humanité la femme à laquelle il faisait maintenant face avait un peu plus de savoir-vivre que lui puisqu’elle s’empressa de s’excuser de son comportement… en partie. Il releva mentalement le « également » et du faire appel à toute sa gentillesse pour ne pas souligner le fait que, lui, il n’y était pour rien si elle avait du mal avec la gestion de l’espace, elle avait déjà fait l’effort de reconnaitre qu’elle était en tort, il ne fallait pas en demander beaucoup plus. Ce qu’elle fit ensuite le surprit encore, elle… se présentait ? Elle semblait être pressée, sinon pourquoi l’aurait-elle agressé ? Alors pourquoi s’arrêter pour faire la conversation à un inconnu ? Du remords peut-être ? Il n’était pourtant pas blessé, même en exagérant comme il aimait souvent le faire il ne pouvait pas dire qu’il serait choqué à vie et il aurait sûrement oublié cet épisode d’ici à ce soir si elle s’était contentée de passer son chemin après s’être excusée. Il saisit cependant la main qu’on lui tendait, si elle se sentait si mal que ça, ce n’était pas la meilleure idée que de l’ignorer, de toute façon il n’avait rien de mieux à faire, autant discuter.

« Keith Atkins. Tout pareil. »

Sauf sur sa responsabilité dans l’incident, il y tenait. Un éternuement vint ponctuer sa phrase et il articula un léger « désolé », bien moins convaincu qu’il ne cherchait à le montrer. En réalisant qu’il ne l’avait jamais croisé auparavant il se rendit compte que cette université était peut-être plus grande qu’il n’y paraissait. Le silence s’était installé que depuis quelques secondes qu’il ressentit le besoin de reprendre la parole, puisqu’il avait décidé de discuter il se devait d’entretenir la conversation. L’enveloppe sitôt cachée avait bien évidement éveillé sa curiosité, mais il aurait été malvenue de soulever la question aussi rapidement, il tenta une approche un peu plus discrète, du moins il l’espérait.

« Où couriez-vous comme ça ? »
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