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 Souris, la vie est un fromage ! [PV Victor]

Diana A. Lena SwanSeptième annéeavatar
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Dimanche 15 décembre 2007


« Eh, venez voir, toutes !
- Kwaaaaa ? Keskyaaa ?
- Ta bouche, on était en train de dormir, là.
- Mais venez, j'vous dis ! Il a neigé pendant la nuit !
- Qu'est-c'qu'tu dis ?
- Il a quoi ?
- C'est pas vrai ! C'est trop beau ! Y'a du blanc partout !
- La neiiiiige ! »

Diana se retourna en grognant sous ses couvertures. Tous les ans, c'était la même histoire. Un matin, Poudlard se réveillait sous un épais manteau blanc et la plupart des élèves passaient leur journée à construire des bonhommes glacés, à se rouler dans le givre, à essayer d'attraper les flocons au vol et à organiser de gigantesques batailles de boules de neiges. Très pour elle, vraiment. Quitte à avoir froid dans les couloirs du château, elle préférait au moins rester les pieds au sec. Vénus sauta sur son matelas et la jeune femme poussa un profond soupir. Sa grasse matinée était définitivement bousillée. Elle quitta son lit en bâillant, enfilant des pantoufles puis, profitant que la majorité des jeunes sorciers et sorcières soient collés aux carreaux des fenêtres de leur dortoir, se dirigea vers la salle de bain où elle se laissa couler une eau brûlante. Lorsqu'elle en ressortit une trentaine de minutes plus tard, fraîche et détendue, elle prit la décision de se rendre à la grande salle pour le petit-déjeuner. Grande salle que, malgré l'heure relativement matinale, elle trouva déjà assez fréquentée. Sans doute la neige avait-elle relevé les ardeurs des plus paresseux et que, à la perspective des réjouissances qui les attendaient dehors, tous avaient résolu de se préparer en un minimum de temps. Diana s'installa à sa place habituelle, saluant les différents Gryffondors qui d'un sourire, qui d'un hochement de tête, qui d'un geste de la main, qui d'une parole, puis attaqua son œuf au plat. Elle était en train de se beurrer des toasts quand les hiboux firent irruption dans la pièce. Les différents courriers atterrirent devant leurs destinataires et, alors que son voisin venait de recevoir le nouveau numéro de la Gazette du Sorcier, une lettre adressée à son nom manqua se déposer dans la confiture de myrtille. La septième s'en saisit juste à temps puis, sourcils froncés, entreprit de décacheter l'enveloppe. Qui pouvait bien lui écrire ? Elle recevait rarement – pour ne pas dire jamais – de message de ses parents. Pourtant, elle ne voyait pas qui d'autre aurait pu la lui envoyer. Mais alors, quelle en était la raison ? Délaissant momentanément sa tranche de bacon fumé, elle déplia le parchemin. La missive était brève.


Ma chérie,

Comme tu le sais, ton père et moi avions prévu de t'accueillir chez nous à Noël – à l'image de toutes les années passées. Nous nous faisions d'ailleurs une joie de te revoir et de profiter pleinement de ta compagnie durant nos deux semaines de congé. Malheureusement, une affaire urgente nous retiendra au Ministère durant ces vacances. Comme tu t'en doutes, nous avons fait notre possible pour obtenir au moins quelques jours de repos à passer avec toi, mais cette histoire est plus que pressante et également de la première importance. Je suis donc désolée de t'annoncer que tu devras rester à Poudlard pour Noël. Il va sans dire que nous t'enverrons l'intégralité des divers cadeaux que nous t'avons achetés par hiboux et que nous serons très heureux de te voir durant les prochaines vacances.

Ta mère qui t'aime


Diana demeura de longues secondes immobile avant de poser délicatement le courrier devant elle, la main tremblante. Déjà, la colère remplaçait la stupeur et la peine dans son esprit. Ses parents, qu'elle voyait si rarement, avaient encore trouvé le moyen de se débarrasser d'elle ? Elle n'était jamais restée à Poudlard pendant les vacances. D'ordinaire, elle montait dans leur manoir écossais durant les fêtes, passait l'été dans leur maison de campagne du Pays de Galles et le reste de ses jours de repos dans leur appartement à Londres. Et qu'en était-il de la fête du Nouvel An ? Elle allait donc être obligée de décommander ? Ne pas y assister alors que celle-ci peuplait ses rêves depuis plusieurs semaines ? À la place, elle serait condamnée à passer le réveillon dans son école, en compagnie de tous les élèves dont la famille ne voulait pas ? La jeune fille froissa le parchemin et le jeta rageusement sous la table, puis termina son jus de citrouille, se leva et quitta la grande salle à grandes enjambées.

Malheureusement, sa mauvaise humeur fut loin de s'améliorer lorsqu'elle arriva dans la salle commune de sa maison, au contraire, et elle se souvint brusquement qu'elle avait pour la semaine à venir un monceau de travail : devoir de métamorphose, exercices pratiques en sortilèges, formules à retenir pour la défense contre les forces du mal, recherches en divination et test en astronomie. Cela n'était pas dans ses habitudes mais, après s'être emparée de ses affaires, elle ressortit en soupirant. Direction : la bibliothèque.

Mal lui en prit. En effet, il est de certains jours où la malchance est tellement présente qu'il vaut mieux pour les intéressés ne pas sortir de son lit – d'ailleurs, là avait été sa première erreur. Car, plongée dans des pensées peu joyeuses, elle ne remarqua pas que, au détour d'un couloir, quelqu'un lui avait emboîté le pas... À vrai dire, elle ne s'en rendit compte que lorsqu'une giclée d'encre s'abattit sur elle tandis qu'un rire caquetant résonnait à ses oreilles. Par chance, elle eut le réflexe de s'écarter et son uniforme fut en grande partie épargné – ce qui ne fut pas le cas de son cartable et, sans doute, de son contenu. La Gryffondor leva les yeux au moment où un groupe d'élèves appartenant à la maison Poufsouffle arrivait en sens opposé :

« Peeves ! Si je t'attrape, je te jure que je te TUE ! »

L'esprit frappeur lui fit une grimace puis, sur un dernier pied de nez, disparut dans une salle de classe. Diana reprit sa marche, excédée, et... rentra tête la première dans un des garçons appartenant au groupe évoqué ci-dessus.

« Eh ! Fais un peu attention où tu vas ! »

La jeune femme lui lança un regard incendiaire et le dépassa sans s'excuser. Ce ne fut qu'alors qu'elle remarqua un manuel scolaire tombé au sol. Elle pensa tout d'abord qu'il lui appartenait et s'en empara. Sauf qu'il s'agissait d'un livre de botanique – matière qu'elle ne suivait plus depuis la fin de ses BUSE. Sa trouvaille à la main, elle se retourna vers le groupe auquel appartenait le Poufsouffle qu'elle avait bousculé. Aucun ne portait de sac. Son attention fut alors attirée par un élève aux couleurs de Gryffondor qui s'éloignait dans la direction inverse. À son épaule pendait un cartable mais, avec la distance, elle fut incapable de juger s'il était ouvert ou fermé.

« Eh ! Toi, là-bas ! »

Il ne se retourna pas – ne ralentissant même pas le pas. Diana poussa un juron et se mit à marcher dans sa direction.

« Toi ! Devant ! Je te cause ! »

Rien. Exaspérée, elle stoppa son chemin et mit ses mains en porte-voix pour crier de toutes ses forces :

« Stooop ! »

Si cela lui valut un certain nombre de remarques désobligeantes de la part des personnages des différents tableaux qui ornaient les murs du couloir, le garçon s'arrêta enfin. Elle le rejoignit vivement et, une fois face à lui, le reconnut. Victor Lloyd, sorcier de cinquième année et commentateur de Quidditch.

« T'es sourd ou quoi ? Ça fait trois fois que je t'appelle ! »

Sans attendre sa réponse, elle lui tendit le manuel qu'elle avait ramassé.

« À tout hasard, ceci t'appartiendrait-il ? »




What da heck ?
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Victor était pressé et il avait donc jeté ses affaires dans son sac pour sa plus grande horreur sans vérifier ensuite si son sac était convenablement fermé. Il était sorti en trombe de la salle de cours pour rejoindre la salle des arts, il était déjà en retard d'ailleurs. Il avait promis à Clara de la retrouver là-bas mais il avait complètement oublié qu'il avait cours à l'opposé de la dite salle. Il marchait donc d'un bon pas, hors de question qu'il se mette à courir quand même, il n'était pas aussi désespéré et puis, il allait être tout décoiffé et tout rouge d'avoir trop couru et le rouge ne lui allait pas du tout au teint. Il se déplaçait donc en marche rapide mais sans trop forcer quand même. Il rêvassait tout en même temps, réfléchissant à ce qu'il pourrait bien demander à son père pour Noël, les vacances approchaient de plus en plus et cette optique le réjouissait au plus haut point. Il n'entendit donc pas la voix qui l'appelait, ce n'est que quand il entendit un tonitruant stop qu'il s'arrêta, curieux de savoir qui criait ainsi. Il se retourna donc pour faire face à une grande blonde de sa maison. Son visage se fendit d'un sourire alors qu'il reconnaissait Diana Swan. Elle avait la réputation d'être très porté sur la mode, tout comme lui.

Pourtant, elle ne semblait pas aussi joyeuse que lui de le voir. Il regarda alors le livre qu'elle lui tendait et prit un air perplexe avant de jeter un coup d’œil à son sac ouvert. Il fronça légèrement les sourcils et tendit la main pour récupérer son bien.

"Han mais ouai, c'est à moi. Han mais comment que ça ce fait ? Roh c'est pas vrai ça, la prochaine fois j'me dépêche pas, nan mais genre je perds mes affaires après, tant pis Clara attendra."

Il reporta son attention sur Diana et l'observa des pieds à la tête quelques instants avant d'afficher un nouveau sourire idiot sur ses lèvres.

"Han et au fait merci pour mon livre. Et j'aime trop tes chaussures. Elles sont genre trop mignonnes quoi."

Il posa un regard légèrement brillant sur Diana, il était rare qu'il trouve quelqu'un habillé avec goût à Poudlard, mis à part Clara et Swann en son temps, il ne trouvait que trop souvent des gens qui ne faisaient pas du tout attention à leur apparence et qui se plaignait après de ne pas avoir de succès. Il fallait qu'il sache ce qu'ils voulaient aussi. Lui, il savait parfaitement ce qu'il voulait et il mettait tout en oeuvre pour l'obtenir ou presque.

HRP:
 



Kit par Ju choupie Choupi
Diana A. Lena SwanSeptième annéeavatar
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Le sourire idiot que le Gryffondor plaqua sur ses lèvres lorsqu'il la reconnut faillit lui faire lever les yeux au ciel. Et quand le garçon, ayant posé son regard sur le livre qu'elle tenait toujours, eut un léger froncement de sourcils avant de vérifier le contenu de son sac, elle dut se retenir pour ne pas lui tordre le cou sur place. Ce n'était pas comme si elle avait toute la vie devant elle. Contrairement à lui, sans doute. Elle l'écouta débiter son monologue tout en rangeant son livre dans son cartable qu'il prit soin de fermer, cette fois, et s'apprêtait à tourner les talons une bonne fois pour toutes lorsqu'il releva la tête afin de la dévisager avec attention. Finalement, un nouveau sourire – tout aussi stupide – s'afficha sur son visage et il reprit la parole, les yeux brillants :

« Han et au fait merci pour mon livre. Et j'aime trop tes chaussures. Elles sont genre trop mignonnes quoi. »

Ce qui eut le mérite de la laisser sans voix durant au moins un bon quart de seconde – chose déjà assez rare en temps normal, et en particulier quand elle était relativement énervée.

« Mes... chaussures ? »

Pas qu'elle jugeât déplacé le fait de la complimenter sur sa tenue, loin de là. Simplement, elle ne s'attendait absolument pas à une telle entrée en matière. Sans compter qu'elle n'entendait pas souvent les garçons de Poudlard qualifier des chaussures de « mignonnes ». Une fille, oui. Une robe aussi, à la limite. Mais des chaussures ? Non. Jamais. Sauf que c'était de Victor Lloyd, que l'on parlait. Victor qui, elle le savait, partageait son bon goût en matière vestimentaire et sa passion pour la mode. C'est pourquoi elle en oublia provisoirement son agacement et esquissa un sourire légèrement plus avenant à son égard.

« Merci. Elles viennent de chez Harrods, je sais pas si tu connais... Un magasin moldu. À Londres. »

Chose étrange, alors qu'elle peinait parfois à se rappeler ce qu'elle avait mangé la veille au soir, Diana aurait pu réciter leur prix - comme celui de tout ce qu'elle portait - au Gallion près. Si elle n'avait pas vraiment l'habitude de fréquenter les boutiques moldues, elle devait tout de même avouer que ceux-ci avaient pas mal de talent en ce qui concernait les produits de luxe. D'ailleurs, l'un des derniers parfums qu'elle avait acheté provenait de Paris et était signé Chanel. Il était vraiment dommage qu'elle ait égaré le flacon en même temps que sa paire de boucles d'oreilles préférée, celle avec les diamants, qu'elle avait reçue pour son anniversaire de l'an passé.

« D'ailleurs, les tiennes aussi sont sympas. J'aime bien. »

Pourtant, alors que le compliment aurait dû contenter le Gryffondor, elle vit soudain son visage changer d'expression du tout au tout, un peu comme s'il venait d'apercevoir un fantôme. Peeves, encore sur le point de lui faire une mauvaise blague ? Elle allait se retourner pour vérifier que l'esprit frappeur ne se trouvait pas derrière elle, à deux doigts de l'asperger de poil à gratter, de jeter une boule puante dans le couloir ou de lancer au-dessus de sa tête un « BOUH ! » tonitruant avant de s'enfuir en ricanant, lorsqu'elle remarqua que le regard du jeune homme était posé sur elle. Enfin, sur son sac, plutôt. Ainsi que sur un endroit un peu moins chanceux que les autres de son uniforme. Ce ne fut qu'à ce moment qu'elle se souvint de l'encre, et un soupir s'échappa de ses lèvres. C'était sûr que ce n'était pas à proprement parler le comble de l'élégance. Elle se débarrassa de son cartable en silence afin d'inspecter les dégâts, sourcils froncés. Si la toile avait été complètement imbibée, la plupart de ses parchemins et des manuels scolaires avaient été par bonheur épargnés. Sans relever le visage, elle ouvrit la bouche à l'adresse de Victor.

« Ce n'est rien. Juste une farce de Peeves. Une sorte de cadeau de Noël en avance, quoi. »

Un instant plus tard, elle sortit sa baguette magique de l'une de ses poches afin d'en tapoter le sac, déclamant d'une voix claire :

« Récurvite ! »

Toute trace d'encre disparut aussitôt de son bien et un sourire satisfait étira ses lèvres. Restait l'uniforme. Sauf qu'il y avait un problème. La tache était en effet située en grande partie dans son dos et, à moins de se tordre le bras à la manière d'une contorsionniste, elle voyait difficilement comment réussir à la nettoyer. Elle n'allait tout de même pas être contrainte à enlever son uniforme dans le couloir ou à retraverser tout le château dans cet état. N'est-ce pas ? Avisant Victor qui se tenait toujours à ses côtés, l'air plutôt désemparé, une idée lui traversa l'esprit.

« Dis, tu voudrais bien effacer la tache d'encre de mon dos ? S'il-te-plaît ? »

Entre Gryffondors, il fallait bien s'entraider.


[Pas de problème, ne t'inquiète pas pour ça   ]




What da heck ?
Victor LloydMolduavatar
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"Han mais oui je connais j'adooooooooore cette boutique. J'aime bien y aller enfin quand je peux mais juste pour regarder... euh comme ça quoi. Enfin voilà."

Oui, juste pour regarder parce que papa Victor et bien il n'était pas super riche et qu'il ne pouvait pas lui acheter tout ce qu'il voulait. D'ailleurs la plupart du temps, ce qu'il voulait, était hors de prix alors il se contentait de regarder. Mais maintenant, il pourrait regarder sur Diana aussi puisque visiblement ses parents à elle n'avaient pas de restriction budgétaire. Un léger sourire se dessina sur lèvres avant de s'évanouir plutôt rapidement quand il remarqua la tâche sur la robe de la jeune fille. C'était assez étrange de voir ça, ici, sur Diana. Enfin, c'était quand même une des filles les mieux habillés de Poudlard. Comment ce truc s'était retrouvé sur elle quoi ? Il eut très vite la réponse à sa question muette.

"Euh... j'crois pas que ce soit une super bonne idée que ce soit moi qui te l'enlève la tâche. Je voudrais pas faire un trou à ton uniforme sans faire exprès et encore ça, c'est dans le moins pire des cas."

Il esquissa un léger sourire gêné à la septième année. D'un autre côté, il ne pouvait pas laisser la jeune fille dans cet état. C'était genre une non assistance à personne en danger là. Pire que tout, une tâche d'encre sur son uniforme et sa vie entière était ruinée. Genre lui à sa place, il aurait trop voulu que quelqu'un lui vienne en aide. Alors il inspira profondément et sortit sa baguette de son sac.

"Bon alors, je veux bien essayer mais euh... je promets pas le résultat hein."

Rohlala mais comment il allait faire ? Il ne savait même plus quel sort il fallait utiliser. Ah si, Diana l'avait dit tout à l'heure. Oui enfin ça l'avançait pas beaucoup quand même. Il avait un peu l'impression de servir à pas grand chose et il devait avoir l'air bien idiot avec sa baguette dans la main. Il avait toujours l'impression de tenir un espèce de truc prêt à lui exploser entre les doigts.

"Hum... bon... t'es prête. Allez... j'y vais... Recurvite."

Victor ferma les yeux, il ne voulait pas voir le résultat de son sort. Il ne voulait même pas savoir si ça avait réussi ou non certain que ça n'avait pas fonctionner. Il garda donc les paupières parfaitement closes dans l'attente d'un cri strident.



Kit par Ju choupie Choupi
Diana A. Lena SwanSeptième annéeavatar
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L'hésitation de Victor ne lui échappa pas, hésitation que le garçon ne tarda pas à lui expliquer avec un sourire légèrement gêné :

« Euh... j'crois pas que ce soit une super bonne idée que ce soit moi qui te l'enlève la tache. Je voudrais pas faire un trou à ton uniforme sans faire exprès et encore ça, c'est dans le moins pire des cas. »

Diana haussa un sourcil. Un sorcier de cinquième année incapable de jeter un sort aussi primaire ? Cependant, le Gryffondor se corrigea rapidement et, sortant sa baguette magique de son sac, lui apprit qu'il allait essayer. Si l'emploi de ce verbe ne lui présagea rien de bon, la jeune fille songea qu'il aurait été malpoli de sa part de décliner l'offre, alors que c'était elle qui lui avait demandé ce service. Elle demeura donc immobile, attendant que Victor pointe la baguette sur la tache d'encre et prononce le sortilège adéquat. Ce qu'il finit par accomplir.

À première vue, tout lui sembla normal. Rien n'avait explosé, ni brûlé, ni troué quoique ce soit et un profond soupir de soulagement s'échappa de ses lèvres. Et puis, elle tourna la tête afin de s'assurer de la réussite de son camarade et un hoquet étouffé s'échappa de ses lèvres. Car la tache n'avait pas disparu, loin de là – et ne s'était pas amoindrie non plus. Elle avait simplement... changé de couleur. Observant avec un regard incrédule la marque bleue qui s'étendait à présent dans son dos, ce ne fut qu'au bout de plusieurs secondes qu'elle remarqua que le jeune homme, à ses côtés, avait fermé les paupières, et elle lui tapota doucement l'épaule.

« Eh, c'est bon, tu peux ouvrir les yeux. Tu n'as rien cassé, ni incendié, ni troué, ni fait exploser. En fait tu as juste... Elle s'interrompit. Oui, qu'avait-il fait, exactement ? Comment était-il parvenu à ce résultat ? Décidant de ne pas se poser trop de questions, elle compléta : Tu as juste innové sur les couleurs. Je dois d'ailleurs admettre que le bleu est beaucoup plus seyant que le noir – au moins, ça a le mérite de s'accorder avec mes yeux. Même si il faut reconnaître que du rouge aurait peut-être été un peu plus approprié. »

La jeune femme tenta de lui adresser un sourire et conclut :

« Enfin, pas de problème. Merci d'avoir essayé, en tout cas. Et puis, comme tu l'as dit, ça aurait pu être pire, non ? Avec le recul, en effet, se promener dans le couloir avec un uniforme taché de bleu lui apparaissait à présent beaucoup moins problématique que se balader avec les cheveux roussis et décoiffés, un visage noir de suie ou une veste d'uniforme trouée. Je rectifierai ça au dortoir. »

Parce que cela lui paraissait soudain beaucoup plus urgent que se rendre à la bibliothèque, même si elle croulait sous les devoirs. Elle allait le saluer et tourner les talons lorsqu'une ombre attira son attention. La Gryffondor leva la tête et ses yeux s'arrondirent quand elle aperçut Peeves flottant juste au-dessus de Victor. Avec, entre les mains, une sorte de large bassine dans laquelle macérait un liquide vaseux qui, cette fois, ressemblait plus à de la boue qu'à de l'encre. Une boue gluante et pestilentielle par dessus le marché. Puis son regard retomba sur son compagnon, qui ne semblait pas se douter du genre de créature qui stationnait au-dessus de sa tête pour une raison évidente, et elle lui agrippa le coude pour le tirer vers elle.

« Attention ! »

Le sourire sadique de Peeves se fana légèrement et, quand elle croisa son regard, elle sut qu'il ne leur restait désormais plus qu'une seule solution. S'enfuir. D'ordinaire, la septième année détestait courir mais, là, c'était pour la bonne cause. Après avoir été aspergée d'encre, elle tenait très peu à terminer sa matinée en pataugeant dans un bain de boue à l'odeur nauséabonde. Se saisissant de la manche de Victor, elle l'entraîna à sa suite, poursuivie par le rire caquetant de l'esprit farceur. Sauf que voilà. Il y avait un problème. Parce que, si le cinquième année se déplaçait d'un pas rapide, conscient tout de même de l'urgence de la situation, il refusait catégoriquement de courir. Diana jeta un bref regard par-dessus son épaule et pâlit en constatant que Peeves gagnait du terrain. Excédée, elle tira brutalement sur le bras du garçon.

« Par la barbe de Merlin, cours, Victor ! Ou ne compte pas sur moi pour nettoyer ton uniforme si, par ta faute, on est arrosé par cette espèce de... par cette espèce de chose ! »

La menace dut produire son effet car le garçon se décida enfin. Toujours pourchassés par l'esprit frappeur, ils bifurquèrent brusquement dans un couloir transversal. Pour l'instant, Peeves était hors de vu, mais il n'allait sans doute pas tarder à les rejoindre. Seulement, ils ne pouvaient pas non plus continuer à cavaler comme ça, au hasard des corridors de Poudlard. Un escalier se dressa tout à coup devant eux et Diana l'emprunta sans réfléchir, suivie du jeune homme qu'elle n'avait toujours pas lâché. Toutes deux grimpèrent les marches quatre à quatre et ils débouchèrent dans un nouveau couloir qu'elle ne reconnut pas au premier abord. La jeune fille jeta un coup d'œil derrière elle sans ralentir. Pas de trace de l'esprit frappeur. Avec un long soupir de soulagement, elle s'arrêta enfin, imitée par Victor avec lequel elle échangea un regard, avant de s'adosser au mur afin de reprendre son souffle.


« Désolée de ne pas m'être montrée très douce pendant notre... fuite. Mais il fallait bien tout ça pour échapper à... »

Elle s'interrompit. Un rire grinçant venait en effet de raisonner à ses oreilles. Elle n'eut pas besoin de se retourner pour savoir de qui il s'agissait. Peeves. Il les avait retrouvés. La jeune femme balaya le corridor du regard. Désert. Aucun endroit où se cacher. Et puis, elle aperçut une porte de bois sombre, située un peu plus loin, face à elle, et elle se précipita dans sa direction. Tourna la poignée. Fermée. Elle hésita. Mais le rire se rapprochait toujours et, faisant taire ses scrupules, elle sortit sa baguette magique pour murmurer en la pointant sur la serrure :

« Alohomora. »

Cette dernière fit entendre un déclic discret et Diana appuya de nouveau sur la poignée. Cette fois-ci, la porte s'ouvrit et les deux Gryffondors se précipitèrent à l'intérieur. Le battant se referma derrière eux dans un claquement sec mais la septième année était trop soulagée pour s'en soucier. Elle se plaqua contre le mur, espérant de toutes ses forces que l'esprit frappeur n'aurait pas l'extrême mauvaise idée d'aller fouiller la pièce où ils avaient trouvé refuge. Et puis, ses sourcils se froncèrent. Où se trouvaient-ils, d'ailleurs ? Elle resserra la prise de ses doigts autour de sa baguette et chuchota, avec la désagréable sensation de troubler un silence qui n'était pas le sien :

« Lumos. »




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Victor LloydMolduavatar
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Victor ouvrit les yeux, hésitant lorsque la voix de Diana s'adressa à lui. Une tâche, bleue cette fois, s'étalait sur l'uniforme de la jeune fille. Il poussa un soupir affligé, il était vraiment bon à rien même ça, il y arrivait pas. Il se demandait vraiment ce qu'il fichait dans cette école, lui qui était incapable de faire le moindre truc magique correctement. Il répondit au sourire de Diana, elle ne lui avait pas crié dessus. Elle s'était au contraire montrée plus que gentille et patiente avec lui et pour cela, il lui en était reconnaissant. Il s'attendait donc à ce qu'elle lui dise au revoir lorsque son visage pâlit à vu d'oeil. Il tourna la tête et eut le temps d'apercevoir Peeves avec une bassine entre les mains et un immense sourire aux lèvres avant que sa camarade ne le tire par la manche et ne l'entraîne à sa suite.

Mais malgré l'urgence de la situation, il se refusait à courir. Il était hors de question qu'il se mette à souffler comme un boeuf et devienne rouge comme une tomate trop mûre. Donc non, il ne courrait pas. Et pourtant. Il dut bien s'y résoudre lorsque Diana le tira plus fort par la manche en le menaçant de ne pas laver son uniforme en cas de catastrophe, il dut bien admettre que la situation était critique et se mit à courir à la suite de la jeune fille. Il était parfaitement épuisé lorsqu'ils s'arrêtèrent un instant devant un escalier puis sans lui demander son avis, il se retrouva à nouveau embarqué dans la course de Diana. Il dut monter un escalier en courant et désormais, il criait forfait. Il n'en pouvait plus et il ne bougerait plus, il avait bien l'intention de rester devant cette porte et tant pis pour Peeves.

"Han j'en peux trop plus là. Euh... pas grave, j'ai l'habitude."

Il n'avait pas tellement fait attention que les excuses de sa camarade avaient été coupées par le rire de l'esprit frappeur. Il poussa un profond soupir en se disant qu'ils allaient sans doute devoir recourir lorsque Diana eut la bonne idée d'ouvrir la porte fermée. Il se précipita à l'intérieur.

"Han mais comment que t'es trop intelligente. Mais il fait un peu nuit quand même."

Un sourire lumineux s'afficha sur ses lèvres lorsque la lumière se fit et il put admirer que la porte ne cachait pas une salle de classe mais bel et bien un couloir. Un frisson s'empara de lui surtout lorsqu'il sentit un truc lui frôler le pied. Il baissa les yeux et...

"Kyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa... une souris ! Enlève là, Enlève là !"

La voix de Victor était montée dans les aiguës et il s'agitait dans tous les sens parfaitement apeuré. Il n'aimait pas les souris et tout ce qu'il voulait s'était que Diana se débarrasse du petit rongeur qui avait volé après qu'il eut secoué violemment son pied pour la faire partir. Il frissonnait encore convulsivement bien après que la petite bestiole eut disparue de sa vue.

"Plus jamais, plus jamais. Nan mais genre c'était musclor cette souris. Et t'as vu ses yeux vicieux ? Elle allait me manger, c'est sûr hein. Han, je veux partiiiiiiiireuuuuuuuuh !"

Il supplia sa camarade du regard, il ne voulait pas rester là avec des souris mutantes. Il voulait aller... ailleurs, n'importe où mais pas là.



Kit par Ju choupie Choupi
Diana A. Lena SwanSeptième annéeavatar
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Premier constat : l'endroit où ils avaient trouvé refuge n'était pas une pièce ou une salle de classe mais un couloir. Second constat : Victor avait peur des souris. Diana sursauta tellement fort lorsque le hurlement du Gryffondor fendit l'air qu'elle crut qu'elle allait succomber d'une crise cardiaque. Elle fit volte-face, la main crispée sur sa baguette, s'attendant à se trouver nez-à-nez avec un ogre, un troll des montagnes ou, pire, Peeves en personne qui aurait réussi par elle ne savait quel enchantement à les rejoindre malgré l'épaisseur des murs. Au lieu de quoi elle tomba sur... une souris. Une simple souris, au moins aussi effrayée que Victor, qui disparut aussitôt tandis que ce dernier, encore agité de tremblements convulsifs, secouait son pied avec toute la force dont il était capable. Oscillant entre l'amusement et l'agacement, la jeune fille attendit qu'il se calme avant de lui répondre, sur un ton ferme qui ne souffrait aucune contradiction :

« Partir ? Avec Peeves qui nous attend peut-être dehors, juste derrière la porte ? Surtout que tes cris ont dû ameuter le château entier... »

Prenant malgré elle en pitié le regard désespéré que lui lança le sorcier, elle reprit, d'apparence plus conciliante mais, au fond d'elle, tout aussi résolue :

« Écoute, on n'a qu'à suivre ce couloir, d'accord ? Il doit bien mener quelque part. Je resterai devant toi et je chasserai toutes les souris que je verrai, promis. »


De toute manière, ce n'était pas comme si elle lui laissait le choix. Parce que, de son côté, entre un couloir obscur et un esprit frappeur déchaîné, elle choisissait sans hésiter la première option. Et puis, elle était curieuse de savoir où cet étrange corridor pouvait bien déboucher. Passage secret ? Zone défendue ? Voilà pourquoi elle partit d'un bon pas, se repérant grâce à la faible lueur que leur prodiguait sa baguette magique, suivie d'un Victor mal à l'aise et apeuré. Cela aurait été mentir d'affirmer que Diana se sentait quant à elle parfaitement en confiance, mais tout l'intérêt résidait justement là. Ce léger frisson qui lui descendait le long de la colonne vertébrale, ces frémissements qui la prenaient parfois à la perception d'une ombre ou d'un courant d'air, l'excitation mêlée à la crainte... Ce fut ce qu'elle essaya d'expliquer au garçon qui marchait à côté d'elle, mais elle n'eut pas l'impression que sa tentative fut couronnée de succès :

« Ça ne t'intrigue pas, toi, ce couloir ? Tu n'as pas envie de savoir ce qu'il y a, au bout ? »

Non, apparemment. La jeune femme poussa un soupir ostentatoire et décida de garder le silence. Après tout, tant pis si Victor Lloyd la maudissait tout au fond de lui pour l'avoir entraîné dans ce mystérieux corridor. Il pouvait toujours tourner les talons s'il n'était pas content. La Gryffondor en était là de ses réflexions lorsqu'un discret grattement parvint à ses oreilles. Une sorte de « tip tap tip top » qui paraissait provenir... des murs. Le jeune homme dut également l'entendre car elle le sentit se tendre tandis que sa propre respiration s'accélérait. Elle leva la main, balayant les lieux de sa baguette. Se rapprocha de la paroi de pierre. Et recula aussitôt. Car elle venait d'éclairer une file indienne d'araignées qui se pressaient sur la façade grise et poussiéreuse. Des araignées pas si petites que ça, d'ailleurs. Elle avala sa salive.

« C'est... rien. Juste des araignées. »

Cependant, elle préféra ne pas s'attarder – autant pour Victor que pour elle. En effet, si elle n'avait rien contre les souris et les rongeurs en général, elle trouvait les araignées nettement moins accueillantes.

Et leur marche continua. Le couloir semblait interminable. La jeune fille commençait à se demander si elle n'aurait pas mieux fait de suivre le conseil du Gryffondor lorsque, tout à coup, son pied glissa sur une chose non identifiée. Incapable de se retenir à temps, elle se sentit partir en avant et s'écraser lamentablement au sol. Trois pensées traversèrent successivement son esprit. D'abord, que sa chute avait dû être d'un extrême ridicule. Ensuite, qu'elle s'était fait mal aux fesses et que sa cheville la lançait douloureusement. Enfin, que sa baguette lui avait échappé. Et qu'ils étaient à présent, par conséquent, plongés dans le noir.




What da heck ?
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Victor vivait un cauchemar, c'était sans doute ça. Diana qui voulait le forcer à continuer dans ce couloir habité par pleins de trucs qui faisaient plus peur les uns que les autres. Ils étaient maudits, c'était obligé. Le jeune homme poussa un petit gémissement suppliant, il ne voulait rien savoir. Le courage des Gryffondors, il n'en avait que le nom lui. Mais visiblement sa camarade avait décidé de n'en faire qu'à sa tête. Victor prit donc la décision que si jamais il sortait de là vivant, il ferait tout pour quitter cette école de fous. Tout le monde en avait un grain ici. Sauf peut-être Clara à la rigueur. Mais il ne se sentait plus à sa place ici, il n'y avait jamais été d'ailleurs. Il poussa donc un soupir à fendre l'âme et suivit tant bien que mal la jeune fille dans le couloir obscur.

Il entendit ensuite un bruit plus que bizarre. De quoi lui hérisser les cheveux sur la tête et lui donner la chair de poule. Il se tendit prêt de Diana et s'apprêter à pousser un soupir plaintif lorsque sa camarade éclaira soudain une ribambelle d'araignées. Victor dut prendre sur lui pour ne pas hurler à nouveau. Après les souris, les araignées. Mais qu'est-ce qu'il avait fait à Merlin pour mériter ça ? Non mais vraiment. Il laissa la jeune fille prendre une nouvelle fois la tête de leur petit duo. Il n'en menait vraiment pas large et se demandait bien ce qui leur tomberait dessus cette fois ci lorsque la lumière disparut tout d'un coup. N'y tenant plus, le jeune homme laissa la place à la panique. Frayeur extrême.

"Dianaaaaaaaaaa t'es où ? Oh mon dieu mais on voit rien. On va tous mourir. Je veux pas mourir pas ici. Han nan."

Il avança un peu dans le noir et heurta quelque chose de mou, il poussa alors un hurlement strident. Il venait de trouver le monstre qu'il redoutait tellement. Dans un sursaut de bon sens et de courage, il sortit sa baguette. Avec un peu de concentration peut-être qu'il arriverait à faire de la lumière. Ou peut-être pas. Il devait essayer. Il couina le sort et une faible lueur apparut au bout de sa baguette. Il eut le temps d'apercevoir Diana juste sous ses yeux. Il tendit donc à tâtons son bout de bois magique. Elle saurait mieux s'en servir que lui.

"Han mais prend ma baguette parce que genre je sais pas comment on va s'en sortir si c'est moi qui fait. Aller vas-y. Mais on sort de là juste après hein ? Tu promets ? Sinon, je hurle encore plus fort et tout le monde saura qu'on est là et ils viendront nous chercher et je dirais que c'est de ta faute."

Il n'était sans doute pas très juste mais à cet instant, il se moquait bien d'être gentil, il voulait juste quitter cet endroit affreux remplis de bestioles plus immondes les unes que les autres.

HRP:
 



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Souris, la vie est un fromage ! [PV Victor]

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