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 Le voleur de canapé [Valery & Klemens]

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Klemens DabroskiLoup-garouavatar
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23 mars 2008

Klemens s'étira de tout son long sur le canapé de Valery. Il avait sans trop savoir comment repris ses petites habitudes d'avant son départ. Ils avaient repris leur petite vie normalement. Klem squattant le canapé de Val de temps en temps et Val rentrant épuisé de son boulot ou de ses entraînements de danse. Ils n'avaient pas vraiment reparlé de son absence depuis son retour et le loup, ne souhaitait pas non plus s'appesantir sur le sujet. Il étouffa un bâillement et se leva pour se diriger vers la cuisine. Depuis, son retour, il n'avait pas passé une seule nuit dans son appartement, ce qui, il devait bien l'avouer n'était pas pour lui déplaire. Une fois dans la cuisine, il commença à préparer le petit déjeuner, du moins à essayer. Un bruit dans son dos, le fit se retourner.

"Bien dormi ? Je prépare le petit déj, vas-y assied toi."

Un sourire aux lèvres, une poêle avec des œufs à moitié cramés dans une main et une spatule dans l'autre. Et le tout accompagné d'un Klemens en caleçon, pas du tout gêné par sa petite tenue. Tout était normal, tout semblait comme avant et pourtant, il n'arrivait pas à s'enlever de la tête que durant son absence, Valery et Roy s'étaient drôlement rapprochés l'un de l'autre et il n'arrivait pas à définir ce qui le dérangeait réellement. Ce n'était pas comme si, il y avait réellement quelque chose d'autre que de l'amitié entre eux tous après tout.


Klemens Dabrosky
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C'est l'odeur de cramé qui réveille Valery en ce radieux matin de printemps. Ca et les piafs qui ont fait un nid sous une de ses fenêtres et piouillent tout ce qu'ils peuvent tous les matins. Il considère leur lancer un sort, puis décide de plutôt se dépêcher à aller voir ce qui se passe dans la cuisine. C'est un Valery tout à fait échevelépas beaucoup plus habillé que Klemens -mais avec plus de goût. Un jour il brûlera tous ces affreux caleçons en plaid- qui fait son chemin à petit pas vers la cuisine, en se frottant les yeux. Il s'échoue dans le dos de son amant alors qu'il se bat avec ses oeufs, et lui fait de petits bisous sur les épaules et dans la nuque pour le saluer. Valery est très calin et assez peu causant, le matin, et si ces derniers évènements ont fait quelque chose, c'est bien l'encourager à s'assurer que Klem est bien là tous les matins et qu'il recoit suffisament d'affection pour ne plus jamais envisager de partir. Véléités qu'il ne s'explique pas tout à fait. Il a eu très peur, voila.

- Pourquoi tu t'obstines à ruiner ma nourriture avec tes grandes pattes, hmm ?

C'est dit sans aucun reproche et avec beaucoup d'amusement. Il s'installe à table sans broncher après avoir récupéré des toasts miraculement grillés comme il faut -l'investissement dans un toaster moldu est une des meilleures idées domestiques de sa vie- et baille longuement en observant Klemens mettre la table sous la frange de ses cils.

- Ca va ? T'es rarement levé aussi tôt le matin.
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Klemens baisse piteusement la tête sur ses œufs lorsque Valery lui fait une remarque amusée. C'est vrai qu'il devrait avoir compris à force que la cuisine ce n'est pas son truc pourtant, il avait été plutôt fier de lui, ses œufs étaient moins brûlés que d'habitude. Il avait eu l'impression de faire des progrès pourtant, il avait squatté la cuisine d'un chef cuisto français pendant presque une semaine. Certes, il avait plus mangé et regardé la nourriture mais bon, ça comptait non ?

"Bah... je sais pas. C'était pour te faire plaisir j'imagine. Mais bon, je vais abandonner l'idée du coup."

Il déposa la poêle dans l'évier, il la laverait plus tard et alla chercher un paquet de céréales dans un placard et le lait dans le frigo. Il tira ensuite la chaise à côté de son ami et s'installa pour petit-déjeuner. Il redressa la tête suite à la question du jeune danseur. Il haussa nonchalamment les épaules.

"Ça va. Juste du mal à dormir. Mais ça va passer j'imagine. Et pis, je crois que j'ai perdu mon poste chez Weasley et Weasley avec mon absence. Du coup, ben... va falloir que je me démerde autrement pour payer mon loyer et mes potions. Mais ça va le faire comme toujours d'façon."

Le sommeil était difficilement acquis même un mois après. Il n'arrivait pas à s'enlever le visage de ces filles de la tête. Il ne les avait vu qu'en photo mais depuis, elles le hantaient et il s'était demandé pendant un instant si il n'aurait pas mieux fait d'aller se rendre aux Aurors. Il ne pouvait bien évidement pas parler de ça à Valery. Comment réagirait-il si il savait que son amant et squatter d'appart était un meurtrier en puissance ?


Klemens Dabrosky
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Valery saute hors de sa chaise avec un peu d'alarme, et saisit gentiment le poignet de Klemens avant qu'il n'expédie les oeufs à une triste fin.

- Hey, non, je les veux moi tes oeufs.

Repas un peu bruni qui est dirigé vers son assiette. Il se réinstalle après un petit bisou au coin des lèvres du loup garou, d'humeur particulièrement bonne et affable, aujourd'hui. Il rayonne de choupitude et attaque son plat à coup de toast beurré. Toasts qu'il a confectionné aussi pour Klem et qui reposent dans un porte-toast tellement anglais. Klem n'a pas l'air très bien, depuis qu'il est revenu de son escapade fugitive. Oh, il se doute bien un peu pourquoi, après tout, il a vu les rapports du ministère (autant pour Klemens qui ne veut pas que Val sache, hein ?) il a même fait du forcing pour accéder aux noms présumés et aux victimes. Il ne le dira pas à Klem. Mais il s'efforce d'être gentil avec lui, patient. Cela lui vient d'ailleurs très naturellement. Klemens lui avait bien manqué, mine de rien. Il reste silencieux un moment . Quelque chose lui trotte dans la tête depuis le mois dernier.

- Et si tu emménageais ici pour de bon, hein ?

Il a vu l'état de l'appart de Klemens, et il sait à quel point joindre les deux bouts est difficile pour lui... Et puis peut-être que, égoistement, il a envie de savoir qu'il ne peut pas se tirer comme ça si facilement à nouveau.
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Klem laisse Valery reprendre la poêle avec les œufs brûlés. Si il les veut qu'ils les prennent après tout, lui se contentera parfaitement de son bol de céréales et des toasts que son amant vient de préparer. Il se laisse embrasser sans rien dire. Depuis qu'il est rentré Val semble beaucoup plus câlin qu'avant comme si il faisait tout pour le ménager et tout pour qu'il se sente bien. Comme si finalement, le danseur avait peur qu'il reparte. Mais il n'a pas l'intention de repartir, il est bien ici et quitte à se sentir coupable autant l'être entouré de ses amis qui arrivaient sans trop de mal à lui remonter un peu le moral. La cuisine redevient silencieuse, Valery semble songeur et Klem se demande à quoi il peut bien penser. Mais il regrette bien vite sa réflexion intérieure. La proposition du danseur manque de l'étouffer avec une céréale et il pose son regard surpris sur son ami. Il bug sérieusement, il se demande si Valery est sérieux ou si il plaisante. Une mauvaise plaisanterie peut-être. Mais le ton employé ne laisse pas de place au doute. Valery est sérieux. Tout cela sonne un peu comme engagement, on officialise le truc implicite entre nous. Mais Klem ne sait pas quoi répondre. Il doit réfléchir peut-être, il n'est pas sûr d'être à la hauteur des attentes du danseur.

"Ok."

Il est surpris. Ses lèvres ont bougé sans son accord. Il a donné une réponse comme ça, sans réfléchir. Et finalement, il ne la regrette pas tellement. Il squatte tellement chez Valery que ce n'était pas comme si ça changerait beaucoup de choses. Ça ne ferait même aucune différence à la réflexion.

"Tu me diras combien je te devrais à la fin de chaque  mois pour les courses et le loyer. J'emménage ici que si tu me laisses payer ma part."

Il esquisse un léger sourire, hors de question qu'il accepte la charité trop gratuite de Val. Il a un honneur quand même. Il va pas se faire entretenir comme ça lui.


Klemens Dabrosky
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Val est vachement surpris. Il s'attendait à un refus catégorique, assorti de rebuffades et d'évocations de sa fierté/liberté/whatever. Il n'aurait même pas protesté, d'ailleurs, ça ne sert tellement à rien d'essayer de persuader Klemens. Puis c'aurait probablement été contre-productif en diable. Il ne veut pas garder un Klemens qui se sent en cage, enfermé dans un lieu/une situation qui lui déplait. C'est pas du tout le but.
Mais Klemens dit oui et il semble aussi surpris que Val.

- Oh. Ah ben. Cool !

Serait peut-être le moment de signifier que cette décision lui fait plaisir. Mais quelque chose monte à l'esprit du danseur tout de suite : Où mettre un Klemens à plein temps ? Il n'a pas beaucoup d'affaires, mais néanmoins. Quant au loyer... Il lui mentira. Le loup n'a pas idée de la somme astronomique qu'il paie pour avoir une vue englobante sur Londres de sa chambre. Il se renseignera discrètement auprès de Roy qui sait manifestement tout, et abaissera un peu le prix obtenu. Lui, ça l'aidera toujours, après tout.
Bon. Il n'a pas de pièce supplémentaire à proprement parler, mais sa chambre possède un immense dressing qu'il peut correctement réamménager pour loger un lit et les affaires de Klemens. Il lui fait part de ses réflexions, ajoutant avec un peu de timidité :

- Enfin, si ça te semble correct.
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Klem esquissa un léger sourire. Valery semblait aussi surpris que lui par sa réponse positive. Il était vrai qu'il était plutôt du genre à dire non à tout ou presque lorsque quelqu'un proposait de l'aider. Alors la surprise de Val n'était même pas étonnante. Il hocha la tête à sa proposition, bien sûr que ça lui allait. Il allait pas prétendre à plus. Cela aurait été un peu gonflé de sa part.

"Ça me va bien sûr. Mais si tu préfères, enfin, si ça t'arrange, je peux rester sur le canapé hein. Ça me dérange pas."

Il haussa les épaules avec un léger sourire avant de replonger la tête dans ses céréales. Il avait bien entendu les conseils de Roy au sujet de tout raconter à Valery mais il ne s'en sentait pas la force. alors il allait continuer de se taire, jusqu'à ce qu'un jour, il ait le courage de le faire. Mais l'idée d'habiter avec le danseur à plein temps le réjouissait un peu trop pour qu'il prenne le risque de tout compromettre avec des aveux douloureux et un peu trop horribles pour être accepté comme ça même par la personne la plus ouverte d'esprit du monde.


Klemens Dabrosky
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- Non... Si t'emménage ici c'est pour de vrai, pas juste "la même chose mais en plus je paye le loyer". Te faut ta pièce à toi ou tu peux faire la grasse mat' et bouder quand t'as pas envie de me voir. On peut probablement agrandir les dimensions magiquement et tout.

Très enthousiaste et ayant fini son petit dej' -bien qu'il pique quelques céréales dans le bol de Klem sans faire gaffe à s'il se mouille les doigts de lait- il s'éloigne vers son dressing, qui est une pièce au dimensions plus respectables que certaines chambres étudiantes qu'on peut croiser de nos jours, encombré de deux penderies immenses et d'un grand miroir au fond, surmonté d'une lucarne. Valery sort sa baguette pour transvaser posément les vêtements et les manteaux d'une penderie à l'autre. Ceci fait, il commence à la démonter, libérant suffisamment de place pour installer un lit et ce que veut Klemens. Alors qu'il essaie d'agrandir le soupirail pour en faire une vraie fenêtre, son sort a un raté et brise le verre de la fenêtre dans un vacarme assourdissant.

Long soupir, air affecté. C'est dur de se souvenir que lancer des sorts peut potentiellement poser un problème. Puis il n'en a pas parlé à Klemens, de cet aspect de son mal. Il espère que cela va passer pour de la fatigue/ce que Klem peut imaginer, et n'en fait pas grand cas. Tout va bien.

- Enfin peut-être qu'il va falloir que tu le fasses toi-même.
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Klemens esquissa un sourire devant l'enthousiasme de Valery et le laissa même finir la dernière céréale de son bol avant de le suivre vers la chambre du danseur. Il allait récupérer un bout de penderie. Il se demanda un instant si finalement, il ne préférait pas le canapé. si c'était pour se récupérer un mini local tout petit où il pourrait à peine bouger. Mais lorsqu'il vit ledit dressing, il retint toute protestation. La pièce faisait le double de la taille de la chambre de Valery. Au moins. Un bout lui conviendrait donc à merveille, c'était même un peu trop pour lui tout seul. Il regarda affectueusement Val commencer à déplacer ses vêtements pour lui et à démonter une penderie. Le affectueusement le fait redescendre sur terre. Pourquoi il regarde son meilleur pote comme ça ? C'est nouveau ça. Il se passa une main dans les cheveux qu'il avait à nouveau court. Parce que les cheveux long, ça l'avait vite énervé. Il inspira à fond et regarda la tentative de sort raté. Une plissure soucieuse se dessina sur son front. Il avait cru que Roy avait un peu exagéré l'état du danseur pour le faire culpabiliser mais visiblement, c'était plus grave que ce qu'il avait bien voulu admettre.

"Val ! Ça va ?"

Et tout ça, c'était de sa faute. Si il n'était pas parti, si il avait plus écouté son ami. Si il avait fait plus attention aux signes. Il aurait vu mais non, il n'en avait fait qu'à sa tête comme d'habitude et l'état de Valery s'était empiré. Il posa sa main sur son bras pour lui faire baisser sa baguette. Il va s'en occuper lui de cette fenêtre. Il sort sa propre baguette de sa poche. Chose immensément rare pour être souligné, lui qui ne se sert quasiment jamais de la magie. Elle lui rappelle trop son passé et finalement, il s'en sort très bien sans.

"Je vais le faire t'inquiètes pas. Regarde, c'est réparé."

D'un mouvement de poignet les éclats de verre s'envolèrent et la lucarne devint une fenêtre de taille honorable.

"Val... tu sais que tu peux tout me dire hein ? Tu sais que si vraiment tes malaises, ça c'est empiré, tu peux me le dire et on avisera ensemble."


Klemens Dabrosky
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La fenêtre qui se reconstitue devant lui ressemble à un grand echec. Il reste silencieux longtemps, passe la main dans ses cheveux, et vient se coller à Klemens, entourer son cou de ses bras, en soupirant. Valery a décidé d'arrêter d'en faire grand cas. Il s'en fiche. Peu importe. Néanmoins faire un calin à Klem le rassure beaucoup. Se détache de lui après un petit bisou et lui adresse un regard peu impressionné.

- Roy t'en as parlé, j'imagine. Oui, ben oui. 'Me suis évanoui une ou deux fois sans raison. La fatigue, peut-être.

Bon, tout le monde sait, Valery le premier avec son sourire silencieux, que ce n'est pas du seulement à la fatigue. Mais il ne sait pas quoi faire. Il ne sait pas comment appréhender son état. Il n'en connait pas les limites. Il n'a signé aucun contrat qui a pu l'avertir des conséquences. Il est dans le noir. Avec sa peur. Non, c'est pas vrai, se corrige-il mentalement en glissant sa main dans cette de Klem -et s'amusant que la sienne soit plus grande, lui aussi il oublie des fois qu'il n'est ni petit ni fin ni fragile- avec gratitude.

- Jvoulais pas péter la fenêtre, désolé.

Petit geste vers la fenêtre. Un peu blase. Il détourne son attention de lui-même en ouvrant la penderie restante, qui est encore plein de place -il a une armoire dans sa chambre et c'est un flemmard, des fois

- T'auras la place pour tes fringues ? Je peux déplacer d'autres trucs si tu veux. Et on pourra aller te trouver un lit cette aprem, tiens.

Ca lui permettra de se reposer, plutôt qu'aller danser. Il est absent trop souvent... Cela n'aide pas ses finances. Tant pis. Peu importe. Il veut installer Klem chez lui, aujourd'hui. Cesser de vivre "seul" est une perspective qui le motive comme il n'aurait pas cru.
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Klem rend son étreinte à Valery. Un petit câlin volé qu'il s'amuse à prolonger un peu parce que tenir Val contre lui est toujours plaisant. Il hoche légèrement la tête, oui, Roy lui en a parlé mais il n'a pas envie de s'attarder sur ça. Il n'a pas tellement envie de parler de choses sérieuses en fait. Parce que si on commence à parler de sa discussion avec Roy, fatalement, ils parleront des raisons de son départ et il préfère se préoccuper de Valery et de ses malaises pour l'instant. Chose que le danseur semble prendre à la légère si on l'écoute parler mais si on le regarde attentivement, on se rend compte qu'il semble avoir peur. Ce qui est tout à fait logique. Il sert la main de Valery dans la sienne et il se rend compte de sa grandeur. Dans ses souvenirs, elle était plus petite. Bon, il a peut être tendance à rajeunir un peu trop son amant.

"C'est pas grave, c'est qu'une fenêtre."

Klem regarde Val déplacer ses vêtements pour lui laisser de la place et un sourire s'étire sur son visage.

"J'ai largement trop de place même. Mon armoire est pas aussi fournie que la tienne hein."

Petit clin d'oeil. C'est loin d'être la cas d'ailleurs puisque tous ses vêtements rentrent dans son sac de voyage. Tout ce qu'il possède en fait, rentre dans son sac de voyage. Bon ok, il a peut-être lancé un petit sort d'extension à son sac.


Klemens Dabrosky
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- C'est pas faute d'essayer de te rhabiller à mon goût.

Valery a probablement fait doubler la garde-robe initiale de Klemens avec ses ajouts personnels - des trucs toujours chers, et qui essaient activement de transformer Klemens en gravure de mode. Il n'y peut rien, c'est son petit fétichisme à lui. Le loup-garou est bien trop beau pour être fringué premier prix. Même si, comme aujourd'hui, il ressort parfois certains vieux caleçons qu'il était persuadé avoir brulé. C'est partie remise. Val inspecte la pièce, les mains sur ses hanches. Bien qu'assez peu usée, elle est par défaut exempte de toute poussière ou usure. Il y passait encore l'aspirateur hier. L'imaginer garnie d'un lit, d'une table de chevet, le fait se mordre les lèvres.

- Ca ne va pas te faire trop bizarre ? Tu me le dis, hein, si c'est bizarre.

Est-ce que c'est bizarre ? D'une certaine manière oui, mais parce qu'ils semblent faire un pas de côté, transversal, plutôt qu'un pas en avant, dans leur relation. Il ne s'était pas rendu compte qu'il y avait un pas en avant à faire, d'ailleurs, Valery. Petit froncement de sourcils. Il a envie de lui dire qu'il a vu comment c'est, chez lui, quand il le cherchait avec Roy. Mais Klemens avec cette nouvelle information prendrait son invitation à emménager pour de la pitié. Et c'est pas le cas. Mais il est plus dur à expliquer qu'il veut pouvoir veiller sur le fait qu'il ne disparaisse pas à nouveau dans la nature. Petit regard qui se veut doux.

- Tu comptes me raconter, Klem, ce qui s'est passé ?


Il le sait déjà, plus ou moins. Pas les détails. Mais il ne lui fera pas l'affront de lui balancer à la figure comme lorsqu'il a découvert qu'il était un loup. Cela avait beaucoup trop blessé Klem et il ne veut pas recommencer.
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"Mouai aussi. J'aime bien quand c'est toi qui m'habille Valou."

Petit sourire suggestif en coin. Il lui vola un bisou avant de se concentrer sur leur conversation et sur le potentiel achat d'un lit tout de suite. Il haussa les épaules nonchalamment, non, il ne trouvait pas ça trop bizarre. Après tout, rien ne changerait vraiment. Juste le fait qu'il habiterait à plein temps chez Valery et qu'il aurait un vrai lui à lui avec un coin de penderie propre et une table de chevet cool et une vraie cuisine et plein de trucs à partager avec Val.

"Nan, c'est pas bizarre. C'est parfait. Plus que ce que j'ai vraiment besoin tu sais."

Il esquissa un sourire à l'intention de son amant. Et puis venir habiter chez Val, c'est aussi la meilleure façon de le surveiller et de poser un œil attentif sur ses malaises étranges qu'il prenait peut-être encore un peu à la légère. Pourtant, la discussion qui était légère jusque là, prit une tournure un peu trop personnel. Mais il n'avait pas non plus envie de mentir au danseur. Il repensa aux paroles de Roy. Il plongea son regard dans celui de Val. Après tout pourquoi pas ? Ils allaient habiter ensemble. Autant lui dire avant qu'il ne l'apprenne lui même et le jette dehors. Autant qu'il le mette à la porte maintenant au moins, la séparation serait moins difficile. Il poussa un soupir.

"Ecoute Val... je sais pas trop quoi te dire. Juste que cette nuit là, la bête en moi s'est réveillée et que j'ai compris l'étendu que le lendemain matin. Du coup, je trouvais plus facile de partir pour essayer d'oublier que cette chose avait fait deux victimes."

Il détourna le regard, il n'avait pas tellement envie de voir l'expression de son amant. Quelle qu'elle soit. Il ne voulait pas lire ni le dégoût, ni la pitié dans ses yeux.

"Mais ça n'a pas tellement fonctionné. Je l'ai appris dans les journaux en fait. Deux filles, deux gamines. Une morte et l'autre, elle est comme moi maintenant. J'essaye de me persuader que c'est pas ma faute que c'est celle du truc qui m'habite mais quand tu te réveilles avec le goût du sang dans la bouche..."

Il ferma les paupières et inspira profondément. Il n'avait aucun souvenir mais il gardait cette horrible goût métallique comme après la mort de Katzia. Le goût du sang était persistant et il y avait eu cette douleur aussi dans ses côtés. Ses victimes avaient dû se débattre. Elles avaient laissé des marques.


Klemens Dabrosky
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Lorsque Klemens dit le mot "parfait", c'est fou comme Valery n'arrive pas à se retenir de rougir de contentement et détourner un peu le regard avec un petit sourire content. habiter avec lui, ce serait parfait ? Il interloque ses doigts à ceux du loup, des deux mains, lui fait face, et ne les enlève pas lorsqu'il commence son récit. Alors ainsi... Il a vu le nom des victimes. Trop nombreuses pour savoir lesquelles sont le fait de Klemens. Il s'en doutait, bien sûr, son amant ne serait pas parti juste parce qu'il s'est effrayé mais n'a blessé personne. Mais il n'est pas tout à fait préparer à l'entendre parler de ce qu'il a pu vivre, du sang... Klemens détourne les yeux et c'est trop facile de comprendre pourquoi. Valery fronce les sourcils, et tire très gentiment sur leurs mains entrelacées, pour le faire le regarder. Pas de pitié, pas d'horreur dans les yeux de Val. Juste une infinie compassion, triste. Et il n'est clairement pas prêt de le jeter de chez lui. Klemens ne ferait pas de mal à une mouche dans son état normal, il le sait bien, et son côté sombre ne doit pas l'ostraciser aux yeux de son meilleur ami. Ne l'ostracisera jamais. Si son absence de presque un mois a enseigné quelque chose au danseur, c'est qu'il préfère avoir Klem avec lui, à la fin.

- Je comprends que tu ne me l'ai pas dit, Klem. Je ne t'en veux pas. Et tu ne me fais pas peur, et tu ne m'horrifies pas. Tu le sais, hein ? Ce n'est pas ta faute. Ca n'a jamais été ta faute. Tu as toujours tout fait pour que cela n'arrive pas. Et je ne prétends pas comprendre comment tu peux te sentir... Mais je suis là. Je vais nul part.

Il tire sur les mains de klem jusqu'à ce qu'elles reposent autour de sa taille et il se presse à lui presque cérémonieusement. Il a envie de lui partager quelque chose. Après tout les aveux des secrets sont toujours allé dans le même sens, comme si Valery était quelqu'un d'absolument lisse. Ca n'a jamais été le cas.

- Maintenant ça ne se fait plus. Mais tu t'es jamais demandé ce qu'on fait des corps des gens qui ont été embrassé par les détraqueurs ? On ne les rend pas à leurs familles, qu'est-ce qu'ils en feraient. Non.. On les envoyait à mon département. Des criminels, sans âme, sans capacité de crier ou de pleurer. Je suis lié par le secret, et je ne peux magiquement pas te dire à quoi on pouvait bien les utiliser, mais ils étaient les sujets parfaits pour certains trucs. Ils... saignent lorsqu'on les ouvre.

C'est à son tour de détourner les yeux, un peu. Il aurait aimé lui signifier qu'il comprends un peu, du coup. Mais au final peut-être que Klem le trouvera plus monstrueux que sa propre bête.
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Klem posa son regard sur leurs doigts entrecroisaient. Si tout pouvait être aussi simple que le plaisir ressenti au cours d'une petite étreinte banale. Il releva le regard et croisa celui de Valrey. Il n'y avait pas de haine, ni de mépris, ni de dégoût, ni même de peur ou de pitié. Il y avait juste une immense tristesse et de la compassion. Il détourna néanmoins le regard incapable de soutenir autant de bonté. Il laissa le danseur se serrer contre lui et poser ses mains autour de ses hanches. Klem laissa tomber sa tête sur l'épaule de Valery alors qu'il écoute ses confidences à lui. Il ne trouve pas ça aussi choquant qu'il le devrait. Peut-être parce que ça concerne Val. Son amant ne peut pas être volontairement cruel. Pas avec toute la douceur qu'il a pour lui. Il a obéi à des ordres de ses supérieurs.

"Les cadavres aussi saignent. Au début. Ils étaient comme mort Val. Tu n'as pas à t'en vouloir. C'est triste et très certainement horrible mais ils avaient dû faire des trucs horrible avant pour en arriver là. Et puis..., leurs actes ont scellé leur destin."

Un moyen comme un autre de déculpabiliser son amant. De lui faire oublier cette période de sa vie. Il repensa à ses victimes. Des adolescentes avec la vie devant elles. Une vie gâchée et une autre rompue par sa faute. Il enfouit son visage dans le cou du danseur et inspira son odeur. Finalement, il avait bien besoin d'un câlin.


Klemens Dabrosky
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Klemens lui trouve des excuses. Cela fait bien longtemps que Valery ne se cherche plus des excuses. Il aurait pu refuser. Les sorciers, aussi étranges et archaïques qu'ils peuvent l'être généralement n'en sont jamais arrivé à forcer qui que ce soit à faire quoi que ce soit d'aussi moralement dépourvu d'éthique. C'est juste sa ligne de travail à lui, sa ligne d'études, qui l'a poussé à devoir faire ça - et d'autres choses - et en assumer les conséquences. On étudie pas la magie à son plus profond sans se salir les mains. Le ministère a une division secrète de chercheurs liés par le secret magique pour une raison, et ce n'est pas la fuite d'informations. Si ce qu'il faisait était éthique, il n'aurait pas à le cacher et à mentir et à s'enterrer sous un immense secret administratif. Alors il l'arrête en plein milieu de sa phrase, d'une pression de ses lèvres sur les siennes.

- Je... ne dis pas ça pour que tu me plaignes, Klemens. L'usage du prénom non-raccourci est toujours une forme d'affection sérieuse qu'il réserve pour les moments importants. Juste que... J'ai l'impression que vous imaginez des fois que je suis une petite chose fragile. Et c'est pas vrai. je peux supporter la vérité. Même la vérité horrible. Il est probable que j'ai vu/entendu pire, de toute manière. Et que si je peux pas être là, moi, pour t'écouter et te consoler et être là pour toi... Q-... Qui le sera ?

Pour ces derniers mots il a relevé la tête de Klemens de là où elle s'est échoué sur son épaule, après l'avoir pressé très fort contre lui. Il veut le regarder dans les yeux. Que le polonais voit sa sincérité et son inquiétude et l'infinie tolérance qu'il peut avoir pour le loup. Étrange scène, tellement forte, entre deux armoires dans un dressing dénué de meubles, nimbés qu'ils sont d'une lumière poussive et matinale.

- Tu peux tout me raconter, Klem. Petit sourire. Il en vient même à un stade où on devrait plus avoir de secret l'un pour l'autre.

Comment ça, ça fait très couple. Pas du tout. Ça se fait entre meilleurs amis aussi.
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C'était vrai qu'il avait un peu trop tendance à oublier que Valery aussi était capable d'encaisser beaucoup de chose à cause de son métier de langue de plomb mais il n'avait vraiment pas envie d'en rajouter une couche avec ses propres horreurs. Il ferma les paupières dans le cou du jeune homme à sa dernière question. Jusque là, il s'était toujours consolé tout seul, occupé de lui tout seul. Il serra un peu plus Valery, ça le touchait qu'il veuille être là pour lui. Peut-être un peu plus qu'il ne voulait bien l'admettre. Il essaya de détourner le regard quand son amant le força à relever la tête, à se dénicher de sa cachette. Et il bug parce qu'il ne sait pas trop ce que sa dernière phrase veut dire.

Ils en sont à quel stade exactement ? A partir de quel moment ont-ils franchis une espèce de barrière qui fait qu'ils se parlent comme un petit couple ? Il esquisse un mouvement de recul tout en gardant la main de Val dans la sienne. Il plonge son regard dans le sien. Même avec toute la volonté du monde, il ne peut pas parler de Katzia. C'est son jardin secret en quelque sorte. Tant qu'il n'en parle pas, il peut encore imaginer que peut-être elle vit sa vie quelque part, ailleurs. Qu'elle a bien grandit, qu'elle est majeur maintenant et qu'elle est vraiment très belle. Il ne peut pas en parler, il n'y arrive pas. Même si il aime beaucoup Valery, même si il n'arrive pas pleinement à définir ce qu'il ressent.

"Je ne te cacherais plus rien. C'est promis. Mais certaine chose parfois sont bien mieux dans l'oubli."

Il caresse tendrement la joue du danseur et esquisse un sourire un peu triste. Ils sont bien loin de l'euphorie ressenti à l'idée d'aller acheter un lit.

"Ça te dit d'aller prendre une douche ?"


Klemens Dabrosky
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Ils prennent une douche. Val reste silencieux, mais il est câlin, et laisse quelques petites marques dans le cou de Klem. Lorsqu'ils entament la partie de la douche où ils se lavent pour de vrai -Val réclame de shampouiner les cheveux de Klem parce qu'il passe en mode "chien content" ultime lorsqu'il fait ça et il adore les têtes que cela lui fait faire-, la nostalgie revient. Observant son amant se rincer les cheveux, les rigoles d'eau savonneuse lui dévaler le dos, il retrace les petites cicatrices qui s'y trouvent du bout du doigt. Lui n'en a pas, ne s'est jamais rien cassé qui n'a pu être réparé sans qu'on l'opère -ah la magie- et ne s'est jamais blessé autrement. Il se sent très nu face à ces petites lignes fines, et la plus imposante, presque intimidante, sur son torse. Il la touche aussi, attentivement. Chasse un peu d'eau de ses yeux d'un revers du poignet.

- On... J'aimerais bien qu'on arrête d'être triste tout le temps.

C'est étrange comme réclamation, et c'est dit avec un regard un peu sur le côté, appuyé au carrelage couleur acier de sa grande douche standing.

- J'ai l'impression que c'est pas possible. Pourtant je suis tellement content que tu viennes habiter ici. Mais j'ai peur que tu repartes. Et je sais que tu souffres. Et je sais que tu as peur et que tu es triste pour moi, aussi, parce que je casse des vitres quand je fais pas attention.

Il ne sait pas si, au final, il ne demande pas juste à Klem d'oublier tout ça et de repartir un peu de zéro. D'avoir encore des moments insouciants où leurs préoccupations les plus importantes étaient de savoir qui inviter à leur prochaine fête. Enfin. Est-ce que cela a jamais été aussi simple pour Klem, après tout ?
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Klem frissonne lorsque Valery passe ses doigts sur ses cicatrices. Il sait qu'elles sont là, vestige de sa transformation en loup. Traces que la magie n'a pas réussi à effacer car causées par une créature magique. Celle plus, imposante, de son torse le dégoûte. Il voudrait la faire disparaître et en même temps, c'est un souvenir de ce qu'il est. Il ne pourra jamais l'oublier. Comme si de toute manière c'était une chose qu'il pouvait éjecter complètement de sa mémoire. Il se transforme en bête toutes les pleines lunes. Il ne peut pas occulter ce fait même si il le voulait. Son corps le ramène indéniablement à la réalité.

"Je ne suis pas triste. Je n'ai jamais été aussi heureux que depuis que je suis là. Avec toi et avec Roy. Surtout avec toi, d'ailleurs."

Il esquisse un léger sourire et tend la main pour repousser les cheveux mouillés qui zèbrent la joue de son amant. Il sait bien sûr qu'il n'est pas tout à fait honnête. Heureux, il l'est bien évidemment mais il y aura toujours ce petit pincement dans son cœur. Ce petit trou vide qu'a laissé la mort de Katzia. Et une inquiétude pour Val désormais. Sa maladie beaucoup trop présente. Et ses cicatrices qui lui rappellent qu'il n'est pas aussi insouciant qu'il voudrait l'être. Qu'il n'est pas aussi "normal" qu'il le voudrait. Les doutes du danseur sur un futur départ, il les fait taire d'une pression de ses lèvres sur les siennes. Baiser qui se fait un peu plus entreprenant avant de se reculer légèrement pour reprendre son souffle.

"Mon emménagement ici me rend très heureux Val. Je n'ai pas l'intention de repartir. Ne t'inquiètes donc pas autant pour moi. Pourquoi ne pas tout simplement, profiter de la vie sans se soucier de ce qui pourrait bien arriver demain ?"

Il sourit un peu plus franchement et se rapproche de son amant. Vivre au jour le jour, dans l'insouciance. De toute manière, à quoi bon s'inquiéter de demain ? Ce serait un autre jour et il arriverait assez tôt pour qu'ils s'en préoccupent le moment venu.


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Comme s'il ressentait un peu, confusément, ce que Klemens peut penser de ses cicatrices - ou simplement aditionnant deux et deux maintenant qu'il comprend mieux comment de telles marques ont pu apparaitre - il se penche pour les embrasser délicatement, le regard tourné vers Klemens. Il t'accepte comme ça... Il t'aime comme ça, Klem. Cette pensée ne fait pas spécialement tiquer Val, elle est trop abstraite. Il se contente de lui sourire, de répondre à ses baisers, l'entourer de ses bras, tout logé contre lui, épousant ses formes. Ils font presque la même taille tous les deux, leurs corps se répondent bien, aspergés d'eau chaude et environnés de vapeur. Il semblerait qu'il commence à trouver une paix qu'il a pu entrevoir brièvement avec Roy, ces derniers temps. Une impression d'appartenance. D'être là où il est supposé être. L'absence de Klemens pendant près d'un mois lui a fait réaliser ça, confusément. Il essaie de ne pas y regarder de trop près. D'autres gens su-cités le préoccupent encore un peu trop. A ce propos.

- Comment ça Roy. Il te rend heureux, Roy ?

Petite pointe de jalousie qu'il n'arrive pas à supprimer, et sa phrase part un peu trop vite. Mais il s'en excuse avec un sourire très franc. Il ne sait pas s'il a déjà entendu Klemens dire qu'il était heureux. Il ne sait pas si c'est la vérité, ou si c'est simplement pour étancher les inquiétudes de Val, mais cela fonctionne, de toute façon, et le fait se presser à lui encore une fois. C'est fou comme on est câlin dès qu'on est à poil dans une douche.

- Ca me rend heureux aussi. ... J'aurais du te proposer ça depuis longtemps. Et... J'ai du mal, avec ça, Klem. J'y peux rien. Demain... Est une angoisse ? Pas depuis très longtemps... Mais c'est le cas. Mais si tu m'aides, peut-être ça pourrait l'être moins, une angoisse.


Le baiser qu'il lui offre a une dimension très secrète, très spécialement intime. C'est un "ne me laisse pas" du bout des lèvres.
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La jalousie présente dans la voix de Valery lui fait écarquiller les yeux. Il ne pensait pas que Roy pouvait être un sujet sensible entre eux. Qu'il y avait une distinction dans l'amitié qu'il porte à Val et dans celle qu'il porte au trafiquant. En vérité, il y en a une. Mais il n'arrive pas à expliquer quelle ampleur elle a prise. Il ne sait pas comment la définir et ce qu'elle représente réellement cette différence. Il préfère donc l'oublier et la laisser macérer dans un coin de son cerveau.

"Ben... oui. C'est mon pote. Mes potes me rendent heureux."

Il esquisse un léger sourire et laisse le danseur le câliner, il ne saurait dire à quel point, il aime les douches à deux. Surtout lorsque c'est Valery qui se trouve avec lui. Mais trop vite à son goût, la discussion reprend un ton dramatique. Il sert le jeune contre lui et lui rend son baiser sacré. Il l'observe un instant et lui embrasse la tempe tendrement avant de chuchoter doucement à son oreille.

"Je ne te laisserais pas affronter ça tout seul. Je suis là Val. Je te le promets. Je te ferais oublier demain, miec."

Miec. Il se surprend lui même à le prononcer. Mais en quelque sorte, Valery est devenu son havre de paix. Il ne sait pas depuis quand mais il se sent mieux avec lui. Il l'embrasse tendrement et murmure à son oreille.

"Et maintenant, tu penses à demain ?"


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Et maintenant, tu penses à demain ?

- ... Non.  


Regard émerveillé. Il n'aimerait pour rien au monde être ailleurs que dans les bras de Klemens, à cet instant. Il se rend compte que c'est vrai, qu'il craint moins ce que lui préparent les semaines lorsqu'il les regarde au travers du prisme que lui offre le loup-garou et ses baisers. C'est stupide, c'est irrationnel... C'est infiniment apaisant. Et c'est nouveau. Exceptionnellement nouveau. Tout neuf et il faut que cela prenne son temps de sécher ses ailes au soleil avant de s'envoler. Son étreinte se resserre. Il se passe quelque chose, du côté de son cœur. Puis le moment retombe doucement, confortablement. Le danseur sourit.

- Miec ? Je l'avais jamais entendu, celle-là... Elle est juste pour moi ?

Petite voix taquine, petits baisers le long de la gorge. Un regain d'énergie le saisit et il éteint le flot devenu tiède de la douche, chassant ses mèches de cheveux de ses yeux, et descends de la douche en libérant dans la pièce un brouillard parfumé.

- Bon, allons l'acheter, ce lit. Je peux choisir les draps ? Alleeeez. 'Faut qu'ils aillent avec les miens. Et les rideaux. Tu veux des rideaux ?

Klemens reçoit des serviettes de bain outrageusement luxueuses à la figure et un Val dans les pattes qui tente de lui sécher vigoureusement les cheveux. Oublier demain.
Facile.
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Klem est un peu gêné lorsque Val relève le surnom. Mais après tout, il ne connait pas sa signification. Un léger sourire se dessine sur ses lèvres et il frissonne sous les baisers de son amant. Il n'y a rien de mieux que les douches à deux.

"Hum... Oui. Miec n'est que pour toi. Il te correspond bien je trouve."

Petit sourire taquin. Et l'instant s'évapore comme la vapeur d'eau lorsque Valery tire le rideau de la douche pour sortir. Il retient un léger soupir, il était bien là pourtant. Mais visiblement, le danseur n'a pas abandonné son idée d'aller lui acheter un lit dès maintenant. Il rattrape la serviette que lui balance son amant avant qu'elle ne tombe dans la douche. Il se laisse sécher les cheveux sans rien dire. Il y a des avantages à avoir des gênes lupins. Des zones beaucoup plus sensibles que d'autres qui apportent des plaisirs... inattendus.

"Comme tu veux pour les draps. Et pour les rideaux... ça dépend. Tu veux que le voisin puisse admirer mon magnifique corps au réveil ?"

Il esquisse un sourire moqueur et embrasse légèrement Val avant de quitter la salle de bain pour retrouver ses vêtements éparpillés dans la chambre.


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Il n'a pas envie de demander la signification de ce petit mot. Il l'aime bien. Il veut garder un certain secret. Savoir que Klemens le qualifie ainsi, et que c'est manifestement un terme affectueux, lui suffit, pour l'instant. Même si ses consonances sont un peu étranges. Il aime bien quand il parle polonais, Klemens, de toute façon. C'est assez rare, au final. Le loup garou essaie de mettre le plus de distance possible entre son pays et lui, même lorsqu'il s'agit des concepts abstraits comme la langue. Du coup il collectionne ces petits moments avec contentement, lorsqu'ils arrivent. Et puis l'autre surnom, ukochany, il sait très bien qu'il le sert à n'importe qui que Klemens trouve à son gout. Et... Manifestement il apprécie la distinction.
après tout... Peut-être que ça veut-dire "meilleur ami". Étrangement, si c'était le cas... Il serait déçu. Un peu. Bah.

Un regard vers la fenêtre nouvellement crée. Et l'immense vide qui entoure le bâtiment.

- Il a de bonnes jumelles, le voisin. Mais moi je veux bien admirer ton magnifique corps au réveil.

Et aussi au sortir de la douche. Il le chasse à travers l'appartement pour lui pincer les fesses, puis redevient sérieux, réfléchissant à quel endroit acheter un lit est le plus amusant.

*

Ils ont acheté un lit. Et une commode, et une lampe choupie, et un réveil, et des rideaux, et des parures de draps, et des trucs ridiculement inutiles comme des chaussons et un oreiller en forme de cœur que Val a acheté dans le dos de son amant. Ils ont tout installé, très vite grâce à la magie, et admirent leur oeuvre.

- Han, t'es mon coloc.

Grand sourire.
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Klem a fini par se laisser entraîner dans le magasin de meubles. Lui qui pensait qu'ils allaient uniquement ressortir avec un lit se retrouve avec tout un tas de trucs. Des choses dont il n'a pas forcément l'utilité mais il n'a rien dit. Il voit bien que ça fait plaisir à Valery alors il le laisse faire. Il le laisse dépenser son argent pour lui avec un pincement au coeur de ne pas pouvoir faire pareil pour son amant. Il observe un instant ce qui est désormais sa chambre et sourit à Val. Il s'approche de lui et enserre sa taille.

"Ouai, moi je dis, ça se fête."

Il pose alors ses lèvres sur celles du danseur et l'entraîne à sa suite vers le lit. Il est grand temps de baptiser leur nouvelle acquisition. Un sourire guilleret étire ses lèvres alors qu'il commence à parcourir le corps de Valery de baiser.


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