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 Le mauvais élève [Samaël & Alicia]

Alicia L. JonesMédicomageavatar
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2 novembre 2007

Lorsqu’on l’avait prévenue, alors qu’elle s’apprêtait à quitter l’hôpital, qu’une jeune fille était venue pour la voir, Alicia avait tout d’abord maugréé, croyant avoir de nouveau affaire à la patiente qu’elle avait traitée quelques jours auparavant, et qui ne pouvait pas s’empêcher de revenir régulièrement, réclamant divers bilans sur sa santé. Et la jeune femme avait beau lui assurer qu’elle allait parfaitement bien, et que sa santé ne pouvait pas se dégrader, rien n’y faisait. La Médicomage, persuadée de retrouver le visage de sa patiente, avait plaqué un sourire de contenance sur ses lèvres, mais n’avait pas pu s’empêcher de froncer les sourcils lorsqu’elle se retrouva face à face avec une jeune fille qui lui semblait en pleine forme, bien qu’un peu soucieuse. Quand, après s’être présentée, la dénommée Juliet avait mentionné Samaël Smith, l’attention d’Alicia avait été piquée, et elle avait emmené la jeune fille à l’écart des oreilles indiscrètes des autres internes. Elle était la tutrice de Samaël depuis septembre, et s’ils n’étaient pas ce qu’on pouvait qualifier « d’amis » leur relation n’était pas froide pour autant. Et il fallait être aveugle pour ne pas voir qu’en quelques semaines, le comportement du jeune homme avait changé du tout au tout. Si elle avait rencontré un garçon brillant, à qui elle pouvait promettre sans avoir peur de se tromper un grand avenir, celui qu’elle avait aperçu aujourd’hui n’était plus que l’ombre de lui-même, chose qui se ressentait sur ses notes, qui étaient bien descendues en l’espace d’un mois. Aussi, quand ladite Juliet Wilson était venue la voir pour lui raconter une longue histoire qui pouvait expliquer le comportement de Samaël ces derniers mois, Alicia avait balayé l’éclaircissement pour ne se concentrer que sur les faits.

Pourtant, Alicia ne se mêlait jamais de ce qui ne la regardait pas. Elle détestait fouiner pour trouver des informations, et admirait chez les journalistes leur capacité à s’immiscer dans la vie des gens sans la moindre difficulté. Non, vraiment, la Médicomage n’avait pas pour habitude de faire la morale aux autres, surtout lorsqu’elle ne les connaissait pas bien. Mais voilà, aujourd’hui, la situation, justement, était inhabituelle, et appelait à des mesures exceptionnelles, qu’elle s’apprêtait à prendre. Alors, après avoir remercié brièvement la jeune fille, et avoir prévenu Adrian qu’elle serait en retard pour le dîner qu’ils avaient prévu, Alicia s’était mise en tête de trouver Samaël. On lui avait dit qu’il se trouvait en effet à St Mangouste pour la journée  – Merlin merci – afin d’effectuer des prélèvements avec un groupe de première année. Et, si la séance de prélèvements devait à présent être terminée, il était probable que le jeune homme soit toujours sur les lieux. En pénétrant dans la petite salle réservée aux internes, Alicia balaya rapidement les lieux du regard, esquissant un léger sourire lorsque ses yeux se posèrent sur Samaël, attablé dans un coin. Elle s’approcha de lui, et s’arrêta à sa hauteur.

« Bonjour, Samaël. » le salua-t-elle poliment. « Tu peux venir avec moi, s’il-te-plait ? J’ai à te parler. » Autant ne pas provoquer de scandale en public.

Elle le conduisit à travers l’hôpital et s’arrêta face à une salle où elle l’invita à entrer. Veillant à fermer la porte derrière elle, elle le pria en silence de s’installer, tout en l’observant distraitement. Alicia avait bien compris qu’il y avait quelque chose en rapport avec une histoire d’amour qui s’était mal terminée. La jeune fille qu’elle avait rencontrée n’était pas entrée dans les détails, et Alicia la remerciait pour ça puisque, dans un sens, elle se fichait bien de le savoir. Elle n’avait aucune envie de s’apitoyer sur le sort de Samaël, et notamment parce qu’elle était certaine que ce n’était sûrement pas ce comportement qui aiderait le jeune homme. Oh, évidemment que cette histoire l’avait sûrement blessé. Mais ce n’était pas la fin du monde pour autant, et Alicia avait dû mal à comprendre qu’on puisse considérer ça comme tel. C’était triste, oui, sans aucun doute. Ça faisait mal, horriblement mal, elle concevait. Mais envoyer toute sa vie en l’air à cause de ça ? Non. Par exemple, la Médicomage était persuadée, que, dans le cas d’une hypothétique séparation entre Gladys et elle, elle n’arrêterait sûrement pas de vivre, juste à cause du départ de la jeune femme dans sa vie. Par Merlin, elle était tout à fait indépendant, capable de prendre soin d’elle sans l’aide de personne, et surtout – surtout – elle avait un métier qui la passionnait et qui se chargerait de la maintenir à la surface. Elle avait trouvé sa voie, tout simplement. Et il suffisait de voir les débuts de Samaël dans la Médicomagie pour se rendre compte qu’il l’avait trouvé également, sa voie.

« Tu m’expliques ce qu’il se passe ? » lança-t-elle finalement en vrillant son regard dans le sien. « Et n’essaie pas de me mentir, je sais »



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Samaël étouffa un bâillement alors qu'il sortait de la salle de prélèvement, il avait très vite saisi les gestes à faire, la délicatesse et l'écoute dont il fallait faire preuve envers les patients et il trouvait maintenant l'exercice un peu superflus, il pouvait parfaitement se débrouiller tout seul sans avoir besoin qu'on analyse sa façon de prélever. Mais visiblement, ce n'était pas le cas de tous les premières années, certains n'avaient pas encore bien assimilé. C'était assez ennuyant comme retard mais il évitait de faire le moindre commentaire, il n'avait pas envie de se retrouver entouré par une bande de boulets le harcelant pour qu'il leur montre comment faire, il avait autre chose à faire, tenter de conclure lui même le résumé que lui avait gentiment rédigé une fille de sa promo par exemple.

Il se dirigea donc machinalement vers la salle des internes et s'installa nonchalamment à une table dans un coin de la pièce, il sortit une plume et son résumé afin de le recopier et d'y ajouter quelques petits détails, il savait pertinemment que son travail ne lui vaudrait pas une excellente note mais il n'avait vraiment pas la tête à rendre un travail correct, il jeta un léger coup d’œil à Lola qui plaisantait avec ses amies, il ne lui avait plus reparlé depuis qu'il lui avait avoué être gay, elle semblait s'en être bien remise puisqu'elle sortait avec un autre gars de leur promo, le nouveau major de promo pour être exact, il fallait croire que les têtes de classe l'attirait, il y avait bien longtemps qu'il ne prétendait plus au titre, un mois pour être exact, cela faisait un mois et un jour qu'il n'était plus avec Théo, il avait augmenté un peu la dose la veille, juste pour supporter un peu mieux son erreur.

Il poussa un léger soupir et reporta son attention sur son parchemin, il fallait qu'il se dépêche un peu, il n'avait pas l'intention de passer sa soirée à l'hôpital. Il releva néanmoins la tête lorsqu'il aperçut une ombre au dessus de sa tête, un sourire se forma instinctivement sur ses lèvres alors qu'il reconnaissait Alicia. Il aimait bien la jeune femme, elle tenait son rôle de tutrice parfaitement, l'aidant lorsqu'il en avait besoin, il devait avouer que ces derniers temps, il n'avait pas sollicité l'aide de la jeune femme, il n'en avait pas eu besoin, ayant relégué ses études au second plan, plus rien n'avait d'importance de toute façon.

"Bonjour Alicia."

Il lui jeta un regard intrigué alors qu'elle lui demandait de la suivre, il se leva donc sans broncher, ne cherchant pas à savoir ce que lui voulait la Médicomage, elle devait avoir ses raisons pour vouloir lui parler en privé. Il la suivit dans les couloirs de St Mangouste et pénétra dans une salle qu'elle lui désigna, il s'installa sur une chaise suite à son ordre silencieux et la dévisagea perplexe. Il allait parler, lui affirmer que tout allait bien lorsqu'elle lâcha qu'elle savait, il fronça les sourcils, comment ? Tout ? Non c'était impossible, elle ne pouvait pas tout savoir.

"Et qu'est-ce que tu sais au juste ? Parce que tu te fais de fausses idées, je vais parfaitement bien. J'ai encore du travail, il faut que je te laisse, ce fut un plaisir de te revoir Alicia."

Sam se leva de sa chaise, il était hors de question qu'il discute de ça avec sa tutrice, c'étais sa vie, son avenir, ça le regardait lui, pas elle. Et il avait bien l'intention de garder sa vie privé pour lui. Il se dirigea donc vers la sortie dans l'intention de partir sans accorder plus d'attention à Alicia.




Alicia L. JonesMédicomageavatar
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Alicia poussa un profond soupir en entendant la réponse  de Samaël, et leva les yeux au ciel alors qu’il faisait mine de s’en aller. Elle n’était pas dupe, merci pour elle, et elle était assez observatrice pour se faire une idée de l’état du Poufsouffle. Alors non, il ne pouvait pas fuir sur un « je vais bien. » Non, il ne pouvait pas retourner vaquer à ses occupations, comme si de rien était. Parce qu’il ruinait sa vie, pour une histoire d’amour. Parce qu’il devenait dangereux, pour lui et pour les autres. Quelle idiotie, songea Alicia en se levant à son tour. Comment pouvait-il tout abandonner comme ça ? C’était tellement inconcevable. Samaël était bon, et avait la chance de pouvoir devenir réellement doué s’il persévérait. Mais non, il laissait tomber. A la première difficulté dans sa vie personnelle, son travail était touché. Par Merlin, il fallait qu’il apprenne à faire la part des choses, sérieusement.

« Tu ne vas nulle part. » sa voix claqua dans l’air, sèche. « Tu sais que je peux te faire virer, avec les informations que je détiens ? »

Il lui suffirait d’une parole pour le faire. Evidemment, elle n’en avait pas l’intention. Mais peut-être était-il bon de rappeler à Samaël que son destin ne se trouvait plus dans ses mains, à ce stade là. Peut-être était-il bon de lui rentrer un peu dedans, de le secouer, d’arrêter de le laisser s’apitoyer sur son sort en permanence. Et si la personne qui devait faire réagir Samaël devait être elle, eh bien soit, elle se plierait à se rôle. Tout pour qu’il arrête ces bêtises insensées, qui ne le feraient en rien avancer dans la vie. Par Merlin, elle savait bien qu’à dix-neuf ans, la notion d’amour pouvait ne plus sembler si abstraite, et qu’il était très certainement amoureux du jeune homme que son amie avait rapidement évoqué. Mais Samaël n’était pas quelqu’un de stupide, n’est-ce pas ? Pas du genre à laisser son monde tourner autour d’une seule et même personne, et à le laisser s’écrouler si facilement ? Voilà, Alicia savait très bien qu’il était primordial de ne pas être complètement aveuglée par l’amour mais de garder la tête froide en toutes circonstances. Un peu de maîtrise, enfin !

« Alors maintenant, tu t’assois, et tu m’écoutes. »

Non mais. Elle n’était plus l’adolescente qu’elle avait été, celle qui  ne pouvait pas faire valoir son autorité. Elle était adulte, elle était Médicomage, et elle était la tutrice de Samaël. Sa supérieure hiérarchique. Alors oui, jusqu’à là, elle n’avait pas vraiment démontré cette supériorité, et s’était d’ailleurs contentée d’entretenir des rapports cordiaux avec le jeune homme. Mais elle n’était pas uniquement une jeune femme un peu trop effacée au premier abord, loin de là – merci pour elle.

« J’ai vaguement eu vent de ce qu’il s’était passé entre ton ex petit-ami et toi, et en réalité, je m’en fiche complètement. Tu n’es pas le premier à avoir une peine de cœur, et malheureusement, tu en connaîtras probablement d’autres. Mais ça, ce ne sont aucunement mes affaires. Les conséquences, en revanche, le sont. Je ne vais pas te demander si tu te drogues vraiment, puisque je connais la réponse, et que j’ai l’impression que tu serais capable de me mentir.  Par contre, je vais te demander d’arrêter ça, tout de suite. Parce que, contrairement à ce que tu penses, ça ne te concerne pas que toi uniquement. Tu es dangereux pour toi, certes, mais aussi pour les autres. Et ça, j’en sais quelque chose. »

Mais elle n’avait pas vraiment envie d’épiloguer sur ça.

« Arrête avant de devenir dépendant, Sam, avant de  ne plus pouvoir t’en passer. Tu es jeune, tu as un avenir brillant qui t’attend dans la Médicomagie, tu peux être major de la promotion facilement. Dis-moi que tu ne veux pas briser tout ça à cause d’une histoire d’amour ? Dis-moi que tu ne prendrais pas le risque d’être expulsé. »



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Samaël SmithAncien personnageavatar
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Samaël se stoppa à quelques pas de la porte lorsque la voix d'Alicia retentit dans la pièce, sèche et cassante, il se retourna pour lui faire face et plongea son regard dans celui de sa tutrice. Elle le jaugeait du regard, il eut envie de lui répliquer qu'elle pouvait le faire renvoyer, il s'en moquait, elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait si ça lui faisait plaisir. Mais il se retint, il se tut et regagna sa place lorsqu'elle le lui ordonna parce que si il perdait la Médicomagie, il n'aurait plus rien, plus rien du tout, juste la douleur et à partir de là, il serait perdu, complètement perdu sans moyen de retour en arrière. Étrangement, cela ne le dérangeait pas plus que cela, peut-être trouverait-il enfin la paix qu'il recherchait en s'abandonnant complètement, pourtant, il voulait entendre les mots d'Alicia, avant de partir, il voulait savoir ce qu'elle savait exactement.

Il soupira légèrement lorsqu'elle commença à dire qu'il était dangereux pour lui même et pour les autres, pour lui même, il voulait bien l'accepter mais pour les autres ? Certainement pas, il ne poussait personne à la consommation et il n'en prenait pas suffisamment pour que ça altère réellement sa perception des choses, il était encore conscient de ce qu'il faisait, il n'avait pas besoin d'une leçon de morale et c'était exactement ce qu'était en train de faire Alicia, ce qui le braqua instinctivement, il n'avait pas besoin d'une leçon de conduite, elle croyait sérieusement que son ambition dans la vie se résumait à être major de promo ? Il n'y avait pas que le travail dans la vie, un avenir brillant qu'est-ce qu'elle en savait ? Une histoire d'amour peut-être pas mais quand on faisait délibérément du mal à l'homme de votre vie, ce n'était plus une simple histoire d'amour, il ne connaîtrait pas d'autres hommes, pas d'autres histoires, sans savoir pourquoi, il sentait que Théo était le seul qui pouvait partager sa vie, il n'y en aurait pas d'autres que lui, jamais. Alors l'expulsion, elle n'avait que ce mot à la bouche ? Si c'était ce qu'elle voulait réellement et bien qu'elle le fasse, il s'en fichait. Il posa son regard clair sur la jeune femme.

"Je sais parfaitement ce que je fais. Je ne deviendrais pas dépendant, je suis peut-être un danger pour moi-même mais pas pour les autres, je suis parfaitement conscient de mes actes. Et tu penses sincèrement que le travail prévaut sur tout ? Ça ne fait pas le bonheur Alicia, ça aide mais ça ne fait pas tout, ce n'était pas une simple histoire sans intérêt, c'était l'histoire. Peut-être que tu ne comprends pas parce que tu n'as pas encore trouvé ton âme-sœur. Tout te paraîtra bien fade après cela. Tu veux me faire expulser ? Très bien vas-y, je m'en fiche de toute façon, j'ai déjà tout perdu, une chose de plus, une chose de moins, ça ne changera pas grand chose."

Il se demanda quand même, pendant un instant, qui avait pu venir parler à Alicia, il avait du mal à concevoir que quelqu'un soit obstiné au point de vouloir l'arrêter à tout prix. Il était adulte, il était encore assez grand pour faire ses propres choix seuls, il n'avait pas besoin d'aide et encore moins celle de ses supérieurs, car il ne s'y trompait pas, la jeune femme n'était pas là devant lui en tant qu'amie, il ne pouvait même pas dire qu'ils le soient vraiment, elle était sa tutrice, c'était strictement professionnel et pourtant, elle était là devant lui à le réprimander comme un enfant pris en faute. Et cela, l'énerva plus qu'il ne voulait bien l'admettre, il n'était plus un enfant, ils n'avaient plus le droit de le traiter comme tel, tous autant qu'ils étaient, Juliet, Alicia, sa sœur qui ne connaissait pas sa situation mais sentait qu'il n'allait pas bien.

"Je suis capable de faire mes propres choix moi-même, je n'ai pas besoin d'être sermonné comme un enfant en faute. Je ne suis plus un enfant, je suis un adulte, je n'ai besoin de l'aide personne. Alors, je ne sais pas qui est venu te voir et je m'en fiche mais tu lui diras de s'occuper de ses propres affaires au lieu de s'occuper des miennes. Je te le répète. Je. Vais. Parfaitement. Bien."

Il fixa son regard dans celui d'Alicia la défiant du regard, elle voulait le faire virer ? Très bien qu'elle agisse, il était prêt à subir les conséquences de ses actes.




Alicia L. JonesMédicomageavatar
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Devant les paroles de Samaël, Alicia resta muette, incapable de réagir. Déjà, parce qu’elle n’était pas franchement habituée à ce qu’un garçon de dix-neuf ans à peine lui fasse la morale. Et puis, surtout, parce qu’elle le sentait totalement perdu, et que oui, ça lui échappait complètement. Comment pouvait-il être certain que cette histoire était l’histoire de sa vie ? Il était encore jeune, il avait toute sa vie devant lui ! Mais il semblait si sûr de ce qu’il avançait. Il était persuadé qu’avec cette histoire, il avait tout perdu. Or, aux yeux d’Alicia, cela lui semblait complètement absurde. Il avait peut-être du mal à se remettre de sa rupture, et c’était compréhensible, mais au point de pouvoir abandonner tout ce à quoi il tenait ? Même la médicomagie ? La jeune femme fronça les sourcils, et souffla longuement en s’appuyant sur la table, le regard vrillé dans celui de Samaël.

Elle hésita à lui répondre tout de suite, mais il poursuivit, assénant qu’il n’avait pas besoin d’être sermonné, puisqu’il était à présent un adulte, et non un enfant. Cependant, au vu de sa réaction, elle avait du mal à croire à la maturité qu’il prétendait avoir. Aussi, elle le fixa froidement et finit par hausser les épaules, indifférente à ses derniers mots. Plus il prétendait qu’il allait bien, plus elle avait dû mal à le croire, étrangement. Alicia  n’était pas stupide – merci pour elle – et Sam pouvait bien dire ce qu’il voulait, elle restait persuadée qu’il n’était pas son état normal.

« Tu vas commencer par me parler autrement. » lâcha-t-elle froidement, en dardant un regard noir sur le jeune homme.

En réalité, Alicia s’était prise d’affection pour Samaël, qu’elle trouvait attachant – et talentueux, en plus de ça. Il n’empêche, elle n’était pas là pour jouer à la bonne amie compatissante au sujet de la rupture de l’étudiant, mais pour le ramener à la raison, coûte que coûte, et s’il n’appréciait pas la méthode qu’elle employait, il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même.

« Tu dis être un adulte, Samaël ? Alors agis comme un adulte, bon sang ! Tu es bien plus proche d’un comportement enfantin, à te mettre sur la défensive et à chercher par tous les moyens à fuir la réalité, au lieu de l’affronter correctement. » asséna-t-elle en croisant les bras et en se redressant.

Ce n’était pas une faiblesse, d’accepter de l’aide. Ce n’était pas une faiblesse non plus, d’avouer son mal-être. Bien au contraire, d’ailleurs. Mais Samaël ne semblait pas de cet avis, et c’était bien ce qui dérangeait Alicia. Penser que tout allait bien, lorsqu’on se retrouvait à se droguer, était une erreur qui pouvait se révéler fatale.

« Et je ne dis pas que le travail prévaut sur tout. Je dis simplement que l’amour ne doit pas dicter toute ta vie. Tu ne peux pas être dépendant d’une relation, ce n’est pas sain. Tu es quelqu’un Sam, en dehors de ça. Tu es un étudiant en médicomagie, par exemple. Alors non, je n’ai peut-être pas encore rencontré mon âme-sœur, et oui, ça m’échappe. Toi, tu dis l’avoir perdu. Alors arrête de prétendre que tout va bien. »

Elle l’observa longuement, et finit par s’avancer vers lui.

« Toute la misère du monde ne pèse pas sur tes épaules, Samaël. Maintenant, tu peux t’en aller, mais je te préviens que j’observerai le moindre de tes gestes, et au premier faux-pas, tu seras expulsé sans regret. Ou alors tu peux rester ici, et on peut en parler, voire même essayer de trouver une solution, à deux. » proposa-t-elle.

Il n’y avait plus qu’à espérer qu’il accepte la deuxième solution.



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Samaël SmithAncien personnageavatar
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Samaël se rembrunit alors qu'Alicia lui demandait de changer de ton avec elle. Il soutint cependant son regard noir, il n'était pas le moins du monde impressionné, elle venait lui faire la morale sur un sujet qui ne la regardait pas du tout. Pourquoi, aurait-il dû se montrer courtois et avenant ? Pourquoi aurait-il dû faire des efforts alors qu'elle se permettait de critiquer la façon dont il gérait sa vie et ses études. Elle croyait tout savoir, tout connaître, elle le toisait comme si elle possédait une quelconque autorité sur lui mais elle n'était que sa tutrice. Certes, elle avait certainement certainement plus de chance qu'un de ses camarades de lui causer des ennuis mais elle n'était pas son maître de stage. Il s'esclaffa ironiquement alors qu'elle laissait entendre qu'il n'allait pas bien.

"Tu ne me connais pas, arrête de dire que je fais semblant d'aller bien. Et je ne prétends pas avoir la misère du monde sur mes épaules, c'est toi qui spécule et qui te permet de me juger. Je n'ai pas besoin d'aide et sûrement pas la tienne Alicia."

Il se leva et sans un regard se dirigea une nouvelle fois vers la porte, cette fois-ci il l'ouvrit largement et sans se retourner quitta la pièce. Elle l'avait menacé de le surveiller, et bien qu'elle le fasse, tout cela n'avait plus une grande importance à ses yeux. Elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait, lui il savait ce qu'il faisait et il était persuadé de savoir distinguer les limites, il saurait quand il serait allé trop loin, pour l'instant ce n'était pas encore le cas, il avait encore de la marge. Il allait parfaitement bien.

Il réajusta légèrement le léger sourire qu'il possédait à l'hôpital, celui qu'il abordait en toute circonstance pour montrer au monde qu'il allait bien, que sa rupture ne le touchait pas. Qu'il n'était pas en train de se transformer en monstre d'égoïsme et de bêtise.

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