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 Les amis c'est pour la vie [Valery & Klemens]

Klemens DabroskiLoup-garouavatar
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Dernière édition par Klemens Dabroski le Mar 21 Jan 2014 - 11:38, édité 1 fois
6 décembre 2007

Klemens s'étira de tout son long et laissa échapper un grognement lorsqu'il sentit la pointe d'un ressort s'enfoncer dans son dos. Ce lit était vraiment tout défoncé mais il n'avait pas les moyens d'en acheter un autre comme, il n'avait pas les moyens de payer le loyer d'un appartement plus confortable que le taudis qu'il louait, il n'avait même pas d'eau potable. L'eau était marronnasse et sa douche complètement hors service. Il s'arrangeait la plupart du temps pour dormir ailleurs quitte à squatter le canapé de Valery s'il n'avait rien trouvé de mieux. Et il venait de mettre ses dernières économies dans la fiole de potion tue-loup qu'il avait vidé la veille. Il n'avait même plus de quoi payer son loyer qu'il aurait dû payer il y avait un mois. Il allait finir par vraiment se retrouver sans toit sur la tête.

Il poussa un soupir et se leva, le corps encore tout endolori de sa transformation récente, il avait dormi une bonne partie de la journée après ça, il était toujours fébrile pendant trois jours, une journée avant, à croire que son corps sentait que la pleine lune était imminente, le jour même et une journée après, le temps de récupérer. Il avait passé une nuit atroce, la potion faisait effet, le rendant moins agressif et moins dangereux mais elle n’annihilait pas la douleur beaucoup trop présente, il grimaça légèrement lorsqu'il remarqua les lacérations sur la porte de la salle de bain. Son loft n'était pas dans un très bon état de base, pas la peine de le rendre encore plus minable, il remarqua que son matelas était éventré et que le sommier affaissé.

D'un coup de baguette magique, il remit un peu d'ordre à la pièce et se dirigea vers la salle d'eau, il ouvrit le robinet d'eau mais rien ne sortit pas même un léger filet de liquide. Le jeune homme lâcha un juron en polonais et donna un puissant coup de pied dans la tuyauterie. Il entendit un léger gargouillis et un léger filet d'eau marron sortit du robinet. Klemens resta un moment à regarder l'eau couler avant de se résoudre à sortir un bol enfouit dans son sac, il lança un "aguamenti" et se débarbouilla sommairement. Pathétique, il avait vraiment des conditions de vies... étranges. Il se disait parfois qu'il était temps de faire quelque chose pour régulariser sa situation, il avait d'ailleurs un entretien d'embauche le lendemain et il aurait grandement apprécié de pouvoir prendre une douche et avoir une nuit de sommeil complète sans craindre qu'un cafard ne lui grimpe dessus.

Le jeune loup-garou attrapa ses sacs, il n'avait pas donné signe de vie depuis trois jours, il avait besoin de se sentir vivant, il devait aller voir Valery aussi pour lui prouver qu'il était encore vivant. Il lui sortirait la même excuse qu'à chacune de ses transformations, il avait été malade, il n'avait pas pu lui rendre visite ni quoique ce soit. Bon en fait, la raison qui le poussait à aller chez son ami c'était surtout pour pouvoir utiliser son canapé pour la nuit, ou peut-être son lit, c'était à voir et surtout sa douche le lendemain matin. Les entretiens d'embauche ça se préparait et il devait être présentable, il s'était même acheté un costume bon marché avec ce qu'il lui restait après avoir acheté sa potion, c'était pour ça qu'il n'avait pas pu payer son loyer en réalité. Il jeta un dernier regard las à son appartement pour vérifier qu'il n'oubliait rien et sortit, il transplana et se retrouva à quelques pas de l'appartement de Valery. Beaucoup plus classe que le sien, ce n'était pas bien compliqué en même temps.

D'ailleurs son ami ne savait pas à quoi ressemblait l'endroit où il vivait trois jours par mois ou quand il n'arrivait pas à user suffisamment de ses charmes pour passer la nuit dans le lit d'une charmante jeune fille ou d'un charmant jeune homme, il ne faisait pas cela uniquement pour avoir un lit décent cela dit, c'était avant tout par amusement, parce qu'il en avait envie et qu'il voulait profiter de la vie tant qu'il était encore jeune et en bonne santé, il arrivait cependant parfois qu'il ait envie d'une soirée un peu plus simple et il se retrouvait à frapper à la porte de Valery, juste pour passer un moment entre pote et parfois cela dérapait un peu et ils se retrouvaient à partager le même lit. Klemens monta les quelques marches qui menèrent jusque chez Val et toqua à la porte sans réponses immédiates. Décidément, il était sourd.

"Hé ho, Val ouvre, c'est moi. Aller s'te plaît dépêche, y caille dehors. J'ai un truc à te dire, c'est important. S'te plaît ouvre là"

Il patienta encore quelques instants avant que la porte ne s'ouvre enfin sur son ami, il afficha un léger sourire sur son visage et entra sans se faire inviter, il posa un rapide baiser sur la joue du jeune homme au passage.

"C'est pas trop tôt, j'ai cru que j'allais me transformer en glaçon dehors. Et euh... en fait, j'aurais un service à te demander... Klemens prit un air faussement gêné, un léger sourire aux coins des lèvres. Je peux rester dormir là cette nuit ? J'ai un entretien d'embauche hyper important demain et mon proprio m'a foutu à la porte, j'ai oublié de payer le loyer et s'te plaît, promis je t'embête pas. Tu veux bien ? S'te plaît Valou !"

Bon c'était peut-être un peu un mensonge mais pas tant que ça au final et il avait vraiment besoin de dormir dans un endroit sain et de prendre du vrai repos avant demain, il n'allait pas ennuyer Valery, il n'en avait pas vraiment la force à vrai dire, le corps encore légèrement douloureux. Il esquissa un léger sourire et fit son regard suppliant de chien battu pour faire plier Valery.


Klemens Dabrosky
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[Version non corrigée pour manque de temps à la BU.]

Les journées de Valery sont longues. Le jeune homme a la chance de dormir peu, d'être du matin, et d'avoir un panel de potions de sommeil éclair et de fortification qui ferait palir d'envie n'importe quel Trader. De plus, Valery adore ce qu'il fait, et possède une insupportable tendance à tourner en rond s'il n'est pas occupé physiquement et/ou mentalement pendant cinq minutes. Valery connait la télé, sa mère en est très friande - elle représente pour lui un cauchemars de soirées canapé-chips et d'ennui et d'absence de sociabilité. C'est un de ces sujets ou le côté Sorcier remporte la mise sur la dualité permanente qui fait rage en Valery. C'est un des rares sujets. Tout magique, et doué, qu'il ai toujours été, le jeune danseur n'a jamais réussi à s'intégrer tout à fait à un monde si archaïque et si étrange -non pas au niveau de la magie, mais des moeurs.
Usuellement, ses journées sont composées d'un peu de musculation le matin pour se reveiller, un gargantuesque petit-dej' qui semble n'aller nul part pour engraisser son corps ligneux, puis après un bref passage dans le réseau de cheminnette à contempler le paysage et manger de la suie, une longue, longue journée au ministère. Valery n'est pas exactement fier de son employeur. Helas, dans la recherche expérimentale comme la sienne, manquant d'éthique, de plus, le ministère est le seul acheteur. Qu'il connaisse. Cela ne l'empêche pas de faire des recherches en parrallèle, des fois. pour essayer de trouver quelqu'un intéressé par sa Thèse qui soit moins... politiquement risible que le gouvernement. Bien sur, on ne cesse pas d'être langue-de-plomb comme on démissionne d'un job de serveur, et c'est une inquiétude supplémentaire, un autre obstacle à une liberté de recherche plus grande. Oh, bon.
Puis, ses affaires de danse dans un sac - ses chaussons etant des instruments trop fragiles pour leur imposer un reducto, il sedirige vers la Sema et passe encore trois heures à répéter inlassablement les mêmes postures, chassés, fouettés, piqués... Adjoignant à sa maitrise des mots informulés, des embryons de sorts pour aller plus haut, piquer plus souplement, se plier plus loin et dégager cette grace inhumaine que tous les danseurs de la Sema ont et qui font douter parfois les spectateurs de ne pas être de sang vélane.
Ainsi, aprs s'être levé à six heures, être parti à sept et demi, c'est à près de vingt heures trente que Valery rentre chez lui, las, épuisé mentalement, physiquement et magiquement, comme tous les soirs. C'est une sensation de paix intérieure très reposante, qui fait taire tout le reste. Dans cette buée agréable de fin de journée, Valery prend son temps, se sert un jus de fruit, et se déshabille pour profiter d'une longue, longue douche, brûlante, répandant de la vapeur d'eau dans la moitié de son petit appartement standing. L'eau le relaxe et le réveille enfin. Ses réflexions de la journée lui reviennent dans le même mouvement qui chasse la lassitude de ses os.

Et puis on sonne.
Et puis on gueule.

Valery lève les yeux au ciel.

Puis il se rince rapidement, enroule une serviette autour de ses cheveux, un peu fémininement, et revêt un peignoir en gromellant. C'est un jeune danseur à la peau rendue écarlate par l'eau brûlante, ceint d'un piegnoir ble ufoncé de ginguois, qui ouvre à Klemens. Sur ses traits, une expression d'agacement amusée et des rivulets d'eau dégoulinant de ses cheveux. La journée est franchement longue.

- Klem. Entre, entre. qu'il soupire en s'effaçant de la porte, souriant néanmoins suite au baiser, refermant soigneusement derrière lui.

L'appartement a des plafonds hauts, quelques jolies moulures, et est au dernier étage d'un bâtiment ancien refait à neuf, avec vue sur une mignonne placette moldue. Dépouillé, avec seulement un canapé, un gros fauteuil, une grande bibliothèque qui court le long d'un des murs d'un coin à l'autre de l'appartement. Une minuscule cuisine toute en chromes dans un coin, la double-porte menant vers la chambre unique à moitié entrou'ouverte. Il est vrai que cela fait un dur contraste avec l'appartement miteux et truffé de cafards où Klem dort. Valery, avant de connaitre Klem, n'avait à vrai dire pas de canapé, juste deux fauteuils et une table basse. Il a du s'equiper pour rendre à leur amitié une dimention moins conjointe.

Le jeune homme, après avoir marmonné un "fait comme chez toi." et proposé du thé, s'éloigne vers sa chambre, dont il laisse la porte ouverte, pour se changer, revêtant un t-shirt de métal moldu et des pantalons de yoga très fluides. Il ressort un peigne à la main et des cheveux mouiléls partout autour de sa tête d'ado.

- Bien sûr que tu peux rester. Même si je m'attendais à une annonce plus ouf. Genre "Val, je suis amoureux !"

Regard pétillant. La bouilloire siffle, du thé est versé et se met à embaumer la pièce, de concert avec les petits gateaux qu'il a trouvé on-ne-sait-où. Valery s'installe, indolent, dans le fond de son fauteuil, inspecte Klem avec un oeil critique, puis se fend d'un magnifique sourire de petit enfoiré.

- Ou bien "Val, je suis un loup-garou !"
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Klemens jeta un regard appréciateur au peignoir de Valery alors qu'il attendait la réponse à sa question existentielle, à savoir si il pourrait rester pour la nuit. Malheureusement Val dû percevoir son regard légèrement plus brillant puisque après lui avoir proposé un thé et lui avoir signifié qu'il pouvait faire comme chez lui, le jeune homme se dirigea vers sa chambre pour se changer. Légèrement boudeur et déçu de ne pas pouvoir profiter de la tenue légère de son ami, Klem balança son sac au pied du canapé et se laissa tomber dessus. Il laissa ensuite son regard parcourir la pièce. Il connaissait l'appartement presque aussi bien que si c'était le sien, il avait passé tellement de temps ici, c'était à l'opposé de son deux pièces rempli de cafards.

Il poussa un soupir d'aise et attendit patiemment que son ami revienne, un léger sourire étira ses lèvres lorsqu'il le vit revenir peigne en main, les cheveux encore humide. Il était mignon Valery avec son visage d'adolescent, c'était ce qui l'avait charmé au début, sa fausse candeur parce qu'il ne fallait pas s'y tromper, Val n'était pas aussi innocent qu'il n'y paraissait, il le cachait juste très bien.

"Tu serais presque mignon comme ça, dommage que t'ais pas gardé ton peignoir."

Son sourire s'agrandit légèrement alors qu'il passait ses mains derrière sa nuque pour s'étirer. Il avait les muscles douloureux, plus que le mois dernier, il soupçonnait la qualité de la potion, l'argent commençait à manquer mais il s'était promis de ne plus refaire de petits boulots douteux tant que son entretien ne serait pas passé et ensuite... et bien, il aviserait. Cela dépendait du salaire et si il avait suffisamment pour vivre convenablement, peut-être serait-il obligé d'arrondir ses fins de mois, tout au moins au début. Son sourire se fit plus franc alors que Valery lui confirmait qu'il pouvait rester avant d'exploser de rire.

"Tu rigoles ? Le jour où je t'annonce ça y..."

Son rire s'arrêta net, toute couleur disparut de son visage, il se redressa et son regard se fit dur. Comment ? C'était impossible, Val ne pouvait pas savoir, il était certain de n'avoir donné aucun indice, jamais. Il se força tout de même à sourire avant de rire doucement comme si il trouvait la phrase du jeune homme amusante, un rire coincé dans le fond de sa gorge et qui sonnait étrangement à ses oreilles.

"Je me demande bien où tu vas chercher des idées pareilles. Comme si j'étais un loup-garou. Pffff, vraiment Valou, tu as une imagination débordante."

Il évita volontairement le regard de Valery et s'intéressa soudainement à sa tasse de thé. Il n'était pas vraiment fan de la boisson anglaise mais pour le coup, elle lui parut délicieuse et étrangement salvatrice quand il trempa ses lèvres dans sa tasse.

"Hum... ton thé est délicieux. C'est quoi la marque ? Que j'achète le même."

Tentative de sourire, réussi. Détendre l'atmosphère ? A revoir. Ce n'était pas tout à fait au point parce qu'il se sentait vraiment très mal, oppressé et mal à l'aise comme jamais en présence de Valery.


Klemens Dabrosky
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Le danseur est quelqu'un de raisonnable et de plus mature que sa tête d'adolescent attardé ne lui donne crédit. Ainsi, comme il souhaite vraiment avoir une discussion sérieuse avec Klemens, il s'habille, se peigne et essaie de ne pas distraire l'attention du jeune homme sur autre chose que le sujet en question. Lorsque Klem se raidit, Val se demande s'il a eu une bonne idée d'amener le sujet si... Tranquillement. Mais il ne sait pas réellement agir autrement qu'avec tranquilité, et une assurance capable de faire grincer les pierres. Il le laisse se dépatouiller un peu avec ses demi-mensonges et ses tentatives de changer de sujet, sirote son thé en fermant à demi les yeux. Puis se redresse, et s'approche avec sa tasse pour s'installer proche de Klemens, et le regarder dans les yeux de façon sérieuse, et rassurante. Il ne le touche pas, cela ne serait probablement pas bienvenu.

- Je suis allé voir mes collègues au département de régulation des créatures magiques. J'avais des doutes. J'ai toujours eu des doutes. Petit sourire qui dévoile ses dents. Tu ne gardes jamais un job longtemps, tu es secret étrangement sur des trucs qui n'ont pas besoin de rester secrets... J'ai probablement croisé un tableau des cycles de la lune une ou deux fois au département en me disant "tiens, c'est curieux, c'est toujours à cette période qu'il est en déplacement." ...Et tu couines quand tu dors.

Qu'il finit avec un large sourire qui ne précise aucunement s'il rigole ou si c'est la vérité. Il se détourne pour boire un peu plus de son thé, et regarder en réfléchissant les lignes droites et épurées de son appartement. Peut-être n'aurait-il pas du faire ça. Peut-être aurait-il été plus sensible de simplement demander, plutôt qu'apporter des preuves et mettre Klemens devant le fait accompli. Mais Valery a une tendance un peu inquiétante à tout vouloir savoir et à tout vouloir trouver et à chercher vite et salement en laissant des traces et sans se soucier tout à fait de ce qu'il peut heurter lors de son entreprise. Aller voir son collègue était quelque chose de plus logique, pour lui, qu'accuser sans preuve, sur de simples soupçons. Et étaler ses découvertes aussi,cela fait partie de la démarche : tout avouer et ne pas laisser de doute et, maintenant que c'est fait, assurer que sa découverte n'aura aucune incidence sur leur amitié.

- Je comprends que tu ne me l'ai pas dit. Je ne t'en veux pas. Et nos relations ne vont pas changer à cause de ça. Je t'assure. Je ne t'apprécie pas moins, je ne te fais pas moins confiance, et je ne te laisserais pas moins dormir sur mon canapé. Ou dans mon lit le cas échéant. Et je t'estime toujours suffisamment pour partager mon thé avec toi, alors hein.

Là, en geste rassurant, Val passe une main dans les cheveux de Klemens, s'attarde à la nuque pour lui gratouiller. Il le faisait déjà avant de savoir qu'il avait un petit antécédent canidé, mais maintenant il prend conscience de l'ampleur d'un tel gratouillage derrière les oreilles.

- Et je comprends aussi que tu ne m'ai pas demandé d'aide. Par contre là j'ai une objection à faire. Je connais aussi le fric que ça coûte, la potion tue-loup. Et j'aimerais que tu me dises que si, pour une raison ou pour une autre, j'm'en fiche, tu es incapable de t'en procurer, tu me le dises. Tu me rembourseras, tu feras ma vaisselle si ça te fait plaisir, mais tu me le dis.

Tasse posément finie et posée sur la table basse. Il lui fait face, le sonde. Tu as intérêt à me dire oui, et à ne pas mentir en le faisant. Val connait la fierté de Klem et en comprends bien plus les tenants et les aboutissants maintenant. Mais il n'en a cure. Il a étudié comme tout le monde les loups-garous. Il sait comme tous ceux qui se sont fendus d'écouter en cours comment se passe la transformation. S'il allait plus loin dans sa réflexion, il ajouterait qu'il meurt de curiosité de le voir, inoffensif avec sa potion, se transformer et exister sous la pleine lune, mais il n'e parlera pas. Il y a des étapes à ne pas brûler et il se dit qu'il pourrait blesser profondément Klemens s'il pouvait penser que Val le considère subitement comme une bête de foire à observer. Alors que c'est juste son côté scientifique qui ressort. .... Principalement.Val s'étire de tout son long pour éviter d'entrer dans ce genre de détails avec sa propre tête. Et se fend d'une expression joyeuse.

- Enfin et sinon, cet entretien d'embauche ? C'est pour quoi ? C'est pour quand ? C'est bien payé ? Le boss est sexy ?

"Le boss est sexy" lui rappelle inexplicablement que lui aussi a quelque chose à lui annoncer.

- Sinon, je fais une représentation à Bristol bientôt. J'ai des places. Tu viens me voir ?

Klemens est un de ses plus fidèles auditeurs et il serait infiniment triste d'aller danser en sachant que son loup-garou chéri n'est pas là pour l'admirer et venir le voir à la sortie en lui murmurant des choses indécentes. Good times.
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Klemens regarda silencieusement Valery changer de place et se rapprocher de lui, ils étaient à quelques centimètres l'un de l'autre. Klem sentait l'odeur de sa peau , accompagné d'une odeur un peu plus forte et plus fleurie. L'odeur de son gel douche sans doute. Il avait l'odorat légèrement plus développé depuis son accident, chaque personne avait la sienne et celle de Valery était toute particulière et lui était devenue familière avec le temps. Il se frotta le menton légèrement mal à l'aise essayant de deviner ce que lui réservait son ami, ce qu'il allait bien pouvoir dire alors que leurs regards se croisaient. Il sentit son coeur s'emballer légèrement alors que Val ouvrait la bouche. Qu'allait-il bien pouvoir dire ? Comment appréhendait-il son mensonge ?

Le jeune homme chassa tout sourire de son visage et lança un regard, surpris et peiné à son ami. Puis petit à petit la surprise laissa place à la colère. Comment avait-il osé fouiller dans ses affaires ? De quel droit se mêlait-il de sa vie ? Sa position de Langue de Plomb ne lui donnait pas tous les droits, son fric ne lui donnait pas le droit de fouiller dans sa vie. Il était profondément déçu et blessé par le geste de Valery. Certes, il lui avait caché son problème de dédoublement lunaire mais ce n'était pas une raison pour fouiller. Il n'aurait sans doute pas dit la vérité si Valery avait posé directement la question en étalant ses doutes mais ce n'était une raison valable et suffisante pour le mettre devant le fait accompli. Il était en colère, l'attitude de son ami lui déplaisait fortement. Son visage se fit dur et il demanda d'une voix sèche légèrement déformée par son accent polonais à cause de la colère qu'il refrénait.  

"De quel droit t'es-tu permis de fouiller comme ça dans mes affaires ? C'est ma vie Valery, tu n'avais pas le droit de faire ça, si je n'avais pas envie de parler de ça, c'est mon droit il me semble. J'ai encore le droit d'avoir des secrets non ? Nous sommes dans un pays libre après tout."

Vexé, Klemens se renfrogna alors dans un silence boudeur. Il n'arrivait même pas à être suffisamment en colère contre son ami pour prendre son sac et partir de son appartement, il resta assis bien sagement dans son canapé à écouter ses justifications, ses excuses et il finit même par s'en vouloir un peu de ne pas lui en avoir parlé avant de ne pas avoir parlé de son problème à Val. Il esquissa même un léger sourire sur sa remarque sur le thé.

"J'aime pas le thé.", ne put-il s'empêcher de dire.

Mais son sourire était tout de même revenu et bien présent sur ses lèvres. Bouder Valery lui était impossible, c'était assez incroyable, lui qui se targuait de n'avoir aucune attache, d'être libre comme l'air et de ne se préoccuper de rien d'autre que lui. Val avait un certain pouvoir sur lui tout de même, comme une sorte de petit-frère et un peu plus lorsque l'occasion se présentait. Il se renfrogna néanmoins lorsque la question de l'argent fut évoquée.

"J'ai pas besoin de ton fric Val. Si j'avais vraiment besoin de fric, je retournerais en Pologne dans les jupes de ma mère. Alors tu gardes ta tune et tu continues de me prêter ton canapé pour le reste je me débrouille."

L'histoire sur le retour en Pologne n'était qu'un vaste mensonge, même en cas de grosse crise, il ne retournerait pour rien au monde dans sa famille ou alors peut-être pour réclamer sa part de l'héritage le cas échéant, après tout, il n'avait pas été déshérité officiellement juste qu'il savait qu'il n'avait pas intérêt de trop s'approcher du manoir familial. Un léger sourire réapparut sur ses lèvres à la remarque du jeune homme.

"Nan l'est pas vraiment sexy, il est marié en plus je crois. C'est George Weasley mon futur patron, enfin si je suis pris comme vendeur. J'sais pas si j'ai vraiment le profil en fait. C'est payé normal et pis c'est juste un entretien donc c'est pas encore fait. Et oui, bien sûr que je viendrais te voir à ton ballet. J'aime te voir danser mon Valou d'amour. T'es trop mignon dans ton p'tit tutu."

Un sourire moqueur se dessina sur ses lèvres. La conversation s'était à nouveau allégée et il profitait pleinement de la caresse des doigts de Val derrière ses oreilles.

"J'adore quand tu me grattouilles comme ça. Je sais pas trop pourquoi d'ailleurs..."


Klemens Dabrosky
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Valery proteste dans les didascalies : il n'a pas un parfum FLEURI. Il considère être déjà suffisamment peu viril pour pouvoir porter de la.... Oh bon oké, il sent la cannelle et son gel-douche est à la crème brûlée. ...C'est toujours moins haut sur l'échelle du manque de crédibilité que les parfums fleuris. Qu'il pense. Très fort.

La partie consciente de Valery, celle qui ne lit pas les didascalies, plisse les yeux, d'une façon autoritaire. Il n'apprécie pas exactement se faire rembarrer par quelqu'un qui se permet de lui mentir. L'importance de la révélation, du secret, son manque de délicatesse crasse ne lui apparaissent pas limpidement. Klemens semble s'offusquer rapidement, et un peu pour rien. C'est fait, c'est fait, à présent, et c'est quelque chose qu'il aurait dû lui dire. Il ne répond pas à la protestation, néanmoins, attend sur le canapé que Klemens cesse de bouder. Sa tactique pour accélérer le changement d'attitude est la suivante : il s'installe très proche de lui, et lui enfonce gentiment un doigt dans la joue, dans l'épaule, les lèvres plissées. Azy là. Me boude pas. Azy arrête. Azy. Ceci couplé avec ses explications et son ton détaché porte vite ses fruits et Klemens se détend de nouveau. Valery s'offusque.

- Je sais bien que t'aimes pas le thé. Espèce de dégénéré.

Le jeune danseur retire un contentement très égoïste et très peu articulé de ce changement de situation. Il n'y pense pas en ses termes, pas réellement, mais avoir une sorte d'influence sur Klem et l'empêcher de bouder tout à fait peu important la gravité de l'offense - et probablement que le sujet "loup-garou" doit être dans les premières places du top des sujets vexants - est un constat agréable. C'est un peu comme une sorte de pouvoir... Valery est d'une certaine façon, trop gentil et affable pour qu'il ne considére ça comme une arme. Cela flatte son égo, tout au plus, et renforce d'une certaine façon les sentiments de complicité qu'il peut avoir envers le polonais. Une vague d'affection pour Klemens le fait chercher ses mains des siennes et se rapprocher de lui... Gestes avortés aussitôt par une nouvelle protestation.

- Mais, Klem. J'en ai plein du fric, autant qu'il serve à quelque chose ! Y'a une limite entre "je suis un loup-garou buté et j'ai trop de fierté" et "je met en danger les gens pasqu'un jour je me rendrais compte trop tard que j'ai pas eu suffisamment de fric ce mois-ci pour ma potion" ?

Il sait bien que ce n'est pas sa place de juger ainsi et de sous-entendre que Klem est capable de faire du mal aux gens. Mais c'est par inquiétude pour lui et à cause d'une certaine culpabilité générale -bel appart chouette métier pas de souci pas de rejet pauvre Klem il n'a pas tout ça- qu'il en parle néanmoins. Avec une autorité qui n'admet à aucun moment que Klemens puisse prendre ça pour de la pitié. Valery se positionne en mère poule. Puis il se ravise, et hausse les épaules, décidant de ne pas envenimer la situation plus qu'elle ne le doit, adocissant le ton et se réinstallant près de lui.

- Bon. Ou au moins t'auras de gros cadeaux à Noel, voila. Ils ne battrons pas celui du Noel dernier, mais hein.

Noel dernier, Val était au coeur d'une performance étrange et moderne où certains danseurs portaient des uniformes. Il avait réussi à en racheter un, taillé pour quelqu'un qui n'allait finalement pas pouvoir représenter, et l'avait offert sans explication à Klemens. Il est certain que les quelques jours qui ont suivi font partie des plus intenses de la vie de Klemens, transformations en lou-loup incluses.

- Tu veux vendre des farces et attrapes ? Hé, pourquoi pas. Moi je trouve que tu as assez le profil. L'air marrant et mignon et tout, tu vas être le vendeur le plus populaire. La moitié de Poudlard assez grande pour avoir des hormones fonctionnelles va venir chez Weasley juste pour t'acheter des trucs.

Il ne résiste pas à l'envie de lui pincer les joues.

- Néanmoins niveau philtres d'amour, faudra que tu fasses attention. J'ai pas envie que tu t'enfuies avec une jeune Pouffsoufle en France et ne revienne jamais. Et je porte PAS de tutus.

Juste des combinaisons moulantes bizarres qu'il aimerait autant ne pas mettre. Val se surprend à bâiller et se frotter les yeux, la conversation avait été plus fatiguante qu'il ne l'aurait cru. Et faire des câlins à Klemens a le don de le relaxer. Il s'étire encore, de tout son long, et approche son téléphone négligemment, d'un coup de baguette, étrange tableau mélangeant sans faute de raccord la technologie moldue et la paresse sorcière.

- On commande des sushis et on se fait un film ?

Demain est une autre longue journée.
Klemens DabroskiLoup-garouavatar
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Pourquoi avait-il toujours la désagréable impression que quoiqu'il dise ou proteste, Valery aurait toujours le dernier mot ? N'était-ce pourtant pas simple de comprendre qu'il ne voulait pas de sa pitié ? Et pourquoi s'acharner autant à vouloir utiliser son fric pour lui. Il avait une famille Val, une soeur plutôt mignonne même. Mais visiblement, le jeune homme voulait claquer toutes ses économies dans ses potions à lui et là, il n'était pas d'accord. Il ne ruinerait pas son ami, certainement pas. Il était de plus incapable de le lui rendre donc non pas question. Et ce fut là que les mots qui blessent furent prononcés. Jamais il ne mettrait personne en danger, il avait toujours mis un point d'honneur à faire passer les potions avant lui depuis la mort de sa soeur. Il ferma les paupières et inspira profondément pour ne pas s'énerver, pour ne pas s'emporter et ne pas dire quelques chose qu'il pourrait regretter plus tard.

"Ecoute Val, je t'apprécie énormément mais arrête. Tu gardes ton fric et tu me laisses gérer. Les potions c'est le premier truc qui me préoccupe ok. Tu crois que je me ferais chier à bosser au black sinon ? Sérieux j'hallucine, comment tu peux croire que... Roh et puis laisse tomber, garde ton fric et puis c'est tout."

Discuter ne servirait à rien de toute manière et visiblement le danseur avait déjà lâché l'affaire puisqu'il promit de lui offrir des cadeaux de Noël plus imposant à la place. Un sourire mutin étira ses lèvres alors qu'il pensait à celui qu'il lui avait offert l'année passée. Un uniforme. Il n'avait pas bien compris l'utilité d'un tel cadeau au départ avant d'exploiter l'effet que cela semblait faire à Valery. Et en toute modestie, il devait bien avouer que l'uniforme lui allait parfaitement bien, mettant en valeur certains aspects de son physique.

Il retint un soupir d'aise lorsque la conversation dériva vers des eaux moins troubles, il explosa de rire à la remarque sur les filtres d'amour et il ne comprit pas bien ce qu'était une Poufsouffle peut-être un nouveau pour désigner une pouf. Val employait des mots bizarre parfois et Klem avait depuis longtemps arrêté d'essayer de le comprendre.

"T'inquiètes, j'suis immunisé contre les filtres d'amour. Et si je pars en France j't'embarque avec moi avant. Poufmachin ou pas. Et j'trouve ça dommage pour le tutu, tu devrais essayer une fois. J'suis sûr tu serais mignon."

Il se surprend alors un jeter un regard attendri au jeune homme qui baille à côté de lui et se rapproche encore un peu plus pour se montrer légèrement plus entreprenant quand l'idée de sushis et de film est amené tout à fait innocemment.

"Hum... ok mais c'est moi qui choisit le film sinon tu vas encore me sortir un truc bien niais."

Il aimait les soirées chez Valou et son stress pour le lendemain n'était désormais plus qu'un vieux souvenir.

Fin du Rp


Klemens Dabrosky
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Les amis c'est pour la vie [Valery & Klemens]

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