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 Dis bonjour à ta soeur de ma part [Valery & Irina]

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Irina Calder, 22 ans

29 mars 2008

Irina referma le dossier que lui avait confié son supérieur, avant de pousser la porte des consultations, et se composer le gentil sourire qu’on lui avait appris à faire aux patients. Une légère boule de nervosité au ventre, tout de même. Toute professionnelle que fut l’image qu’elle pouvait renvoyer, Irina ne restait pas moins une interne joyeusement jetée dans le bain de ses premiers cas sans son titulaire de référence, et comme toujours quand les choses devenaient plus réelles que ses notes de cours, le poids de ses responsabilités lui retombait lourdement sur les épaules. Et si elle faisait une erreur ? Et si elle administrait la mauvaise potion, ratait un sortilège ? 

Mais Irina Calder ne laissait jamais longtemps les doutes la paralyser. C’était du moins ce qu’elle s’était toujours répété pour se donner une contenance dans une famille de trois garçons tous plus butés les uns que les autres. Irina, seule femme et voix de la raison ? Pas vraiment.  Elle n’était pas moins têtue que ses frères.

Plus difficile de rester professionnelle et arborer le masque quand le patient était l’une de vos connaissances, en revanche. Valery Aster ? Un ami perdu de vue, semblait-il. La coqueluche des Poufsouffle au temps de ses jeunes années à Poudlard, plus accessoirement. Etrange de se trouver face à l’un de ses fantasmes du collège, sept ans plus tard. 
Elle ne savait pas vraiment comment se comporter, à vrai dire. Valery allait-il se souvenir d’elle ? Rien n’était moins sûr, ils avaient tous les deux changé, Irina avait un peu triché, elle, elle n’avait eu qu’à reconnaître son nom sur un dossier médical. Oh, ils avaient passé de bons moments à Poudlard, ils avaient peut-être même un peu flirté, entre deux cours. Mais peu importait les liens qu’ils avaient pu noués, puisqu’ils s’étaient plus ou moins envolés en même temps que leurs années collège. Irina ne le regrettait pas plus que ça, elle avait eu d’autres choses à penser en quittant Poudlard, réussir ses études notamment, chose qu’elle avait toujours pris à cœur, et pas seulement parce qu’elle était la seule à en être capable dans sa fratrie de bras cassés –disait-elle souvent.

Oui, la situation était étrange… Mais pas déplaisante. Irina retombait vite sur ses pattes, en règle générale. Elle referma tranquillement la porte de la pièce derrière elle, se tourna vers son ancien camarade, s’efforça de garder son air le plus détaché possible en reportant son regard sur son dossier, même si un petit sourire malicieux la trahissait.

« Irina Calder, apprentie Médicomage. On vous a convoqué pour faire quelques examens de contrôle, c’est moi qui m’en chargerai. » Puis releva son regard, sachant qu’avec cette présentation, le doute sur le fait que Valery la reconnaisse n’était plus possible. Son sourire s’agrandit. « Si on m’avait dit que tu serais un de mes premiers patients… »

A présent qu’elle était plus proche, elle pouvait mieux apprécier les changements physiques de son ancien camarade. Irina ne voyait pas beaucoup de beaux jeunes hommes à l’hôpital, encore moins à l’extérieur, faute d’études extrêmement prenantes, il fallait bien en profiter quand le destin voulait bien lui en poser un sur sa route. 
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Cela fait une demi-heure infiniment longue que Val attend en comptant les dalles au plafond et les sorciers qui passent avec les oreilles coincées dans des théières. Il semblerait qu'il y ai eu une découverte de vieux stocks Mangemorts ridicules et le défilé de personnes attaquées par de la vaisselle ou des objets quotidiens n'a pas cessé. habitué au ministère et aux fantaisies vestimentaires sorcières de toute sorte, il ne tique pas sur le défilé de capes en velours et de grandes robes sorcières, au travers desquelles filent les médicomages très affairés avec leurs uniformes stricts et pratiques et d'une ridicule teinte vert vif. Au bout d'un moment on le conduit enfin dans une petite salle d'examen, on lui prend quelques mesures magiques et on l'abandonne à nouveau. Bon.
Valery n'est pas très jouasse d'être là. Il sait plus ou moins ce qui va se passer. Il va être balloté de service en service jusqu'à ce que les mages trouvent de quoi il peut bien souffrir, ou qu'on le renvoie chez lui en lui ordonnant de reparaitre plus tard pour pouvoir patienter encore une heure ou deux dans cet endroit qui le stresse. Il y a trop de gens, il a vu trop de maladies étranges et d'empoisonnés passer devant lui, et s'est demandé à chaque fois si c'était ça, ce qu'il avait. Sait on jamais. Si leur mal avait commencé de façon tout à fait innocente comme le sien puis avait dégénéré, dégénéré jusqu'à ce qu'on ne puisse plus qu'à peine les reconnaitre et que les professionnels médicaux secouent la tête à l'adresse de leur famille avec peu d'espoir dans les yeux.

C'est donc un Valery Aster légèrement à cran qui lève les yeux sur la jeune médicomage qui s'avance vers lui. Il esquisse un sourire machinal, professionnel et peu rassuré, avant de reconnaitre qui et la personne en face de lui. Avec un peu de mal et l'aide de son prénom, et du joli sourire qu'elle lui adresse. Oh my. De toutes les connaissances perdues de vue qu'il pourrait envisager de rencontrer fortuitement, celle-là ne lui était pas venu à l'esprit. Irina Calder, qu'il évoque bien plus que raison en présence e Roy depuis trois ans, dans le simple but de l'ennuyer. Irina Calder qu'il avait quitté en 5eme année à Poudlard, lui ayant fini ses études et se destinant à un avenir de danseur. Elle avait été une amie vive et drôle avec qui il avait passé de bons moments. Elle avait été un petit regret, à l'époque. Ne pas lui avoir dit franchement qu'elle était bien mignonne et qu'il l'aurait bien approché un peu plus. Mais Valery, en grand tombeur de Poudlard, avait une certaine déontologie : ne pas taper dans les plus jeunes que lui. Ainsi ils s'étaient contentés de flirter un peu et d'échanger quelques baisers entre deux portes. Puis en dernière année le danseur avait consacré toute son énergie à courtiser son jeune prof d'Histoire, ce qui avait mis à mal son crush léger pour Irina, ainsi que leur amitié. Après Poudlard il s'était retiré de toute vie sociale, abandonnant la plupart de ses contacts scolaires, pour se consacrer à la danse, et à sa théorie sur l'arrachabilité de la magie qui lui a valu un poste au département des Mystères. Il a repensé à elle, parfois, comme il a repensé à ses autres amis, mais n'a pas cherché à la revoir spécialement, jugeant qu'il était trop tard, et même lorsqu'il a commencé à fréquenter son frère ainé, l'envie de reprendre contact ne s'est pas allumée en lui. La nostalgie est un sentiment qu'il faut regarder de loin.

S'il a du mal à la reconnaitre c'est qu'elle a bien changé, passant de jeune fille en pleine poussée de croissance, un peu garçon manqué, à la femme épanouie qu'elle semble être aujourd'hui. Il ne s'était pas rendu compte à quel point elle était belle, à l'époque. Peut-être que la puberté a été, pour la seule sœur Calder, une bonne fée. Il est vachement content de la voir. De plus, elle semble se rappeler de lui, et en bien, si le danseur interprète correctement la chaleur de son sourire. Il a envie de lui faire un câlin, d'une certaine façon, lui qui adore revoir d'anciennes têtes, paradoxalement de son affirmation à propos de la nostalgie du paragraphe d'avant. Et puis... Il la trouve très, très agréable à regarder. Tellement qu'il n'arrivera probablement plus à se moquer de la méfiance et l'hostilité de Roy à l'égard d'éventuels prétendants avec la même sincérité. Si elle avait été sa sœur, peut-être que lui aussi aurait été un peu protecteur et un peu rude avec les mecs.
Plein de sentiments contradictoires assaillent Valery à la fois et c'est beaucoup pour sa petite santé et sa petite tête. Du coup il buggue et reste pantois devant elle, un moment.

- Irina ? Réussit-il enfin à articuler, se fendant d'un sourire très large, lui faisant limite la fête comme un petit chien, tu es devenue médicomage ! C'est trop bien ! My god comment t'as trop changé !

... Bon. Oui. Il lui fait, son câlin. Prenant probablement pauvre Irina par surprise. Mais quoi, il a toujours été une grande guimauve sentimentale, Val. Rencontrer une vieille amie perdue de vue, c'est du pain béni pour un idiot comme lui. Il se rassoit, calmé, mais toujours souriant.

-... Ca me fait plaisir de te voir. Je pensais que j'allais passer une journée affreuse à subir plein de tests en compagnie de vieux schnocks doctes. Tu restes, hein, dis moi que tu restes.

Envolée, sa morosité, il a plein de questions à lui poser.
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Le choc visible sur le visage de Valery amusait Irina, tout comme elle faisait naître une certaine nervosité. Elle avait tant changé que ça ? Elle ne s’en était pas rendu compte. Ses années à Poudlard lui paraissaient bien loin, à présent… Certes, elle ne se serait à l’époque jamais coiffée ou maquillée comme elle l’était actuellement.

Irina, c’était la jeune fille entourée de garçons depuis sa plus tendre enfance, difficile de lui faire entrer dans le crâne le concept d’une manucure. Elle avait longtemps été un garçon manqué. Elle l'était toujours un peu d'ailleurs, dans sa façon de parler, d’apostropher les gens, ou de boire ses verres bruyamment, d’un trait, et de roter après, bien sûr. Mais c’était une version plus sage de l’ancienne Irina qui se tenait devant Valery, et bien plus féminine. Un changement qui avait opéré chez elle à sa sortie de Poudlard, quand elle avait gagné un peu d’indépendance en quittant la maison familiale et la fâcheuse tendance de ses frères à fliquer absolument tous ses faits et gestes. Elle s’était aperçue qu’elle n’était pas qu’une fille disgracieuse, mais qu’elle était au contraire largement capable de faire de l’effet à la gent masculine. Demander à Irina de ne pas en jouer, même juste un peu ? Impossible. Et elle mettrait un poing au moindre Roy qui le lui reprocherait, comme si lui ne draguait pas la moindre blondasse qui lui passait sous le nez.

Un petit rire lui échappa, au moment même où son ancien ami rompait son mutisme.

« J’ai changé à ce point ? Hé, t’exagères, moi je t’ai reconnu plus vite ! »

Eut-elle à peine le temps de plaisanter, avant de se retrouver dans les bras de Valery.  Initiative surprenante, mais pas désagréable. Elle eut un sourire attendri en lui rendant son étreinte. Cela arrivait-il souvent à Val de câliner des gens qu’il n’avait pas vus depuis sept ans ? Oui sans doute. Il avait toujours été très câlin, elle s’en souvenait parfaitement maintenant. Ses supplications la firent sourire de nouveau.  Elle lui assura, en agitant une liasse de papiers sous son nez :

« Oui je reste. C’est moi qui m’occupe de ton dossier, maintenant ! J’ai appris des trucs intéressants, d’ailleurs. Langue-de-Plomb, danseur, philanthrope… » répéta t-elle, de mémoire. Lire la mention profession de ce dossier lui avait arraché un rire, elle le reconnaissait volontiers. « Tu sais que tu es sensé répondre sérieusement aux questions qu’on te pose, hein ? »

Non qu’elle doutait que la philanthropie chez Valery était une activité à part entière, bien sûr.

« Pour de vrai, t’es Langue-de-Plomb ? C’est la classe ! Je pensais pas du tout te voir un jour bosser au ministère, tiens. T’arrives à cumuler ça avec la danse ? J’ai droit à des places gratuites pour tes représentations, j’espère ? »

C’était plus fort qu’elle, sa nature bavarde reprenait vite le dessus. La teinte vert vif de sa blouse lui rappela toutefois qu’elle n’était pas là pour faire la conversation, même si c’était toujours agréable de discuter avec les patients. Elle s’assit sur une chaise en face du danseur, sa baguette magique dégainée. Elle posa sur lui un regard plus sérieux, avec une pointe de préoccupation pour son ami. Elle avait bien lu le dossier, oui, et pas seulement les informations d'identité que Valery avait fourni. La situation se résumait en quelques phrases : plusieurs pertes de conscience, des coups de fatigue, et aucune raison trouvée à cela pour l'instant. Autre que le surmenage. Conclusion bien maigre, Irina en convenait.

« Désolée, tu vas quand même devoir passer par l'étape des questions pénibles et des séries de tests, s'excusa t-elle, avec un bref sourire. Ton dossier mentionne que tu es déjà plusieurs fois venu ici après avoir perdu connaissance...  Ca va comment en ce moment, ça t'a repris ou pas ? A quelle fréquence, tu dirais, plus ou moins souvent qu'avant ? »
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- Normal, j'ai pas trop changé, moi, j'ai toujours une tête de gosse, un peu. Sauf quand je fais ça.

Sourire éclatant et un rien dragueur, qui fait ressortir ses pommettes et, effectivement, atténue un peu son côté jeune homme. Puis il se fend d'un rire d'autocritique pour lui assurer qu'il se prend pas au sérieux. Retomber dans la camaraderie confortable qu'il avait avec Irina à l'époque est déconcertant de facilité. Bientôt, ils papotent comme ils l'ont toujours fait, Valery assez influencé par les gens bavards qui font ressortir en lui sa propre tendance à la causerie.


- Ouip, je suis un cumulard. J'aime pas être chez moi tout seul. Enfin c'est rien face à médicomage. Tu sauves des gens ! Enfin, tu VAS sauver des gens, si tu commences juste. Et bien entendu, elles sont réservées pour toi d'office.

Même si cela le gêne un peu, quelque part. Personne parmi ses anciens camarades n'est jamais allé le voir à une représentation, pour la bonne raison qu'il était un peu moqué de lui à l'époque. C'pas très masculin, la danse, tout ça. Sentiment de presque-honte de sa passion qui n'était pas ressorti depuis lesdites années Poudlard, et qui fait tout drôle à Valery, qui est plutôt du genre à assumer tout et n'importe quoi. Il passe une main dans ses cheveux. Il a toujours bien moins d'assurance en présence des filles, et ça l'a toujours un peu agacé. Il étudie Irina. Difficile de faire le lien entre Irina et son frère, tant ils semblent être le jour et la nuit. Elle sourit volontiers, elle est avenante et choupie. Même si, connaissant la façon de sourire de Roy, il ne peut que les mettre en apposition, un peu. Non... Ca n'est clairement pas la chose à faire. Il met de côté toute pensée pour le frère ainé de la médicomage, et l'enterre bien. Ceci fait, la présence de la jeune fille semble plus simple à appréhender. Il s'installe bien dans son siège, observe la baguette de Irina avec une vague appréhension, n'ayant jamais apprécié les trucs médico-magiques, lui qui a été élevé à moitié à la moldue.

- Hum... Depuis... Ca a empiré. Assez fort. Je... J'utilise la magie quand je danse, par exemple, des petits informulés de souplesse, de rapidité, de petits effets et tout. Et hum... j'ai l'impression que ma magie ne me répond pas comme elle devrait, des fois. J'ai failli me briser une cheville parce que mon sort pour retomber en douceur a pas fonctionné comme il faut. J'ai pété une vitre, aussi; et transplané une ou deux fois à quelques mètres de là où je voulais apparaitre. Des petits trucs, comme ça. Je m'évanouis toujours, je suis toujours crevé... Et j'ai des douleurs ? Dans les articulations, surtout. 'm'ont déjà reveillé la nuit. 'Fin. Ca s'est pas amélioré, en gros.

Enoncer tout cela froidement, cliniquement, en réfléchissant, lui fait prendre conscience d'à quel point il est mal, pour de vrai. Présentement il ne ressent pourtant pas grand chose de sa présumée maladie, une certaine élongation au niveau du dos, de la nuque, et un peu de fatigue, mais qu'il pourrait tout aussi bien allouer à ce qu'il a fait la nuit dernière.
La journée s'écoule. Irina lui fait passer plein de tests. Ils n'ont pas trop le temps de discuter comme Val le voudrait. Puis elle le laisse entre les mains d'untel spécialiste de quelque chose qui vient d'arriver, lui annonçant qu'il ne la reverra pas cette fois-ci, mais qu'elle sera là pour le suivi des résultats des tests et de l'évolution de la maladie. Val est un peu triste de l'abandonner déjà et lui réclame son adresse cheminette, et s'il peut passer à l'occasion. Il n'arrive pas à se retenir d'être un peu flirty avec elle, retombant par là même dans une autre mauvaise habitude, même si elle semble tout de suite plus lourde de conséquences maintenant qu'ils ne sont plus des adolescents préoccupés. Puis la journée se détériore, les résultats sont mauvais, ou inexistants, et il quitte l’hôpital déprimé. glane une bouteille de vodka hors de prix dans son cabinet de liqueurs -parce que BIEN SUR que Val a un truc pompeux comme un cabinet de liqueurs... Même si c'est juste le placard en haut à droite dans sa cuisine- et la suite a déjà été jouée.

Le lendemain de son entrevue avec Roy, Valery passe une journée difficile, au ministère. Il reste dans un brouillard de retombées d'alcool et de misère qui ne finit par se dissiper qu'avec la danse et la douche qui la suit. Il n'a aucune envie de faire face à Klemens, pour une raison ou pour une autre, qu'il ne souhaite pas analyser pour le moment. Ainsi la solution semble toute définie, et l'adresse de cheminette lui vient très naturellement aux lèvres, et ce avant même qu'il se rende compte que prévenir, avant, c'est peut-être courtois. Il débarque donc dans le salon de chez Irina, au pays de Galles, vers 21h. Et constatant qu'elle est dans une autre pièce que son salon, décide de jouer un tour imparable : il sort par la porte d'entrée, se retourne... Et y sonne, en attendant qu'elle lui ouvre.

- Hum, heu... J'avais envie de poursuivre notre discussion avant de l'oublier, j'imagine ? Engueule moi si je dérange, hein, je comprends parfaitement.


Sourire un peu nerveux. Pourquoi il peut pas agir normalement avec les filles, hein ?
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Irina éclata de rire en même temps que Valery, lorsqu’il lui offrit un de ses sourires aguicheurs. Volontiers joueuse sur ce genre de terrain, elle prit une mine faussement innocente –elle faisait très bien ce genre d’expression, pour en avoir très souvent usé étant plus petite- et lança l’air de rien :

« Pas au travail, allons. »

C’était leur petit jeu à Poudlard, c’était drôle de voir comme il revenait presque sans mal, même après tant d’années. Même si Irina était devenue plus sage, et qu’elle ne disait pas ça totalement dans le vent. L’entrevue ne tarda d’ailleurs pas à devenir plus professionnelle, lorsqu’elle se rappela à son devoir. Les déclarations de Val la faisaient froncer les sourcils, un peu plus chaque fois qu’elle lui posait une nouvelle question. Plus que les évanouissements et les courbatures, les soucis qu’il avait avec sa magie inquiétaient la jeune médicomage. Quand le surmenage aurait pu expliquer les premiers symptômes, la magie, elle, ne dysfonctionnait pas toute seule. Irina finit par l’envoyer faire d’autres tests au service des virus et microbes magiques, plus aptes qu’elle à déceler une maladie qui touchait sa magie, s’il y en avait une. Elle l’y envoya avec un sourire désolé, consciente qu’il y avait peu de chances pour que Valery en ressorte avec des réponses tout de suite. Elle l’y envoya avec le mauvais pressentiment qu’il serait un cas difficile à résoudre.

Irina eut tout le loisir de s’occuper et se préoccuper d’autres patients, certains plus mal en point que Valery, pourtant, régulièrement, elle avait une pensée pour lui et demandait des nouvelles à ses collègues. Lorsqu’elle lui ouvrit sa porte quelques jours plus tard, elle resta un moment interdite. Il lui semblait bien avoir entendu un bruit dans le salon, mais elle ne dit rien. Elle ne s’attendait pas à voir le jeune homme chez elle, même si elle lui avait confié son adresse si jamais il souhaitait passer par la Cheminette. Mais, dans son esprit, ils se reverraient « un de ces jours », pas deux jours plus tard. Sa surprise s’effaça de son visage aux mots de Val, laissant la place à un sourire amusé.

« Ne dis pas de bêtises, tu ne me déranges pas. Entre ! »

L’appartement était heureusement en ordre malgré la visite imprévue. Irina avait développé un petit côté maniaque depuis qu’elle était entrée en fac de médicomagie, ne supportant plus de voir ses tonnes de cours en désordre joncher son appart. Elle laissa Valery s’installer sur le canapé, le temps de faire un tour dans sa cuisine, chercher de quoi nourrir son invité, réflexe automatique, presque maternel chez elle.

« Je ne m’attendais pas à ce que tu viennes si vite. Je t’ai manqué ? plaisanta t-elle, tout en farfouillant dans ses placards. Elle sortit de la cuisine avec un plateau de gâteaux, et la théière encore chaude qu’elle se préparait tous les soirs après son dîner. Je t’en sers ? C’est du vrai bon thé gallois, meilleur que tout ce que tu pourras jamais boire à Londres ! »

Elle essayait de détendre un peu l’atmosphère, car elle voyait bien que son ami avait une petite mine. Et elle devinait assez bien quelles en étaient les causes. Son bilan était préoccupant, mais pas catastrophique, pas pour le moment, du moins. Plusieurs pistes étaient envisagées, sans confirmer aucun diagnostic. C’était une situation fréquente sur lequel un médecin savait prendre du recul, bien moins le patient en revanche. Cela n’empêchait pas Irina de ressentir de l’empathie pour Valery. Elle n’attendit pas vraiment sa réponse pour lui tendre une grande tasse brûlante, puis s’assit sur un fauteuil en face, le sourire doux, un peu inquiet.

« Comment ça va depuis la dernière fois ? »

Question on ne pouvait plus banale, mais pertinente dans certains cas. Elle avait l’impression que quelque chose s’était brisée de façon brusque dans l’expression habituellement badine du danseur.
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Ouais puis Val a pas du tout de la suie sur le revers de son imper. L'ennui et la peur de déranger montent dans le même mouvement qui l'entraine sur le canapé à la suite de la tornade domestique que semble être devenue Irina. Il s'installe et accepte la tasse de té fumant avec un certain bonheur -ahhh, quelqu'un qui apprécie la joie simple du thé brûlant. Il pourrait l'embrasser rien que pour cela. S'éclaircit la gorge à la place et dépose sa tasse sur la table basse à proximité, non sans l'avoir goûté -comme tout bon anglais immunisé aux brûlures par eau bouillante-.

- Je suis navré, Irina, je suppose que j'ai pas trop réfléchi. J'ai eu une journée fatigante et j'avais une seule envie, me changer les idées. Et puis on a pas vraiment eu le temps de discuter et y'a tellement de choses qui ont du changer en sept ans que je sais même pas par quoi commencer. Je voulais pas que ça te paraisse cavalier.


Oui bon en gros oui, oui, elle lui a manqué. Il a été frustré dans son rattrapage de temps perdu, il veut causer avec elle. Et puis c'est un visage à la fois ancien et nouveau, une bouffée d'air frais dans sa vie qui ressemble de plus en plus à un soap opera en huis clos. Elle apporte peut-être son propre lot de problèmes, et n'a probablement pas le temps ou l'envie d'en consacrer à ceux de Val - après tout on renoue rarement avec ses amis perdus de vue, ils ont été laissé sur le côté du chemin pour une bonne raison, généralement - mais discuter simplement, tranquillement semble possible, et c'est au final quelque chose que Val n'a plus suffisamment l'occasion de faire, ces derniers temps. Ainsi c'est cette démarche qui le motive à balayer les questions d'Irina sur sa santé d'n revers de main et d'un sourire choupi.

- Ça va. J'ai rien pété d'autre. Je... J'aimerais autant ne pas trop y penser. Je sais bien que c'est bête de te demander ça à toi qui t'occupe de mon dossier mais pfffh. Sont déjà tellement inquiets à ce sujet à la maison et c'est... Je... Comment dire. Je déteste voir mon coloc inquiet. J'ai horreur qu'on s'inquiète pour moi. Euh hum. Enfin.

Irina est en charge de son dossier comme il l'a si bien dit. Forcément elle nourrit un certain level d'inquietude pour lui. Il se frotte la nuque, prend plus de son thé.

- Disons que j'ai l'impression d'avoir de moins en moins de possibilité d'avoir des conversations légères, ces derniers temps. Ce qui fait que tu es une grand aubaine. Alors. Il s'est passé quoi depuis que je suis parti de Poudlard ? Tu as réussi à convaincre Eliott de sortir avec toi après mon départ, ou pas ?

Oui Valery a une mémoire pour les détails triviaux. Il se doute que cela amusera Irina de rempiler directement sur un de leur sujets les plus pressants de leurs années collège. Il a cessé de culpabiliser pour être revenue la voir trop tôt et savoure son thé et les paroles d'Irina avec confort. Il n'aurait pas pensé la voir dans une telle petite jupette légère un jour, l'imaginant éternellement vêtue en jeans, dès le moment où elle a quitté le sol académique. Peut-être qu'il se laisse distraire un instant par cette jupe, mais sourit avec beaucoup de diplomatie si elle le grille.

- De mon côté j'ai pas eu l'occasion de te le dire... Mais oui, j'ai.. Visité les appartements du professeur d'histoire à la fin de l'année. Je lui ai fait le coup classique du "je suis plus votre élève, maintenant, professeur."

En fait, cela lui fait un bien fou de réévoquer ce genre de choses. A la limite il pourrait déplorer l'absence d'alcool, qui semble pourtant indispensable à une telle soirée de réunion. Il lui suggère d'ailleurs lorsqu'il a fini son thé, mais c'est sous forme d'interrogation. Est-ce qu'Irina se lève tôt et doit être fraiche et dispose, demain matin ?
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Irina balaya d’un simple geste de la main les excuses de Valery, à ses yeux non nécessaires. Ce n’était pas comme s’il la dérangeait. Ce n’était pas comme si elle passait des soirées de folie seule dans son appartement à réviser ses cours ou s’ennuyer devant sa télévision… La jeune femme souriait, sans rien montrer de son sentiment de solitude qui lui pesait parfois, car Irina, bientôt diplômée en médicomagie, n’avait pas obtenu son statut de fierté de la famille Calder sans sacrifices, et sa vie sociale faisait partie des victimes. Elle qui avait été une étudiante sans cesse entourée d’amis à Poudlard, pas non plus à plaindre sur le plan des relations amoureuses, s’était progressivement détachée des soirées avec son ancien groupe, dès lors qu’elle avait pris la décision de se consacrer entièrement à son long et difficile apprentissage. Une décision sans compromis, un peu excessive dans la façon de faire, qu’elle tâchait d’assumer, car Irina était une femme passionnée, lorsqu’elle avait quelque chose en tête, elle l’accomplissait jusqu’au bout, acharnée qu’elle était. Elle ne souhaitait pas juste être médicomage. Être la meilleure médicomage était bien plus gratifiant !

« Je ne te reprochais pas d’être venu, ne t’en fais pas. Au contraire, ça me fait plaisir, même si c’était inattendu. C’est toujours chouette de revoir d’anciennes têtes, je sais pas toi, mais moi j’ai pas gardé contact avec beaucoup de gens de Poudlard ! »

Le ton léger et le sourire qu’elle avait sur les lèvres ne laissaient pas deviner qu’elle pouvait le regretter parfois, Irina avait toujours été douée pour se composer des masques. Elle détourna plus ou moins habilement la conversation vers le jeune homme, préférant s’inquiéter de son état. Hocha la tête avec compréhension lorsqu’il déclara ne pas vouloir en parler. Il devait bien assez  s’inquiéter pour lui-même et ressasser le sujet sans qu’elle ne lui impose de le remettre sur le tapis. Elle gardait un œil sur son dossier de toute manière.

« D’accord, je n’insiste pas, alors. » répondit t-elle doucement.

Son changement de sujet lui redonna le sourire. Valery avait bien raison, ils ne s’étaient pas vus depuis sept ans, ils n’allaient pas se mettre à déprimer autour d’une discussion trop sérieuse. La mention d’Eliott Warlock, un ancien Gryffondor un peu plus âgé sur lequel elle avait pas mal craqué, plus jeune, la fit hausser les épaules.

« Non, il s’est mis à sortir avec une autre fille en septième année, euh… Je sais même plus son nom. Une Reynolds. Ca me paraît loin, je crois bien que j'avais déprimé en plus, avoua t-elle, avec un petit rire nostalgique. Et toi ? Des aventures croustillantes, après Poudlard ? »

Au moment où elle lui renvoyait la question, la médicomage saisit au vol le regard de Valery qui se promenait sur elle, sans beaucoup de discrétion. Quand d’autres femmes s’en seraient trouvées gênées, Irina préféra croiser les jambes. Parfaitement consciente qu’elle ne faisait que les dévoiler un peu plus par ce geste. Avec même un vague sourire innocent aux lèvres. La réponse de Valery la détourna quelques secondes de son petit jeu. Elle se mit à le dévisager, muette.

« Schaffer ? Sérieusement… ? Et ça a marché ? Le choc visible sur son visage fut bientôt tempéré par une certaine envie de… rire. Chose à laquelle elle finit par se laisser aller, avec un brin de malice. J’y crois pas, t’as du culot, Val ! Je me disais bien qu’il devenait de plus en plus bizarre... Je parie que tu l’as traumatisé. »

Il n’y avait que Valery Aster pour trouver l’audace de faire du gringue à un professeur, et encore mieux, réussir son coup. Il avait eu de la chance d’être tombé sur un homme maladivement craintif comme Myrdhin Schaffer, d’autres se seraient empressés de le remettre très clairement à sa place. Elle était encore à moitié hilare, lorsque le danseur fit une excellente proposition. Baguette dégainée, Irina fit léviter vers eux deux verres et quelques alcools sorciers et moldus, selon la préférence de son invité.

« Tu as raison, prenons un verre pour fêter nos retrouvailles ! »

Elle trinqua avec lui, puis descendit son verre d’un coup comme elle en avait toujours eu l’habitude, aussi peu glamour cela soit-il. Ses yeux brillaient sans doute un peu plus quand elle les reposa sur le danseur, se penchant un rien vers lui. Sa voix, presque trop calme, ne laissait pas deviner que son pouls s’était légèrement accéléré derrière son assurance feinte.

« Et après Schaffer... ? Il y en a eu beaucoup d'autres ? »

Le ton ne semblait pas suggérer la moindre arrière-pensée, le regard en revanche… brouillait un peu les pistes, dirons-nous. Volontairement ambigüe, elle attendait la réaction de Valery, pour le moment. Ce n’était pas son premier flirt avec lui, mais Irina osait espérer qu’ils étaient devenus tous deux moins timides sur ce terrain-là, depuis Poudlard.
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- Tu.. tu es une des premières anciennes élèves de Poudlard que je recroise, à vrai dire. Je fréquente pas beaucoup de gens de nos promos. J'ai gardé contact avec Juliana et Alicia, tiens. Enfin j'ai retrouvé Alicia y'a pas longtemps. ... Ben elle est à St-mangouste aussi, en fait. Manifestement, je redécouvre plein de gens de Poudlard via ma maladie. Elle aura au moins ce côté positif, j'imagine.

Vague amertume, mais qui ne dure pas. Il a décidé d'apprécier pleinement cette soirée et de repousser le plus de choses possibles de son esprit. Il s'installe plus confortablement dans son siège et tente de ne pas se laisser trop distraire par les longues jambes d'Irina, dont il n'a pas du tout envie de suivre les contours délicats des muscles du bout des lèvres. Il ne se mord pas du tout la lèvre inférieure à cette pensée, d'ailleurs, c'est pas vrai.

- Hum. Tu dois la croiser, du coup, Alicia ! Enfin c'est très grand, Sainte-Mangouste, et vous n'êtes pas dans le même département.

L'évocation d'Eliott arrive bien et il se laisse distraire. Il se souvient de lui assez clairement, et si c'est le premier nom qui lui est venu à l'esprit, il y a une raison.

- A vrai dire, je ne t'en avais pas parlé à l'époque, parce que je crois que tu m'aurais tué, mais je le trouvais pas mal non plus, Eliott. Je me demande ce qu'il fait aujourd'hui. Probablement un truc ennuyeux.


Lorsque Irina montre son choc face à son aveu pour le professeur Schaffer, il n'arrive pas à retenir sa fierté. Il n'a pas eu l'occasion d'avouer à personne, jusqu'à présent, qu'il a couché avec son professeur d'histoire. Cela fait six ans que cette histoire sommeille au fond d'un tiroir dans son meuble intérieur "ragots" et il se fait un plaisir de la dépoussiérer.

- Hé bien... Il a opposé assez peu de résistance, en fait. Trop peur de perdre son travail... Et trop en dèche pour oser refuser une pareille aubaine. Et Valery n'a pas du tout une estime de soi démesurée. Il a un petit rire.Bon non, je crois juste qu'on en avait beaucoup envie tous les deux. Enfin, il a réussi à me faire attendre jusqu'à ce que l'année soit terminée quand même. Heureusement qu'on reste à Poudlard encore deux-trois jours après avoir reçu nos diplômes, hein ?

Ceci assorti de l'air le plus abjectement innocent qu'il puisse invoquer. Ah. Il devrait se renseigner. Savoir si Myrdhin enseigne toujours, ou si la honte a fini par prendre le pas et l'a poussé à démissionner. Et s'il est encore enseignant, s'il a eu des entrevues particulières avec d'autres élèves que lui. C'est peut-être devenu une tendance, un vice irrémédiable, après tout. Ou peut-être simplement qu'il a été traumatisé à vie d'approcher un autre élève. Il s'accorde une seconde de nostalgie. Étrangement, alors que beaucoup de choses de sa dernière année à Poudlard sont floues, les moments qu'il a pu passer avec son professeur sont restés imprimés avec une parfaite netteté dans son esprit. Trop précieux moments de transgression ultime adolescente, trop de fierté. Et s'il devait l'avouer... Il était vraiment attirant, Myrdhin. Lui aussi, il faudrait peut-être vraiment le recontacter, et pas seulement sous des prétextes fallacieux. Peut-être qu'il est marié, depuis, d'un autre côté.
Le vol tintant des bouteilles détourne son attention et il salue avec un grand sourire le panel d'alcools proposés. Se sélectionnant, pour faire comme Irina, quelque chose de fort à boire rapidement. L'ambiance change tout de suite. Ajouter de l'alcool au mélange rend presque leur entrevue dangereuse, et Valery admire avec quelle détermination Irina avale son premier verre. Et alors qu'il sent comme une infime charge électrique dans l'air, son ancienne camarade de classe reprend une sorte de flirt. Elle est plus habile et plus subtile qu'à Poudlard, cela va de soi. C'est une tactique d'adulte, avec des codes d'adultes, et des boissons d'adultes. Mais il n'arrive pas à se détacher de cette nostalgie de leurs années académiques, et il souffle.

- Oui... Il y en a eu beaucoup. L'école de danse où j'étais, rien qu'elle... Aurait donné le tournis à n'importe qui. Deux douzaines de corps parfaitement moulés par la danse et la magie. De Poudlard... Peu. Juliana. Il y a assez peu de temps.

Il s'en souvient à peine, cette soirée était vraiment beaucoup, beaucoup trop arrosée. Il lui semble que cela fait des décennies, et non pas juste deux mois, qu'elle a eu lieu. Beaucoup de choses se sont passé en peu de temps. Il baisse les yeux, et décide d'être parfaitement sincère, quelque chose que l'attitude d'Irina le pousse à faire. Il n'a pas envie de réels faux-semblants, ils se connaissent de toute façon trop bien pour ça.

- J'imagine que si je devais avoir un regret par rapport à Poudlard, c'est de ne m'être jamais résolu à pousser notre flirt de l'époque un peu plus loin. J'imagine que si je n'avais pas eu en tête d'absolument faire céder Schaffer avant la fin de l'année, cela se serait passé autrement.

Ah, il est désespérément fleur bleue, avec les filles, il n'arrive pas à s'en empêcher. Petit geste affectueux très spontané, qu'il avait déjà lorsqu'ils étaient à Poudlard et qu'il n'arrive pas à retenir, il vient jouer avec les doigts de la main d'Irina, du bout des siens. Ne relève pas le visage, absorbé par ce petit jeu, et un peu gêné de sa confession très spontanée.

- Et toi ? Tu as forcément quelqu'un.

Il espère qu'il est cool, d'ailleurs. Parce qu'avec un frère comme le sien...
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« Juliana… Juliana McNeil ? On était en même année ! Tu l’as revue, c’est vrai ? C’est chouette, je ne savais pas que vous étiez amis. »

Elles n’étaient pas dans la même maison, il fallait dire, Irina n’avait pas noué de lien particulier avec elle. Le nom d’Alicia Jones, en revanche, lui évoquait davantage de choses, puisqu’elle était l’une de ses collègues. Elle hocha simplement la tête à la remarque du danseur, sans rien ajouter de plus. Jones était assez discrète dans l’hôpital, et surtout, elle était sa supérieure hiérarchique. Si Irina avait noué des amitiés avec d’autres internes, elle gardait une certaine distance respectueuse avec ses aînés titulaires.
Puis la conversation se détourna sur leurs souvenirs de Poudlard, et Irina prit un air faussement innocent à l’évocation d’Eliott.

« Mmh, non, je ne t’aurais pas tué… Je m’en doutais, si tu veux tout savoir, il y a des regards qui ne trompent pas, rétorqua t-elle, malicieuse. Il n’avait pas l’air intéressé par les mecs, malheureusement pour toi. »

Et tant mieux pour elle ! Mais elle s’était montrée trop hésitante et timide à son égard, et avait laissé passer sa chance, ironiquement, au moment même où elle commençait à trouver le courage de l’aborder. Une déception amoureuse parmi d’autres qu’elle avait largement eu le temps d’enterrer depuis, sa vie adolescente en avait été parsemée, ainsi allait le cours des choses.

Valery semblait toutefois avoir davantage réussi cet aspect-là de sa jeunesse. Son récit sur le professeur Schaffer laissa la médicomage coite. Il pouvait bien s’en vanter, décoincer pareil personnage n’était pas une entreprise dans laquelle beaucoup se seraient lancés, encore moins dans les murs mêmes de Poudlard. Elle avait l’impression de découvrir un pan de Valery qu’elle ne connaissait pas, ou plutôt pas entièrement, elle en fut quelques secondes déstabilisée.

« Je te savais culotté, mais à ce point… Il n’y a vraiment que toi pour oser un coup pareil ! »

Son sourire n’avait pas disparu, mais était plus nerveux. Si l’aveu rendait Valery fier de son exploit, Irina, elle, s’en trouvait en quelque sorte mal à l’aise. Quel intérêt pouvait-elle présenter à côté de la longue liste de conquêtes du danseur, qu’il commençait déjà à lui fournir ? Ce n’était pas la jalousie qui lui pinçait le cœur, Irina n’éprouvait pas de sentiments envers le jeune homme susceptibles de la rendre jalouse d’éventuels concurrents. C’était plutôt l’appréhension, la crainte d’être déçue, le manque de confiance en elle-même, en somme. Et si Valery n’avait aucune autre idée en tête que renouer sa vieille amitié avec elle ? Cherchait-elle à se prouver quelque chose en flirtant avec lui, célibataire endurcie qu’elle était depuis un moment ? Sans doute. Elle en avait beaucoup envie aussi. L’alcool se chargea d’étouffer un peu ses doutes, la rendit assez téméraire pour tenter une approche. Irina écoutait Valery murmurer, plus que parler, sensible à l’atmosphère qui se chargeait d’une tension pas désagréable. Elle sentit ses joues rosir et une certaine satisfaction monter en elle, lorsque Valery lui avoua regretter leur flirt lycéen qui n’avait pas abouti. Elle perçut sa sincérité dans son ton, mêlée d’une certaine maladresse, certes, mais cela la poussa à être honnête à son tour.

« A l’heure actuelle, je n’ai personne, non. »

Irina stoppa le jeu des doigts du danseur avec les siens, en les serrant doucement dans sa paume, déclamant d’une voix tout aussi calme :

« Mais, tu sais… Ce n’est pas trop tard pour rattraper le temps perdu. »

La patience n’étant pas la qualité première d’une Calder, Irina stoppa leur jeu tout court, en se penchant vers le danseur. Les mots de Valery venaient de lui fournir l’audace qu’il lui manquait. Glissant une main derrière sa nuque, elle attira le jeune homme vers elle. Satisfaite de ne rencontrer aucune résistance, elle finit par poser ses lèvres sur les siennes.
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Un instant il est à ça de préciser que Juliana est la copine actuelle de Roy. Il se retient à un cheveu et son sourire ressort un peu étrangement de ce duel mental éclair. Il passe une main dans ses cheveux pour se donner une contenance. Il ne sait pas s'il peut décemment cacher à Irina sur le long terme qu'il connait son frère, qu'il le fréquente plus ou moins souvent suivant les fluctuations de son infatuation envers sa personne. valery s'adresse un soupir mental et change de sujet intérieur. Parler d'Eliott est beaucoup moins loin de sa zone de confort.

- Ah hé bien, j'imagine que j'étais incapable de cacher correctement quand je suis attiré par quelqu'un.


Et il serait assez aisé de se faire la réflexion que ce n'est pas simplement une phrase viable au passé. Déjà son sourire change de nature alors qu'il évoque leur ancien professeur. Est-ce qu'il en a trop dit ? Est-ce qu'il aurait du omettre cette information ? Elle lui a demandé, plus ou moins... Il ne se souvient plus bien. Qui a orienté la conversation en ce sens ?

- Est-ce que... Est-ce que ca te dérange, comme... Révélation ?

Il pensait pouvoir en plaisanter avec elle un coup, comme une prouesse adolescente stupide, et changer de sujet sans mal. C'est ce qui finit par se passer néanmoins et il se permet de flirter outrageusement avec elle. Avec d'autres gens il se serait déjà permis beaucoup plus mais il ne connait plus vraiment la jeune femme, quoi qu'il veuille en penser. Cela fait bien sept ans qu'ils ne se sont pas rencontrés... Elle aurait pu être mariée qu'il n'en saurait rien. Cela ne semble pas être le cas néanmoins, s'il en doit croire ses doigts dépourvus d'alliance. Le réflexe de jouer avec lui revient naturellement - il a toujours aimé les mains de sa camarade de classe. Il a des souvenirs lumineux de moments calmes entre elle et lui où ils ne faisaient que discuter en se tenant proches l'un de l'autre. Il a toujours été attiré par sa chaleur. Cette sensation lui revient en pleine figure maintenant qu'ils sont côte à côte sur un canapé à partager de l'alcool dans un décor tellement domestique. C'est au moment où il se dit que ce tableau manque d'un baiser doux devant un feu de cheminée qu'elle lui avoue que non, elle n'a personne. Cela lui fait relever la tête avec vivacité et sourire involontairement.
Puis elle s'approche, lui murmure quelque chose d'un ton chargé de suggestion, tellement que son cerveau met un instant à capter le sens de la phrase et cela a suffit pour qu'elle en profite pour l'embrasser.

Il ne se cache pas qu'il espérait que la soirée finisse comme ça. toute cette entrevue était un jeu qui ne menait qu'à cet instant-là, après tout. Le danseur répond doucement au baiser d'Irina. Il est surpris et appréciateur, réellement, qu'elle en ai pris l'initiative. Il glisse ses doigts dans les cheveux de la jeune fille, en teste leur douceur. Recule son visage le temps de l'observer, toute proche qu'elle est désormais, dégager son visage de ses cheveux d'un geste tendre. Il remercierait presque sa maladie d'avoir reposé sur son chemin son ancien crush. Il se mord les lèvres en l'observant, presque timide, presque encore un peu adolescent. C'est tellement plus dur d'agir naturellement avec les filles. Les hommes savent ce qu'ils veulent, ne s’embarrassent pas trop des à-côté. Valery essaie d'être parfaitement conforme aux attentes des femmes qu'il séduit.

- Il est loin d'être trop tard.

Et il l'invite à s'installer sur ses cuisses pour lui faire face et l'embrasser de nouveau. Il touche sa nuque, ses épaules, sa gorge du bout des doigts, avec révérence, une certaine fascination. Elle est devenue si belle et son regard l'attire tellement.
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Dis bonjour à ta soeur de ma part [Valery & Irina]

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