AccueilAccueil  FAQFAQ  Où trouver...?  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

 Love Song [Eliott]

Charlotte Meyer-WarlockAuroravatar
Messages : 544

Voir le profil de l'utilisateur
Dimanche 13 Avril 2008

D'un point de vue professionnel, Charlotte était une criminelle récidiviste. C'était la deuxième fois qu'Eliott et elle entraient dans cette patinoire par effraction en profitant de leur capacité sorcière à transplaner et des caméras de surveillance qui n'avaient toujours pas été réparées en un an. Un an. Une année toute entière s'était écoulée depuis qu'ils s'étaient tenus là à l'occasion de leur troisième rendez-vous, le soir où ils s'étaient mis ensemble. Charlie avait l'impression que c'était à la fois très long et très court, que leur premier baiser était hier et qu'en même temps, ils avaient traversé beaucoup de choses ensemble, surtout en un an. Il y avait eu l'affaire avec Lilly, l'accident d'Eliott, la crise cardiaque de son père et d'autres choses qui auraient pu les éloigner ou les séparer, comme le poste d'Eliott à Poudlard à cause duquel ils se voyaient peu souvent. Mais ils étaient passés à travers, étaient restés ensemble et s'étaient rapprochés énormément à un point que Charlotte n'aurait jamais pu imaginer.

C'était aussi pour cela qu'ils étaient là, un an après, encore ensemble. Elle qui avait eut peur en se rendant compte qu'elle craquait pour lui se retrouvait maintenant plus qu'amoureuse mais elle le vivait plutôt bien. Elle était une grande angoissée, elle l'avait toujours été mais être avec Eliott lui avait appris à se poser et à relativiser et puis surtout à prendre les choses comme elles venaient sans trop essayer de tout contrôler. Enfin, elle était encore en train d'apprendre cela et à quel point cela pouvait être difficile de lâcher prise. Même si parfois, elle n'avait pas vraiment le choix : Eliott et elle étaient assez opposés sur ce genre de choses, elle toujours dans l'organisation et lui... Pas vraiment. Et encore, c'était un léger euphémisme.

Mais ce n'était pas vraiment important, après tout, ne disait-on pas que les contraires s'attiraient ? Et cela semblait se vérifier pour eux, puisque leur relation était au beau fixe. Pour fêter leurs un an - un cap assurément important - Charlotte avait pris sa soirée, réservé un très bon restaurant dans le centre de Londres quelques semaines auparavant et ils avaient passé un très bon moment tous les deux. En sortant, peu désireuse de rentrer aussi tôt, elle avait proposé une balade sur les docks - l'air était doux pour un soir d'Avril - mais Eliott avait répondu qu'il avait une surprise et elle s'était laissée guider jusqu'au moment où elle avait rouvert les yeux au milieu de la patinoire où ils s'étaient embrassés un an pile auparavant. Il fallait avouer que c'était une très jolie surprise, tout de même, quelque chose de très romantique et son sourire réjoui trahissait son bonheur.

Elle avait enfilé une paire de patins blanc et avait suivi Eliott sur la glace, pas vraiment plus assurée que la dernière fois mais clairement plus apaisée. Il faut dire que la dernière fois, elle réfléchissait à chaque mot, chaque geste et au moment où elle l'embrasserait aussi. C'était lui qui avait fait le premier pas les deux dernières fois, au moment de se quitter et elle comptait y mettre du sien aussi, d'où ce qui s'était passé le treize avril dernier. Les choses étaient bien différentes en ce jour : ils étaient clairement ensemble, amoureux, vivaient tous les deux et avaient pas mal de projets ensemble. Cela pouvait aller du plus simple à leur destination de vacances de cet été mais aussi des choses plus lointaines, comme un bébé un jour, dans quelques années. Elle n'avait jamais vécu quelque chose comme cela et c'était plus que plaisant et reposant. Elle était bien avec Eliott, tout simplement et voyait un avenir avec lui, de manière très claire.

- On fait une pause ? lança-t-elle à l'adresse d'Eliott en riant, un peu essoufflée.

Elle avait beau être sportive, le patin à glace était un sport difficile et le fait d'avoir manqué de tomber plusieurs fois jouait aussi dans sa volonté de s'arrêter un peu. Elle n'avait pas vraiment envie de s'étaler sur le sol sans aucune grâce. Elle s'appuya précautionneusement contre la rambarde et passa ses bras autour du cou d'Eliott lorsqu'il vint la rejoindre, lui volant un long baiser.

- Je sens que cela va devenir une tradition, souffla-t-elle. Mais ça me plait ! ajouta-t-elle avec un grand sourire. Le jour où on se fera arrêter sera sûrement moins romantique mais au moins, cela fera des souvenirs de couple originaux !

Elle l'embrassa de nouveau, encore et encore avant de caresser sa pomettte du bout des doigts, tout simplement heureuse de cette soirée.

- Je t'aime énormément, tu sais ?


All of me
loves all of you
Love your curves and all your edges, all your perfect imperfections.

You're my end and my beginning, even when I lose I'm winning 'cause I give you all of me and you give me all of you. •°¤ Mags.

Beating Heart.
Eliott WarlockAmbulancier magiqueavatar
Messages : 386

Voir le profil de l'utilisateur
Eliott observa la réaction de Charlotte du coin de l’œil, espérant qu'elle ne lui en voudrait pas pour cette entrée par effraction, la deuxième en un an. Il fut rassuré en voyant qu'elle n'avait pas l'air de désapprouver leur venue ici et répondit à son sourire réjoui par le même sourire. En voyant la date de leur anniversaire approcher -bien que cela ne soit pas la vraie date, mais c'était un débat sans fin- il avait pensé à revenir ici. Ce n'était pas forcément le meilleur endroit pour un rendez-vous galant, et le cadre était bien moins romantique que celui du restaurant qu'ils venaient de quitter, mais c'était symbolique,  alors il avait eu envie de revenir ici, là où tout avait commencé un an plus tôt.

Il avait du mal à croire que cela faisait seulement un an tant il s'était passé de choses depuis ce jour-là, et pourtant il s'en souvenait comme si cela avait été hier. Leurs premiers rendez-vous lui apparaissaient à la fois proches, et lointain. Beaucoup de choses avaient changé depuis, souvent pour le mieux. Il était bien plus proche de Charlotte aujourd'hui, et n'envisageait pas son avenir autrement qu'avec elle. Lui qui avait toujours eu du mal à se projeter dans l'avenir imaginait sans difficulté son avenir avec la jeune femme. Ce constat l'aurait probablement effrayé il y a quelques années, lui qui ne se pensait pas fait pour les engagements, mais cela le rendait particulièrement heureux aujourd'hui. Il était bien avec Charlotte, et il aimait ce qu'ils avaient tous les deux. Il aimait être là pour elle, il aimait pouvoir compter sur elle, il aimait être avec elle, tout simplement. Il savait qu'il avait tendance à s'emballer trop vite, mais pour une fois il estimait qu'il pouvait légitimement dire que ça durerait entre eux, du moins il l’espérait.

Eliott termina de lacer ses patins avant de tendre une main à Charlotte pour l'entrainer sur la glace. Il ne s'était pas remis au hockey depuis son accident en Juin mais espérait que patiner ne s'oubliait pas, comme voler sur un balai. Ses premiers pas sur la glace furent un peu hésitants mais il retrouva rapidement son aisance. Ils firent quelques tours sur la glace et Eliott en profita pour se remémorer leur dernière visite ici, la première fois où Charlotte l'avait embrassé. C'était lui qui avait pris l'initiative les deux premières fois, pas le moins du monde découragé par le manque de résultats de sa première tentative ou les longues semaines qui avaient séparé chaque rendez-vous. Aujourd'hui il était content d'avoir été patient, pour une fois. Il fallait croire qu'il était capable d'être aussi patient qu'un Poufsouffle que cela en valait en peine.

Le jeune homme adressa un sourire amusé à Charlotte qui, légèrement essoufflée, lui proposait une pause.

-Tu fatigues ? lança-t-il moqueur, mais essoufflé lui aussi. Ça doit être l'âge, bientôt 24 ans, ce n'est plus si jeune que ça...

Il se moquait moins quand il essayait de suivre Charlotte dans ses joggings du samedi matin. Elle faisait généralement les derniers kilomètres sans lui, officiellement parce qu'il préférait finir en marchant, en vérité parce qu'il n'en pouvait plus. Il aimait se dire qu'elle était juste plus endurante que lui et qu'il pourrait la battre au cent mètres, bien qu'ils ne soient jamais mesurés l'un à l'autre sur une courte distance. Mais l'excellente condition physique de Charlotte n'empêchait pas Eliott de se moquer gentiment de son vieil âge -et par vieil âge il voulait dire les quelques mois qu'elle avait de plus que lui. Ils avaient un peu plus de trois mois d'écart, ce n'était rien du tout, mais il savait que la jeune femme n'aimait pas l'entendre dire qu'elle était plus vieille que lui, alors il ne se privait pas pour le faire régulièrement.

Eliott rejoignit Charlotte, qui s'était adossée à la rambarde, et répondit à son long baiser tout en prenant les mains de la jeune femme dans les siennes pour les réchauffer. Il répondit à son sourire quand elle souffla que leur visite annuelle ici allait devenir une tradition, et éclata de rire quand elle assura que cela lui plaisait.

- Ça te plait d'enfreindre la loi maintenant ? J'ai vraiment une très mauvaise influence sur toi...souffla-t-il avant de lui voler un baiser. Ils nous trouveront bien une cellule double, non ? ajouta-t-il avec un sourire amusé et un haussement d'épaules quand elle évoqua leur possible arrestation.

Il glissa une main dans ses cheveux blonds alors qu'elle l'embrassait encore et lui sourit tendrement quand elle assura qu'elle l'aimait.

-Je t'aime plus que ça encore, murmura-t-il à son oreille avant de capturer ses lèvres dans un nouveau baiser.


Charlotte Meyer-WarlockAuroravatar
Messages : 544

Voir le profil de l'utilisateur
- Goujat ! lança Charlotte sans aucun remords lorsque Eliott la taquina sur son âge.

Ce n'est pas qu'elle était susceptible à ce sujet mais ce n'était pas foncièrement agréable d'être caractérisée comme vieille, surtout qu'elle n'avait que vingt-trois ans. Vingt-quatre ans le mois prochain, certes, mais Eliott n'était pas en reste : il prendrait le même âge en Août prochain. Mais même s'ils restaient jeunes - qu'est-ce que cela serait dans vingt-ans si elle commençait dès maintenant à se prendre la tête sur cela ? - Charlie avait l'impression de réaliser ces derniers temps à quel point elle avançait dans sa vie. Bientôt, cela ferait sept ans qu'elle était sortie de Poudlard, soit la durée de sa scolarité là-bas alors que cette dernière lui avait semblé longue, tant elle avait évolué entre son enfance et son adolescence. On allait bientôt fêter les dix ans de la fin de la seconde guerre alors qu'elle se rappelait de cette période comme si c'était hier. Et puis dans un an, elle prendrait vingt-cinq ans et elle avait l'impression, peut-être erronée, que c'était un pallier important.

Le fait qu'Eliott se moque d'elle à loisir sur leur légère différence d'âge ne l'aidait pas vraiment à relativiser cette situation ! Pourtant, Lilly par exemple, avait un an de plus qu'elle et cela prouvait bien à Charlotte que la différence entre les deux âges était intangible mais on s'amusait à la taquiner sur cela - Allison, ses parents, Jensen, Harriet, Eliott - ce qui soulignait ses pensées négatives à ce sujet : bref, Charlotte vieillissait - oui, le mot était dit - et elle boudait cet état de faits. Elle avait toujours considéré qu'à partir de vingt-ans, on cessait de grandir pour commencer à vieillir et voilà que dans un an et quelques mois, elle aurait vingt-cinq ans. Puis trente. Puis quarante. Et elle ne préférait pas penser à la suite. Par rapport à la société moldue, ce n'était pas grand-chose : la plupart de ses camarades de classe moldus devaient être encore étudiants. Mais la société magique avait ceci de particulier que le modèle familial traditionnel était encore assez ancré : on faisait des enfants jeune, on se mariait et on se posait jeune. L'université allait décaler un peu tout cela, mais dans son entourage, on commençait à voir apparaître les premiers bébés, les premiers mariages, les premiers achats de maison. Charlotte n'était pas foncièrement en reste, elle vivait quand même avec Eliott, mais tout de même, c'était parfois une sensation un peu étrange.

- Je l'ai toujours dit ! répliqua-t-elle lorsque son petit-ami mentionna la mauvaise influence qu'il avait sur elle. Et tu finiras en cellule entre une charmante demoiselle de l'Allée des Embrumes qui trempe dans des trucs pas très nets et un trafiquant de potions arrogant : j'ai des relations, je sais comment échapper à ça ! répondit Charlie avec toute la malice du monde. Ou je ferai du charme au gardien, je ne sais pas encore, ajouta-t-elle en faisant mine de réfléchir.

Elle espérait quand même que si elle avait des soucis avec la Justice moldue un jour, ses collègues du BDA lui viendrait en aide via l'intermédiaire de leurs relations avec la police moldue. Au moins Seamus. Ou Stormborn. Ce n'était pas très légal, mais c'était aussi comme cela qu'ils récupéraient discrètement quelqu'un de leurs compatriotes magiques qui étaient tombés dans la maille du filet des forces de l'ordre de l'autre coté. Ils avaient réussi à acquérir la fidélité de quelques taupes comme ça, c'était plutôt pratique.

Mais ces quelques pensées pratiques - elle revenait toujours à son travail, c'était à la fois affligeant et effrayant - disparurent lorsqu'Eliott glissa une main dans ses cheveux et l'embrassa de nouveau avant de lui murmurer qu'il l'aimait plus que ça. Rosissant de plaisir, Charlotte dissimula son sourire en enfouissant son visage dans le cou d'Eliott, ses bras autour de sa taille, déposant quelques baisers sur sa peau au passage. Elle resta blottie contre lui ainsi un long moment, les yeux fermés, profitant de l'instant, de la chaleur d'Eliott contre elle, de l'odeur de sa peau, de sa respiration calme et des battements de son cœur. Lorsqu'elle s'éloigna un peu de lui, ce fut pour lui adresser un sourire et de juste effleurer ses lèvres des siennes, le privant d'un baiser au dernier instant et s'éloignant de nouveau sur la glace.

- Je ne sais pas si je peux décemment embrasser quelqu'un de plus jeune que moi, lança-t-elle tout sourire, un peu revancharde sur les bords. Tu comprends, tu devrais sortir avec quelqu'un de ton âge...

Elle vit clairement le mouvement d'Eliott pour la rattraper et elle le laissa approcher avant de s'échapper quelques secondes avant qu'il ne la prenne dans ses bras, juste pour le plaisir de l'embêter : elle avait autant de talent que lui dans ce domaine, quoi qu'il en dise. Et puis elle avait fait du patinage artistique pendant des années : Eliott était peut-être hockeyeur, mais elle ne se débrouillait pas mal non plus avec des patins aux pieds.

- Et bien, Warlock ? On arrive pas à rattraper quelqu'un de plus âgé ? La jeunesse n'est plus ce qu'elle était, lança-t-elle en souriant, malicieuse.


All of me
loves all of you
Love your curves and all your edges, all your perfect imperfections.

You're my end and my beginning, even when I lose I'm winning 'cause I give you all of me and you give me all of you. •°¤ Mags.

Beating Heart.
Eliott WarlockAmbulancier magiqueavatar
Messages : 386

Voir le profil de l'utilisateur
- Et tu ne me ferais pas sortir de prison ? Eliott fit mine de s'indigner alors que Charlotte mentionnait ses relations qui lui éviteraient des ennuis avec la justice. Il se demandait si la position d'ancien directeur de la justice magique aurait permis à son père d'en faire autant pour lui,mais même si c'était le cas il n'était pas certain que son père volerait à son secours si jamais il venait à avoir des ennuis avec la justice. Du charme au gardien ? répéta-t-il en haussant un sourcil. Je te croyais plus intègre que ça ! Il faut que je revois mes fréquentations...ajouta-t-il avec un sourire malicieux avant de voler un baiser à la jeune femme.

Il pouvait difficilement reprocher à Charlotte d'avoir une mauvaise influence sur lui alors que c'était lui qui l'encourageait à trainer au lit bien le matin et à sortir tard en semaine, mais il avait réellement changé depuis qu'ils étaient ensembles. Charlotte avait plutôt une bonne influence sur lui à vrai dire, il était plus ordonné depuis qu'ils vivaient ensembles et parler d'avenir ne le faisait plus partir en courant. Ce simple constat l'aurait probablement effrayé quelques années plus tôt -se poser et devenir adulte étant alors deux concepts inenvisageable- mais le faisait sourire aujourd'hui. Il était heureux, tout simplement. Il était amoureux de Charlotte, il voulait construire quelque chose avec elle, et n'avait pas peur de le crier sur les toits.

Il frissonna de plaisir quand la jeune femme déposa des baisers dans son cou et resserra ses bras autours d'elle, appuyant sa joue contre ses cheveux dont il respira l'odeur en fermant les yeux. Il aurait pu rester ainsi pendant des heures mais Charlotte en décida autrement puisqu'elle s'éloigna doucement de lui. Heureusement ce n'était que pour venir effleurer ses lèvres une nouvelle fois. Eliott se penchait vers elle pour l'embrasser quand la jeune femme se recula sur la glace, lui arrachant un grognement de protestation. C'était déloyal !

Il voulut s'offusquer quand elle lui assura qu'il devrait sortir avec quelqu'un de son âge mais ne parvint qu'à éclater de rire, amusé par la susceptibilité de la jeune Auror dès qu'il était question de son âge. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi elle vivait mal leurs quelques mois d'écart. Il avait presque un an de moins qu'une partie de sa promotion lorsqu'il était à Poudlard et cette différence d'âge ne s'était jamais remarquée (cette affirmation serait probablement démentie par le Professeur Harris mais en son absence Eliott estimait qu'il avait raison). Non, décidément il ne voyait pas ce qui dérangeait Charlotte dans le fait de souffler ses vingt-quatre bougies un peu avant lui, mais il commençait à se rendre compte que cela la dérangeait vraiment et voulut se faire pardonner de l'avoir embêté avec ça en la prenant dans ses bras mais la jeune femme s'éloigna avant qu'il n'ait pu l'attraper.

Provocante, Charlotte le mit au défi de la rattraper, assurant que la jeunesse n'était plus ce qu'elle était. Eliott rit à nouveau mais tiqua en entendant la jeune femme l'appeler par son nom de famille, il détestait ça. Il se retrouva à sa hauteur en quelques mouvements -elle était très certainement plus gracieuse que lui sur la glace, mais il était plus rapide- et l'emprisonna dans ses bras.

- Je crois que je préfère les femmes plus mûres, lança-t-il en riant. Tu as parfaite avec trois mois de plus, ajouta-t-il avant de déposer un baiser dans son cou. Mais pas pitié ne m'appelle plus Warlock, soupira-t-il. Et je ne parlerai plus de ton grand âge ! Warlock c'est mon père et j'aime autant éviter la comparaison.

On appelait souvent les hommes politiques par leur nom de famille, sans même s'encombrer d'un "Monsieur" ou d'un quelconque autre titre, et le simple patronyme de Warlock avait toujours été associé à son père. Cela avait beau être son nom à lui aussi, c'était à son père qu'il pensait quand on appelait "Warlock" sans plus de précision. Même si leur relation était un peu plus cordiale depuis le mois de Janvier les choses étaient loin d'être réglées entre eux et il n'avait aucune envie de penser à ça pour le moment.

- Tu as de la chance d'avoir un nom facile à porter !


Charlotte Meyer-WarlockAuroravatar
Messages : 544

Voir le profil de l'utilisateur
- Faire de la prison enrichirait ta réputation de mauvais garçon, répliqua Charlotte avec un sourire en coin, je suis certaine que tu en serais ravi !

Elle le taquinait fortement sur ce coin, elle devait l'avouer. Elle connaissait son petit-ami depuis treize ans - c'était énorme, quand on  y pensait - et même s'ils ne sortaient ensemble que depuis un an, ils s'étaient fréquentés durant des années et si Eliott n'était pas l'élève le plus exemplaire que Poudlard ait jamais connu - et elle-même était loin de revendiquer ce titre - il était abusif d'affirmer qu'il faisait parti de cette catégorie d'élèves rebelles qui ne vivaient que pour contredire l'autorité mais elle aimait bien l'embêter autant qu'il le faisait parfois en y prenant un malin plaisir.

- Je suis Auror, la Justice corrompue, les passes-droits et les règlement de compte en douce, c'est nous, tu le sais bien !

Le vieux film noir qu'ils avaient vu il y a quelques jours à la télévision lui avait visiblement donné quelques idées si elle décidait un jour de perdre tout sens moral comme les policiers moldus présents dans le film ! Mais heureusement, les choses étaient bien différentes et les Aurors étaient loin d'être libres de leurs actions : leur hiérarchie était très présente et surveillait tout ce qu'ils faisaient pour éviter les dérapages, ce qui visait évidemment à protéger la population et c'était quelque chose qu'elle ne remettrait jamais en cause : elle n'était pas entrée dans les forces de l'ordre pour faillir à son devoir, elle avait prêté serment lorsqu'elle avait été nommée Auror titulaire et Charlotte croyait véritablement en les mots qu'elle avait prononcé ce jour-là. Elle portait son métier en haute estime et n'imaginait même pas faillir à ce que l'on attendait d'elle en tant qu'Auror. Alors oui, elle essayait d'être la plus intègre possible, tout comme ses collègues, elle en était persuadée, peut-être certes un peu naïvement mais elle avait toujours été animée par une indéfectible foi en l'Humanité.

Mais puisque personne ne semblait avoir remarqué leur occupation illégale de la patinoire, ce n'était pas ce soir que Charlotte mettrait son intégrité de coté pour échapper à la prison en draguant honteusement le gardien pour essayer de s'en sortir. Pour le moment, elle n'avait qu'à profiter de sa soirée et du moment tendre qu'elle passait avec son petit-ami. Elle adorait ce genre de soirées où ils n'étaient que tous les deux en amoureux. Certes, ils vivaient ensemble et ils passaient donc beaucoup de temps à se voir à l'appartement mais le fait qu'ils soient en colocation avec Lilly, qui n'avait pas encore retrouvé d'appartement à elle, ne renforçait pas foncièrement leur vie de couple. Elle adorait sa meilleure amie, vraiment, et elle était heureuse de pouvoir passer du temps avec elle et la soutenir, c'était pour cela qu'elle lui avait proposé de venir vivre avec eux. Elle aimait leurs soirées à discuter ou bien quand elles sortaient le samedi-après midi et tous les fous-rires qu'elles avaient toutes les deux. Mais parfois, il fallait le reconnaître, cette colocation n'était pas forcément très pratique pour l'intimité de tout le monde. Il y avait parfois des situations gênantes que Charlie aimerait éviter et elle était persuadée que c'était réciproque !

D'humeur joueuse, et un peu revancharde, Charlotte fit mine de voler un baiser à Eliott avant de se rétracter et de s'éloigner juste pour le plaisir de le voir la rattraper, même si cela arriva rapidement : il était bien plus rapide qu'elle, en tant qu'ancien joueur de hockey, et elle ne faisait pas vraiment le poids face à lui au niveau carrure. Il la dépassait d'une bonne tête et avait des épaules deux fois plus larges. En effet, elle avait beau être Auror, Charlotte restait un petit gabarit et elle comptait sur sa vivacité plus que sur sa force pour triompher en cas de problème. Bonne joueuse, elle se laissa capturer sans résister mais tenta quand même de sauver son égo, pour la forme.

- Je t'ai laissé gagner ! assura-t-elle avec un sourire angélique et un air innocent. Il faut laisser sa chance aux plus petits, ne put-elle s'empêcher d'ajouter, abandonnant son air ingénu pour une expression goguenarde.

Elle sourit lorsqu'il déposa un baiser dans son cou, sourire qui se crispa un peu lorsqu'il la supplia de ne plus l'appeler par son nom de famille. C'était plutôt machinal en réalité, elle ne pensait pas à mal. C'était une habitude, elle utilisait le nom de famille pour taquiner comme elle pouvait le faire avec ses amis. Et puis au BDA, l'usage du nom de famille était plus que fréquent alors cela n'aidait pas vraiment non plus. La plupart du temps, elle appelait évidemment Eliott par son prénom, ou par un mot doux, mais son nom de famille lui échappait parfois et elle s'en voulait. Mais s'il l'associait à son père, elle, elle l'associait à l'homme qui partageait sa vie et qu'elle aimait : c'était quelque chose de positif.

- Moi j'aime bien ton nom de famille, assura-t-elle sincèrement en glissant ses bras autour du cou d'Eliott. Parce que je t'aime toi et c'est à toi que je pense quand je le prononce, pas à ton père.

Elle lui adressa un sourire et effleura sa mâchoire du bout des doigts avant de laisser un bref silence planer entre eux.

- J'arrêterai lorsqu'on portera le même nom, souffla Charlotte soudainement.

Elle ne savait pas pourquoi elle lui disait cela maintenant, si brusquement, dans ce contexte. Ils avaient déjà tellement parlé de mariage que c'était un jeu entre eux, c'était d'ailleurs un jeu depuis le début mais depuis quelques temps, c'était un jeu qui semblait bien plus sérieux.



All of me
loves all of you
Love your curves and all your edges, all your perfect imperfections.

You're my end and my beginning, even when I lose I'm winning 'cause I give you all of me and you give me all of you. •°¤ Mags.

Beating Heart.
Eliott WarlockAmbulancier magiqueavatar
Messages : 386

Voir le profil de l'utilisateur
- Susceptible et mauvaise perdante ? répliqua-t-il avec un sourire moqueur quand Charlotte assura qu'elle l'avait laissé gagner. L’important c’est de participer voyons ! ajouta-t-il avec un ton moralisateur qui ne lui allait pas du tout. Il rit en l’entendant dire qu’elle voulait laisser sa chance au plus petit et déposa un baiser sur son front comme pour contredire cette affirmation. Loin de moi l'idée de te vexer, mais il me semble que tu n'es pas vraiment la plus grande de nous deux.

La plus veille oui, mais il la dépassait de plus de dix centimètres. Charlotte était loin d'être petite, et elle gagnait souvent plusieurs centimètres avec ses talons, mais il était plutôt grand lui aussi et pour une fois ils étaient tous les deux rehaussés, les patins leur faisant gagner quelques centimètres à l'un comme à l'autre. Il n’avait jamais fait partie des plus grands, que ce soit dans sa promotion à Poudlard ou plus tard, mais il était un peu plus grand que la moyenne des gens, et ça lui plaisait plutôt bien. Le plus important était de toute façon le fait qu’il soit plus grand qu’Andrew, qui avait mis des années à se remettre du jour où, vers l’âge de dix-sept ans, Eliot s’était rendu compte qu’il dépassait son frère ainé. Exploit dont il s’était évidemment vanté pendant des semaines, ce qui avait eu le don d’agacer le frère ainé en question.

Eliott sourit en entendant Charlotte lui assurer qu'elle aimait bien son nom de famille elle, parce qu'elle l'associait à lui et non à son père -ce qui était plutôt rassurant, soit-dit en passant.

- Me voilà rassuré ! souffla-t-il, amusé, avant de déposer un baiser sur les lèvres de sa petite-amie. Si c'est parce que tu m'aimes tu peux m'appeler comme tu veux, reprit-il avec un sourire.

Elle répondit à son sourire, lui caressa la mâchoire du bois des doigts et il glissa une main dans ses cheveux alors qu'elle murmurait qu'elle arrêterait quand ils porteraient le même nom. Quand ils porteraient le même nom, quand ils seraient mariés...L'image était loin d'être déplaisante. Unis pour la vie, c'était tout ce qu'il voulait. Il avait pris conscience depuis déjà un moment qu'il voulait passer le reste de sa vie avec Charlotte, et l'entendre parler de ce jour comme s'il allait arrivé demain était agréable. Eliott se pencha vers la jeune femme et l'embrassa longuement, enivré par le bonheur que ses derniers mots avaient provoqué en lui. Il mit finalement fin au baiser après de longue minutes, légèrement essoufflé.

- Alors épouse-moi, souffla-t-il tout contre ses lèvres.

Les mots lui étaient venus spontanément, naturellement. Ce n’était ni prévu ni réfléchi et pourtant il ne les regrettait pas. A mesure qu’il prenait conscience de la portée de ses paroles il réalisait que c’était ce qu’il voulait vraiment. Charlotte était la femme de sa vie. Il voulait l’épouser, passer le reste de sa vie avec elle, et comptait le lui demander ce soir. Ce n’était ni l’endroit ni le moment pour faire une demande en mariage. Ils étaient dans une patinoire, qui plus est en toute illégalité, la nuit était déjà bien avancée, et il n’avait même pas de bague, mais tous ces détails auxquels il pensait depuis déjà quelque temps ne lui apparaissaient plus si important à présent. Tout ce qui comptait finalement c’était qu’il soit en face de la bonne personne, et il était persuadé que c’était le cas. Débarrassé de toute incertitude, il plongea son regard dans celui de la jeune femme, gardant sa main contre sa joue.

- Je t’aime, reprit-il la voix chargée d’émotions. Je crois que j’attendais le bon moment pour te le dire, ou le bon endroit, mais je me rends compte que tout ça n’a aucune importance puisque grâce à toi j’ai trouvé la bonne personne.  

Il n’avait jamais été doué pour les longs discours. Il était loin d’être un excellent orateur et il avait généralement du mal à parler de ce qu’il ressentait. Il s’était parfois demandé ce qu’il devrait dire ce jour-là, persuadé qu’il ne trouverait pas ses mots, qu’il ne saurait pas comment s’y prendre. Il n’était pas plus sûr de lui aujourd’hui, et peut-être qu’il n’était pas vraiment protocolaire, mais il savait ce qu’il ressentait pour Charlotte, et était certain de faire un bon choix

- Je veux te regarder dormir tous les matins, respirer l’odeur de tes cheveux et t’entendre rire, reprit-il avec un sourire attendri. Et si tu le veux bien je voudrais passer le reste de ma vie à essayer de tendre aussi heureuse que tu ne me rends déjà heureux. Eliott se tut finalement le temps de prendre une dernière inspiration, cherchant le courage de poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis de trop longues secondes. Charlotte Meyer, veux-tu m’épouser ?

Pendant une fraction de seconde il eut l’étrange sensation d’être hors de son corps, d’observer la scène de l’extérieur, et il s’entendit prononcer ces derniers mots avec un temps de retard. Il n’éprouva pas le moindre regret. La crainte du refus était mêlée à la certitude d’être à sa place, d’avoir fait ce qu’il fallait. Il s’était peut-être trompé sur beaucoup de choses ce soir, le moment, le lieu, les mots, mais quelle que soit la réponse il ne regretterait pas d’avoir posé la question. Parce qu’il avait été honnête, il voulait se marier avec Charlotte. Il était persuadé que c’était la femme de sa vie, alors cela valait la peine de tenter le coup. Il prenait de gros risques et la peur du refus grandissait en lui, mais cela en valait la peine, quoiqu’il se passe. Charlotte en vaudrait toujours la peine.  


Charlotte Meyer-WarlockAuroravatar
Messages : 544

Voir le profil de l'utilisateur
- Une vraie Gryffondor ! renchérit Charlotte, pince-sans-rire quand Eliott souligna sa susceptibilité et son coté mauvaise joueuse.

Après tout, elle avait effectué sa scolarité dans cette maison et en avait forcément pris des caractéristiques : les Gryffondor n'étaient pas foncièrement très beaux joueurs. Surtout quand on parlait de Quidditch, d'ailleurs. Enfin, personne n'était beau joueur dès que son équipe perdait ou du moins, elle ne connaissait personne d'assez Poufsouffle pour ça ! Elle-même ne se considérait pas particulièrement mauvaise joueuse mais elle n'aimait pas perdre alors forcément... Elle sourit lorsque Eliott déposa un baiser sur son front, vaincue d'avance sur ce terrain-là. Sauf si elle trouvait les bonnes chaussures. Avec de hauts talons. Très hauts.

Mais ils s'accordaient plutôt bien de cette différence de taille, songea-t-elle tandis qu'il se penchait vers elle pour l'embrasser longuement. Elle se laissa aller dans les bras d'Eliott, posant ses mains contre son torse. Il n'avait pas réagi lorsqu'elle avait fait - de manière plus que subtile comme à son habitude - à un mariage, à leur mariage un jour. Et pourtant, c'était leur jeu préféré depuis qu'ils étaient ensemble, depuis leur premier rendez-vous, leur premier baiser. Elle approfondit leur étreinte en attirant Eliott un peu plus contre elle avant qu'ils ne finissent par se séparer quelques longs instants plus tard, Charlotte laissant échapper un soupir de contentement tandis qu'ils restaient tout proche l'un de l'autre, elle-même n'ayant pas rouvert les yeux, profitant de l'instant et du plaisir qui l'avait envahie au moment où Eliott avait posé ses lèvres sur les siennes.

Mais les mots d'Eliott, soufflés pourtant avec toute la douceur du monde, lui firent rouvrir les yeux brusquement tandis qu'elle le fixait sans comprendre, son cœur battant à toute vitesse. Est-ce qu'elle avait bien entendu ? Est-ce qu'il venait de lui demander de l'épouser ? De la demander en mariage ? Réellement ? Sans sous-entendus, plaisanterie ou quoi que ce soit d'autre ? Eliott venait de la demander en mariage. De devenir sa femme, réellement. N'osant pas vraiment y croire, incapable de prononcer un mot, le cœur battant la chamade, Charlotte fixait Eliott. Comme pour vérifier la réalité de la chose, elle posa une main sur celle de son petit-ami tandis qu'il continuait de parler, chaque mot l'enivrant de bonheur.

Elle aimait Eliott, elle l'aimait plus que tout, il était la personne avec qui elle partageait sa vie depuis un an et même si cela semblait si peu à l'échelle d'une vie, Charlotte n'avait pas besoin d'en savoir plus : si elle pouvait aimer Eliott comme elle le faisait en tout juste un an, elle n'imaginait pas ce que cela donnerait à l'échelle d'une vie. Et certains diraient peut-être que c'était trop tôt, trop rapide mais après tout, qu'est-ce qu'ils en savaient ? Elle savait qu'elle voulait rester avec Eliott, il avait pris une place tellement importante dans sa vie qu'elle n'imaginait pas devoir avancer sans lui. Il la rendait heureuse, était une condition à son bonheur, sa simple présence l'apaisait et lui rappelait à quel point elle était amoureuse. Elle avait besoin de lui, elle le savait, elle avait besoin de sa présence, de son soutien, elle n'arrivait pas à rester loin de lui bien longtemps. Elle voyait sa vie avec lui, dans un an, deux ans, cinq ans ou trente ans. Elle voulait des enfants avec lui, construire son avenir avec lui.

Elle voulait l'épouser, tout simplement.

Alors à partir de là, la réponse était évidente et Charlotte laissa naître un immense sourire sur son visage, tout simplement rayonnante de bonheur tandis qu'elle se jetait dans les bras d'Eliott, manquant de les faire basculer tous les deux sur la glace. Mais elle s'en fichait et laisser échapper un éclat de rire tandis qu'elle se reculait pour faire face à Eliott, encadrant son visage de ses mains.

- Oui.

Et elle laissa éclater sa joie avec un immense sourire avant de l'embrasser, murmurant un nouveau oui entre chaque baiser, savourant son euphorie. Elle allait se marier. Elle n'arrivait même pas à réaliser tant cela semblait surréaliste. Elle allait se marier avec Eliott, ils se allaient se marier, devenir mari et femme. Charlotte Warlock. C'était étrange. Elle était fiancée, Eliott était son fiancé.

-  Je n'arrive pas à croire que tu l'aies fait, avoua-t-elle en riant en se séparant un peu d'Eliott après de longues minutes de tendresse.  Que tu l'aies vraiment fait.

Elle ne pouvait s'empêcher de le regarder avec des étoiles dans les yeux, les rouges encore roses et un immense sourire aux lèvres, incapable de s'en défaire.

- On va se marier.

Un rire un peu incrédule.

-  Je crois que je ne réalises pas encore très bien.

Et un nouveau et passionné baiser, comme pour s'assurer de la réalité de la situation.



All of me
loves all of you
Love your curves and all your edges, all your perfect imperfections.

You're my end and my beginning, even when I lose I'm winning 'cause I give you all of me and you give me all of you. •°¤ Mags.

Beating Heart.
Eliott WarlockAmbulancier magiqueavatar
Messages : 386

Voir le profil de l'utilisateur
Il ne se passa peut-être que quelques secondes entre les derniers mots de sa question et la réponse de Charlotte, mais ce furent probablement les secondes les plus longues de sa vie. Toutes sortes de craintes plus ou moins rationnelles lui traversaient l'esprit alors que son sourire quittait peu à peu son visage. Peut-être qu'elle cherchait juste une façon gentille de refuser. Peut-être qu'elle allait dire non. Ou alors elle penserait que c'était une blague. Il n'aurait jamais dû plaisanter si souvent à ce sujet. Et si elle éclatait de rire ?  

Heureusement, Charlotte ne fit rien de tout ça puisqu'elle se jeta dans ses bras, manquant des les faire tomber tous les deux sur la glace. La patinoire avait un coté romantique, et le mérite d'être un lieu original, mais cela restait un peu dangereux pour une demande en mariage. Dommage qu'il n'ait pas le droit à plusieurs essais -parce qu'il avait bien l'intention de n'épouser qu'une femme au cours de sa vie. Rassuré, Eliott serra Charlie dans ses bras après avoir retrouvé un semblant d'équilibre. Il relâcha un peu son étreinte alors que la jeune femme se reculait légèrement, un large sourire aux lèvres.

- Oui.

Ce fut à son tour de sourire. Elle avait dit oui. Ils allaient se marier. Ils allaient vraiment se marier. C'était complètement surréaliste. Il n'arrivait pas à y croire et pourtant il n'avait jamais été si heureux. Il serra Charlotte dans ses bras alors qu'elle l'embrassait, encore et encore, et savoura chacun de ses baisers avec un plaisir particulier. Parce qu'il pourrait l'embrasser toute sa vie, et qu'il était certain qu'il ne s'en lasserait jamais.

"Honnêtement, je n'arrive pas à croire que je l'ai fait, et encore moins que tu aies dit oui ! répondit-il en riant à la remarque de Charlotte. Mais je le referai sans hésiter, ajouta-t-il avec un sourire tendre. Je t'aime."

Eliott se pencha légèrement pour embrasser sa fiancée  -parce que Charlotte était sa fiancée désormais, et il adorait ce mot- en glissant une main dans ses cheveux blonds. Il se sépara doucement d'elle et sourit quand elle affirma qu'ils allaient se marier. C'était encore plus étrange de l'entendre dit à voix haute, avec la patinoire où le moindre bruit résonnait un peu. Ils allaient se marier. Lui non plus ne réalisait pas vraiment. Pourtant c'était réel, il allait épouser Charlotte. Ils allaient devenir mari et femme, pour toujours. Un nouveau baiser vint sceller cette belle promesse et il attira Charlotte tout contre lui, glissant une main dans ses cheveux et l'autre autour de sa taille.

"Et maintenant, on transplane pour Vegas ?" demanda-t-il avec un clin d’œil après s'être écarté légèrement de sa fiancée.

Le mariage restait son sujet de plaisanterie préféré, et l'occasion était trop belle. Au fonds il ne trouvait pas l'idée si ridicule que ça. S'il n'y avait pas que lui ils se seraient mariés en jeans entre quatre témoins. Autant il accordait beaucoup d'importance au mariage, à l'union que cela représentait et à l'engagement que cela demandait, autant il se fichait un peu de la cérémonie. Il détestait par-dessus tout les grandes réceptions ou personnes ne se connaissait vraiment et où les ragots circulaient plus vite que les plateaux de petit-fours. Et il en avait fréquenté assez étant plus jeune pour avoir eu le temps de décider qu'il détestait ça. Vraiment. Mais il comprendrait que Charlotte veuille inviter sa famille et leurs amis pour leur mariage et il était prêt à s'investir dans le choix de la couleur des ronds de serviettes s'il le fallait.

"Je ne t'en voudrais pas de dire non cette fois-ci, ajouta-t-il pour rassurer Charlotte. Il n'avait pas réellement l'intention de l'emmener à lLas Vegas tout de suite. Sauf si elle le voulait. Non pas que je t'en aurais voulu de dire non tout à l'heure mais...Peut-être un petit peu quand même."

Il rit et déposa un nouveau baiser sur les lèvres de la jeune femme. Il s'en serait remis -quoique, tout dépend des raisons du refus et de la façon dont elle le lui aurait présenter- mais il l'aurait sans doute mal vécu malgré tout. De toute façon la question ne se posait pas puisqu'elle avait dit oui. Il n'en revenait toujours pas. A peine une heure plus tôt il n'aurait jamais pensé qu'il demanderait Charlotte en mariage ce soir, au beau milieu de la nuit, et dans une patinoire dans laquelle ils se trouvaient en toute illégalité. Si on le lui avait dit il ne l'aurait probablement pas cru et pourtant...Il fallait croire Charlotte lui faisait faire des choses complètement folles, songea-t-il en posant un regard amoureux sur le visage de la jeune femme, de sa fiancée. Il aimait vraiment beaucoup ce mot.



Charlotte Meyer-WarlockAuroravatar
Messages : 544

Voir le profil de l'utilisateur
Charlotte avait toujours rêvé du mariage. Pas qu'elle le considère comme l'accomplissement de sa vie, loin de là, mais elle avait toujours été biberonné aux comédies romantiques et aux films Disney. Le grand mariage, ce genre de choses... Puis elle avait été petite-fille d'honneur deux fois, au mariage de sa tante et d'une amie de la famille et demoiselle d'honneur au mariage de Lilly. Mais ce n'était peut-être pas le meilleur exemple. Quoi qu'il en soit, peut-être qu'il lui était arrivé de regarder les robes de mariées dans les vitrines. De fantasmer sur celle de Lilly. Juste un peu. Et puis zut, un peu d'honnêteté, elle adorait les mariages, elle avait adoré organiser celui de Lilly et elle allait pouvoir organiser le sien. Et elle ne s'en remettait toujours pas. Elle allait pouvoir regarder franchement sans qu'on la taquine. C'était même plus qu'une possibilité, elle allait devoir regarder. Ce n'était même pas sa faute, elle se mariait. Il fallait bien une robe, des chaussures, une réception, un menu, des invités, des demoiselles d'honneur... La vie était tellement difficile.

- Parce que tu pensais que je dirais non ? répondit-elle en riant.

Cela ne lui avait même pas traversé l'esprit à vrai dire. Elle aimait Eliott, c'était la personne la plus importante dans sa vie, celle sans qui elle ne pourrait pas avancer, elle le savait très bien et depuis longtemps. Le mariage était une étape logique dans leur relation, qu'elle arrive maintenant ou dans deux ans ne changeait rien aux yeux de Charlotte qui était persuadée de l'aimer aussi fort, si ce n'est plus, dans quelques années.

- Je t'aime aussi, souffla-t-elle tout contre ses lèvres avant qu'il ne l'embrasse, glissant ses bras autour de sa taille tandis que les doigts de Charlotte s'égaraient dans la nuque de son fiancé.

Fiancé. C'était un mot délicieux, comme du chocolat qui fondait sur la langue et elle avait bien l'intention de l'arranger à toutes les sauces, en parlant de son fiancé, de ses fiançailles. Elle allait se marier. Et comptait sûrement le répéter jusqu'à bien réaliser ce que cela signifiait. Elle allait épouser Eliott, elle allait pouvoir l'appeler son mari, son époux, ils allaient porter le même nom, allaient former une famille. Charlotte Warlock. Charlotte Meredith Warlock. Mrs Warlock. Dieu que c'était étrange ! Un petit rire la saisit à cette pensée tandis qu'Eliott l'embrassait encore. Ils n'avaient même pas besoin d'attendre d'être des jeunes mariés pour être inséparables, visiblement !

-  Je ne dis pas non, répondit Charlotte lorsque qu'Eliott lui parla de Vegas,  mais se tuer en essayant de transplaner sur le territoire américain... Pas très romantique pour des futurs mariés !

Ils pourraient bien avoir un Portoloin le lendemain - payé une fortune - mais Charlie voulait se marier en compagnie de ses amis, sur le sol anglais, avec sa famille, ses collègues et les gens qu'elle connaissait. Elle voulait échanger ses vœux avec Eliott devant leur entourage, pas devant un faux Elvis Presley. Évidemment, c'était le mariage qui comptait, l'engagement qu'elle prendrait sans regret auprès de son amoureux, la promesse de tout faire pour passer leur vie ensemble mais elle voulait partager ce moment avec ses parents, avec Jensen, avec Lilly, avec sa sœur. Pas se marier dans un pays étranger où elle ne connaissait personne. Elle passa ses bras autour de la taille d'Eliott, enfouissant son visage dans son cou, respirant l'odeur si familière de sa peau et de son après-rasage.

-  Je t'aime, tu sais ?

Évidemment qu'il le savait : elle venait quand même d'accepter de l'épouser et ce n'était pas rien. Mais les mots d'amour lui venaient naturellement et elle n'avait pas - plus - peur de faire fuir Eliott avec. Profitant des mains de ce dernier autour de sa taille, elle l'attira en arrière en patinant précautionneusement jusqu'à ce que son dos rencontre la barrière afin qu'elle puisse se hisser dessus et embrasser Eliott de manière bien moins décente qu'auparavant. Ce ne fut que lorsqu'elle sentit la pierre de la bague qu'elle portait à la main droite se coincer d'un un fil qui dépassait du col de la chemise d'Eliott qu'elle interrompit leur étreinte, dégageant doucement sa main tout en arrachant le fil. Et c'est à ce moment-là qu'elle se rendit compte qu'il manquait quelque chose, dans cette demande en mariage.

- Tu ne m'offres pas de bague ? interrogea-t-elle malicieusement.

Elle remit derrière son oreille une mèche de cheveux blonds qui s'était échappée et caressait le visage d'Eliott, Charlotte étant plus en hauteur par rapport à lui.

- C'est pourtant comme ça qu'on fait, normalement, le taquina-t-elle.


All of me
loves all of you
Love your curves and all your edges, all your perfect imperfections.

You're my end and my beginning, even when I lose I'm winning 'cause I give you all of me and you give me all of you. •°¤ Mags.

Beating Heart.
Eliott WarlockAmbulancier magiqueavatar
Messages : 386

Voir le profil de l'utilisateur
-Je n'y avais pas vraiment réfléchi, répondit-il quand Charlotte lui demanda s'il avait pensé qu'elle dirait non. Mais c'était une éventualité.

Dans la mesure où il avait pris la décision de la demander en mariage environ douze secondes avant de lui poser la question il n'avait pas réellement eu le temps de tergiverser sur ce que Charlotte pourrait répondre, et c'était probablement une bonne chose. Elle aurait eu des tas de raisons de refuser, finalement. Ils ne sortaient ensembles que depuis un peu plus d'un an, ce qui pouvait paraitre à la fois assez long et terriblement court, et puis elle aurait très bien pu n'avoir aucune envie de l'épouser, tout simplement, après tout il n'en avait jamais parlé sérieusement. Oui, c'était réellement une bonne chose qu'il n'ait pas eu le temps de s'inquiéter de tout ça. L'impulsivité des Gryffondors avait du bon.

Mais il devrait apprendre à réfréner un peu cette impulsivité, plutôt que de proposer à sa fiancée de transplaner aussitôt pour Las Vegas, en plaisantant, bien sûr, enfin un peu. Charlotte se chargea de le ramener à la raison en lui répondant qu’ils avaient de grandes chances de se tuer en essayer de transplaner sur le territoire américain, ce qui n’était pas très romantique pour de jeune futurs mariés, il devait bien le reconnaitre.  Il avait tendance à oublier que transplaner dans des endroits inconnus pouvait se révéler dangereux, en particulier quand ceux-ci étaient situés de l’autre côté de l’Atlantique.

-Qui te dit que je ne connais pas Las Vegas comme ma poche ?

Il n’avait jamais mis les pieds sur le continent américain, à vrai dire. Il avait un peu voyagé avec sa famille, étant plus jeune, mais toujours en Europe, le plus souvent chez des amis de son père ou dans leur famille éloignée. Mais comme tout fan de culture moldu il avait vu un tas de films américains et un séjour outre-atlantique ne lui aurait pas déplu –histoire de faire un peu mieux la part entre la fiction et la réalité.  Mais apparemment ce ne serait pas pour ce soir.

-J’espère bien, tu viens d’accepter de me supporter encore un moment, répondit-il avec un sourire quand Charlotte lui répéta qu’elle l’aimait. Je t’aime aussi, ajouta-t-il avant de lui voler un baiser.

Eliott garda ses bras autours de la taille de Charlotte quand celle-ci commença à patiner en arrière et se laissa guider jusqu’à la balustrade sur laquelle il aida la jeune femme à se hisser avant de l’embrasser à nouveau. Il glissa une main dans ses cheveux et la serra contre lui alors que leur baiser prenait une tournure plus passionnée. Ils furent toutefois interrompus dans leur étreinte tout à fait indécente au moment où la bague de Charlotte se coinça dans un fil qui dépassait de la chemise d’Eliott. Alors qu’elle arrachait le fil, Eliott croisa son regard, aperçut son sourire malicieux et comprit immédiatement ce à quoi elle venait de penser. Oups.

Comme il s’y était attendu, Charlotte lui fit remarquer qu’il ne lui avait pas offert de bague, ajoutant avec un air taquin que c’était pourtant ce qui se faisait d’habitude. Oui, certes. Une bague, évidement. Il y aurait pensé –mais si !- si seulement il avait planifié cette demande en mariage. L’impulsivité des Gryffondors avait aussi ses inconvénients finalement. Mais il pouvait toujours offrir la bague plus tard, non ? Où est-ce que la tradition exigeait que la demande, la bague, le genou à terre et le quatuor à cordes arrivent tous en même temps ? D’un autre côté, c’était affreusement ennuyant de respecter les traditions ! Les traditions c’était pour les vieux, ou ceux qui manquaient de personnalité, mais en tant que jeune couple ils pouvaient parfaitement avoir une demande en mariage revisitée, non ?

-C’est une demande sur plusieurs jours ! répondit-il avec une assurance qui frôlait l’insolence, pas convaincant pour autant. On ne se marie qu’une fois, ce serait trop bête de gâcher tout le plaisir en une soirée. Je t’offrirai d'abord les fleurs, un genou à terre, puis la bague, c’est pour faire durer le plaisir !

Il finit par laisser échapper un éclat de rire mi-amusé mi-nerveux et se gratta distraitement la nuque avec une expression désolée.

-Je crois que les traditions ce n’est pas tellement mon fort…s’excusa-t-il avec un sourire contrit. Mais tu m’aimes toujours hein ? ajouta-t-il avec une moue de chien battu. Je ferai mieux la prochaine fois, assura-t-il, plein de conviction, avant de réaliser que si tout se passait bien il ne devrait pas y avoir de prochaine fois. Enfin, tu penses qu’on peut demander deux fois la même personne en mariage ?

Il n’y avait quand même pas une règle là-dessus aussi ! L’art des demandes en mariages était décidément bien trop réglementé. Heureusement, la réponse ne dépendait pas du respect de la tradition. Au fond ce n’était pas le plus important, c’était même tout à fait accessoire ce protocole. Du moins, il espérait s’en convaincre, et en convaincre Charlotte.


Charlotte Meyer-WarlockAuroravatar
Messages : 544

Voir le profil de l'utilisateur
L'idée de dire non n'avait même pas effleuré Charlotte tant sa relation avec Eliott coulait de source. Alors non, ils n'étaient pas un couple grandiloquent de tragédie qui avait dû surmonter d'immenses épreuves pour pouvoir vivre leur amour au grand jour et ils n'étaient pas non plus un de ces couples compliqués qui passaient leur temps à se séparer et à avoir des disputes. Mais cela ne les empêchait pas de s'aimer réellement et profondément, de former un couple solide et posé et elle ne voyait désormais l'avenir qu'avec lui. Alors un mariage au bout d'un an pouvait paraître précipité, on ne le leur dirait sûrement pas mais certains le penseraient sûrement, mais elle était parfaitement sûre de son choix et du fait qu'elle voulait épouser Eliott et fonder un jour une famille avec lui. Et puis l'idée de l'épouser était tellement plaisante ! Elle réalisait peu à peu ce que tout cela entrainait et cela lui plaisait de plus en plus. Dans les faits, cela ne changeait sûrement pas grand-chose à leur vie quotidienne puisqu'ils vivaient déjà ensemble depuis quelques mois mais elle avait l'impression que tout serait différent pour eux tout de même. Cela faisait tellement plus sérieux de parler de son mari plutôt que de mentionner son copain. Et le terme lui plaisait déjà en plus.

- Après toutes les nuits de folies que tu as passé là-bas, c'est ça ? interrogea-t-elle malicieusement lorsqu'il mentionna Las Vegas. Cela va bien avec ton statut de grand rebelle de la société, ajouta-t-elle, un peu goguenarde.

Elle adorait le taquiner - et il le lui rendait bien - et après tout, ce qu'elle disait n'était pas complètement faux. Il avait envoyé au diable les attentes de son père pour vivre comme il l'entendait ce qui était quelque chose de très courageux. Charlotte aimait se dire qu'elle aurait fait la même chose mais on ne pouvait jamais vraiment savoir à l'avance la manière dont on réagirait exactement dans une situation donnée. Eliott avait le courage d'assumer ses choix alors qu'ils avaient eut des conséquences difficiles pour lui et elle l'admirait beaucoup pour cela. Son petit-ami - non, son fiancé - était quelqu'un de courageux, de droit, d'honnête et de loyal, il était gentil et généreux et elle l'aimait. Et c'était aussi pour tout cela qu'elle l'épousait. Parce qu'elle savait qu'elle pourrait toujours compter sur lui quoi qu'il arrive et qu'il serait là pour elle dans toutes les situations. Tout comme elle serait là pour lui.

Mais si Eliott était bourré de qualité, il était également parfois un peu étourdi, comme le constatait Charlotte alors qu'elle lui demandait où était la bague. Mais elle ne pouvait pas le blâmer : s'il n'avait pas prévu de faire sa demande, il n'avait pas pu acheter de bague et elle trouvait la situation plus amusante qu'autre chose. De toute manière, elle aurait pu s'y attendre : après plus d'un an à plaisanter sur le mariage et à jouer avec le feu, il n'était pas étonnant qu'Eliott cède de manière impromptue pour lui demander de l'épouser. Et cela avait tout autant de charme aux yeux de Charlotte voire même plus de charme qu'une demande policée au restaurant. Parce que cela leur ressemblait beaucoup plus et cela faisait aussi partie de ce qu'elle aimait chez Eliott, sa manière de se laisser surprendre par la vie sans trop prévoir, contrairement à elle qui n'aimait ps l'imprévu. C'était au contact de son petit-ami qu'elle avait appris à se laisser aller et ce n'était pas désagréable pour autant. Bien au contraire, même ! Laisser les choses se faire sans tout organiser avait du bon.

- Une demande sur plusieurs jours ? répondit-elle en riant. Au moins, c'est original ! On s'est mis ensemble en trois mois alors tu garde la même temporalité pour le mariage ? interrogea-t-elle avec malice.

Mais Eliott avait raison sur un point : cela aurait le mérite de faire durer le plaisir. S'il lui offrait une finalement une bague un jour. Elle le connaissait, il était capable d'oublier mais au moins, elel aurait de quoi l'embêter jusqu'à la fin de sa vie, l'homme-qui-faisait-sa-demande-sans-bague.

- Hum... Ça mérite réflexion ! répliqua-t-elle en faisant mine de réfléchir lorsqu'Eliott lui demanda si elle l'aimait encore. Tu imagines ? Tu commences par oublier la bague de fiançailles, puis notre anniversaire de rencontre, puis les enfants à l'école ! Je ne sais pas si je suis prête à prendre ce risque, ajouta-t-elle sans réussir à dissimuler son sourire amusé.

Elle s'apprêtait à l'embrasser pour lui prouver que si, elle était plus que prête à prendre ce risque - Gryffondor oblige - lorsqu'il mentionna la prochaine fois qu'il demanderait quelqu'un en mariage, ce qui lui fit hausser un sourcil.

- Tu penses déjà au divorce ? Goujat ! répliqua-t-elle au moment où il se rattrapait, ce qui lui arracha un sourire. Joli pirouette.

Elle n'avait pas besoin qu'Eliott la demande en mariage une deuxième fois, la première demande était parfaite même si elle n'était pas conventionnelle. Elle venait de l'homme qu'elle aimait, rien n'aurait pu être mieux. Elle se pencha un peu plus vers Eliott, effleurant ses lèvres des siennes avec un sourire.

- On rentre ? murmura-t-elle. Ce n'est pas que je n'aime pas cet endroit - bien au contraire - mais il manque un peu de... confort.

Son sourire se fit un peu plus mutin avant qu'elle ne l'embrasse réellement, le cœur battant encore de la demande en mariage. Ils allaient se marier. Et elle n'en reviendrait sûrement pas avant le lendemain.


All of me
loves all of you
Love your curves and all your edges, all your perfect imperfections.

You're my end and my beginning, even when I lose I'm winning 'cause I give you all of me and you give me all of you. •°¤ Mags.

Beating Heart.
Eliott WarlockAmbulancier magiqueavatar
Messages : 386

Voir le profil de l'utilisateur
Eliott éclata de rire quand Charlotte mentionna les nuits de folie qu'il avait passé -ou pas- à Las Vegas, mais abandonna son sourire pour afficher une expression vexée quand elle évoqua son statut de grand rebelle de la société. Il n'aimait pas vraiment penser à lui de comme ça. Il n'avait rien fait qui mérite le titre de rébellion. Choisir de travailler dans le monde moldu ne s'apparentait normalement pas à un acte de haute trahison. Normalement. Il ne regrettait aucun de ses choix, mais minimiser un peu l'importance de sa décision l'empêchait de trop culpabiliser. Il évitait simplement d'évoquer le sujet en général, ou toujours sur le ton de la plaisanterie.

-Et épouser un grand rebelle de la société, ce n'est pas un acte de rébellion ça ? répliqua-t-il avec un sourire amusé.

Mais après tout ils étaient des Gryffondors, ils étaient censés être de fiers et courageux rebelles, bravant le danger et défiant l'autorité. C'était peut-être légèrement exagéré, mais le courage légendaire des rouges et or était un véritable mythe, qui avait été largement entretenu par le fait qu'une bonne partie des héro de la dernière guerre soit issue de cette maison.

Si Eliott était prêt à reconnaitre que le courage légendaire des Gryffondors était un peu surestimé, il continuait et continuerait toujours de considérer la maison des rouges et or comme la meilleure des quatre. Il n'était certainement pas très objectif, mais ça ne l'empêchait pas d'avoir raison. Il avait passé sept excellentes années à Poudlard et savait qu'elles auraient été bien différentes s'il n'avait pas été à Gryffondor. Il ne voyait aucune autre maison où il aurait pu se plaire, Poufsouffle à la rigueur. Il serait probablement une personne bien différente aujourd'hui s'il avait été envoyé à Serdaigle ou à Serpentard. Il ne serait sans doute jamais devenu ami avec Charlotte, ne l'aurait pas invité à boire un verre en la croisant des années après Poudlard, et ne l'aurait pas demandé en mariage ce soir, ce qui aurait été bien dommage.

Heureusement, la question ne se posait pas, et son statut de Gryffondor ne pouvait être remis en cause. En effet, si la légende voulait que les rouges et or soient braves et courageux, elle voulait également qu'ils ne réfléchissent pas, et cette partie du mythe Eliott se chargeait de la conforter, par exemple en oubliant de prévoir une bague de fiançailles. Il se rattrapa comme il pouvait, assurant qu’il souhaitait faire durer le plaisir, et cette piètre tentative fut heureusement bien accueillie par Charlotte, qui lui répondit malicieusement qu’ils s’étaient mis ensembles en plusieurs fois après tout.

- Ca va encore créer des conflits de dates cette histoire…souffla-t-il avec un sourire avant de l’embrasser tendrement.

Sa moue suppliante se transforma en véritable regard de chien battu quand Charlie répondit avec hésitation à sa question, comme s’il lui fallait réfléchir pour savoir si elle l’aimait encore. Il espérait tout de même leur relation assez solide pour survivre à une demande en mariage sans bague, mais dans le doute il se promit de faire mieux la prochaine fois.

-Oh non, je n’ai pas l’intention de divorcer ! D’un autre côté, personne n’avait l’intention de divorcer avant son mariage, mais avec l’optimisme qui caractérise les jeunes couples, il avait envie de croire que le leur allait durer encore de très longues années. Mais au cas où, souviens toi que mon frère est avocat, ajouta-t-il en riant.

Le père de Charlotte était avocat aussi, d’un autre côté. Mais le sien l’avait été aussi, avant de se lancer dans une carrière ministérielle. Heureusement que John Warlock avait abandonné l’idée de faire un procès à Charlotte, ça aurait probablement tourné au règlement de comptes en famille. Eliott nota mentalement de ne jamais réunir sa famille avec celle de Charlie, non pas qu’il en ait jamais eu l’intention, mais maintenant il était réellement persuadé que ce serait une très mauvaise idée.

Il appréciait les Meyers, et s’entendait très bien avec eux maintenant qu’il n’était plus intimidé par le père de Charlotte. C’était des gens simples, bienveillants, qui se réjouiraient sans doute de leur mariage, même s’il était un peu rapide. Il ne supporterait pas le jugement de son père sur sa future belle-famille. John ne dirait sans doute rien, mais Eliott savait qu’il se permettrait des regards méprisants et quelques critiques cachées derrière des remarques hypocrites, parce que les Meyers étaient des moldus. Vouloir éviter cette situation revenait à ne pas inviter ses parents à son mariage. Il ne savait pas trop quoi penser, que décider, mais remit cette réflexion à plus tard en sentant les lèvres de sa fiancée venir effleurer les siennes.

Eliott lui rendit son sourire en coin quand elle proposa de rentrer pour trouver un endroit un peu plus confortable. Il répondit à son baiser avec fougue, glissant une main dans son dos pour l’attirer à lui, la faisant doucement redescendre sur la glace. Il s’écarta finalement de sa fiancée et lui prit la main pour l’entrainer vers le centre de la patinoire. Il l’embrassa une dernière fois, promena son regard autours d’eux comme pour mémoriser chaque détail de ce lieu désormais symbolique, puis il ferma les yeux et ils disparurent.

RP Terminé


Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

Love Song [Eliott]

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» 04. Love you like a love song, baby...
» Love you like a love song baby [Kathleen]
» Love you like a love song + ALEX
» Lena Ramirez + Love you like a love song
» Is it a love song ? × In Soo

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Aresto Momentum :: Autres Horizons :: Londres,-