AccueilAccueil  FAQFAQ  Où trouver...?  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

 Fly and shine [PV Arthur]

Diana A. Lena SwanSeptième annéeavatar
Messages : 80

Voir le profil de l'utilisateur
24 janvier 2008


… ce à quoi j'ai, comme tu t'imagines, aussitôt répliqué, mais beaucoup plus... discrètement. Je ne sais pas si tu connais l'expression mais, en français, on dit que « la vengeance est un plat qui se mange froid ». Eh bien, la Marie-Armelle n'a qu'à bien se tenir ! J'entends et vois déjà d'ici ta respiration s'accélérer, tes yeux s'agrandir, tes doigts se mettre à trembler... Le suspens est à son comble ! Mais désolé, en bon chroniqueur que je suis, la suite au prochain numéro !!

Amicalement,

Lucas

P.S : Avec du retard, je te souhaite moi aussi une très bonne nouvelle année, pleine de farces et de fous rires ! Pour répondre à ta question, j'ai passé mes vacances de Noël avec ma famille mais, contrairement à toi, aurais mille fois préféré rester à Beauxbâtons. Onze frères et sœurs – je les aime beaucoup, ce n'est pas le problème – c'est tellement... trop. Surtout que, maintenant, certains débarquent avec leur copain et copine respectifs ! J'envisage avec effroi le moment où ils commenceront à se marier – ils auront peut-être même des enfants ! Heureusement, je ne serai plus là pour assister à cette calamité car, comme je te l'ai déjà dit, dès que je termine ma scolarité, je prends le large ! Où et comment, je l'ignore encore ; tout ce que je sais, c'est que j'ai envie de respirer. Tu n'imagines vraiment pas ta chance d'être enfant unique !!

Diana posa la lettre qu'elle venait de recevoir sur sa table de chevet en souriant. Si, dans un premier temps, elle avait été sceptique en découvrant le correspondant qu'on lui avait attribué – un garçon né de parents moldus ne croulant ni sous l'or ni sous les distinctions sociales – sa déception s'était par bonheur assez rapidement envolée. Certes, tous deux ne partageaient pas de nombreux centres d'intérêts, mais elle avait fini par apprécier la bonne humeur quotidienne et les continuelles blagues du jeune homme. Au moins, elle était certaine de ne pas s'ennuyer en lisant le courrier qu'elle recevait régulièrement ! Sa joie de vivre et sa vivacité faisaient écho aux siennes et elle en était venue à s'attacher à la chevelure en bataille et au sourire plein de fossettes qui figuraient sur l'unique photographie qu'il lui avait envoyée.

Avec un soupir, la jeune fille s'étira, réprimant un long bâillement. Elle lui répondrait plus tard. Le vent, au-dehors, venait de retomber, et elle ressentait à présent une unique envie, profonde, irrépressible. Celle de voler. Les cours de la journée venaient de se terminer et elle ne se sentait ni le courage, ni la patience, ni la motivation nécessaires pour se mettre à ses devoirs. La Gryffondor tourna légèrement la tête et esquissa un sourire lorsque son regard tomba sur l'Éclair de Feu qui semblait l'attendre, adossé contre le mur près de son lit. Ses ultimes scrupules disparurent. Les manuels, la plume et les parchemins pouvaient bien patienter encore quelques heures, puisque son balai la réclamait.

Une dizaine de minutes plus tard, Diana s'était nattée les cheveux – en temps normal, elle ne se faisait guère de tresses, qu'elle jugeait plus adaptée à des petites filles de huit ans qu'à des sorcières de son âge mais, une fois n'était pas coutume, elle décida que la praticité passait avant tout –, avait enfilé sa paire de mitaines en cuir de dragon spécial vol ainsi qu'une écharpe aux couleurs de sa maison et finissait de se chausser tout en se faisant la réflexion que Vénus n'était visible nulle part dans le dortoir. Sans doute avait-elle choisi d'aller faire sa petite promenade quotidienne – à moins qu'elle ne se fût encore cachée dans une armoire, sous un fauteuil ou derrière des rideaux pour achever sa nuit. La jeune femme se releva puis, après s'être saisie de son Éclair de Feu, quitta la pièce.


Elle ne rencontra pas beaucoup d'élèves dans les couloirs de Poudlard et, si cela était possible, encore moins dans le parc. Le terrain de Quidditch serait certainement désert, lui aussi – si toutefois l'équipe de l'une des quatre maisons n'était pas en train de s'entraîner quand elle arriverait – et, heureuse à l'idée de profiter pleinement de son balai, elle qui d'ordinaire détestait la solitude, Diana se surprit à chantonner. Sauf que le terrain n'était pas vide lorsqu'elle y pénétra.




What da heck ?
InvitéInvité


Ce fut avec soulagement qu’Arthur sorti enfin du château. Sa matinée n’avait été que perte de temps. Enfin… Sauf Ellie bien sûr. Elle avait rendu son périple bien plus supportable. Agréable même. Ca changeait de tous ces gens avec qui il sentait de suite que le courant n’allait pas passer. Elle était aussi timide et mal à l’aise que lui et bizarrement, ça créait des liens tout de suite ce genre de comportement décalé en société. Il aurait plaisir à la revoir, c’était certain. Mais bon, sa mère n’était pas là. Donc au final il avait un peu fait le déplacement pour rien, lui qui se plaisait à se dire qu’il était venu vivre en Angleterre pour la voir plus souvent, les obligations de sa mère l’obligeaient à avoir un emploi du temps très serré. Et il pensa amèrement qu’elle n’aurait pas autant de temps qu’il l’avait pensé pour lui. Elle devait se dire qu’il était assez grand pour prendre soin de lui maintenant. Il n’était pas obligé de se voir toutes les semaines non plus. Et pourtant Arthur demeurait un peu amer de cette déception. Ok il n’avait pas prévenu de sa visite, croyant lui faire une surprise mais cela s’était révélé un échec. Et Arthur n’aimait pas les échecs. Qui aimait ça. Aussi s’était un peu désabusé qu’il se retrouva à l’extérieur sous le ciel gris caractéristique de sa nouvelle patrie.
 
Que pouvait-il faire ? La raison voulait qu’il retourne chez lui, se blottisse sur son canapé avec sa minette et bouquine quelque chose, ou regarde la télé moldue. Ou le dernier match de quidditch. Il n’avait personne à voir en particulier. Arthur soupira à nouveau. Il soupirait d’ailleurs un peu trop souvent en ce moment. Il détestait se sentir désabusé comme ça. Quand il était dans une activité ou une relation qu’il appréciait il se sentait à nouveau vivant et prêt à tout mais sur terre et seul, il était loin de tenir la distance. Et la seule manière de se sentir mieux… C’était évidemment de voler. Il avait récupéré son balai chez le concierge avant de sortir, s’était encore excusé de son intrusion à l’improviste qui n’avait pas porté ses fruits et était sorti. Les fesses sur le bout de bois, qui aurait pu être inconfortable sans le sortilège associé, il décolla. Au point où il en était, il se fichait bien de savoir ce qu’il avait le droit de faire ou non dans cette enceinte. Il monta jusqu’à voir le château dans toute sa hauteur. Le parc derrière était immense, tout comme le lac et la forêt. Il n’y avait pas à dire, s’était complètement différent de sa France natale. Mais vu d’en haut ça avait tout de même un certain charme. Ou c’était peut-être car une fois là-haut il se sentait enfin apaisé. Le froid avait disparu tout comme son amertume. Il était complet uniquement dans le ciel.
 
Le jeune joueur remarqua de loin le terrain de quidditch désert et s’autorisa de lui-même à y faire un tour. Il était différent de ceux qu’il connaissait. Les tribunes étaient beaucoup plus petites que celles des terrains nationaux. Même la surface en elle-même semblait plus réduite. Arthur descendit en piquet jusqu’à remonter en chandelle sur le terrain. Il n’y avait certes pas de balles mais il pouvait quand même s’entrainer dans les mouvements que l’entraineur lui avait donnés. Et il serait étonné quand il se rendrait compte qu’il les maitrisait complètement maintenant. Darren n’était pas là pour lui taper sur le système mais cela lui importait peu. Il était capable de s’améliorer tout seul. Alors qu’il venait de se rattraper sur une figure encore assez compliqué il remarqua quelqu’un au loin qui avait manifestement la même envie que lui. Non pas qu’il soit doué pour lire les envies des gens. Mais il ne pensait pas se tromper en voyant la jeune femme avec son balai, son équipement de vol contre le froid et son air déterminé. Jolie d’ailleurs pensa-t-il. Et Merlin savait qu’il ne le pensait pas souvent.
 
Le balai étant une rare activité qui lui donnait le sourire, il le garda donc alors qu’il vola près d’elle.
 
- Salut.
 
Etrange, mais dès qu’il volait, il se sentait bien plus en confiance et capable de parler aux inconnus. Et inconnues. Et puis c’était plus facile de parler quand on avait un sujet de conversation en commun dès le début. Il ne se pavana pas devant elle comme certains crétins de son équipe auraient pu faire. Il n’était pas du genre à draguer grâce à ses aptitudes. Celles-ci n’appartenaient qu’à lui. Et il aimait certes les utiliser en match ou pour faire taire les moqueries mais il trouvait ça assez bas de le faire pour impressionner. S’il avait été une fille, il aurait trouvé ça lourd et stupide. Alors autant ne pas subir des moqueries qu’il aurait attiré lui-même. D’ailleurs il se rendit compte qu’il lui manquait sa cigarette. Ca faisait déjà un moment qu’il n’avait pas pu s’en allumer une. Il n’y avait bien que cette addiction pour lui faire penser à autre chose alors juste qu’il venait d’aborder quelqu’un sur son terrain de jeu préféré. Mais Arthur n’était pas à l’ouest pour rien la plupart du temps alors bon, il fallait se faire une raison. Malgré tout il se reconcentra sur la demoiselle qui n’avait pas l’air d’être une novice, ça se voyait tout de suite dans les mouvements et l’attitude. 
 
- Tu voulais voler, est-ce que je dérange ou tu serais d’accord pour partager un morceau de ciel avec moi ?
 

Il ne jouait pas la séduction loin de là. Mais pourtant ses yeux brillèrent un peu plus en la regardant.
Diana A. Lena SwanSeptième annéeavatar
Messages : 80

Voir le profil de l'utilisateur
Elle pensa d'abord qu'il s'agissait d'un oiseau. Et puis, le point se rapprocha, Diana mit sa main en visière et plissa les yeux,  gênée par le soleil, et dut se rendre à l'évidence : c'était un homme qui trouvait là-haut – un homme ou une femme –, en train d'enchaîner des figures acrobatiques. La jeune fille s'immobilisa, la tête levée, observant d'un regard appréciateur les loopings qui se déroulaient dans l'azur du ciel. Celui ou celle qui les accomplissait avait assurément un bon niveau de vol et elle s'interrogea sur son identité. Sans doute un membre de l'une des équipes de Quidditch de Poudlard.

Au bout d'un moment, la personne dut finir par s'apercevoir de sa présence car elle perdit progressivement de l'altitude tout en se rapprochant peu à peu. La Gryffondor la contempla venir à elle sans bouger et se rendit compte après un court instant qu'il s'agissait d'un garçon. Ou, plutôt, d'un jeune homme, si elle croyait ce qu'elle en voyait. Et même d'un jeune homme assez beau, doté un visage souriant et agréable à regarder. La jeune femme n'esquissa pas le moindre geste lorsqu'il s'arrêta auprès d'elle, toujours juché sur son balai, mais répondit à sa salutation par un sourire chaleureux. Puis, après une fraction de seconde de silence, il lui proposa d'aller voler avec lui, et elle ne put s'empêcher de hausser un sourcil ironique tout en lui lançant sur un ton à la fois charmeur et provocateur :

« J'ignorais que le ciel t'appartenait. À moins que tu ne sous-entendes au contraire qu'il soit à moi ? »

Comme il lui paraissait encore plus mignon quand il se montrait déstabilisé, elle se reprit aussitôt :

« C'est bon, je te taquine. Bien sûr que je veux bien voler avec toi. »

Sans aucune hésitation, Diana enfourcha son Éclair de Feu et ne tarda pas à parvenir à la hauteur du jeune homme. Ce ne fut qu'alors qu'elle remarqua qu'il n'était pas vêtu de l'un des quatre uniformes des élèves de Poudlard et que, s'il parlait parfaitement anglais, il possédait tout de même un léger accent étranger qu'elle ne parvint pas à identifier. Tous deux commencèrent à s'élever côte à côte et elle engagea la conversation.

« Et sinon, comment tu t'appelles ? D'ailleurs – rapide coup d'œil sur son visage agrémenté d'un sourire en coin – tu n'es pas un élève, non ? En tout cas, tu n'en portes pas l'uniforme. Mais tu n'es pas non plus un nouveau prof, membre du personnel ou quoi, n'est-ce pas ? Enfin, tu n'as pas l'air d'en avoir l'âge. »

Quoique, un prof jeune et joli, ça pouvait toujours exister – et, dans ce cas, elle se félicitait de l'avoir rencontré, surtout s'il était nouveau. Mais cela l'aurait grandement étonnée. D'abord parce qu'un professeur nouvellement arrivé n'aurait jamais abordé si directement une de ses futures élèves. Et ensuite parce que le garçon, comme dit précédemment, semblait avoir tout au plus un ou deux ans de plus qu'elle.

« Au fait, moi, c'est Diana. Diana Swan. »

Elle lui jeta un nouveau regard. À la fois brillant et scrutateur.




What da heck ?
InvitéInvité


Elle était blonde. Il n’y avait pas beaucoup de blonde en France. Du moins pas des vraies blondes il allait sans dire. Mais dans le sud, elles étaient plutôt brunes. Depuis qu’il était arrivé ici il avait fait la connaissance de la pâleur de leur peau et parfois des cheveux. Tout ça pour dire qu’elle n’avait pas l’air d’avoir teint ses cheveux et qu’il croisait rarement des vraies blondes. Et que s’il venait à penser ça, c’était sûrement parce qu’il devait apprécier ça. Enfin il arrivait à Arthur de trouver plusieurs jolies filles, à vrai dire plus qu’un peu. A chaque fin de match il avait un certain nombre d’admiratrices qui venaient lui parler mais ça ne l’enchantait guère. Si elles étaient très agréables à regarder ça se gâtait la plupart du temps dès qu’elles ouvraient la bouche. Pour crier en plus la plupart du temps. Mais il paraissait que ça faisait partit du job, d’autres dans l’équipe de se faisait pas prier pour en profiter d’ailleurs. Il était en bien meilleur terme cependant avec les membres féminins des autres équipes. Car il avait de quoi parler avec elles, certaines étaient arrogantes et ne voulait pas avoir affaire avec un membre d’une équipe adverse, mais pas toutes heureusement. C’était aussi le cas des garçons, d’ailleurs il appréciait particulièrement un des poursuiveurs des Flaquemare, mais n’avait jamais vraiment osé lui parler. Parfois il se comportait vraiment comme un abruti. D’accord souvent.
 
Et aujourd’hui tendait à ne pas déroger à la règle. Il faut dire qu’il n’avait jamais été très doué pour les phrases d’accroche. Souvent d’ailleurs ça lui retombait dessus, un peu comme maintenant.
 
« J'ignorais que le ciel t'appartenait. À moins que tu ne sous-entendes au contraire qu'il soit à moi ? »
 
Arthur dut faire une tête un peu dépité malgré lui. Un de ces jours il faudrait vraiment qu’il arrête soit de parler, soit de dire n’importe quoi et tout ce qui lui passait par la tête. Ça lui ferait beaucoup de bien, et à son entourage aussi. Enfin, en ce moment il avait surtout envie de cracher un peu sur sa mère mais bon, il ne voyait pas trop à qui il aurait pu en parler. Enfin de toute façon le ton de moquerie quand on s’adressait à lui il connaissait alors ça ne lui faisait plus rien. Mais Arthur était toujours surpris quand il ne s’y attendait pas. Mais la jeune femme eut la bonne grâce de s’excuser et de rectifier le tir. Ainsi que de grimper sur son balais pour le rejoindre. Et quelque part il en fut soulagé. Il n’était pas du genre à chercher la bagarre, tant qu’elle ne le taquinait pas sur ses habilités à voler, il ne se voyait pas monter au credo. Mais la question ne se posait plus car elle avait accepté sa proposition. Le jeune attrapeur aimait bien voler avec des gens qu’il ne connaissait pas car ce n’était jamais pareil, il découvrait toujours des nouvelles techniques et des nouvelles manières de voler. Même des nouvelles philosophies de voler, car tout le monde ne volait pour les mêmes raisons. Et c’était bien une des rares fois où il avait un vrai dialogue avec les autres. Il ouvrit la bouche pour répondre mais elle avait déjà entamé la conversation.
 
« Et sinon, comment tu t'appelles ? D'ailleurs tu n'es pas un élève, non ? En tout cas, tu n'en portes pas l'uniforme. Mais tu n'es pas non plus un nouveau prof, membre du personnel ou quoi, n'est-ce pas ? Enfin, tu n'as pas l'air d'en avoir l'âge. »
 
Le jeune homme s’autorisa un demi sourire. Il était vrai que ce n’était pas n’importe qui qui pouvait se targuer d’entrer aussi facilement au château. Et il était légitime de se poser la question, il était peut être un dangereux criminel. Mais pour une fois il décida de faire durer le suspense un peu plus longtemps. Alors il s’envola un peu plus haut, l’obligeant à suivre si elle voulait avoir une réponse.
 
- Et ici on tutoie ses professeurs ? Quelle impolitesse.

Et pourtant sa voix souriait, à son tour de se moquer un peu.
 
- Et si je te laissais deviner miss Cygne ? Seras-tu perspicace ? Découvriras-tu qui est Arthur Morel ?
 
Dans sa tête il lui laissait un immense cliffhanger. Mais quelque part il se doutait, rien qu’à la voir qu’elle n’était pas stupide. Plutôt maligne et intelligente. Et quelque part d’autre il pensait qu’elle allait le remettre à sa place d’une manière ou d’une autre dans les secondes qui allaient suivre. Mais qu’à cela ne tienne il était prêt. Car sur son balai il était intouchable, et puis il avait l’avantage de savoir qui elle était-elle, à en juger par les couleurs de sa tenue. Alors qu’il était l’inconnu mystérieux. Ca pouvait ainsi être plutôt marrant. Il effectua une figure en vol, proche d’elle.
 

- Alors ? Tu donnes ta langue au dragon ? 
Diana A. Lena SwanSeptième annéeavatar
Messages : 80

Voir le profil de l'utilisateur
À l'interrogation du jeune homme, Diana faillit répondre « Seulement quand ils sont jeunes, sexys et volent super bien à balai », mais la Gryffondor dut accélérer pour rejoindre son interlocuteur qui s'était élevé encore un peu plus haut. Puis, un sourire dans la voix, il reprit la parole, se retournant à peine pour lui lancer par-dessus son épaule :

« Et si je te laissais deviner miss Cygne ? Seras-tu perspicace ? Découvriras-tu qui est Arthur Morel ? »

Arthur Morel ? C'était donc ainsi qu'il s'appelait ? Ce nom ne lui disait rien mais résonnait pourtant curieusement à ses oreilles. Arthur, passe encore. Mais Morel ? Pas typiquement anglais, en tout cas. Alors qu'elle laissait son esprit s'habituer mentalement à ces étranges consonances, la jeune fille réfléchit. Il voulait se la jouer secret et mystérieux ? Très bien, qu'à cela ne tienne. Elle esquissa un sourire tandis qu'il faisait pivoter son balai devant elle en une improbable figure, l'obligeant à ralentir son Éclair de Feu.

« Alors ? Tu donnes ta langue au dragon ? »

Diana soutint son regard sans ciller.

« Pour commencer, monsieur le mystérieux, je dirais que tu es un type qui adore les secrets parce que ça te donne le sentiment d'être super cool, charmeur et séduisant. Ou bien, deuxième possibilité, tu as une si haute opinion de toi que tu veux laisser durer le suspens jusqu'au dernier instant avant de révéler qui tu es véritablement. À moins que, au contraire, tu cherches simplement à m'impressionner et à éveiller ma curiosité alors que tu es une personne tout ce qu'il y a de plus banal. »

Se rendait-il compte qu'elle plaisantait ? Pour bien lui faire comprendre qu'il ne devait pas prendre ses paroles au sérieux, elle démentit ses affirmations par un clin d'œil joyeux et complice, puis reprit la parole sur un ton léger :

« En premier lieu, je pense que tu es étranger. Ou, tout du moins, pas entièrement anglais. »

Au même moment, l'accent d'Arthur lui revint en mémoire et tout se mit en place dans son esprit.

« Français, par exemple. Si toutefois on en juge par ton accent et ton nom de famille. »

La jeune femme lui sourit de nouveau avant de continuer – effleurant brièvement du regard son balai dernier cri, sa posture assurée et l'aisance avec laquelle il se dirigeait dans les airs :

« Ensuite, je crois que tu n'es pas un élève. Ni ici ni nulle part. Je pense même que tu travailles déjà. Si tant est que faire du Quidditch pouvait s'appeler travailler, s'entend. En tant que joueur de Quidditch professionnel, je dirais. Compte tenu de ton âge, je crois que tu as intégré une équipe récemment en tant que... Elle hésita. Le jeune homme ne paraissait guère avoir la carrure nécessaire pour être batteur et elle l'imaginait mieux en train de voler après une balle plutôt que de garder des buts. Poursuiveur ? Ou alors attrapeur ? Elle se tut quelques secondes puis rajouta, un sourire malicieux flottant au coin de ses lèvres : Par contre, je serais incapable de dire quelle équipe de Quidditch a l'honneur de te compter parmi ses membres. Je ne connais pas les équipes françaises, et concernant l'Angleterre... Les Harpies, peut-être ? »

Diana ne put s'empêcher d'éclater de rire et ne reprit qu'après s'être calmée, pour conclure d'une voix adoucie :

« Enfin, il semble donc logique d'affirmer tu es venu à Poudlard pour rendre visite à quelqu'un – un ami ou un membre de ta famille. La question est donc de savoir... qui ? »


Cette fois-ci, elle se tourna franchement vers lui pour croiser son regard, esquissant un sourire tandis que tous deux prenaient de la vitesse.




What da heck ?
Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

Fly and shine [PV Arthur]

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Un article pour le Roi Arthur !!!
» Une aide innatendu, un interêt étrange... [pv Arthur]
» Arthur Ambre.
» Arthur Lockhart
» Où l'on converse avec sérénité | Arthur

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Aresto Momentum :: Poudlard :: Parc, :: Terrain de Quidditch,-