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 Can't read my poker face [Valery]

Roy CalderChef de la mafiaavatar
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20 février
Dans l'appartement de Valery Aster

Roy ferma le clapet d’un de ses objets moldus dont il avait appris à se servir, merci aux cousins, puis se releva de son canapé, téléphone portable dans sa poche. Il n’allait pas débarquer chez Valery en pyjama comme lui l’avait déjà fait, non, il enfila sa veste tranquillement, puis se prépara à transplaner, dans l’appartement du danseur. Il n’avait aucune garantie qu’il serait là, à vrai dire, mais il croisait les doigts pour. Valery l’ignorait depuis quelques jours, sans rien expliquer de son attitude, chose qui agaçait Roy au plus haut point. Qu’il s’embrouille avec un de ses amis, passait encore, cela lui arrivait souvent, mais il appréciait être tenu au courant de la raison, tout de même. Et Roy n’allait pas attendre que Valery daigne arrêter de bouder en silence pour savoir.

Il aurait pu se montrer un peu civilisé, et transplaner devant sa porte, mais c’était un coup sûr à ce que la Langue-de-Plomb refuse de la lui ouvrir. Roy se trouva donc en quelques secondes directement dans le salon de Valery, faisant fi des politesses d’usage, annonçant simplement sa venue d’un « pop » caractérisitique. Le propriétaire des lieux est bien présent, il n’avait pas fait le déplacement inutilement, voilà qui le soulageait. Roy le jaugea du regard, le temps d’évaluer à quel point il le boudait, puis croisa les bras. Etrangement, la première chose qui lui vint à l’esprit fut de dire :

« Donc en fait, la dernière fois, t’avais quand même fait l’effort de pas te pointer chez moi en peignoir. »

A sa décharge, il était plutôt comique de surprendre Valery fraîchement sorti de sa douche, des sushis plein la bouche, en plein visionnage de documentaire sûrement très inintéressant à la télévision.

« Bon allez, dis-moi pourquoi tu tires la tronche. Fais pas genre y a rien, je me suis pas déplacé pour entendre qu’il y a rien. »


Spoiler:
 
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C'était la palme, quand même.

Présentement Valery Aster est calmement en train de dévisager Roy Calder, premier du nom, qui a débarqué en trasplanant dans son appartement, et se tient à présent entre sa télé et lui. Avant cela, le danseur était en train de réopndre au sms recu par un "non mais comment ç..." avant de sursauter assez fort par le craquement caractéristique du transplanage pour en avaler sa bouchée de poisson cru et de riz tout rond et faire tomber ses baguettes à terre.
Le regard que recoit Roy est assez peu amène. Voir même borderline hostile.

Enfin au moins jusqu'à ce que Roy lui parle de son peignoir et qu'il hausse un sourcil. Pourquoi ils finissent toujours par parler de fringues, tous les deux ? Ainsi il se contente de soupirer.

- Mais qu'est-ce que tu fiches dans mon appart.

Long soupir. Il rammène d'un coup de baguette -pas les japonaises, cette fois- un sachet fermé estampillé du sushiman du coin.

- Klem devait manger avec moi mais il est shépaoù à faire shépaquoi, donc prend sa part, tiens. Comme ça tu seras pas venu pour rien. Je boude pas.

Il en a pourtant tout l'air. Il évite de regarder Roy, surtout pas dans les yeux, et il a une posture repliée très loin de celle avenante et flegmatique qu'il adopte envers le monde entier, en règle générale. Peut-être est-ce le peignoir. Peut-être est-ce la présence de Roy. A vrai dire il s'en veut, d'avoir agit comme ça par sms, mais il n'arrive pas à s'en excuser, parce qu'il faudrait justifier son attitude et il n'a aucune justification. Donc non, il n'y a rien.
Roy CalderChef de la mafiaavatar
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Roy attrapa le sachet volant vers lui, regardant à l’intérieur d’un air méfiant. Il n’était pas fan de cuisine japonaise. Mais il avait faim et on lui proposait de la nourriture gratuite, ça ne se refusait pas selon lui. Il prit place sur un fauteuil, puisque Valery n’avait pas l’air contre.

« Essaye pas de m’acheter avec de la bouffe, je suis pas venu pour ça, dit-il, en piquant néanmoins dans le sachet. Tu sais très bien ce que je fiche dans ton appart. Tu m’ignores et j’sais même pas pourquoi. »

Il n’y avait qu’à voir sa posture défensive pour conforter ses théories. Roy avait beau râler sur ses manies de le spammer à tout bout de champ par sms, cela ne le dérangerait pas tant que ça, sinon il ne serait pas actuellement en train de s’inquiéter que Valery l’ait ignoré pendant deux jours, durée ô combien longue. A bien y réfléchir, c’était le fait d’être ignoré tout court qui ne lui plaisait pas, Roy avait un ego à nourrir, rappelons-le.

Mais il n’était pas tout à fait honnête, il avait bien une idée de ce qui motivait Valery à le bouder, en relisant bien leurs derniers sms échangés. Mais il avait du mal à le croire. Valery, jaloux de lui ? Ce n’était pas son genre… si ? Roy réfléchissait à un moyen de lui faire cracher le morceau sans le braquer.

« Ca a un rapport avec Juliana, j’me trompe ? »

Puisque tout semblait être parti de là.
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- Non.

Il met la télé sur silencieux, coupant ses explications sur le mode de vie et le camouflage ridicule d'une espèce d'oiseaux rare à l'apparence particulièrement étrange et gauche, pressentant que cela va durer un moment. Ne reste comme bruit que celui, léger, du frigidaire dans son coin et d'un avion qui passe loin au dessus de l'immeuble. Ils sont assez bien isolés pour ne pas entendre du tout le trafic des voitures, et les baies vitrées qui dévoilent le quartier des affaires de Londres sous la pluie donnent à la scène un petit air de film. Il considère ses options, glanant du bout des baguettes un gros maki noir et luisant.

- P'tet. Qu'essapeut te foutre. Je sais pas ce qui me chantait de te spammer de sms, jle ferais plus, voila, whatever.

Qu'il marmonne sans conviction, toujours incapable de le regarder en face. Qu'est-ce que ça peut lui faire, honnetement ? Pourquoi le fait que ce soit Juliana le rendre si hostile ? Il n'a pas tant que ça accroché avec son amie sur le plan physique... Puis ils étaient bourrés. Puis ça en a découlé cette blague nulle sur Roy et Klem. Alors quoi ? Bon, il se trouve vraiment pas sympa, pour le coup.

- J'sais pas, désolé.

Geste vague dénotant une certaine impuissance. Mince sourire de coin ennuyé.
Roy CalderChef de la mafiaavatar
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Dernière édition par Roy Calder le Mar 4 Mar 2014 - 2:07, édité 1 fois
Roy fronçait les sourcils au fur et à mesure des réponses de Valery, pas vraiment satisfait de la tournure des évènements. C’était un appel à se faire tirer les vers du nez, cette espèce d’attitude pas claire entre la contrariété, la non-conviction, l’abandon, la gêne, et il ne savait trop quoi d’autre. Il avait rarement vu Valery aussi mou.

« Mais t’excuse pas, je m’en fiche de tes excuses, dit-il, sans animosité, néanmoins avec fermeté. Pareil pour les sms, c’est pas du tout le sujet, c’est… »

Et sa mollesse déteignait sur lui, il ne savait plus quoi dire. Il lui lança un regard plein d’agacement, qui se changea vite en suspicion à sa question :

« T’avais des vues sur elle ? »

Il s’informait juste. Il ne comptait pas s’excuser d’avoir passé une nuit avec Juliana, compte tenu qu’il ne voyait pas ce qu’il y avait de mal là-dedans. Il souhaitait simplement comprendre, une fois que l’explication serait lâchée, ils en discuteraient, éventuellement la conversation dévierait ailleurs parce que Roy ne comptait pas se prendre la tête sur une telle histoire, et il rentrerait chez lui en paix, l’esprit déjà préoccupé par un autre sujet. Ca se satisfaisait rapidement, la curiosité.

« Bon écoute, soit t’es jaloux, soit tu déprimes pour une raison qui m’échappe, on t’a largué peut-être, soit… Je sais pas. Dis-moi ? Tu sais que je suis tenace et que je vais pas lâcher le morceau, m’expliquer tout de suite t’éviterait à chercher des excuses bidons. Alors ? T’es jaloux, avoue ? » 
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Roy ne va clairement pas abandonner. Il ne se satisfait pas de ses excuses. Alors Val entre dans un état de détresse profonde et logorrhéique, et tente de tout expliquer, alors qu'il ne sait rien.

- Je sais pas. JE SAIS PAS ! C'est pas Juliana, forcément pas, elle est choupie Juliana, et puis, hein, tu le savais p'tet pas, t'étais occupé à croire que tu avais perdu ta virilité dans le bras de Klemens, mais j'ai couché avec elle, le soir où on vous a fait croire ça. C'était bien, c'était cool, pas ouf non plus, trop bourrés pour ça, tu vois. Et j'ai pas repensé à Juliana spécialement. Parce que c'est une amie, à la base, et ce qu'on a pu faire n'a pas à avoir de l'importance dans notre relation... Mais... Oui, c'est manifestement un truc qui ressemble à de la jalousie, j'imagine. Parce que j'étais vexé, un peu, et j'ai pas réussi à m'empêcher de bouder, et genre j'étais à moitié pas bien genre papillons vexés dans le ventre et tout et et et encore là j'ai du mal à te regarder en face mais je SAIS PAS POURQUOI OKAY ?

A la dernière flopée de capslocks, il finit enfin par tourner la tête vers lui, et il n'est pas au bord des larmes, mais c'est pas loin. Il se mord la lèvre et retourne à ses sushi pour se distraire. Ferme les yeux. Instantanément calmé.

- Mais c'est rien. Je sais pas. J'ai mes règles. Un truc. Laisse tomber. Ca va me passer.

A vrai dire... Ca lui est déjà passé. Maintenant que Roy est là... Il se sent bien moins jaloux. Il se sent bien plus serein. Content, même. Et il n'y aucune chance au monde qu'il approche ce sentiment à moins de dix mètres pour le décortiquer. Certainement pas.

- Laisse tomber. Mange tes trucs. Je le suis déjà pu, toute façon.
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Roy laissa Valery péter enfin un câble, sans trop savoir s’il devait s’en réjouir ou pas. Etrangement, ce qu’il retint le plus dans cette longue série de phrases plus ou moins incohérentes, ce fut ce petit détail piquant sur lequel Valery passait sans cérémonie, mais qui remuait cette chose lourde que Roy se traînait tous les jours, oui, son ego, voilà, c’était ça. Est-ce qu’un jour Valery cesserait de le doubler dans tous les domaines ? Il n’était pas satisfait de faire dix centimètres de plus que lui, déjà ? Pas satisfait de cumuler emploi au ministère et appartement chic dans la capitale ? Il fallait en plus qu’il couche avant lui avec les femmes qui l’intéressaient ? Ah il était jaloux, tiens. Trop jaloux encore pour se souvenir qu’il n’était pas le seul à l’être dans cette pièce.

« Mais… Aaaaah. Tu m’les brises, Val, sincèrement. Toi et ton karma pourri » qu’il réussit à grommeler dans sa bouderie.

Il n’avait même pas le cœur à rire à ses élucubrations suivantes. Il reprit son sachet de sushis qui avaient encore moins de saveur qu’au début, à présent qu’il savait que Valery avait couché avec Juliana. Rien que l’idée lui hérissait le poil. Et lui qui était venu presque fier que le danseur lui envie l’une de ses conquêtes. Il se repassait son discours en mâchonnant un maki. Oui elle était choupie, Juliana, oui, ils étaient juste amis, bien sûr, cela n’avait pas d’importance pour Valery qui d’ailleurs ne savait pas pourquoi il boudait, en vérité, et il avait du mal à le regarder en face, même maintenant… Les neurones de Roy ne tenaient pas toujours leur réputation d’être réactifs, il fallait croire.


« Attends, si c’est pas Juliana… C’est moi ? » Et il le regardait l’air à moitié choqué, moitié prêt à exploser de rire, comme s’il tenait le scoop de l’année.  « Attends, attends… T’étais jaloux de Juliana, en fait ? »
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Son calme laisse place à un certain agacement... Et sa jalousie revient. Mais quoi, sérieusement ? Tout ce qu'il trouve à dire c'est que Val l'a doublé encore une fois. Seigneur, ils font pas un concours. Et puis c'était nul, avec Juliana,  cause de tout l'alcool imbibé. Il pense qu'il a échappé à la honte et à l'humiliation, et que ses explications vont passer comme ça... Mais si Roy est à retardement, il finit quand même par tilter que son discours est... Etrange.
Hein hein quoi ? Non ! C'est pas du tout ce qu'il a dit. Pas du tout. Valery lui lance un regard encore un peu plus paniqué, puis détourne les yeux ailleurs. Sur la télé, sur les makis. Il marmonne, avec trop peu de vivacité dans sa protestation pour avoir un tant soit peu de crédibilité :

- ... Non.

Et quelque chose.... D'incroyablement rare... De presque miraculeux se produit. Les joues et les oreilles de Valery Aster, ce jeune homme que rien ne démonte, prennent lentement une magnifique couleur rouge vif, alors que le danseur les sent lui cuire et reste buté et détourné du contrebandier autant qu'il peut. Seigneur. Seigneur. Cela le décrédibilise encore plus. Il ne sait tellement pas quoi faire. Il se sent trahit par son corps, par... Quelque chose en lui qui fait qu'il n'arrive pas à regarder Roy et préfère se mordre la lèvre en faisant implacablement l'autruche. Attend attend. C'est quoi ce plan. Visage qui se redresse. Il reprend avec plus de fermeté, sourcils froncés, offusqué.

- Trop pas. Comme si. Franchement.

Comme si Roy avait quoi que ce soit d'intéressant ou d'attirant qu'il puisse jalouser Juliana d'avoir obtenu. Franchement.  
Roy CalderChef de la mafiaavatar
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La réaction de Valery avait de quoi en étonner plus d’un, dont Roy. Valery Aster, marmonner et rougir comme une jeune fille en fleur ? Cet homme-là même qui, faute à une vie plutôt libertine,  devait être celui qui avait le plus bu à leur « Je n’ai jamais » au Circée, quelques semaines plus tôt ? Roy était fortement partagé entre un fort sentiment d’incrédulité et une irrépressible envie de rire. Parce qu’il fallait reconnaître que le voir s’enfoncer dans son incrédibilité était plutôt hilarant. Et Roy était de ceux qui se faisaient une joie d’enfoncer le clou, de façon générale.

« Comme si quoi ? Comme si j’avais des « atouts », finalement ? »

Rancunier qu’il était, ce Roy, il se souvenait assez précisément de cette soirée au Circée, pendant laquelle Valery n’avait pas manqué de le provoquer, et certaines formules semblaient s’être gravées dans son esprit. Il avait à présent le sentiment de tenir sa revanche, comme le cachait si mal son large sourire.

« Alors, dis-moi tout. Qu’est-ce qui t’a fait craquer, môssieur j’ai des goûts très précis ? » Cette fois-ci, il ne put s’empêcher d’éclater de rire. « Sérieusement, t’as boudé tout ce temps là pour ça ? Mais t’es amoureux ou quoi ? »

Il le taquinait bien volontiers, et sans aucune délicatesse. Parce qu’après tout, cette histoire n’était de toute manière pas bien sérieuse, dans son esprit.
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Valery est partagé entre l'envie d'aller se cacher au fond de son placard et celle d'encadrer la face de Roy au mur nez le premier. Seconde option qu'il considère un peu trop longtemps, en se disant qu'après touuuut Roy lui a bien cassé le nez, lui. Mais ca serait juste s'enfoncer encore un peu et Valery... Non. L'attitude de Roy le met en rage. Il se lève et le choppe sèchement par le bras.

- Bon tu m'emmerdes. Si t'es venu pour ça, tu peux te casser aussi sec. Y'a pas d'embrouille, j'en veux pas à ton cul, dear lord non, qui diable en voudrait de toute façon, filles compris, donc tu me lâche, maintenant, et tu retournes chez toi faire te trucs merdiques de mafieux à la manque et tu m'oublies.

Roy est entrainé vers la porte de son appart, qui donne directement dans le salon. S'il est aussi en colère ce n'est pas juste à cause de l'attitude de Roy... Même si elle le blesse, intrinsèquement, et lui laisse une sale sensation quelque part derrière le plexus. Non, s'il est aussi vénère c'est que Val... Ne peut pas s'empêcher de constater, cette douleur. De voir à quel point cela l'affecte. Et il refuse. IL rejette. Toute possibilité de pouvoir être attiré par ce mec qui représente, classiquement, tout ce qu'il fuit chez un partenaire potentiel. A commencer par sa gueule. C'est un grand coup dans son moral et son estime et Roy n'a PAS les avants bras agréables à toucher, kdjglkgsl. Porte d'entrée sèchement ouverte, visage fermé, détourné.

- Allez.

S'il te plait, rend le truc plus simple et va t'en.
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Roy s’attendait à ce que Valery râle, quoi de plus logique, il tirait pas mal sur la corde, surtout celle de la sensibilité. Mais il n’avait pas prévu qu’il puisse réellement se mettre en colère. Il ne saisit pas tout de suite qu’on l’expédiait chez lui sans faire plus de manières. Il ne comprit pas non plus d’où venait ce regain d’âcreté, alors que deux minutes plus tôt, Valery était tout mou, tout timide, tout gêné. Cela ne l’empêcha pas de prendre une mine tout à fait indignée à la manière dont le danseur lui montra gentiment la sortie. Roy détacha son bras de son emprise, à la fois pris au dépourvu, et mécontent de la façon dont les choses tournaient. Il avait assez donné ces derniers temps en matière d’engueulades avec ses amis.

« Hé, j’suis pas venu pour que tu me fasses encore plus la gueule quand je repars, protesta t-il. Il t’arrive quoi, mec ? Pourquoi tu te vexes comme ça ? T’es pas le genre à manquer d’humour, d’habitude. Y a pas d’embrouille, comme tu dis, je plaisantais juste. J’comprends pas pourquoi tu prends ça tellement au sérieux. » Il hausse un sourcil dubitatif. « Sauf si c’est sérieux, mais… »

Mais ? Mais il ne savait pas, et il ne saurait pas quoi dire d’autre. Ce n’était pas comme s’il pouvait répondre à ce qu’il avait cru deviner des attentes de Val –au final, tout ceci n’était pas très clair- et Val le savait parfaitement.

« J’pige pas, là. »

Voilà qui était bien résumé.


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- M'en fous. Pourquoi tu viens faire chier si tu veux pas que jfasse la gueule, hein ? C'est *pas* sérieux, c'est rien, ça me fait juste chier, voila. Tpas fichu de le comprendre, grand bien t'en fasse, mais zut. Voila.

Roy est effectivement relaché lorsqu'il tente de dégager son bras, et Val croise les bras, dans l'encadrement de la porte. Quelles attendes ? Val n'a pas d'attentes. Surtout pas envers Roy. Il a été pris... Dans un moment de faiblesse. Il pourrait même jusqu'à dire que Roy EST un moment de faiblesse. Tel qu'il arrive encore à se mordre la lèvre, anxieusement, avant de se détourner.

- On est pas fâchés. Laisse moi, j'suis fatigué.

C'est l'excuse la moins crédible, et qu'il n'essaie aucunement d'étoffer, du monde. A dire vrai il n'a ni excuse ni capacité de s'en sortir. Il veut juste ramper dans un terrier noir et ne plus jamais en sortir. S'être fait moquer de lui pour cette... regrettable, ridicule faiblesse, outre l'avoir enervé, l'a promptement blessé et il n'ose pas regarder Roy, de peur que cela transparaisse dans son expression, ce qu'il ne pourrait pas supporter, ni justifier. Il a l'impression d'apparaitre béant et fragile aux yeux de tous et c'est insupportable. Roy encore plus que les autres n'a aucun droit de regarder dans les failles de son personnage. Il est bien trop capable de tirer sur les fils pour voir si cela réagit.
Il a la civilité de ne pas lui claquer la porte au nez, et attends qu'il parte - ou refuse de partir, avant de faire quelque chose.
Roy CalderChef de la mafiaavatar
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Une chose était sûre, Roy avait connu Valery avec plus de répondant. Ses sourcils se fronçaient à peu près proportionnellement à son incompréhension de la situation. Mais qu’est-ce qui le « faisait chier » ? Qu’est-ce qu’il avait fait de tellement chiant, autre que venir s’enquérir de pourquoi il le boudait ? Etait-ce de sa faute si Valery avait visiblement un problème avec la gestion de ses propres émotions ? Il n’y avait rien de clair dans tout ce qu’il avait pu dire, et Roy mettait sa main au feu que Valery ne savait pas lui-même ce qu’il disait.

Dans d’autres circonstances, il ne se serait sans doute pas contenté d’un « On est pas fâchés. », que Roy était fortement tenté de prendre pour un « Voilà ce que tu veux entendre, allez, débarrasse-moi le plancher ». Mais il sentait qu’insister encore était stérile. Du moins pour ce soir.

« Parfait. J’te laisse… avec tes pensées, alors. » conclut-il, la mine plutôt suspicieuse.

Il avait bien envie de savoir ce qui pouvait se dérouler dans le cerveau du danseur, même s’il se doutait que ses intuitions devaient être bonnes, vu sa réaction. Valery, attiré par lui ? Il en aurait bien ri, mais ça n’avait pas l’air d’une blague, Roy avait bel et bien appuyé là où ça faisait mal. Il n’appuierait pas plus, si le seul résultat était que Valery se ferme comme une huître. Roy disparut donc de sa porte d’entrée, d’un pop sec.

FIN DU RP


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Can't read my poker face [Valery]

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