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 All the best women are married, all the handsome men are gay [Ythel, Gil, Ahren]

Kathrina KellerQuatrième annéeavatar
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La première réflexion que se fit Kathrina en se levant ce matin fut que son lit lui semblait plus haut que d'habitude. En ouvrant les yeux, elle trouva étrange d'être entourée de rideaux jaunes au lieu des habituels volets blancs de son appartement. Ce ne fut que parce que les brumes du sommeil étaient encore présentes qu'elle ne se posa pas plus de questions et se dirigea d'un pas morne vers sa salle de bains... qui se trouva être un mur. Kathrina laissa échapper un glapissement de douleur. Dur réveil pour son front.

Le choc la fit complètement ouvrir les yeux, bien malgré elle, et elle fut forcée de constater que ses impressions étranges n'étaient pas les pures élucubrations d'un esprit encore endormi. Elle n'était pas chez elle. Pourtant, elle n'avait rien rêvé de son emménagement récent. Elle n'avait rien rêvé de la joie que cela avait été de quitter enfin le manoir des Keller, qui s'était enfoncé dans une horrible ambiance depuis qu'elle ne supportait plus son jumeau. Ici, c'était beaucoup plus plus petit, mais aussi beaucoup plus tranquille. Enfin, "ici"... Plutôt ce qui était encore "ici" la veille.

"Qu'est-ce que c'est que ce délire ?" souffla t-elle pour elle-même, complètement médusée.

Car cela ne pouvait être qu'une mauvaise plaisanterie, ou un sortilège qu'on lui avait jeté pendant son sommeil. Pourquoi était-elle dans son ancienne chambre de Poudlard ? Elle la reconnaissait parfaitement, même après cinq années loin de l'école de son adolescence. Elle reconnaissait chacun des lits à baladaquin, chacune des fenêtres perçant les murs de pierre, en fait, il y avait même sur sa table de chevet des livres qu'elle avait lus... Au moins dix ans plus tôt.

Prise d'un énorme doute, Kathrina se jeta vers l'un des lits, celui juste voisin au sien et en tira brusquement les rideaux. Tant pis si elle réveillait celle qui dormait à l'intérieur. Qui devrait être en train de dormir. Mais l'ancien lit de Gillian était vide, ce qui était logique, elle n'était plus à Poudlard depuis des années. Alors pourquoi diable elle, se trouvait-elle ici toute seule ?

L'ancienne Poufsouffle courut se laver le visage dans l'espoir naïf que cela lui remettrait les idées claires, et que, par la même occasion, elle cesserait d'halluciner. Le miroir lui renvoya l'image de la jeune femme de vingt-deux ans qu'elle était encore la veille, ce qui la fit soupirer de soulagement. Elle aurait pu se retrouver dans la peau d'une enfant, en adéquation avec le décor autour d'elle qui ne voulait décidément pas disparaître. 

Kathrina aurait aimé se changer si les vêtements qui se trouvaient dans sa "chambre" n'étaient pas deux fois trop petits pour elle. Elle était victime d'un sortilège, ou elle s'était retrouvée sous l'emprise d'un Retourneur de Temps. Elle ne voyait pas d'autre explication magique et logique. Résolue à descendre en pyjama, elle trouva sans difficulté le chemin de la sortie de la salle commune des Poufsouffle. Sept années de vie ne s'effaçaient pas si facilement.

Elle erra dans les couloirs d'un pas hésitant. Elle avait raison de craindre ce qu'elle allait trouver dans le château, car une voix stridente à sa droite lui fit rater un battement de coeur. Une petite fille lui coupa la route en courant comme une dératée. Elle hurlai littéralement, ou pleurait, elle ne savait pas trop, mais en voyant Peeves à sa poursuite, elle comprit un peu mieux. Cela ne l'empêcha pas de hausser les sourcils. Que faisait une enfant d'à peine huit ans à Poudlard ?

*Et toi, tu as vingt-deux ans, Kat, souviens-toi, tu n'as rien à faire là non plus*

Cette journée n'était décidément pas normale. D'autres élèves s'agitaient bizarrement au détour des couloirs, en pleine discussion animée. Si tant est qu'ils étaient élèves... Kathrina déglutit, l'appréhension au creux du ventre. Il fallait absolument qu'elle trouve quelqu'un qu'elle connaissait. Gillian, Jeremy, Paul, Andrew, Marianne, n'importe qui. Même voir Ahren lui ferait plaisir, au moins, elle ne serait pas toute seule à chercher à comprendre ce qui se passait. En vérité, il n'y avait qu'une seule personne qu'elle n'avait pas envie de voir pour l'instant et c'était Ythel. Rien que de penser à lui, elle avait le poing qui se contractait. Si jamais elle le croisait, elle se ferait un plaisir de le lui coller au visage. 

Elle continua donc d'errer dans les couloirs d'un pas prudent, en espérant très fort que quelqu'un arrive et lui fournisse une ou deux explications. Heureusement que je suis en congé, se souvint-elle. Elle n'était pas sûre que Madame Twilfit aurait aimé savoir que sa stagiaire était en retard au travail parce qu'elle était soi-disant coincée à Poudlard où elle ne pouvait pas transplaner.


Gillian Forest-WhitakerTroisième annéeavatar
Messages : 416

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Gillian releva doucement la tête de ses notes, passant une main fatiguée devant ses yeux. Pourquoi avait-elle accepté de venir à ce fichu congrès, déjà? Ce n'était pas pour ça qu'elle avait signé, franchement. Elle était briseuse de sorts, par Merlin, pas employée de bureau, et cela n'avait pour elle strictement aucun intérêt d'assister à une conférence internationale sur la régulation des actes des briseurs de sorts. On lui disait quoi faire, elle exécutait. Elle préférait de loin laisser aux politiques le soin de définir ce qui était bien ou ce qui était mal. Gillian, elle, faisait son boulot.
Elle se releva, souhaitant rejoindre son lit... lorsque l'évidence la frappa. Elle n'était pas dans la grande bibliothèque de l'hôtel où elle résidait, à Kiev, le temps de la conférence. Elle n'était pas assoupie sur ses notes sur une des nombreuses tables de travail, entourés par d'autres participants de la conférence. Que fichait-elle à Poudlard, dans son ancien dortoir?

Si c'était une blague, elle était loin d'être drôle.

C'était un rêve, voilà. Un simple rêve. Elle ferma les yeux, se pinça le bras droit... rien. Elle était toujours là, habillée comme lorsqu'elle s'était endormie d'une large cape bleue sur un grand jean et une chemise, exactement dans le même état que lorsqu'elle s'était endormie... mais elle ne se trouvait plus là où elle était censée être. Ce. N'était. Pas. Normal. Elle refusait de céder à la panique, refusait de retomber dans l'état où elle tombait, plus jeune, lorsqu'elle ne contrôlait plus une situation.
Elle avait trente-six ans, était maman, avait un emploi, une situation stable... Elle ne pouvait plus se permettre de craquer. Mais elle la sentait, tapie au fond d'elle-même, cette sensation horrible. Elle s'avança à petit pas de l'endroit où elle savait que son lit se trouvait, près de vingt ans auparavant. Elle avait toujours eut l'habitude de garder, sur sa table de nuit, quantité de photos et d'images. Il n'y avait aucune raison pour qu'elles s'y trouvent, se raisonna-t-elle. Si elle se trouvait à Poudlard, c'était à son époque, une autre personne devait occuper son lit...
Mais tout s'effondra lorsqu'elle s'en approcha.
Une grande photo de famille, mouvante, prise dans le grenier de ses grands-parents en France. Une photo d'elle et Kat, souriant de toutes leurs dents à l'objectif. Elle avec Penny sur les genoux. Une photo moldue, faisant presque figure d’intruse, où on pouvait voir Megan, Eliott et Jeremy, secouant leurs mains face à l'objectif.
Sur aucune de ces photos elle n'avait plus de douze ans.
Elle reconnaissait même, posé sur une chaise juste à côté du lit, son uniforme de Quidditch, qu'elle n'avait pu porter qu'une année avant qu'il ne devienne trop petit.

Gillian avait été habituée à pouvoir réagir dans tous les types de situations. Elle était briseuse de sorts, travaillait pour les gobelins, elle avait été forcée à apprendre à réagir vite, et bien, et de manière adéquate lorsqu'elle se retrouvait devant une situation complètement inédite. Elle avait affronté des monstres, s'était cassé la tête à défaire des sortilèges centenaires, avait parfois même frôlé les blessures... Mais jamais, au grand jamais elle ne s'était retrouvée comme ça. Oui, elle avait parfois eut de gros problèmes à définir quelle avait été la meilleure marche à suivre, mais jamais elle ne s'était retrouvée complètement désemparée devant quelque chose qu'elle ne pouvait contrôler.
Ne. Pas. Paniquer.

Elle eut un geste réflexe vers l'endroit où était censé se trouver sa baguette magique, se rassérénant légèrement en sentant le contact rassurant de l'objet contre sa main. Si elle se trouvait là, qui savait ce qu'elle pourrait trouver?
Rester en mouvement. Elle s'aventura au-dehors du dortoir, cherchant autour d'elle des signes qui lui donneraient une explication, une raison à sa présence ici...
Gillian n'avait jamais pensé qu'elle retournerait à Poudlard. Le château était la scène de trop de mauvais souvenirs, de trop de pleurs et de cris, de trop de rages et de colères. Elle ne s'y sentait plus à l'aise, plus chez elle, d'un certain côté. Elle y avait passé cinq ans de sa vie, y avait rencontré des gens absolument fantastiques, formidables, qu'elle voyait toujours pour certains.
L'une était toujours sa meilleure amie, elle en avait épousé un autre, elle était toujours en contact avec deux ou trois... mais la majorité l'avait tellement fait souffrir qu'elle n'avait jamais plus voulu avoir de contacts avec aucun d'entre eux. Elle n'était pas rancunière. Gillian n'avait jamais été du genre à tenir rigueur à qui que ce soit. Mais les blessures était toujours présentes, toujours vives, même vingt ans après.

Et elle, comment ferait-elle pour regagner sa maison? Et si elle restait bloquée à cette époque?
Non, ce n'était pas possible, tenta-t-elle de se raisonner. Elle avait vécu tout ce qui lui était arrivé entre ses douze et ses trente-six ans, elle ne pouvait pas rester bloquée à cette période, c'était impossible. Elle devait trouver un enseignant, un prof, quelqu'un...
Gillian avait atteint le couloir, courant presque en se dirigeant vers la salle des professeurs... avant de s'arrêter brusquement. Et si elle n'était pas la seule concernée? Elle n'avait pas pris le temps de vérifier, dans son dortoir, si les autres lits étaient occupés... mais si tout le château avait soit vieilli, soit rajeuni, comme elle?
Ce n'était pas possible, non. Mais son esprit, habitué à formuler des hypothèses, semblait déjà essayer de construire un scénario. A ce moment-là, les profs lui seraient inutiles.
Elle fit volte face, se retrouvant face à une petite fille en train de pleurer. Des longs cheveux blonds, des grands yeux bleus baignés de larmes, elle ne semblait pas avoir plus de trois ans. Et elle lui faisait tellement penser à son Elisabeth, plus jeune... Elle s'accroupit, arrivant au même niveau que la fillette, lui faisant un sourire rassurant.

" Pleure pas, ma puce, tout va bien. Tu t'appelles comment? "
" Ci... Cindy... Je veux ma maman... S'il te plaît... "

Cindy. Cindy Hamilton, petite blonde un peu peste, un peu fouine, de Serpentard. Gillian ne l'avait jamais particulièrement appréciée, et elle avait été tellement horrible en cinquième année qu'elle n'avait jamais essayé d'en savoir plus. Mais là, c'était une petite fille, un petit bébé qu'elle avait devant les yeux. Elle ne pouvait pas décemment la laisser toute seule, effrayée, dans un château qu'elle ne connaissait pas.

" Je ne sais pas où est ta maman, chérie, mais tu vas venir avec moi pour le moment, d'accord? "

Elle prit délicatement la fillette dans ses bras, calant son visage contre son épaule, avant de repartir. Cindy avait commencé à sucer son pouce, le corps toujours secoué de sanglots, mais elle semblait aller mieux. Et Gillian n'était pas plus avancée. S'occuper de la petite fille l'avait éloignée de ses pensées, mais elle n'avait toujours strictement aucune idée de ce qui lui arrivait. Et avoir quelqu'un sous sa responsabilité l'aidait beaucoup à tenir la panique qu'elle sentait monter éloignée d'elle.
Elle continua à vadrouiller dans les couloirs, espérant tomber sur quelqu'un qu'elle connaîtrait… Elle pourrait toujours se diriger vers la bibliothèque, en dernier recours, mais elle ne savait pas trop si elle serait capable d'y trouver ce qu'elle cherchait. Qui avait déjà entendu parler d'un sortilège capable de vieillir ou de rajeunir toute une population? Même durant ses études ou ses nombreux voyages, où elle avait rencontré tout de même un sacré paquet de situations étranges, jamais elle n'avait entendu parler de quelque chose comme ça.
Elle descendit une volée de marche, s'arrêtant d'un coup en reconnaissant une silhouette familière devant elle. Une large chevelure brune, une silhouette plutôt petite, un pyjama qu'elle connaissait pour l'avoir vu beaucoup porté au moment où elles étaient étudiantes.

" Kat! "

Elle s'avança vers la jeune femme, remontant d'un bras habitué la petite fille contre son épaule. Trois enfants en bas âges, les habitudes ne s'effacent pas. Mais plus elle s'approchait, plus elle s'apercevait de ce qui ne collait pas. Cela faisait des années que sa meilleure amie n'était plus coiffée de cette manière-là, que son visage s'était légèrement arrondi, que son corps avait pris quelques formes… Elle avait vieilli, avait pris le visage d'une femme adulte, mariée, épanouie. La Kat qu'elle avait devant les yeux était trop jeune, trop fraîche, trop étudiante. Ce n'était pas sa Kat.
Elle s'arrêta devant elle, ne sachant trop que dire, la dévisageant de manière insistante.

" Tu as vingt ans, n'est-ce pas? "

Elle se fichait d'avoir l'air bizarre. La situation ne l'était que trop.
Si Kat n'avait que vingt ans, et elle trente-six… Alors, elle connaissait une partie de sa vie future, qu'elle-même ne connaissait pas, réalisa-t-elle d'un coup. Le futur pourrait être changé. Leurs vies entières en seraient affectées. C'était pire qu'un retourneur de temps, et de très loin.

" Est-ce que tu sais ce qui nous arrive? Non, question bête, oublie. Tu as vu… je ne sais pas, les profs, quelqu'un qu'on connaît? "

Elle commença à regarder autour d'elle, espérant voir arriver ceux qu'elle venait de citer. Mais il y eut juste une petite fille de onze ans qui passa en courant au bout du couloir avant de disparaître. Au moins, même si elle était plus jeune, Kat était une adulte. Et même à vingt ans, elle était toujours sa meilleure amie. Elle n'était pas toute seule.

" Je suis contente de t'avoir trouvée, souffla-t-elle doucement. "

Si elle avait été toute seule, même si la petite fille qu'elle portait dans les bras la poussait à garder son calme et à se comporter de manière censée, elle ne savait pas comment elle s'en serait sortie.
Ahren KellerTroisième annéeavatar
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Ahren fut réveillé en sursaut par une douleur dans la jambe droite, toujours la même, toujours cette vieille blessure qu'il avait obtenu des années auparavant, il devait avoir vingt-deux ou vingt-trois ans, il était parti acheter le cadeau d'anniversaire de Gillian lorsqu'il s'était retrouvé il ne savait trop comment entre un groupe d'extrémiste et la Police magique. Plusieurs sorts avaient été échangés et il avait été touché par un sort perdu, sa jambe ne s'en était jamais vraiment remise, restant étrangement raide et avec les années, la douleur se faisait de plus en plus sentir mais ce n'était pas cela qui allait l'empêcher de siéger au Magenmagot. Il avait réussi à trouver sa vocation avec bien du mal, il le reconnaissait, il avait d'abord voulu faire de la politique avant de tomber amoureux du droit, des salles d'audience et du métier de juge. Il avait longuement hésité avant de se décider à entrer au département de la justice Magique. Il était en septième année, ne savait pas trop quoi faire de sa vie, Gillian était partie, il était désespérément seul et il avait lu un article sur le Magenmagot, puis plusieurs livres puis, il avait fait son choix, il faisait preuve de suffisamment d'impartialité selon lui et il n'avait jamais regretté son choix de carrière. Aujourd'hui encore, il exerçait alors que bon nombre des personnes de son âge étaient à la retraite mais il n'était pas prêt à abandonner son travail.

Que ferait-il ? Il n'était pas du genre à rester à la maison à rien faire, ses enfants étaient tous partis faire leurs vies. Elisabeth restait sa plus grande fierté. Elle avait tout réussi, était intelligente et sûr d'elle, elle lui ressemblait également beaucoup même si elle avait le même sourire que sa mère. Gillian, il n'avait jamais regretté de l'avoir épousé, elle l'avait rendu beaucoup moins rigide qu'il ne l'était durant son enfance, il s'était adouci avec les années et cela uniquement grâce à elle, il lui devait beaucoup, il lui devait son bonheur rien de moins. Un léger sourire se dessina alors sur ses lèvres lorsque sa jambe se rappela à son bon souvenir. Il poussa un léger soupire et consentit à ouvrir les yeux. Et ce qu'il vit ne lui plu pas du tout.

Où était-il ? Son lit était à baldaquin bleu, où était passé le lit deux personnes qu'il partageait avec son épouse ? Il se leva précipitamment et grogna de douleur lorsqu'il se posa trop brusquement sur sa jambe, il connaissait cet endroit mais il n'aurait pas dû se trouver ici, il n'avait pas remis les pieds dans cette pièce depuis près de quarante-huit ans, le dortoir des Serdaigles. Son dortoir, un élan de nostalgie le saisit avant de se reprendre, il n'avait pas vécu ses meilleures années ici que du contraire, il avait eu beaucoup d'inimitiés mais aussi de belles amitiés qu'il ne regrettait pas, il avait rencontré Aby et Gil ici, il y avait eu Marianne et Perséphone également. Beaucoup de personnes qui avaient compté à ses yeux et d'autres qu'il avait détesté plus que tout, Andrew Dubois, pour ne nommer que lui. Il parcourut la pièce intrigué, que faisait-il ici ? Il ne comprenait pas bien comment il était arrivé là, il ne savait pas si c'était une mauvaise ou un rêve ou une drôle de réalité. Peut-être que d'autres personnes avaient comme lui étaient transportés ici, il sortit du dortoir et traversa son ancienne salle commune, il croisa quelques adultes, plus jeunes que lui mais également de très jeunes enfants, ainsi que des adolescents. Un mélange de personnes dont la plupart n'auraient pas dû se trouver là.

Il décida alors de parcourir le château avec un peu de chance il trouverait un visage connu. Il déambula dans les couloirs, ne trouvant toujours pas d'explication logique à tout ceci mais gardant néanmoins son calme, cela ne servirait à rien de s'énerver ou de paniquer. La canne à la main comme appui il continua son expédition jusqu'à ce que des éclats de voix ne l'interpelle, il se dirigea dans leur direction et s'arrêta net lorsqu'il crut reconnaître les silhouettes mais beaucoup plus jeunes que lorsqu'ils les avaient vu dernièrement. Il s'avança néanmoins vers elles et s'arrêta à leur côté légèrement troublé.

"Gillian ? Kathrina ? C'est bien vous ?"

Il ressentit un léger pincement au coeur de reconnaître Kathrina aussi jeune, à son âge, ils n'étaient pas forcément sur la même longueur d'onde. Et encore maintenant, il leur arrivait de ne pas toujours se comprendre même si avec les années et avec l'aide de Gillian les choses s'étaient apaisées. Ulrich avait, même après sa mort, laissé une ombre au dessus de leur famille. Il sourit légèrement à Gillian et à la petite dans ses bras. Cela fit remonter en lui des souvenirs enfouis, Gil et Elisabeth ensemble après le bain, la petite lui ressemblait un tout petit peu, si ce n'était les cheveux blonds que sa fille avaient noirs.

"Je ne comprends pas bien ce qu'il se passe. Peut-être avez-vous une explication à tout ceci ?"


It's a small crime
And I've got no excuse
Ythel BowenDeuxième annéeavatar
Messages : 469

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Il était six heures quand Ythel se réveilla, une vieille habitude qu’il avait dû prendre au fil des années et qui, même après qu’il ait arrêté de travailler, ne le quittait pas –pour le plus grand malheur de Kathrina-. Aujourd’hui pourtant la sensation de l’oreiller était différente, il était presque certain que ce n’était pas le sien, en se levant il reconnut immédiatement l’endroit malgré l’obscurité des lieux… cet oreiller avait été le sien fut un temps. Intrigué il se dirigea vers le lit à l’exact opposé du sien et renifla discrètement la toile des rideaux, rien. Il se souvenait pourtant toujours de… l’incident qui avait eu lieu alors qu’en cinquième année un de ses camarades avait décidé de transformer le dortoir en laboratoire, les elfes de maison avaient nettoyé la pièce, mais ce rideau avait gardé à jamais l’odeur de la potion qui s’était déversée dessus quand votre serviteur avait trébuché en rentrant de Pré au Lard –en n’ayant pas bu que de la bierreaubeure-, dans sa mauvaise foi absolue il avait toujours décrété que c’était de la faute de Kathrina, d’Andrew, d’Ahren… de toute l’école à vraie dire, mais certainement pas de la sienne ! Quand il avait quitté l’école plus de deux ans plus tard le tissu avait toujours une légère odeur de réglisse, se pourrait-il que ça se soit finalement dissipé avec le temps ? Au bout de cinquante ans on pouvait penser que l’école avait trouvé un moyen.

Perdu dans ses pensées il n’avait pas encore abordé la vraie question, que faisait-il ici ? La dernière fois qu’il s’était couché il était certain de ne pas avoir été là… plusieurs films lui revinrent alors à l’esprit et il dut se faire à l’idée qu’un sortilège l’avait fait changer de lit… ce qui posait la question du comment, on ne pouvait pas transplaner dans Poudlard, ce n’était pas faute d’avoir essayé, il était d’ailleurs persuadé qu’il aurait eu une meilleure note en histoire de la magie s’il avait été à l’heure le jour de ses ASPICS et qu’il n’aurait pas été en retard si l’on avait pu transplaner dans Poudlard, il était prêt à onze heures ce jour-là, juste à l’autre bout du château. Un instant il songea à ouvrir les rideaux du lit à baldaquin le plus proche, mais s’il avait raison c’était probablement un gamin qui dormait là dedans, ou pire, un adolescent, dans les deux cas il était plus sage de ne pas les réveiller à six heures du matin, il était en outre peu probable qu’ils gobent son histoire de « on m’a fait changer de lit pendant que je dormais », il s’éclipsa donc sans un bruit du dortoir, puis de la salle commune et se dirigea machinalement vers la grande porte pour rentrer chez lui.

Le château était désert… alors qu’il passait devant les grands sabliers un sentiment de nostalgie l’envahit… il ne s’était jamais levé à cette heure-là quand il était à Poudlard et n’avait pas connaissance que d’autres élèves l’aient fait, peut-être pouvait-il se permettre un petit tour ? Juste pour voir ce qui avait changé, pas longtemps, juste assez pour combler sa curiosité. Cela faisait des années qu’il n’avait pas arpenté Poudlard, mais il avait l’étrange impression de mieux connaitre ces endroits que lorsqu’il y était lui-même élève, peut-être avait gagné un sens de l’orientation avec les années. De la tour d’astronomie il partit à la bibliothèque, où le « livre des grands secrets de Poudlard » qu’ils avaient caché durant leur septième année était absent, sans doute Adamson avait fini par mettre la main dessus et n’avait pas apprécié qu’on dévoile son amour avec le Choixpeau, les professeurs pouvaient être sensibles quand il s’agissait de leur vie privée. Quand il sorti de la bibliothèque les couloirs s’étaient déjà un peu plus remplis, ce qui étonna Ythel c’était l’âge des personnes qui s’y promenaient, beaucoup de très jeunes, pas mal d’adultes aussi, c’était les journées portes ouvertes ou quoi !? Ceci dit il était là aussi, peut-être ne devait-il pas ronchonner autant, c’était l’âge lui disait Andrew, Ythel, lui, préférait parler de sagesse et comme c’était un Poufsouffle il était sûr que son avis était plus réfléchi et donc forcément plus vrai.

Intrigué par la situation et de plus en plus persuadé qu’il n’avait rien à faire là –si tant est qu’il avait eu quelque chose à faire là quand il s’était réveillé- il décida bien sagement de rentrer chez lui, peut-être que c’était un genre de fête d’Halloween qu’il avait oubliée, il oubliait toujours ses rendez-vous de toute façon. Il n’avait fait que quelques pas qu’il entendit une voix plus que familière, se dirigeant vers la source des bruits il fut soulagé de voir quelqu’un qu’il connaissait, les personnes avec qui il était en revanche il ne les… si, il les connaissait, mais… Ythel resta interloqué un moment avant de se diriger vers le petit groupe, Ahren était tel qu’il l’avait vu trois jours plus tard, mais il était certain que ni Kathrina ni Gillian n’étaient aussi jeunes, ces têtes-là elles les avaient sur les photos au-dessus de la cheminée, pas en vrai. Quand Ahren demanda des explications il comprit qu’il n’était pas fou, il y avait bien quelque chose de pas très normal qui se passait dans le coin. En temps normal il se serait rapproché de Kathrina, mais il resta un peu en retrait, à côté de son beau-frère, il n’était pas bien sûr de ce qu’il devait penser et de comment il convenait de se comporter quand on croisait sa femme qui avait quarante ans de moins que d’habitude. En parlant de mariage il se tourna vers Ahren.

« Moi en tout cas je n’en ai pas, où est passé Andrew d’ailleurs ? »



Kit par Kath
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All the best women are married, all the handsome men are gay [Ythel, Gil, Ahren]

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