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 Doos dronk [Valery]

Roy CalderChef de la mafiaavatar
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Dernière édition par Roy Calder le Ven 4 Avr 2014 - 22:39, édité 1 fois
30 mars, chez Valery


Cette situation avait comme un air de déjà-vu. Roy qui transplanait sans prévenir face à un Val pris au dépourvu, dans son salon, parce qu’il avait reçu des messages étranges et inquiétants. Cette fois-ci, plus inquiétants qu’étranges. Il avisa quelques secondes Valery, tristement affalé par terre dans un coin de la pièce, une bouteille de vodka à la main. Roy grimaça à la forte odeur d’alcool, qu’il pouvait percevoir même à un mètre de lui.

« Ah ouais, t’es carrément bourré, là. »

Le trafiquant saisit la bouteille des mains de Val, comme un jouet dangereux qu’on arrache à un enfant.

« C’est pas déconseillé pour… ce que t’as ? T’as quoi, d’ailleurs ? Ils t’ont dit quoi les médecins exactement ? »

Il était précisément venu pour s’enquérir de l’état de santé du danseur. Il lui avait parlé plus tôt dans la journée d’une visite médicale, puis, silence radio. Jusqu’à ce que Roy reçoive des messages entrecoupés  où Val exprimait ses craintes avec la grâce d’un mec complètement torché. Il n’en avait pas fallu plus pour que Roy transplane chez lui. Le mois qu’ils avaient vécu pendant l’absence de Klem, à s’inquiéter ensemble pour lui, Roy l’avait passé à s’inquiéter tout autant pour Val. Il avait appris à réagir au quart de tour dès qu’il le sentait un peu faible, quitte à paraître lourd, car Val avait cette fâcheuse tendance à assurer que tout allait très bien, même quand il était pâle, maigre, avec des poches sous les yeux et la menace de s’évanouir à tout moment sur le bout de son nez. D’accord, il exagérait peut-être mais mieux valait prévenir que guérir. Roy s’accroupit donc face au danseur, sourcils légèrement froncés.

« Hé, ça va ? »


Spoiler:
 


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La fin de la journée est passée dans un brouillard désagréable. Il a du bruit blanc dans les oreilles. Toute l'anxiété, l'inquiétude, les petites choses étranges que son corps lui a fait ces derniers mois et qu'il ne comprend pas et qui le tuent d'angoisse, tout cela revient et monte, monte dans sa gorge jursqu'à ce qu'il n'arrive plus à exister proprement, pour la journée. Ses amis proches savent pour les évanouissements - il aurait aimé pouvoir leur cacher, mais leur caractère intempestif a rendu la tache impossible. Klemens sait pour sa fatigue chronique, et Roy s'en doute probablement, après la fois où il s'est endormi dans son lit en un temps record après une crise de colère. Mais plus insidieux, il y a la perte de poids. Les douleurs musculaires, les douleurs articulaires, qu'il a pu ignorer longtemps grâce aux potions - mais elles ne sont plus aussi efficaces, à présent, ou l'intensité de son mal a augmenté. Il n'y aurait eu que ça... Valery serait probablement allé voir un médecin moldu, supposant une maladie quelquonque. Mais il semblerait que son mal ai aussi affecté sa magie. Il a failli se briser une cheville en se receptionnant car le sort qui lui permettait de faire le saut un peu irréel qu'il affecte tant sans se blesser n'a pas fonctionné. Des conjurations simples se sont mal passé. Il a eu l'impression, parfois, de revenir en cinqième année d'étude, où aucun des sorts un peu imposant du programme ne fonctionne comme on veut. Alors il est allé voir à sainte-mangouste.
Et sainte-mangouste ne sait pas. Et sainte-mangouste a eu l'air inquiet.

Cela l'a achevé. Et le voila, à minuit, dans un coin de son salon, à se siffler une bouteille de vodka bien trop chère tout seul, et d'envoyer des sms saouls à Roy. Klemens est quelque part chez quelqu'un, et il n'a pas de téléphone. Envoyer des sms au trafiquant l'a toujours beaucoup calmé, pour une raison ou une autre. Mais Roy a une sale manie de se pointer chez lui plutot que rester frustré par sms. Ainsi le voila et Valery n'a pas du tout envie de le voir. Il ne pleure pas, il boude juste, dans son coin, en regardant son ami du coin de l'oeil. Se redresse, en s'aidant du mur, avec un peu de difficulté.

- Cté pas la peine de venir, mec.... Ca va, jvais bien... T'es dja arrivé aussi dte bourrer la gueule seul dans ton coin, allez...


Il n'a aucune envie de voir Roy. Il est trop triste et trop seul ce soir, et trop désinhibé, pour que cela finisse bien.
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« T’as l’air de super bien aller, ouais. »

Et si avec le ton, le haussement de sourcils, les bras croisés, Val ne captait pas l’ironie, c’est qu’il était vraiment bourré.

« Oui ça m’est déjà arrivé. » Quelques sombres histoires de déception de son entourage, principalement, il n’allait pas s’attarder là-dessus. « Et en général, c’est que j’allais pas bien du tout, alors tu vas m’expliquer ce qui va pas, pour une fois. »

Dit-il d’un ton qui ne souffre aucune réplique, mais c’était quasi-certain que Valery n’allait pas obtempérer docilement. Parler de ses propres problèmes semblait au-dessus des forces de ce garçon, Roy le déplorait bien, car c’était plus compliqué de jouer aux devinettes. Cette fois-ci, le sujet était sérieux, peut-être plus que ce qu’il craignait. C’était la première fois qu’il voyait Valery autant ivre, et surtout, avec un alcool autant triste.

« Allez, dis-moi, insista t-il, le ton toutefois plus doux. Tu sais très bien que je vais pas te lâcher, alors autant m’en parler tout de suite. Qu’est-ce qu’ils t’ont dit, ces fichus médicomages, pour que tu te mettes une mine comme ça ? »


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C'est fou comme son mouvement de repli est instinctif. Il croise vachement souvent les bras en présence de Roy. Sobre il penserait que c'pour installer une distance de sécurité, une protection. bourré il capte juste que c'moins facile de garder l'équilibre quand on a les bras coincés entre eux. Il appuie son dos contre le mur, figurativement aussi, et regarde Roy avec une expression farouche.

- Oui et puis tu t'en es remis et voila. J'aurais pas du t'envoyer de sms, okay, désolé, jvoulais pas t'inquieter, c'est bon.

Son téléphone qui traîne au sol n'affichait pas tout à l'heure un demi sms l'accusant de certaisn tords. Pas du tout. Le danseur se mord les lèvres, étudie Roy comme il peut, se sent vraiment vraiment complètement saoul. Il devrait ptet se rassoir quelque part. Sur ses genoux NON PAS SUR SES GENOUX.

Petit rire idiot, puis amer.

- Y'a rien. Y'a qu'ils savent pas, ils sont pas fichus dme dire. Et ils donnent moins de potions maintenant parce qu'ils savent pas si elles sont safes. Donc ils ont préféré attendre. Voila. C'est tout.

C'est certainement pas tout. Il cache mal le fait qu'il ne dit pas tout, d'ailleurs.

- Donc ca va. Shu grand. Jme débrouille. j'aurais pas du te sms
.

Mais Roy est venu. Et Roy s'inquiète. Et Roy essaie même d'être gentil et tout.

- Tu t'inquiètes vraiment ?

Bon okay c'était un peu misérable comme question. Le sol a des dessins super intéressants tiens.
Roy CalderChef de la mafiaavatar
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Le problème n’était pas tant qu’il l’inquiète, mais plutôt qu’il ait de quoi s’inquiéter, tel était ce à quoi pensait Roy en haussant les sourcils face à l’air inutilement autodéfensif du danseur. L’air de dire « Oui, oui, c’est ça, allez accouche ». Ce qu’il ne tarda pas à faire, un peu, vaguement.

« Et alors ? Ils t’ont juste dit qu’ils savaient pas ? Pas si c’était grave ? »

Parce que c’était la question, au fond. On pouvait toujours lui sortir un nom de maladie sorti de nulle part qu’il ne connaîtrait probablement pas, tout ce que Roy cherchait à déterminer en était l’impact. Si ça se guérissait, si c’était passager, si c’était difficile à vivre, si c’était du genre à tuer, et rapidement… Il espérait que pour Valery, ça se situait dans « pas grave et passager » mais si c’était le cas, il ne serait pas là à boire comme un trou n’est-ce-pas ? La nervosité du trafiquant augmenta d’un cran.

« A ton avis ? s’impatienta t-il, en lui donnant une pichenette sur le front pour qu’il redresse la tête et cesse d’éviter son regard. Je serais pas là sinon, crétin. Et t’as bien fait de m’envoyer un message, ça m’évite d’avoir à deviner tout seul quand tu vas pas bien. »

Et il y a un léger ton de reproche derrière, léger.


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Pichnette qui le fait sursauter un peu, le sortant de ses pensées. Il essaie vaguement de chopper le main qui lui a fait ca au vol mais beaucoup trop tard et ne saisit que de l'air. Il n'a pas envie d'avoir cette conversation avec Roy, pas envie pas envie pas envie. Il glisse lentement au sol, à sa place initiale, en repliant les jambes contre lui et les entourant de ses bras .Tant pis si Roy le voit dans cet état de vulnérabilité... De toute façon leur avis est déjà bien ancré sur la question.

- Si, ils pensent que c'est grave. ...Que ça dégénère trop vite. Que ca...

Il tourne un peu violemment la tête sur le côté pour masquer un peu qu'il retient vaguement ses larmes. Une seconde comme cela et sa voix revient, plus ferme.

- Ca devrait pas affecter ma magie. Que ça me met potentiellement en danger si je l'utilise. J'suis en arrêt maladie, dis donc.

Encore le petit rire amer qui sonne faux.

- C'est bon spas la peine de t'inquieter ça ira mieux... Ou peu importe... C...

Ne pas penser à si cela ne va pas mieux. Ne pas penser à la peur, aux tests, aux oiseaux morts qu'il a conjuré à la place des vivants.
Il ne voulait tellement pas se remettre à pleurer devant Roy, mais ça semble être une constante dans leur relation.
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C’était… potentiellement grave, donc. Roy regardait avec un certain sentiment de catastrophe Valery s’effondrer sur le sol. Il ne faisait plus semblant, tiens. Plus semblant du tout. Le voir dans un tel état de détresse était encore plus inquiétant que de le voir ivre dans un coin de son salon. Roy détestait ça. Sentir sa propre faiblesse face à celle des autres.

Mais il avait déjà géré, n’est-ce-pas ? Il avait déjà connu une mémorable crise de colère de son ami, il l’avait déjà vu pleurer, plusieurs fois, il devrait assister à ça avec la froideur d’un professionnel qui sait exactement comment agir en situation de crise. Mais ce n’était affreusement pas le cas, Roy se sentait toujours autant désemparé et en mal de guide de réconfort des personnes en détresse. Alors il fit ce qu’il avait fait la première fois  et qui avait l’air d’avoir plutôt bien marché, même si ça mettait à mal sa fierté masculine ou on ne savait quoi d’autre : il s’agenouilla, serra  Valery dans ses bras, un peu plus longtemps que la dernière fois, mais pour autant pas plus inspiré sur ce qu’il était sensé dire.

« Ca… va aller. On est là. Klem, moi… Si jamais y a besoin de quoi que ce soit, si on peut faire quelque chose… Bref. On sait rien encore, c’est peut-être une fausse alerte, te mets pas dans des états pareils. »  

Se raccrocher à quelques miettes d'espoir, c'était ce qu'il avait trouvé de moins pathétique à dire à un ami qui se soupçonnait une maladie grave.


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Dernière édition par Valery Aster le Mer 2 Avr 2014 - 11:41, édité 1 fois
Le jeune danseur semble perdre tous ses os et devenir une grande flaque de gelée à forme vaguement humaine quand Roy le prend dans ses bras. Il perd toute tension, toute force et reste juste appuyé contre lui, l'entourant vaguement de ses bras. Roy est là Roy s'inquiète de lui. Klemens aussi, probablement, lorsqu'il saura, si Val lui dit. Il lui dira peut-être. Comme Klemens lui a dit pour son séjour en France. Comment ça, toujours pas ?
Valery Aster ne veut pas crever. Il sent la douleur dans son corps, émoussée par l'alcool et la misère, il appréhende à peine les nouvelles limites qu'il ne doit pas défier, les barrières qui ne sont que des suggestions encore mais qui seront peut-être un jour infranchissables. Petites secousses, petits sanglots. Il ne l'écoute pas vraiment, Roy. Il sait qu'il essaie de le rassurer et cela lui fait chaud au coeur. Sa tête saoule lui tourne un peu mais pas uniquement à cause des pensées affreuses et vertigineuses qui le taraudent. Un autre mal, bien moins désastreux, sauf pour l'ego de Valery, se réveille. Se réveille dans un corps saoul et une tête persuadée qu'il va crever.

Il ne sait pas exactement à quel moment il s'est redressé et l'a embrassé. Probablement lorsque Roy a fait mine de s'écarter de lui, pensant qu'il est moins en panique. Il ne voulait pas, à vrai dire. Il ne voulait pas mais cela a été plus fort que lui et il y met toute l’énergie du désespoir. Tu ne me pardonnerais jamais si j'avais fait ça sobre. Mais c'est pas le cas, alors autant que cela soit mémorable. Cela n'a rien à voir avec ce qu'a pu faire subir Roy à Klemens, juste pour lui prouver quelque chose. C'est un baiser désiré, probablement réprimé depuis plus longtemps que Val n'en a conscience. Doux. Triste.

En un sens il est parfaitement désolé.

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S’il avait su. Il ne se serait pas redressé si vite.

Pourtant, il était prévenu. Plus ou moins. Valery avait laissé échapper quelques indices par-ci par-là, des rougissements, des réactions incohérentes, de la jalousie qui dépassait… Ce n’était pas étonnant qu’il se retrouve à se faire embrasser, si ? Forcément, s’il le prenait dans ses bras, alors qu’il était ivre et déshinibé… Décidément, il avait géré l’affaire comme un pied.

Les sonnettes de son cerveau clignotaient rouge, c’était le moment où il fallait immédiatement se retrancher, ne pas donner de faux espoirs au jeune homme. Pourtant Roy ne le repoussa pas tout de suite. Il y avait quelque chose dans ce baiser qui le scotchait littéralement sur place. Ce n’était ni violent, ni impétueux, c’était pire. C’était bien trop sincère, bien trop… doux. Trop empli de désespoir, c’en était palpable, presque… contagieux.

Ses pensées cessèrent de s’éparpiller quand Roy posa ses mains sur les épaules du danseur et se résolut à le repousser, le plus doucement dont il était capable. Il pouvait encore contrôler ça, il ne pouvait pas contrôler l’expression de son visage, qui à coup sûr, trahissait son choc. Il se mordit la lèvre, désemparé, gêné de se trouver dans une situation qu’il n’avait pas voulue, et qu'il ne savait plus par quel bout prendre.

« Pourquoi ? C’était le premier mot qui lui venait à l’esprit. Pourquoi t’as fait ça ? »

Il espérait vraiment que le reproche ne transparaissait pas dans sa voix, il n’avait pas envie d’accabler Valery, mais… Mais c’était plus fort que lui. Il était trop égoïste, trop attaché à sa fierté pour ne pas lui en vouloir, même un peu, de l’avoir ainsi pris au dépourvu.


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Il ne résiste pas lorsqu'il est repoussé, appuie mollement son dos contre le mur et regarde ailleurs, les joues d'un vermillon soutenu. Bien. Bravo. Tu voulais faire ça depuis longtemps. Tu es content ? Pas du tout. Pas un instant. Val se déteste, se morigène, et paradoxalement n'a envie que de recommencer. Il ne le fait pas. Il ne sait pas ce qui le retient. Si. Les mains de Roy et son regard, et le choc dans sa voix.
Pourquoi il a fait ça ? Une de ses mains n'arrive pas à s'empêcher de chercher celle de Roy sur son épaule et la serrer et quérir sa chaleur.

- A ton avis, espèce d'empoté.

C'est murmuré avec une affection avinée terrassante de sincérité, et un petit sourire de coin bien bien amer alors qu'il étudie avec attention le coin de la pièce là bas et l'état des moutons de poussière sous les meubles de l'autre côté de la carrée. Puis il tourne son regard vers lui et c'est plein de résignation et d'un minuscule espoir. Roy ne l'a pas repoussé si vite que ça. Ses conclusions  ivres n'arrivent pas à joindre leur bouts. Il se mord la lèvre.

- Tu devrais partir. Ou j'risque de recommencer. Et tu vas me coller un pain.

Il ne sait pas s'il recommencerait. Non, probablement pas. Mais si cela peut faire partir Roy... Il ne veut pas lui parler. ne veut pas plus lui expliquer. Valery veut finir sa bouteille et oublier éventuellement qu'il a osé agir ainsi. Qu'il connait quelque chose qui aurait du rester du domaine du fantasme non assumé. Et que cela n'a réussi qu'à le faire plonger un peu plus.

- S'il te plait, laisse moi.
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L’embarras absolu. Roy ne remarqua même pas que Valery évitait son regard, car lui-même mettait un soin particulier à le faire aussi. Gêné, parce que la situation lui avait échappé. Parce qu’il s’apercevait qu’il avait accouru en vain, car il n’était pas celui qu’il fallait à Val, à cet instant-là. Il n’était pas en mesure de lui offrir l’affection qu’il recherchait. Il en était venu à considérer Val comme un ami, un de ses meilleurs même, un petit frère, presque. Il pouvait s’inquiéter pour lui, casser la figure à n’importe qui pour lui, gueuler à sa place s’il le fallait, vraiment, il était prêt à à peu près tout. Mais pas à avoir des gestes qui outrepasseraient leur amitié. Hors de question de lui donner ce faux espoir. Parce qu’il ne ressentait pas autre chose pour Valery, parce qu’il ne se voyait pas faire ce genre de chose, tout simplement. Parce qu’il y avait Juliana, aussi, même s’il tairait cette raison en présence de Valery, ayant bien compris qu’il valait mieux éviter le sujet s’il ne voulait pas s’attirer une autre crise de jalousie.

Mais d’un autre côté, il ne pouvait pas le laisser seul, dans une telle situation. Alors quoi, il allait se mettre dans un coin, et tenter de le réconforter à vingt mètres de distance ? C’était ridicule. Roy se sentait profondément inutile, impuissant, encore une fois. Et de façon très égoïste… Roy était aussi un peu en colère contre Valery. Parce qu’il venait de détruire quelque chose dans leur amitié, bien malgré lui. Oh ils pourraient faire mine d’avoir oublié le lendemain, mais la gêne ne s’effacerait pas de sitôt. Roy le sentait, même à cet instant-là, que quelque chose avait changé. Qu’il ne pourrait plus agir avec Valery avec autant de naturel qu’avant, qu’il lui faudrait constamment faire attention à ses gestes et à leur interprétation. Une perspective qui le fatiguait déjà.

Il se redressa de sa position accroupie, prit soin d’éloigner la bouteille qu’il avait arrachée plus tôt des mains du danseur. Il n’allait pas lui coller un pain, non. Il ne savait pas quoi faire, à vrai dire. Fuir comme Val l’y incitait, comme c'était si tentant ? Il ne pouvait pas faire ça, pas quand Val était ivre, déprimé, et peut-être plus malade qu’il ne le croyait.

« Allez, lève-toi. Tu vas arrêter de boire, pour commencer. »

Il évitait délibérément de parler du baiser, faisant par là signe qu’il valait mieux l’oublier. Roy saisit le danseur par le bras, pour le redresser sur ses pattes. Un coup de baguette l’aida à rapprocher le lit, puis d’un geste, il le poussa sur le matelas. Oui, il allait border Valery, oui. Et le faire dormir de gré ou de force. Une seconde fois, il plaça sa baguette sur son front, préparant mentalement son sortilège de sommeil , l’air totalement imperturbable.

« Bonne nuit Val. »

Fut la seule chose qu’il souffla et que Valery entendit pour le reste de la soirée. Il se réveillerait sans doute le lendemain avec une jolie gueule de bois, mais au moins, il n’allait pas aggraver son cas pour la soirée. Roy ne comptait pas le veiller, à vrai dire, il allait tout simplement disparaître –ou plutôt fuir- de cet appartement, ce qu’il fit d’un crac de transplanage, une fois qu’il se fut assuré que Valery s’était bien endormi. Avec un peu de chance, il se réveillerait sans aucun souvenir de la veille ?


FIN DU RP


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