AccueilAccueil  FAQFAQ  Où trouver...?  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | .
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

 Qui l'eût cru ? [Roy & Rosaleen]

Roy CalderChef de la mafiaavatar
Messages : 1827

Voir le profil de l'utilisateur
5 mars 2008


Roy n’aimait pas les Sangs-Purs. Le seul mot l’hérissait. Des arguments, il en avait, mais au final, pas plus consistants que ceux des Sangs-Purs eux-mêmes qui disaient mépriser les moldus. Car Roy avait cette fâcheuse tendance à généraliser et à tous les classer dans une catégories d’arrogants sorciers embourbés dans des traditions stupides, des idéologies révoltantes, et le plus agaçant : ils roulaient tous sur l’or, bien sûr, mais étaient avares du moindre sou. Des psychomages se seraient fait une joie de lui diagnostiquer la classique maladie du pauvre méprisant le riche. Le fait qu’aucune fille de sang pur n’avait accepté de sortir avec lui au temps de Poudlard n’avait rien à voir là-dedans, bien sûr. De toute manière, elles étaient toutes fades, coincées, et insupportablement hautaines. Vraiment, il ne ratait rien, se répétait-il.

Il n’aimait pas les Sangs-Purs, parce qu’en plus de détester la façade qu’ils arboraient tous, Roy côtoyait aussi régulièrement la véritable nature de certains, celle d’escrocs, voire de criminels, pour en voir tous les jours. La drogue, le banditisme, une affaire de pauvre gens ? Que nenni. On se moquait clairement du peuple. Les politiciens, les sorciers des plus hautes sphères de la société, étaient au contraire leurs premiers clients. Publiquement, ils traquaient les trafiquants, officieusement, ils coopéraient bien volontiers avec eux, car il était toujours utile d’avoir son propre fournisseur de faux documents, d’informations, de potions dangereuses. De poisons.  

Qui se serait douté qu’Elbert Rosier en possédait une collection toute entière, cachée à l’intérieur même de son manoir ? Bien sûr, sa réputation de Mangemort rendait la chose moins difficile à croire, mais personne n’aurait osé accuser un tel homme de quoique ce soit. Affirmation à nuancer, à la réflexion. S’il avait ressenti le besoin de faire disparaître tous ses produits illicites, c’était bien parce que Rosier se sentait menacé. Roy ignorait qui ce vieux taré cherchait à assassiner avec autant de poisons mais les faire revendre n’avaient pas été une mince affaire. Avec un tel stock, la transaction avait été délicate et avait nécessité plusieurs mains, pour qu’elle puisse se dérouler en toute discrétion.

Il comptait donc bien se tailler une bonne part du gâteau, il avait de toute manière convenu avec les Rosier du montant de sa commission… qu’il attendait depuis un peu trop longtemps à son goût. Or, s’il y avait des gens qu’il détestait encore plus que les Sang-Purs- et autres personnes plus riches, plus influentes, plus importantes que lui- c’était sans aucun doute ceux qui ne payaient pas leurs dettes.

La situation était presque risible. Ce n’était pas la première fois qu’il réclamait une somme qu’on lui devait, et cela n’avait habituellement rien de drôle. Mais, habituellement, il ne le faisait pas en sonnant au portail d’un manoir bien trop classe pour lui. Habituellement, il n’y avait pas d’elfe de maison pour l’accueillir, au bout d’une grande allée sillonnant un joli jardin. Et dire que Rosier rechignait à payer... Roy voyait de l’argent à se faire rien que sur le salaire du jardinier et il pressentait que l’intérieur du manoir n’allait qu’augmenter son agacement.

Sans surprise, il eut tout le loisir de constater que les meubles du hall avaient tout à fait de quoi payer sa commission. Si certains auraient utilisé leurs yeux pour admirer les tableaux, les tapisseries et le bel escalier sculpté, Roy les utilisait pour compter, tel un huissier, jusqu'à ce qu'un petit bruit près de l’escalier l’interrompe dans ses calculs mentaux. Il se tourna tranquillement vers la personne qui venait l’accueillir.

Réclamer de l’argent était un sale boulot qu’il n’aimait pas faire. Cette fois-ci l’exercice allait s’avérer différent, sans doute plus délicat que d’habitude. C’était la première fois qu’il aurait à réaliser cette tâche avec une femme, ou même, en présence de femmes. Et Roy ne se gêna pas pour l’observer de haut en bas. Ce n’était pas une domestique. Tout chez elle criait la fille de bonne famille, la tenue, la façon de marcher. La beauté indéniable, aussi. Il avait la sensation d’avoir déjà vu ce visage quelque part.

« Jolie déco. »

Et lui et ses vêtements de Moldus qui devaient détoner dans cette maison qui puait la noblesse sorcière. Roy ne savait pas pourquoi il s’était senti obligé de faire un commentaire sur la décoration, il s’était surtout senti obligé de dire quelque chose. Il devait avoir l’air d’un voleur, fagoté comme il était, le nez dans les richesses du manoir. Etrange situation, il ne s’attendait vraiment pas à tomber sur la… fille ? petite fille ? Nièce ? d’Elbert Rosier. Et soudain les raisons pour lesquelles son visage lui était familier lui revinrent, tandis que Roy ôtait les mains de ses poches, un léger sourire en coin aux lèvres.

« Vous êtes bien plus belle en vrai que sur les couvertures de la Gazette, miss Lestrange. »

Il se souvenait vaguement d’une histoire de fiançailles qui avait un moment fait le chou des médias. Il n’était pas bien sûr de son prénom en revanche, Rose quelque chose lui semblait –il. Peu importait. Oh, elle était trop jeune pour lui. Mais Roy ne disait jamais non à une occasion de complimenter une belle femme, ne serait-ce que pour s’amuser des réactions.  Il retrouva cependant assez vite un air plus sérieux.

« Elbert Rosier est ici ? Nous étions sensés discuter… affaires. »
 
Nul besoin de se montrer trop précis. Roy était conscient de manquer à toutes les bonnes règles qui auraient voulu qu'il se présente, mais s'il pouvait régler cette affaire rapidement sans être obligé de discuter avec une inconnue de ses activités illégales autour de thé et de gâteaux, c'était mieux. Aussi jolie que pouvait être l'inconnue.


Rosaleen MarchebankPremière dameavatar
Messages : 361

Voir le profil de l'utilisateur
Rosaleen ne s'attendait pas à recevoir de la visite en cette soirée de Mars. Elle était seule au manoir ces temps-ci, ses grands-parents étaient partis rendre visite à la sœur cadette de sa grand-mère, quelque part en Ecosse, et Oreste était parti avec eux. Rose aurait pu profiter de cette petite excursion mais elle avait l'école et son travail au Circée, aussi était-elle restée en Angleterre. Elle espérait que ces vacances feraient du bien à son grand-père, c'était son idée de partir, il semblait contrarié et stressé ces derniers temps. Les filles étaient à Poudlard jusqu'à cet été et ses grands-parents étaient à la retraite : ils pouvaient prendre tout le temps qu'ils voulaient pour se détendre dans les landes Écossaises.

La retraite était tout de même un bien grand mot, songeait Rosaleen en tournant une page de son livre, confortablement installée dans un petit boudoir du premier étage. Si sa grand-mère avait été femme au foyer toute sa vie, son grand-père avait longtemps travaillé à la Justice Magique même si elle savait, officieusement, qu'il avait été un de ces agents bien placés mais corrompus et qu'il s'était beaucoup enrichi avec des choses pas très légales. Les Rosier avaient été très fortunés, auparavant, des générations de riches héritiers mais il était de bon ton d'occuper une place prestigieuse au sein du Ministère de la Magie. Puis il avait rejoint les rangs de Voldemort tout en restant au Ministère mais après la première chute de ce dernier et le fait qu'Elbert plaide l'Imperium pour échapper à la prison, son grand-père avait jugé plus sage de se retirer de la vie de fonctionnaire. Lui et son épouse avaient vécu sur leurs rentes et la seconde guerre leur avait tout pris, étant donné que des membres de la famille s'étaient de nouveau engagé aux cotés du Seigneur des Ténèbres, même si Elbert s'était cette fois-ci - très prudemment - contenté d'être un fidèle et discret soutien du Lord.

Enfin, ses grands-parents n'avaient pas vraiment eu une vie facile entre les guerres, la perte de leurs deux enfants et l'éducation de leurs quatre petits enfants alors qu'ils étaient complètement désargentés. Ce n'était pas évident de s'en rendre compte au premier abord. Et pour cause : les Rosier faisaient tout pour que cela ne se remarque pas. S'ils s'étaient retranchés dans un minuscule manoir - qui n'en n'avait d'ailleurs vraiment le titre que par prétention - ce dernier était richement décoré par tout ce qu'ils avaient pu récupérer des membres déchus de leur famille et de la famille Lestrange : de riches tableaux et tapisseries ornaient les murs, les meubles étaient anciens et délicatement ouvragés et si leur coffre ne contenait que peu de Gallions, les bijoux anciens en emplissait toute une partie, derniers souvenirs de leur grandeur passée. Ils étaient fiers d'exhiber tout cela, de montrer au monde qu'ils restaient encore là, debout et fiers, même si ce n'était qu'une apparence, finalement. Ils préparaient soigneusement chacune de leurs visites et réceptions pour que tout soit parfait et sans défaut, à la hauteur de la réputation de leur famille. Ou du moins de la réputation qui l'avait précédée un jour.

C'est pour cela que Rose fut surprise lorsque Mercy se présenta devant elle, annonçant que quelqu'un remontait l'allée. Pensant à une visite surprise d'Adonis - il savait que ses grands-parents étaient absents ces derniers temps et elle l'avait toujours invité de bonne grâce à passer lorsqu'il le souhaitait - elle ordonna à leur Elfe d'ouvrir tandis qu'elle se redressait et lissait sa robe d'un bleu glacé et mettait de l'ordre dans ses cheveux blonds, soigneusement bouclés et coiffés par Mercy ce matin. Elle avait déjà dîné, mais peut-être qu'elle pourrait inviter Adonis à rester pour le dessert, il leur restait de la tarte.

Mais tandis qu'elle descendait les escaliers d'un pas léger, un sourire aux lèvres à l'idée de voir son ami, son regard fut attiré dans le tournant par l'homme qui se tenait au milieu du hall et qui était loin d'être Adonis. Il regardait autour de lui avoir une convoitise à peine dissimulée, les mains dans les poches sans aucune élégance. Il était vêtue à la moldue - et pas avec des vêtements moldus élégants comme elle avait pu les voir sur Leopold Marchebank - d'une manière que Rosaleen décréta négligée. Elle ne connaissait pas ce monsieur et ignorait ce qu'il faisait chez elle mais elle n'aimait pas sa manière d'agir et sa présence ici. Elle avait demandé à Mercy d'ouvrir naïvement, sans se douter un instant que cela ne serait pas Adonis voire même Caecilia ou une de ses amies. Ralentissant le pas, Rosaleen réalisa qu'elle n'avait pas pris sa baguette magique - on lui avait toujours appris à ne pas s'en passer, pourtant - et que cette dernière était abandonnée négligemment sur la banquette du boudoir. Malheureusement, il était trop tard pour faire demi-tour : l'homme l'avait aperçue et l'apostrophait déjà sans aucune retenue. Redressant le menton lorsqu'il la jaugea sans aucune vergogne, Rosaleen fronça haussa un sourcil, bien peu aimable et courtoise contrairement à ses bonnes manières.

- Je doute que vous soyez en mesure de l'apprécier.

La réponse était cinglante mais sincère : avec un tel accoutrement, qu'est-ce que ce Monsieur pouvait apprécier de leurs meubles en merisier du dix-septième siècle ? Elle termina de descendre les quelques marches qui la séparaient du parquet du hall et constata avec une très légère et puérile satisfaction qu'elle faisait la même taille que son interlocuteur. C'était très bête, mais elle se sentait plus en sécurité qu'avec quelqu'un de plus grand. Elle avait beau chercher dans son esprit, elle ne voyait pas qui pouvait être cet homme qui se permettait de venir chez eux à une heure aussi tardive. Et surtout pour qui se prenait-il pour se permettre des propos aussi familiers. Rose ne fit rien pour dissimuler son air offusqué tandis qu'elle croisait ses bras sur sa poitrine, dans un geste à la fois colérique et défensif.

- Pourrais-je savoir qui le demande ? préféra-t-elle rétorquer sans relever la remarque de l'homme à son égard. N'avez-vous jamais appris qu'il est impoli d'arriver sans s'annoncer ?

Le ton était méprisant, bien loin de son sourire habituel. Tout simplement parce que Rosaleen ressentait toute la méfiance du monde à l'égard de l'homme qui se permettait de s'inviter chez eux sans invitation, de regarder avec autant de convoitise leurs biens : rien ne lui inspirait confiance. Et puis Rose avait été élevée dans la méfiance du monde extérieur, très relativement protégée dans le cocon des convenances et du monde Sang-Pur où tout le monde se connaissait. Oh, évidemment qu'elle avait connu la dureté de la réalité et cela à plusieurs reprises, évidemment qu'elle ne vivait plus dans sa cage dorée depuis qu'elle avait connu Poudlard puis Lycaon et le Circée. Mais ces expériences n'avaient pas suffi à Rosaleen pour lui retirer la méfiance qu'on lui inculquait depuis des années à l'égard des gens qui n'étaient pas de son monde. Et cet homme était visiblement très bien d'en être.


Avatar par Outlines

Roy CalderChef de la mafiaavatar
Messages : 1827

Voir le profil de l'utilisateur
Que disait-il à propos des femmes de sang pur ? « Insupportablement hautaines » ? Il en tenait un beau spécimen, semblait-il. Roy trouvait tout à coup moins d’attrait à ce joli visage, maintenant qu’il n’y décelait que la froideur. Il n’allait sûrement pas laisser cette femme lui tenir tête, encore moins quand elle semblait avoir dix ans de moins que lui. Lorsqu’elle demanda à savoir qui il était, d’un ton autoritaire qui déplaisait fortement à Roy, il ne se gêna pas pour lui piquer la formule et le ton :

« Je doute que vous aimeriez le savoir. »

Si elle s’imaginait qu’il allait lui offrir son identité sur un plateau d’argent, avec le sourire en plus, elle se fourvoyait complètement. Pourtant elle insista, se permettant même de lui faire une remarque sur son éducation. C’était renversant de mauvaise foi, en plus d’être petit, comme attaque. Madame savait tellement mieux que lui ce qu’il convenait de faire ou pas, bien évidemment. Elle avait dû grandir en récitant chaque soir mille règles de bonne conduite qu’on essayait de lui faire rentrer dans le crâne. Et après ? Cela ne lui donnait pas le moindre droit de critiquer ceux qui n’avaient pas appris à faire la révérence, ceux qui n’avaient pas eu la chance de naître avec la même cuillère en argent –ou en or ?- dans la bouche qu’elle. Roy s’était senti assez méprisé par le mobilier qui contenait plus de richesses qu’il n’avait pu en amasser dans sa vie. Que la maîtresse des lieux en ajoute une couche lui donnait envie de se montrer aussi cinglant qu’elle.

« Pardon, vous avez l’air de tellement mieux vous y connaître que moi en politesse. J’avoue que je me suis rarement fait si bien accueillir… Vous êtes presque aussi aimable que le barman de l’Allée des Embrumes que je vois tous les jours cracher dans le verre de ses clients pour le nettoyer. Sans vouloir heurter, Madame. »

Il mima une révérence suintante d’ironie et d’insolence. Il avait toujours évité de faire le moindre commentaire insultant envers ses clients, même ceux qu’il haïssait cordialement. Mais miss Lestrange n’était pas sa cliente, il ne lui devait rien. Impossible pour Roy de ne pas en profiter pour satisfaire puérilement ses envies de faire un bras d’honneur à la noblesse sorcière. Sans demander quoique ce soit, il prit le premier objet qu’il trouva posé sur une commode derrière lui. Une sorte d’œuf en porcelaine bien trop richement décoré pour le peu d’utilité qu’il offrait. Roy le fit passer d’une main à l’autre, comme un jongleur. On commence par voler un œuf… Enfin, non, il ne volait pas. Les intentions des Rosier envers lui étaient en revanche moins claires.

« Vous devriez vous montrer plus gentille envers vos créanciers. Il reposa l’objet, sans quitter des yeux la jeune femme. Le sourire aux lèvres, presque. Elbert est votre père, miss ? Il me doit de l’argent. Je viens seulement récupérer mon dû. »

C’était tout ce qu’elle avait besoin de savoir. Il s’appuya contre la commode, croisant tranquillement les bras. Bien décidé à lui signifier qu’il ne bougerait pas de cette maison sans avoir eu ce qu’il voulait.


Rosaleen MarchebankPremière dameavatar
Messages : 361

Voir le profil de l'utilisateur
Rose n'aimait pas cet homme. Ce n'est pas comme si elle le découvrait, dès qu'il avait passé le pas de la porte et qu'elle avait aperçu avec ses petits yeux avides, elle ne l'avait rangé dans la catégorie des personnes qu'elle n'appréciait pas. Et en plus qu'il se permette d'être aussi impoli sous son propre toit ! Rosaleen voulait qu'il sorte, elle avait été sotte d'ordonner à Mercy d'ouvrir sans même prendre la peine de vérifier qui leur rendait visite. On ne l'y reprendrait pas, c'était certain. Qu'est-ce qu'elle pouvait être naïve ! Mais malgré cela, elle était heureuse d'être présente à la maison ce soir-là. Que se serait-il passé si elle avait travaillé ? Est-ce qu'il - puisque ce malotrus refusait de décliner son identité alors que c'était la politesse de base -serait entré par effraction dans le manoir ? Rosaleen n'arrivait pas à se détacher de cette hypothèse. Le parc était sous le coup d'un sortilège anti-transplanage mais il avait été posé par ses grands-parents et pas par des professionnels étant donné que ce genre de choses revenait cher, étant donné que cela devait être renouvelé tous les ans. On pouvait le briser, Rose en aurait été capable si elle s'en donnait la peine de faire quelques essais. La maison était plus protégée mais si quelqu'un - et par quelqu'un, elle voulait dire l'homme avec ses chaussures hideuses sur leur tapis persan - s'y connaissait en effraction, il aurait pu les cambrioler !

- C'est la moindre des élégances de décliner son identité lorsqu'on arrive quelque part, signala-t-elle froidement.

Et malgré ce manque flagrant de politesse, il avait l'outrecuidance d'essayer de lui donner des leçons. Outrée, Rosaleen vrilla ses yeux verts dans ceux de l'homme en face d'elle, portée par toute la fierté qu'elle pouvait avoir et presque abasourdie par le culot de son interlocuteur.

- Je n'ai pas à vous accueillir, protesta-t-elle en fronçant les sourcils, vous n'êtes pas mon invité, vous vous êtes permis d'entrer sans autorisation chez moi ! Pour qui vous prenez-vous, Monsieur ?

Rosaleen avait réussi à mettre dans son ton toute la condescendance du monde dans son ton et son expression était presque hostile. Elle était rarement aussi agressive, si ce n'est jamais d'ailleurs : elle était en temps normal quelqu'un d'ouvert et d'avenant mais elle était bien trop méfiante pour être agréable avec l'homme qui s'était permis d'entrer chez elle sans autorisation avec visiblement des intentions qui n'étaient pas très louables. Et si la présence de l'homme l'agaçait, ce qu'il fit ensuite transforma son agacement en colère.

- Reposez cela immédiatement ! ordonna-t-elle en voyant Roy se saisir d'un œuf en porcelaine qui avait appartenu à son arrière-grande-tante.

En entendant son éclat de voix, Mercy apparu de nouveau dans le hall, prenant place aux cotés de Rose. C'était louable mais ce n'est pas vraiment un Elfe qui allait pouvoir l'aider face à cet intrus. Ses grands-parents avaient des dettes, elle en était tout à fait consciente et c'est donc pour cela qu'elle travaillait : afin de les aider à finir le mois à peu près correctement. Mais elle avait toujours pensé que c'était des dettes légales. Si ce goujat se permettait de venir réclamer son argent jusque chez eux sans déclarer son identité, c'était bien parce qu'il n'était pas très net et que son grand-père trempait dans des choses pas foncièrement très honnêtes. Mais sans rien laisser paraître de son trouble, Rosaleen se contenta de faire signe à Mercy, qui se précipita pour ouvrir la porte d'entrée.

- Mon grand-père est absent pour une durée indéterminée. Mais il vous contactera dès son retour, je lui ferai part de votre visite si... aimable.

Elle désigna la porte d'un léger geste de la main et se fendit d'un sourire qui laissait apparaître toute sa charmante hostilité.

- Vous connaissez la sortie, je suppose ?


Avatar par Outlines

Roy CalderChef de la mafiaavatar
Messages : 1827

Voir le profil de l'utilisateur
Roy ne releva pas la première pique, pas plus décidé qu’avant à donner son nom. Pour mieux se faire dénoncer ensuite si l’envie lui prenait de porter plainte ? Non merci. Il fut puérilement satisfait de voir que ses petites piques avaient l’effet d’augmenter l’indignation de son interlocutrice. Elle pouvait s’indigner autant qu’elle le souhaitait, cette petite prude -pour rester poli- Roy ne cèderait pas à ses exigences. Pour autant, lui non plus ne parvenait pas à masquer son agacement face à la condescendance de la jeune femme. Il riposta, croisant les bras d’un air mauvais :

« Ah oui ? Je ne suis pas entré par effraction, pourtant, votre elfe est même gentiment venu m’accueillir. Pour qui vous prenez-vous ? C’est le sang tellement noble de vos ancêtres qui vous monte à la tête ? l’attaqua t-il, l’accentuation et le ton méprisant ne laissant pas de doute quant à son avis sur le terme. Vous pouvez redescendre de votre piédestal doré, Miss, je ne doute pas une seconde que vous maniez mieux la révérence que moi. Est-ce qu’on peut changer de sujet, maintenant ? Je me fous carrément de votre protocole. »

S’ensuivit son petit manège avec l’œuf qui fit réagir la Lestrange au quart de tour et apparaître l’elfe. Roy posa alternativement son regard sur les deux, un sourire un peu mesquin glissant sur ses lèvres. Au vu de la susceptibilité de son adversaire, il était sans doute plus prudent de ne pas la provoquer plus, et exposer directement les raisons de sa visite. La réponse de Rosaleen ne le satisfit pas vraiment, pas du tout, même. Il ne bougea pas d’un pouce lorsqu’elle fit ouvrir la porte pour lui. A la place, il vrilla un regard sceptique dans celui de la demoiselle.

« Très aimable à vous mais si je suis là, c’est que votre grand-père n’a pas jugé utile de me contacter pour payer sa dette. Je doute qu’il le fasse plus qu’avant, à son retour. Et je n’aime pas attendre. On est jamais mieux servis que par soi-même, vous ne croyez pas ? »

La menace était clairement perceptible, malgré le sourire doucereux, Roy en était certain.

« J’aimerais éviter de dévaliser vos meubles, Miss. Vous habitez ici, vous savez mieux que moi où se trouve l’argent. »


Rosaleen MarchebankPremière dameavatar
Messages : 361

Voir le profil de l'utilisateur
Vraiment, on ne l'y reprendrait plus. Elle avait eut tort d'ouvrir sans prêter attention à la personne qui lui rendait visite et c'était la première et la dernière fois. Avoir cet énergumène au milieu du hall avait suffit à lui faire retenir la leçon, surtout qu'il semblait vouloir rester tel un Strangulot et son rocher. La situation avait beau se bloquer, chacun campant sur ses positions, Rosaleen était tout à fait persuadée de son bon droit ; après tout, elle était chez elle. Son toit, ses règles, ses exigences et il exigeait le départ immédiat de ce type sur son tapis. Malheureusement, ce dernier ne semblait pas très sensible à sa demande, bien au contraire. Qu'était-elle censée faire ? Elle n'avait pour rien, elle ignorait dans quoi trempait son grand-père et honnêtement, elle n'avait pas envie de le savoir. Il aurait sûrement été plus sage de tomber dans le compromis pour apaiser la situation mais sa fierté l'en empêchait. Et puis elle était une Lestrange, elle n'allait pas avoir peur d'un homme qui n'avait même pas fini sa croissance, tout de même !

- Je ne pensais pas recevoir quelqu'un comme vous - le "vous" craché comme si elle parlait d'un cadavre de Botruc - chez moi ! Figurez-vous que ce n'est pas dans nos habitudes !

Elle ne releva même pas l'attaque sur son sang - c'était le farfadet qui se moquait du Gobelin - ni sur son rang, levant les yeux au ciel dans une attitude suffisamment explicite pour bien montrer à son interlocuteur qu'elle n'avait cure de son opinion sur sa manière de vivre. Qu'il retourne se rouler dans la boue de l'Allée des Embrumes, elle n'en n'avait cure. Chacun ses valeurs et ils ne partageaient visiblement pas les même, songea-t-elle en l'observant sans vergogne de haut en bas, de ses chaussures en piètre état à sa veste son horrible haut moldu en passant par son pantalon de petite facture. Si elle-même recyclait les vêtements familiaux faute de pouvoir en acheter des nouveaux, c'était tout de même un autre standing ! Et contrairement à ce que l'autre malotrus pouvait croire, cela n'avait rien à voir avec la pureté du sang. C'était tout simplement une différence de niveau et ça, le sang pur ou non du type n'y aurait rien changé.

Évidemment, il ne saisit pas l'offre de conciliation qu'elle lui tendit - car oui, aux yeux de Rose, le mettre dehors était une conciliation - et elle fronça les sourcils. Que pensait-il obtenir, en venant ici ? Même si elle avait eut de l'argent, il n'aurait jamais eu un sou. C'était son grand-père qui gérait cela et elle le laisserait s'occuper de ses affaires jusqu'au bout. Mercy ouvrit la porte encore un peu plus grand, comme si leur charmant invité n'avait juste pas vu son mouvement initial, mais Rosaleen savait qu'il comptait rester jusqu'à obtenir ce qu'il voulait. Après tout, c'était un créancier et les créanciers n'étaient pas si faciles à convaincre.

- Mon grand-père est quelqu'un d'honorable, il paye toujours ses dettes, soyez-en certain, déclara-t-elle, glaciale.

Contrairement aux petits vandales de votre acabit. Mais elle n'ajouta rien, bien trop polie - contrairement à certains - pour l'exprimer à voix haute. Elle savait se tenir, elle. Mais si elle avait pris sur elle au début de la conversation, la menace à peine voilée de l'homme l'hérissa au plus au point et Rosaleen l'assassina du regard, dans un air que les Lestrange maitrisaient sur le bout des doigts depuis des générations. Il y avait beaucoup de choses qu'elle voulait bien supporter et qu'elle supportait mais la menace n'en faisait et n'en ferait jamais partie, surtout pas de la part d'un minable de son genre. Pensait-il pouvoir agir en toute impunité sous son propre toit ? Animée d'une colère froide, Rose fit un pas vers lui sans le quitter des yeux.

- Je crois bien que nous ne nous sommes pas compris.

Articulant lentement pour qu'il comprenne bien, au cas où il serait sourd en plus d'idiot, Rosaleen reprit d'un ton posé mais sans équivoque.

- Vous allez quitter immédiatement cette propriété sans vous retournez pour retrouver les bas-fonds que vous fréquentez. Si vous avez assez d'éducation pour cette exercice, vous saisirez une plume pour écrire à mon grand-père, du ton le plus cordial que vous possédez, pour lui rappeler qu'il vous doit quelque chose et l'affaire sera réglée. Suis-je assez claire ?

Elle laissa planer un léger silence avant d'afficher un sourire coin, ses yeux verts toujours vrillés dans ceux de Roy.

- Je ne voudrais pas faillir à ma bonne éducation en vous mettant dehors de force.

Son sourire s'agrandit et elle rejeta ses cheveux blonds derrière son épaule avant de se reculer comme si rien ne s'était passé, abordant pour la première fois de la soirée un visage aimable.

- Bonne soirée !

Oh, elle voulait bien être gentille. Mais elle restait une Lestrange et une Rosier et cela, il ne fallait pas l'oublier.


Avatar par Outlines

Roy CalderChef de la mafiaavatar
Messages : 1827

Voir le profil de l'utilisateur
Elle n’avait nul besoin d’exprimer des insultes à haute voix, la dignité de son regard qui coulait de bas en haut sur Roy le faisait pour elle. Quelqu’un comme lui, tiens donc. Cela devait signifier un moins que rien dans son langage, une basse ordure des caniveaux. Roy se fichait de savoir s’il sur-interprétait ou non, sa condescendance commençait franchement à l’échauffer. Il eut une forte exclamation de dédain lorsqu’elle lui assura que Rosier payait ses dettes. Bien sûr. Et lui était juste venu faire un numéro de clown dans cette maison, c’est vrai que c’était tellement amusant.

« Honorable ? Oh oui. Honorable au point de faire appel à quelqu’un comme moi pour régler ses sales affaires, hein ? Votre grand-père trempe jusqu’au cou dans des trafics douteux et il ne paye pas ses dettes, non, désolé de briser vos illusions de petite fille. Oh, rectification, je reconnais qu’il manque d’expérience dans le domaine… Sinon il aurait su qu’on ne se fout pas impunément de notre gueule. »

Le ton devenait moins joueur, tout à coup. Il encaissa par la suite le regard foudroyant de la descendante des Lestrange, qui, il fallait le reconnaître, portait bien son nom à cet instant. Roy le soutint malgré tout. Il était au moins aussi fier qu’elle, il n’allait sûrement pas se laisser impressionner par la colère de cette gamine. Il la laissa aller jusqu’au bout de sa petite crise d’autorité, pourtant. Sans ciller, presque. Sans laisser paraître que sa mâchoire se serrait un peu plus à chacun de ses mots. Roy n’était pas un exemple de patience, en temps normal. Face à cette insupportable petite princesse, il ne parvenait pas à trouver la moindre once de bonne volonté pour l’empêcher de passer à la vitesse supérieure.

Sa main saisit sans ménagement le poignet de la jeune femme, qu’il tira avec force sans prévenir, plaquant de ce fait le dos de la jeune femme contre son torse. De sa première main, Roy agrippa fermement sa si soignée chevelure vers l’arrière pour l’empêcher de fuir, de la seconde, il avait dégainé sa baguette pour la pointer contre son cou. Sa voix n’avait plus rien de la légèreté ou du sarcasme qu’elle pouvait contenir jusqu’alors. Elle claqua à son oreille, froide, lassée de leur petit jeu :

« On ne s’est pas bien compris en effet. Je ne partirai pas sans ce que je suis venu chercher, là, c’est assez clair pour vous ? Débrouillez-vous comme vous voulez. Je vois bien assez d’objets de valeur rien que dans cette pièce pour m’ouvrir un nouveau compte à Gringotts avec. Vous savez quoi ? Vous n’êtes pas la seule à avoir des principes. Je n’ai jamais frappé une femme, mais… Peut-être que je devrais laisser une marque en souvenir, juste ici ? Il appuya de sa baguette le long de son cou. Ca apprendrait à votre grand-père à payer ses dettes à l’heure, vous pensez ? »

Il espérait surtout l’effrayer assez pour qu’elle se décide à lui apporter ce qu’il voulait sans broncher. Il tira un peu plus sur sa prise, le bout de sa baguette étincelant légèrement sous sa froide colère, menaçante contre la peau de la blonde.

« Alors, enfin décidée à coopérer, miss Lestrange ? »


Rosaleen MarchebankPremière dameavatar
Messages : 361

Voir le profil de l'utilisateur


Dernière édition par Rosaleen E. Lestrange le Mer 23 Avr 2014 - 22:29, édité 2 fois
Sa famille n'avait jamais trempé dans des choses foncièrement légales, Rosaleen n'était pas idiote : si toute sa famille - et elle n'exagérait pas - était soit morte soit en prison, ce n'était pas pour un trop grand nombre d'activités caritatives. Mais même si la Justice avait sévi contre les Rosier, les Lestrange et beaucoup de familles qui avaient été amies avec la sienne auparavant, Rose faisait une nette différence entre les actions des Mangemorts et ce que devait faire ce type, sûrement des petits trafics sous le manteau. Sa famille s'était battue pour ses convictions, ce type courrait après l'argent. Il y avait une idéologie, une vraie croyance en un monde meilleur à leurs yeux, ils s'étaient engagés dans l'illégalité pour leurs idées, pas par ambition de devenir le roi d'une allée infâme où trainaient les sorciers en manque de substances illicites.  Son grand-père s'était également battu pour ses convictions bien des années auparavant, en s'engageant auprès du Seigneur des Ténèbres et s'il se retrouvait à négocier avec des crapules de ce genre, c'est qu'il devait être acculé et dos au mur. Il ne serait jamais abaissé à cela sinon.

Son grand-père avait un retard dans son payement et elle pouvait largement le comprendre au vu du piètre état de leurs finances mais Rosaleen savait aussi qu'il payerait ce qu'il devait dès qu'il le pourrait : contrairement à ce que semblait croire son créancier, Elbert Rosier était un homme de valeurs et rembourserait sa dette. Il avait juste besoin d'un peu plus de temps, ils devraient faire encore quelques concessions et elle travaillerait plus en manquant quelques cours à Lycaon s'il le fallait mais ils payeraient. Malheureusement, elle comprenait pourquoi il n'avait pas obtenu de délai : l'énergumène semblait proche de ses sous et n'appréciait sûrement pas ce petit retard. Son grand-père avait éloigné Oreste, c'était louable mais elle aurait aimée être prévenue du problème : elle aurait été bien plus prudente et ne se serait pas retrouvée dans cette situation délicate. Elle avait bien espéré la régler en faisant clairement comprendre au type qu'il n'aurait rien de sa part et devrait attendre le retour de son grand-père mais elle avait visiblement été trop naïve.

La violence du mouvement de l'homme lui coupa le souffle tandis qu'il la plaquait contre lui. Ils avaient beau faire la même taille, il était bien plus fort qu'elle et se débattre n'y changea rien. Elle essaya d'enfoncer son coude dans son plexus mais il l'immobilisa en la retenant par les cheveux et en plaquant sa baguette contre sa gorge. Apeurée mais décidée à ne rien montrer, Rosaleen entendit à peine le petit cri de Mercy et le bruit de sa disparition tandis que la solution à cette situation lui venait presque instinctivement. Elle était désarmée, seule et clairement en position de faiblesse, sa baguette était à l'étage supérieur. Mais elle ne se laisserait pas faire, elle en était certaine songea-t-elle tandis qu'elle essayait de se concentrer malgré la voix glaciale de l'homme qui résonnait à son esprit. Il aurait beau la menacer, il aurait beau essayer, elle ne le laisserait jamais ressortir d'ici avec quoi que ce soit. Plutôt mourir que de s'abaisser à cela. Elle sentait la chaleur des étincelles contre sa gorge mais elle n'en fit rien, gardant le silence quelques secondes qui lui parurent des heures, juste le temps de sentir la sensation familière envahir son corps.
 
- Je crois que vous ne savez décidément pas à qui vous avez affaire, souffla-t-elle avant de se transformer.

Elle l'avait fait des centaines de fois, elle connaissait la sensation sur le bout des doigts et elle était pourtant toujours surprise à chaque fois. Elle se sentit disparaître, comme si la réalité lui échappait l'espace d'une milliseconde, le moment hors du temps comme avant d'entrer dans l'eau à pleine vitesse. Et puis tout redevint concret et elle était là, elle s'était échappée, elle s'était envolée et il n'y avait plus de Rosaleen Lestrange mais juste un colibri qui s'était élevée dans les hauteurs de la pièce. Elle maitrisait assez sa transformation pour ne pas laisser l'instinct animal reprendre le dessus et fuir par la porte ouverte même si la solution pouvait être tentante. Profitant de l'effet de surprise, elle vola jusqu'à l'escalier au moment où Mercy réapparaissait avec sa baguette magique dans les mains, la cherchant du regard, visiblement paniquée. Remerciant Merlin, Morgane, Helga et Salazar, elle se posa sur une des marches en hauteur, juste à coté de Mercy et reprit sa forme humaine, saisissant au passage sa baguette magique et la pointant sur Roy.

- Expulso !

Spoiler:
 


Avatar par Outlines

MerlinCompte fondateuravatar
Messages : 3875

Voir le profil de l'utilisateur
Le membre 'Rosaleen E. Lestrange' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé à 6 faces' : 1


Les messages postés avant le 17/12/16 par ce compte l'ont été sous le nom et par la joueuse de Chloé Hellsoft.
Roy CalderChef de la mafiaavatar
Messages : 1827

Voir le profil de l'utilisateur
Roy n’eut pas le temps de trouver suspect le silence de sa victime. Les seuls mots qu’elle souffla le firent froncer les sourcils. Il ne s’attendait pas vraiment à cette réponse, compte tenu de ses menaces pourtant très explicites. C’était incroyable qu’elle trouve encore l’impertinence de se croire au-dessus de lui. Il la tenait parfaitement immobile, elle n’avait aucun moyen de s’échapper ou de dégainer sa baguette, si tant est qu’elle l’avait sur elle. Même si elle parvenait à se défaire de son emprise, il ne lui faudrait pas plus de deux secondes pour lancer un sortilège. Il avait l’avantage, cela ne faisait aucun doute.

Mais Roy n’avait pas prévu qu’en un battement de cil, sa main se refermerait sur du vide. Et c’est un battement d’aile qui le fait lever le regard. Un colibri ? Relations de causes à effets s’établissent très vite dans son esprit, pour autant, Roy ne réagit pas immédiatement. La possibilité qu’elle soit une Animagus ne lui avait pas effleuré l’esprit, même juste une seconde. Combien y en avait-il en tout dans la population anglaise ? La surprise d’en voir un pour la première fois l’immobilisa, un certain temps, trop sans doute, car tout ne se jouait qu’à de très courts laps de temps en duels sorciers.

C’était rageant, humiliant pour Roy de se l’avouer, mais il avait en effet sous-estimée son adversaire. Le mur qu’il heurta de plein fouet, lui coupant momentanément le souffle, se manifesta comme le prix à payer de sa trop grande assurance. Il crut entendre quelque chose craquer pendant la chute, une vertèbre peut-être –à moins que ce n’était que son orgueil ?- mais n’en fut pas attentif. Contre-attaquer était sa seule préoccupation, à cet instant. Roy ne s’était pas imaginé en arriver à de telles extrémités au début leur discussion, mais puisque Mademoiselle refusait toute négociation, ils allaient en effet devoir livrer duel.  Qu’on ne s’y trompe pas, il était meilleur à distribuer des coups de poings qu’à lancer des sortilèges. Mais il avait appris à se débrouiller malgré tout, à force de rixes fréquentes entre sorciers de son milieu.

« Ca, ma petite, tu vas le regretter » fulmina t-il en se relevant.

Il pointa sa baguette sur les tableaux et les meubles qui entouraient la jeune femme perchée sur l’escalier, et qui se retrouvèrent bientôt à se décrocher ou se fracasser contre le sol, à ses pieds, avec force bruit. Rien de quoi vraiment la blesser, c’était plutôt un coup à faire diversion et… fuir. Roy maniait bien la fuite. Disons plutôt, le repli stratégique. C’était peut-être la seule bonne conséquence du fait de sa taille : il était agile. La pièce jouxtant le hall lui parut une bonne alternative pour faire sortir Lestrange de son escalier, et surtout, lui laisser à lui le temps et la distance de contre-attaquer. C’était l’affaire de quelques secondes, elle serait sans aucun doute rapide à le rejoindre. Par prudence, il se réfugia derrière une cloison, duquel il se délogea seulement lorsqu’une tête blonde réapparut  dans son champ de vision et délia sa langue :


«Confringo ! »


Spoiler:
 


MerlinCompte fondateuravatar
Messages : 3875

Voir le profil de l'utilisateur
Le membre 'Roy Calder' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé à 6 faces' : 5


Les messages postés avant le 17/12/16 par ce compte l'ont été sous le nom et par la joueuse de Chloé Hellsoft.
Rosaleen MarchebankPremière dameavatar
Messages : 361

Voir le profil de l'utilisateur


Dernière édition par Rosaleen E. Lestrange le Sam 26 Avr 2014 - 17:10, édité 1 fois
Rosaleen avait beau avoir tiré rapidement, elle eut la satisfaction de voir son sortilège heurter son agresseur de plein fouet l'envoyant heurter le mur de plein fouet dans un craquement sonore. Malheureusement, le coup n'avait pas suffit à l'assommer, ce qui l'aurait arrangé puisqu'elle aurait pu réfléchir calmement. Mais les choses ne se passaient pas comme elle l'aurait voulu - de toute manière, cette soirée entière ne se déroulait pas selon ses plans - et elle devait composer avec pour essayer de s'en sortir. Elle ne pouvait pas appeler la Police magique pour essayer de mettre fin au combat. Outre le fait qu'elle n'avait absolument pas confiance en eux - comme dans toutes les autorités magiques qui dépendaient du Ministère de la Magie d'ailleurs - elle ne voulait pas prendre le risque d'attirer des ennuis à son grand-père : elle était toute seule pour se débrouiller, sauf si elle arrivait à contacter son grand-père.

Elle resserra sa poigne sur sa baguette magique lorsque son adversaire se releva, parée à jeter un nouveau sort ou un Protego mais ce n'était pas elle qui était directement visée. Tous les tableaux fixés dans la montée de l'escalier s'écrasèrent en même temps sur le sol dans un vacarme abominable et elle les évita de justesse en dégringolant quelques marches avec un équilibre précaire, se retrouvant ainsi de nouveau sur le parquet du hall. L'attaque n'était néanmoins pas terminée puisque leur grande horloge chuta à ses pieds dans des éclats de verre et de bois tandis que plusieurs meubles faisaient de même dans un fracas immense et un bruit monstrueux. Elle repoussa d'un sortilège le tableau de son arrière-grande-tante qui venait de manquer de lui tomber sur le crâne et aperçu le lâche qui tentait de se sauver en se réfugiant dans le salon. Bien décidée à ne pas le laisser s'en tirer comme ça, alors qu'il venait de détruire le hall de la maison, elle contourna les meubles écrasés au sol, tous les sens aux aguets.

Si Rose n'était pas formée pour être duelliste, elle n'était pas bête et savait très bien que le gagnant du combat serait celui qui neutralisait l'autre et elle était bien décidée à ne pas se faire avoir par un petit voyou des bas fonds. Si le duel n'était pas sa spécialité, elle restait une baguette agile et avait l'avantage de connaître la maison et d'être Animagus. Il pourrait causer tous les dommages qu'il voulait, mais cet idiot ne s'en sortirait jamais. Précautionneusement, elle s’avança dans le salon, les doigts crispés sur sa baguette. Si elle ne le voyait pas, elle savait très bien qu'il était là et qu'il guettait le meilleur moment pour l'attaquer dans le dos et la mettre à terre. Ce fut lorsqu'il prononça le sort qu'elle se retourna brusquement, l'apercevant enfin, bien dissimulé par la cloison. Elle fit un bond sur le coté pour éviter le sort d'explosion qui vint plutôt s'écraser sur la commode derrière le canapé, dégageant brusquement une odeur de fumée. Il allait mettre le feu au manoir s'il continuait ! Retrouvant son équilibre, Rosaleen pointa sa baguette magique sur la double-porte du salon qui claqua avant de se verrouiller. Ils n'allaient pas continuer longtemps comme ça et il était hors de question que ce rat se sauve. Furieuse, Rosaleen abandonna les sorts bénins pour changer de niveau. Il était prêt à lui balancer des sorts d'explosion ? Et bien il allait voir !

- Diffindo !

Spoiler:
 


Avatar par Outlines

MerlinCompte fondateuravatar
Messages : 3875

Voir le profil de l'utilisateur
Le membre 'Rosaleen E. Lestrange' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé à 6 faces' : 3


Les messages postés avant le 17/12/16 par ce compte l'ont été sous le nom et par la joueuse de Chloé Hellsoft.
Roy CalderChef de la mafiaavatar
Messages : 1827

Voir le profil de l'utilisateur


Dernière édition par Roy Calder le Mar 29 Avr 2014 - 1:04, édité 1 fois
Si Roy était sûr de l’avoir surprise avec son sortilège, il n’eut malheureusement pas la satisfaction de le voir atteindre sa victime. Un meuble prit à sa place. Non pas qu’il était foncièrement contre l’idée d’endommager ce trop joli manoir au passage, mais Roy connaissait ses capacités de duelliste. Pas de monstrueuse puissance magique à son patrimoine génétique dont il pouvait être fier, pas d’aptitudes particulières en précision ou en rapidité. S’il s’en sortait, c’était souvent par chance ou parce qu’il avait bien su utiliser un coup par surprise ou une ouverture chez son adversaire… Et il venait de manquer une de ces occasions.

Roy n’eut pas le temps de s’irriter davantage. En la voyant pointer sa baguette sur lui de nouveau, il s’esquiva, mais trop tard. Son bras droit resta dans la trajectoire incisive du sortilège. Roy, qui sentit sa manche et sa peau se fendre aussitôt, faillit laisser sa baguette lui échapper. Il s’y raccrocha de justesse en lâchant quelques jurons, et la conserva serrée entre ses doigts malgré la douleur, conscient que s’il la laissait filer, il était perdu. Le bilan était mauvais. Lestrange était rapide, trop rapide pour lui… Elle avait verrouillé les portes, annonçant clairement par là qu’elle ne lui donnerait pas d’autre occasion de fuir. L’issue du duel était limpide, c’était à qui neutraliserait l’autre le premier dans cet espace restreint. Combien de sorts leur faudrait-il échanger, avant que l’un ne chute ?  Un, deux, peut-être trois, Roy ne pariait pas sur plus. Il lui fallait frapper pour de bon cette fois-ci, s’il voulait avoir une chance de s’en sortir. Il était hors de question de se laisser atteindre une nouvelle fois, c’était pour lui une question de fierté avant de parler de survie.

Ce fut dans cet état d’esprit et le sang bouillonnant des dernières montées d’adrénaline qu’il brandit furieusement sa baguette aux pieds de la jeune femme.

« Deprimo ! »

Spoiler:
 


MerlinCompte fondateuravatar
Messages : 3875

Voir le profil de l'utilisateur
Le membre 'Roy Calder' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé à 6 faces' : 3


Les messages postés avant le 17/12/16 par ce compte l'ont été sous le nom et par la joueuse de Chloé Hellsoft.
Rosaleen MarchebankPremière dameavatar
Messages : 361

Voir le profil de l'utilisateur


Dernière édition par Rosaleen E. Lestrange le Lun 5 Mai 2014 - 18:02, édité 1 fois
Rosaleen n'était pas formée au duel, du moins pas professionnellement. Elle avait néanmoins été une excellente élève à Poudlard et avait poursuivi les sortilèges après BUSEs, profitant ainsi de l'enseignement du Professeur Harris concernant les techniques de duel en sixième et septième année. Ce n'était pas un entrainement très poussé mais à cet instant précis, Rosaleen ne regrettait absolument rien. Vu comment le combat s'était engagé entre son agresseur et elle, la moindre technique supplémentaire ne serait pas de refus même si elle commençait à comprendre qu'elle pouvait avoir le dessus. Car si Rose n'était pas duelliste, elle savait néanmoins jeter des sorts avec un certain talent. Ses grands-parents mettaient affirmaient que toutes les capacités magiques  évidemment supérieures aux sorciers de Sang-Mêlé ou encore pire, aux Nés-Moldus, dont étaient pourvus leurs petits enfants étaient la manifestation concrète de la grande lignée dont ils étaient issus. Après tout, argumentaient-ils, il y avait de grands sorciers dans leur famille, Bellatrix Lestrange, Evan Rosier, leur propre fils, Phinéas Black... Tant de sorciers prestigieux dont Rosaleen, Reyna, Reda et Oreste étaient les héritiers. Elle ne savait pas si ses capacités venaient des origines de sa famille, elle ne s'était jamais vraiment posé la question mais Rose savait une chose : elle était sûrement bien plus entrainée que son adversaire, qui semblait avoir du mal à obtenir ce qu'il voulait de sa magie.

Il avait essayé de la toucher avec un Confringo mais avait visé à coté. Elle était évidemment furieuse de le voir ainsi dégrader sa maison mais préférait que les dégâts soient matériels plutôt qu'autre chose, honnêtement. Il manquait de précision et de rapidité et cela, Rosaleen l'avait bein compris et comptait s'en servir. Elle était plus leste et connaissait le manoir sur le bout des doigts, assez pour compter sur cet avantage. De plus, contrairement à lui, elle n'était pas blessée, constata-t-elle en regardant son sort entailler la peau du bras de cet empoté, manquant de lui faire lâcher sa baguette. L'occasion était trop belle pour qu'elle ne s'en serve pas : une fois désarmé, il serait à sa merci. Malheureusement, il n'était pas décidé à la laisser gagner aussi facilement. Non seulement content d'avoir détruit tous les meubles, il semblait décidé à aggraver ses dégâts. Si le mobilier pouvait être réparé dans une certaine latitude - et encore, cela allait leur coûter cher - ce n'était pas le cas des fondations de la maison. Aussi, lorsqu'elle entendit les premiers syllabes du sort que l'inconnu allait lancer, le sang de Rosaleen ne fit qu'un tour. Il y avait une limite à ce qu'elle pouvait accepter ! Le Charme du Bouclier partit tout seul et le sort de la brute vint le heurter de plein fouet. Le charme ne céda pourtant pas et Rose releva des yeux plein de colère sur son opposant. Fini de jouer.

- Vous savez quoi ? Je pense qu'il est temps de passer aux choses sérieuses.

Et sans lui laisser le temps de répondre, l'enchantement fusa de la baguette de Rose pour venir heurter le trafiquant de plein fouet.

Spoiler:
 


Avatar par Outlines

MerlinCompte fondateuravatar
Messages : 3875

Voir le profil de l'utilisateur
Le membre 'Rosaleen E. Lestrange' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé à 6 faces' : 3


Les messages postés avant le 17/12/16 par ce compte l'ont été sous le nom et par la joueuse de Chloé Hellsoft.
Roy CalderChef de la mafiaavatar
Messages : 1827

Voir le profil de l'utilisateur


Dernière édition par Roy Calder le Sam 7 Juin 2014 - 22:50, édité 1 fois
Roy allait finir par se demander si Merlin n’essayait pas de lui envoyer un message. Une sorte d’avertissement pour ses excès de confiance en lui, ses préjugés, ou son manque de morale, entre autres. Quoi de mieux pour cela que de poser sur sa route une gamine à peine sortie de Poudlard, née d’une famille qu’il méprisait déjà sans connaître, et assez bravache pour lui mettre une raclée ?  

Le charme du Bouclier fit si bien son effet que Roy s’en trouva de nouveau projeté sur le sol et désarmé, par l’effet de son propre sort. Il s’était débrouillé comme une nouille, décidément, jamais sa baguette n’avait été si maladroite. En bois de séquoia, pourtant, Ollivander lui avait promis de la chance en la lui vendant, dix-huit ans plus tôt ! Un arnaqueur, celui-là, très certainement sénile après toutes ses années de service. Insulter mentalement Merlin et tous les fabricants de baguettes du monde ne l’aiderait malheureusement pas à se sortir de ce mauvais pas, surtout pas quand son adversaire avait décidé de clore le duel. Roy n’eut pas le temps de tendre le bras pour récupérer sa baguette, qui n’était pourtant pas si loin. Elle n’avait glissé que de quelques mètres à ses côtés, il lui suffisait de s’écarter sur la gauche, de cette façon… Le début de tentative fut vain, Lestrange fut plus rapide. Roy n’aperçut qu’un éclair rougeâtre le frapper de plein fouet, et lui ôter toute appréciation sensorielle dont il était maître jusqu’alors.

Coaaa.

Fut son premier son de protestation.

Un crapaud se tenait exactement à la place qu’occupait l’homme, encore deux secondes plus tôt. Il ne venait pas seulement de se faire déposséder de son corps, il venait également de perdre toute forme de dignité, car il en avait une, si ce n’étaient plusieurs. Une dignité d’être humain, pour commencer, couplé à une certaine –grande- estime de lui-même. Roy humain n’aurait pas aimé savoir que l’on venait de raccourcir vingt fois sa taille et que des pustules de batracien envahissaient sa peau si douce et hâlée. Il n’aurait pas aimé savoir que la responsable de son état était une femme,  par conséquent sensée être plus faible que lui. Mais tout cela, il ne pouvait plus en prendre en conscience. Pour le moment, Roy crapaud était bien trop occupé à se demander où étaient sa mare et ses nénuphars.

Tout déstabilisé, le petit animal eut un sursaut de panique face à cet environnement qu’il ne connaissait pas, et qui lui semblait bien hostile. L’air fumait encore de relents de magie offensive, sur un sol jonché de débris coupants. Tous les sens du crapaud se mettaient en alerte, plus particulièrement face à une immense créature qui semblait venir vers lui… L’animal sautait-il mal ? Rien ne l’empêchait d’essayer.

Spoiler:
 


MerlinCompte fondateuravatar
Messages : 3875

Voir le profil de l'utilisateur
Le membre 'Roy Calder' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé à 6 faces' : 4


Les messages postés avant le 17/12/16 par ce compte l'ont été sous le nom et par la joueuse de Chloé Hellsoft.
Rosaleen MarchebankPremière dameavatar
Messages : 361

Voir le profil de l'utilisateur
Cela avait beau faire des années et des années que Rosaleen s'exerçait à la métamorphose, elle ressentait toujours la même satisfaction au moment de voir son sortilège réussir avec brio, satisfaction qui était loin d'être entachée par le fait qu'elle était furieuse contre l'homme en face d'elle. Enfin, le crapaud, dorénavant. Un très beau spécimen à la transformation visiblement parfaite : elle avait toujours eu un don pour les métamorphoses animales, cela s'était vérifié dès Poudlard. Ce qui donnait vraiment du charme à ses métamorphose, c'était l'attention toute particulière que Rose portait aux détails : si l'on prenait le tout nouveau crapaud en exemple, ce n'était pas un vulgaire crapaud commun mais un crapaud calamite, comme celui sur lequel elle avait travaillé le jour de ses ASPICS. C'était d'ailleurs le seul crapaud qu'elle ait pu approcher de près - fuyant comme la peste les camarades qui s'entichaient d'un batracien - et il était donc logique qu'il lui soit revenu à l'esprit.

Néanmoins, ce n'était pas l'heure d'observer sa création, bien qu'elle soit sûrement très intéressante - Rose tenait un carnet détaillé de toutes ses métamorphose et elle serait ravie d'y ajouter le vulgaire trafiquant tant il faisait un bon crapaud - puisque ce dernier semblait bien décidé à lui fausser compagnie en se réfugiant sous un meuble. On aurait pu penser que c'était le coté humain qui cherchait à se protéger mais Rosaleen était persuadée que la métamorphose était assez réussie pour que l'esprit du crapaud soit celui d'un vulgaire batracien loin de sa mare. Peu désireuse de s'agenouiller dans les débris et la poussière, elle le laissa fuir : il suffirait d'un coup de baguette magique pour qu'il revienne, de toute manière. Les portes et les fenêtres étaient fermées et il ne pourrait pas accéder à l'escalier sans passer devant elle. Elle épousseta sa robe poussiéreuse - l'explosion du buffet - passa une main dans ses cheveux blonds et pointa sa baguette magique sur un vase en cristal posé sur un guéridon qui avait miraculeusement survécu. Elle transforma le vase en une jolie cloche travaillée - toujours cet art du détail - et Rosaleen n'eut qu'à lancer un simple Accio pour faire atterrir le crapaud sur le guéridon, avant de placer la cloche au dessus de lui et de lui adresser un sourire satisfait.

Elle ne comptait pas le laisser là éternellement - de toute manière, il n'y avait pas beaucoup d'air sous la cloche - mais cela lui permettait de gagner un peu de temps pour réfléchir à la suite des évènements. Elle était en position de force et elle comptait bien en profiter pour faire tourner la situation à son avantage. Si son grand-père avait pris le risque de ne pas payer ce qu'il devait, c'était qu'il n'avait pas l'argent pour et il ne l'aurait sûrement pas avant de longs mois, le temps de mettre de coté. Les Rosier passaient leur temps à vivre sur la réserve et le maigre salaire qu'elle apportait à mi-temps ainsi que la petite retraite de son grand-père ne suffisait pas à faire vivre six personne, dont quatre à plein temps. Ils ne pouvaient pas se permettre ce genre d'écarts mais en même temps, avoir des dettes auprès de personnes très peu recommandables n'étaient sûrement pas une bonne idée. Aujourd'hui, c'est elle qui avait été à la maison et Rosie s'estimait parfaitement en capacité de se défendre seule. Mais qu'est-ce qui serait arrivé si cela avait été Oreste ? Non, décidément, elle ne pouvait pas laisser les choses ainsi. Et elle ne pouvait sûrement pas négocier avec un crapaud.

D'un Accio informulé, elle fit venir à elle une chaise de la salle à manger puis souleva la cloche de la main gauche tout en lançant un Wingardium Leviosa de la main droite - hors de question de toucher la peau visqueuse du crapaud - pour déposer le crapaud sur la chaise, avant d'enchainer rapidement avec un Incarcerem pour éviter qu'il ne s'échappe. De solides cordes surgirent de sa baguette pour venir enserrer le crapaud et Rose pria pour qu'elles adaptent lorsque leur créancier reprendrait sa taille humaine. Sans un mot, et indifférente aux croassements sonores de l'animal, elle annula la métamorphose. Les cordes ne s'étaient pas adaptées mais Rose s'empressa de les multiplier avant que l'homme n'ait l'idée d'essayer de se sauver. Une dizaine de liens épais le maintenaient sur leur chaise de salle à manger et Rose lui adressa un sourire faussement affable qui signifiait clairement qu'elle l'invitait à aller se faire voir.

- J'espère que c'est assez serré à votre goût, Messire ?

Sans attendre la réponse, Rose vint s'assoir en face de lui, appuyée sur l'accoudoir du fauteuil.

- Connaitriez-vous par hasard mon oncle, Evan Rosier ? L'homme qui a arraché son nez à Maugrey Fol-Oeil ? Ou bien ma tante, Bellatrix Lestrange ? Une femme pleine de goût ! Je citerai bien quelques personnes avec qui elle a eu des ennuis, comme les Londubat ou Potter lui-même, mais cela risque d'être fort long. Je pourrais également parler de mes oncles Rabastan et Rodolphus, de mon proprepère, de mon cousin Rutilicus...  

Elle aurait pu encore passer un certain temps à faire la liste des Mangemorts de la famille mais citer les membres importants était suffisant pour sa démonstration.

- Des gens très célèbres pour des choses quelque peu, disons... répréhensibles. Il serait si fâcheux que votre nom - qui m'est toujours inconnu d'ailleurs - vienne s'ajouter à la liste des victimes, ne pensez-vous pas ?


Avatar par Outlines

Roy CalderChef de la mafiaavatar
Messages : 1827

Voir le profil de l'utilisateur
Le crapaud, terrifié de se sentir soulevé par une force invisible, battait des pattes dans le vide. Il eut beau se débattre, on ne le laissa libre de ses mouvements qu’une fois qu’il fut emprisonné sous du verre. Une nouvelle fois, le manège recommença, il se sentit flotter dans le vide sans pouvoir s’échapper, mais cette fois-ci, ce furent des cordes qui le maintinrent. La sensation était étrange, dérangeante. Il sentait que son corps… changeait.

Des vêtements vinrent peu à peu recouvrir sa peau visqueuse qui se lissa et s’éclaircit, et Crapaud redevint Roy. Un Roy hébété, encore un peu paniqué, qui ne comprit pas immédiatement ce qu’il faisait là, mais qui cessa de se battre avec les cordes. Son intelligence revenue lui fit comprendre qu’il était captif de liens magiques, autrement dit, que rien ne servait de se démener comme un diable. Croiser de nouveau le regard de Lestrange, qui lui faisait face avec un mesquin sourire aux lèvres, lui fit prendre conscience des quelques informations et souvenirs qui lui manquaient. La magie avait des répercussions parfois étranges… Il avait perdu sa conscience pendant sa transformation, mais à présent qu’il avait retrouvé sa forme, inexplicablement, il se souvenait des quelques minutes qu’il avait passées sous la peau d’un… crapaud. Un crapaud. Son regard n’aurait pas pu être plus noir que celui qu’il lança à sa geôlière. Comment avait-elle osé ?

Pire encore : elle ne s’arrêtait pas là. Elle se permettait de le menacer à présent. Le plus énervant était que Roy ne pouvait rien faire de plus que de l’assassiner du regard. Il était immobilisé, sans baguette, bref, il s’était complètement fait avoir. A la place de Lestrange, il en aurait profité lui aussi, c’était certain. Cela n’effaçait pour autant pas son indignation et sa fureur de se retrouver dans cette position, pour quelques sorts manqués, et il ne voyait en Rosaleen qu’un résidu de Véracrasse qui se croyait maligne. Qu’elle évoque sa famille, sa détestable famille de malfaiteurs, voleurs, meurtriers qu’il maudissait plus que tout à cet instant ne fit qu’attiser sa colère.

« Tu sais ce que je leur dis, à ta famille d’assassins ?! » En guise de réponse, il cracha aux pieds de la jeune femme. Qu’elle aille se faire voir.

La colère ne faisait jamais bon ménage avec les négociations, il le savait, il l’avait vécu, appris, intégré. L’insulter n’était pas la meilleure stratégie pour se faire libérer, Roy en était conscient, mais à cet instant, son sang chaud avait repris le dessus. Lestrange pouvait être fière d’elle : elle avait réussi à le pousser à bout. Pour autant, quoiqu’en dise son orgueil blessé, elle restait en position de force. Il ne ferait pas deux fois l’erreur de la sous-estimer. Il valait mieux essayer d’apaiser la situation, plutôt que de la rendre plus épineuse, après tout, il serait le seul à en pâtir, dans l’état actuel des choses. Penser de la sorte le fit soupirer d’impatience et de frustration. Son ton fut néanmoins plus calme lorsqu’il reprit le vouvoiement de mise :

« Et alors, qu’est-ce que vous voulez ? Détachez-moi et on discutera. »

Il voulait bien faire un effort de politesse, mais son regard restait ombrageux. Négocier, c'était tout ce qu'il lui restait, cela ne tombait pas trop mal, il savait à peu près faire. Même assis, ligoté à une chaise, Roy pouvait se montrer insupportable si elle continuait de l'humilier de la sorte. C'était sa langue qu'elle aurait mieux fait de ligoter.



Rosaleen MarchebankPremière dameavatar
Messages : 361

Voir le profil de l'utilisateur
Il n'avait pas l'air très content. En même temps, les personnes heureuses d'être dans sa situation devaient être rares, songea Rosaleen. Mais c'était entièrement mérité ! Il suffisait de promener les yeux sur ce qui étaient auparavant le salon et le hall d'entrée de la maison de ses grands-parents. Désormais, cela tenait plus de l'attaque de Niffleurs qu'autre chose ! En plus d'être un goujat agressif, un voleur et un malfrat - sans parler d'un piètre sorcier - ce type était également incapable de faire de la magie proprement. Et en plus, il était mal élevé et vraiment rustre, constata-t-elle avec dégoût lorsqu'il cracha à ses pieds pour insulter sa famille. Heureusement qu'elle était mieux élevée que lui, elle. Elle le toisa froidement, faisant disparaître son crachat d'un coup de baguette.

- Ne m'obligez pas à vous transformer en lama la prochaine fois, Monsieur.

Elle ne le ferait jamais, un lama était bien trop difficile à gérer. Et puis c'était bien trop encombrant, ça ne se faisait pas disparaître aussi facilement qu'un crapaud... Peut-être qu'elle aurait dû faire cela. Elle aurait pu relâcher Calder dans le fond du jardin et personne ne l'aurait jamais trouvé, si ce n'est le chat. Les dettes de son grand-père aurait été effacées et personne n'aurait jamais su qu'il était venu ici. Il ne devait pas être rare que des petits malfrats disparaissent et la police devait sûrement mettre cela sur le compte des règlements de compte : cela serait passé complètement inaperçu. Mais Rosie n'était pas une tueuse et même si elle devait le devenir, ce ne serait sûrement pas pour avoir les mains tâchées d'un sang aussi peu pur et d'aussi basse condition que celui de Roy Calder. Même dans la criminalité, les Lestrange avaient des valeurs.

- Que je vous détache ? Vous me prenez pour une idiote ? Vous êtes peut-être un sorcier absolument médiocre, mais il est hors de question que je prenne le risque que vous m'attaquiez comme un vulgaire moldu !

D'un coup de baguette magique, elle fit tourner la chaise face à l'accoudoir du canapé et s'assit sur ce dernier, face à Roy Calder.

- Si je le désire, je peux vous transformer en blatte et je peux tout aussi également écraser cette même blatte d'un malencontreux coup de chaussure. Un crime parfait.

Quoique, peut-être qu'en mourant, le corps reprenait son aspect initial. C'était un point intéressant à traiter d'ailleurs... Enfin, une pierre faisait tout aussi bien l'affaire, soigneusement enterrée dans le jardin.

- Ne vous l'avais-je pas dit, au fait ? Je suis étudiante en métamorphose, à Lycaon. Je crains que ce ne soit pas vraiment pas votre journée, conclut-elle avec un sourire. Elle redressa les épaules, posant ses mains sur l'accoudoir. Prêt à discuter ?


Avatar par Outlines

Roy CalderChef de la mafiaavatar
Messages : 1827

Voir le profil de l'utilisateur
Comme au début de leur entrevue, Rosaleen Lestrange se pavanait sous ses yeux, toute hautaine, à la différence que cette fois-ci, Roy ne pouvait en effet pas se targuer d’avoir un quelconque avantage sur elle. L’attaquer comme un moldu ? Oh oui, sa main le démangeait de la gifler. Que Roy nourrisse des envies de violence envers une femme était assez rare pour que cela mérite d’être signalé. Ligoté pieds et mains comme il était, le trafiquant ne pouvait malheureusement pas faire le moindre geste vers elle. Il ne pouvait que mettre toute sa rage contenue dans le regard qu’il vrillait sur elle.

L’entendre signaler qu’elle étudiait à la prestigieuse école de métamorphose de Bristol le fit lever les yeux au ciel, d’impatience. Bah voyons, il venait de se faire avoir par une étudiante, rien que ça. Cette fille payerait pour l’humiliation qu’elle venait de lui faire subir. Il ne la laisserait pas s’en sortir comme ça. Mais pour l’heure, ce à quoi Roy devait penser n’était pas une vengeance, mais plutôt à la façon dont lui allait se sortir de là… Il vrilla son regard sombre dans celui de la jeune femme. Même si le sarcasme transparaissait dans sa voix, toute trace de sourire avait disparu de son visage.

« Oh mais allez-y. Transformez-moi en blatte, puisque vous êtes si douée en métamorphose. Ecrasez-moi puis balancez-moi dans vos foutus bégonias. Vous aurez la paix pendant quelques jours, enfin, jusqu’à ce que ma disparition finisse par mettre la puce à l’oreille à mes associés… Je suis certain que vous saurez faire face à une dizaine d’autres hommes comme moi quand ils viendront ici voir ce qui m’est arrivé. »

Sur la dernière phrase, un petit rictus avait étiré ses lèvres. La menace, à peine voilée, n’était pas un coup de bluff. Elle n’était pas la seule à avoir quelques personnes sans scrupule dans son entourage. Il exagérait juste sur le nombre, il n’avait pas dix fidèles soldats à sa suite prêts à se battre pour lui. Mais il avait des amis, dans le sens particulier que mettait un malfrat sur le mot « ami ». Des bandes, des gangs qui pullulaient dans la Voie, qui ne plaisantaient pas quand on s’en prenait à l’un des leurs, et pour qui violence était la solution si vite trouvée… Roy pouvait faire confiance à un homme comme Jayce pour le venger s’il lui arrivait malheur, ou même Toni, qui avait toujours eu le sang chaud et la baguette prompte, avec un sens de « l’honneur de la famille » comme il aimait tant le dire quand on s’attaquait à l’un de ses amis, même juste verbalement.

Roy espérait effrayer assez Rosaleen, ou au moins, la faire réfléchir avant qu’elle ne prenne des décisions qui ne lui plairaient pas. Heureusement, il était face à une sorcière, certes agile, mais qui restait une jeune fille. Elle avait peut-être le sang des Lestrange qui coulait dans ses veines, mais… Elle n’était pas une meurtrière. En tout cas, Roy n’en avait pas l’impression, alors qu’il la jaugeait du regard depuis quelques minutes. Si elle avait été une Bellatrix Lestrange, il serait déjà en train de hurler de douleur sous des maléfices interdits, et encore, seulement si un Avada bien placé ne lui avait pas déjà réglé son compte. Non, Rosaleen n’était pas de cette trempe, heureusement pour lui, puisqu’elle était prête à discuter. Roy n’avait qu’à la convaincre.

« Mais on n’est pas obligés d’en arriver jusque là… Vous n’avez qu’à me relâcher, me rendre ma baguette et j’oublie notre petit différend. Il marqua un temps d’arrêt, alors que son regard désignait les meubles qu’il avait saccagés. Vous savez quoi ? Je veux bien reporter la dette de votre grand-père à plus tard, pour vous laisser faire vos réparations. Réfléchissez, Miss. On peut terminer cette affaire proprement, sans représailles, ni de votre côté, ni du mien. »

C’était le Roy commercial que Rosaleen avait sous les yeux, celui qui prenait un masque de négociateur pour avoir ce qu’il voulait. Et Roy voulait son argent, ça, il n’en démordrait pas. Il voulait une vengeance aussi, mais ça, Rosaleen n’était pas obligée de le savoir.


Rosaleen MarchebankPremière dameavatar
Messages : 361

Voir le profil de l'utilisateur
Si un sourire faussement cordial était présent sur les traits fins de Rosaleen, ses yeux verts étaient eux foncièrement glacés. Elle avait beau avoir repris le contrôle de la situation, elle savait parfaitement que rien n'était réglé. Elle avait certes l'avantage maintenant mais maintenir un criminel ligoté dans son salon n'était pas la meilleure solution pour retrouver la paix et la tranquillité. Lorsqu'il la menaça, elle se raidit imperceptiblement. Peut-être qu'il mentait, certes, peut-être qu'il essayait de l'impressionner. Mais rien ne lui assurait qu'il ne disait pas la vérité : malgré tout le mépris que lui inspirait cet homme, Rose savait qu'il n'avait pas dû venir impunément, quelqu'un devait forcément être au courant des affaires qu'il avait avec son grand-père. Peut-être même qu'il avait prévenu qu'il se rendait aussi, peut-être qu'il avait assuré ses arrières. Il y avait trop d'hypothèses, trop de si dans l'équation pour qu'elle puisse se permettre de prendre le risque. Était-ce une victoire si elle devait sans cesse regarder dans son dos de peur d'être attaquée de nouveau ?

Ils voulaient chacun quelque chose et au vu de l'état de la maison, ils avaient tous les deux fait le choix de camper sur leurs positions. Lui voulait son payement, elle voulait la tranquillité de sa famille, qu'elle ne soit jamais indisposée par la vermine qui gangrénait les bas-fonds de la société, bas-fonds dont l'homme était visiblement issu, songea-t-elle avec dédain tandis qu'elle le fixait sans ciller alors qu'il reprenait la parole. Les réparations qu'ils auraient à faire coûteraient sûrement une fortune, en plus de ce que son grand-père devait rembourser. Mais Rosaleen n'était pas idiote et savait que ce genre de personnages ne fonctionnaient qu'au profit : ils ne seraient en paix que le jour où la dette serait remboursée jusqu'au dernier sou. La proposition était tentante mais elle restait méfiante : rien ne lui garantissait qu'il tiendrait parole. Mais après tout, la situation était bloquée, ils n'allaient pas rester ainsi longtemps.

- La dette sera reportée, concéda-t-elle. Avec un payement échelonné.

Abandonnant le fauteuil sur lequel elle était appuyée, Rose s'approcha, croisant ses bras sur sa poitrine.

- Et vous ne remettrez jamais les pieds ici. Suis-je claire ? Sinon j'ai bien peur que mon grand-père s’embarrasse de bien moins de cordialité que moi...

Comme il aimait à le dire souvent, Elbert Rosier n'avait plus rien à perdre : ancien Mangemort stigmatisé par la société, il deviendrait fou s'il apprenait ce qui venait de se passer et Rose avait la certitude qu'il était capable d'assassiner ce trafiquant de ses propres mains.

- Avons-nous un accord ?


Avatar par Outlines

Roy CalderChef de la mafiaavatar
Messages : 1827

Voir le profil de l'utilisateur
Roy resta le regard fixé sur Rosaleen Lestrange, le temps qu’elle prenne sa décision. C’était une façon de lui mettre la pression, de l’empresser de choisir. Elle n’avait pas trente-six choix de toute manière, et lui non plus. Il espérait qu’elle choisisse la solution raisonnable de les arranger tous les deux, plutôt que de s’obstiner dans sa fierté.

Heureusement, cette fille paraissait avoir un minimum de bon sens. Elle accepta sa proposition de reporter la dette. Roy ne protesta pas lorsqu’elle lui imposa d’en faire un paiement échelonné. Il n’était pas tellement en position de force pour la faire changer d’avis. Au fond, tant qu’il était payé, il ne viendrait pas lui chercher des noises, il estimait l’avoir suffisamment fait comprendre à la jeune sortière. Il ne cilla pas à l’annonce de ses conditions suivantes, même si la partie « Ne revenez plus jamais ici » était de son point de vue sujette à des conditions de sa part aussi. Il ne reviendrait pas… si les Rosier payaient leur dette, c’était aussi simple que cela. La présence d’Elbert Rosier ne lui faisait pas peur, Mangemort ou pas. Il n’était pas le seul vilain du monde sorcier, Roy ne comptait pas s’écraser face à lui sous prétexte qu’il avait un passé d’assassin de Moldus. Son statut de « sang-pur » ou de Mangemort ou que ne savait-il ne lui octroyait pas le privilège de s’affranchir de ses dettes. La seule loi que Roy suivait était celle de l’argent, après tout.

« Nous avons un accord, finit-il par confirmer, le ton impavide. Détachez-moi, maintenant. »

Sa baguette l’attendait toujours sur le parquet et il préférait s’ôter la vue de cette maison et de cette femme horripilante. Roy attendit qu’elle lève l’Incarcerem pour se lever et honorer sa parole de ne pas répliquer. Il alla ramasser sa baguette, puis sans un regard en arrière, transplana loin du manoir des Rosier, dans lequel il espérait bien ne plus jamais remettre les pieds.

FIN DU RP


Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

Qui l'eût cru ? [Roy & Rosaleen]

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Rosaleen Electre Marchebank
» présentation d'O. Rosaleen Hamilton
» Départ de O. Rosaleen Hamilton
» Les sujets d'O. Rosaleen Hamilton
» Bébé, Boursoufs et Ballons! [Pv Mildy/Rosaleen]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Aresto Momentum :: Autres Horizons :: Ailleurs,-