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 C'est pour le Bureau !

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9 décembre 2007.
Il faisait froid sur Bristol depuis le début de la matinée. Aujourd’hui, Ronald avait peu de travail et, ce qui n’était pour lui déplaire, il pouvait travailler dehors. Non pas que ce qu’il avait à faire fut réellement passionnant, mais au moins il allait quitter l’atmosphère étouffante du Bureau des Aurors et de ses boxs de travail. Un petit bol d’air ne faisait pas de mal et il se permit même le luxe de marcher un peu dans les rues. Il se rendait à un déjeuner de travail en compagnie de la charmante professeure de Soins aux Créatures Magiques qui répondait au doux prénom de Léa ; Ollivander de son nom de famille. Ah s’il avait eu lui-même à l’époque une professeure aussi charmante, il aurait peut-être plus travaillé cette matière. Il esquissa un sourire en pensant à Hagrid et ses fameux Scroutts à Pétards : le bon vieux temps…  Dans le cadre d’une mission routinière d’accompagnement d’un transfert de fond il était arrivé à Bristol vers dix heures du matin, le temps pour lui de s’arrêter prendre les nouvelles, de se détendre en dressant un bilan sans tâche (hormis Seamus, un peu nerveux, qui était parvenu à mettre le feu au Gobelin qui gérait l’or, lorsque celui-ci avait bondi quand une embardée soudaine du coffre-fort sur la banquette de la carriole tirée par de puissants Sombrals, avait manqué d'envoyer le précieux objet par les airs -rien de grave cependant : Harry avait été exaspéré et Ron avait détendu l’atmosphère en servant des blagues) et voilà qu’arrivait onze heures trente. Il avait quitté ses collègues qui devaient rentrer pour aller au Circée où il avait prévu de déjeuner en bonne compagnie, donc.
Le professeur préparait une visite au Ministère de la magie pour ses élèves en fin d’année et cela ne pouvait se faire, surtout par les temps qui couraient -avec l’agitation mardolienne-, sans précautions de sécurités. Il avait sauté sur l’affaire. Entre ça et une énième histoire saugrenue de trafic/recel présumé de vieux objets de magie noire de l’ère des Mangemorts, il avait vite fait son choix. Gaillard, le pas souple, l’agent humait l’air neuf du large humide en chantonnant une ritournelle.
« Bonjour Madame la Fée, qu’avez-vous donc pour moi ce soir ?
Bonsoir Cher Farfadet, que faut-il pour que vous vous arrêtiez ?

Tralalalalalala

Ah Mais Si j’étais capitaine Madame la fée
Mais je ne suis qu’un pauvre sorcier miteux
Mon vieux chapeau crochu n’est point très noir Ah-ahreux / N’est plus très noir, très noir

Tralalalalalala lalalèèèhhhèèhhreuh »
Il était dans le quartier le plus tranquille, peu de trafics, pas d’embrouille - et puis, il était en uniforme-, dans le quartier sorcier, il se sentait tout à fait détendu. Sa robe violette frappée du symbole des Aurors lui conférait les joies de la tranquillité malgré l’agitation fréquente dans Bristol. Il tourna au coin de l’Avenue des Douze Chênes, particulièrement encombrée. Rien d’anormal, on était près des fêtes, il était presque midi : tout le monde sortait des bureaux pour manger. Il se fraya derrière une bande d’employés qui parlaient avec passion de la dernière défaite des Canons en arborant une mine réjouie. Quel antipathiques ! Qu’importe, il arrivait au Circée, bondé. Il y avait longtemps qu’il n’était pas venu ici. Il faudrait qu’il vienne avec Hermione, mais avec Rose à garder ce n’était pas évident. Il jeta un œil sur la foule, bavarde et bruyante, de sorciers costumés qui s’égayaient à l’heure de la pause. Il fallut jouer un peu des coudes, bah il avait de l’avance sur l’heure du rendez-vous, il était midi, ils avaient dit midi et quart.
-Bob ! cria-t-il pour couvrir le vacarme une fois au bar, non sans suivre des yeux une très jolie jeune serveuse. J’ai une table s’il te plait !
Le patron se retourna vers le titulaire du box 40 et sourit. Après avoir échangé des politesses, Ron lui rappela qu’il était là pour manger et pour affaire pas pour bavarder avec une tape amicale sur l’épaule et un rire sonore.
-Très bien, très bien et le lieutenant Potter ?
-Il est sur de l’administratif aujourd’hui, il bidouille des papiers, mais moi je suis là. Alors cette table ?
Le patron, après une dernière vanne, l’y conduisit. Ron l’avait réservé la veille. Elle se situait plutôt bien ( c’est-à-dire ni trop loin, ni trop près des toilettes). Ronde, elle était parmi les tables du centre. Weasley sourit à cette attention et glissa dans l’oreille de son interlocuteur.
-Je cherche une Léa Ollivander, si tu l’as vue ou la vois, tu me l’envoies ? Ah oui et la note est pour le Bureau, ce midi, tu sais ce que c'est.
Ron termina sur un clin d’œil. L’autre lui répondit quelque chose qu’il ne comprit pas et s’en alla. Ron retira ses gants, son bonnet et sa cape violette sous laquelle il était habillé de l’uniforme réglementaire. Ni trop ni moins, mais simplement. Il se frotta les mains pour les réchauffer en jetant un regard au menu affiché près du comptoir et resta debout en attendant patiemment, tirant l’exemplaire de la Gazette du Sorcier de sa poche en attendant, mi-assis sur le rebord de sa chaise. Il disparut derrière le journal.
*Voyons, pages sport, les Canons….*
Léa OllivanderAncien personnageavatar
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    Il était 11h24 sur l'horloge qui trônait au-dessus de la porte de ses appartements lorsque Léa sortit de sa salle de bain. Après 6 heures de travail acharné sur son bureau à établir des liens entre divers sujets pour un ouvrage de sa création, elle avait décidé de prendre une douche avant de se rendre à Bristol. Léa avait divers sujets de préoccupation ses derniers temps qui allaient des cours qu'elle devait préparer, à sa suspicion envers Keith Atkins, en passant par l'organisation de la visite du ministère prévus pour avril-mai. Et c'était de cette dernière dont il était question à l'instant. Si Léa devait se rendre à Bristol, c'était pour y rencontrer Ronald Weasley. Célèbre héros de la bataille de Poudlard, il était aujourd'hui membre de l'APPEL, mais c'était en sa qualité d'auror qu'elle le voyait ce jour-là. Si la sortie prévus demandait un certain sens de l'organisation, notamment en terme de regroupement d'élèves ou de transport, il restait une partie importante à voir encore. Avec les troubles mardoliens, malgré le calme de ses derniers mois, une dimension sécuritaire semblait indispensable à cette sortie et c'était donc en compagnie de Ronald Weasley qu'elle devait en discuter.

    Étonnamment, au lieu du ministère, leur rendez-vous avait lieu à Bristol. Léa se serait étonnée de ce choix si elle n'avait pas su que c'était pour un déjeuner d'affaire au Circée. Le bar où elle se rendait encore très régulièrement 6 mois auparavant était un des bars favoris des aurors et Mr. Weasley ne semblait pas faire exception à la règle. C'est donc vêtue d'une robe de sorcière classique, ses cheveux tombants souplement sur sa nuque, recouverte de sa cape d'hiver qu'elle sortit de ses appartements, accompagnée par Moon qui détala dans les escaliers jusqu'à disparaitre de sa vue. Il avait été difficile de se débarrasser des miaulement de Bastet, toujours affamé, ou d'Anis, qui voulait toujours la suivre partout mais elle avait finis par négocier sa propre sortie avec rouerie. Devoir sortir avec subtilité pour ne pas éveiller l'attention de ses compagnons... N'importe qui aurait trouver cela ridicule et Léa le comprenait. Mais c'était sa vie et elle n'en rendait compte à personne.

    Après avoir traversé le château, presque désert puisque les élèves devaient probablement déjeuner dans la Grande Salle, Léa traversa le parc glacial en ce mois de décembre. La neige n'était pas encore tombé mais le froid avait même pénétré les murs du château où il était difficile de se promener sans un gros pull sous sa robe. Après être sortit de Poudlard, Léa tourbillonna sur elle-même, transplanant à Bristol, dans l'Avenue des Douze Chênes bien fréquenté. Sans la moindre hésitation, la jeune femme se dirigea vers le Circée où elle entra après avoir éviter quelques passants. En ce dimanche après-midi, l'ambiance y était tranquille, ni trop pressante, ni trop calme. Habituellement, elle venait y faire un tour le samedi soir, mais en apprenant qu'elle y ferait un tour dimanche midi, elle avait préféré s'éviter un aller-retour inutile pour aller manger ses spaghettis, se les réservant pour ce jour-ci. A la place, la veille, elle avait travaillé à ses cours.

    Ignorant si Mr. Weasley était déjà arrivé, Léa se dirigea vers le barman, Bob. Léa aimait bien cet homme, bien qu'il ne l'est jamais particulièrement remarqué malgré plus de 10 années à manger tous les dimanches soirs chez lui. Avec un sourire, elle s'adossa au comptoir et attendit qu'il en est finis avec un autre client avant de le héler.

    "Léa Ollivander, n'est-ce pas?"

    Léa leva un sourcil surpris. Les serveurs commençaient à la connaitre mais elle n'avait jamais échangés plus de quelques mots avec le barman. Désignant du menton quelque chose derrière elle, il s'expliqua :

    "Je connais les habitués et on vous attends."

    Avec curiosité, la jeune femme se retourna, suivant des yeux l'endroit qu'il semblait désigner et repéra rapidement les cheveux roux quoi qu'un peu terne à côté de ceux de Miss Oswin, une de ses élèves, appartenant à Ronald Weasley. Se tournant brièvement vers Bob, Léa le remercia avec le sourire et se dirigea sans plus attendre vers la table où siégeait le dit auror. S'arrêtant en face de lui, elle tira la chaise et s'assit alors qu'il restait derrière son journal. Elle parcourut des yeux la page de couverture qu'elle avait déjà lue, abonnée à la Gazette qu'elle était, ayant reçue cet exemplaire le matin même. Cela ne l'empêcha pas de s'attarder sur les gros titres, le plus souvent en rapport avec Noël et le froid, ainsi qu'une brève interview d'un elfe de maison de Poudlard. Il fallait croire que certains d'entre eux arrivaient encore à se faire vaguement entendre.

    "Je suis persuadée que ce que vous lisez doit être passionnant mais aussi intéressant que peut l'être un article sur les achats de Noël, je crains que cela me fatigue si je dois le lire une seconde fois pour tromper l'ennuie..."

    Le sourire malicieux de Léa qu'il ne voyait pas, se trahissait pourtant dans le ton de sa voix. Certains trouvaient qu'elle avait un humour particulier. Elle-même le trouvait simplement léger. Et dans la vie, il valait mieux rire que pleurer à moins de vouloir remplacer la fontaine qui prenait place dans le hall du ministère. Mais ce n'était pas un métier très rentable...


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Ronald avait cru entendre Léa tirer la chaise pour s’asseoir, mais, ne le montra pas et continua sa lecture. Toujours debout, il entendit la raillerie de la jeune femme et choisis, avant même d’abaisser le journal de ne pas relever. Il portait l’uniforme, voyons ! Il affichait quand même un sourire aimable non forcé et, son visage désormais découvert, le journal dans sa main gauche, il tendit une main franche et professionnelle.

-Mme Ollivander, dit-il avec un brin de salutation gante dans la voix et une petite inclinaison partie du torse.

Lui-même, ayant, replié rapidement mais sans hâte son journal, à petits gestes le glissa dans sa robe de sorcier qu’il avait enlevé. Il tira sur le nœud de cravate de son uniforme d’Auror et s’assit en tirant la chaise, face à Léa. Il tâcha de ne pas montrer l’hésitation qu’il avait de prendre une plume ensorcelée pour prendre des notes ou bien de tout reprendre plus tard, après le rendez-vous. Il opta pour la seconde afin de conserver son interlocutrice dans les meilleures dispositions encore qu’il ne notait pas une déposition. Il remit en place la mèche de cheveux qui lui tombait devant les yeux et dit simplement pour empêcher un silence un peu long de s’installer :

-Je vous  laisse choisir votre menu, c’est le Ministère qui offre, alors faîtes vous plaisir. Il agrémenta cela d’un clin d’œil et choisit pour lui-même une bonne assiette de spaghettis et de rôti de bœuf qu’il attendit en prenant quelques hors d’œuvre. Le repas commençait l’on pouvait donc parler. Ron attrapa le pied du verre du vin d’Elfe qu’il avait commandé et le leva à la santé de Léa Ollivander. Il en profita pour la détailler rapidement, assez habilement sans doute. Les Aurors avaient souvent pour habitude de se faire une première idée sur la personnalité de telle ou telle personne dès la première impression. Voix, aisance de mouvement, situation dans l’espace le tout dégageait en général quelque chose qu’il était plus facile de faire mentir que de travestir. L’on pouvait en rajouter dans sa façon d’être, rarement cacher ses maux et déceptions. Ce premier regard fut séparé en plusieurs coups d’œil et discrètement : suffisamment pour ne pas être gênant, assez pour être noté par l’esprit attentif. 

-A la votre.

Ron but une gorgée sans précipitation ni lenteur, dans le temps juste en réfléchissant. C’était une très jolie jeune femme, avec un regard très envouteur, de longs cheveux très soignés et élégants. On la sentait confiante en son corps, s’habillant sans doute avec précaution en fonction des endroits où elle se rendait. Ron remarqua qu’elle n’avait pas fait d’effort pour afficher un quelque statut social. Deux conclusions possibles : Ou bien on la connaissait, ou bien elle n’aimait pas être vue, ce que démentait son physique charmant. Il avait bien sûr remarqué une bouche exceptionnel, prompt à la moquerie s’il fallait en juger par la manière dont elle s’était permise de parler à un agent inconnu. Du caractère donc : de la confiance, un physique charmant, de l’aisance. Ron comprit qu’il fallait se méfier. Il avait lu les fichiers disponibles au Ministère sur tout ce qui concernait Léa Ollivander…


-Bien, commençons. Arrêtez-moi si je me trompe vous êtes Léa Ollivander, née le 12 mars 1975. Vous occupez, permettez-moi de vous en féliciter, la fonction de Professeur de Soins aux Créatures Magiques. Vous savez j’imagine que votre prédécesseur est mon frère ? Je ne puis que vous assurez, pour avoir connu plusieurs personnes enseignant cette matière qu’il faut être très pur de cœur pour l’enseigner.  
Je ne veux pas vous mettre mal à l’aise, mais il me fait faire un point sur votre situation familiale et politique. Vous comprenez j’imagine quel scandale ce serait si la totale transparence n’était pas assurée sur votre personne. Parler-moi, je vous prie de votre sœur et de vos relations avec elle. Voilà six mois, je crois vous avez déposé une requête la concernant. Qu’en est-il ? Parlez avec votre cœur, sans vous soucier des alentours, car ils n’y entendront rien et je suis tenu, sous serment de ne rien divulguer en dehors du cadre professionnel de tout ceci.

Le regard bleu de Ron se fit professionnel et affectionné, le corps légèrement penché vers Léa, les yeux dans les yeux, il esquissa un sourire tendre et compréhensif. Machinalement, il chercha sa baguette dans sa poche et, sans même la sortir, il informula :

*Assurdiato*

Là encore, il ne manifesta cela que par un clignement des deux yeux, calme et maîtrisé. Il avait déjà concentré son cerveau sur l’écoute. Ron, contrairement à ce qu’il paraissait était devenu avec le temps un écoutant exceptionnel. Il avait tendre l’oreille, prendre son temps pour écouter sans beaucoup le montrer. En cela il était pragmatique et avait souvent, voir toujours le mot juste pour détendre une atmosphère tendue. Il réfléchissait souvent posément, avec calme et recul, souvent aidé par les conseils avisés de son entourage. Il laissait naviguer dans son esprit les informations confuses qu’il avait lu. Il lui fallait maintenant entendre, voir, sentir les corrélations, les échanges entre les mots, les chevilles logiques qui lui permettrait d’obtenir la vérité. Il savait que Léa Nott, homonyme et sœur de la femme en face de lui était à Azkaban pour plusieurs années encore. Il savait que Léa appartenait à la famille Nott qui s’était distingué lors des deux guerres des sorciers. Il savait aussi que si Léa Ollivander n’avait pas été inquiété jusqu’ici ce ne devait pas être sans raison, d’autant qu’elle avait choisi de prendre le nom du fabriquant de baguette, séquestré et torturé par les Mangemorts autrefois.

La discussion commença ainsi, Ron avait bien sûr l’intention de quitter le passé pour arriver dans le présent au plus vite. Il reposa ses mains sur la table, paume semi-ouvertes.
Léa OllivanderAncien personnageavatar
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    Froid, austère... Professionnel du bout des doigts au ton de sa voix en passant par sa coupe de cheveux. Léa avait presque oublié ce que c'était qu'un auror. Même en professionnelle, Léa avait toujours essayé d'être la plus agréable possible, c'était sa façon d'être. Le sourire, les taquineries, tout cela donnait le sourire ou mettait les gens à l'aise. Mais elle avait oublié que ça ne rentrait pas dans les attributions des aurors d'être agréable. En l'occurrence, elle aurait préféré. Avec fermeté, il lui serra la main qu'elle avait tendu à son tour, en prononçant son nom en terme de salutation. Toujours avec le sourire, puisque Ronald avait lui-même affiché un sourire aimable, Léa répondit de manière plus légère :

    "Mademoiselle. Mr. Weasley."

    Mademoiselle. Léa y tenait. Madame avait un côté vieillot, la quarantaine, ce genre de chose... Cela dit, elle approchait de la quarantaine à grand pas... On prenait souvent cette correction comme une façon de draguer de la part des femmes, mais pour Léa, ce n'était pas le cas. C'était juste une correction, rien de plus ou de moins. Elle prit au pied de la lettre son invitation de prendre ce qui lui plaisait, et prit son met favoris : spaghettis bolognaise. Cela la fit sourire de voir que Ronald prenait la même chose, sauf que pour sa part, elle préférait les boulettes de viandes inclus dans les spaghettis à la place du rôti de boeuf. En revanche, contrairement à l'auror, elle se rabattit sur un verre d'eau en terme de boisson. Léa n'avait jamais été fan d'alcool, quel qu’il fut, vin, cidre, bière ou whisky. Pour elle, tout semblait avoir le même goût désagréable en bouche et elle préférait de la bierraubeurre ou du jus de citrouille... Et ici même, de l'eau simplement. Certains auraient trouvés ça... austère, strict, ennuyant. Mais c'était ses propres goûts, n'en déplaise à quiconque.

    Elle remercia d'un sourire son verre porté à sa santé. Trinqué avec de l'eau était, parait-il, pas... politiquement correct. Ou plus clairement, ça ne se faisait pas. Ronald Weasley craignait-il ce genre de mauvais sorts? Dans le doute, Léa s'abstint. Une fois, les politesses assurés, l'auror entreprit de lui faire prendre une douche... assez glacial. Il commença parce que chose d'assez froid, un vague résumé de son identité prouvant qu'il s'était renseigné sur elle. Bien que ce fut parfaitement compréhensible de sa part, après tout, c'était son travail, cela restait assez déplaisant. D'autant plus que les choses prenaient une tournure qui s'éloignait singulièrement de la sécurité de ses élèves. Tout ce qu'il disait était vrai, elle accepta les félicitations avec un demi-sourire, hocha la tête à la mention de Charlie Weasley et fronça les sourcils quant à son dernier commentaire. Mais jusque là, elle pouvait tolérer. Sa date de naissance, on s'en fichait. Les félicitations étaient une simple marque de courtoisie. Et même si elle ne connaissait pas Charlie Weasley personnellement, elle savait qu'il était son prédécesseur et avait même repris une partie de ses cours sur les dragons. Quant à son commentaire sur la pureté du coeur... était-il là pour vérifier si elle était à la hauteur de ce poste ou était-ce une manière de sous-entendre qu'elle ne l'était pas?

    Mais jusque là, elle pouvait tolérer.

    Là où les choses se corsaient, c'était quand il était question de sa soeur. Plus qu'une douche froide, c'était carrément glacial. Était-il là pour mener une enquête sur son compte et connaitre son degré de sympathie pour des idéologies qu'elle considérait comme dépassé ou pour discuter des mesures de sécurité à prendre à l'égard d'elle-même et de ses élèves lors de la visite prévus au ministère? Léa commençait à en douter très sérieusement. Parler avec son coeur? Un soucis de transparence? Ses relations avec sa soeur? Sa requête au ministère? Secret professionnel?

    Léa ignorait sérieusement où l'auror comptait la mener mais ce n'était certainement pas le chemin qu'elle comptait entreprendre au départ. Le visage indéchiffrable, la jeune femme resta silencieuse pendant plusieurs secondes alors qu'elle ne savait guère quelle attitude adopter. En moins de 4 mois, un journaliste, une arrière-cousine et un auror venaient de lui parler "sa famille", alors que pendant des années, elle avait fait l'impasse là-dessus. Ça commençait à faire beaucoup. Elle n'aurait peut-être pas du aller au ministère pendant les vacances d'été pour demander d'aller voir sa soeur. A chaque fois qu'elle entreprenait une démarche pour voir les gens qui lui étaient liés par le sang, cela se terminait mal.

    Léa avait 10 ans quand son père avait claqué la porte. C'était un Nott. Et les trois Léa s'étaient retrouvés à habiter un appartement dans un quartier moldus.
    Léa avait 15 ans quand sa soeur avait commencé à vouloir en savoir davantage sur les Nott. Les Nott. Léa s'était retrouvé à devoir gérer sa soeur et sa mère seule.
    Léa avait 19 ans quand elle avait appris que sa soeur avait rejoint les partisans du Seigneur des Ténèbres pour faire honneur à son sang. Le sang des Nott. Et Léa avait du mettre sa mère à St-Mangouste parce que sa soeur avait faillit l'agresser et qu'elle ne pouvait plus la gérer.
    Léa avait 22 ans quand sa soeur avait été arrêté, condamné à 16 ans de prison pour tentative d'assassinat et agression. Pour faire comme les Nott. Et Léa s'était retrouvé à devoir appuyer sa condamnation pour arrêter d'être suspecté.
    Léa avait 32 ans quand elle avait essayé de voir sa soeur une seconde fois alors que la première fois, on lui avait clairement dit qu'elle ne le voulait pas, et elle avait dû essuyer le mépris et la condescendance de l'auror qui avait reprit le dossier. Parce qu'elle avait un lien avec les Nott. Et elle s'était retrouvé avec cet incapable tout juste bon à lire le dossier de sa soeur.

    Les frais s'arrêtaient là.

    Les relations avec sa soeur? Inexistantes. Comment pouvait-on entretenir des liens avec quelqu'un qui vous haïssait et dépérissait à Azkaban depuis 10 ans? Quelqu'un qu'elle n'avait plus vu de visu depuis son arrestation. Inexistante. C'était le mot.

    Il faudrait qu'elle demande que le dossier de sa soeur change de main. L'auror qui avait le dossier était partit à la retraite moins d'un an auparavant et celui qui l'avait reprit ne connaissait rien au dossier et au lieu de se bouger pour avoir des infos, il avait préféré lui lire consciencieusement ce qui était écrit dans le dossier. Dossier qu'elle connaissait désormais clairement. Avoir un incapable pareil, c'était pas possible, faudrait qu'elle demande à ce qu'il change de main.

    Mais voilà qu'un autre auror venait enquêter sur sa personne. Visiblement, il avait lu son dossier, mais curieusement, il voulait en savoir davantage. Mais que pouvait-il dire de plus, sincèrement? Elle n'aimait pas parler d'eux et de manière générale, elle préférait ne plus jamais en entendre parler. A part la fois où le journaliste l'avait interviewé et le peu de visite qu'elle avait fait au bureau des aurors au sujet de sa soeur, elle refusait catégoriquement de parler d'elle. Le passé était derrière, il était inutile d'y faire allusion car il n'existait plus. Pas à ses yeux.

    Différentes possibilités s'ouvraient devant Léa. Différentes, toutes plus tentantes les unes que les autres, certaines plus courtoises que d'autres, et toutes aussi vrai. Mais réagir de 10 manières différentes n'étaient pas possible. Elle ne pouvait pas Et se lever et partir, Et faire comme s'il n'avait jamais mentionné sa soeur, Et faire semblant de trouver sa blague très drôle, Et demander poliment de parler de la sortie, Et lui dire moins poliment que ça ne le regardait pas, Et lui demander s'il ne voulait pas plutôt connaitre ses relations avec ses chats -ce qui aurait eu au moins le mérite d'être drôle, Et etc...

    Vaut mieux rire que pleurer, vaut mieux rire que pleurer, vaut mieux rire que pleurer, vaut mieux rire que pleurer...

    Un sourire aimable se dessina sur le visage de Léa. Le sourire était son meilleur ami. Une philosophie à laquelle elle avait adhéré grâce à son premier petit-ami, Daniel. Sourire à son voisin, ça le fait sourire également, ça t'évite de déprimer et ça fait chier celui qui veut te faire du mal. Vraiment. Une philosophie à laquelle elle adhérait complètement et qui avait plus d'une fois fait ses preuves. Malheureusement, les mots qu'elle emploierait seraient moins... souriant.

    "Je suis désolée, mais si, vous me mettez mal à l'aise. Parce que j'ai énoormément, mais alors vraiment énormément, de mal à voir le lien possible entre... Léa Nott... et la sécurité des mes élèves... Mais vraiment. A moins que je sois soupçonné de vouloir la faire évader de prison pour qu'elle tue mes élèves -ou du moins qu'elle essaye- j'ai vraiment beaucoup de mal à comprendre où vous voulez en venir."

    Le sourire avait brièvement disparu de son visage pendant sa tirade mais il y reprit place naturellement dès qu'elle eut terminé. Avec un sourire joyeux qui, cette fois-ci, resta sur son visage, elle reprit :

    "Je suis ici en tant que professeur de Poudlard pour parler de sécurité et ça n'a... pas le moindre rapport avec mes situations politiques et familiales, pour autant que j'en possède. De plus vous semblez vous êtes déjà renseigné sur mon compte, ce qui est extrêmement déplaisant mais parfaitement compréhensible. Je ne peux malheureusement pas vous en dire davantage que ce que vous devez déjà savoir."

    Un serveur la coupa dans sa tirade pour leur servir leur mets respectifs et Léa en fut satisfaite. Les spaghettis de Bob... Aucun mets aussi raffinés soit-il ne pouvait dépassé en qualité et en goût, les spaghettis bolognaise avec les boulettes de viande qu'elle mangeait ici. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle n'en mangeait qu'ici. Elle prit la liberté de gouter quelques spaghettis avant de poursuivre la conversation :

    "Maintenant, si vous voulez bien en venir aux raisons de notre présence ici, je vous en serais très reconnaissante."

    Le tout ponctué de ce sourire enjouée dont elle possédait le secret. Envolé sa gêne et sa colère qu'elle avait vaguement pu éprouver entre l'incompréhension et le désir de fuite intense, elle était tout à son festin et se préparait à parler ce qui devait être enfin discuter.

    "Nous serions une dizaine d'élèves et deux accompagnatrices et je pensais faire le voyage par poudre de cheminette. Est-ce que ça pose un problème en terme de sécurité? Vous préférez que l'on utile le transplanage d'escorte ou un portoloin?"

    Haussant un sourcil interrogateur, Léa avait déjà tourné la page et attendait l'opinion de l'auror à ce sujet.



    HRP : Défi facile : Engouement : 20 mots en -ment.


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Ron avait répondu par un sourire lorsqu’elle l’avait reprit, acceptant :

-Mademoiselle, donc.
Ce court moment de détente ne dura pas. Il se rendit rapidement compte qu’il avait bien jaugé Léa Ollivander et qu’il avait fait une erreur.
Caractérielle en effet, elle l’était. Ron comprit qu’il avait été trop direct aussitôt qu’il eut fermé la bouche. Il dissimula son agacement derrière une nouvelle gorgée de son verre  de vin d’Elfe. Ce faisant, il prit la peine de remarquer lentement, un à un, au fur et à mesure qu’elle lui répondait que la conversation avait débuté sous un aspect pas très positif. Ronald réfléchit. Si Léa Ollivander avait vraiment une véritable idée d’atteinte à la sécurité magique derrière la tête, il n’avait pas le droit d’en rester là. Sans montrer beaucoup de gêne, il avait repris son ancienne position, penché en avant de façon légère, regardant son interlocutrice dans les yeux lorsqu’elle lui fit sa réponse. Un sourire qu’il classa sans hésiter dans la catégorie des sourires forcés se dessina brièvement sur le joli visage de Léa Ollivander. Ronald ne le lui rendit pas et écouta. Il ferma les yeux un instant d’un air mi-compréhensif, mi-peiné, écouta la première tirade et rouvrit les yeux pour en entendre la conclusion. Seconde tirade. Ce fut là qu’il revint dans la conversation. Il aurait voulu en tous cas. Sa réponse était murement réfléchie, il revenait en arrière sur sa chaise  pour parler lorsqu’il avisa le serveur. Il n’ouvrit donc la bouche que pour le remercier et prendre son plat. 

Léa avait été servie en première, Ron lui laissa donc enterrer l’affaire, sans reprendre la parole. Mieux vaut se taire que de parler mal à propos dans ce genre de situation. Il mangea donc lui aussi et, lorsque la jeune femme reprit, il avait la bouche et, l’œil tourné vers son assiette, mastiquait consciencieusement. Il la devina souriante dans sa voix et son ton, toute ouverte pour recentrer le sujet droit dans le vif vers ce qu’elle voulait qu’on lui pose comme question. Elle fit même mieux qu’attendre, suggérer, non elle posa elle –même la question. Ronald avala, but, le tout lentement et puis reprit le dialogue :

-Ni Portoloins, ni transplanage d’escorte, à cause des risques, certes faible de désartibulation. Un Portoloin dans le Ministère c’est toujours assez compliqué à mettre en place, surtout pour une dizaine de personnes. Rien ne vaut la Poudre de Cheminette d’autant plus que le réseau en la matière du Ministère est très fourni et que les risques, si vos élèves parlent distinctement sont nuls. Je vous demanderai néanmoins de vérifier qu’ils le fassent, car il arrive que les plus jeunes, s’ils ne sont pas habitués à ce moyen de transport se trompent ou parlent mal. Veillez aussi pour les élèves avec un défaut de prononciation. 
Ron reprit ses couverts pour manger et fouilla dans son assiette à la recherche d’un bon morceau de viande qu’il avala.

-Vous savez, dit-il, il me faudra les noms de toutes les personnes qui viendront ce jour-là. Il me faudra aussi, trois mois avant la visite, la date exacte ainsi que les lieux visités. Il y a des attentats, Léa. C’est pourquoi j’ai voulu vous questionner tout à l’heure. Je ne comprends pas votre réaction et je me dois de vous affirmer qu’elle ne joue pas en votre faveur. 

Ron avait dit cela d’un ton détaché, non agressif et sans aucune animosité Il n’était pas particulièrement amical non plus, il disait cela comme l’on dit qu’il va pleuvoir et que l’on conseille à un élève, lorsque l’on est professeur, de travailler pour les jours à venir et de prendre de l’avance sur son travail, avant d’être débordé. Il reposa ses couverts pour utiliser ses mains afin d’expliquer son propos avec leur aide. Il commença par lever une paume en signe de paix

-Je vous demande pardon pour cette entrée en matière qui a pu vous sembler un petit peu brusque. Comme je l’ai dit, je ne cherche pas à générer un malaise chez vous. Voyez-vous, mademoiselle Ollivander, je dois m’assurer que personne ne visite le Ministère qui risque d’utiliser à de mauvaises fins ce qu’il pourrait y voir. La situation actuelle est compliquée, vous savez. Nous nous battons contre un ennemi invisible qui lance des attentats imprévisible et infiltre notre société sans même que nous ne sachions où et pourquoi. Je me suis en effet renseigné sur vous et c’est pour pouvoir vous poser ces questions dans une atmosphère de détente que je vous ai demandé de venir ici. Nous aurions pu nous voir à Poudlard ou même au Ministère. Je trouve cependant plus agréable de vous voir ici et de vous écouter. Je peux comprendre qu’il vous soit difficile d’évoquer certains aspects de votre existence.

Mais, comme je l’ai dit, j’ai eu accès aux informations du Ministère sur vous et je sais bien que vous n’avez jamais eu aucun ennui d’aucune sorte avec la Justice… Dans le cas contraire, cela ne m’intéresserait même pas, à moins que vous ne pratiquiez la magie noire, ce qui mon principal domaine de travail. SI Poudlard vous fais confiance, alors je vous fais confiance. Je vous demande d’en faire autant et de répondre à ma question, maintenant, aujourd’hui, plus tard ou par hibou si vous préférez.


Le tout, Ronald l’avait prononcé d’une voix beaucoup moins professionnelle. Le ton était calme, régulier doux, il frottait les sons avec sa gorge comme on frotte le papier d’un vieux livre entre ses doigts avec lenteur. Il parlait avec une voix profonde et suave, sans sécheresse et cordiale. Il reprit la parole, calmement dès qu’il sentit que la jeune avait une velléité de réponse, cette fois directement dans le sujet pour parler de ce qui, de son point de vue était le plus important :

-Revenons à la sécurité et à la visite en elle-même comme vous le demandiez si justement. Je pense que vous aurez besoin d’un accompagnant pour la sécurité et il vous faudra aussi des accréditations pour accéder sans soucis aux différents lieux. Que comptez-vous voir exactement ? Bien sûr, certains Départements ne seront pas visitables, mais la majorité le sera. Ne comptez pas sur le Département des Mystères, cela va de soi, et de même pour certains étages de la Justice Magique. Le reste devrait l’être. Selon la séance en cours le Magenmagot pourrait-être visitable… Le Niveau 1 sera également à visiter, puisque le Ministre y a son cabinet. Si vous avez des souhaits particuliers, dites le moi. On pourra peut-être trouver des personnes dans chaque département pour vous les présenter, même si ce ne sera pas forcément facile. 
Ron retourna à sa fourchette, non sans continuer à écouter. Il la fit tourner dans ses spaghettis qui ne manquaient pas d’être délicieux. Il ne voulait pas paraître agressif, ni paraître trop pointilleux, mis savait que cela valait mieux que de ne pas serrer suffisamment la vis. Il mangeait tranquillement tout en gardant en tête les différentes possibilités de visite. Dix élèves ne seraient pas difficiles à gérer. Il se demandait cependant s’il fallait mettre un véritable Auror pour accompagner le groupe ou si quelqu’un d’autre suffirait. Il en parlerait avec le chef du Bureau.
Léa OllivanderAncien personnageavatar
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    La conversation se recentrait enfin sur le sujet pour lequel ils avaient tous les deux quittés leurs bureaux ou leurs lits douillets. Si la jeune femme était au courant des différents soucis qu'avaient provoqués les mardoliens et autres soucis récents, notamment avec Ana Sorden, elle avait un petit soucis avec la sécurité.

    Rien de grave au demeurant, mais cela était parfaitement compréhensible quand on savait que sa soeur avait longtemps été sous le feu des projecteurs, et surtout le tir des aurors l'accablant. Elle-même avait fournit une preuve irréfutable de la culpabilité de sa soeur qui l'innocentait d'office pour éviter de finir à Azkaban.

    Des lettres.
    Beaucoup de lettres.

    Elle n'avait jamais eu connaissance du destinataire mais Léa entretenait une correspondance avec un mangemort et où il fut une à deux fois, question de sa personne. Sa propre personne sérieusement égratigné, rabaissé, méprisé. Il était clair que pour eux, elle n'était rien et n'avait pas le moindre intérêt. Et si elle s'était mise en travers de leur route, elle aurait probablement subit un sort peu enviable.

    Au fond, elle avait infligé à sa soeur ce que la chance lui avait épargné : finir au fond d'un trou froid et humide sans aucune possibilité de s'en sortir. Sauf que sa soeur finirait par en sortir. Léa avait beau espéré pouvoir l'aider une fois sortit, la remettre sur les rails, elle savait que si elle avait eu du mal à gérer sa soeur jeune...

    Gérer?

    En fait non, elle n'avait rien gérer du tout.
    Au vu de la fin de l'histoire, elle avait échoué sur toute la ligne.

    Fiasco complet.

    Mais peu importe. Si elle avait eu du mal à essayer de gérer sa soeur cadette quand elle avait la vingtaine, il y avait peu de chance pour qu'elle réussisse beaucoup mieux en approche de la quarantaine. Mais Léa bis avait encore six années à tirer... et la jeune enseignante encore du temps pour s'y préparer.

    Mais tout cela n'était qu'un vague brouillard au fond de sa conscience et il n'y avait pas la moindre raison pour qu'il en soit autrement. Tout ça, sa mère, son père, sa soeur, appartenaient au passé. Ils ne faisaient plus partie de sa vie. Plus de famille, pas de petit-ami. Juste des chats. La vie était nettement plus simple comme ça, quand on avait rien d'autre à penser que les croquettes qu'on devait acheter et que sa vie ne tournait que autour de son job. Là, au moins, elle était utile, elle ne brassait pas de l'air et elle était quelqu'un.

    Léa tourna dans sa cuillère sa fourchette de spaghettis avant de piquer une demi-boulette de viande et la mit dans sa bouche en écoutant la réponse que lui offrait Ronald Weasley et à laquelle elle répondit par un hochement de tête. En réalité, elle se doutait déjà de la réponse qui lui serait donner, c'est pour ça qu'elle avait choisit la poudre de cheminette, mais rien ne valait une question simple pour entamer une conversation sérieuse. Partir sur de bonnes bases étaient toujours le meilleur moyen d'avoir une pyramide qui tient debout.

    "Y aucun problème, je veillerais à leur faire un p'tit rappel avant de les envoyer sur le bûcher," dit-elle avec un sourire amusé.

    Ce n'était probablement pas la meilleure façon de prendre les choses. Cette façon de rendre la situation légère et de se permettre des vannes dignes d'un gamin de dix ans, mais c'était sa personnalité et après un début de conversation rugueux qui lui avait fait l'effet d'une douche glacée, c'était sa manière de remettre un peu de chaleur et d'ambiance. Tant que ce n'était pas de l'insolence, hum? Pourquoi ce serait-elle privé d'une pointe d'humour alors qu'elle était sérieuse et non moqueuse?

    La suite lui plut un peu moins, mais lui fut cependant moins déplaisant que sa tentative d'indiscrétion précédente. Jouer en sa faveur? Croyait-il que l'autorisation ou non de sa sortie dépendait de sa personne? En fait, Léa avait déjà vue avec sa propre directrice qui était d'accord et Leopold Marchebanks, son ancien employeur, qui avait été plus qu'enthousiasme à l'idée de ce projet. Il lui aurait parut ridicule que son projet tienne simplement au bon vouloir de l'auror qui lui faisait face. Ce n'était pas personnel mais ça aurait été assez frustrant.

    "Les inscriptions ne sont pas encore finis, elles seront clos avant les vacances de Noël, mais je peux déjà vous dire qui sera la seconde accompagnatrice : Chloé Hellsoft, annonça-t-elle après avoir finit sa bouche. La visite est prévue courant avril-mai alors je vous fournirais la liste définitive après les vacances."

    Elle fit volontairement l'impasse sur sa dernière remarque. Inutile de revenir sur ce terrain-là, elle ne transigerait pas là-dessus. C'était sa vie privée, pour autant qu'elle en est une, et si maigre soit-elle, elle y tenait. D'autant plus que les évènements dont il parlait datait de 10 années pour l'une et de 6 mois pour l'autre et que tout était inscrit dans son dossier. Il n'avait qu'à le relire s'il avait un trou de mémoire...

    Mais il revenait à la charge. De manière plus délicate, c'était certain. Elle eut du mal, cependant, de retenir un sourire amusée au fur et à mesure de son discours. Elle avait suffisamment de tact pour le cacher derrière sa nourriture. Masqué un sourire en mangeant... Elle tombait bien bas. Mais il était assez probable qu'il pense qu'elle se moquait de lui -ce qui n'était pas totalement faux, quoi que sans méchanceté- s'il savait son amusement. Etait-il seulement au courant qu'elle avait travaillé dix ans au ministère? Qu'elle y était donc lors du procès d'Ana Sorden. Qu'elle y était lors de l'incendie qui avaient brûlés les copies des septièmes années. Qu'elle y était lors des divers attentats. Bien entendu, ça ne faisait pas partie de son domaine de compétence, mais elle n'y était pas étrangère pour autant.

    Léa but une gorgée d'eau, se retenant à grande peine de le couper, préférant attendre qu'il est terminé, le temps de réfléchir à sa manière de répondre, pour pouvoir le rassurer sur quelques points. La suite aurait pu être drôle en fait, si Léa n'avait pas fait l'effort de la cacher sous la surprise. Parce qu'en fait, ce qui était drôle, c'était ce qui la surprenait. Et pour des soucis de bienséance, il valait mieux qu'elle est l'air étonnée plutôt qu'amusée. Elle réussit donc à faire disparaitre son sourire en mangeant une autre bouché de spaghettis alors que l'auror avait terminé sa dernière tirade. Malheureusement, son sourire revint. Elle n'aurait jamais crut pouvoir le regretter un jour. Mais finalement, elle chassa cette gêne momentanée. Après tout, sourire faisait partie de sa personnalité, n'est-ce pas?

    "Mr. Weasley, je... J'avoue que je ne sais pas comment tourner ma phrase en fait... Hum... J'ai travaillé quatorze ans au ministère. Deux dans votre département actuel, deux auparavant à la coopération magique et les dix dernières années au niveau quatre. Je serais... comment dire... Si j'avais voulu utiliser les savoirs du ministère du ministère à des fins personnelles..."

    Quels fins personnelles? Où était son intérêt? Elle n'y avait jamais pensé. Son seul intérêt était son job. Toujours. Comment pouvait-elle alors avoir des intérêts personnels?

    "... j'en profiterais tant que je serais au ministère, pas en essayant d'y revenir six mois après avoir posé ma démission, vous ne croyez pas?"

    Elle tentait toujours à grande peine de réprimer son sourire amusée mais elle se chargea de calmer le jeu avant même qu'il ne s'emballe :

    "Je me doute bien que c'est votre job, mais c'est juste pour... souligner le fait que vous n'avez rien à craindre sur ce terrain-là."

    Tournant sa fouchette dans sa cuillère, elle ajouta avec un sourire sans malice :

    "Mais je dois avouer que le Circée était une excellente idée, j'adore leurs spaghettis... enfin bref..."

    Il ne valait mieux pas s'étendre sur ses goûts culinaires, ce n'était pas l'objet de cette réunion et ça n'avait aucune espèce d'intérêt. Se désespérant toute seule, Léa se retint de lever les yeux au ciel et mangea une autre fourchette de spaghettis.

    Tout sourire disparut, Léa songea un instant à la requête de l'auror. Ses questions étaient dépourvus du moindre sens mais répéter ce qui était écrit noir sur blanc sur un bout de parchemin ne lui coûtait rien.

    "Inexistantes."

    Le mot avait fusé, clair et simple, ferme et définitif. Elle leva un oeil neutre sur Ronald, toute trace d'amusement disparu, laissant place à une indifférence dans laquelle on pouvait percevoir de la peine et de la lassitude quand on la connaissait bien. Ce qui n'était pas le cas de grand monde. Grand monde de vivant et sain d'esprit.

    "Vous me demandiez mes relations avec Léa. Je ne l'ai jamais revu depuis sa condamnation. Ça fait dix ans. J'ai du mal à imaginer quel lien on peut nouer avec quelqu'un qu'on ne voit jamais."

    Perdre son temps. Ce qu'elle racontait était le meilleur moyen de perdre son temps. Quel intérêt de répéter ce qu'il devait déjà savoir? Oui, vraiment, elle détestait perdre son temps. Mais puisqu'il semblait insister, autant le faire vite et bien, qu'ils puissent passer à autre chose.

    "Ma requête a été rejeté. Votre collègue incapable -pardonner l'adjectif mais il est mérité- m'a lu ce que vous avez déjà dû lire, c'est-à-dire, qu'elle était, je cite, "pas en état" de me recevoir. J'en sais pas plus. Et croyez-moi, j'ai insisté pour avoir des explications. Si vous avez, je serais ravie de les entendre, cela dit."

    Elle leva un regard interrogateur vers l'auror après avoir parlé sans quitter, ou presque, son assiette des yeux. Elle y tua l'espoir dans l’œuf. Les déceptions, ce n'était pas pour elle.

    Sa main décala une mèche qui commençait à lui tomber sur le visage et elle continua de manger avec appétit. Se rappelant de la fin de sa tirade, un léger sourire effleuré ses lèvres sur lequel l'amusement s'inscrivait en lettre rouges :

    "Je suis professeur de Soins aux Créatures Magiques. Et je serais accompagné d'une professeur qui enseigne la divination parce qu'elle s'est gentiment proposé. Je ne crois pas que l'un des étages que vous ayez mentionnés l'intéresse plus que moi. Cette visite se fait dans le cadre de mon cours. C'est le 4ème étage qui m'intéresse. Le directeur de ce département est déjà au courant de ce projet et nous sommes sur la même longueur d'onde. Je connais déjà ce département, mais je vais probablement diviser le groupe d'élèves en deux s'il y a plus d'inscriptions. Je serais guide pour un groupe et c'est Mrs Hellsoft qui accompagnera l'autre groupe. Adonis Greengrass qui travaille au bureau de liaison des gobelins s'est déjà proposé pour être le guide de ce deuxième groupe. Deux accompagnants pour la sécurité seraient donc préférable. Mais j'aimerais avoir un droit de veto sur les membres que vous choisirez. Si j'ai un colosse de dix mètres qui pointe sa baguette sur mes élèves à chaque fois qu'ils mettent les mains dans leurs poches ou veut les fouiller chaque fois que l'on rentre ou sort d'une pièce, ce sera non. Ce sera une visite d'un département du ministère, pas d'une prison. Simple question d'ambiance."

    Léa était un membre du ministère. Était. Non, non, ça ne se voyait pas du tout. Ni à son ton professionnel et ferme. Ni à sa manière de faire qui disait clairement comment étaient les choses. Pas plus qu'à son sourire aimable qui s'était inscrit sur ses lèvres dès les premières notes. Non, non, pas du tout.... Bon, d'accord, un petit peu quand même... Beaucoup, d'accord, ça va, c'est dit.


Celui qui croit savoir n'apprends plus
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Ron n’avait pas quitté Léa des yeux. Elle lui répondit d’un ton rassurant au sujet de son rappel sécuritaire sur l’utilisation de la Poudre de Cheminette. Cela pouvait paraître stupide, mais combien y’avait-il de cas chaque année d’enfants et d’adolescents qu’on retrouvait à des cheminées du lieu où ils voulaient se rendre par simple faute de prononciation ? Des centaines. Et il fallait reconnaitre que c’était plutôt dérangeant lorsqu’on est tranquillement chez soi de voir débarquer un jeune sorcier venu d’on ne sait où.

Il fixa la jeune femme en écoutant ses propos. Inscriptions closes avant Noël. C’était tôt mais parfait à la fois, car il n’y aurait pas besoin de modifier les noms des étudiants. La liste définitive ne viendrait que plus tard, mais au moins elle ne contiendrait tout au plus qu’un quinzaine de personnes, soit peu de monde. Aucun risque de devoir déplacer cinquante étudiants indisciplinés dans les couloirs déjà étroits du Ministère. Ca aurait été possible pourvu qu’on leur lance un maléfice du Saucisson. A tous. Puisqu’on les déplace en les faisant léviter.

Mais finalement, l’insistance de l’Auror finissait par payer. Ronald, bien qu’il manqua de tact, comme depuis toujours, n’avait jamais vu sa question que comme entrant dans la catégorie  des questions d’ordre général. C’était son boulot d’essayer de cerner les gens, d’être physionomiste et di dire que l’on pouvait travailler avec untel mais qu’il valait mieux éviter celui-ci. Il était rompu à bien des réactions lorsqu’on évoquait avec les sorciers et sorcière de Grande-Bretagne leur rôle et/ou celui des leurs pendant les guerres des sorciers. Les gens les plus courageux ou qui s’affirmaient comme tels se démontaient parfois. Beaucoup étaient encore très sensibles quand il s’agissait d’évoquer cette période sombre. Tout particulièrement lorsque l’on parlait de l’Année des Ténèbres. Le fait que lui, Ron Weasley, ait été un ancien héros de guerre avait des effets divers : le plus souvent les gens affichaient une forme de déférence un peu coupable lorsqu’ils ne s’étaient pas trop ou pas du tout manifestés. Ou bien, ils affichaient une forme de respect souvent hypocrite qui cachait le plus souvent la même gêne ou sentiment de culpabilité. Ron se souvenait d’un vieil escroc qui vantait ses mérites alors qu’il était en train de l’arrêter pour pratique du duel, ce qui constitue une infraction assez importante.

A petits pas, de petits mots en petits mots, non sans sous entendu Lea en arriva à lui répondre finalement.
L’Auror était satisfait et choisit de montrer sa gratitude par un sourire très avenant. Il ne pouvait être, il fallait le dire, plus satisfait en l’instant. Il obtenait des réponses à ses questions, même si c’était au prix d’avoir froissé quelque peu son interlocutrice. Malgré tout, il ne pouvait pas lâcher l’affaire, c’était son travail et la manière dont il le menait ne regardait que lui quand même on pouvait bien le trouver procédurier. Il n’avait pas noté le nom de la personne qui avait refusé à la demande de visite à Azkaban et se promit de le consulter en rentrant, ne serait-ce que pour s’assurer de la concordance de chacun des éléments. On ne s’en doute pas souvent, mais la plupart du temps, c’est ainsi que l’on parvient à des déductions importantes voire déterminantes : en interrogeant tout ce qui paraît évident. 

Tout en continuant à manger, et bien qu’il n’aimât pas tout dans le ton de la jeune femme qui avait finalement moins d’amabilité que de beauté (encore que cela lui laissa une bonne marge avant que d’être classée parmi les personnes antipathiques), Ronald tourna la page portant sur les antécédents de Léa Ollivander pour le temps de la conversation car il avait globalement entendu ce qu’il voulait entendre. Et aussi puisque le sujet était stérile au delà de ce qu’il aurait imaginé. Il garderait cependant en tête la virulence de la défense de Léa, devant des faits vieux d’une décennie, alors même qu’il n’avait pas porté la moindre question accusatrice, ce qui était un peu louche. Il répondit simplement avec sincérité en soutenant avec calme et sans sourciller son regard interrogateur, non dépourvu d’une certaine agressivité, comme s’il s’apprêtait à la désarmer et à l’interner à Azkaban :

-Si vous avez sincèrement besoin d’en savoir plus, faîtes m’en parvenir la demande écrite…

Il avait dit cette première phrase comme si cela avait été une évidence, quelque chose de simple qu’elle aurait du faire depuis longtemps. 

-…et je verrai si aucun article de loi ne vous donne ce droit. Mon épouse est très au fait de ce genre de choses, comme vous le savez sûrement.

Ron souriait désormais. Il souriait encore plus quand Léa reprit la parole, enchainait une succession de phrases lapidaires qui n’auraient pas dépareillé un énoncé de présentation d’un devoir de Soins Aux Créatures Magiques. Après avoir sourit, Ron émit un petit rire et prit la parole :

-Vous au moins, on peut dire que savez ce que vous voulez ! Je vous le dit tout de suite, cependant, je ne vous laisserai pas choisir les accompagnants…

Ron but une gorgée de vin d’Elfe pour se remettre de son amusement et termina sa phrase à la corde. 

-…mais je tâcherai, dans ceux que je vous enverrai de tenir compte de votre souhait, encore que vous ayez semblé confondre Trolls et Aurors. La plupart d’entre nous sommes excellemment civilisés. Mais j’ai bien peur que vous n’ayez à être encadrés par des tireurs de baguettes qui se montreront nécessairement très en colère si vous élèves s’avisent de laisser trainer des chocogrenouilles ou des emballages de dragées. 

Ron était désormais amusé par la personnalité sèche et dictatoriale de la jeune femme. Lui était d’un naturel plutôt calme et donc avait bien du mal à comprendre ces soudaine sautes autoritaires. Il imagina les élèves marchant au pas, claquant des talons de manière bien sonore dans le Département de régulation et de Contrôle des Créatures Magiques tout en chantant un hymne à la gloire de leur professeur. Des considérations autrement plus professionnelles vinrent chasser ces pensées divertissantes de son esprit comme il se rappelait à l’instant qu’il vivait. Il renifla – Fichu goule d’hiver encore trop froid !- avant de reprendre la parole !

-Bien, cela me paraît assez clair comme ça, pour l’idée générale au moins. Si Mr. Marchebanks a déjà été contacté, je pense qu’il est largement de son ressors de vous prendre en charge dans ses locaux ! Je veux néanmoins attirer votre attention sur votre arrivée. Vous devrez vous présenter au Comptoir de Sécurité, dans l’atrium. Les baguettes y seront enregistrées, on vous y fera vos accréditations puisque vous viendrez d’arriver et vous devriez y retrouver vos accompagnateurs de sécurité. 

Ronald revint sur son séant, bien au fond de l'assise et récapitula mentalement qui il faudrait prévenir et en quels termes. Il ajouta, sourcils froncés alors qu’il cherchait s’il y avait autre chose :

-Pour parfaire l’organisation, une autorisation parentale - enfin d’un tuteur- sera demandée aux élèves mineurs.  Avez-vous, à ce stade des questions ? 

Ron reprit son repas comme activité principale, bien que son œil bleu brilla toujours d’une lueur attentive. 
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    Léa n'était pas sûre d'apprécier l'auror. Malgré toute la politesse dont il faisait preuve, et même si c'était tout à son honneur, Léa avait l'impression qu'on essayait de la disséquer sans même avoir prit de l'endormir avant. Son sourire encourageant pendant qu'elle parlait n'avait rien d'encourageant. Elle avait eu le droit au même genre de sourire lorsqu'elle avait été soupçonné par les aurors et même avant, lorsqu'elle avait été interrogé au sujet de sa soeur. Léa détestait cela. Pire que détester si cela était possible. Et avoir l'impression de revivre cette expérience n'était pas la meilleure chose que pouvait faire Ronald Weasley pour s'attirer sa coopération et sa sympathie.

    Heureusement que les spaghettis étaient là pour dissoudre le goût amer que lui donnait cette conversation. Ronald Weasley était un auror. Un auror qui s'était renseigné sur son compte. Et elle trouvait cela un peu trop facile de s'être si bien renseigné sur elle et qu'il lui pose des questions indiscrètes alors que lui-même ne semblait pas disposé à lui offrir la moindre information sur sa soeur à moins d'une demande écrite... Si ce n'était pas contre-indiqué... bien sûr. Léa sourit avec un léger rire. Elle mangea une boulette de viande avant de faire le moindre commentaire :

    "Je peux vous faire gagner du temps. L'état de santé de ma soeur ne fait pas parti des informations que vous êtes censé ne divulguer sous aucun prétexte."

    Son sourire s'agrandit, mais elle répondit, comme pour s'expliquer :

    "J'ai passé deux ans au ministère de la justice et je me suis renseigné sur la législation quand Léa Nott a été condamnée, sur mes droits sur elle."

    Mais cela n'avait nullement empêché l'auror qui s'occupait de son dossier de rester river sur sa chaise plutôt que de se bouger pour aller à la pêche aux infos. Contrairement à lui, son prédécesseur, même s'il n'était pas un modèle de chaleur et de sympathie, il était courtois, poli et il avait toujours fait le nécessaire pour qu'elle sache comment allait sa soeur. Dans quel case Mr. Weasley se rangeait?

    En continuant de manger, le visage assez neutre, elle écouta l'auror discuter de ses exigences. Non, elle n'avait pas l'impression de confondre auror et troll, mais elle savait que pour certains de ses élèves, rencontrer un auror pourrait être impressionnant. Elle n'avait pas non plus envie qu'ils flippent à tout bout de champs. Alors peut-être que les plus âgés n'auraient pas de problèmes, mais ce ne serait peut-être pas le cas de ses élèves de 4ème années par exemple, même s'ils n'étaient plus des gamins.

    "J'aimerais autant que mes élèves soient plus effrayés par la perspective de rencontrer un dragon que de trembler à l'idée de se faire pulvériser s'ils ont le malheur de faire tomber un papier de friandise par hasard. Si ça vous dérange pas."

    Et tout cela avec le sourire. Comme toujours. En même temps, elle n'était ni menaçante, ni strict, ni autoritaire. Léa ne se serait posé aucun de ses adjectifs. A tout moment, elle restait courtoise. Souriante. Aimable. La vie était toujours trop triste quand elle n'était pas prise du bon côté. Et il valait mieux rire que pleurer. Une véritable seconde nature. La suite fut bien plus intéressante... d'un point de vue professionnel. Après tout un remue-ménage qu'elle considérait comme parfaitement inutile, il était temps de s'occuper de l'aspect administratif et "sécurité" des choses. Ce qu'il proposait lui semblait plutôt correct si on oubliait le fait qu'elle n'avait pas obtenu d'avoir son avis sur la question des aurors, mais elle règlera cela plus tard. En attendant, enregistrement des baguettes, badges et autorisation parentale lui semblait en effet, de rigueur.

    "Tout ça me convient. Je demanderais à mes élèves de se procurer cette autorisation pendant leurs vacances de Noël. Quant à l'enregistrement des baguettes, ça me semblait aller de soi. Il y a d'autres mesures que vous préconisez?"

    Léa sourit avant de manger une autre bouché de spaghettis en guise de conclusion. Son assiette était déjà à moitié vide mais si la conversation s'arrêtait là, le reste du déjeuner serait moins agréable. Il lui semblait.


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