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 [Topic commun de noël] We wish you a merry Christmas

NarrateurNarrateuravatar
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23 décembre 2007

Il faisait bien froid, en ce vingt-trois décembre. Après l’été caniculaire que l’Angleterre avait connu, les températures avaient considérablement baissées, laissant les météorologues perplexes. Heureusement, malgré l’air vivifiant et le vent glacé, le soleil était au rendez-vous à Bristol, permettant ainsi aux habitants de se balader tranquillement dans les rues de la ville, profitant de ce moment de calme avant l’effervescence des fêtes. Dès demain, il faudrait préparer, cuisiner, dresser les tables, s’habiller, recevoir, dîner, parler, calmer l’excitation des plus jeunes. Et remettre ça le lendemain, voire le surlendemain, afin de rendre visite à toute la famille. D’ailleurs, un peu plus loin, un couple se disputait gentiment à propos de ça. Fallait-il vraiment qu’ils aillent dans la famille de sa femme ? se demandait l'homme, en ronchonnant. A tous les coups, il pressentait déjà le repas interminable en face de belle-maman et de ses questions sacrément indiscrètes sur ses prochaines envies d’enfants.  Qu’on le laisse faire ce qu’il veut, enfin, il avait à peine la trentaine !

A leur gauche, une mère tenait sa fille de cinq ans par la main, et la guidait avec précaution dans la rue de Britol parfaitement moldue. Quelques minutes plus tard, elles finirent par bifurquer discrètement vers une ruelle, et n’en ressortir pas, au grand étonnement d’un jeune garçon, qui, sur le trottoir d’en face, mangeait une gaufre avec application, tout en fronçant les sourcils. Peut-être que la mère et la fille avaient tout simplement été assassinées dans cette ruelle, comme dans la série policière qu’il avait regardée la semaine dernière ! Mais fort heureusement, ce n’était pas le cas, puisque les deux avaient tout simplement rejoint le quartier sorcier de Bristol, dans le but de gagner l’avenue des douze chênes. Une fois là-bas, elles restèrent immobile quelques instants, observant la foule. Parce que, chez les sorciers aussi, l’ambiance était plus que festive ! On retrouvait  notamment plusieurs groupes d’adolescents, qui se prêtaient bien volontiers à tout ce qu’impliquait noël, et surtout à distraire et à amuser les plus jeunes.

L’avenue était en tout cas bondée. Les sorciers avançaient calmement vers le bout de la rue, où on trouvait une patinoire magique et un terrain de Quidditch pour les enfants. Ces derniers, à partir du moment où ils apercevaient l’un ou l’autre, se précipitaient vers leurs parents avec des moues adorables pour les supplier de les laisser faire une de ces deux activités, voire même les deux. Un jeune père n’était d’ailleurs pas très rassuré à l’idée de laisser sa vie monter sur un balai – bien qu’il ne vole pas très haut – mais finit par céder alors que les yeux de la petite se remplissaient de larmes – fausses, à tous les coups. Merlin, les enfants avaient un pouvoir inimaginable, songea une vielle dame en observant cette scène. C’était d’un ridicule, de se laisser mener à la baguette ainsi ! Non, chez elle, tout avait toujours filé droit. Même avec ses petits-enfants, oui madame !

En parlant de petits-enfants, une grand-mère essayait justement de réconforter le sien, qui pleurait à chaudes larmes après avoir ouvert son cadeau farceur, qui s’était révélé être un Père-Noël un peu fou, et qui lui avait sauté au visage avec un grand « Bouh » lui causant la peur de sa vie. Mais quelle bonne idée, ces cadeaux farceurs, s’exclama un jeune garçon de douze ans à son ami, en levant la tête pour tenter d’apercevoir celui qui, tournoyant sur son balai magique autour du grand sapin décoré avec goût, s’amusait à lancer des cadeaux farceurs, qui tombaient aléatoirement dans les mains des passants.

Définitivement, cette journée commençait parfaitement bien. On riait aux éclats, on plaisantait avec ses voisins, on regardait les plus jeunes faire des tours sur la patinoire, certains se tenant avec application à la rambarde, dans la crainte de tomber, et on s’amusait à encourager son équipe de Quiddich favorite, composée d’enfants qui se livraient à un match acharné sur le terrain. Noël approchait à grand pas, et cela se ressentait sur l’ambiance générale. Attablés un peu plus loin, devant des chocolats fumants, un groupe de jeunes observait la scène de loin, tandis que quelques membres de la Police Magique patrouillaient vaguement dans l’avenue, pour s’assurer que tout se déroule comme prévu, et qu’aucun incident ne survienne.. Heureusement, tout allait bien, et rien ne viendrait perturber cette magnifique journée !

HRP:
 
Juliana McNeilRésistante DPPavatar
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"Joel ! Je file !", s'écria Juliana par-dessus le brouhaha du Triton Ardent, tout en déposant un dernier café sur la table d'un client. Son meilleur ami acheva de prendre une commande puis se glissa vers elle pour lui déposer une bise sur la joue avant de lui souhaiter une bonne journée d'un ton empressé. Juliana lui répondit rapidement puis fila en cuisine déposer son dernier plateau, où elle salua ses patrons avant de regagner la réserve. Un long soupir fatigué s'échappa de ses lèvres et elle massa sa nuque endolorie après plusieurs heures de service. Les jours précédant Noël étaient les plus durs, car le restaurant ne désemplissait pas un seul instant. Les sorciers s'y précipitaient entre deux courses de Noël pour y dévorer un déjeuner copieux ou pour se réchauffer autour d'un chocolat après un tour de patinoire, et les Hudson ainsi que leurs employés croulaient sous le travail. Juliana avait néanmoins son après-midi et sa soirée pour elle, et comptait bien en profiter pour flâner dans les rues de Bristol et pour profiter elle aussi de l'esprit de Noël ambiant. C'était dans ces moments là qu'elle appréciait le fait de travailler sur l'Avenue des Douze Chênes. Ainsi, elle avait toujours l'impression d'être au coeur de la ville, au coeur de la vie pressée et festive de ses habitants. C'était une ambiance bien différente de celle de la cité Nimbus, qu'elle retrouvait néanmoins avec plaisir pour rendre visite à sa famille.

La jeune femme sortit du restaurant et resserra aussitôt son écharpe, giflée par l'air glacé. Elle se maudit de ne pas avoir pensé à prendre un bonnet et jeta un regard envieux à un gamin qui portait un bonnet de Noël, avant de détacher sa tresse. L'avantage des cheveux longs, c'était qu'ils tenaient chauds, songea-t-elle tout en remontant son écharpe sur son nez. La jeune femme avança un peu sans but sur l'avenue, se frayant un chemin à travers les passants, réfléchissant au cadeau qu'elle allait bien pouvoir offrir à son filleul, Grady. Ce n'était pas évident d'offrir quelque chose à des adolescents, mais Grady n'était pas trop difficile. Elle aimait bien lui acheter des petites choses loufoques et improbables qu'elles trouvaient dans des magasins de farces et attrapes ou autres boutiques de bêtises, quand elle n'avait pas d'idée. Juliana se plaisait beaucoup dans le rôle de la tante rigolote, en dépit du faible écart d'âge entre Grady et elle.

Juliana passa devant la patinoire qui était installée ici pendant les vacances, et s'arrêta un instant pour observer les familles et les couples tournoyer. Grand mal lui en prit, puisqu'elle sentit quelque chose de froid et mouillé s'écraser sur sa nuque, boule perdue envoyée par un gamin qui devait avoir onze ou douze ans. Juliana tourna un visage offusqué vers l'adolescent, mais avisa l'écharpe Gryffondor qu'il avait autour du coup et laissa échapper un petit rire. Elle ne pouvait pas en vouloir à un Gryffondor, décida-t-elle avant de se baisser vers l'un des tas de neige pour répliquer. En un lancer énergique, Juliana envoya donc une boule de neige s'écraser en plein visage...d'une pauvre inconnue qui avait le malheur de passer par là. Oups.

"Oh, je suis désolée !", s'exclama-t-elle en s'avançant vers la jeune femme, un sourire contrit aux lèvres. "Je visais le gamin là-bas et hum... Eh bien, mes réflexes de batteuse ne sont plus ce qu'ils étaient ! Excusez-moi !"

Tout en se confondant en excuse, Juliana avança ses doigts gelés vers le visage de la jeune femme pour enlever la neige. Un petit sourire embarrassé apparut sur ses lèvres tandis qu'elle observait l'inconnue aux jolis yeux noisettes. Elle lui était terriblement familière, mais Juliana était incapable de la replacer. Elle avait l'air d'avoir approximativement son âge, sans doute s'étaient-elles déjà croisées à Poudlard...



Merci à Juliet
Alicia L. JonesPersonnage décédéavatar
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Alicia avait toujours aimé noël. Pour une infinité de petits détails, mais surtout pour l’ambiance joviale qui caractérisait cette fête ;  les visages heureux des plus jeunes, qui attendaient avec impatience et excitation le vingt-cinq décembre pour déballer leurs cadeaux. En revanche, ses parents n’avaient jamais apprécié noël. Ils organisaient un repas où ils conviaient les membres de la famille, le vingt-quatre, mais plus par obligation qu’autre chose. Sans vraiment de surprise, cette année, la jeune femme n’avait pas reçu le traditionnel petit carton d’invitation. Le message était clair, elle passerait les fêtes seule. Et, si elle se sentait légèrement démoralisée par cette perspective, elle tentait de raisonner en se disant qu’il valait mieux qu’elle passe noël seule que coincée entre son père et sa sœur. Et puis, de toute façon, elle s’était déjà proposée pour être de garde à l’hôpital. Il fallait bien que quelqu’un y soit, après tout ! Quelqu’un devait être sur place pour gérer les probables empoisonnement – dus au dessert apporté par une tante éloignée, évidemment.

Malgré tout, Alicia avait tenu à prendre son après-midi en prévision des deux grosses journées qui arrivaient. Puis, elle avait tout de même bien l’intention de profiter de l’esprit de noël, qu’elle soit seule n’y changeait absolument rien. Aussi, après un déjeuné avalé rapidement à la cafétéria de l’hôpital, la jeune femme avait transplané à Bristol, et avait flâné quelque temps du côté moldu, avant de rejoindre le quartier sorcier, et plus particulièrement l’avenue des douze Chênes. Cette longue rue était des plus agréables – mais des plus bondées – vers la fin décembre, et la Médicomage avançait lentement, regardant distraitement autour d’elle. Elle s’arrêta face à une petite bijouterie, mais, avisant le monde qu’il y avait, n’osa pas y entrer, et préféra se contenter de regarder à travers la vitrine – elle n’était pas suicidaire, merci pour elle.

Poursuivant ensuite son chemin, Alicia enfouit ses mains dans les poches de son manteau, et frissonna. Le ciel avait beau être dégagé, les températures étaient bien basses, et elle n’avait jamais été très résistante au froid. D’accord, elle était même peut-être frileuse. Il fallait dire qu’elle avait toujours préféré la chaleur de son appartement au froid vivifiant de l’hiver. Elle sortait de plus en plus depuis quelle avait été titularisée cet été, et qu’elle n’avait pas à revoir ses cours chaque jour, mais c’était encore nouveau pour elle, d’une certaine façon. Cela dit, cette balade ne pouvait lui faire que du bien, et c’était forcément bon pour elle de changer un peu d’environnement ! Arrivée au bout de l’avenue des Douze Chênes, Alicia avisa la patinoire et s’accouda à la rambarde pour observer les familles et les couples tournoyer plus ou moins élégamment.

Les différentes animations qui avaient été mises en place semblaient être très prisées par les habitants. Le petit terrain de Quiddich faisait fureur auprès des enfants, qui se partageaient entre ça, la patinoire, et les cadeaux qui tombaient dans leurs mains. Se reculant légèrement pour continuer à marcher, Alicia évita de justesse une boule de neige qui arrivait par la gauche et… Et en sentit une autre s’écraser sur son visage. Surprise, elle s’immobilisa brusquement, et ouvrit prudemment les yeux pour découvrir le visage d’une jeune femme en face d’elle qui se confondait en excuse. Encore un peu trop sonnée pour réagir, elle l’observa sans prononcer un mot. Elle reprit rapidement ses esprit, et se laissa faire lorsque la femme entreprit de lui retirer la neige qu’elle avait sur le visage – non sans un léger mouvement de recul lors du premier contact ; on ne se refaisait pas.

« Ce n’est rien. » finit-elle par déclarer en adressant un sourire à l’inconnue. Il y avait plus grave que de se faire agresser par une boule de neige, après tout. Surtout pendant la période de noël. « Un tir mal placé, ça arrive à tout le monde, de toute façon, même aux anciennes batteuses ! »

Dévisageant son interlocutrice pendant quelques secondes, Alicia tenta tant bien que mal de remettre un nom sur ce visage qui lui semblait tant familier.

« C’est étrange, je suis certaine de vous avoir déjà vu quelque part… Vous ne travaillerez pas dans le coin, par hasard ? » elle fronça légèrement les sourcils, puis finit par hausser les épaules. « Je m’appelle Alicia Jones, enchantée. » se présenta-t-elle enfin, en tendant une main glacée à la jeune femme en face d’elle.



Kit par Daisy ♥
Steven HarrissonPréfet en Chefavatar
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Dernière édition par Steven Harrisson le Dim 26 Jan 2014 - 17:41, édité 1 fois
Steven avala sa dernière gorgée de thé avant de quitter la cuisine silencieuse et fila dans sa chambre enfiler un pull bien chaud. Les vacances de Noël étaient arrivées bien vite, apportant avec elles une vague de froid glacial. Steven passait ces vacances chez son père à Bristol pour l'aider à travailler dans sa boutique d'horloger en échange de quelques révisons pour les BUSEs. La boutique de M. Harrisson se trouvait dans le Bristol moldu et aussi dans le Bristol sorcier, à la limite des deux Bristol. La famille vivait dans les étages et la boutique portait le charmant nom "Chez Harrisson: horloger" pour le côté moldu et "Les horloges magiques Harrisson, il y en a pour tous les goûts !" pour le côté sorcier. Les deux boutiques étaient séparées par une arrière-boutique. Les moldus n'avaient pas accès à l'arrière boutique et l'accès à la boutique sorcière était sécurisé par un système de sécurité. Il n'y avait donc eu, pour l'instant, aucun problème. Après avoir enfilé une paire de chaussettes et de chaussures, le jeune homme descendit à la boutique, qui allait ouvrir dans peu de temps, en passant par le salon pour récupérer un carton de matériel pour son père. S'aidant de ses pieds pour ouvrir les portes, il parvint tant bien que mal à descendre l'escalier qui menait à l'arrière boutique et posa lourdement le carton sur d'autres. Il rejoignit ensuite son père côté moldu qui, venant tout juste d'ouvrir la boutique, s'occupait déjà d'un client qui avait malencontreusement tombé sa montre gousset dans l'eau. Il avait l'air très contrarié. "Je ne vais pas vous garder votre montre, monsieur, ne vous en faites pas ! Vous avez du riz chez vous ?... Bien. Vous voyez ce petit vice ici ? Et bien vous le dévissez, ça enlèvera l'arrière de votre montre et vous plongez ensuite le tout dans un bol de riz, cru bien sûr, et vous laissez ça comme ça pendant environ deux jours, ça va aspirer l'humidité." Du riz ? Pour aspirer l'humidité ? Décidément, avec les moldus, Steven en apprenait de jour en jour.

La boutique moldue, comme sorcière, était appréciée par les clients en cette période de Noël. Ils venaient faire réparer leurs vieilles pendules pour égayer leurs salons avant de recevoir leurs familles ou venaient acheter les nouvelles horloges, fabriquées de la main de M. Harrisson, au ton de Noël. Des deux côtés, ces horloges étaient appréciées. Il y en avait de toutes les tailles, de toutes les formes, sans parler des horloges magiques également au ton de Noël pour le côté sorcier. Pendant que M. Harrisson enlevait la poussière de sa table d'atelier, Steven lui avait rapporté qu'il avait descendu son carton de matériel. Son père râla un peu sur les services de livraisons moldus qui étaient considérablement lents avant de lui tendre la clé de la boutique sorcière.

" -Je te laisse t'en occuper. Normalement tu ne devrais pas avoir de problèmes. Les sorciers, eux, achètent ou vendent, ils réparent souvent eux-mêmes ! Mais viens me chercher s'il y a un soucis.

- Oui oui je sais... Soupira Steven, je suis un sorcier tu sais. Mais chut ne parlons pas trop fort, je sais bien que ya personne mais... On sait jamais.

- Oui tu as raison. Allez vas vite, tu vas ouvrir en retard ! Et tu sais qu'un jour, tout ça sera à toi.

- Ne parlons pas de ça tu veux, ça voudrait dire que tu es mort si tout ça m'appartient ! Et tu sais bien que je ne veux pas faire horloger. Et sûrement pas avec des moldus ! J'ai trop peur de gaffer ! Donc soit je revendrai tout, soit à la place des montres il y aura des bêtes magiques et des hiboux et des chouettes... De l'autre côté bien sûr. Bon j'y vais !

- Bon courage !

Le Poufsouffle quitta la pièce et pénétra dans l'arrière boutique. Il s'approcha d'une étagère complètement anodine où trônaient toute sortes d'outils et de bibelots et souleva un cadre de photo familiale. En un frottement qui se révélait être très discret, l'étagère pivota et s'ouvrit sur la boutique sorcière qui donnait sur l'avenue des Douze Chênes. Ce système était très utile, l'étagère ne pouvait pas être tirée par la force et pivotait que si on soulevait le cadre, ce dernier devait d'ailleurs être repositionné qu'à l'endroit exact où il était depuis l'installation du système de sécurité, sous peine de non-fonctionnement.

La boutique sorcière était très chaleureuse et accueillante. M. Harrisson l'avait décoré de guirlandes de petits lutins verts et de rennes danseurs fluorescents et de Père Noël dandinants qui lançaient des confettis ou des bonbons sur les clients quand ils entraient dans la boutique. Un poêle à bois brûlait dans un coin et diffusait une douce chaleur qu'appréciait beaucoup Steven. Il alla glisser la clé dans la serrure de la porte pour l'ouvrir et aussitôt un genre de petites lucioles rouges se regroupèrent sur la vitre pour former des lettres luminescentes afin d'écrire le mot "OUVERT". Steven attrapa un chiffon et entreprit de nettoyer un peu le comptoir et les étagères où reposaient des horloges. Son regard était sans cesse attirer par l'avenue enneigée et bondée où s'amusaient petits et grands. Il se ressaisit. Il était là pour aider son père. Il aurait sans doute du temps pour flâner dehors plus tard. D'ailleurs quelqu'un entrait dans la boutique sous une avalanche de confettis et de bonbons. Steven regagna la comptoir et accueillit le visiteur avec un grand sourire.

" -Bonjour à vous et bienvenue dans la boutique d'horloges magiques d'Harrisson ! Que puis-je faire pour vous ? Vous pouvez découvrir les différents modèles d'horloges et n'hésitez pas à me demander si vous avez besoin de conseils !"
Juliana McNeilRésistante DPPavatar
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Juliana approuva en riant la remarque d'Alicia et éloigna ses mains de son visage, jugeant qu'elle avait enlevé la majeure partie de la neige. Elle cacha ses mains gelées dans la poche de son manteau tout en répondant à l'inconnue :

"Heureusement que les boules de neige sont moins dangereuses que les cognards !"

Il s'avérait que son intuition avait été bonne, puisque la jeune femme semblait la partager. De toute évidence, elles s'étaient déjà croisées quelque part, et le nom d'Alicia Jones confirma cette impression d'avoir affaire à une ancienne camarade de Poudlard. Probablement pas une Gryffondor, sinon elle l'aurait reconnue plus vite. Alicia avait l'air douce comme une Poufsouffle ou une Serdaigle, jugea Juliana de façon complètement arbitraire avant de saisir la main froide que la jeune fille lui tendait. Elle la secoua avec son énergie habituelle avant de retrouver la chaleur de ses poches et de répondre :

"Juliana McNeil, enchantée ! Il est fort possible qu'on se soit rencontrées dans le restaurant où je travaille, le Triton Ardent, c'est un peu plus loin sur la Voie, si vous habitez la ville vous connaissez peut-être."

L'avantage d'être commerçant, sur la rue principale qui plus est, c'était que l'on apprenait vite à reconnaître les visages des habitués comme des gens de passage, si bien que Juliana croisait fréquemment des clients en se baladant dans les rues de Bristol. Cela lui avait permis de s'intégrer rapidement lorsqu'elle avait quitté Nimbus pour Bristol, même si le fait d'avoir son meilleur ami avec elle l'avait également aidé. Joel avait tout fait pour qu'elle se sente bien ici et cela avait été particulièrement efficace car Juliana n'envisageait pas d'aller vivre ailleurs un jour. A vrai dire, les deux jeunes comptaient bien reprendre le restaurant lorsque les parents de Joel prendraient leur retraite, et couler des jours heureux à servir des chocolats chauds aux passants le jour de Noël tout en organisant des protestations contre le ministère de temps à autre. Juliana se créait donc un cocon dans la ville, avec son petit appartement, son restaurant et son réseau d'amis. Mais elle n'était jamais contre de nouvelles rencontres, c'est pourquoi elle décida de poursuivre sa conversation avec Alicia, qui avait l'air plutôt sympathique :

"Quel âge avez-vous ? J'en ai 22, nous étions probablement à Poudlard plus ou moins à la même époque. J'étais à Gryffondor, et vous ?"

Un gros cadeau emballé dans du papier brillant et entouré d'un ruban rouge tomba alors dans les mains d'Alicia.

"Oh ! Qu'est-ce que c'est ?", s'enquit Juliana avec amusement.





Merci à Juliet
Diana A. Lena SwanSeptième annéeavatar
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23 décembre. Déjà. Accoudée à la fenêtre du dortoir des filles, Diana regardait voltiger les flocons à l'extérieur avec un mélange de nostalgie et de lassitude. À cette date, elle aurait dû se trouver chez elle, dans son immense chambre, entourée de ses chiens et des effluves alléchantes parvenant des cuisines, le personnel de ses parents s'activant déjà pour le réveillon. Au lieu de quoi ces derniers étaient restés cloîtrés au Ministère, la condamnant à passer Noël à Poudlard. Sans doute les pires vacances de sa vie. L'image de l'imposant manoir familial fièrement dressé au milieu des landes écossaises enneigées se profila dans son esprit et elle se détourna en soupirant, à la fois rageuse et mélancolique. Tant pis pour elle. Tant pis pour eux. Elle se rattraperait l'année prochaine. En attendant, il était hors de question qu'elle passe la journée à se morfondre dans son lit en rêvassant aux innombrables fêtes et soirées en tout genre qu'elle allait rater par leur faute. Elle en verrait d'autres – et ce n'était pas cela qui allait l'empêcher de s'amuser tout de même, malgré tout. Elle se remémora alors les rumeurs qu'elle avait interceptées, un soir, il y avait deux ou trois jours de cela. Apparemment, une sortie était organisée à Bristol, où avait lieu un certain nombre d'animations de Noël. Sa première pensée avait été un soupir mental dédaigneux, et l'excitation des élèves qui en parlaient n'avait fait que renforcer son mépris. Passer l'après-midi à courir après de faux flocons et à prendre la pose à côté de sapins en plastique, de cadeaux vides et de bonshommes de neige gonflables, très peu pour elle, vraiment. Mais, à présent, seule dans le dortoir désert, elle commençait à revenir sur sa résolution. Après tout, qu'avait-elle à perdre ? Elle n'avait rien d'autre à faire, et ce n'étaient pas ses devoirs qui allaient la retenir au château. Au mieux, cela la divertirait un peu et lui changerait les idées, au pire, elle aurait perdu une demi-journée. Or, qu'était-ce, une demi-journée, sur les deux semaines qui s'étiraient interminablement ? Un miaulement la tira de ses réflexions et elle se retourna, songeuse.


« Qu'est-ce que tu en dis, toi, Vénus ? J'y vais ? »

La chatte noire inclina la tête, perplexe, avant de sauter sur le rebord de la fenêtre pour frotter sa queue contre le visage de sa maîtresse. La Gryffondor s'étira, souriante.

« Adjugé. »

~



C'est ainsi qu'elle se retrouva, quelques heures plus tard, attablée devant une savoureuse bièraubeurre, observant de loin les péripéties qui se déroulaient face à elle. Sur l'avenue des douze chênes, l'action battait son plein. Des rires résonnaient régulièrement à ses oreilles et elle suivait d'un regard amusé les pérégrinations d'une petite famille dont les chefs de famille ne savaient visiblement plus où donner de la tête. Son aînée, âgée tout au plus de six ou sept ans, voulait absolument monter sur un balai, tandis que son frère cadet tirait son père par la manche en direction de la patinoire. La mère, quant à elle, avait fort à faire avec les deux benjamins, de toute évidence des jumeaux, qui avaient entamé une course poursuite dans la neige, glissant à chaque pas et se relevant aussitôt, plus énergiques que jamais. Des cadeaux magiques tombaient du ciel, comme autant de flocons, et Diana délaissa la famille quelques instants pour détailler une barbe à papa géante qui venait d'atterrir dans les mains d'un jeune garçon d'une dizaine d'année. Ce dernier, ravi, la porta à la bouche mais, au moment exact où il l'effleura des lèvres, son trophée se transforma en une bulle de savon aux reflets rosés qui éclata dans un « plop » retentissant. La jeune fille esquissa un sourire et détourna les yeux, retournant à sa contemplation initiale. Cependant, la famille avait disparu. Il lui sembla toutefois reconnaître la mère entourée des deux jumeaux à proximité du terrain de Quidditch miniature et le père traverser la foule dans leur direction, une paire de patins à glace dans chaque main.

Elle demeura un certain temps ainsi, immobile, silencieuse – souriante. Sa bièraubeurre était terminée depuis longtemps mais elle ne ressentait ni l'envie ni le besoin de bouger. Être assise ici lui suffisait. Avec un soupir de bien-être, elle se renversa sur sa chaise, laissant ses pensées vagabonder. Assister à cette pluie de cadeaux la conduisit naturellement à ses propres présents. Qu'allait-elle recevoir ? À vrai dire, si cette question l'avait beaucoup préoccupée pendant son enfance, cela faisait plusieurs années qu'elle ne s'interrogeait plus là-dessus. De l'argent, sans doute – comme d'habitude. Parfois aussi des parfums, plus rarement des bijoux ou autres accessoires de mode – mais jamais de vêtements. Ses parents savaient pertinemment, l'un comme l'autre, qu'elle tenait à les choisir elle-même. Cette année-là, elle avait failli ne par leur en offrir, désireuse de les blesser à son tour par cette vengeance un tant soit peu mesquine. Mais Diana, malgré tous ses travers, n'était pas rancunière et, au fond d'elle, aimait ses parents. Elle voulait leur faire plaisir. Voilà pourquoi elle avait longuement hésité entre un collier et une paire de boucles d'oreilles pour sa mère. Ne parvenant pas à se décider, elle avait finalement opté pour une broche en or qu'elle avait dû ranger quelque part dans ses affaires – rester à trouver où. Quant à son père... La jeune femme soupira. Le défi de l'année. Le 23 décembre, elle ne lui avait toujours rien acheté. Son attention fut alors attirée par une enseigne lumineuse qui se balançait au-dessus de la foule indiquant : « Les horloges magiques Harrisson, il y en a pour tous les goûts ! ». Une horloge pour Allan Barny Swan ? Non. Certainement pas. Mais une montre, pourquoi pas ? Elle se souvenait que son père avait perdu la sienne lors des dernières vacances et ne croyait pas se rappeler qu'il s'en était procuré une autre depuis. Heureuse d'avoir à présent un objectif, elle sauta sur ses pieds puis, après avoir réglé sa commande, se dirigea vers la boutique en slalomant entre les boules de neige qui fusaient de toutes parts.

Lorsqu'elle en ouvrit la porte, elle fut accueillie par une véritable avalanche de confettis et de friandises – un bonbon parvint même à se glisser sous son uniforme. Hum. Elle était occupée à se débarrasser des serpentins qui s'étaient accrochés à ses cheveux quand une voix masculine la salua sur un ton jovial. Sans s'interrompre dans sa tâche, elle se rapprocha du comptoir.

« Bonjour. En fait, je ne cherche pas une horloge mais une montre. Est-ce que vous pourriez me conseiller là-des... »

Elle s'interrompit en fronçant les sourcils. Le garçon qui se tenait face à elle lui disait quelque chose. Vraiment. Guère plus âgé qu'elle, elle avait le souvenir d'avoir déjà vu ce visage quelque part. Mais où ?

« On se connaît ? Enfin, je veux dire... »

Et puis, l'illumination.

« Mais oui ! Tu es à Poudlard, non ? À... Serdaigle, peut-être ? Ou bien Poufsouffle ? D'ailleurs, tu ne serais pas préfet, par hasard ? »

Préfet. Ce qu'elle n'aurait voulu être pour rien au monde. Beaucoup trop sérieux et rébarbatif à son goût. Pourtant, elle lui sourit, parfaitement à l'aise, comme s'il était tout à fait naturel, pour elle, de retrouver des élèves de son école de sorcellerie en train de... de faire quoi, d'ailleurs ? D'aider à la boutique familiale ? De se faire un peu d'argent poche ? Elle grimaça mentalement. Quitte à s'ennuyer, elle préférait encore rester à Poudlard. Au moins, elle n'était pas obligée de travailler.




What da heck ?
Alicia L. JonesPersonnage décédéavatar
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Le visage de la jeune femme en face d’elle lui disait définitivement quelque chose. Juliana, se présenta-t-elle alors, et Alicia l’observa attentivement. Ce n’est que lorsqu’elle mentionna sa profession que son visage s’éclaira et qu’un sourire de compréhension s’étira sur ses lèvres. Elle la replaçait parfaitement, à présent. Elle avait été dînée au Triton Ardent, une vingtaine de jour auparavant, avec Charlotte, et Juliana devait probablement être la serveuse qui s’était occupée d’elles. Sans aucun doute, même, rectifia la Médicomage en resserrant son écharpe autour de son cou tout en jetant un coup d’œil à la jeune femme.

« J’habite à Londres en réalité, mais je suis venue dîner avec une amie au début du mois, c’est probablement pour ça que j’ai cette impression de vous avoir déjà rencontré quelque part. » expliqua-t-elle en souriant.

Cela dit, les paroles de Juliana qui suivirent les siennes n’étaient pas dénuées de sens non plus, au contraire, même. A vue d’œil, elles avaient quasiment le même âge, et s’étaient probablement croisées à Poudlard, si elles y avaient été à la même période. Cependant, il fallait dire que très peu d’élèves avaient marqué la mémoire d’Alicia. Elle se souvenait de quelques personnes de sa promotion, de ses camarades de dortoir, mais était incapable d’en citer beaucoup plus, et restait admirative devant ceux qui pouvaient, des années après, déclamer tous les noms de leurs camarades. Mais elle n’avait jamais considéré ses années à Poudlard comme les meilleures de sa vie, aussi, lorsqu’elle avait quitté le château, elle s’était empressée de les laisser loin derrière elle – et avait forcément oublié quelques détails de cette période-là de sa vie. Elle était d’ailleurs aussi persuadée que parmi les élèves qu’elle avait plus ou moins fréquentés, très peu se souvenaient encore d’elle aujourd’hui. Ce ne serait pas étonnant, à l’adolescence, Alicia n’était pas le genre de fille qui marquait les esprits. Bien au contraire, elle était plus celle qu’on ne voyait pas et qui était pourtant toujours assise à la même place depuis trois ans. Oh, ce statut d’ « invisible » lui allait parfaitement, lorsqu’elle était encore à Poudlard. Ce n’était qu’une fois qu’elle était sortie qu’elle avait pu s’épanouir réellement dans son travail puis dans sa vie personnelle. Sa timidité maladive lui était même passée, elle avait davantage confiance en elle, ce qui lui permettait d’aborder les autres sans – trop – de craintes.

« J’ai vingt-trois ans, je devais être dans la promotion juste au dessus de la votre ! » déclara la jeune femme. « A Serdaigle par contre ! Qui n’avait pas une équipe de Quidditch formidable, d’ailleurs, si mes souvenirs sont bons… » tenta-t-elle de se souvenir en fronçant légèrement les sourcils. Elle avait surtout en mémoire des soirées maussades à la salle commune après les matchs. Oui, leur équipe ne devait pas être fantastique.

Elle s’apprêtait à poursuivre lorsqu’un cadeau lui tomba dans les mains. Amusée elle l’observa quelques instants et haussa les épaules devant la question de Juliana, curieuse également de ce que pouvait bien contenir ce paquet. Elle enleva le nœud rouge avec précaution, avant de retirer le papier, dévoilant une petite boîte en bois. Jetant un regard à la serveuse, Alicia finit par l’ouvrir… Et sursauta devant le bruit de l’explosion qui provoqua une fumée grisâtre, qui laissa rapidement place à des confettis qui volèrent un peu partout et leur retombèrent dessus, s’accrochant dans leurs cheveux. Lâchant un éclat de rire, la Médicomage secoua la tête pour s’en débarrasser – peine perdue, ils restaient étrangement collés dans sa chevelure.

« Je suis désolée ! » s’exclama-t-elle en riant à moitié. « Je savais que j’aurais dû me méfier, avec ce genre de cadeaux. » elle jeta un coup d’œil au grand sapin d’où tombait les divers cadeaux avant de reporter son attention sur Julia. « Je peux vous offrir quelque chose à boire pour me faire pardonner ? Un thé, un chocolat, un café ? Sauf si vous aviez déjà quelque chose de prévu. » rajouta Alicia un peu précipitamment, un léger sourire aux lèvres.  



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Juliana McNeilRésistante DPPavatar
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"Fort probable, c'est un restaurant familial avec peu de serveurs donc cela devait être moi ce jour là !", répondit Juliana avec un sourire, amusé qu'une ancienne cliente l'ait reconnue. Comme quoi il n'y avait pas que les clients hautains ou désagréables qui ne regardaient les serveurs que pour critiquer ou donner des ordres ! Alicia confirma d'ailleurs qu'elles étaient à Poudlard à la même époque. Le monde magique avait cet avantage - ou cet inconvénient pour quiconque souhaitait passer inaperçu - que tout le monde passait par Poudlard un jour ou l'autre et avait donc un sujet de conversation de base avec n'importe quel inconnu. Bien sûr, étant donné leurs âges, Juliana et Alicia avaient partagé quelque chose de moins heureux que les cours et la bataille pour la coupe des quatre maisons. Elles avaient vécu l'année de la Terreur... Mais c'était quelque chose dont on ne parlait pas avant d'être un peu plus intime. Alicia enchaîna naturellement sur le Quidditch, sujet bien plus consensuel et joyeux, et Juliana renchérit :

"C'est parce que Gryffondor attirait toute la gloire, auréolé de gloire pendant l'ère post-Harry Potter... Je me souviens encore de la fois où nous avons perdu contre Serpentard, la salle commune était en deuil."

L'intervention du paquet surprise arrêta prématurément la discussion Quidditch, ce qui n'était peut-être pas un mal. Juliana étant née à la cité Nimbus et ayant toujours voué un grand intérêt à ce sport, qu'elle utilisait comme d'un défouloir autant qu'un divertissement, elle aurait probablement noyé la pauvre Alicia sous son enthousiasme. Juliana observa avec attention le cadeau qu'Alicia déballait, trop familière des cadeaux piégés de Weasley et Weasley pour ne pas se méfier. Elle sursauta lorsque le bruit d'explosion retentit et porta la main à sa ceinture, prête à dégainer sa baguette magique, avant d'éclater de rire en voyant les confettis se coller dans les cheveux d'Alicia. Bon, c'était relativement inoffensif, même si tous ses efforts ne firent rien pour détacher les points de papier multicolores qui s'étaient accrochés à sa chevelure.

"Ce n'est pas grave", répondit-elle en riant, tout en époussetant ses vêtements. "Cela partira à la douche, j'imagine !"

Alicia lui proposa alors d'aller boire une boisson chaude pour se faire pardonner. Le sourire de Juliana s'accentua alors que la jeune femme se sentait inexplicablement joyeuse. C'était exactement ce dont elle avait envie, en réalité : profiter de cette après-midi en bonne compagnie et apprécier l'esprit de Noël qui s'infiltrait partout.

"Vous n'avez rien à vous faire pardonner, mais...Ce sera avec plaisir ! Suivez-moi, je sais où nous pourrions aller !"

Juliana et Alicia se frayèrent un chemin sur l'Allée bondée et empruntèrent une petite rue parallèle, aux pavés irréguliers et bordée de commerces pittoresques. Juliana s'arrêta devant la vitrine d'un petit salon de thé et poussa la porte, avant d'adresser un large sourire au patron derrière le comptoir, un petit homme emprunt de bonhomie, à la calvitie avancée et dont la moustache soigneusement taillée lui donnait des airs d'italien.

"Hé Julia ma belle ! Qu'est-ce que j'te sers ? Et ta charmante amie ? Bonjour mademoiselle ! Je ne crois pas avoir le plaisir de vous connaître", s'exclama-t-il en adressant un large sourire à Alicia.

"Bonjour Julius ! Je vais prendre un chocolat chaud !"

Juliana laissa Alicia commander puis se dirigea vers la table près de la fenêtre, sur laquelle brûlait une grosse bougie vert pomme. Elle laissa son regard vagabonder sur l'endroit, petit salon confidentiel qu'elle avait toujours apprécié pour le caractère enthousiaste du patron et pour la fraîcheur de sa décoration - on se croyait à l'intérieur d'une forêt, entre les branches d'arbre sur le papier peint qui bruissaient sous l'effet d'une brise imaginaire et les musiques printanières qui étaient diffusées en permanence.

La jeune femme adressa un petit sourire à Alicia installée face à elle et pouffa doucement en avisant les confettis qui ponctuaient toujours ses cheveux.

"Qu'est-ce que tu fais dans la vie, Alicia ?", s'enquit-elle avant de réaliser qu'elle avait abandonné le vouvoiement. Cela paraissait si peu naturel de se vouvoyer entre jeunes de leur âge ! "Cela ne te dérange pas si on se tutoie, au fait ?"



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Steven HarrissonPréfet en Chefavatar
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Steven contourna le comptoir pour rejoindre sa cliente. La jeune femme recherchait une montre, bien sûr qu'il y avait des montres ici mais il fallait qu'elle lui dise ce qu'elle voulait comme type de montre exactement. Il entreprit d'ouvrir une vitrine quand la jeune femme s'arrêta dans sa phrase. Steven posa son regard sur elle, attendant la suite. C'est alors qu'elle lui demanda s'ils se connaissaient. Steven dévisagea la jeune femme du regard en plissant les yeux. Effectivement, cette fille lui disait quelque chose. Elle s'exclama soudain en se rappelant de lui. Mais oui ! Elle était de Poudlard ! Pourquoi je n'y ai pas pensé plutôt ? , songea le Poufsouffle. Maintenant qu'elle le disait, c'est vrai que Steven avait l'impression d'avoir déjà croisé la jolie fille dans un couloir. Mais sans plus, ils ne s'étaient jamais parlé et n'avaient pas de cours en commun et elle n'était pas de Poufsouffle sûrement. En tout cas, elle, elle se souvenait de lui puisqu'elle savait qu'il était à Poufsouffle et qu'il était préfet. Steven lui sourit et s'appuya contre le comptoir.

- "Oui, c'est ça, je suis bien à Poufsouffle et je suis préfet ! Et vous ?... Enfin et toi ? se reprit-il. Il se dit qu'ils devaient mieux se tutoyer puisqu'ils avaient presque le même âge sûrement, même si la jeune femme était sa cliente. Je m'appelle Steven !... Harrisson ! ajouta-t-il en tournant sa main autour de lui pour montrer la boutique. Et toi ? Excuse moi mais je ne te connais seulement de vue, et encore... Tu es de Gryffondor non ? En tout cas, heureux de rencontrer quelqu'un de Poudlard, je suis enchanté !" dit-il d'un sourire en tendant une main polie à la jeune femme.

Il se tourna ensuite vers les rayonnages où étaient entreposées toutes sortes d'horloges et de montres. Certaines pendules fonctionnaient et étaient accrochées au mur, leur tic-tac réguliers donnaient une certaine ambiance à la boutique chauffée par la douce chaleur du poêle. Steven aimait beaucoup travailler ici, surtout en cette saison avec la joie de vivre qui venait de l'Avenue des 12 Chênes, l'ambiance typique de Noël dont était emplie la boutique et le joyeux tintamarre des pendules. Il se tourna vers sa cliente, lui sourit et demanda :

- "Tu veux une montre c'est ça ? Quoi comme montre exactement ? Comme style, comme forme ? C'est pour offrir ?" Ses questions pouvaient paraître nombreuses mais étaient inévitables pour que Steven arrive à satisfaire la jeune femme. Il posa au fur et à mesure un doigt sur les vitrines tandis qu'il présentait les disponibilités. "Alors ici tu as les montres basiques, qui n'indiquent que l'heure, aux formes et aux couleurs très variées. Ici les montres magiques, - très pratique quand on est pas souvent chez soi pour voir son horloge magique – mais par contre on peut mettre maximum trois personnes dedans, plus, ça fait fouillis. Là tu as des montres goussets de tous les goûts, passant des basiques résistant presque à tout, aux plus raffinées ornées de pierres. Et enfin, là, c'est la vitrine au goût du jour. Tu as des petites horloges, des réveils et des montres aux goûts de Noël ! Bon bien sûr, c'est plutôt pour les personnes qui aiment se mettre aux actualités. Je ne pense pas que si tu te promènes dans les rues en plein mois d'Août avec une montre de Noël que quelqu'un te prendrait au sérieux ! Et regarde," il ouvrit la vitrine pour en sortir une petite horloge à coucou qu'il remonta. Presque aussitôt, l'horloge sonna et à la place du coucou, un petit père noël à califourchon sur un renne sortit par la petite porte en poussant des « Oh ! Oh ! Oh ! » sonores. "C'est marrant hein ?"

Il fut coupé par un tintement de clochettes et un vent froid qui s'engouffrait dans le magasin. Un vieillard entra dans la boutique sous une avalanche de confettis, emmitouflé dans un manteau de cuir épais, le visage à moitié caché par une écharpe remontant jusqu'au nez et un béret enfoncé jusqu'aux oreilles. Bossu par la rudesse de la vie, le vieillard frotta ses mains gantées pour se réchauffer et s'avança vers le comptoir en saluant les deux jeunes gens en tournant son regard encore pétillant de vie vers eux. Steven s'excusa d'un regard auprès de la jeune femme et s'avança vers le client. Ayant appris le nom du vieillard et la raison de sa présence -récupérer sa commande- Steven confia un carton au vieillard avant de le raccompagner à la porte. Refermant la porte derrière lui après avoir jeté un coup d’œil à la foule qui se pressait dehors, tentant d’apercevoir quelqu'un de sa connaissance, il rejoignit sa camarade de Poudlard en souriant.

- "Alors ? Tu as choisi ? Qu'en penses-tu ?"



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Diana A. Lena SwanSeptième annéeavatar
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Diana sourit à la brève présentation du jeune homme et répondit, après avoir serré la main qu'il lui tendait :

« Je m'appelle Diana. Diana Swan. Et je suis bien à Gryffondor, oui, compléta-t-elle en désignant son uniforme. »

Steven Harrisson. C'était ainsi qu'il se nommait. Elle en conclut donc qu'il s'agissait de la boutique de ses parents ou, du moins, de l'un des membres de sa famille. Le Poufsouffle se tourna vers les rayonnages où étaient entreposés les différents articles que proposait la boutique et la jeune fille, lui emboîtant le pas, s'attarda sur une guirlande où se pressait une foule de lutins verts et de petits rennes. Un peu plus loin figuraient des Pères Noëls à la figure joviale qui semblaient couver la scène d'un regard à la fois paterne et amusé. Elle ne put s'empêcher d'esquisser un sourire et commenta, sans quitter des yeux les personnages virevoltants et bondissants :

« Sympa, la déco. J'aime bien. »

Steven l'interrogea ensuite sur ce qu'elle cherchait exactement et la Gryffondor réfléchit un instant, paupières plissées.

« Une montre, oui. Et ce serait effectivement à offrir. Pour mon père. Plutôt... je sais pas, moi. Assez classique, je dirais. Mais classe en même temps. »

Sans savoir si elle avait été très claire dans ses explications, elle écouta le jeune vendeur qui avait commencé à lui présenter les différents types de montres. Trois grandes catégories, donc. Montres basiques, montres magiques et montres à gousset. Quatre, si l'on comptait les « montres au goût du jour », comme il les appelait, mais elle imaginait très mal son père consulter l'heure à un poignet orné de rennes clignotants, de lutins farceurs et de faux flocons de neige. Puis Steven sortit de l'une des vitrines une petite horloge qui lui parut parfaitement normale aux premiers abords. À la différence près que, lorsqu'il la remonta, ce ne fut pas un coucou qui en sortit mais un Père Noël miniature qui s'esclaffa d'une voix sonore. Un nouveau sourire apparut sur son visage et elle allait répondre au préfet quand la porte du magasin s'ouvrit sur un vieux sorcier emmitouflé dans son manteau. Laissant le garçon rejoindre le comptoir, la jeune femme se concentra sur les montres qui lui faisaient face. Alors, que choisir ? Elle commença par éliminer les montres magiques – à sa connaissance, son père se souciait assez peu de l'endroit où elle se trouvait ou de l'heure à laquelle sa mère allait rentrer chez eux. Et, s'il était souvent au travail, ce dernier n'avait jamais possédé, à sa connaissance, d'horloge magique. Les montres basiques étaient, quant à elles, peut-être un peu trop... eh bien, basiques, justement. Diana avait envie d'un peu plus d'originalité, même si son père n'avait rien d'un grand excentrique. Ce qui lui laissait donc une unique possibilité. Lorsque Steven la rejoignit pour lui demander si elle s'était décidée, elle déclara avec son plus beau sourire :

« Je pense que je vais prendre une montre à gousset. »

Elle se tut durant quelques secondes, laissant son regard errer sur les modèles qui lui faisait face, avant de rajouter en relevant les yeux sur le visage du jeune homme :

« Par contre, je ne sais pas trop laquelle choisir. J'aimerais quelque chose d'élégant mais sans être banal, de recherché sans être trop extravagant ou tape à l'œil... Enfin, je sais pas si tu comprends. Un truc... un truc qui a du style, quoi, mais sans sortir des normes, compléta-t-elle en mimant des guillemets avec ses doigts. »

Elle jeta un bref regard au visage souriant de Steven et conclut, afin de mettre toutes les chances de son côté pour trouver la montre idéale :

« Et peu importe le prix. »




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Alicia L. JonesPersonnage décédéavatar
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Un sourire s’étira sur les lèvres d’Alicia lorsque Juliana accepta sa proposition, et elle la suivit avec joie dans les rues de Bristol. Elle avait toujours aimé l’esprit de  noël, l’ambiance naturellement joyeuse qui s’instaurait dans les villes, les sourires échangés avec des inconnus, les « joyeux noël » qu’on lançait à tout hasard. Peut-être encore grande-enfant dans l’âme, Alicia avait toujours été sensible aux charmes de ces fêtes, qui la réjouissaient chaque année. Et puis, visiblement, c’était aussi l’occasion de faire de nouvelles rencontres ! Or, pour la Médicomage, se lier avec quelqu’un n’était pas chose facile – même le temps d’un café – puisqu’elle avait toujours été assez réservée. Peut-être que depuis qu’elle s’acceptait vraiment comme elle était, elle avait tout simplement moins de mal à agir avec les autres. Peut-être qu’elle évoluait, tout simplement. Et puis, Juliana avait l’air de respirer la joie de vivre, et, étrangement, Alicia se sentait tout à fait à l’aise à discuter avec elle.

Elle entra d’ailleurs à sa suite dans un petit salon de thé, se situant dans une vieille rue du quartier sorcier. L’aisance du dénommé Julius la fit sourire, et elle lui répondit sur le même ton, avant de commander la même chose de Juliana – à savoir un chocolat chaud. Les deux jeunes femmes allèrent alors s’asseoir, et Alicia fronça les sourcils devant le rire de la serveuse, avant de baisser les yeux vers sa chevelure, toujours constellée de confettis brillants. Elle esquissa un sourire amusé en passant ses doigts dans ses cheveux, sans parvenir à se débarrasser des petits papiers de couleur. Le paquet devait probablement être ensorcelé, et il ne servait à rien de s’acharner ; comme l’avait dit Juliana, il était très probable que tout cela parte une fois sous la douche. Elle l’espérait, du moins, car elle perdrait toute sa crédibilité en tant que Médicomage, en allant travailler ainsi.

« Non, non, ça ne me dérange pas si on se tutoie, au contraire ! » assura-t-elle. Elle avait, en réalité, prit en horreur le vouvoiement, à cause de ses parents. « Je suis médicomage, à St Mangouste, au service d’empoisonnement par potions et plantes ! Je viens tout juste d’être titularisée, en septembre. C’est passionnant. »

Elle esquissa un léger sourire, en prenant une gorgée de chocolat chaud – qui s’avéra être délicieux. Elle aimait parler de son métier, elle aimait l’évoquer, parce que c’était une chose qu’elle appréciait réellement et qu’elle s’épanouissait parfaitement en tant que Médicomage. Elle connaissait sa vocation depuis longtemps, et c’était devenu comme une évidence, au fur et à mesure qu’elle avançait dans ses années à Poudlard. Aussi, dès sa septième année, elle avait fait une demande pour entrer en Médicomagie, et avait été acceptée. Et aujourd’hui… Aujourd’hui, elle était arrivée au bout de son rêve. C’était plutôt agréable, d’avoir une telle pensée, songea Alicia en entourant sa tasse brûlante de ses mains pour les réchauffer.

« Et toi alors ? J’ai toujours admiré les serveuses, et leur capacité à gérer une salle entière pleine de clients… » avoua Alicia – elle n’en serait jamais capable, elle. « Et quelle chance, de travailler à Bristol ! J’adore cette ville, elle est magnifique. »

Elle préférait les plus petites villes comme Bristol, plutôt que Londres, c’était un fait.

« Et alors, qu’il y a-t-il à savoir sur Juliana McNeil ? » demanda Alicia avec un sourire malicieux, avant de porter sa tasse à ses lèvres.



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Steven HarrissonPréfet en Chefavatar
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A l'entente du nom de Diana, Steven en conclut qu'il ne l'avait jamais rencontré mais sûrement entendu parler d'elle quelque part à Poudlard. Il se souvint que ce nom lui était peut-être remonté aux oreilles par l'intermédiaire de Nemo, oui c'est ça, il connaissait cette jeune femme de nom par Nemo. Son camarade ne lui avait d'ailleurs pas menti en disant qu'elle était jolie. Diana semblait être la fille qu'on regarde souvent dans les couloirs. Steven cilla, quittant ses pensées quand Diana lui fit remarquer qu'elle trouvait la décoration sympa.

" -Merci, c'est mon père qui la fait. J'aime bien aussi, c'est cool qu'il fasse ça !"

Le Poufsouffle plissa ensuite les yeux à la commande de Diana. Classique mais classe. Hum... Il n'avait pas souvent à faire avec ce genre de demande mais il porta sa main à son menton, bien décidé à satisfaire sa cliente. Il chercha des yeux une montre qui correspondrait mais c'est qu'il y en avait ! Il tourna les yeux vers la Gryffondor quand elle précisa qu'elle prendrait une montre à gousset. Ah, voilà qui était déjà mieux, même s'il restait l'embarras du choix dans les vitrines. La précision suivante de Diana provoqua l'illumination dans l'esprit de Steven. Il hocha la tête. Oui, il comprenait. Enfin, il comprenait plutôt la position sociale de Diana dans la société. Elle devait faire partie d'une grande famille et, permettez l'expression, roulait sûrement sur l'or. En y réfléchissant, Diana avait d'ailleurs la tête qui allait bien avec son rang social. Son maintien impeccable, son élégance naturelle et son style soigné trahissaient l'influence de la Haute société. Elle recherchait donc une montre pour quelqu'un de riche et avec une place importante dans un endroit particulier. Peut-être au ministère, qui sait. Elle voulait donc une montre pour son père qui semblerait horriblement chère pour quelqu'un d'autre, même pour lui, mais tout à fait normale pour quelqu'un de la Haute. Une montre raffinée aux formes recherchées, sans quitter les "normes" de la Haute société. Le jeune vendeur sourit à Diana et lui dit:

" -Je crois pouvoir t'aider, j'ai ma petite idée !"

Il s'approcha d'une vitrine pendant que Diana lui confirmait ses impressions en ajoutant qu'elle se fichait du prix, et l'ouvrit. Il parcouru un instant des yeux l'étalage de montres à gousset qui se trouvaient à l'intérieur avant d'attraper une montre avec un "Ah !" satisfait. C'était un beau bijou à ses yeux, mais probablement qu'elle conviendrait à Diana. Il lui tendit la montre en prenant soin de ne pas la faire tomber et attendit sa réaction en souriant. Il en avisa une autre posé dans la vitrine à côté de Diana où était écrit "Papa" et la montra d'un signe de main à sa cliente.

" -Celle là, où c'est marqué "Papa", elle est sympa. Pas très convenable d'après ce que tu m'as demandé, mais sympa ! Mais je ne pense pas que ton père porte une montre comme ça sur lui, non ? demanda-t-il en un sourire avec une vague idée de sa réponse. Mais je pense que celle-ci lui plairait, c'est un beau petit bijou ! dit-il en regardant la montre dans les mains de Diana. Elle te plaît ?"

Il guetta la réaction de la Gryffondor en songeant qu'il avait peut-être réussi à satisfaire sa camarade qui semblait un peu compliquée ! Il leva les yeux vers son visage en se disant que depuis qu'elle était entrée dans la boutique, ils n'avaient parlé qu'affaire.

" -Au fait, tu passes tes vacances ici ou... ? Elles se passent bien ? demanda-t-il d'un ton jovial, bien décidé à faire connaissance avec Diana"



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Juliana McNeilRésistante DPPavatar
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Juliana adressa un large sourire à Alicia, contente que celle-ci ne soit pas le genre de personne qui s'offusque à l'utilisation du tutoiement. Juliana aimait que ses rapports avec les gens soient simples et dénués de chichis, et Alicia avait l'air d'être une fille naturelle, avec qui il était aisé de discuter et de faire connaissance. En tout cas, elle se sentait plutôt à l'aise avec cette inconnue, et c'était sûrement la meilleure façon pour elle de faire de nouvelles rencontres. Au hasard des aléas de la vie, autour d'un chocolat chaud, chocolat dans la mousse duquel Julius avait dessiné un coeur, ce qui la fit rire. Elle but une gorgée du liquide sucrée et poussa un petit soupir de contentement avant de poser un regard admiratif sur son interlocutrice. Médicomage... Ça en imposait, il fallait bien l'avouer, d'autant plus pour quelqu'un de son âge. Alicia avait dû être douée en botanique et en potion, pour être affectée à un service pareil, voilà bien quelque chose qui avait toujours échappé à Juliana... Quoi que, elle s'en sortait tout à fait bien en cuisine, à force de travailler pour les Hudson. La cuisine, c'était un peu comme les potions, non ? Bon... Peut-être pas. Eh bien, tout le monde ne pouvait pas être doué pour les études et les choses intellectuelles, après tout ! Il fallait des médicomages tout comme il fallait des serveuses.

"Médicomage, wahou !", s'exclama-t-elle avec enthousiasme. "Cela doit être très intéressant, en effet, tu dois en voir passer des cas étranges aux empoisonnements ! Je suis un peu impressionnée, je n'aurais jamais pu faire un métier comme le tien. Il faut trop réfléchir !"

Elle laissa échapper un petit rire d'auto-dérision et ajouta :

"C'est chouette, si tu as trouvé ta voie. J'ai beaucoup d'amis qui n'ont jamais vraiment trouvé ce qui leur plaisait ou qui ont fini par se résigner pour un métier ou un autre, par manque de réussite scolaire, par besoin d'argent... J'admire toujours les personnes qui ont une vocation, comme toi. Cela dit, je ne me plains pas, je n'échangerais mon job pour rien au monde."

Et c'était vrai. La plupart des gens ne comprenaient pas en quoi quelqu'un pouvait se contenter d'un travail de serveuse, aussi agréable et familial le restaurant soit-il. C'était faire preuve de manque d'ambition, c'était se contenter d'heures harassantes de service pour un salaire dérisoire... Mais c'était aussi le contact humain, l'effort physique, la joie de voir les sorciers de Bristol venir partager un moment particulier autour d'un café ou d'un repas. C'était souvent éviter l'ennui et ne jamais regarder l'heure tourner. Et, une fois que le service était terminé, Juliana n'avait pas à s'inquiéter de ses responsabilités, de ses résultats... Un jour, cela changerait peut-être. Elle savait que les parents de Joel comptaient sur leur fils et sur elle pour reprendre le restaurant, après leur mise en retraite, mais elle n'était pas sure d'accepter. D'un côté, c'était une perspective enthousiasmante mais de l'autre, cela dépendrait probablement de leurs vies à ce moment là. Contrairement à ce que semblaient croire bon nombre de personnes autour d'eux, Joel et Juliana n'avaient aucune intention de se marier, jamais. Sans doute son meilleur ami préférerait-il reprendre l'affaire familiale avec son épouse, s'il venait à se marier. Et dans ce cas là, Juliana devrait peut-être trouver un autre emploi. Et peut-être regretterait-elle alors son choix de jeunesse, celui de ne pas faire d'études, de ne pas se former à un métier plus stable. En attendant, elle comptait profiter de sa jeunesse de tout son saoul...

"Oh, tu sais, ce n'est pas aussi difficile qu'il y parait. Tout ce qu'il faut, c'est une bonne forme physique, un certain sens de l'équilibre et surtout la capacité de sourire et d'être polie, même face aux plus gros imbéciles du monde sorcier !"

Qu'il avait été difficile d'être charmante et aimable lorsque Daniel Rowles du FMI avait décidé de réserver le restaurant pour tenir un repas avec ses collaborateurs, le mois plus tôt ! Certes, il était toujours bon pour les affaires d'avoir des clients prestigieux mais elle avait dû résister à l'envie de lui balancer à la figure son opinion sur ses idées nauséabondes.

"Je suis bien d'accord pour Bristol. Je suis originaire de la cité Nimbus, mais j'aime tellement Bristol ! C'est la ville à quartier sorcier la plus agréable du pays, je trouve. Même si je ne cracherais pas sur un petit village perdu au bord de la côte, plus tard, pour l'instant je m'y trouve parfaitement bien. La ville est jolie, les gens sont accueillants..."

Alicia l'interrogea alors et elle réfléchit quelques instants, pensive. Il était toujours difficile de répondre à ce genre de question. Comment se définissait-elle ? Comme une serveuse, c'était déjà fait. Comme une militante, aussi, mais il était bien trop tôt pour parler de politique avec Alicia. Il y avait des sujets dont on ne parlait pas lors d'une première rencontre !

"Alors, ce qu'il faut savoir sur moi... Hum, ma famille ! J'ai deux frères, des jumeaux, qui sont bien plus vieux que moi. Mes parents m'ont eu assez tard, en réalité. Mon père est retraité et travaillait chez Nimbus. Mes frangins m'ont fait plein de cousins, et notamment Grady qui est mon filleul et qui est à Poudlard, Poufsouffle !"

Après avoir parlé un moment de Grady, qui était l'une de ses grandes fiertés familiales, elle questionna Alicia à son tour :

"Et toi, tu as des frères et soeurs ? Tu t'entends bien avec ta famille, en général ?"



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Diana A. Lena SwanSeptième annéeavatar
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Diana suivit Steven à travers les rayonnages et s'arrêta à ses côtés quand ce dernier s'immobilisa devant une vitrine qu'il ouvrit délicatement. La jeune fille le vit parcourir les différentes montres du regard avant de s'en emparer d'une avec précaution, apparemment satisfait de sa trouvaille. Et il avait de quoi. Si la Gryffondor n'était pas une spécialiste des montres à gousset, il lui semblait néanmoins que celle que le jeune vendeur venait de lui présenter était idéale pour ce qu'elle recherchait – raffinée sans être exubérante. Elle s'en saisit pour la soupeser un instant dans la paume de sa main tout en la caressant d'un doigt rêveur, le visage souriant. Il s'agissait tout à fait du genre d'objets que son père pouvait apprécier porter.

La voix de Steven retentit alors de nouveau à ses oreilles et elle releva la tête pour suivre des yeux le bras du jeune homme, tendu dans la direction d'une nouvelle montre sur laquelle était inscrit le mot « Papa » en larges lettres ciselées. La jeune femme esquissa un sourire amusé en imaginant son père se promener dans les couloirs du Ministère avec un tel objet rangé au fond de sa poche.

« Non, en effet. Pour tout te dire, je n'imaginerais même pas lui offrir un truc pareil. Même le jour du 1er avril. »

Le Poufsouffle l'interrogea ensuite sur la montre à gousset qu'elle tenait toujours et elle répondit avec son plus large sourire :

« En revanche, celle-ci est parfaite. Combien ? »


Diana s'apprêtait à sortir sa bourse de la poche de son uniforme lorsque Steven la questionna sur ses vacances, et son sourire se fana légèrement sur son visage.

« Oh... non. Pas vraiment, en fait.
Elle hésita. D'habitude, je passe Noël en Écosse, avec mes parents, mais cette année, ils... enfin, disons qu'ils ne pouvaient pas m'accueillir. »

Mal à l'aise, elle joua quelques instants avec les cordons de sa bourse avant d'ajouter sur le ton de l'humour :

« Du coup, je reste à Poudlard pour les vacances. C'est la première fois en sept ans, tu te rends compte ! Ça constitue une... expérience. Si je suis à Bristol, c'est parce que les profs ont décidé d'organiser une sortie pour les élèves volontaires... Et comme je n'avais pas grand-chose d'autre à faire... »

La Gryffondor demeura silencieuse un bref moment puis interrogea à son tour :

« Et toi, qu'est-ce que tu fais ici ? Tu te fais un peu d'argent de poche ou... »


Diana s'interrompit en fronçant les sourcils et ajouta :

« Attends, tu m'as bien dit que tu t'appelles Harrisson, non ? Comme la boutique ? »

Elle se souvint alors que Steven lui avait appris que la décoration du magasin avait été faite par son père et se reprit vivement :

« Elle appartient à ton père, n'est-ce pas ? Du coup, tu l'aides pendant les vacances, j'imagine. Tu aimerais reprendre ce commerce, plus tard ? »

À vrai dire, elle imaginait bien le préfet responsable d'une horlogerie magique. Responsable tout court, d'ailleurs.




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Steven HarrissonPréfet en Chefavatar
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Steven laissa le temps à Diana de réfléchir. Il la regarda examiner la montre en souriant. Diana souriait également, apparemment la montre lui plaisait. Satisfait de lui, Steven rigola un instant, laissant apparaître ses dents bien droites et bien blanches, quand Diana assura qu'elle n'offrirait pas la montre où été inscrit "Papa", même le jour du 1er Avril. Son père devait être quelqu'un de très sérieux et d'assez froid, devina le Poufsouffle. Loin d'être le cas de son propre père. M.Harrisson était quelqu'un de chaleureux et d'attentionné, certes, il était également sérieux et minutieux, mais cela ne débordait pas sur sa vie de famille. Il releva les yeux vers Diana quand elle lui demanda le prix de la montre.

- "41 Gallions, s'il te plaît."

Il était un peu gêné de demander un tel prix qui lui paraissait exorbitant... Mais Diana devait sûrement avoir les moyens. Il commença à se diriger vers le comptoir où était la caisse tandis que Diana lui apprenait qu'elle ne passait pas les vacances avec ses parents, en Ecosse. Elle semblait être mal à l'aise et assez déçue que ses vacances ne se passent pas comme elle l'avait envisagé. Steven tourna vers elle un grand sourire compatissant, en écoutant la suite de son récit.

- "C'est sympa les vacances à Poudlard ! Enfin... quand on s'ennuie pas. Généralement, moi, j'essaye de m'arranger pour rester avec des gens que je connais, quand j'y reste. Ça m'arrive pas souvent de passer les vacances là-bas en fait... Mais quand on a pas le choix... Comme toi."

La Gryffondor l'interrogea ensuite sur ses vacances et sur ce qu'il faisait ici. Le jeune homme ouvrit la bouche pour répondre mais Diana sembla comprendre d'elle même. Il hocha la tête.

- "Oui c'est ça, j'aide mon père dans sa boutique. En fait, je passe les vacances avec lui. Donc je l'aide un peu avec ses affaires, surtout à cette période de l'année ! Son appartement est au dessus, indiqua-t-il en levant son index vers le plafond. Oh non, par contre je ne veux pas reprendre ce commerce ! Je reprendrai peut-être la boutique mais je ne veux pas faire ce genre de métier..."

Il s'interrompit dans sa phrase quand la porte de l'arrière boutique s'ouvrit sur son père. M.Harrisson pénétra dans la boutique sans faire bien attention à Diana et se faufila devant son fils pour attraper une boîte sous le comptoir. Il demanda d'une voix joyeuse.

- "Alors mon fils, les affaires se passent bien ? De mon côté j'ai une vieille dame sénile qui ne connaît même plus son adresse... Je venais juste chercher des bracelets de montres.
- Euh... oui, tout se passe bien et euh... hum, il se racla la gorge en coulant un regard à Diana pour signaler à son père qu'ils n'étaient pas seul dans la boutique. M.Harrisson aperçut soudain Diana.
- Oh ! Pardon Mademoiselle, je ne vous avais pas vu ! Bienvenue à ma boutique ! Mon fils s'occupe bien de vous ? Je ne doute pas de lui. Allez, je te laisse Steven, à toute ! lança-t-il en ébouriffant les cheveux de Steven.
- Euh... Papa ? C'est une camarade de Poudlard... Tu ne pourrais donc pas ?... demanda-t-il en regardant son père avec insistance. Ce dernier ne sembla pas comprendre. Steven mima donc un gestuelle que l'on réalisait avec une baguette. Son père réalisa soudain ce que lui demandait son fils.
- Oh ! Bien sûr, il sortit d'une de ses poches sa baguette avant de l'agiter en direction du comptoir où apparurent deux tasses remplies d'un chocolat chaud fumant.
- Merci Papa !" lança Steven à son père.

M.Harrisson hocha la tête en souriant, l'air de dire "Ce n'est rien" avant de bien camoufler sa baguette dans sa poche et de regagner le côté moldu de la boutique. Steven attrapa une tasse et la tendit à Diana avec un grand sourire.

- "On dit souvent que le chocolat adoucit les mœurs," dit-il avec un regard compréhensif.

Il prit entre ses mains la deuxième tasse, souffla sur le chocolat et la porta à ses lèvres. Il savoura le liquide savoureux et chaud coulant le long de sa gorge. Il reprit ensuite sa conversation.

- "Donc... on en était où ? Ah oui !... Non je ne souhaite pas faire ce genre de métier. En réalité, je m'oriente plus vers la vétérimagie ! Je reprendrai sûrement la boutique, pas de l'autre côté mais ce côté, oui. De l'autre côté, c'est le côté moldu. La boutique est sur deux côtés, mon père aime beaucoup tout ce qui touche aux moldus, c'est pour ça qu'il travaille sur le Bristol moldu et sur le Bristol sorcier, expliqua le Poufsouffle. Il but une nouvelle gorgée de chocolat chaud avant de demander: Et toi ? Tu souhaites faire quoi plus tard ?"

Les clients ne se pressaient pas dans la boutique et si Diana n'était pas pressée, ils pouvaient parler un peu. Steven remarqua soudain la montre à gousset que Diana voulait acheter, posée sur le comptoir. Il l'avait complètement oubliée. Il attrapa une belle boîte aux décorations chaleureuses de Noël, la posa sur le comptoir et y glissa avec délicatesse la montre à gousset. Il ferma la boîte avec un ruban et la glissa vers Diana avec un sourire. Il était content d'avoir pu satisfaire sa camarade.



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Alicia esquissa un petit sourire gêné face à l’exclamation de Juliana lorsqu’elle annonça son métier. Il était vrai que parfois, cette profession pouvait se montrer impressionnante, notamment à cause des études – longues et compliquées. En réalité, c’était plus qu’une simple profession ; c’était une voie, une véritable passion. Alicia savait d’ailleurs pertinemment qu’elle n’aurait jamais supporté tant d’années d’études si elle n’avait pas été passionnée par le métier. Elle adorait se rendre à l’hôpital chaque matin. Elle adorait rester auprès de ses patients, travailler avec d’autres médicomages plus expérimentés. Elle lâcha un rire léger face à la dernière remarque de Juliana, et haussa les épaules, amusée.

« J’adore mon métier, je n’aurais jamais pu aller jusqu’au bout des études, sinon ! Mais les Serdaigle aiment  bien réfléchir, à défaut de réussir à arracher la victoire des mains de Gryffondor au Quidditch… »

Elle était cependant d’accord pour dire que les études de médicomagie demandaient beaucoup de réflexion. Trop, parfois, songea-t-elle en repensant à des migraines phénoménales. Mais tant que cela lui plaisait… Cependant, Alicia n’aurait jamais pu tenir un restaurant, comme le faisait Juliana. Et lorsqu’elle observait les serveuses, qu’elle voyait leur surmenage, elle était confortée dans cette idée. Jamais elle n’aurait eu la forme physique nécessaire, ou bien la capacité à sourire face à de beaux imbéciles aux idées nauséabondes. Elle avait déjà suffisamment de mal à le faire à l’hôpital, lorsque l’occasion se présentait, alors…

« C’est déjà trop pour moi, je crois. » lança-t-elle en riant. « La capacité de rester souriante et polie face aux imbéciles, je pense que c’est au-dessus de mes forces. » plaisanta la jeune femme. « C’est bien si tu as trouvé un job qui te plait, en tout cas ! C’est le principal : faire quelque chose qu’on aime. » conclut Alicia avec philosophie.

La jeune femme plaignait réellement ceux qui se levaient le matin pour se rendre à un job qu’ils détestaient de toutes leurs forces. Jamais elle n’en aurait le courage, ou la motivation. Juliana lui parla ensuite de Bristol, et Alicia sentit un sourire s’étirer sur ses lèvres au fur et à mesure de la conversation. Elle s’était installée à Londres par défaut, parce que c’était le plus simple, mais elle devait avouer que Bristol avait plus de charmes que la capitale. D’ailleurs, Alicia préférait nettement cette ville à taille humaine, plutôt que Londres. Si elle devait déménager, nul sans doute que son choix se porterait sur cette jolie ville.

« Oui, je vois ce que tu veux dire ! J’habite à Londres, et je préfèrerais nettement être ici, l’ambiance est plus sympa. Mais bon, mon appartement est plutôt bien situé, alors… » elle haussa les épaules avec un sourire.

Juliana évoqua ensuite sa famille, et la médicomage l’écouta avec intérêt. Elle l’enviait un peu d’avoir une si grande famille, quand la sienne était réduite à ses parents, sa sœur et son frère. Elle rit de bon cœur quand la serveuse lui parla de Grady, son filleul, et l’observa avec un grand sourire, avant de prendre une gorgée de chocolat chaud.

« Tu as de la chance d’avoir une telle famille ! J’ai une grande sœur et un grand frère, moi. Mais non, je ne m’entends pas vraiment avec ma famille, en général, excepté mon frère. Disons que… nos visions du monde diffèrent tellement qu’on ne parvient pas à se comprendre. »  Bel euphémisme. « Ma famille vient de la haute bourgeoise sorcière, à vrai dire. Ils ne sont pas Sang-Pur, ne l’ont jamais été, mais ne rêvent que de ça. Alors forcément… » elle esquissa une grimace éloquente.

Les deux jeunes femmes continuèrent de parler longuement, autour de leurs chocolats, bien au chaud dans ce café. Noël approchait et son ambiance bien particulière était présente partout dans Bristol. Elle aimerait bien revoir Juliana, songea Alicia en observant la jeune femme. Elle était persuadée qu’elles pourraient devenir bonnes amies.

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Fin pour Juliana et Alicia



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