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 S'il vous plait, tout sauf une explosion [Paige Warlock/Avery Lestrange]

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Dernière édition par Avery R. Lestrange le Ven 27 Déc 2013 - 23:22, édité 2 fois
23 Décembre 2007.
 
La journée ne pouvait pas mieux commencer. Pourtant, un éclatant ciel bleu rayonnait sur le comté du Devon, faisant scintiller la neige encore fraîche devant la porte des Lestrange. C'était la saison qu'Avery aimait le plus, ces paysages enneigés à perte de vu, le silence de la nature en hibernation n'était propre qu'à l'hiver. Lorsqu'il sortit sur le pas de sa porte ce matin afin de dégager la neige encombrante, une détonation retentit à travers l'imposante maison qui trembla sous l'effet de l'explosion. Car oui, il s'agissait bien d'une explosion. Il ne fallait pas être un grand détective pour comprendre que quelque chose clochait, et cela venait sans doute de sa mère.
 
D'un mouvement de panique, il s'engouffra à nouveau dans la maison, s'engagea dans les escaliers sur sa droite qu'il monta en quatrième vitesse. Sur la dernière marche, il manqua de s'étaler de tout son long contre le parquet. Il déboula comme un malade dans la chambre de sa mère, qui était située à l'autre bout du couloir évidemment, il fallait bien qu'ils habitent dans une baraque immense! Sous le coup de la panique, ses pieds dérapèrent sur le paquet noircis de ce...
"DE CENDRES?" s'écria-t-il, en réalisant l'ampleur de la situation qui s'offrit à ses yeux.
La pièce entière était couverte d'une épaisse poudre noire, s'insinuant dans tout les recoins si bien qu'il avait du mal à reconnaître la chambre qu'elle était autrefois. 

Il sentit un courant d'air froid lui hérisser la peau. Et comme il le découvrit lui-même, ce n'était pas seulement l'histoire d'une foutue explosion mais aussi d'un trou béant dans la paroi de pierre. Ce qui était jadis la chambre conjugale d'Amethyst et de Rigel Lestrange n'était réduite qu'à un tas de cendre. Il chercha des yeux la présence de sa mère, et la retrouva recroquevillée dans un coin, tremblante des pieds à la tête.

- E-excuse-moi Avery, je voulais juste... faire un peu de ménage. fit-elle, d'une voix étranglée.
- Pour le ménage on repassera hein? Lui répondit-il d'une voix lasse.

Il savait au fond de lui qu'il ne pouvait pas lui en vouloir. Même si l'ampleur des dégâts était considérable, tout ce qu'il ressentait pour sa mère était de la pitié, et surtout de l'inquiétude. Ce sortilège inoffensif aurait pu la blesser gravement. Il se rendit compte à quel point sa mère avait perdu de sa superbe, sa puissance magique n'étant réduite qu'à allumer le feu dans la cheminée. Et encore... Si elle ne faisait pas brûler la maison entière avec!
C'est de cette manière là qu'il passa sa matinée entière, au chevet de sa mère dans le grand salon familial entièrement vide. Amethyst Carrow passa la moitié du temps à fixer d'un air vide la cheminée en face du canapé, sur laquelle était exposés toute sorte de photos. On voyait encore Rigel et Rabastan Lestrange bras dessus, bras dessous en train de fixer l'appareil d'un regard féroce, empreints tout deux d'une vitalité qu'il n'avait plus aujourd'hui.
Oui pour Avery cette journée avait bien commencée, et elle n'était certainement pas terminée. A 11h, il fallait qu'il sorte de ce manoir oppressant, bouffé par le silence. De plus, il était impératif qu'il se présente au Ministère s'il voulait avoir une chance que sa mère retrouve sa chambre d'antan. La brigade de réparation des accidents magique allait avoir du travail.
En partant, il appela l'elfe de maison pour qu'il veille sur sa mère et lui prépare à manger quand elle se réveillera. Il prit quelques gallions et mornilles pour payer le voyage en magicobus (pour faire un tour au chemin de traverse peut-être? Il avait besoin de prendre l'air) et il referma la porte dernière lui d'un coup sec.

Bonjour Londres et ses grandes rues pavées. Bonjour ces foules aux mouvements incessants et ces avenues aussi grandes que le village d'Avery. Il foula d'un pas décidé les ruelles sombres de Londres jusqu'à tomber sur la fameuse cabine téléphonique! Il ne l'avait pas vue depuis longtemps celle-ci. Et pourtant, il connaissait le chemin par coeur à l'époque où avait lieu le procès de son père. Il composa rapidement 6-2-4-4-2 et la cabine s'engouffra dans les entrailles de la terre. Il avait fait le chemin si souvent qu'il avait oublié la singulièrement sensation de son estomac qui se retourne à mesure que l'entrée du Ministère se rapproche. Avery se demanda soudainement si aucun moldus n'avait malencontreusement tapé le chiffre et s'était retrouvé coincé dans une cabine qui bouge, ce qui serait une situation plutôt angoissante pour eux. Avery pensa que quand même un ministère de la magie n'est pas à sa place sous terre. Il devrait être dans le ciel, bien au dessus des moldus pour pouvoir tout surveiller. Oui ce serait tellement mieux non un monde sorcier dans les cieux?
 
Bon, il ne faut pas pousser la réfléxion si loin. N'empêche que...
"La Gazette du Sorcier monsieur?" lui demanda un homme portant une liasse de journaux dans ses bras.
Il sursauta et se sentit ridicule. Il n'avait même pas remarqué les gens autour de lui et avait marché machinalement jusqu'au milieu de l'atrium. Il se posta devant la grande statue du Ministre qu'il fixait de haut en bas. Alan Fiennes, le fondateur du MIM. Encore un bon utopiste qui pense que rapprocher les moldus et les sorcier est l'idée du siècle!

Détournant la tête vivement de l'image du Ministre, Avery se dirigea droit vers les ascenseurs, qui à cette heure-là sont assez peu fréquentés. Un ascenseur à sa droite était déjà peuplé de 4 personnes, et il distingua à l'intérieur une touffasse rousse, Ronald Weasley sans doute, et il ne voulait certainement pas se retrouver dans le même ascenseur que lui. Il s'engagea donc dans le second ascenseur, où il n'y avait qu'une seule personne. Avery en l’apercevant pensa qu'il s'agissait d'une sorcière assez jeune, et lorsqu'elle leva les yeux vers lui il la reconnut immédiatement. Paige Warlock, une septième année de Serpentard. Il lui adressa un vague sourire et les portes de fer se fermèrent d'un claquement sec.
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    C'est la luminosité, plus forte que d'habitude, qui réveilla Paige ce matin du 27 Décembre. D'habitude réglée comme une horloge, la jeune collégienne en vacances fronça les sourcil en croisant du regard l'heure qu'affichait le cadran de sa montre posée sur sa table de chevet. 8 heures. D'habitude à 8 heure le soleil se levait à peine et là elle avait l'impression d'avoir dormi bien plus tard. Paige se frotta les  yeux et se retourna dans son lit pour regarder vers la fenetre de sa chambre. Ce qu'elle vit la réveilla tout à fait. 

    La luminosité était forte car le soleil brillait sur une épaisse couche de neige blanche. Paige écarquilla les yeux et se leva. Elle glissa ses pieds dans ses chaussons et rejoignit la fenetre de se chambre pour admirer le spectacle de la neige emplissant la campagne autour du manoir et la ville qu'on pouvait voir au loin. Cela faisait plusieurs jours que le temps était exécrable : du vent, de la tourmente, un peu de neigeotte qui ne tenait absolument pas. Avoir une telle vue au reveil avait de quoi ravir la jeune fille !

    Quelques minutes plus tard Paige était en bas, dans la cuisine où s'affairaient les deux elfes de maison de la famille Warlock. Paige un peu surprise de voir le salon vide interrogea les petites créatures. Où étaient son père ? Sa mère ? Son frère ? Tout en préparant des toasts à la cadette Warlock, les elfes lui expliquèrent que Monsieur était au ministère, que Madame était partie faire des courses pour le reveillon et qu'ils ignoraient où était Andrew. Paige fronça les sourcils. Pourquoi son père était il au ministère alors qu'il était en congés ? La jeune fille le comprit rapidement lorsqu'elle vit la petite boule de cristal qui tronait sur la cheminer s'eclaira pour faire apparaitre le visage de son paternel :

    - Bonjour ma fille, pour une raison urgente j'ai du me déplacer au ministère, je te propose de décaler notre moment durant ma pause du midi, tu n'auras qu'a me rejoindre au ministère.

    A toute à l'heure, soit prudente si tu transplanes.La petite boule de cristal s'éteignit aussitôt. Paige soupira. Son père était un bourreau de travail. Alors qu'il était en congé il allait encore au ministère régler elle ne savait qu'elles affaires. Et leur matinée cadeau de Noël allait se réduire à quelques minutes à peine pendant sa pause déjeuner. Paige relativisa assez vite. Au pire elle finirait de choisir les cadeaux de noël toute seule ce n'était pas si grave. La jeune fille attrapa ses toasts et les mangea rapidement, elle avait encore du temps devant elle mais elle avait envie d'en profiter pour s'étirer un peu avant de passer sous la douche..

    Transplaner au ministère n'était pas une chose aisée, voila pourquoi Miss Warlock préféra de loin transplaner jusqu'au centre de Londres et ensuite emprunter l'entrée des employés comme elle le faisait avec son père. Elle descendit dans les toilettes publics et rentra dans celles des femmes. Elle choisit la premier cabine a gauche, y entra et mit les pieds dans la cuvette. Elle avait toujours une sorte de dégout à faire ça même si elle ne sentait pas l'eau sur ses chevilles et même si son père lui avait absolument juré que personne ne les utilisait à des fins.. normales pour des toilettes, vu qu'il y avait un puissant repousse moldu. Paige se pencha, appuya sur le bouton de la chasse d'eau et se laissa emporter par la magie.

    Quelques secondes plus tard elle réapparut dans l'atrium du ministère de la magie. L'endroit était un peu plus calme que d'habitude, les fêtes qui approchaient expliquaient cela. La jeune fille connaissait le chemin jusqu'au bureau de son père par coeur. Petite sont père changeait souvent de département mais depuis plusieurs années il avait gardé le même poste important, facilitant la vie de sa petite fille qui n'était pas une as en orientation. Paige devait donc rejoindre le niveau 2, elle regarda sa montre, elle était un peu en avance. Tant pis, elle en profiterais pour dire bonjour aux collègues de son père. 

    Elle entra dans un ascenseur et soupira. Ces antiques boites de conserve étaient tellement lentes et peu rassurante. Elle y était seule lorsque juste avant la fermeture des portes un jeune homme rentra.Paige qui est une jeune fille physionomiste reconnu sans la moindre difficulté Avery, un garçon de sa maison, d'un an de moins qu'elle et que malgré tout elle ne cotoyait pas très souvent. Il lui adressa un petit sourire vague auquel elle répondit par un joli sourire éclatant. D'une voix légère elle lança :

    - Salut !

    Paige n'était pas vraiment une jeune fille taciturne au contraire. Elle aimait bien discuter, d'autant plus que là elle était pas méga rassurée et que parler lui permettait d'oublier qu'elle était dans un ascenseur en lequel elle n'avait jamais eut confiance. La jeune fille regarda avec un peu plus d'attention le jeune homme, il était.. sale ? Non pas vraiment. Mais il avait une tache entre la pomette et le nez, une tache grise. La jeune femme attrapa la manche de sa robe de sorciere et se hissa sur la pointe des pieds pour frotter le visage du jeune homme en s'expliquant en même temps :

    - T'as une tâche.. Oh mais c'est de la suie ! Les cheminées du ministères déconnent encore ?

    Paige se rappelait que son père avait entendu beaucoup d'employés se plaindre des dégats que faisaient depuis quelques temps les cheminées qui menaient au ministère. Il lui semblait que le problème était résolu mais vu l'état d'Avery Lestrange c'était pas vraiment le cas..
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 - T'as une tâche.. Oh mais c'est de la suie ! Les cheminées du ministères déconnent encore ?
Admettons qu'il soit actuellement dans un ascenseur, couvert de suie, en compagnie d'une fille qu'il trouve plutôt... très jolie, (allez il ne va pas se mentir non plus hein). Il pu donc reléguer son histoire d'explosion au second plan lorsqu'il découvrit le sourire de Warlock, étincelant de sincérité. Des sourires comme ça, on ne lui en faisait pas souvent, compte tenu de ce que les gens pensaient des Lestrange. Mais Paige Warlock semblait différente, avec son sourire collé aux lèvres. 
La seule et unique chose que pouvait détester Avery chez Paige c'était cette popularité qui lui colle toujours à la peau. Ce sentiment que toute personne était sensiblement attirée par sa gentillesse et sa sincérité pure. C'était humain après tout, de se rapprocher de ceux qui nous veulent du bien, des personnes aux qualités comme celles que possède Paige. Il avait lui-même ressentit de la sympathie pour elle. Mais malgré lui, un sentiment de jalousie le submergea.
- Si seulement ce n'était qu'un problème de cheminée ! Ma mère m'a fait part de ses talents de cuisinière et tout un pan de la cuisine est parti en fumée, le déjeuner avec... Fit-il, un éclair de malice dans les yeux.

En racontant cette histoire qui n'était pas l'entière vérité, il eut un semblant de regret et baissa les yeux, face au regard semi-compatissant, semi-amusé de Paige. Oui, il avait presque envie de lui confier ce qui était réellement arrivé, et comment sa mère perdait peu à peu le contrôle d'elle-même et de sa magie, cela lui aurait ôté un poids. Avery savait qu'elle ne l'aurait pas jugé, mais il n'avait pas assez confiance en elle pour dire l'exacte vérité. Aurait-il honte de voir en face ce que sa mère est devenue ?
Il remarqua combien ses mains étaient noires de suie. Comme s'il avait fait du ramonage toute la nuit ! Il promit de passer aux toilettes se refaire une beauté, pour paraître un minimum propre et non avoir l'air d'une cheminée ambulante.

- Conclusion : Ne plus jamais laisser ma mère seule dans une cuisine ! Rajouta-t-il, un sourire au coin des lèvres.

La cage d'ascenseur se mit brusquement en route, et Avery sentit Paige se raidir alors que l'appareil s'engouffra dans les entrailles du ministère. Il se sentit un peu comme un imbécile qui était à la mauvaise place, au mauvais moment. En aucun cas il n'avait la superbe d'un sang-pur dont il devait toujours se parer. Contrairement à Paige qui, elle, n'était pas couverte de suie. Il était parti en quatrième vitesse, habillé comme un moldu, et d'une façon plutôt décontractée. Un jean, un gilet à capuche gris et des baskets dépareillées. A vrai dire, il s'en foutait royalement. Pourvu qu'il rentre à temps au manoir pour s'occuper de sa mère et envoyer rapidement une équipe du ministère pour réparer le désordre de l'explosion !
Malgré ce contraste saisissant entre lui et Paige, il ne se sentait pas du tout jugé. Il n'avait jamais entendu de paroles négatives sur cette fille à Poudlard et elle semblait appréciée d'une bonne parti des élèves. Enfin.... il parle surtout du peu d'élève qu'il connaît. Elle est l'exact opposé de lui, des parents autour d'elle, une famille qui la soutient. Alors oui, il pouvait l'envier, mais certainement pas la jalouser. Ce n'était pas dans ses intentions. 
Malgré le fait que c'était un de ces moments où Avery n'avait envie de voir personne et encore moins quelqu'un de Poudlard, il se sentit rassuré par sa présence.
L'ascenseur se bloqua violemment, et une voix féminine annonça d'une façon plate « Niveau 3 : Département des accidents et catastrophes magiques. »

Avery adressa un « A bientôt ! » qu'il espérait chaleureux avant de sortir de l'ascenseur.
Au bout de trois pas, il se retourna et eut juste le temps de lancer en criant presque « On se retrouve devant Fleury et Bott, dans deux heures ? » avant que les portes ne se referment sur la jolie brune. Avery espéra qu'elle l'avait entendu, et surtout qu'elle allait venir. 

Il avait besoin de changer d'air un peu et se balader sur le chemin de traverse n'était pas une mauvaise idée. Il devait trouver un cadeau de Noël pour sa mère et il avait besoin de conseils féminins. L'elfe de maison veillait sur sa mère, Avery avait donc plusieurs heures devant lui avant de rentrer. 
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    Le ministère était une sorte de gigantesque fourmilière ou les gens se croisaient, passaient, s'envoyer des notes de service, travaillaient ensemble ou se tiraient dans les pattes, on pouvait vite s'y sentir perdu quand on était coincé dans un mouvement de couloir ou qu'on essayait de retrouver son chemin en evitant de se prendre des petits avions en papiers enchantés. Bien sûr, comme toutes les organisations, il avait ses petites failles et ses gros problèmes. Les cheminés faisaient parti des récurrents souci du ministère de la magie. Beaucoup d'employés et de visiteur venaient par la poudre de cheminette et finissaient par entrer en collision dans les cheminées ou alors celle-ci faisait des siennes et finalement décidait que non décidément le ministère de la magie n'était pas une destination pour vous. Voir Avery Lestrange complètement couvert de suie fit sourire la jeune fille un peu plus, persuadée qu'il avait été victime des cheminées.

    Mais absolument pas. Et limite ça n'aurait pas été plus mal que ce ne soient que les chemines. Il lui expliqua rapidement que sa mère avait tenté de faire à manger et que la cuisine avait malencontreusement explosé de ce fait, ce qui expliquait sa degaine un peu indifférente et son visage ainsi que ses mains couvertes de poussière noire. Il semblait amusé par la situation mais quelque chose dans son attitude soufflait à Paige qu'il était aussi un peu.. inquiet.

    - Serieusement !? Tu n'as rien eut au moins ? Et ta mère va bien ! Vu comme tu le prends je suppose que oui. Dis donc c'est rare les accidents magiques par les adultes ! C'est souvent le fait d'enfants qui ne gèrent pas leurs pouvoirs ! Tu devrais pas faire cette tête là, ils vont arranger les dégâts super rapidement !

    Tenta de le rassurer la jeune fille. Mais quand même ! Faire exploser une cuisine ! Paige fouilla dans sa mémoire pour retrouver parmi les connaissances de son père et son entourage le visage de la mère d'Avery. Elle se souvint d'une femme aux long cheveux et au visage sévère mais qui invitait souvent les grandes familles alors que Paige était encore petite, avant la guerre. Il lui semblait que le père et d'autres membres de la famille de Avery étaient en prison d'où le fait que ce soit le jeune collégien qui se rende au ministère. Avery et sa mère avaient dû faire parti du programme d'aide qu'avait dirigé son père à la fin de la guerre pour aides les proches innocents des mangemorts emprisonnés et exilés à Azkaban.

    Avery sourit en ajoutant qu'il ne laisserait plus sa mère faire la cuisine. Paige éclata de rire. Elle imaginait tellement mal sa mère faire exploser la cuisine mais elle imaginait bien le malaise si ça pouvait arriver. Sa mère cuisinait de temps en temps mais c'était les elfes de maison qui faisaient le gros des repas, Doris Warlock se contentait juste de faire quelques desserts ou des douceurs pour le goûter comme Paige les aimait tant. La jeune fille eut un petit sourire en coin et ajouta :

    - Donc va falloir que tu te mettes à la cuisine ! Bon courage !

    Paige n'était pas une manuelle. Eplucher les carottes ou réparer une baguette cassée c'était absolument pas son truc. Il n'y avait que le piano où elle se dinstinguait particulièrement. Elle ne se voyait absolument pas préparer des plats comme les elfes faisaient. Et puis après tout, elle les aimait bien Enorian et Kriti, mais ils étaient là pour ça quand même non !?

    L'ascenseur commença à se mouvoir et Paige se sentit se raidir. Décidemment elle avait un problème avec les ascenseurs. Limite si il y en avait elle aurait carrément prit les escaliers quoi ! Mais les escaliers au ministère de la magie.. Paige ne savait même pas s'il en existait. La jeune femme jeta un coup d'oeil aux gens qui l'entouraient, tous très bien habillés, distingués et très sérieux. Paige ne voulait pour rien au monde appartenir à ce monde guinder. Ca ressemblait parfaitement à Andrew mais absolument pas à elle.

    L'appareil se stoppa au troisième niveau, celui des catastrophe magiques. C'est là que Avery descendait. Alors qu'il lui disait à bientôt gentillement Paige lui fit un signe de la main et un sourire. Elle avait encore plusieurs étages à descendre elle. Paige allait regarder justement verifier si c'était bien celui qu'elle pensait lorsque la voix d'Avry lui parvint. La jeune fille releva la tête tandis qu'il lui proposait de se retrouver devant la librairie du chemin de traverse dans deux heures. Paige n'eut pas le temps de répondre, ni même de réfléchir à la proposition enfaite, que la porte de l'ascenseur se ferma. Décidément elle detestait ce machin. Paige regarda sa montre. Deux heures.. Il serait quatorze heures trente. Paige eut un sourire, son père reprendrait sûrement vers quatorze heures alors c'était tentable !

    L'ascenseur s'ouvrit de nouveau à l'étage que Paige devait rejoindre. La jeune fille sortit de l'ascenseur avec beaucoup de soulagement et l'impression qu'elle allait passer une bonne après midi. Le bureau de son père ne devait plus être très très loin. La jeune fille s'avança dans les couloirs, saluant les collègues de son père qu'elle connaissait et qui la reconnaissaient. Finalement non sans difficulté elle arriva au niveau de la porte indiquant John Warlock. La brunette frappa doucement. Son père était, bien sûr, encore en rendez-vous.
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Il vit Paige disparaître avec l'ascenseur, et soupira. Merlin, que lui avait-il prit de crier comme ça au beau milieu du ministère ? Les employés présents dans l'ascenseur avaient du le prendre pour un fou. Certes, il préférait que ce soit eux qui le prennent pour un attardé mental plutôt que Paige. Il avait eu une réaction plutôt bizarre, ce qui ne lui ressemblait pas. Proposer de passer l'après-midi avec une fille en criant à travers un ascenseur, il n'aurait pas pu trouver mieux ? Sans parler de ça, il avait une sacrée mission à accomplir : se débarrasser de cette suie bien trop collante. Et pour cela il fallait employer les grands moyens ! Il traversa le grand couloir du troisième étage, et foula de ses baskets dégueulasses (employons les mots justes !) la très belle moquette bleue foncée. Sur les murs étaient accrochés différents tableaux, certains représentant des employés du département, d'autres des anciens employés sans doutes. Sur son chemin, il croisa des hommes et des femmes qui marchaient en quatrième vitesse, des documents dans les mains. Le ministère faisait parti de ces endroit où les gens entrent et se sentent automatiquement pressés. Un environnement qu'Avery aurait certainement du mal à supporter, tout ces gens en costards en train de courir d'un département à un autre toute les deux minutes non merci ! Il ne s'imaginait pas du tout vivre ça quotidiennement.

Il était trop occupé à écouter un homme se faire disputer par son supérieur dans un coin du couloir qu'il fonça droit dans une femme qui trébucha. Elle leva des yeux furibond à son adresse, et il lui répondit d'un regard noir à glacer le sang. Qui était-elle celle-là pour se mettre en plein milieu de son chemin ? Elle se releva, ramassa son dossier et se détourna en soufflant bruyamment.

- Merde ! Mais regardez où vous allez ! Lança-t-il, exacerbé.

Qu'avait-elle à livrer de si important dans son dossier pour courir à travers le couloir comme ça ? Il n'aimait pas se pousser pour laisser passer les gens dans la rue. Il était habitué à ce que ce soit les autres qui s'écartent. Parfois, il était même tenté de crier qu'il est un Lestrange pour qu'on le laisse tranquille. Mais ce n'était pas la peine de se mettre dans des états pareil pour une altercation de ce genre. Sa journée était déjà assez remplie comme ça. Remarque, en y réfléchissant il aurait préféré tout sauf une explosion dans son manoir !

Finalement, au milieu du couloir il distingua un panneau qui indiquait les toilettes. Il y entra et se posta devant le lavabo, bien décidé à faire disparaître ces tâches de suie ! Au bout d'un quart d'heure, ses mains étaient propres et son visage n'était plus constellé de petite tâches noires.
Quelques personnes entrèrent et sortirent sans qu'il n'y fasse attention jusqu'à ce qu'il vit Ronald Weasley se pointer dans le reflet de la glace. Il vint se laver les mains au lavabo voisin avant de lancer un regard méfiant à Avery.

Avery se sécha les mains sur une serviette et sortit sans adresser un regard au rouquin. Il était certain que Weasley savait combien il avait été proche de Rabastan Lestrange, -les aurors savent tout- et par conséquent qu'il ne le portait certainement pas dans son cœur. Mais Avery s'en foutait bien comme de sa première chaussette ! 
Il continua son chemin, et trouva enfin un panneau indiquant ce qu'il cherchait : Brigade de réparation des accidents de sorcellerie. S'il ne connaissait pas un minimum le ministère, pour sûr il se serait perdu ! Il poussa la porte boisée et se retrouva face à un unique bureau, où une femme à la mine grisée lui demanda :

- Hmmmm ? C'est pour quoi ?
Avery la fixa d'un air incrédule.

- Un accident de magie chez moi. Articula-t-il, froidement.
- Très bien. Votre nom ?
- Avery Rabastan Lestrange.
Dès qu'il annonça son nom, elle leva un regard intéressé vers lui, le détaillant à travers ses lunettes. Comme si elle cherchait à reconnaître quelqu'un. Agacé, Avery se racla la gorge et lui lança un regard noir. Elle détourna vivement la tête et baissa les yeux sur ses papiers.

- B-Bien... Vous... Oui, vous pouvez signer là et quelqu'un vous prendra en charge. Balbutia-t-elle, confuse, en lui tendant un formulaire.

De l'administratif, il ne manquait plus que ça ! Avery se pencha pour remplir le papier, nom, prénom, lieu d'habitation, protection magique utilisée, état des lieu, superficie de l'habitation... Lorsqu'il lut la case avec la mention « Nom du propriétaire », son cœur manqua un battement. Et il écrivit Rigel Lestrange, sous l'oeil scrutateur de la secrétaire. Il finit au bout de quelques minutes par terminer et lui tendit la feuille qu'elle fit disparaître d'un coup de baguette.

- Merci Mr. Lestrange, nous prendrons compte de votre requête, nous vous recontacterons. Au revoir.
- Pardon ?

Il était abasourdi, c'était tout ? Il allait rajouter quelque chose, lorsque la porte derrière lui s'ouvrit et un homme, en costard, entra sans même adresser un signe de tête à la secrétaire et disparut derrière elle, dans un fond noir. Comme s'il avait transplané. En gros, c'était la secrétaire qui décidait si oui ou non les citoyens sorciers pouvaient monter dans leurs bureaux. Cela voulait dire que le cas d'Avery était trop futile pour être étudié dans la journée.

- Attendez, je crois que vous n'avez pas compris. J'ai besoin d'une équipe chez moi aujourd'hui, ma mère est malade, elle a besoin de sa chambre, vous le comprenez ça ou pas ? L’apostropha-t-il, de plus en plus en colère.

- Monsieur Lestrange, la patience est une vertu.
- J'vais vous en mettre moi, de la vertu !

D'un geste rageur, il envoya voler une pile de dossier sur son bureau, des feuilles vinrent voler à travers la pièce par centaines. Certaines même allaient se perdre dans le fond noir, derrière la femme, qui le regardait d'un air choqué.

- Veuillez partir, ou j'appelle la sécurité! S'écria-t-elle.
- Ouais, c'est ça.

Il partit en claquant la porte. Décidément, il avait vraiment, vraiment besoin de changer d'air. Il reprit l'ascenseur, et partit le plus vite possible de cet endroit qui ne lui inspirait que le dégoût et la colère.
Il transplana par une cheminée et se retrouva au Chaudron Baveur, il lui restait une demi-heure avant le rendez-vous qu'il avait proposé à Paige. Bizarrement, il avait hâte de la revoir. Il avait juste besoin de quelqu'un avec un sourire et Paige était la personne idéale. Il but un chocolat chaud, et sortit dans la rue pavée du Chemin de Traverse. La rue était bondé ce jour-là ! Les gens achetaient leurs cadeaux de Noël, et d'autres faisaient une petite balade par un ciel bleuté du mois de Décembre. Il se planta devant Fleury et Bott, et attendit quelques minutes lorsqu'il aperçu une jolie brune qui s'avançait à grand pas vers lui.

- Salut ! J'ai eu peur que tu ne m’aie pas entendu crier, lui dit-il avec un sourire collé aux lèvres malgré lui.
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S'il vous plait, tout sauf une explosion [Paige Warlock/Avery Lestrange]

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