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 Thriller [Roxanne & Samantha + special guest]

Samantha MillerAmbulancière magiqueavatar
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Dernière édition par Samantha Miller le Sam 1 Mar 2014 - 18:21, édité 1 fois
Lecture déconseillée aux plus jeunes.


22 février 2008


La capuche de sa cape rabattue sur ses longs cheveux blonds, Samantha avançait en riant sur le chemin qui reliait Poudlard et Pré-au-Lard. Si elle avait su qu'il était aussi facile de sortir en douce du château, elle l'aurait fait plus tôt ! Si la motivation lui avait jusque là fait défaut, les choses étaient bien différentes ce soir puisque son groupe de musique préféré passait dans un petit bar obscur de Pré-au-Lard. Or, il s'avérait que sa coéquipière de Quidditch, Roxanne, était tout aussi accro qu'elle aux Seven Thestrals, un nouveau groupe de jeunes musiciens chevelus rockeurs dont le chanteur charismatique faisait baver toutes les adolescentes du pays. C'était parce que Samantha était venue à l'entraînement en chantonnant leur dernier tube que Roxanne et elle avaient commencé à sympathiser, après quelques mois à jouer ensemble sans se côtoyer spécialement. Sam avait été surprise de se découvrir un certain nombre d'atomes crochus avec la jeune fille, qu'elle avait trouvé plutôt hautaine au premier abord. Serpentarde, en somme. Avec le temps, elles s'étaient rapprochées et avaient parlé de cette soirée toute la semaine, au grand désespoir de Dave et Lauren qui commençaient à se demander si Sam n'avait pas perdu quelques neurones à l'écoute des Seven Thestrals.

Il fallait bien avouer que la jeune fille s'était plongée dans toutes les passions possibles et imaginables pour oublier le fiasco de sa relation avec Jordan et de la révélation du rapport Nimbus. Si se changer les idées passait par minauder avec Roxanne sur un brun ténébreux et son groupe de rock, soit ! La jeune fille avait donc troqué son uniforme pour des fringues moldues griffées, s'était un peu trop maquillé et avait rejoint Roxanne avant de filer hors de l'école en douce. Les deux adolescentes discutèrent avec animation sur le chemin du village, surexcitées à l'idée de la soirée qui les attendait. Hélas, il leur faudrait d'abord trouver l'Acromentule, le petit bar obscur où se tenait l'évènement. L'adresse ne disait rien du tout à Samantha, qui se contentait bien souvent de l'allée principale lorsqu'elle venait au village pendant les jours de sortie.

"Bon, alors, où c'est ?", s'interrogea-t-elle en parvenant dans le village. "Je crois qu'il faut passer par la rue Hengist de Woodcroft puis par l'allée Hesper Starkey..."

Les deux jeunes filles marchèrent un moment avant de pénétrer dans la rue Woodcroft, sombre et tortueuse, plissant les yeux pour voir à travers l'obscurité qui commençait à s'instaurer. Le soleil venait de jeter ses derniers rayons et de disparaître derrière l'horizon, laissant place à la nuit et ses secrets. Samantha frissonna et frotta ses mains l'une contre l'autre, peu rassurée dans la ruelle déserte. Elle était pressée de trouver le bar, car le crépuscule plongeait le village sorcier dans une pénombre inquiétante...


Roxanne PrewettAncien personnageavatar
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Si quelqu’un lui avait dit qu’un jour, elle sortirait de Poudlard illégalement pour assister à un concert de rock sorcier, Roxanne lui aurait probablement rit au nez. Parce que Roxanne Prewett ne faisait rien d’illégal. Au contraire, elle avait toujours été très respectueuse de toutes les règles, qu’elles quelles soient ! Depuis le règlement de Poudlard, jusqu’à l’étiquette de la Haute Société. C’était une façon, pour Roxanne, d’être certaine de bien agir, en toute circonstance, et d’être – par la même occasion – toujours dans son droit, lorsqu’elle faisait quelque chose. Or, elle était à peu près sûre qu’elle n’était pas exactement autorisée à quitter Poudlard, ce soir, même pour aller voir ces chanteurs incroyablement agréables à regarder. Mais on ne vivait qu’une fois, et elle n’avait jamais fait ce genre de chose auparavant… Elle méritait bien une seule et petite expérience, non ? Inoffensive, qui plus est, puisque le concert en question avait lieu à Pré-au-Lard ! Rien qu’une fois, décida-t-elle en retournant son sourire à Samantha Miller, après, elle se recentrerait sur ses études, et adopterait de nouveau une conduite digne d’une jeune fille respectable – la conduite qu’on attendait d’elle.

Mais elle était en septième année, et elle avait bien le droit à quelques écarts de temps en temps, non ? Oui, elle avait bien le droit de « profiter de sa jeunesse » comme dirait Kelly. Et puis, il fallait bien avouer qu’elle appréciait réellement ce groupe de rock sorcier. C’était très étrange, car, habituellement, elle n’était pas trop portée sur ce genre de musique, mais il fallait avouer que les Seven Thestrals avaient un style bien à eux, qui lui plaisait particulièrement. Et, ce serait mentir de dire qu’elle n’était pas tombée sous le charme des membres de ce fameux groupe – et notamment du chanteur, qui en faisait baver plus d’une.

Alors, lorsqu’elle avait appris qu’ils donneraient un concert à Pré-au-Lard, Roxanne avait sauté sur l’occasion, et tout s’était enchaîné très vite. Elle en avait parlé à Samantha – avec qui elle avait sympathisée – et elles avaient planifié la soirée dans les moindres détails. Braver les règles et les instructions de ses parents lui avait donné un sentiment d’ivresse pas désagréable, et la Serpentard avait attendu cette soirée avec impatience. Il fallait dire qu’elle ne parvenait plus à se concentrer sur ses révisions, en ce moment, comme si son cerveau avait assimilé trop d’informations et qu’il voulait faire une pause. Mais en septième année, il n’y avait de pause qui tenait ! Si elle voulait réussir ses ASPIC, elle devait travailler sans relâche ! Cependant, elle avait fini par céder, et avait décidé de s’accorder une soirée de tranquillité avec Samantha. Personne ne se rendrait compte de leur absence, et elles retourneraient au château ce soir, ravies du concert, voilà tout.

Aussi, Roxanne réajusta son écharpe verte et jeta un coup d’œil à Samantha, qui marchait devant elle. Elle la rattrapa en quelques enjambées, et lui adressa un sourire réjouit. Elle avait déjà hâte d’y être, à vrai dire ! Cependant, avant d’assister à ce fameux concert, il fallait parvenir à localiser l’emplacement, et un mauvais pressentiment s’immisça dans l’esprit de la jeune fille. Elles ne pouvaient pas être… perdues, n’est-ce pas ? Elles allaient à Pré-au-Lard depuis des années maintenant ! Et le village était si petit qu’elles devraient le connaître par cœur ! Mais la nuit, elle ne parvenait pas à trouver ses repères, et elle se rendit compte qu’elle n’avait jamais mis les pieds dans la rue Woodcroft. Rue qui, d’ailleurs, était des plus inquiétantes, surtout lorsqu’il n’y avait personne d’autre qu’elles…

« Tu es sûre que c’est par là ? On ne devait pas prendre à droite ?  » questionna Roxanne, pas vraiment rassurée.

L’ambiance était oppressante, et elle jeta un regard angoissé autour d’elle, alors qu’elle saisissait sa baguette – juste au cas où. Elle était toujours rassurée de savoir qu’elle avait un moyen de se défendre.



Kit par Ash-choupie ♥
Klemens DabroskiLoup-garouavatar
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HRP à lire impérativement :
 

Klemens avait relu plus d'une fois la lettre qu'il avait reçu la veille. Il avait d'abord cru à une erreur ou à une mauvaise blague. Le hibou semblait pourtant frais comme si il venait réellement d'Angleterre et non de Pologne comme semblait le faire penser la langue utilisée pour écrire le parchemin. Et puis, il y avait eu la signature. Il lui paraissait impossible de recevoir une lettre de cette personne. Surtout pas lui. Et pas dix ans après. Et pourtant, il avait bien dû se faire une raison. Jacek lui avait bien écrit une lettre dans laquelle il lui demandait une rencontre. Il n'y avait pas d'autres explications, pas de prise de nouvelles. Juste une sommation de se rendre à Pré-au-Lard. C'était bien tout son frère ça. Il lui ordonnait de venir. Le jeune loup avait dans un premier temps froissé la lettre, il n'irait pas. Qu'est-ce qu'une rencontre pourrait lui apporter ? Il avait tiré un trait sur son passé. Mais il était curieux de savoir ce que lui voulait son frère. De comprendre ce qu'il faisait en Angleterre pour commencer. Alors, il avait rassemblé ses affaires pour la nuit et avait transplané pour Pré-au-Lard. Il était faiblard, la pleine lune était prévue pour le soir même et il le sentait dans chacune de ses articulations. Il avait vidé sa bouteille de potion tue-loup, prenant la dernière dose conseillée. Il était prêt pour sa nuit et avait prévu de ne pas pouvoir transplaner à nouveau pour rentrer. Il ne savait pas à quelle heure se terminerait son entrevu avec son frère, la journée était déjà bien entamée et les heures avant la pleine lune étaient trop instables pour qu'il se risque à transplaner.

Il comptait donc sur la présence d'un bois ou d'une maison abandonnée aux alentours pour pouvoir se cacher pendant la nuit. Il savait qu'il n'était pas un danger tout pendant qu'il prenait sa potion mais il lui fallait tout de même un lieu isolé pour se sentir à son aise. Il n'avait aucunement envie de se transformer en pleine rue devant des gens trop curieux. Il poussa un léger soupir avant de vider son deuxième verre de jus d’œillet avec une légère grimace. Ce que cette boisson pouvait être fade. Mais il avait décidé qu'il ne donnerait aucune occasion à son frère de le rabaisser plus qu'il ne pourrait déjà le faire. Il s'était habillé avec un soin particulier, oubliant ses vêtements froissés pour en mettre des présentables, sans trous, sans provocation. Il était la neutralité même. Il n'avait pas poussé le vice jusqu'à porter une robe de sorcier. Il détestait ça et il voulait également montrer à Jacek qu'il avait bel et bien tiré un trait sur leur enfance et leur éducation. Il jeta un coup d’œil sur sa montre et poussa un autre soupir. Son frère avait sans doute décidé de le faire attendre. Il attendrait encore dix minutes puis partirait, il n'était pas venu jusqu'ici pour attendre quelqu'un qui n'en avait visiblement rien à faire. Il commanda donc un autre jus d’œillet.

"Bonjour petit frère"

La voix lui fit relever la tête. Jacek s'installa en face de lui avec un léger sourire supérieur aux lèvres. Celui qu'il possédait déjà lorsqu'ils étaient jeunes. Klem hocha légèrement la tête et lâcha «Jacek» d'un ton ennuyé. Il n'aurait pas dû être là, il sentait déjà le regard de son frère le jauger, le détailler à la recherche d'un signe de faiblesse même le plus infime. Le jeune loup soutint alors le regard de son interlocuteur et redressa la tête. Il n'avait pas à se sentir honteux, ni à s'en vouloir pour quoique ce soit. Il y avait longtemps qu'il ne se sentait plus coupable. Longtemps qu'il avait accepté ce qui s'était passé, il y avait presque dix ans.

"Qu'est-ce que tu fais ici ? Et pourquoi cette lettre ? J'avoue ne pas comprendre, surtout de ta part. Et si tu pouvais être bref, j'ai d'autres obligations après."

Le rire de Jacek ne lui plu pas, il avait l'impression qu'il se moquait de lui et c'était sans doute le cas d'ailleurs. La serveuse vint les interrompre pour déposer un verre devant le nouvel arrivant.

"Toujours aussi impatient à ce que je vois petit frère. Mais tu as raison, je ne suis pas là uniquement pour le plaisir de voir quel genre d'homme tu es devenu. Ça fait un peu pitié d'ailleurs, tu devrais dormir un peu plus, nouveau sourire moqueur. Et ne t'inquiètes pas, je serais parti avant la pleine lune. Je n'ai pas envie de devenir comme toi."

Le regard dégoûté que son frère lui lança lui fit serrer les poings. Mais il se tut, attendant sans rien dire, sans relever la provocation que Jacek lui dise enfin le but de sa visite.

"C'est le travail qui m'amène ici en réalité. Et mère également. Qui a jugé judicieux de m'envoyer te trouver alors que je venais rendre visite à l'un de mes collaborateurs."

"Comment tu as su que j'étais en Angleterre ?"

"Ce n'était pas très compliqué de te retrouver Klemens. Il faut juste suivre les traces de luxure que tu déverses un peu partout. Et les informations du détective magique que père, à la demande de mère, a engagé ont été plus qu'utile également. Tu vois, nous ne t'avons pas oublié. Mère a toujours été trop faible et père l'a écouté en laissant entendre que cela lui permettrait de surveiller si tu n'apportais pas trop de honte sur son nom. J'ai bien ri à sa réaction lorsqu'il a appris tes agissements allemand. Tu as touché le fond à ce moment n'est-ce pas ma petite catin ?"

Le regard du jeune homme se fit meurtrier, les informations que lui donnait Jacek étaient trop pour lui. Il ne pouvait pas concevoir qu'il ait été suivi. Pourquoi ? Comment ? Après ce que la bête avait fait, il ne comprenait pas. Et son incompréhension devait se lire sur son visage.

"Tu as toujours été le préféré Klemens. Celui à qui on pardonnait tout, celui à qui on laissait tout passer alors que moi, je devais être irréprochable. Je trimais sans aucunes récompenses alors que toi, tu jouais les oisifs sans qu'on ne te dise jamais rien."

"C'est faux, c'est à toi que l'on faisait les éloges. A toi que l'on portait le plus d'attention. Toi le fils parfait. Pas moi et je n'ai jamais voulu de ce rôle non plus. Ne m'accuse pas pour des choses que je n'ai pas faites."

"Je n'accuse pas. J'énonce des vérités. La mort de Kaszia a été une grosse perte mais ils ont fini par te pardonner l'année dernière. Ce n'est même plus toi qu'ils accusent mais la bête que tu es devenu. Ils ont même failli intervenir lors de ta période allemande. Mais tu as eu le bon goût de vite arrêter tes déboires pour fuir encore une fois. Et si ça n'avait tenu qu'à moi, je t'aurais laissé dans l'oubli dans lequel tu t'es plongé. Parce que tu es enfin à ta place dans la merde Klemens."

Le regard de Jacek se fit plus dur alors qu'un sourire sans joie venait étirer ses lèvres sans toucher ses yeux. Klem ne savait plus quoi penser. Il aurait largement préféré rester dans l'ignorance, il n'était pas prêt à revenir. Il avait fait une croix sur son passé et s'en portait très bien ainsi. La colère enflait également en lui au fur et à mesure que son frère parlait.

"Malheureusement, ce genre de décision ne m'appartient pas. Mère est mourante et elle veut te revoir une dernière fois. Entre nous, à ta place, j'éviterais quand même d'affronter père trop longtemps. Car le pardon t'es accordé pour mère, je ne crois pas qu'il ait la même clémence qu'elle. Tu es et restera toujours un paria petit frère. Reste donc dans ta bouse. Maintenant, j'ai fait mon devoir, je ne dois plus rien à personne et je peux repartir tranquille. Mais n'oublie pas que les catins n'ont pas leur place dans notre monde."

Le poing du jeune homme partit avant qu'il n'ait pu le retenir. Le nez de Jacek saignait. Klemens se leva et le toisa de toute sa hauteur avant de cracher dans son verre par provocation.

"La bave de catin ne te rendra hélas pas moins con mais au moins j'aurais le plaisir de t'avoir fait cracher ton fric de snobinard. Et tu as raison, vous n'êtes plus mon monde. Tu m'excuseras donc auprès de mère mais je ne pourrais pas venir la voir. Des obligations me retiennent en Angleterre. Dis lui qu'on se reverra un jour ou l'autre. Dans ce monde ou dans l'autre. Ça n'a plus d'importance maintenant, n'est-ce pas ?"

Puis sans un mot de plus Klemens tourna le dos à son frère et commença à s'avancer vers la sortie. Il prit bien soin de jeter un doigt d'honneur à Jacek sans se retourner alors qu'il arrivait près de la porte.

"Adieu Jacek et au plaisir de ne plus jamais te revoir."

Un sourire satisfait étira ses lèvres lorsqu'il poussa la porte du bar et qu'il se retrouvait dans l'air frais de la ruelle. La nuit n'était pas vieille dans le ciel et la lune n'allait pas tarder à se montrer. Heureusement qu'il avait pris sa potion avant son entretien avec Jacek. Il ne savait pas quoi penser de tout ça, ni quoi faire et il n'avait franchement pas envie d'y penser maintenant. Il s'était construit une nouvelle vie ici et il n'était pas prêt à tout abandonner pour retourner dans son passé qu'il avait tellement détesté étant enfant. Les règles, la vie de noble ne lui manquait pas du tout. Mais savoir que sa mère était malade n'était pas pour lui plaire plus que cela non plus. Il ne voulait pas la laisser partir avec des regrets. Peut-être lui écrirait-il une lettre à l'occasion.

Il frissonna légèrement et partit vite à la recherche d'un endroit où passer la nuit. Ses muscles commençaient à le faire souffrir dangereusement et la pleine lune n'était plus très loin à présent. Il aperçut la maison abandonnée lorsqu'il arriva à la sortie du village et décida que ce serait parfait pour passer la nuit. Il défonça la porte d'entrée d'un sort et pénétra à l'intérieur, installant ses quartiers au rez-de-chaussé. Il dut attendre à peine une heure avant que son corps commence à le faire souffrir le martyr. Il étouffa un gémissement en se mordant la lèvre inférieure et la transformation continua ainsi pour finir par s'achever sur le réveil de la bête.

Faim. La faim le tiraillait et la colère le constituait. Il avait été bridé toutes ces années avec cette maudite potion. Sa bestialité étouffée pour le laisser aussi faible qu'un louveteau. Il poussa un hurlement d'anticipation. Cette nuit, il pourrait enfin vivre. Il pourrait chasser, manger. Il ne se retiendrait pas cette nuit. Il bondit par la porte ouverte et se dirigea vers le village endormi à le recherche d'une proie. Son odorat détecta quelque chose et il suivit la piste. Cette odeur, si délicate, si douce à ses narines, il en frémissait d'impatience. Ses papilles s'émoustillèrent et il bava d'envie. Sa proie était là, à l'angle d'une ruelle. Non ses proies. Il retroussa ses babines, la bave coulant le long de sa gueule. Et il s'élança. Il allait manger. La bête prit de l'élan et sauta sur la plus proche de lui, une grande fille à l'odeur alléchante. Elle avait le poil brun il lui semblait mais cela n'avait pas la moindre importance, surtout lorsque ses crocs rencontrèrent la chair tendre de son cou et que le goût du sang afflua sur sa langue. Le festin venait de commencer.


Klemens Dabrosky
Samantha MillerAmbulancière magiqueavatar
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Samantha haussa les épaules en signe d'ignorance, n'ayant aucune idée de la route à suivre. Cela lui avait semblé simple, pourtant, à première vue mais il fallait croire que Pré-au-Lard prenait une toute autre dimension une fois la nuit tombée. Un coup de vent la fit frisonner et elle leva machinalement la tête vers le ciel, admirant un instant la lune qu'un nuage venait de dévoiler. Pleine et ronde, elle semblait les observer avec une certaine affection, et Samantha se sentit un peu plus en sécurité maintenant que ses rayons pâles leur éclairait le chemin.

"On peut essayer la droite si tu veux, honnêtement, je crois qu'on est en train de se perdre..."

Elle jeta un coup d'oeil à la montre moldue qui lui ornait le poignet et grimaça en constatant qu'elles avaient probablement manqué le début. Il leur faudrait se contenter des places du fond du bar, et vu leurs tailles respectives il serait compliqué d'apercevoir la scène. Sam commença à ronchonner intérieurement, se forçant à prendre son mal en patience. Un coup d'oeil à Roxanne lui apprit que sa camarade n'en menait pas large et elle envisagea elle aussi de sortir sa baguette magique, avant de se raviser. Elle était stupide, que pouvait-il bien leur arriver en plein coeur de Pré-au-Lard ? C'était le village de l'enfance sorcière, celui que tous les sorciers du pays allaient visiter durant leurs études, celui que l'on se rappelait pour ses paysages de carte postale et ses magasins de friandises. Samantha n'allait pas succomber à la paranoïa et décida donc de garder sa baguette sagement dans sa poche, signant ainsi sa perte, la perte de son innocence et peut-être bien de sa vie.

Car une ombre se mouvait à la rencontre des deux jeunes filles, une ombre qui se fit bientôt plus grande et plus menaçante. Une bête poilue et monstrueuse s'approchait d'eux, son regard jaune et laid fixé sur Samantha, de la bave s'écoulant de sa gueule aux crocs acérés. C'était un loup, un loup gigantesque et terrifiant qui semblait tout droit sorti des pires films d'horreurs que Samantha avait pu voir. La jeune fille avait entendu parler des loups-garous, bien entendu, en cours de défense contre les forces du mal et en cours d'histoire de la magie. C'était néanmoins la première fois qu'elle voyait un loup-garou transformé et sauvage, libéré du carcan de la potion tue-loup.

Samantha se figea instantanément à la vue de la créature, tandis qu'une peur primaire s'emparait d'elle, une peur absolue et paralysante. Elle avait peur pour sa vie, pour sa survie, purement et simplement, ce qui aurait dû la conduire à s'enfuir à toute allure. Mais tous ses muscles semblaient s'être figés et elle ne parvint même pas à crier, se contentant d'ouvrir la bouche et d'écarquiller les yeux, tandis que son bras se tendait machinalement vers Roxanne pour lui attraper le bras. Il fallait qu'elles...

Il ne fallut que trois secondes à Sam pour réaliser le danger qui les menaçait et retrouver le contrôle de son corps, mais ce furent trois secondes de trop. Déjà, la bête avait bondi, déjà, elle était sur elle. Elle sentit son haleine fétide juste avant de se sentir tomber à la renverse sous le poids de l'animal. Une douleur intense se répandit dans son cou et dans son épaule lorsque le loup y planta ses crocs, fait dont elle avait pleinement conscience, pouvant sentir le cheminement de ses dents dans sa chair.

Cette fois, elle cria, elle hurla même de douleur et d'effroi, tentant tant bien que mal de repousser la bête à l'aide de ses jambes et de ses mains. Et c'était comme si les dernières années passées à étudier la magie avaient été vaines, comme si son instinct premier était celui d'une moldue, incapable de penser à se défendre autrement que sur le terrain de la force.

Terrain sur lequel elle serait forcément perdante.



Roxanne PrewettAncien personnageavatar
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Roxanne n’était pas rassurée. Absolument pas rassurée. Les rues sombres étaient menaçantes, l’ambiance était angoissante, et le moindre bruit la faisait sursauter. Le danger l’effrayait, et elle perdait tous ses moyens. Si sa fierté était inexistante, elle aurait supplié Samantha de faire demi-tour pour rentrer au château. Mais Roxanne Prewett était fière. Trop fière. Elle ne pouvait pas concevoir que sa peur soit visible, que sa faiblesse soit exposée aux yeux de tous. Alors elle trouverait ce bar, elle assisterait au concert, et elle rentrerait bien tranquillement au château en compagnie de sa camarade. La vie reprendrait son cours, elle cesserait d’enfreindre le règlement, et très vite, cette soirée – ce trajet – ne serait qu’un mauvais souvenir. Un qu’elle pourrait raconter à Amy, peut-être, pour la dissuader de faire la même chose. Un  dont elle pourrait rire, dans de nombreuses années, lorsqu’elle évoquerait sa jeunesse, entourée de ses petits-enfants. Rien de dramatique, se rassura-t-elle avec force. Elle était tout simplement prudente, voilà tout, songea la jeune fille, en resserrant toutefois sa prise sur sa baguette, tout en continuant à avancer, jetant des coups d’œil autour d’elle.

Elle observa Samantha, puis finit par hausser les épaules. Pré-au-Lard était un tout petit village, elles finiraient bien par trouver leur chemin ! Sans aucun doute, décida Roxanne, comme pour se convaincre elle-même. Tout allait bien se passer. L’ombre menaçante qui semblait s’approcher d'elle n’était qu’une illusion, l’odeur fétide qui lui faisait froncer le nez n’était dû qu’à l’entretien douteux de la petite ruelle, et les grognements qu’elle pensait entendre derrière elle n’étaient que le fruit de son imagination. Oui, tout irait bien. Parce qu’elles avaient dix-sept ans, et que l’heure n’était pas aux drames, mais à l’insouciance. Parce qu’elles étaient jeunes, et qu’elles avaient encore beaucoup trop de choses à découvrir, d’erreurs à faire, pour qu’il leur arrive quoique ce soit.

Dans l’espoir de confirmer sa pensée, Roxanne jeta un coup d’œil derrière elle. Elle voulait juste se rassurer un instant. Ce qu’elle découvrit la figea instantanément. L’ombre, l’odeur, et les grognements prirent alors tout leur sens. Un loup-garou. Un loup-garou, comme on en voyait dans les livres, et encore plus terrifiant que ceux de ses cauchemars. Un loup-garou, juste devant elle. Une bête dont la bave dégoulinait de sa bouche, qui se tenait debout, prêt à les attaquer. Et, à cet instant précis, la vérité frappa alors Roxanne. Elles étaient sa proie. Sa cible. Immédiatement, une boule se forma dans sa gorge, alors qu’elle reculait précipitamment. Partir, il fallait partir ! Maintenant, cria-t-elle intérieurement, en tournant la tête vers Samantha. Mais ces quelques secondes furent de trop, et Roxanne comprit qu’elles avaient laissé passer leur seule chance – leur seule infime chance – d’échapper au danger. Danger. Tout son corps sembla réagir à ce mot, et un frisson lui parcouru l’échine, alors que ses yeux s’écarquillaient de terreur. Elle avait peur, si peur. Tant qu’elle en oublia de réagir. Elle observa le loup s’élancer vers elles, sans faire le moindre geste. Elle le regarda se jeter sur Samantha.

Et son cerveau lui hurla de fuir. De fuir, loin, loin ! De courir, aussi vite qu’elle le pouvait, jusqu’à ce que ses jambes ne puissent plus supporter son poids. Elle pouvait vivre. Elle avait une chance de s’en sortir vivante. Elle devait partir, tout de suite ! Et laisser Samantha ? s’interrogea-t-elle. La laisser aux griffes de ce monstre ? La laisser à une mort certaine ? Parce qu’elle voulait vivre, elle, et sans aucune séquelle ? Parce qu’elle était trop égoïste pour tenter quelque chose ? Pour essayer de la sauver ? Non. Non, non, bien sûr que non. Elle ne pouvait pas faire ça. Pas à Samantha, qui était venue lui parler, qui avait su voir derrière son masque de froideur. Pas à Samantha, une jeune fille qui n’avait rien demandé, qui avait dix-sept ans. Cette réflexion lui prit moins de trois secondes.

Trois secondes de trop. Le loup-garou était déjà sur sa coéquipière, ses dents plantées dans sa chair. Ce spectacle morbide lui retourna l’estomac, et elle finit par lever sa baguette en direction de la bête. Devant elle, elle se sentait faible comme une première année, qui ne connaissait encore aucun sort. Son esprit logique prit toutefois le dessus, et ordonna les étapes de son sauvetage. Repousser le loup. Courir vers Samantha. L’attraper par le bras. Et transplaner. Transplaner loin, très loin. A St Mangouste, par exemple. Elle pointa le loup-garou de sa baguette.

« EXPERLLIARMUS ! » hurla-t-elle, en visant la bête.

Le sort trouva son destinataire, qui se retrouva expulsé à quelques mètres. Roxanne l’observa quelques instants, priant vainement pour qu’il soit mort, ou même inconscient. La réalité était toute autre. Le monstre bougeait toujours. Il bougeait toujours, et était bien plus près qu'elle de Samantha.

Roxanne se mit alors à courir vers la jeune fille, les poings serrés, son cœur battant à la chamade dans sa poitrine. Elle devait atteindre Sam avant le loup. Elle l’atteindre avant qu’il ne l’atteigne, elle. Il en allait de sa survie.

Une vraie course pour la vie.



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Klemens DabroskiLoup-garouavatar
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Le goût du sang sur sa langue. Douce félicité. Cela fait si longtemps qu'il ne s'est pas nourri comme ça, si longtemps qu'il est prisonnier. Mais c'est la dernière fois, il se le promet. Ses dents déchirent superficiellement la chair, il veut faire durer le plaisir. Il grogne sourdement alors que sa proie se débat sous lui. Il sent ses mains autour de son cou, ses pieds frapper ses flancs. Il grogne d'avantage et plante plus profondément ses crocs dans la chair tendre. Il savoure pleinement son repas et il relâche légèrement sa garde. Il se détend, ne pense même plus à l'autre proie. Il s'en occupera plus tard. Peut-être. Finir celle là d'abord, ne pas gâcher.

Il sent alors un violent coup dans ses côtés et il se sent soulever dans les airs. Il glapit rapidement, un son bref qui trahit pendant un instant sa peur. Il retombe lourdement au sol légèrement désarçonné. Lorsqu'il retrouve un peu ses esprits, il se relève sur ses quatre pattes pour faire face à son ennemi. La proie au pelage roux. Il grogne, prend son élan. Il est hors de question que son festin s'échappe, la chasse commence. Il lâche un bref hurlement pour effrayer la proie et lancer la course poursuite. Il s'élance vers sa nouvelle proie. Saute par dessus sa première victime et atterrit juste devant l'humaine. Il retrousse les babines, montre ses dents et grogne. Un son sourd et long. Un avertissement. Il arque ses muscles et saute.

Ses pattes rencontrent un obstacle. Son repas vient de chuter sous son poids. Il est debout sur son corps, ses deux pattes avant sur ses épaules, ses pattes arrières sur ses cuisses. Sa gueule à quelques centimètres de son visage. Il grogne et se lèche les babines d'anticipation. Son regard croise celui apeuré de sa future victime. Un frisson de jubilation le parcourt et il baisse la tête vers la gorge de sa proie. Ses dents déchiquettent la chair tendre. Le sang coule à flot. Le festin continue. Il ne pense à rien d'autre, oublié sa précédente victime, cella là occupe désormais toute son attention. Plus rien ne peut arrêter son repas désormais.


Klemens Dabrosky
Roxanne PrewettAncien personnageavatar
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Toute sa vie, Roxanne avait été enfermée dans une bulle de bien-être et de confort. Ses parents s’étaient toujours occupés de tout. Elle n’avait qu’à ouvrir la bouche pour que ses désirs soient exaucés, et il lui suffisait de sourire en usant d’une moue adorable pour que son père cède à tous ses caprices. Et Roxanne avait toujours avancé dans la vie avec une aisance impressionnante. Elle travaillait beaucoup, certes, mais ses résultats étaient toujours à la hauteur de ses espérances. Régulièrement première de sa classe, de nombreux O ornant le haut de ses copies, elle était destinée à un brillant avenir, tout le monde le lui disait, et elle était la première à y croire. Elle se voyait entrer au Ministère, au département de la Justice Magique. Elle voulait devenir avocate, elle voulait étudier le droit magique. Elle était certaine d’y arriver, évidemment – parce que Roxanne mettait un point d’honneur à réussir tout ce qu’elle entreprenait, même si elle devait passer par des moyens plus ou moins légaux pour parvenir à ses fins. Roxanne Prewett a dix-huit ans et est promise à un grand avenir.

Roxanne était jolie, aussi. On le lui répétait souvent, et elle le savait. Elle n’était pas d’une beauté renversante, on ne s’attardait pas forcément sur elle lorsqu’elle marchait dans la rue, mais il y avait quelque chose dans son sourire qui plaisait, et, pour s’aider à se hisser dans la société, elle en jouait beaucoup. Il était facile – en même temps – d’obtenir quelque chose en soulevant le coin de ses lèvres en un sourire qui se veut sincère. L’étiquette de la Haute Société lui avait déjà inculqué à bien se tenir, et elle avait suffisamment de jugeote pour savoir qu’un sourire aidait toujours à faire passer une demande. Le physique jouait finalement beaucoup, et Roxanne l’avait bien compris. Il fallait avoir de la volonté, de la réflexion, mais ne jamais négliger l’aspect physique. Lorsqu’elle avait fait part de cette pensée à sa mère, cette dernière l’avait simplement regardé en lui disant qu’elle ferait une parfaite épouse. Roxanne n’en doutait pas. Les Prewett étaient une famille aisée, respectable, et il lui suffirait de trouver un prétendant de son rang. Roxanne Prewett a dix-huit ans, et est promise à grand mariage.

Mais Roxanne refusait évidemment de s’enfermer dans une relation dès la fin de ses études, comme l’avait fait sa mère et sa grand-mère avant elle. Elle savait très bien qu’elle se marierait assez rapidement, et peut-être plus vite que les autres filles de son âge, mais elle était bien décidée à vivre par elle-même et pour elle-même avant ça. Elle aimerait entreprendre ses études, s’installer seule dans un bel appartement dans Londres, expérimenter tout ce qu’on lui avait toujours interdit à Poudlard. Faire des erreurs, oui, pour connaître ses limites, et trouver sa voie d’elle-même, sans que ses parents ne guident le moindre de ses pas. Elle voudrait voyager un peu, pendant ses vacances – avec une amie, peut-être – médire sur la fac obligatoire, réussir ses examens haut la main, se lier d’amitié avec les autres étudiants. Oublier Poudlard et ce sentiment d’être rejetée des autres. Roxanne Prewett a dix-huit ans, et a des rêves d’une jeune fille de son âge plein la tête.

Roxanne Prewett a dix-huit ans, et commence à prendre conscience que tout ce qu’elle désire ne se réalisera pas. Pas même si elle ouvre la bouche, pas même si elle se fend d’un sourire, pas même si elle adopte cette moue adorable. Doucement, elle commença à réaliser qu’elle allait mourir, purement et simplement. Cette pensée éclaira son esprit embrumé, alors qu’elle tombait lourdement à terre sous le poids du loup-garou. Elle ne sembla même pas l’effrayée, tant la peur qu’elle ressentait était déjà décuplée. Comme elle savait qu’elle ne parviendrait pas à s’enfuir, comme elle savait qu’elle n’arriverait pas repousser la bête, la jeune fille se met à hurler. Fort. Très fort. D’un cri strident qui perce les tympans et qui fait grimacer. Elle planta ses ongles dans la terre, et finit par serrer les dents, à bout de souffle.

Elle allait mourir. Ici et maintenant. Dans cette petite ruelle insalubre et sombre. Elle qui avait toujours été habituée au luxe et à la propreté du manoir. C’en était risible, songea-t-elle furtivement, alors que son esprit semblait délirer complètement, loin de la douleur qu’elle pouvait ressentir.  Roxanne Prewett a dix-huit ans, et au lieu de voir sa vie défiler devant ses yeux, elle vit le futur qu’elle n’aura jamais. Elle vit son appartement à Londres, son voyage à l’étranger, sa salle de classe à l’université. Elle vit le département de la Justice Magique, ses futures études, son futur métier. Elle vit son futur mari, leur mariage, et les enfants qu’ils auront ensemble. Elle vit enfin son ascension dans la Haute Société, celle qu’elle avait toujours espéré avoir et qu’elle n’aurait jamais. Qu’elle n’aurait jamais parce qu’elle est sur le point de mourir.

Son corps se raidit une dernière fois avant qu’elle ne succombe à la douleur. Elle a un dernier râle, un dernier souffle, et sa tête retombe sur le sol, inerte. Ses yeux vitreux fixent le ciel, alors qu’au dessus d’elle, la bête n’en finit pas de maltraiter son corps, qui, désormais sans vie, se laisse aller à chaque mouvement comme une marionnette.

Roxanne Prewett avait dix-huit ans, et gardera cet âge-là éternellement.

Fin pour Roxanne



Kit par Ash-choupie ♥
Charlotte Meyer-WarlockAuroravatar
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Charlotte n'aimait pas les nuits de pleine lune. Cela avait commencé lors de son enfance, elle devait avoir sept ou huit ans et ses parents étaient sortis, les abandonnant elle et sa sœur à une baby-sitter, une jeune fille du quartier pas méchante mais pas très pédagogue non plus. Ce soir-là, leur chien de l'époque s'était échappé en passant par la porte de derrière que la baby-sitter avait oublié de fermer et Charlie en avait pleuré longuement, effrayée à l'idée que Hamlet se fasse écraser par une voiture. Bien qu'elle soit encore toute jeune, elle avait déjà une certaine témérité toute Gryffondor et avait décidé qu'elle partirait à la recherche de son chien, malgré le désaccord de la baby-sitter qui n'avait alors rien trouvé d'autre que de lui annoncer que c'était la pleine lune et qu'elle se ferait manger par un loup-garou si elle avait le malheur de mettre le pied dehors. Avec de nombreux détails pour appuyer son propos, la jeune femme avait réussi à traumatiser Charlotte qui avait passé le reste de la nuit cachée sous sa couette, craignant sûrement d'apercevoir un loup-garou immense à travers l'ombre de ses rideaux tirés.

Évidemment, il n'était rien arrivé et ses parents avaient ramené Hamlet en rentrant de leur soirée, l'ayant trouvé en train de se rouler comme un bienheureux dans une flaque de boue pas très loin de chez eux. Elle leur avait raconté toute l'histoire du loup-garou et ses parents s'étaient bien évidemment empressés de la rassurer : les loups-garous et toutes ces créatures magiques n'existaient absolument pas, c'était des contes destinés à effrayer les gens et il n'y avait aucune raison d'avoir peur. C'était comme avoir peur des monstres, des lutins ou des sorciers, tu comprends Charlie chérie ? Oh, sur le coup, elle avait compris et avait relégué cette histoire au fond de son esprit et n'y avait plus pensé.

Puis il y avait eu la lettre de Poudlard.

Et évidemment, tous les contes soi-disant faux qui lui faisaient si peur lui étaient revenus en mémoire, elle qui était une sorcière, pourquoi ne croiserait-elle pas des loups-garous et autres bêtes effrayantes ? Quelques leçons à l'école lui avait suffit pour comprendre qu'elle ne se trompait pas et qu'il y avait là dehors, à chaque pleine lune, d'horribles choses sanguinaires qui ne rêvaient que de chair fraiche. On disait même qu'il y en avait dans la Forêt Interdite, elle revoyait très bien les garçons de Gryffondor de son année, Eliott compris, leur parler de ces monstres assoiffés de chair fraiche qui viendraient les chercher dans leur sommeil, heureusement qu'ils étaient là pour protéger les demoiselles en détresse, quand même. Les années étaient passées, Charlotte avait grandit mais elle avait toujours eut ce nœud au ventre les soirs de pleine lune, vieille angoisse enfantine qui avait résisté malgré tout.

C'est pour cela qu'elle n'était pas vraiment ravie d'être de patrouille ce soir-là, tandis que la lune brillait haut dans le ciel, ronde et brillante et qui semblait lui rappeler que ce soir, personne n'était vraiment en sécurité. Elle avait beau sentir le bois de sa baguette à sa ceinture, la présence de Seamus à ses cotés, Pré-au-Lard avait beau être familier, elle se sentait angoissée. Pliant et dépliant les doigts à travers ses gants de laine, elle adressa un sourire à Seamus pour se rasséréner. Ils étaient deux patrouilles sur le village ce soir mais ils n'avaient pas croisé leurs collègues de la soirée. Ils avaient arpenté les artères principales et s'apprêtaient désormais à s'engager dans les petites rues sombres et étriquées du village, où on trouvait souvent des alcooliques suspendus à leurs bouteilles. Il faisait froid pourtant en ce soir de février et Charlotte n'arrêtait pas de remonter sa longue écharpe sur son visage, cherchant à se protéger de la morsure du froid.

- T'as vu le match des Canons ? interrogea Seamus, brisant le silence inhabituel qui s'était installé entre eux.
-Non, j'étais chez mes parents, on recevait de la famille.
- J'ai jamais vu Ron aussi fou de joie, j'ai bien cru qu'il ne s'en remettrait ja...

Un hurlement strident les fit sursauter et la main de Charlotte se referma immédiatement sur la manche de sa baguette tandis que Seamus et elle se mettaient à courir vers l'origine du cri. Ce fut un hurlement long et perçant qui vous faisait battre le sang aux tempes et vous faisait redouter le pire. Elle ne savait pas ce qu'il y avait là-bas, au fond des ruelles sombres de Pré-au-Lard mais elle savait que cela serait dangereux ou horrible. Le bruit cessa et Seamus et Charlotte échangèrent un regard avant se se positionner à l'ombre d'une petite rue d'où émanaient des grondements bestiaux. Il n'y avait pas que des humains là-dedans, elle en était certaine. Couverte par Seamus, elle risqua un œil pour analyser la situation et son coeur manqua un battement.

Une forme gigantesque et sombre s'acharnait sur un corps qui ne tenait plus que de la poupée de chiffon. Elle connaissait assez son métier pour savoir quand une situation était sans espoir et elle savait que la personne allongée sur les pavés humides à quelques mètres d'eux n'était déjà plus là. C'était un loup-garou devant eux, elle le savait. Et c'était cent fois pire que dans n'importe quel livre de cours ou conte pour enfant. Il était immense, imposant et elle voyait ses dents déchiqueter encore et encore le corps de la personne à terre. Il ne les avait pas remarqué, sûrement trop concentré sur son dîner mais Seamus et Charlotte n'arrivaient pas à le quitter des yeux. Elle avait déjà fait face à des situations compliquées voire dangereuses, elle savait comment réagir mais elle se sentait comme pétrifiée face à la bête devant eux. Elle n'avait combattu que des sorciers, des choses contre lesquelles elle avait une chance, pas des monstres.

Elle sentit la pression de Seamus sur son bras alors qu'il lui désignait une forme d'un signe de tête, un corps qu'ils n'avaient pas remarqué au premier abord, délaissé par le loup-garou et plongé dans l'ombre de la bête. Un corps dont la poitrine se soulevait infiniment mais suffisamment pour que le message soit clair : ils pouvaient encore sauver quelqu'un ce soir. D'un signe de tête, son partenaire lui fut comprendre qu'il la couvrait tandis que Charlotte avançait précautionneusement dans la ruelle, baguette en joue, Semaus à sa droite. En temps normal, le sort aurait fusé plus tôt. Mais quel sortilège utilisait face à une telle bête ? Quelque chose de suffisamment puissant pour le repousser et le convaincre de ne pas avancer. Ce n'était pas tant la puissance magique de Charlie qui lui permettait de se battre correctement mais plutôt sa précision : elle savait viser et elle avait bien l'intention de s'en servir ce soir. L'Expulso informulé jaillit de sa baguette et vint heurter le bas du dos du loup-garou avec force, l'envoyant s'écraser violemment contre le mur de la maison d'en face tandis que Seamus couplait avec un brusque Diffindo qui vint s'écraser dans la fourrure du loup. Charlotte ne savait pas s'il était blessé malgré le sort de coupure - la fourrure des loup-garou était très épaisse - mais cela leur avait donné un répit de quelques secondes.

Les deux filles étaient jeunes, constata-t-elle avec un haut-le-cœur tandis qu'elle les regardait brièvement. Des gamines. Celle qui avait été le plus maltraitée par le loup était dans un sale état et Charlotte se força à détourner le regard de son corps ensanglanté et déchiqueté, essayant de ne pas faire attention au liquide poisseux et chaud dans lequel baignant ses chaussures. L'autre fille respirait lentement, était blessée mais vivante pour le moment. Charlie lança un Protego sur cette dernière au moment où le loup se redressait et raffermit sa prise autour de sa baguette. Elle ne savait pas comment il allait réagir mais ni Seamus ni elle ne lâcheraient prise. Une fille était morte. C'était déjà une de trop.


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Le sort le prit par surprise. Il avait relâché sa garde, laissant juste le plaisir de chair tendre sous ses dents occuper ses sens. Il fut donc surpris de se retrouver expulsé loin de sa victime. Surpris et en colère. Il n'avait pas terminé, c'était la deuxième fois qu'il se faisait éloigner de son repas. Il essaya de se relever mais une douleur sur la flanc le fit s'écrouler au sol. Il laissa échapper un couinement de douleur. Il renifla délicatement son côté endolori et lécha sa plaie qui saignait abondamment. Il réussit à se relever malgré la douleur pour faire face à deux autres potentielle proie. Elles étaient plus grandes que ses premières et elles semblaient plus menaçantes aussi. Il retroussa ses babines et grogna. Il avança d'un pas mais la douleur était trop présente pour qu'il songe réellement à attaquer une nouvelle fois. Et puis, il n'avait plus faim. Il était rassasié, il était temps de tirer sa révérence. Il poussa un hurlement bref avant de s'élancer faisant abstraction de la douleur. Il fonça droit sur l'humaine et lui donna un violent coup d'épaule dans les cuisses.

Il ne s'attarda pas pour voir si il l'avait fait tomber ou non profitant de la confusion pour s'enfuir. Sa blessure le lançait mais il essayait de ne pas y penser en mettant le plus de distance entre lui et cet endroit. Il n'était pas complètement fou et avait bien compris que sa blessure n'était pas apparu comme ça, il avait dû être touché par un truc que les humains lui avaient lancé. Il courut le plus longtemps qu'il put et aussi vite que lui permettait la douleur lancinante. Il finit par s'arrêter dans une forêt. Il trouva une petite clairière et se laissa tomber sur le flanc attendant le petit matin et la transformation qui n'allait pas tarder à faire revenir sa prison charnelle. Il ferma les paupières et s'endormit sentant le léger picotement de sa blessure qui commençait à se cicatriser.

Le chant d'un oiseau retentit non loin de son oreille. C'est sans doute ce qui le réveilla. Il s'étira de tout son long et grimaça légèrement sous la douleur. Son regard se posa sur ses côtes, une légère estafilade se dessinait sur tout son côté droit. Il n'osa pas toucher la boursouflure de peur de rouvrir la plaie. Il jeta ensuite un regard aux alentours. Un frisson de terreur l'envahit. Où était-il ? Cet endroit ne ressemblait pas à la cabane qu'il avait quitté la veille. Un nouveau frisson le parcourut. De froid cette fois. Il était complètement nu, comme après chaque pleine lune. Il se leva et essaya de rassembler les forces qu'il lui restait. Il fallait qu'il quitte ce lieu. Il se concentra et transplana. Il arriva pile poil dans la chambre qu'il avait occupé, du moins celle qu'il avait cru occuper. Il s'habilla rapidement et jeta un coup d'oeil dehors avant de sortir discrètement. Il croisa plusieurs passants qui semblaient relativement bouleversés.

"T'as entendu ce qui s'est passé ? Apparemment y a deux gamines qui ont été retrouvées hier salement amochées. Attaquées par un loup-garou."

Le sang de Klemens ne fit qu'un tour. Il pâlit légèrement et essaya de se rappeler comment il avait pu se retrouver dans cette clairière perdue. Habituellement, le loup n'était pas vagabond avec la potion. Du moins, il l'était beaucoup moins. Il ne se rappelait pas d'avoir jamais quitté son taudis un soir de pleine lune. Ou alors, il se réveillait à l'endroit qu'il avait quitté la veille. Il ne se réveillait pas non plus avec des ecchymoses et des cicatrices sur le corps. L'horreur le saisit et prit pleinement conscience de qu'il avait fait lorsqu'il se retrouva avec un journal entre les mains. Journal qu'il lâcha sans s'en rendre compte. Le quotidien n'eut pas le temps de toucher le sol que le jeune homme avait disparu dans un crac. Destination inconnue. Il ne pouvait pas rester là. Ils allaient le retrouver. Il n'était qu'un monstre. Il allait se faire attraper. Il devait fuir, le plus loin possible. Il prit un billet de train moldu, il devait quitter le pays. Il quittait l'Angleterre. Dans le train qui le menait vers la France, le visage de ses deux filles dans le journal le hantait encore. Il ne devait plus y penser, sa nouvelle vie allait bientôt commencer. Il lui faudrait tout réapprendre, tout refaire mais l'oublie lui semblait la meilleure des options. Tout plutôt que d'affronter ce que la bête avait une fois de plus commis.

Fin pour Klemens


Klemens Dabrosky
Charlotte Meyer-WarlockAuroravatar
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Charlotte avait les pieds bien ancrés dans le sol, ses doigts fermement refermés autour de sa baguette magique, prête à toute éventualité. Elle savait se battre, se répétait-elle en boucle, et elle avait une confiance absolue en Seamus. Mais c'était la première fois qu'elle faisait face à un loup-garou et elle sentait le sang battre à ses tempes tandis que les fourmillements familiers de l'angoisse l'envahissaient. Le monstre leur faisait face, visiblement blessée au vu du rouge sombre qu'elle distinguait sur son flanc. Et il n'était visiblement pas très content d'être interrompu en plein dîner. Le protocole des Aurors voulait qu'on utilise des sortilèges et des charmes de manière à neutraliser leurs opposants sans les blesser : il fallait juste les immobiliser. Malheureusement, elle avait l'impression qu'elle ne pourrait pas appliquer ledit protocole face à une telle bête, les sorts usuels ne fonctionneraient pas, il fallait être plus brutal. Mais malgré sa peur, elle n'arrivait pas à se défaire de l'idée que derrière le monstre, il y avait un sorcier qui se réveillerait demain matin. Peut-être qu'il regretterait son acte... Ou peut-être pas, songea-t-elle en se remémorant Fenrir Greyback qui avait déféré la chronique avec les propos tenus lors de son procès alors qu'elle était en cinquième année. Il prenait plaisir à tuer et à transformer.

Le hurlement du loup aurait dû être un signal mais Seamus et elle n'étaient pas assez formés à en affronter un pour le reconnaître. Elle lança bien un Stupéfix dans un réflexe stupide mais ce dernier n'eut évidemment aucun effet sur la bête. Elle n'avait jamais été renversée par une voiture mais cela devait faire le même effet, au niveau de la force que dégageait le loup-garou. Elle se sentit tomber violemment en arrière, sa tête heurtant les pavés avec force. Elle lâcha sa baguette magique sous l'impact et entendit nettement le loup-garou qui s'éloignait en courant. Elle ne comprenait pas pourquoi il n'avait pas insisté, il aurait eu le dessus face à eux, mais elle n'allait pas s'en plaindre. La douleur qui lui vrillait la tête et la nuque était bien suffisante pour ce soir. Elle se redressa précautionneusement, appuyant ses mains dans... Elle retint un haut le cœur en regardant ses mains rouges de sang et s'empressa de les essuyer sur sa cape, dégoûtée. Elle était tombée tout près du cadavre déchiquetée de l'adolescente et elle détourna le regard.

- Ça va Charlie ? interrogea Seamus d'un ton qui se voulait calme mais dont elle percevait l'angoisse.
- Ça va, c'est pas... Elle frotta frénétiquement ses mains sur sa cape en laine.  C'est pas le mien.

Seamus l'aida à se relever précautionneusement tandis que Charlotte portait une main à l'arrière de sa tête. Elle ne semblait pas avoir de plaie mais se ferait examiner quand même, on ne savait jamais. Tandis que Seamus envoyait un Patronus à l'autre patrouille pour les prévenir de la situation et de la libre circulation dans Pré-au-Lard d'un loup-garou à retrouver, ainsi qu'un deuxième au Bureau pour demander des renforts, Charlie s'était approchée du deuxième corps. C'était également une jeune fille, elle ne devait pas avoir plus de quinze ou seize ans, blonde, amochée également mais dans un meilleur état que celui de sa camarade. C'était assurément des élèves de Poudlard, sûrement sorties en douce du château, et qui avaient eut le malheur d'être là au mauvais moment. Pourquoi n'étaient-elles pas restées en sécurité dans leur dortoir ? La jeune fille respirait encore et Charlie trouva un pouls faible dans le creux de son coup.

- Celle-ci est morte, soupira Seamus d'un ton sombre en se baissant à la hauteur du cadavre. Femme. Dix-sept ans, je dirais. Pas plus. Poudlard.
- J'appelle Sainte-Mangouste pour la deuxième.

Les secours ne furent pas longs mais Charlotte passa ces quelques minutes à surveiller la respiration de la petite, priant pour qu'elle ne s'arrête pas maintenant. Sa camarade n'avait pas eu cette chance mais elle pourrait vivre si elle se battait, même si cela ne serait pas facile après un tel drame. Elle ne devait même pas être majeure, elle ne pouvait pas s'arrêter comme ça tout ça parce qu'elle avait désobéi au règlement... Et c'était si cruel de penser ça vis-à-vis de l'autre fille, celle dont seul le visage avait été épargné par les crocs de la bête. Ce n'était pas le premier cadavre que voyait Charlie, elle en avait même vu dans des états pires. Mais c'était la premier fois qu'elle voyait quelqu'un qui n'avait même pas atteint l'âge adulte ainsi massacré sur les pavés d'une rue glauque de Pré-au-Lard alors qu'elle aurait dû se réveiller le lendemain matin en sécurité à Poudlard, avec pour seul souci ses devoirs de sortilèges.

Lorsque les secours arrivèrent, la gamine tenait toujours le coup et fut immédiatement prise en charge. Ils n'avaient pas l'identité des deux filles mais le BDA avait déjà prévenu l'école et ils auraient un retour rapidement afin de prévenir les parents. Les secouristes disparurent bientôt avec la survivante tandis que les Aurors arrivés en renfort s'occupaient du corps, accompagnés des Médicomages légistes. Ils n'avaient pas à trouver d'indices, ils savaient très bien ce qui s'était passé mais c'était la procédure. Appuyés contre le mur de la ruelle, Charlie et Seamus regardaient leurs collègues travailler, encore un peu secoués. Elle avait toujours mal à la tête, même si elle avait été examinée au passage par les Médicomages, et avait dissimulé ses mains tremblantes dans ses poches. Elle était rarement aussi perturbée par une affaire mais l'idée qu'une gamine de dix-sept ans ait été massacrée par un loup-garou... Les nouvelles leur étaient parvenues, tout le pays subissait des attaques et tous les Aurors ainsi que la PM avaient été rappelés pour assurer l'ordre et la sécurité sur tout le territoire.

- Poudlard a répondu, il manque deux élèves de Serpentard, Prewett Roxanne et Miller Samantha. Respectivement rousse et blonde, annonça l'Aspirant Wheeler en s'approchant.
- Prewett est morte, répondit Seamus. Miller est dans un état critique, mais vivante. T'as les adresses ?
- On se charge de la famille de Roxane Prewett, coupa Charlotte en se redressant.

Elle nettoya le sang de sa cape tandis que le corps de la jeune fille était emporté à la morgue de Sainte-Mangouste. Inspirant profondément, Charlotte transplana, suivie de Seamus, vers l'adresse indiquée. Elle avait déjà accompagné son formateur faire ce genre de choses mais c'était la première fois qu'elle devrait le faire. Ils remontèrent l'allée, frappèrent quelques coups secs à la porte. Il était aux alentours de minuit, deux Aurors en uniforme qui se présentaient à votre porte n'était jamais bon signe mais l'estomac de Charlie était noué à l'idée de prononcer ces mots. Ce fut un Elfe qui ouvrit, suivit d'un couple en robe de chambre sûrement intrigués par le fait de recevoir de la visite à cette heure tardive.

-Monsieur et Madame Prewett, c'est au sujet de votre fille, Roxanne...

FIN DU RP




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Thriller [Roxanne & Samantha + special guest]

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