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 You can't even see, you’re three steps from loving me [Noah]

Ythel BowenDeuxième annéeavatar
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Dernière édition par Ythel Bowen le Mar 8 Juil 2014 - 17:49, édité 1 fois
Samedi 1er décembre 2007

Harris était un grand malade. Déjà il était professeur, c’était une preuve plus que suffisante, les professeurs sains d’esprit, ben ça n’existait pas, Harris, Borgia, Eales, Schaffer, Pullman… avait-il besoin de multiplier les exemples ? A la décharge des deux derniers ils n’ensevelissaient pas les élèves sous leur poids de devoirs. Harris, si. Il était quatorze heures quand Ythel sorti enfin de la bibliothèque avec son chouette bout de parchemin dans son sac, c’était intéressant tout plein là-dedans, son directeur de maison même pas Poufsouffle serait content, du moins l’espérait-il… si ce n’était pas le cas il ne tarderait pas à le savoir de toute façon. Au vu de l’heure Ythel commença à se diriger vers la salle du club d’échecs, mais le poids de son sac le rappela bien vite à l’ordre et il se dépêcha d’aller le poser dans sa salle commune, n’emportant qu’un petit calepin et un stylo dans une poche. En cours il ne pouvait pas couper à la plume et à l’encre, mais emporter tout ce petit monde dans ces poches ne l’enthousiasmait pas vraiment, voire pas du tout en fait s’il devait vraiment être honnête avec lui-même, les sorciers étaient bien gentils, mais ils avaient de drôles d’idées parfois.

Il grimaça en voyant l’escalier s’envoler juste devant ses yeux, à ce train là il allait être en retard, en gravissant quatre à quatre les marches de l’escalier suivant il entonna la chanson du petit lapin
« En retard, en retard
J’ai rendez-vous que’que part
Je n’ai pas le temps de dire au revoir
Je suis en r’tard, en r’tard »

Il s’arrêta un moment pour laisser passer un groupe de Serdaigle qui devait se rendre dans le parc au vu des deux balais que tenaient certains d’entre eux.
« Non, non, non, non, non
Quelqu’un m’attend
Vraiment c’est important
Je n’ai pas le temps de dire au revoir
Je suis en retard, en retard »

Personne ne l’attendait, les clubs ce n’était pas comme les clubs, personne ne lui reprocherait quelques minutes de retard. Tout de même, il préférait être là l’heure, il avait été éduqué de cette façon. L’escalier qu’il venait de prendre décida de descendre, l’empêchant par là même de monter, soupirant il s’assit en attendant que l’escalier décide de remonter.
« Un pas de côté, sautez, glissez,
Courez, dansez
Quand on a fini
Il n'y a plus qu'à recommencer
C'est très rigolo, en haut, en bas, en bas, en haut
Commencez demain
On finira hier matin »


Finalement il arriva dans le couloir qui abritait le club d’échec, mais en lieu et place de la porte grande ouverte et chaleureuse- façon de parler les portes n’étaient que rarement ouvertes, au plus pivotaient-elles et presque jamais chaleureuse, il aurait fallu pour ça mettre le feu au château et les membres du club d’échec n’étaient pas les délinquants de l’école- il la trouva close et un parchemin attaché dessus. A ce qu’il disait le club avait pris ses quartiers d’hiver plus bas dans l’école pour essayer de gagner quelques degrés et éviter de vraiment mettre le feu à la salle. La deuxième salle à gauche quand on sort de la salle d’Eales. Il observa un long moment le parchemin, son sens de l’observation était celui d’un ornithorynque enrhumé sous morphine, lâchant finalement un « toi un jour, j’vais t’cramer ta famille » à destination du parchemin –ce qui, connaissant la place importante de la famille dans la culture des parchemins constituait une insulte assez gonflée et une preuve d’un grand courage- il se détourna de la porte et retourna vers les escaliers. C’est à ce moment qu’il aperçut qu’il avait laissé tomber son stylo quelques mètres plus loin et qu’un vil Gryffondor s’en approchait dangereusement sans faire attention à là où il mettait les pieds. Encore perdu dans ses chansons il ne se rendit compte que trop tard qu’il disait n’importe quoi.

« Ne marchez pas sur les poissons ! Attention, n’écrasez pas ce maquereau ! »



Kit par Kath
"Mais je suis trop con pour mentir je vous dit !"
Noah ForesterPréfetavatar
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Quatorze heures sonnèrent comme un soulagement pour Noah. C'était l'heure de sa pause, d’autant mieux accueillie qu'il s'était promis quelques parties d’échec distrayantes. S’inscrire au club d’échec était finalement une meilleure idée qu’il ne l’avait pensé au départ. C’était beaucoup plus libre que ce à quoi il s’attendait. Il n’y avait pas de réel engagement dans le temps, il pouvait venir quand il voulait et jouer avec ceux qui étaient présents. Un système qui lui convenait bien, puisqu’il pouvait jongler entre ses soirées chargées de devoirs, et ses moments de temps libre, sans que l’un ne vienne empiéter sur l’autre. Quoique… Il avait bien un devoir à rendre pour Haddock lundi matin, qu'il n'avait pas eu le temps de commencer mais il avait vraiment besoin d’un répit. Une toute petite pause qui ne durerait même pas deux heures. Ca ne ferait de mal à personne, n’est-ce-pas ? Une ou deux parties et il rentrerait aussitôt dans sa salle commune finir ses devoirs, promis.

Ce fut fort de cette décision que Noah marcha d’un bon pas vers la salle d’échecs. Un pas un peu trop insouciant, puisqu’un craquement sous son pied lui rappela bien vite qu’il fallait toujours regarder où on mettait ses pieds.

« Ne marchez pas sur les poissons ! Attention, n’écrasez pas ce maquereau ! »
 
Oups. Aurait-il assassiné un poisson ? Mais ça ne craquait pas les poissons, si ? En retirant son pied, Noah découvrit le cadavre d’un stylo, chose absolument étonnante. C’était le genre d’objet qui ne passait pas les portes de Poudlard

« Un maquereau… ? Euh, c’est juste un stylo, hein. »

Soit ce gosse était stupide, soit il était juste bizarre. Et comme il s’agissait de Bowen, c’était les deux à la fois.

Noah leva les yeux au ciel à la vue du Poufsouffle, qu’il connaissait vaguement du club d’échec. Il avait déjà joué une ou deux parties contre lui. Il n’était pas mauvais, il avait juste des tactiques… étranges. L’entièreté même de son être était de toute façon étrange. Soit il avait trente-six mille choses dans son cerveau pour avoir toujours cette tête de poisson perdu, soit il n’avait rien dans son cerveau.  Ou alors que des réflexions inutiles venues d’un autre monde. Noah n’avait rien contre les excentriques, sauf quand ils lui faisaient perdre patience. Et avec Bowen, il avait toujours la sensation de devoir claquer des doigts pour lui rappeler qu’il était là.

Noah sortit sa baguette et, dans sa grande générosité, reconstitua les restes du stylo avec un Reparo bien sorcier, avant de le lui rendre en soupirant :

« Tiens, tête de linotte. Fais gaffe à tes affaires la prochaine fois. »

Non, ce n’était pas lui du tout qui avait marché dessus sans faire attention.

Noah voulut leur ouvrir la porte de la salle d’échec pour eux deux –puisqu’il supposait qu’Ythel était là pour la même raison que lui- mais il se heurta à la résistance de la serrure. Il n’avait pas fait attention au parchemin non plus, décidément. Le contenu de la missive le fit grimacer. Pourquoi une salle d’hiver ? Il ne faisait pas si froid que ça, franchement…

« La salle d’Eales… C’est pas à l’autre bout du château, ça ? »


Il avait un peu de mal avec le nom de tous les nouveaux profs, c’était un véritable raz-de-marée qu’ils avaient subi à la rentrée, et Noah et les noms, ça faisait cinq.


Ythel BowenDeuxième annéeavatar
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Trop tard. Le craquement se fit entendre comme un cri d'agonie dans tout le couloir... les Gryffondor étaient vraiment des gens qui ne prenaient jamais la peine de faire attention à ce qu'ils faisaient, sur ce point là au moins, Harris était sain d'esprit. Le Poufsouffle s'était longtemps demandé pourquoi c'étaient les serpents qui avaient fait office de méchants tout ce temps et pas les lions, mais en fait c'était assez évident, vivre dans les cachots ça n'apporte pas un énorme capital de confiance en fait, dans toutes les histoires il se passait des trucs étranges dans les cachots, ce qui était une des raisons qui faisaient qu'Ythel ne portait pas les potions dans son coeur.
Heureusement pour lui il était face à un Gryffondor pas trop débile dans sa tête -comprendre qu'il savait lancer un sort, ce qui, aux yeux du garçonnet, était un exploit assez significatif- et même presque gentil, il suivit son stylo du regard alors que l'autre le lui rendait et l'attrapa avec un sourire rassuré.

"Ça par contre c'est un oiseau."

S'il vous est déjà arrivé de vous rendre compte que rien de ce que vous ne disiez dans une conversation n'avait du sens, ni la première phrase, ni les suivantes, alors probablement avez-vous déjà ressenti ce qu'Ythel avait en tête à ce moment, c'est à dire pas grand chose en fait. Il était légèrement malade, mais pas assez pour l'utiliser en excuse, légèrement fou, mais pas cliniquement irresponsable. Il était juste comme ça, sans doute que dans sa tête certaines connexions n'étaient pas faites comme chez les autres, il avait été élevé de façon normale pourtant, l'origine de sa logique restait un mystère, et le demeurerait sans doute jusqu'à ce qu'il se fasse enlever par un savant fous qui lui ouvrirait le crâne et regarderait ce qu'il se passe dedans.
Un autre se serait vexé de voir Noah tenter d'ouvrir la porte alors qu'elle était manifestement fermée puisque rester dans le couloir pour le plaisir de profiter du rien qui s'y passait n'était pas une des occupations favorites du blaireau, mais Ythel n'y porta pas plus d'attention que cela. Noah ne le connaissait pas, peut-être avait-il en toute bonne foi pensé qu'il s'amusait dans le couloir. Il acquiesça de la tête à la remarque du -poisson- rouge, trop heureux de savoir quelque chose que l'ancien ignorait.

"Ouais, c'est la salle de métamorphose."

Ythel n'avait pas que de bons souvenirs de la salle de métamorphose... en fait il n'avait pas de bons souvenirs de toutes les salles où on lui demandait plus que d'écouter et d'écrire, apprendre ses leçons et tout ça, ça allait, il n'était pas un Poufsouffle pour rien, mais dès qu'il s'agissait de passer à la pratique il aurait préféré qu'on le laisse tranquille dans son coin à observer comment ceux qui savaient faire s'y prenaient. De toute façon il n'avait pas prévu d'être un grand sorcier dans sa vie, simplement de passer ses années sans trop s'attirer les foudres de ses professeurs et pour ça il fallait mieux leur raconter leurs cours que de briller par la pratique, l'expérience le prouvait. Sauf quand il avait l'idée un peu folle de vraiment tenter de faire quelque chose avec sa baguette et ses cinq doigts... mais il s'était promis de ne plus repenser à cet incident, ressasser le passé n'amenait jamais rien de bien, il fallait aller de l'avant !
Joignant le geste à la pensée il commença à rebrousser chemin pour aller vers les escaliers, passage obligation pour changer d'étage et plus communément pour se perdre. Secrètement il espérait que parmi tout ces élèves se cachaient quelques architectes en herbe qui mettraient un jour fin au calvaire des générations d'élèves qui étaient passés par Poudlard.

"Tu bouges ou tu restes là ?"

La question pouvait paraitre idiote, mais avec Forester on ne savait jamais, il venait bien d'essayer d'ouvrir une porte fermée et de marcher sur un stylo.



Kit par Kath
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Noah ForesterPréfetavatar
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"Ça par contre c'est un oiseau."


Et lui, il était un canard. Parfaitement. Ca allait très bien à Ythel, tiens, un petit canard jaune poussin poufsouffle. Noah ne savait d’où lui venait cette image, mais il n’avait aucun mal à se figurer le jeune garçon dans la peau d’un canard, dans une autre vie. Un petit machin à plumes plutôt stupide errant d’une démarche tout à fait ridicule et parlant dans une langue incompréhensible par le commun des mortels. La métaphore prenait sens tout à coup. Ou peut-être qu’il n’y avait aucune logique dans cette image soudaine, et que Noah voyait simplement très bien Ythel dans un de ces costumes de malheureux employé de supermarché tiré au sort –ou aux dés-, rayon volaille, en train de se trémousser sur un sympathique air de :

C’est la danse des canards
Qui en sortant de la mare
Se secouent le bas des reins
Et font coin-coin
Fais comme les petits canards
Et pour que tout l'monde se marre
Remuez le popotin 
En f'sant coin-coin


A présent claquez du bec
En secouant vos plumes avec
Avec beaucoup plus d’entrain et des coin-coin
Allez mettez-en un coup
On s'amuse comme des p'tits fous
Maintenant pliez les g’noux
Redressez-vous !
 
Seigneur, la stupidité de ce garçon était contagieuse.

Noah préféra croire qu’il y avait une référence dans les paroles d’Ythel que sa culture ne permettait pas de connaître, plutôt que chercher une explication plus scientifique. Non, décidément, la justification était tentante mais Ythel ne pouvait pas posséder un générateur de paroles aléatoires à la place du cerveau, piloté à distance par le même homme qui avait créé les escaliers de Poudlard -ce qui expliquerait quand même pourquoi ce que le Poufsouffle disait n’avait aucun sens, ceci dit.
   
Noah haussa les épaules à sa question suivante, il n’avait pas vraiment le choix. Puisque le lieu du club d’échecs avait changé et qu’il avait furieusement besoin d’une partie d’échecs pour se détendre, il n’avait pas de meilleure option que de suivre Ythel vers la salle de métamorphose. Il allait jouer une partie contre lui, tiens, pour se venger de sa façon de le faire tourner en bourrique.

« J’te suis. »

Façon de dire que si jamais ils se perdaient, ça serait de sa faute. Mains dans les poches, Noah posa un pied, puis deux sur les premières marches d’escaliers…qui se mirent à bouger sans prévenir, l’obligeant à retrouver son équilibre.

« Oh non, c’est vraiment pas le moment… »

L’esprit du créateur des escaliers de Poudlard se vengeait-il de lui pour l’avoir jugé responsable de l’incohérence de son camarade ? Cela faisait un moment qu’ils ne s’étaient pas montrés capricieux, et il fallait que cela tombe sur lui, ça ne pouvait pas être que le fruit du hasard. Quelqu’un lui en voulait. Quand enfin les escaliers daignèrent se fixer sur un pallier, de toute évidence, opposé à celui qu’ils devaient rejoindre, Noah ne se gêna pas pour grommeler des jurons à leur encontre. Il dépassa Ythel, d’un pas impatient.

« Bon, où est-ce qu’on est ? Bras croisés, il jeta un regard aux alentours, tentant de rassembler les souvenirs de ses trois années d’exploration du château passées. Oh, attends… »

Il s’avança de quelques pas dans le premier couloir que desservait le pallier, tout en laissant sa main frôler le mur. Quelques pas plus tard, elle touchait le tableau qu’il recherchait. Une belle peinture d’un chat noir au poil luisant, endormi. Noah sourit avec fierté. Il était déjà venu ici, c’était sûr. Tout juste à la fin de l’an dernier, Neils voulait lui faire part à lui et William d’une de ses trouvailles. Pour Noah, la découverte de Poudlard se limitait au repérage de ses salles de cours, pour Neils, c’était une autre histoire. Comme un animal avide de nouveaux coins où se prélasser, il aimait se promener dans les couloirs du château, au risque de se perdre, mais c’était un brave Gryffondor de treize ans, il prenait ça pour une chouette aventure.  

« Je crois que je connais un raccourci. C’est un ami qui m’a montré ce tableau. »expliqua t-il à Ythel, une fois qu’il l’eut rejoint.

Comme pour prouver ses dires, il caressa le pelage peint du chat. Lorsqu’il se mit à ronronner, le sortilège se défit et une poignée de porte apparut. Noah pariait qu’il existait des dizaines de tableaux comme celui-ci dans le château, qui ouvraient sur des escaliers ou d’autres pièces cachées comme les cuisines de Poudlard. Sans tarder, il dévoila la cage d'escaliers qui se cachait derrière le passage.

« Euh… Au moins, ces escaliers ne bougent pas, tenta t-il de se rassurer, face à l’obscurité de l’endroit. Tu viens ? »

C’était un raccourci, c’était certain. Mais était-ce le bon ?


Ythel BowenDeuxième annéeavatar
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Noah le suivait, il venait de le dire... Ythel n'avait pas l'habitude qu'on le suive et se sentait de ce fait un peu mal à l'aise, en règle générale c'était lui qui suivait les gens et rarement une seule personne, les groupes étaient parfaits, si l'un se perdait quelqu'un d'autre pouvait prendre la relève. Là Noah avait décidé de lui faire confiance à lui et à lui uniquement... ce qui confirmait qu'il était un peu débile sur le fond, il était bien connu, tout du moins parmi ses camarades de première année à Poufsouffle, qu'il avait un sens de l'observation aussi particulier que le sens de l'humour du professeur Schafer, ce qui pouvait s'interpréter par une absence totale ou un niveau de consternant dépassant toutes les estimations. "Suis pas Bowen si tu veux être à l'heure" était un conseil largement répandu et, il fallait bien l'avouer, assez sage pour être respecté.
Pour une fois cependant il ne s'était pas trop perdu -il ne s'agissait que d'une ligne droite, mais le fait qu'il ait réussi à la suivre était déjà la preuve qu'il se concentrait assez pour s'en souvenir-, les escaliers avaient donc décidé d'y mettre du leur... on pouvait toujours leur faire confiance à eux. Depuis le temps il avait commencé à élaborer un genre de théorie, d'après lui les escaliers pouvaient lire les sentiments, vous êtes en retard, triste, fatigué, affamé ? Escaliers corporation est là pour vous aider à vous rendre compte que, oui, votre journée pourrait être bien pire et en image en plus ! Quand Forester le dépassa il lui adressa un regard désolé qu'il ne put pas voir, le pauvre Gryffondor subissait ces escaliers encore plus que lui, depuis trois ans qui plus est, cela expliquait bien des choses à son propos et il s'en voulu de l'avoir jugé bizarre maintenant que tout s'expliquait.
S'il n'en était tenu qu'à lui, Ythel aurait gentiment attendu que les escaliers repartent - il avait déjà passé tout un dimanche matin sur les escaliers, à attendre qu'on veuille bien l'emmener à l'étage de la bibliothèque-, mais le côté fonceur des rouges et or avait poussé Noah à partir et le Poufsouffle ne se sentait pas tellement de rester tout seul.
Il n'avait aucune idée d'où il se trouvait et s'apprêtait à partager son ignorance avec son camarade lorsque celui-ci sembla reconnaitre les lieux... vraiment ? C'était donc un genre d'explorateur qui lui avait fait confiance il y a cinq minutes de cela ? Un sentiment de fierté fit gonfler la poitrine du jeune garçon jusqu'à ce qu'il comprenne où Forester voulait en venir, quand on regardait un tableau de la sorte c'était forcément pour... il déglutit avec peine en voyant la porte s'ouvrir, il ne pouvait pas être sérieux ? Il n'espérait pas qu'il allait rentrer là dedans ? Aussitôt un millier d'objections virent à son esprit, déjà c'était tout noir là dedans, en plus, si les escaliers ne bougeaient pas, il était plus que certain qu'ils finiraient par s'effondrer et, dans ce cas là- il préférait ne pas être là, enfin s'ils réussissaient à sortir de cet endroit un jour, dans un endroit qu'ils connaissaient, il était presque sur de mourir à cause des genres de champignons qui s'y développaient, sans compter les araignées... non vraiment...
Il s'y engouffra cependant à la suite du Gryffondor, pas question de rester là tout seul, il ne savait même plus où étaient les escaliers tant il avait eu du mal à marcher aussi vite que son camarade et s'il avait peur de cet endroit il n'était pas beaucoup plus rassuré par l'idée de rester seul dans un couloir qu'il ne connaissait pas. Ils commencèrent à descendre les escaliers et arrivèrent à un palier où se trouvait une nouvelle porte alors que les escaliers continuaient à descendre encore plus bas, probablement jusqu'en enfer. La porte en question n'avait cependant rien de bien rassurant et Ythel était persuadé qu'elle menait dans un genre de salle des tortures, il adressa un regard interrogateur à Noah, c'était lui qui connaissait cet endroit après tout, maintenant qu'il avait condamné le poussin à mort il fallait qu'il en assume les conséquences... et plus vite que ça, il n'aimait pas cet endroit. Un claquement résonna dans la cage d'escalier, plutôt un craquement en fait... et à l'oreille ça venait d'en bas, le teint livide Ythel s'efforça de garder son calme, ça devait juste être une planche de bois un peu vieille... comme ces escaliers et si elle avait craquée... il se rapprocha de la porte et l'ouvrit d'un geste brusque, enfin il essaya, les portes en bois et les gamins de onze ans c'est rarement brusque, ou quand ça l'est c'est généralement la porte qui gagne.
Après quelques secondes à pousser sur la porte ils émergèrent sur un couloir en tout point identique au précédent, seuls les tableaux changeaient, mais il ne les reconnaissait pas non plus, ce qui était sûr c'est que le couloir de métamorphose était encore bien loin. Sentant encore le toucher des moisissures du bois sur ses mains il ne put s'empêcher de maudire intérieurement son coéquipier, c'était ça à jouer les héros au lieu d'attendre patiemment que les escaliers repartent, encore une fois les qualités de Poufsouffle étaient supérieures à celles de Gryffondor.

"On est bien avancés... joli raccourcis !"



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Noah ForesterPréfetavatar
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Le passage était obscur, peut-être plus que ce à quoi Noah s’attendait. S’il avait été avec quelqu’un de son âge, nul doute qu’il l’aurait laissé prendre les devants, avec grand plaisir, même. Mais Ythel était plus petit, et plus Poufsouffle aussi. C’était un peu la honte quand même, de se cacher derrière lui. Il tentait donc de mener la marche d’un pas assuré, avec une définition de l’assurance qui incluait tout de même le fait de sursauter au moindre bruit suspect.
Enfin ils atteignirent un palier avec une porte qui menait forcément quelque part, ou du moins, Noah l’espérait, car au regard que lui lança Ythel, il devina que c’était à lui de le rassurer sur ce point-là. Non, il n’avait aucune idée de ce qu’il y avait derrière cette porte, et oui, cette cage d’escaliers ne donnait pas très envie de rester dedans. Il ne se fit donc pas prier pour aider un peu le Poufsouffle à pousser la porte. Le temps qu’il découvre le couloir qui les y attendait derrière, Ythel s’essayait déjà à l’ironie. Noah lui lança un regard noir, plein de l’envie de lui rétorquer que s’il avait un meilleur chemin à lui montrer, il était tout ouï. Mais c’était hors de question qu’il s’imagine une seconde qu’il les avait perdus car… Car ce n’était pas vrai, tout simplement.

« Rappelle-moi, ça fait combien de temps que t’es ici ? Trois mois ? répliqua t-il avec sarcasme. Je sais ce que je fais, Bowen. Et je ne te retiens pas, d’ailleurs. Si t’as envie de retourner t’amuser avec les escaliers, je t’en prie, je serai mieux tout seul. »

Non mais. Noah reprit la marche, affrontant de sa stature offensée le dit couloir qu’il… ne connaissait pas beaucoup, mais tout était une affaire de débrouillardise. Ils allaient marcher un peu, et ils retrouveraient forcément un bout de Poudlard qu’ils connaissaient mieux, n’est-ce-pas ?

****

« Hum… On a déjà vu ce tableau là, pas vrai ? »

Un peu (beaucoup) plus défaitiste que quelques minutes plus tôt, ou quelques heures, il ne savait même plus depuis combien de temps ils arpentaient Poudlard, Noah se laissa glisser contre le mur de pierre le plus proche jusqu’à rencontrer le  sol. Simple repos ou abandon, il ne savait pas, mais il en avait assez et il n’avait qu’une envie, c’était de retourner dans sa salle commune. Elle était belle son assurance de tout à l’heure. Oh Ythel pouvait se moquer maintenant, oui, même s’il n’appréciait pas l’idée.

« Et maintenant… On fait quoi ? »

A peine Noah avait-il posé sa question de son ton nonchalant qu’une voix malicieuse à sa gauche retentissait sans prévenir :

« La question est plutôt : que cherchez-vous à faire, jeunes hommes ? »

Quelques secondes, Noah se demanda s’il ne venait pas de rêver, mais l’expression sur le visage d’Ythel lui indiqua qu’il n’était pas le seul à avoir entendu une voix. Il releva les yeux vers un tableau, un peu plus isolé des autres, examinant un peu plus la peinture bien vivante qui s’offrait à lui. Un homme d’âge mur, pas tout à fait vieux, mais sans doute plus que ce qui n’en avait l’air, le menton coiffé d'une barbichette blanche et la tête d’un haut-de-forme surmonté de quelques plumes roses. Il les fixait de son regard malicieux, l’air de dire qu’il connaissait ce qu’ils ne savaient pas.

« Euh. C’est vous qui venez de parler ?
-Pourquoi cela vous étonne t-il, tant ? Ce qui serait étonnant serait au contraire que je ne puisse pas parler, comme le font tous les tableaux ici, vous ne pensez pas ? Mais ce qui est vraiment étonnant, à mes yeux, c’est que vous soyez encore étonné. »
 

Noah fronça les sourcils, pas sûr d’avoir tout saisi, si ce n’était l’information suivante : cet homme avait un grain, sous son chapeau.


Ythel BowenDeuxième annéeavatar
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Ythel n’aimait pas beaucoup le fait que les tableaux puissent parler. C’était quelque chose dont il était vaguement au courant avant d’arriver à Poudlard, mais auquel il ne s’était toujours pas habitué, ils avaient la fâcheuse habitude de tout écouter et on ne pouvait pas leur faire confiance pour garder secrètes les informations qu’ils obtenaient de cette manière. Après ce qui lui avait semblé de longues minutes d’errance cependant, il n’était pas fâché que l’un d’entre eux leur adresse la parole.
Certains personnages passaient littéralement tout leur temps à arpenter le château, sûrement à la recherche de quelque chose d’intéressant à se mettre sous les yeux. Avec un peu de chance cet… individu était l’un d’entre eux et pourrait leur indiquer quel chemin suivre. Il était trop fatigué pour se demander d’où venait la surprise du Gryffondor, à sa décharge il était rare que les peintures engagent elles-mêmes la conversation et après des heures de silence cette voix avait de quoi les surprendre. Il était persuadé qu’ils étaient déjà passés au moins trois fois devant certains tableaux sans que leurs occupants ne daignent les aider, à quoi cela servait-il d’avoir autant de décoration inutile sur les murs ? La question méritait qu’on s’y attarde.

« On cherche à retourner à la grande salle. »

Il était trop tard pour espérer retourner à la salle d’échecs de toute façon. De la grande salle il serait aisé aux deux garçons de se séparer pour rentrer à leur salle commune, bien sûr Ythel serait plus près de la sienne, mais ce n’était quand même pas de sa faute si la fondatrice de sa maison avait un esprit plus pragmatique que d’autres. Un rire le tira de ses pensées, ce n’était certainement pas celui de Forester, il l’attribua donc au tableau et l’observa sans bien comprendre, attendant qu’il daigne se calmer pour savoir ce qui l’amusait à ce point.

« Je crains que vous n’en soyez bien loin. »

A ce moment, Ythel était persuadé que s’il avait un don de télépathie il aurait entendu un « Ben dis-nous où c’est au lieu de rigoler » suivit de l’insulte favorite de Noah, heureusement pour son innocence il n’en était rien. Son ainé avait fait son travail en menant la marche –même si le résultat était contestable il avait agi en Gryffondor- et il devait maintenant faire le sien, à savoir être suffisamment gentil pour qu’on daigne l’aider.

« Vous pourriez être un peu plus précis s’il vous plait ?
-Je peux faire mieux, je peux vous y conduire ! »

Le regard qu’il leur lança ne rassura pas le garçon, un regard qui voulait dire qu’il voulait une chose de leur part en échange… et vu leur état de fatigue à ce moment précis, nul doute qu’il l’obtiendrait. Il ne s’attendait cependant pas à ce qu’il leur demanda… Interloqué il observa Noah qui avait l’air aussi surpris que lui, du moins il identifiait ça comme de la surprise. La cervelle d’Ythel marchait à toute vitesse, il devait y avoir un autre moyen, il le fallait sinon… sinon… Il n’y avait pas d’autre moyen, cela faisait des heures qu’ils erraient dans ce château inhospitalier, ils avaient croisé des peintures en tout genre et aucune d’entre elle ne leur avait porté la moindre attention. Oui, c’était la seule solution, aussi déplaisante qu’elle lui semble… il espérait juste que le tableau savait garder sa langue dans sa poche, sinon il était bon pour partir s’exiler loin d’ici…

Il ne put s’empêcher de grimacer quand ses lèvres touchèrent celles du Gryffondor, il n’avait jamais imaginé que son premier baiser arrive de cette manière. Il se recula aussitôt, considérant qu’il en avait bien assez fait déjà, pour tout observateur cela avait été si rapide qu’il aurait pu croire que rien ne s’était passé, mais pour le Poufsouffle c’était déjà trop long. Heureusement l’étrange personnage avait l’œil et tint parole. Sur le chemin de la grande salle Ythel se demandait ce qu’il se passerait si quelqu’un venait à apprendre ce qu’il venait de se passer, une chose était sûre, ils avaient tous deux beaucoup à perdre, il n’osait imaginer la réaction qu’aurait Kath par exemple… pourquoi Kath en particulier d’ailleurs ?

Fin pour Ythel



Kit par Kath
"Mais je suis trop con pour mentir je vous dit !"
Noah ForesterPréfetavatar
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*Ben dis-nous où c’est, au lieu de rigoler, crétin*

Noah perdait vite patience, surtout face à ceux qui se moquaient de lui. Cet hurluberlu à chapeau rose l’agaçait déjà, avec ses manières de répondre aux questions par d’autres questions ou par des commentaires inutiles. Il s’apprêtait à lui faire comprendre son état d’esprit –soit il les aidait, soit il se taisait, zut !- mais Ythel parla à sa place pour dire exactement la même chose. Avec un peu plus de gentillesse, Noah voulait bien le concéder.

« Je peux faire mieux, je peux vous y conduire ! »

Ah, enfin quelqu’un d’utile !

« Mais… Seulement à une condition. »

Bien sûr, il fallait s’en douter, rien n’était gratuit en ce bas-monde.

« Les histoires de ce château manquent de… Quel est le mot déjà ? Oui ! D’audace ! Je m’ennuie mortellement dans ce coin où personne ne passe… Je suis quelqu’un de romantique, vous savez, mon cœur dépérit de la solitude qu’on m’impose. »

Que… Quoi ?

« Je veux bien vous aider si et seulement si… Vous vous embrassez ! N’est-ce pas une histoire formidable ? Comme dans les contes, le pouvoir de l’amour guérit tous les maux ! »

Noah resta définitivement silencieux à cette exhortation surprenante de bêtise. Cet homme peinturluré se rendait-il compte que ce qu’il demandait n’avait aucun sens, en plus d’être à la limite du voyeurisme ? Non, visiblement non, quand on voyait le sourire tout fier qu’il leur adressait comme s’il venait de découvrir le remède à la Consumeuse.

Le Gryffondor comptait bien gentiment l’envoyer paître, car il était hors de question qu’il cède aux lubies douteuses de ce vieillard, et encore moins que ses lèvres touchent de quelque façon que ce soit quelque chose qui appartenait à Bowen. Il se tourna d’ailleurs vers son camarade avec l’intention de vérifier qu’il était du même avis que lui, et il eut sa réponse immédiatement. Il… n’était pas du même avis que lui.

Noah n’eut pas le réflexe assez prompt pour repousser ce qui serait un baiser d’une demi-seconde qui le traumatiserait à vie. Qui avait dit qu’il n’y avait que les filles qui se souciaient de leur premier baiser ? C’était faux ! Ses lèvres pures et innocentes et… Rah ! Ce stupide première année venait de tout gâcher et de lui ficher la honte par la même occasion. Heureusement qu’il n’y avait personne dans ce couloir. Il n’y avait personne, hein ? Noah revérifia rapidement, avant de se tourner vers Bowen, pour exprimer son mécontentement :

« Mais t’es stupide ? Tu fais tout ce qu’on te dit sans te poser de question ? On aurait pu… Raah laisse tomber. N’en parle à personne, compris ? Et tu… Reste de loin de moi. Voilà comme ça, loin. »

Il allait dire qu’ils auraient pu trouver une autre solution, mais il venait de se souvenir qu’ils étaient précisément un peu à court avant ce regrettable incident. Au moins, ils échouèrent près de la Grande Salle sans plus de dégâts, et Noah put enfin quitter Ythel en l’ignorant parfaitement. Personne ne devait avoir connaissance de cette histoire. Personne ne devait savoir qu’il connaissait Bowen, c’était encore plus simple. C’est qu’on tenait à sa réputation, quand on était un adolescent de quatorze ans.


FIN DU RP


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You can't even see, you’re three steps from loving me [Noah]

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