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 Font de moi une machine [Alicia & Valery]

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14 Janvier - département des mystères.

bip. Bip. bip. Bip. bip. Bip. bip. Bip. ..... ....
Un moniteur magique cesse de biper. Le silence est, subitement, incroyable. Des choses nagent paresseusement derrière les parois de verre épais d'un aquarium. Des étagères fermées, tout en verre, bourrées à craquer de spécimens mouillés, de choses momifiées, de matières plus ou moins organiques et identifiables, de bouts de papyrus frénétiquement rédigés en copte, courent le long des murs. Plus loin dans la grande pièce, une sorte de très grande orbe noire, lisse, matte, parfaitement ronde, et qui ne réfléchit aucune lumière, gravite paresseusement au dessus d'un piedestal ancien et gravé. Quelques autres choses en suspension font des tours autour de l'objet noir, eux clairement créés par des humains récents. Ce sont des aiguilles-sondes en argent, qui virevoltent, piquent, testent, envoient des données à des machines qui sortent continuellement des feuillets de rapport. Le sol en est envahi, serpents administratifs.

.... .... .... .... ....

Le silence devient suffisament opressant pour que Valery s'en rende compte et relève la tête de ses notes. Et c'est à ce moment là, ce moment précis, sous une voute antique du fin fond du département des mystères, à cent mètres de profondeur sous Londres, dans une pièce bien éclairée qui a été reconvertie en bureau d'étude, que le spécimen, l'orbe, qui n'est même pas à la charge de Valery qui n'a aucune idée de ce que c'est... Explose.

Enfin, fait blop. Un tout petit blop.

... ... ....Bip. bip. Bip.

Boah. Juste un petit sursaut dans les flux. Valery se dit qu'il est temps que cette chose trouve une place ailleurs que dans son bureau, mais Graham est en vacances pour un temps encore indéterminé... Il sait que sa directrice lui a déjà envoyé un hibou. Enfin. Avec un soupir, le jeune danseur à mi-temps se penche de nouveau sur son rapport d'expérience, avec une grande lassitude. La paperasse est la partie la plus horrible de son job. Elle est, aussi, cruellement nécessaire.
Valery se redresse, mord dans la fin de sa plume pour chercher l'inspiration... Et puis sent les coins de sa vison s'obscurcir.... Et le noir se faire. Rideau.


*

Sainte Mangouste, service des Potions et Empoisonnements.

Bip... bip... Bip... bip...
La part entre le rêve et la réalité ne se fait pas. Tout tourne, même les yeux fermés. Même à l'intérieur du crâne. La lumière filtre un peu entre ses paupières... Forte. Des conversations indistinctes. Mmmh.
Il ouvre un oeil. Son crâne lui fait mal. La lumière, probablement. Se déplie lentement sur le lit d'hopital. Sa grace profondément altérée par son état dans les choux. Autour de lui, une grande pièce, mais à taille humaine, pas de ces choses gargantuesques dans lesquelles on range les composantes magiques dangereuses, inéthiques, ou les deux, que le ministère possède. ici des alignements de fioles et de potions aux jolies étiquettes. Des lits à bordures de cuivre, tendus de grands draps impersonnels. Au dela les replis d'un paravent, un homme, âgé, dans un profond sommeil. Un peu verdatre. Et au loin une infirmière qui s'approche en trotinnant, notant qu'il est éveillé. Une infirmière a l'air... Etrangement familier. Valery se fend, donc, de son plus beau sourire charmeur - tout dans l'innocence et l'air de chérubin, et roucoule, à moitié dans les vappes :

"'Vous v'nez souvent ici ?"
Alicia L. JonesMédicomageavatar
Messages : 146

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« Et il n’aura pas de séquelles ? »

« Comme pour tout, je ne peux rien vous garantir. Mais ici, les risques sont moindres. »

« Qui pratiquerait l’intervention ? »

« Moi, ou un de mes collègues, je suppose. Vous pouvez trouver différentes informations ici. » indiqua Alicia en tendant un prospectus à la mère de son patient, qui le saisit et commença à le parcourir des yeux avec une certaine angoisse. « Si vous avez besoin de renseignements supplémentaires, adressez-vous à une infirmière, elle vous renverra vers un médicomage apte à vous en donner. » conseilla la jeune femme avec un sourire confiant, auquel son interlocutrice répondu d’un vague hochement de tête, tout en allant s’asseoir dans la salle d’attente.

Le problème, avec les jeunes patients qu’ils recueillaient à l’hôpital, c’était tout simplement leurs parents. Evidemment, Alicia se doutait que ces derniers n’étaient pas forcément enclins à laisser leur progéniture subir une intervention sans s’être procurés toutes les informations avant. Mais souvent, le drame qu’ils en faisaient était complètement disproportionné. A vrai dire, la jeune femme avait toujours du mal à comprendre les parents de ce genre. Les siens n’étaient pas des modèles – loin de là – et elle était la petite dernière de sa fratrie, n’ayant jamais eu à se préoccuper le moins du monde de ces choses là. Si un jour elle avait des enfants, peut-être comprendrait-elle mieux cette inquiétude systématique que les parents avaient lorsqu’ils apprenaient qu’une intervention – même bénigne – allait être faite sur leur chérubin.

Enfin, songea Alicia en entrant dans la salle de repos, les parents savaient tout de même ce qu’il y avait de mieux pour leur enfant – et heureusement – et dépassaient leur angoisse la plupart du temps pour écouter les Médicomages et opter pour la meilleure solution. Sortant de ses pensées en secouant doucement la tête, la jeune femme prit place à table pour grignoter rapidement un sandwich avant de se remettre au travail. Elle n’en avait pas mangé la moitié lorsqu’on frappa à la porte, et qu’une tête passa par l’entrebâillement.

« Alicia ? J’ai un cas pour toi, tu peux t’en occuper ? Je sais que tu en as pas mal en ce moment, et je l’aurais bien donné à Julie mais elle est occupée à expliquer les différentes procédures aux parents de Tom. » expliqua Daniel.

« Non, non, c’est bon, j’arrive. » répondit l’ancienne Serdaigle en s’essuyant la bouche avec une serviette en papier, avant de la mettre à la poubelle avec les restes de son déjeuné.

Etre médicomage, ça impliquait ne pas compter ses heures, ni être à cheval sur les repas, après tout ! Alicia attrapa le dossier que Daniel lui tendait, avant de se diriger d’un pas rapide vers la chambre où le patient avait été conduit, tout en lisant les informations à son sujet. Son nom lui sauta instantanément aux yeux. Valery Aster. Elle resta bloquée dessus quelques secondes avant de s’intéresser aux renseignements plus essentiels, associant les symptômes aux examens qu’il faudrait faire, aux maladies qu’il fallait envisager, essayant de faire jouer son esprit de déduction. Elle entra par la suite dans la chambre, s’approcha du lit de son patient, et d’une voix calme, donna différents ordres. Examens habituels, examens plus spécifiques en fonction des résultats des premiers.

**

Quelques heures plus tard, Alicia se trouvait en possession des tous les résultats, et les étudiait sérieusement. Elle jeta un dernier regard à son patient, et s’apprêtait à quitter la chambre. Elle l’aurait fait, si un mouvement de sa part n’avait pas attiré son attention.  Un coup d’œil lui suffit à remarquer ses yeux qui papillonnaient, et Alicia s’approcha, un sourire avenant aux lèvres. Amusée par sa question, mais pas surprise, elle lui adressa un sourire.

« Tous les jours, de neuf heures à dix-huit heures, au minimum, je dirais ! » répondit-elle. « Alicia Jones, Médicomage. » se présenta ensuite la jeune femme, avant de jeter un coup d’œil au dossier de Valery, y griffonnant l’heure de son réveil.

« Vous vous êtes évanouis au Ministère tout à l’heure, des collègues vous ont amené à St Mangouste, et la raison de votre perte de conscience est toujours en cours de recherche. Comment vous sentez-vous ? » interrogea Alicia, posant sur Valery un regard interrogateur.

Elle était curieuse de savoir s’il l’avait reconnu, à vrai dire. Elle en doutait – ce n’était pas comme s’ils avaient gardé contact, après avoir quitté Poudlard.



Kit par Daisy ♥
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Font de moi une machine [Alicia & Valery]

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