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 Pourquoi une souris a-t-elle besoin de s'enfuir... ? [Diana & Alice]

Alice PorpeyDeuxième annéeavatar
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Samedi 21 décembre 2007

Ca y est ! C'étaient les vacances ! Enfin un peu de répit ! Alice fit la grasse matinée, puis se leva péniblement en bâillant. Ses couvertures étaient si douces, moelleuses et confortables... Elle se fit violence pour ne pas replonger dans ses couvertures. En allant prendre sa douche, elle remarqua qu'elle avait de grosses plaques rouges sur les bras qui la grattaient horriblement depuis quelques instants. Alice était allergique aux poils de chats. Une de ces bêtes appartenant sûrement à une de ses camarades de dortoirs avait dû en laisser dans son lit... Elle enverrait un hibou à ses parents pour qu'ils le sache, et puis ce n'était pas très grave, c'était déjà arrivé souvent.

Néanmoins, ça la gênait beaucoup car ça la démangeait tout le temps. Elle irait voir l'infirmière plus tard. Pour l'instant, elle allait se laver, puis buller dans la salle commune, lire ou jouer aux échecs magiques, et surtout surveiller sa satanée souris qui s'échappait tout le temps. Elle avait d'ailleurs été blessée par un chat, mais Alice était allée voir le professeur Ollivander. Après s'être habillée et bien coiffée, elle se dirigea vers la cage de Lola. Elle poussa un cri de surprise en la découvrant cabossée.

"Oh, mince !" s'exclama-t-elle, énervée. Peut-être qu'un chat l'avait dévorée ? Alice frissonna, angoissée une nouvelle fois. Elle en avait vraiment marre que sa souris s'échappe à tout bout de champs ! Elle n'avait plus de temps pour elle ! Peut-être qu'elle aurait dû la laisser chez ses parents et acheter une chouette pour aller à Poudlard, au lieu de cette souris qui s'échappait tout le temps et qui s'en fichait ! Enervée, Alice se mit à fouiller partout, se promettant de l'enfermer à clé dans un carton sans air et sans eau dès qu'elle l'aurait retrouvée. Elle l'aperçut soudain, clopin-clopant, traverser tranquillement le dortoir. La fillette courut derrière elle, ce qui fit accélérer la bête. Elle traversa la salle commune, en sortit lorsque quelqu'un entra dans la pièce. Alice la suivit tant bien que mal, bousculant tout le monde sur son passage. La souris emprunta plusieurs escaliers et plusieurs corridors pour arriver, on ne sait comment, devant les portes du château, à l'extérieur.

Alice lui sauta dessus, essoufflée et plus énervée que jamais. Mais Lola se déroba et galopa de ses petites pattes le plus vite qu'elle pouvait pour échapper à ce géant au longs poils qui lui partaient de la tête qui la poursuivait. Elle ne suivait que son instinct et bénissait le chat qui avait déformé sa cage, lui permettant de s'enfuir. Elle entra dans le stade de Quidditch - sans le savoir -, et grimpa sur les gradins. Ici, elle serait en sécurité.

Quant à Alice, elle croisait les bras, la mine renfrognée. En marchant, elle entra dans le stade, et fut très surprise d'y trouver quelqu'un, à cette heure matinale. Une jeune fille était assise sur un balai, et faisait des tours de stade à une vitesse effarante - du moins pour Alice. Cette dernière ne pouvait pas distinguer les traits de son visage, mais elle crut l'avoir peut-être croisée une fois dans les couloirs. C'était une Gryffondor, d'après la couleur de son insigne qu'elle percevait de loin. Alice l'admira un instant. Elle allait tellement vite ! Elle-même aurait été incapable de faire ça, et encore moi de tenir plus de trois secondes sur un balai - ce qu'elle avait démontré en cours de vol. Alice fit de grands gestes pour l'appeler, hésitante, puis se mit à crier, comme on ne la remarquait pas :

"Eh ! Excuse-moi, mais ma souris est par iciii ! Ouh-ouh !" Comme c'était assez inutile, elle attendit patiemment que la jeune fille se rapproche du sol pour l'interpeller. Quand le moment s'y prêta enfin, elle l'appela. La jeune Gryffondor se posa en fronçant les sourcils. Alice se dirigea vers elle, en lui disant : "Désolée de te déranger... Mais tu voles super bien... Tu fais partie de l'équipe de Quidditch de Gryffondor ?... Euh, en fait, je chercher ma souris, elle s'est encore échappée... et elle est arrivée ici, alors je me demandais si... si tu ne l'avais pas vue quelque part..."

Alice la regarda avec espoir.




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Diana A. Lena SwanSeptième annéeavatar
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Les vacances. Ce fut le premier groupe article défini/nom commun qui traversa le cerveau embrumé de Diana lorsqu'elle desserra les paupières, ce samedi-là. C'étaient les vacances. D'ordinaire, ce terme rimait délicieusement, pour elle, avec des mots tels que « repos », « fête », « sortie », ou « amis ». Sauf que, cette fois-ci, ce furent plutôt « calvaire » et « ennui » qui lui vinrent à l'esprit. Et, pour la trois cent quatrième fois en une semaine, elle maudit ses parents qui lui infligeaient cette épreuve. Passer ses vacances de Noël à Poudlard – mais quelle idée avait bien pu leur passer par la tête ? Leur travail était-il donc plus important que leur propre fille ? Certes, elle aimait Poudlard, ce n'était pas le problème, mais cela restait malgré tout une école. Or, aucune personne sensée n'aurait sauté de joie à la perspective de fêter Noël et la nouvelle année dans une école, aussi extraordinaire fût-elle. Pourtant, c'était exactement ce à quoi ses géniteurs indignes l'avaient condamnée. Plus de manoir écossais, plus d'interminable réveillon familial, plus de soirée du Nouvel An – à la place, elle avait simplement droit aux couloirs remplis de tableaux grognons et des fantômes du château et à la compagnie de tous les autres paumés de la vie dont la famille était bien contente de se débarrasser le temps de deux misérables minuscules semaines. La jeune femme grogna alors qu'un courant d'air glacial s'engouffrait dans le dortoir, provoquant un concert d'éternuements et de reniflements parmi ses camarades. Charmant.

« La poooooorte. »

Cette dernière se referma en claquant et la Gryffondor se pelotonna sous ses couvertures. Cela ne l'empêcherait pas de faire la grasse matinée et de traîner au lit autant qu'elle le désirait. Puisqu'elle n'allait avoir personne sur le dos pendant quatorze jours, autant commencer dès à présent à accomplir tout ce qu'elle souhaitait.

Elle se leva environ une heure et demi plus tard. La salle commune était pratiquement déserte lorsqu'elle descendit, à l'exception d'une élève de troisième année qui terminait sa valise et de deux garçons plongés dans une partie d'échecs magiques. De même, les couloirs lui semblèrent excessivement silencieux, et la Grande Salle anormalement vide. Ces constats lui ayant coupé l'appétit, elle déjeuna à peine, se contentant de prélever une pomme sur la table chargée d'aliments de tout genres pour la fourrer dans sa poche – en cas où une petite faim l'aurait saisie durant la matinée. Puis elle regagna le quartier de sa maison tout en se demandant à quoi elle allait pouvoir occuper ses journées. Sortir dans le parc ? À quoi bon, si elle était seule ? Faire ses devoirs ? Cette idée lui arracha une grimace de dégoût et elle s'empressa de la chasser de son esprit. Pourtant, elle n'allait pas passer son temps à errer dans les couloirs ni à se prélasser sous sa couette, il en était hors de question. Chemin faisant, elle était parvenue devant le portrait de la grosse dame dont la voix la tira de ses pensées.

« Mot de passe ? »

Diana hésita.

« Euh... Harpie ? »

Non, c'était celui de la semaine passée.

« Chocogrenouille ? Gargouille ? Griffon ? »

Mais la grosse dame secouait obstinément la tête. Quelle poisse ! À présent, elle ne pouvait même plus entrer dans sa salle commune ! Et puis, l'illumination.

« Felix feriae ! »

Son interlocutrice lui décocha un sourire malicieux tandis que son portrait pivotait.

« Vous de même ! »

Sûrement pas, faillit lui rétorquer la septième année. Elle venait de pénétrer dans son dortoir quand son regard se posa sur la forme sombre adossée au mur auprès de son lit. Son balai ! Cela faisait une éternité qu'elle n'avait pas volé – soit par manque de temps, soit par flemmardise, soit par météo inadaptée, soit par oubli, tout simplement. Avec le début des vacances, il y avait fort à parier qu'elle ne serait pas dérangée sur le terrain. Le sourire aux lèvres, Diana commença donc à se préparer. Tresser ses cheveux afin qu'ils ne lui viennent pas dans les yeux quand elle serait en vol, enfiler ses mitaines, s'emparer d'une écharpe... Après une légère tergiversation, elle décida de ne pas prendre son bonnet – l'air était froid mais un grand soleil illuminait le ciel et se reflétait sur la neige – puis se saisit de son Éclair de Feu. Elle n'avait jamais voulu faire partie de l'équipe de Quidditch de sa maison mais adorait voler et les sensations que cette activité lui procurait. Cela serait un excellent moyen d'aérer son cerveau tout en lui changeant les idées.

Quand elle parvint à l'extérieur, elle marqua un temps d'arrêt, éblouie par la blancheur immaculée du paysage. Quelques élèves se poursuivaient dans le parc ou discutaient autour du Lac Noir, et l'écho d'un rire résonna à ses oreilles. Faisant taire ses propres envies d'espace et de compagnie, elle reprit sa route. Bientôt, elle serait dans le ciel. Bientôt, elle serait libre. Comme elle s'y attendait, le terrain de Quidditch était totalement désert. Elle enfourcha aussitôt son balai qui s'éleva immédiatement. Une fraction de seconde plus tard, elle avait laissé la terre ferme à plusieurs dizaines de mètres au-dessous d'elle. À cette hauteur, la vue était imprenable, mais ce n'était pas pour le panorama que Diana avait pris la résolution de voler. Elle commença par enchaîner un certain nombre de figures acrobatiques, son Éclair de Feu répondant à la moindre de ses impulsions, puis, gagnée par une ivresse progressive, se pencha sur son manche. Il accéléra alors et elle se mit à exécuter plusieurs tours de pistes, essayant de les enchaîner le plus rapidement possible. Grisée par la vitesse, elle ne remarqua pas tout de suite la silhouette qui avait fait irruption sur le terrain. Il lui sembla bien percevoir des cris, mais elle crut qu'ils provenaient du parc où elle avait aperçu les autres élèves jouer dans la neige. Et puis, son attention fut attirée par un petit point, loin en-dessous d'elle, qui paraissait agiter les bras en sautillant sur place. Un instant déconcertée, elle finit par comprendre que c'était sans doute à elle qu'on en voulait puisqu'elle était jusqu'à présent la seule à fréquenter le terrain de Quidditch et entama sa descente. Quand elle posa enfin pied à terre, à quelques pas de l'intrus, elle remarqua qu'il s'agissait en fait d'une fillette blonde, sans doute de première ou de deuxième année, qui était vêtue de l'uniforme des Serdaigles. En somme, une parfaite inconnue. Elle écouta son explication les sourcils froncés avant d'ouvrir la bouche à son tour en faisant la moue :

« Une souris ? Non, désolée. »

Elle avait déjà eu du mal à distinguer la jeune sorcière, alors comment aurait-elle été capable de réussir à apercevoir une souris ? La mimique désappointée de son interlocutrice ne lui échappa pas et, se sentant prise d'un élan inhabituel de pitié pour la pauvre élève, elle poursuivit en souriant :

« Mais je peux t'aider à la chercher, si tu veux. »

D'un autre côté, que lui avait-il pris d'acheter une souris ? Diana n'avait jamais supporté ces animaux et se contentait largement de sa chatte. Certes, celle-ci semait ses poils partout dans son lit et son uniforme en était couvert, mais c'était tout de même un moindre mal – et elle n'était pas obligée de lui courir après dans tout Poudlard quand lui venait l'envie de voir du pays. Elle se souvenait qu'un élève, alors qu'elle-même était en quatrième année, avait, une fois, tenté d'amené un rat. Ce dernier avait pris la fâcheuse habitude de se sauver à chaque fois que l'un des Gryffondors ouvrait la porte du dortoir des garçons et son propriétaire l'avait plusieurs fois retrouvé roulé en boule dans un coin de la salle commune – un jour, il l'avait même déniché sous un fauteuil. Jusqu'à ce qu'il ne le retrouve plus du tout. Si personne n'avait compris cette mystérieuse disparition, la jeune fille avait jugé Vénus curieusement dépourvue d'appétit durant la journée qui avait suivi.

« Je m'appelle Diana, enchantée. Elle lui sourit de nouveau, le visage resplendissant. Et toi ? Sinon, pour ta répondre à ta question, je ne fais pas partie de l'équipe de Quidditch de ma maison, mais j'aime tout de même beaucoup voler. »

Elle s'interrompit, marquant une courte pause, puis interrogea après avoir observé brièvement les environs dans le vain espoir que l'animal ait laissé des traces dans la neige pendant sa course folle :

« Au fait, elle est de quelle couleur, ta souris ? »


Si la petite lui répondait « blanche », ses vacances seraient décidément pourries.




What da heck ?
Alice PorpeyDeuxième annéeavatar
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Alice écouta la réponse de la jeune fille puis la remercia lorsqu'elle accepta de l'aider à retrouver cette satanée souris.

"Je m'appelle Diana, enchantée" reprit la Gryffondor en souriant, ce qui mit Alice en confiance, qui avait peur qu'on l'envoie balader. "Et toi ? Sinon, pour répondre à ta question, je ne fais pas partie de l'équipe de Quidditch, mais j'aime tout de même beaucoup voler."

"Moi c'est Alice. Alice Porpey, fit la fillette, tout sourire. Lorsque Diana lui demanda de quelle couleur était sa souris, elle lui répondit qu'elle était grise, assez petite mais pas minuscule non plus. "Est-ce que tu as un animal de compagnie ?" Elle écouta sa réponse, puis l'informa que sa souris était sûrement dans les gradins. "Elle a toujours été comme ça. Elle s'échappe tout le temps. Je crois que je vais la renvoyer à mes parents. En plus, elle est blessée, alors... Peut-être qu'elle a peur de moi..."

Elle se demanda si Diana avait des frères et sœurs, et si elle était née-moldue ou de sang-mêlée, ou encore de sang pur, mais ça n'était pas le moment. Elles décidèrent de se répartir la tâche. Elles se dirigèrent donc chacune dans une direction différente, et se mire à ratisser les gradins en montant au fur et à mesure. Soudain, Alice glissa sur une plaque de verglas et se retrouva les quatre fers en l'air, un horrible mal de crâne germant dans sa tête. Elle n'avait pas pu retenir un petit cri, et elle vit Diana se tourner vers elle, de l'autre côté du stade.

Alice se releva pour ne pas passer pour une quiche maladroite, et cria à la Gryffondor qu'elle ne s'était rien cassé, bien que sa cheville la faisait souffrir. Elle enleva la neige qui s'était déposée sur ses habits et, tremblante de froid, se remit les cheveux en place. "Zut, se dit-elle, je suis mal coiffée. Je vais faire mauvaise impression..." Soudain, elle vit un petit point gris se faufiler sur la glace à plusieurs mètres d'elle.

"Elle est là ! Elle est là !" cria-t-elle, rassurée. La fillette lui trottina après, de peur de retomber et de se faire beaucoup plus mal, et s'arrêta net en voyant Lola revenir sur ses pas. Diana l'avait rejointe mais, trop tard, la satanée souris se mit à mordre les jambes de sa maîtresse avec colère. Alice hurla, soulevant sa robe de sorcier. La bête s'agrippa à son écharpe, et sa propriétaire s'agrippa elle aussi et malgré elle au cou de Diana, sa souris lui mordillant maintenant le bout de nez. Alice fit de grands gestes après s'être rapidement excusée pour s'en débarrasser et vit l'animal tomber par terre, inanimée.

Affolée, Alice posa ses grands yeux effarés et embués de larmes sur la jeune fille qui paraissait tout aussi inquiète qu'elle, et gémit : "Je crois que je l'ai tuée ! Oui, j'en suis sûre ! Je suis une assassine ! En plus elle est déjà blessée ! Qu'est-ce que je vais faire !" Et elle se mit à pleurer, dramatique et honteuse.




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Diana A. Lena SwanSeptième annéeavatar
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Alice. Comme la petite fille d'une histoire moldue qui visitait un pays merveilleux peuplé de fleurs qui parlent, de chapeliers fous, de lapins blancs pourvus de montres et de chats qui rient ? Pas que Diana fût une spécialiste des romans moldus, mais elle se souvenait avoir eu le livre en sa possession, une fois, il y a de longues années de cela. Sa gouvernante de l'époque, Betty, avait entrepris de lui en narrer un passage tous les soirs, avant de la mettre au lit, et la jeune femme se rappelait avoir été particulièrement choquée par une certaine reine rouge qui voulait absolument tuer l'héroïne. Elle avait passé ses nuits suivantes à courir dans un labyrinthe interminable qui se refermait lentement sur elle, poursuivie par des ravisseurs invisibles et une voix stridente qui criait sans discontinuer : « Qu'on lui coupe la tête ! » Pendant une semaine entière, elle avait été incapable d'apercevoir un bouton de rose ou un paquet de cartes sans s'enfuir en hurlant ou éclater en sanglots. Le mois suivant, Betty était renvoyée puis remplacée par une vieille dame austère qui avait résolu de lui raconter les Contes de Beedle le Barde sur les conseils de ses parents. Avec pour interdiction formelle, bien entendu, de lui lire n'importe quelle légende non-sorcière. Ainsi s'était achevée son expérience des histoires moldues.

La voix d'Alice – la vraie Alice, celle qui se tenait devant elle, tout sourires, et qui venait de solliciter son aide pour partir à la recherche de sa souris de compagnie – la tira de ses pensées. Grise. Pas blanche. Un bon point pour elle même si, à choisir, Diana aurait certainement préféré la savoir noire, ou marron, à la limite. Puis elle lui demanda si elle-même avait un animal et la jeune fille ouvrit la bouche, laconique :

« Une chatte. Noire. »

Qui adore les rats et les souris, faillit-elle rajouter. Elle se retint heureusement de justesse, peu désireuse de susciter une crise de larmes chez son interlocutrice. Laquelle l'informa que sa souris se trouvait certainement dans les gradins avant de lui confier ladite souris s'échappait fréquemment et, par dessus-tout, était sans doute blessée. De mieux en mieux. Diana ne répondit rien, se contentant de jeter un regard vaguement découragé en direction des gradins, au-dessus d'elle, qui paraissaient la narguer. Au moins, elle était prévenue. Surtout, si elle voyait Alice courir dans un couloir à la poursuite d'une chose petite, grise et rapide, se détourner, changer de corridor, entrer dans la première pièce venue – bref, faire semblant de ne pas l'avoir aperçue et passer son chemin. Parce que, n'ayant pas pour ambition de tenir une animalerie, elle avait d'autres occupations beaucoup plus intéressantes à accomplir que passer ses journées à tenter de rattraper une souris aussi têtue que capricieuse.

Quelques minutes plus tard, les deux élèves s'étaient séparées afin d'être plus efficaces et montaient à l'assaut des gradins. La Gryffondor avait laissé son balai en bas et, un bref instant, elle regretta de ne pas l'avoir emporté avec elle : cela aurait été à la fois plus pratique et moins fatiguant de chercher la petite fugitive avec un peu de hauteur. Elle avait froid, ses doigts étaient aussi gelés que ses orteils et, pour comble, les nuages déversaient à présent de légers flocons qui limitaient encore un peu plus sa visibilité. Soudain, un cri parvint à ses oreilles et elle fit volte-face. Alice avait dû glisser sur une plaque de glace et se relevait à présent péniblement malgré une ou deux phrases destinées à rassurer sa coéquipière. Cette dernière se retourna en levant les yeux au ciel et allait reprendre sa marche lorsqu'un nouvel hurlement l'arracha à ses recherches. De joie, cette fois. De toute évidence, la Serdaigle avait fini par retrouver sa souris. Diana fit demi-tour, la rejoignant prudemment de peur de déraper à son tour. Cependant, quand elle parvint à sa hauteur, ce fut pour voir l'animal se précipiter sur les jambes de sa propriétaire et les mordre de toutes ses forces. Alice tenta vainement de s'en saisir tandis que celle-ci remontait le long de sa robe. Incrédule, la jeune femme observait la souris s'agripper à l'écharpe de sa maîtresse et eut un mouvement de recul involontaire lorsqu'elle se dressa sur ses pattes pour mordiller le nez de la fillette qui, affolée, s'accrocha à son cou tout en faisant de grands gestes désordonnés dans le but de lui faire lâcher prise. Diana manqua se faire éborgner et assommer une demi-douzaine de fois avant que sa camarade ne parvienne enfin à se débarrasser du rongeur qui tomba alors à terre. Remarquant que l'animal demeurait immobile, la jeune sorcière écarquilla les yeux et se tourna vers sa camarade, les mots se bousculant sur ses lèvres, paniquée. Puis fondit en larmes. Magnifique. Diana se retrouvait donc avec une petite fille hystérique et une souris complètement folle à demi-morte sur les bras. Voilà qui concluait admirablement sa matinée. Comment était-elle censée réagir, dans une situation pareille ? Après une brève hésitation, elle tapota maladroitement l'épaule de la fillette inconsolable. Elle se souvenait que, dans Alice au Pays des Merveilles, l'héroïne éponyme formait une véritable mer de ses pleurs. Si elle savait qu'il ne s'agissait que d'une fiction, elle préférait tout de même ne courir aucun risque. Mourir noyée ne venait pas en tête de ses ambitions à court terme – ni à long, d'ailleurs.

« Eh, calme-toi, d'accord ? Je suis sûre qu'elle va bien, ta souris. Simplement un peu sonnée, mais elle m'a l'air d'avoir un sacré caractère. Ce n'est pas une petite chute qui va l'achever, ne t'en fais pas. »

Comme ses sanglots s'espaçaient peu à peu, la jeune fille se décida à se baisser auprès du corps minuscule en soupirant. Elle tendit la main pour s'en saisir précautionneusement tout en priant pour que l'animal inanimé ne s'éveille pas à ce moment précis et en profite pour l'agresser à son tour. La chaleur qui se répandit dans sa paume la rassura quant à l'état du rongeur et, alors que ses doigts palpaient le pelage grisonnant avec délicatesse, elle sentit sa poitrine se soulever doucement mais avec régularité. Un sourire soulagé s'afficha sur ses lèvres et elle se releva aussitôt, faisant face à la Serdaigle. Croisa son regard.

« Qu'est-ce que je te disais ? Peut-être pas très vive, mais toujours en vie. D'ailleurs, il vaut sans doute mieux pour tout le monde qu'elle soit inanimée pour le moment ; sinon, je suis certaine qu'elle aurait encore trouvé le moyen de s'enfuir ! »

Alice esquissa un sourire tremblant tandis que Diana lui présentait sa souris.

« Au fait, comment s'appelle cette charmante demoiselle ? »

Une fois la fauteuse de troubles restituée à sa propriétaire, la jeune femme conclut sur un ton badin :

« Maintenant, je pense qu'il faut prioritairement la mettre au chaud et la laisser se reposer. Si tu as vraiment peur qu'elle se soit gravement blessée, tu peux aussi la montrer à Ollivander, au cas où. Mais ne t'inquiète pas, c'est beaucoup plus résistant qu'il n'y paraît, ces bêtes-là. »

Mission accomplie. Allait-elle enfin pouvoir retourner à son Éclair de Feu ?




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Alice fut vite apaisée par Diana, qui trouvait les mots justes pour gagner son estime. La jeune fille se baissa, ramassa la souris, puis la rassura quand à l'état de santé de Lola. Heureuse, Alice la prit dans ses mains et frotta le bout de son nez contre son pelage gris, comme lorsqu'elle était petite. La Serdaigle sourit à son aînée puis la remercia chaleureusement. Diana n'avait certainement pas voulu avoir une petite fille pleurnicheuse et une souris rebelle sur les bras !

« Merci beaucoup, répéta-t-elle. Désolée de t'avoir dérangée, je pense que tu ne voulais pas qu'on t'importune... Encore merci. »

La Gryffondor lui demanda comment elle s'appelait. En se remémorant les circonstance de ce baptême, elle s'attrista. Sa grand-mère maternelle, Lola-Rose Kenvey, était morte à la naissance de la mère d'Alice, et c'est celle-ci qui avait proposé d'appeler Lola la petite souris, même si la fillette n'aimait pas particulièrement ce nom. D'ailleurs, il lui rappelait trop les yeux attristés de sa mère qui lui racontait l'histoire de sa propre mère, et elle détestait ces yeux-là, remplis de nostalgie et de mélancolie.

« Elle s'appelle Lola. Ma grand-mère portait ce nom. »

Diana lui suggéra ensuite de la mettre au chaud et de la laisser se rétablir. Elle lui dit ensuite, si elle trouvait sa blessure aggravée, d'aller voir le professeur Ollivander. Alice s'empressa de lui répondre qu'elle était déjà allé la voir, mais que c'était une bonne idée.

Décidément, elle était bien non-désirée chez la majorité des personnes qu'elle rencontrait, du moins elle avait l'impression. Ça avait commencé avec Nate Windstom, puis le professeur Ollivander, et ensuite Diana... Elle causait des soucis à tout le monde ! La neige cessa soudain de tomber et la soleil surgit de derrière les nuages. Un rayon éclairait les cheveux blonds et attachés de la jeune fille, attirant l'attention d'Alice qui souffla, fascinée :

« Ils sont magnifiques, tes cheveux... J'aimerais beaucoup avoir les tiens. »

Elle lui sourit, puis, mettant sa souris au fond d'une poche en espérant ne pas être trop brutale, déclara :

« Je vais y aller. Merci encore une fois, je t'en suis très reconnaissante. A bientôt, peut-être, si tu as envie et si nos chemins se croisent une nouvelle fois ! Personnellement, je ne sais pas si tu en auras envie, je t'ai causé bien des soucis ! »

Elle se demanda si elle ne renverrait pas sa souris à ses parents et demanderait à la place une chouette ou un crapaud. Non, un crapaud n'est pas agréable à regarder, avec ses pustules et sa couleur verdâtre. Un crapaud est laid. C'est évident !




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Diana A. Lena SwanSeptième annéeavatar
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Par bonheur, Alice semblait s'être apaisée et avoir repris suffisamment de sang-froid pour glisser sa souris – Lola, donc – dans la poche de son uniforme. S'ensuivit un silence durant lequel Diana se demanda quelle était la meilleure conduite à adopter – attendre que la Serdaigle la quitte ou faire le premier pas ? Elle ne désirait pas vexer la fillette mais ne souhaitait pas non plus passer le restant de sa matinée, déjà bien entamée, dans cette position. Peut-être son interlocutrice était-elle trop timide pour prendre congé elle-même, ou encore... Un rayon de soleil parvint à percer l'épaisse couche nuageuse, illuminant son visage, et elle vit Alice écarquiller les yeux avant de lâcher dans un souffle :

« Ils sont magnifiques, tes cheveux... J'aimerais beaucoup avoir les tiens. »

Prise de court, la jeune femme mit plusieurs secondes à réagir mais finit par ouvrir la bouche à son tour, bien qu'encore déstabilisée :

« Mes... cheveux ? Euh... Eh bien, merci beaucoup. Tu sais, les tiens aussi sont jolis. Ils ont une belle couleur, je trouve. »

Elle lui sourit mais, déjà, Alice était repartie sur autre chose. Sauf que, cette fois, c'était la bonne.

« Je vais y aller. Merci encore une fois, je t'en suis très reconnaissante. A bientôt, peut-être, si tu as envie et si nos chemins se croisent une nouvelle fois ! Personnellement, je ne sais pas si tu en auras envie, je t'ai causé bien des soucis ! »


Son irritation s'était-elle tant vue que cela ? La jeune fille, du fond du cœur, espéra que non. Car, même si elle était pourvue d'un mauvais goût assuré pour choisir ses animaux de compagnie, Alice lui était plutôt sympathique. Gentille et attachante, la petite lui avait fait assez bonne impression, malgré les circonstances troublées de leur rencontre. Voilà pourquoi Diana lui offrit son plus large sourire et prit la parole d'une voix douce :

« Je suis heureuse d'avoir pu te rendre service, Alice. De mon côté, je serai contente de te recroiser à Poudlard – à condition toutefois que le contexte soit légèrement... différent. À comprendre : à condition que tu ne sois pas encore en train de courir après ta maudite Lola. Elle laissa échapper un petit rire avant de conclure : Je te raccompagne jusqu'au terrain, si tu veux. »

Leur descente se fit en silence, chacune étant sans doute plongée dans des pensées qui lui étaient propres. La première année songeait-elle à sa souris retrouvée ? De son côté, en tout cas, la Gryffondor était plus pressée que jamais de retrouver son balai. Lorsqu'elles furent arrivées au bas des gradins, celle-ci se tourna vers Alice, une main déjà posée sur le bois chaud et vibrant de l’Éclair de Feu – comme s'il l'avait attendue, comme si, lui aussi, avait hâte de voler de nouveau.

« À bientôt, donc. Bon courage avec miss Lola et bonnes vacances ! »

Elle la suivit du regard jusqu'à ce qu'elle disparaisse à sa vue. Alors seulement, elle enfourcha son balai et s'éleva aussitôt, ne s'arrêtant que quand elle eut dépassé la plus haute tour du château, le plus grand arbre de la forêt interdite. En-dessous d'elle – en-dessous d'eux – les élèves n'avaient même pas la taille de petites souris. Son Éclair de Feu palpitait sous ses doigts, à la manière d'un cœur ou d'un moteur, et elle esquissa un sourire. Où pouvait bien être Alice ? Était-elle ce point qui était en train de traverser le parc, ou bien cette minuscule silhouette qui venait de pénétrer dans l'une des cours de Poudlard ? Une bourrasque vint emmêler ses cheveux tandis qu'une voix chuchotait dans sa tête : Ils sont magnifiques... J'aimerais beaucoup avoir les tiens... Alors, bien que sachant pertinemment que la Serdaigle ne pouvait la voir, elle leva ses deux mains et les agita au-dessus de sa tête. Murmura.

« Au revoir, petite Alice... À bientôt au Pays des Merveilles... »

Elle sourit de nouveau, parce qu'elle venait de se souvenir que c'était un gentil chaton blanc appelé Dina que l'Alice du livre possédait et non pas une souris rebelle répondant au nom de Lola. Puis, sans baisser les bras ni s'emparer du manche de son balai, elle inclina légèrement le buste. L’Éclair de Feu réagit aussitôt et plongea vers le sol. Le vent siffla à ses oreilles. Elle se redressa juste avant de s'écraser à terre pour remonter en loopings. Ses bras étaient toujours tendus en direction du ciel, doigts écartés, paumes ouvertes – comme si elle voulait toucher la neige ou attraper le soleil. Un rire naquit sur ses lèvres et s'envola vers les nuages. Ces vacances ne s'annonçaient pas si mal, finalement.



FIN DU RP




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Pourquoi une souris a-t-elle besoin de s'enfuir... ? [Diana & Alice]

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