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 These, our bodies, possessed by light... [Klem]

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2 Avril, chez Val

Val rentre chez lui. Chez eux. Est-ce encore chez eux ? Il se rabroue mentalement. Klem ne serait pas parti juste pour une petite vexation... N'est-ce pas ? L'appartement est très silencieux, toutes lumières éteintes, sauf le néon de l'évier de la cuisine. Mince sourire. C'est très Klem, ça, laisser une petite lumière pour qu'il n'ai pas l'impression de rentrer dans un appartement glacial et dénué de chaleur humaine. Il l'éteint au passage, déplaçant la source lumineuse vers sa chambre. Personne dans son lit. Petit pincement. Se déplace à pas de velours vers le dressing, à présent la chambre de Klem. Y glisse un œil. Il a envie de le rejoindre, s'allonger près de lui et s'endormir un bras coulé autour de sa taille, mais si Klem avait voulu ça, il se serait assoupi dans le lit du danseur. Alors il le laisse tranquille et va ruminer sa soirée, ses engueulades avec tout le monde, dans sa chambre. S'endort bientôt, trop fatigué depuis quelques semaines pour rester éveillé longtemps le soir.

Il ne sait pas exactement ce qui le réveille, mais il fait toujours nuit. Très profondément nuit, même, les heures avant le lever du soleil. Confusément, il entend que Klemens se lève et se dirige vers le salon. Bruit d'un verre que l'on pose sur une surface dure. Probablement que le loup fait encore des cauchemars. Valery est debout avant d'y avoir réfléchi, et le rejoint silencieusement. S'approche pour lui faire un câlin sans dire un mot, son torse pressé dans le dos de son amant, bras autour de sa taille, le nez dans ses cheveux. Interrogation silencieuse. Tout va bien ?
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Klem a attendu sur le canapé un moment, puis il a commencé à s'endormir et a décidé d'aller se coucher. Pas parce que attendre Valery était un fardeau, non. Plutôt parce qu'il n'avait pas envie de dormir sur le canapé ce soir, pas envie d'inquiéter Val en lui faisant croire qu'il l'attendait parce qu'il n'avait pas eu confiance en lui lorsqu'il lui avait dit qu'il allait revenir. Et au fond, c'était aussi parce qu'il n'avait pas vraiment envie de voir d'en quel état rentrerait le danseur. Il était donc parti se coucher dans son lit. Il était encore un peu jaloux et attristé par la tournure de la soirée pour partager le lit du danseur. Mais il avait laissé la petite lumière de la cuisine allumée quand même parce que malgré tout, il ne voulait pas laisser Valery dans le noir. Petite intention un peu bête peut-être.

Il poussa un léger soupir et se glissa dans son lit froid. Il s'endormit relativement rapidement et plutôt profondément puisqu'il n'entendit pas Val rentrer. Il ne se rendit compte de rien et pour la énième fois, il se retrouva une fois encore avec le goût du sang dans la bouche. Il baissa le regard et un corps couvert de sang, sans vie s'étalait sans vie. Il s'approcha et il vit le visage de la fille du journal le regarder de ses grands yeux vides d'expression. Puis la fille fut remplacée par Katzia. Il tomba à genou et ce fut à ce moment qu'il vit ses mains tachées de sang et le couteau de cuisine à ses pieds. C'est à ce moment là qu'il hurla. Comme toutes les nuits ou presque depuis son retour. Il se réveilla en sursaut la gorge irritée par son cri, le corps couvert de sueur, complètement entortillé dans ses draps et encore tremblant de son cauchemar.

Il se leva sans faire de bruit pour ne pas réveiller Valery qui dort peut-être encore. Il se dirigea vers la cuisine où il se servit un grand verre d'eau fraîche. Il est sans doute encore un peu pâle après son rêve. Le même toutes les nuits. Inlassablement. Il ferma les paupières, essayant de faire disparaître ses affreuses images de son esprit. Il les rouvrit lorsqu'il sentit un corps se presser contre son dos. Il posa sa main sur le bras qui enserrait sa taille et se laissa aller contre son amant. Il ferma les paupières à nouveau profitant de l'étreinte que lui offrait le danseur.

"Ce n'est rien. Juste un cauchemar. Tu peux retourner te coucher si tu veux."

Il pouvait presque sentir son inquiétude, il s'était donc senti obligé de le rassurer sur son état. Et se rassurer lui même en même temps. Parce qu'il savait bien que ces cauchemars répétitifs n'étaient pas normaux.


Klemens Dabrosky
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Cela confirme ce que Val pensait : c'est probablement un cri ou quelque chose s'en rapprochant qui l'a réveillé tout à l'heure. Son cœur se serre. Il n'a pas envie que Klemens fasse des cauchemars. Il a bien assez souffert ainsi, il devrait pouvoir bénéficier de nuits calmes et reposantes... Il se presse plus fort contre Klemens en refus. Non, il retourne pas se coucher. Il reste là. Il veut l'aider...

- Tu as essayé de prendre quelque chose contre ? De la potion de profond sommeil ?

Il réalise en le disant que Klemens n'a probablement pas envie de prendre quelque potion que ce soit après le fiasco de la dernière fois.

- Je pourrais te la faire moi-même... Je crois me rappeler comment on fait.

Valery n'a pas concocté de potion depuis Poudlard, c'est dire s'il lui offre un effort rare. Il se décale pour faire un calin à Klem de front plutôt que de dos. Le colle tout à fait. Ne sait pas si c'est tout à fait légitime, ce qu'il fait. Si Klemens ne va pas finir par le repousser et l'accuser d'aimer Roy, encore une fois. Il ne supporterait pas de l'entendre de la bouche du loup une seconde fois. Il veut l'embrasser. Il n'ose pas.
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Visiblement Valery ne veut pas partir. Au contraire, il se presse un peu plus contre lui. Il se raidit légèrement lorsque le danseur laisse sous-entendre qu'il devrait prendre une quelconque potion de sommeil. Après la dernière pleine lune et l'affaire des potions, il a une confiance toute limité. Il ne veut pas faire de peine à son amant alors il ne dit rien et le laisse lui proposer ses services pour une éventuelle potion. Il esquisse un petit sourire, touché par les efforts du jeune homme. Il laisse son front reposer contre celui de Val et ferme les paupières savourant l'étreinte. Il voudrait l'embrasser pour le faire taire.

"Non, ça va aller, ne t'inquiètes pas. Je m'en sors très bien sans potions. Ma conscience fait juste des siennes. Ce n'est rien vraiment."

Il hausse les épaules d'indifférence et respire profondément l'odeur de son amant. Il voudrait pouvoir tout oublier dans ses bras mais son ami n'en a peut-être pas envie. Pas après sa dispute avec Roy. Sûrement pas après son demi-aveu de ce qu'il ressent pour le trafiquant. Ça lui fait mal à Klem. Mais il ne peut pas forcer les sentiments du danseur. Il ne peut pas l'obliger à l'aimer. Parce que lui finalement, c'est sans doute ça ce qu'il ressent au fond. Le truc qu'il n'arrivait pas à qualifier avant qu'il ne découvre les sentiments de Valery. Alors maintenant, est-ce que ça change un truc entre eux ? Si il l'embrasse maintenant, est-ce qu'il va se faire rejeter ? Il n'ose pas, il a peur. Il ne veut pas avoir mal, il ne veut pas que son coeur saigne encore davantage. Mais l'incertitude au fond, le laisse beaucoup plus déstabilisé. Il rompt donc son appréhension et pose ses lèvres sur celles de Valery. C'est doux. Il aime ses lèvres. Il ne s'en rendait pas vraiment compte avant. Il réalise que l'amour le rend vraiment idiot et lui donne des pensées un peu trop fleur bleue à son goût. Mon dieu, il est en train de se transformer en gros machin tout niaiseux.


Klemens Dabrosky
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- Mais ça me fait du mal pour toi... Faut que tu fasses quelque chose contre, Klem. C'pas normal...

Il l’emmènerait bien voir des médicomages, mais il a un doute sur la volonté de Klemens à aller à Sainte-Mangouste s'il n'est pas à l'article de la mort. Devoir déclarer son statut de loup garou sur sa feuille de soin ne doit pas être quelque chose de très agréable à vivre. Il est tiré de ses pensées par l'instant. Klemens a une certaine solennité, soudain. Une gravité dans l'instant qui le surprend. A quoi penses-t'il ? Il sait qu'il se passe quelque chose, confusément. Le baiser qu'il lui offre est différent de ceux qu'il a pu échanger avec le polonais jusqu'à présent. Valery a l'impression qu'il est plus présent, qu'il met plus de sien dans ce baiser. Qu'il veut... qu'il veut dire quelque chose. Tout ce qu'il peut pressentir sur leur relation depuis quelques temps revient s'écraser contre les portes de son esprit et il saisit la nuque de Klemens instinctivement. L'embrasse. Très doucement. Tente de mettre autant dans ce baiser que ce qu'il reçoit de son amant. Et puis c'est un plaidoyer, un peu. Pardonne moi pour Roy. C'est une erreur. C'est ridicule. j'aurais voulu que tu ne le sache pas. Et puis comme Valery est Valery... Il ne peut pas laisser cet instant informulé, de peur qu'il s'évapore sans explication, et se recule infimement, juste assez pour parler, et le regarder, souffles emmêlés.

- Klem ?
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Klem hausse les épaules à nouveau. Qu'est-ce qu'il pourrait bien faire contre ces cauchemars ? Il ne voit pas trop. A part se rendre aux autorités. Mais il n'en a pas tellement envie. Sauf que cela allégerait peut-être sa conscience. Il ne veut pas penser à ça maintenant. Il est plus que soulagé lorsque Valery lui rend son baiser. Cela signifie-t-il réellement quelque chose ? De plus que d'habitude s'entend. Klemens est prêt à le croire néanmoins. Mais doit-il réellement ? La fatigue doit très certainement embrouiller son esprit critique. Il n'arrive pas à juger correctement la situation. Il sent son regard se dérober lorsque le danseur met fin à l'étreinte. Son ton interrogateur le lui fait relever. Il esquisse un sourire qui se veut rassurant.

"Ça va, je t'assure."

Il caresse doucement la joue de son amant. Un sourire un peu triste aux lèvres. Il aimerait lui dire tellement de choses et en même temps, il ne veut pas de changement. Il ne se sent pas près à s'engager dans une relation à renoncer à sa liberté. A tout ce qu'il possède, à ses nuits d'errances et à ce sentiment réjouissant de n'appartenir qu'à lui même. Mais en même temps, lorsqu'il est avec Valery tous ces sentiments s'éteignent et laissent place à une plénitude toute simple qui le laisse juste heureux. Il aime ce sentiment nouveau qui s'empare de lui lorsqu'il est dans les bras du danseur. Et il ne voudrait qu'il ne soit qu'à lui. Mais peut-être que sa peur est encore trop grande. Il n'ose pas avouer ce qu'il ressent. Quelque chose d'impensable pour lui. Et il y a toujours cette peur du rejet. Valery aime Roy. Mais ce baiser là... peut-être que... et son regard intense sur lui. Il soupire doucement.

"Ok... Val... il faut que je te dise un truc."

Il baisse la tête, détourne le regard, se sent rougir. Il serre la mâchoire. Bon sang, il est ridicule. Il se sent tellement nul. Maintenant, qu'il a commencé il doit finir. Bon aller, Klem.

"Je crois que... je t'aime."

Il relève la tête et croise le regard de son amant. Il a quand même pas dit ça comme ça, si ? Merlin. Il se sent encore plus ridicule qu'il y a cinq secondes. Il a tellement envie de disparaître sous terre. Il a perdu toute sa belle assurance là. Il est juste un peu paumé avec ses sentiments encombrants et l'incertitude de la réaction du danseur.


Klemens Dabrosky
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Instinctivement, Valery place ses mains dans celles de Klemens, lorsqu'il devient tout grave et tout sérieux. Il n'arrive pas à empêcher son cœur de battre très fort dans ses oreilles et dans sa gorge. Ne quitte pas le regard de son amant du sien, sauf un instant pour apprécier la caresse sur sa joue les paupières abaissées.
Puis l'aveu lui coupe le souffle. Il.. Il ne s'y attendait pas ? Malgré l'intensité de l'instant... Malgré ses doutes... Qu'est ce que cela implique ? Quels genre de changements dans leur relation ces petits mots vont-ils déclencher ? Est-ce que la suite logique, c'est se considérer comme un couple ? Valery n'a pas été en couple depuis très longtemps. Et les souvenirs qu'il en a n'ont que très peu à voir avec ce qu'il partage avec Klemens... Ce qu'il ressent pour Klemens. Il n'a jamais eu de papillons partout en regardant ses ex. N'a jamais eu l'impression que ce qu'il s'apprête à dire est la chose la plus importante du monde. Car bien sûr qu'il l'aime aussi, Klemens...
Il n'arrive pas à s'empêcher de l'embrasser, à nouveau, quelque chose de joyeux et empli de félicité, proche de la plénitude. Ses émotions sont très fortes. Bien sûr qu'il l'aime. Il ne sait pas à quel moment c'est arrivé, comment il a fait pour ne pas s'en rendre compte, mais les mots de son amant font la lumière sur ses propres sentiments... Comme ils l'ont fait pour Roy... Tout à l'heure...
Son visage perd de son éclat. Il s'arrête en plein vol. Juste avant de lui avouer. Juste avant de répondre à ses sentiments. Klemens sait ce qui se passe avec Roy. Comment... Comment pourrait-il le croire ? Comment pourrait il faire confiance en les sentiments de Valery, alors qu'il a vu de ses yeux qu'il n'y a pas que lui dans son cœur, juste quelques heures auparavant ? Comment Valery pourrait-il le convaincre que c'est plus compliqué que ça, et qu'il a décidé d'oublier Roy, et que oui, lui qui n'a jamais aimé personne se retrouve tiraillé entre deux feux de même intensité... Klemens ne lui ferait jamais confiance.. Il ne peut pas lui avouer... Il.. N'y arrive pas. Il reste bête, la bouche entrouverte sur un aveu mort-né. Baisse les yeux. Et sent les larmes monter.
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Son cœur bat un peu trop fort. Sa respiration est un peu trop rapide, il ne se sent pas super bien. Pourtant, il croyait que avouer qu'on aimait quelqu'un ça soulageait. Enfin, c'était ce qu'il se passait dans les films à l'eau de rose qu'il regardait avec Val. Pourtant là, il ne sentait vraiment pas mieux du tout. Et il avait souvenir que souvent, ça se finissait bien ce genre d'aveux. Avec un bisou ému et une grande déclaration ampoulée de l'être aimé. Mais bizarrement là, il n'y eu pas de déclaration larmoyante. Il y avait cru, c'était même bien parti. Son coeur avait raté un battement lorsque les lèvres de Valery étaient venues sceller les siennes. Il avait rendu son étreinte au danseur. Il avait voulu croire que ça signifiait quelque chose. Du positif. On n'embrassait pas quelqu'un comme ça si l'on ne ressentait rien. Si ?

Peut-être que si. Peut-être que c'était la façon de fonctionner de Val. Un baiser puis un grand blanc. Klem doit bien avouer qu'il ne sait pas trop comment se comporter. Il esquisse un sourire un peu gêné et se passe une main dans les cheveux histoire de pas trop montrer qu'il est un peu vexé de ce silence. Après tout, il sait pas trop à quoi il s'attendait, il a bien compris que son ami a des sentiments pour Roy. Sa déclaration était stupide. Comme lui, il est vraiment bête, il aurait dû réfléchir. Val doit se sentir mal maintenant et doit sûrement trouver une façon de l'éconduire gentiment.

"Je suis désolé Val. J'aurais pas dû. Je sais que c'est compliqué en ce moment. T'aime Roy et y a ta maladie. Je voulais pas t'embrouiller encore plus."

Il esquisse un nouveau sourire un peu triste et plonge son regard dans celui de Valery.

"C'est pas grave va. J'comprends que tu m'aimes pas. Je vais attendre et faire en sorte que mes sentiments deviennent réciproque."

Léger clin d'oeil qui veut détende l'atmosphère. Mais au fond, il a l'impression qu'il devra étouffer ce qu'il ressent parce que la situation va devenir vraiment bizarre si il s'écoute de trop.


Klemens Dabrosky
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Oh non. Non, non non non non non non. A aucun moment il ne souhaitait blesser Klemens. Klemens qui a déjà bien souffert, qui a déjà tellement subit. A qui il plaidait auprès de Roy le mérite d'avoir un peu de paix, juste il y a quelques heures. Et Valery, parce qu'il doute de Klem, et de la confiance qu'il pourrait lui accorder, oserait tout ruiner ? Encore une fois ? Il se retire le droit de lui faire plus de mal. C'est.. c'est bien trop injuste. Et puis si Klem dit ça, maintenant, la joue à la cool, mais décide qu'il est de trop dans cette maison et s'en va habiter de nouveau dans son ancien taudis ? Ou pire... S'en aller ? Juste parce que Valery a des crises de confiance ? Non non non.

- T-t'es bête, Klem ! C'est... C'est juste que j'ai peur. J'ai peur que tu n'arrives pas à me croire... A cause de.. Roy, et tout. Que.. Je puisse..
. Il se sent rougir. Dans quel univers et-ce que Valery Aster est capable de rougir ? Il se reprend précipitamment Bien sûr que je t'aime, enfin. Je... Je sais pas d'où ça sort et c'est un peu toi qui me fait m'en rendre compte... Mais c'pas... Tout nouveau, je crois. J'ai du m'en rendre compte quand t'es revenu... Trop peur pour toi, trop inquiet...

Il n'avait pas prévu de transformer cette déclaration en monologue. Il a un peu honte, il dit n'importe quoi. Tout pour que Klem ne pense pas qu'il ment, tout pour que le loup-garou soit rassuré. Il se presse contre lui. Il lui fait le câlin de sa vie. Fort fort, visage dans son cou, main dans sa nuque. Se redresse ensuite pour le regarder dans les yeux. Lui faire une sorte de sourire secret, un peu niais, malgré lui, des gens qui s'apprêtent à partager quelque chose de nouveau.

- T'es sérieux, hein, quand tu dis ça ? Redis le. Azy. Redis-le moi.
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Klem est surpris par le ton hésitant de Valery. Il ne s'attendait pas à entendre ça. De quoi pouvait-il avoir peur ? Pourquoi ne le croirait-il pas ? Sur quel sujet ? A propos de Roy ? Pourquoi est-il bête ? Il ne comprends plus rien. Plus rien du tout. Tout s'embrouille dans sa tête. Les joues de Val prennent une jolie couleur rouge et il sent son cœur rater un battement, son corps se raidir sous l'effet de la surprise. Ses yeux s'écarquillent et il réagit à peine à son étreinte. Ses bras enserrent machinalement le danseur lorsqu'il sent son souffle dans son cou.

Depuis quand ? Pourquoi ? Il croyait que c'était de Roy qu'il... que ses sentiments étaient uniquement pour le trafiquant. Mais... visiblement, il faisait erreur. Était-ce possible d'aimer deux personnes en même temps ? Visiblement, la réponse était oui. Comment mettre en doute les paroles de Valery lorsqu'il sent son cœur battre contre le sien. Lorsque ses yeux croisent les siens, il revient à lui. Il esquisse un sourire un peu tremblant. Il n'ose pas tellement y croire. Mais finalement, il veut leur donner une chance. Qu'importe ce qui arrivera au fond. Même si il a peur de s'engager dans une relation même si la vie de couple lui fait peur. Ils n'ont jamais dit qu'ils se transformeraient en petit couple bien rangé après tout. Il glisse une main derrière la nuque du jeune homme et pose doucement ses lèvres sur les siennes. Un baiser tout simple mais qui veut montrer la force de ce qu'il ressent.

"Kocham cię, miec."

Il murmure à son oreille avant de plonger son regard dans le sien et d'esquisser un sourire amusé. Ils sont peut-être amoureux niais mais cela ne change rien au fond. Ils restent les mêmes. Valery et Klemens. Ils ont juste mis un nom sur leur relation désormais.

"Je t'aime mais je refuse qu'on devienne un petit couple modèle. On va ressembler à des vieux avant l'heure sinon, c'est pas drôle."

Son sourire s'agrandit et il embrasse une nouvelle fois son compagnon. C'est étrange de penser cela, de voir Valery de cette façon. Et en même temps, sans se l'avouer, cela fait déjà un bon moment qu'il en a envie. Valery rien que pour lui. Et il laisse dans le fond de son esprit cette petite voix qui lui chuchote que les sentiments de Val ne lui appartienne pas encore complètement, qu'il reste une petite part de lui qui n'est pas à lui.


Klemens Dabrosky
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Il est soulagé. Il était bien plus anxieux qu'il le pensait, bien plus tendu. Mais Klemens semble accepter le fait qu'il puisse l'aimer lui aussi. Tout... Tout va bien, alors ? Il semblerait. Pour la première fois depuis quelques mois, on dirait que quelque chose dans la vie de Val - et peut-etre bien dans celle de Klemens aussi - se passe bien. C'est fou comme cela a la capacité de lui ôter un poids. Il attire le loup-garou à lui. Le serre encore. Leurs étreintes ont une saveur différente. C'est fou ce que quelques mots peuvent changer... Ce n'est pas les mots en eux-même, ils n'ont rien révolutionné... C'est plus que, maintenant que les sentiments sont admis, le danseur peut s permettre de les éprouver pleinement, sans se retreindre, sans la peur... Cela l'autorise à apprécier les paroles et le baiser pleinement, et plus juste en contact "meilleurs-amis-qui-sont-aussi-des-amants"... C'est fou. Valery n'arrive pas à s'empêcher de s'émerveiller du fait qu'après tant de temps, soudain, il semble y avoir une toute nouvelle dimension de Klemens à explorer. Il lui vient à l'esprit qu'il doit arborer une expression particulièrement bête et niaise, avec un petit sourire et les yeux un peu fixes. Il se reprend en toussottant. Semblerait qu'il ai lui aussi une face cachée.

- Je sais pas le dire dans une langue exotique moi. Tu triches.

Les paroles de Klem le font réfléchir sérieusement. Ainsi... Ils sont en couple. Oui cela semble être très logiquement la prochaine étape. Il a du mal à les imaginer ainsi, néanmoins. En tout cas pas en les termes ordinaires d'un tel contrat. Il imagine que Klemens aime trop sa liberté, et puis Val aime trop ses habitudes, pour vraiment changer leur comportement. Il ne sais pas s'il a envie de renoncer à ses amants et ses possibilités si vite. Et si Klem lui demandait ? Il ne lui demanderais pas. Il souhaite garder les siennes aussi. Val en est persuadé.

- Ouais, non. Je sais pas si je pourrais, de toute façon. Puis c'est pas exactement notre façon de vivre, le couple ordinaire, je crois.

Puis il y a toujours des moments ou Klemens n'est pas là et où d'autres si. Irina, tiens, par exemple.

- Ca va ? Tu... Je suis vachement content, je crois.

La niaiserie restera pas, il essaie de se rassurer. C'est juste, là, ce soir. Ce soir il a le droit.
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Un rire le prend. Léger, un rire qui fait du bien. Qui annonce un bonheur futur sans aucun doute. Comment pourrait-il en être autrement quand les sentiments éprouvés sont partagés. Il a bien l'intention de tricher encore et encore. Le dire dans sa langue natale donne aux mots encore plus de sens il a l'impression. Il est soulagé d'apprendre que Valery ne souhaite pas non plus s'enfermer dans une relation de couple traditionnel. Ils n'en sont pas un de toute façon. Pas la peine d'essayer de prétendre le contraire donc.

"Oui, ça va. Moi aussi je suis content."

Il esquisse un sourire et embrasse Val une nouvelle fois. Oui, ça n'a plus le même goût qu'avant il a l'impression. C'est mieux. Beaucoup plus amplifié. Tout ça se passe dans sa tête évidemment. Ses cauchemars sont oubliés depuis longtemps. Il ne veut penser à rien d'autre qu'à sa toute nouvelle relation avec le danseur ce soir. Il mordille affectueusement le cou de son compagnon, essayant de faire comprendre son envie soudaine. Pour sceller leur union en quelque sorte.


Klemens Dabrosky
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D'un point de vue objectif, c'est presque dur à croire. Passer ainsi de cette colère un peu désespérée, animée par la rage et l'impuissance, colère qui l'a poussé à épingler Roy à un mur comme s'il était un stupide papillon, au calme émerveillé de l'instant qu'il partage avec Klemens. Valery en aurait presque la tête qui tourne. Il ne connait pas les règles, les enjeux de leur nouvel accord, tout est nouveau et il n'y a pas d'instructions. La réponse de Klemens, les petites morsures qu'il dépose le long de son cou semblent la réponse logique à un tel changement e statut. Et quelque chose a définitivement changé, entre eux. Valery veut un Klemens doux, aimant, il veut le regarder dans les yeux et lui sourire bêtement entre deux baisers et s'accrocher à ses cheveux, sans, pour une fois, trop tirer. Leurs relations ont été très diverses, motivées par de nombreuses raisons. Maladroites et empressées lors de leurs retours de soirées arrosées, paresseuses et mignonnes les matins qui s'éternisent, après le début de la maladie de Val généralement, mesquines et presque violentes lorsqu'ils utilisaient le sexe comme façon de se réconcilier. Jamais très tendre, jamais très apaisé, jamais juste pour sentir le cœur de l'autre tout proche de lui et l'admirer et se sentir en phase. C'est ce qu'il souhaite, ce soir, c'est ce qu'il veut. Le loup-garou est très vite attiré dans son lit. Val ne le quitte pas des yeux.

Et il reste longuement silencieux, après, lorsqu'il a obtenu ce qu'il voulait, silencieux et content et il se presse contre Klemens d'une toute nouvelle façon. Vide, dans son esprit. Plus de maladie, plus de Roy, plus de dettes. Il espère que c'est de même pour le loup garou, et qu'il a pu oublier un peu les cauchemars et les filles entre ses dents. Question du bout des yeux. Tout va bien, darling ?
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Klem s'accroche à Val comme si il allait le perdre. Il se noie dans la douceur et la chaleur qu'il lui offre. Il aime réellement pour la première fois. Il donne son amour, l'offre, l'étale dans chacun de ses baisers, chacune de ses caresses. Il se sent bien, ne lâche pas le regard de Valery. Il se sent étrange. Un mélange de sérénité, de joie et de gêne un peu. Comme si il était nu pour la première fois devant son amant. Comme si il se montrait pour la première fois. Il a une étrange impression. Tout semble différent. En mieux.

Il se serre contre Val, lui rend son câlin. Tous ses tracas disparus, il ne pense qu'à Val et au futur qu'ils peuvent construire à deux. Non même ça, il n'y pense pas trop. Vivre l'instant présent et savourer. Il esquisse un sourire lorsqu'il surprend le regard du danseur sur lui. Il l'embrasse du bout des lèvres, ses yeux sourissent aussi. Son coeur est sur le point d'imploser tellement il bat fort et vite. C'est étrange. Il ne savait pas que l'amour pouvait avoir cet effet sur lui.

"Je t'aime Valery."

Il le redit, il sent que c'est le moment propice pour le dire. Là dans le silence de leur étreinte. Il embrasse une nouvelle fois le jeune homme et cache son visage dans son cou. Il se sent un peu bête tout à coup. Il se rend compte qu'il ne l'avait jamais dit. Ces petits mots pourtant anodins ont beaucoup de sens désormais. Ils veulent tout dire. Ils disent tout ce qu'il ne pourrait pas exprimer avec des mots clairs. Il est sûr que Valery comprend maintenant.


Klemens Dabrosky
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Et pour la première fois... Valery est apaisé. Une angoisse sourde, qui ne l'a pas quitté depuis un mois, s'estompe enfin un peu. Il a enfin une preuve, une preuve tangible que Klemens ne disparaitra pas de sa vie à nouveau. Il le lit dans ses yeux, dans son sourire, dans les mots qu'il lui murmure. Valery espère que cela sera suffisant, cette fois. Que ce qu'ils ont à construire à présent qu'ils ont décidé que leurs vies, qui allaient jusqu'à présent dans le même sens, parallèlement, sans se toucher, ainsi qu'est fait l'amitié, devaient s’entremêler, allait suffire pour mettre une halte à sa course effrayée. Il le sait mais il ne peut s'empêcher de lui redemander, anxiété chronique, tourment qui boucle en continu dans sa tête. Ne repars pas, ne repars pas, de peur que tu ne reparaisses jamais.

- Moi aussi. Klem. Tu n'as plus le droit de t'enfuir à nouveau, maintenant.

Et comme une démonstration, il s'allonge de tout son long sur lui, posture habituelle, et l'admire. Il ne pensait pas qu'il allait encore, après trois ans à le cotoyer, découvrir des choses à son sujet, le voir sous un autre jour, un autre angle, éclairé d'une lumière que son cœur enfin libéré des non-dits des derniers mois peut enfin faire rayonner. Mais si. Pour ce soir, peut-être seulement pour ce soir, dans l'obscurité de sa chambre, Klemens semble magnifique, avec ses cheveux décoiffés et ses lèvres rouge baiser, Klemens semble le monde entier. Et c'est irrationnel, et ridicule, mais il n'a pas le cœur à redevenir adulte pour l'instant, et s'émerveille toujours, très adolescent, sur lui.

- Il est bien, ton nouveau lit.
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Un sourire un peu niais se dessine sur son visage lorsque son amant lui confirme que lui aussi l'aime. Bon, il ne dit pas je t'aime. Il dit moi aussi. C'est le truc facile que lui dit quand il ne veut pas dire les mots. Parce qu'il n'y arrive ou parce que ce n'est pas réciproque. Mais il est certain que pour Val, c'est réciproque. A moins que ce ne soit la seule façon qu'il ait trouvé pour le faire rester. Pour ne plus qu'il fuit ailleurs. Pour l'avoir toujours à ses côtés. Comme un bon petit toutou. Non, Valery n'est pas égoïste à ce point. Si ? Non, non. Il chasse ses pensées peu charitables et embrasse le danseur. Il a besoin de le sentir tout près de lui.

Il caresse distraitement les cheveux de Valery, il ne voit pas son regard posé fixement sur lui. Il ne le voit pas le dévorer du regard. Ce n'est que lorsqu'il sort de ses songeries qu'il remarque qu'il le regarde.

"Tu serais prêt à sortir avec moi, juste pour être sûr que je m'enfuis pas à nouveau ? Si tu ne m'aimais pas, est-ce que tu serais capable de faire ça ?"

Il s'en veut aussitôt après que les mots soient sortis de sa bouche. Il n'est vraiment pas cool pour le coup.


Klemens Dabrosky
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Les caresses dans ses cheveux achèvent de l'apaiser et il sent qu'il va s'endormir bientôt, si Klemens continue. C'est une bonne façon d'achever la journée, dormir vautré sur son... Chéri, tiens. Pffhihi. C'est niais. Il n'a pas le temps de se morigéner pour sa propre bêtise, néanmoins. Klem croise son regard, et... Il semblerait que les doutes soient restés dans leur coin uniquement le temps qu'il a fallu à l'adrénaline de retomber. Cela le blesse, le prend par surprise, lu iqui pensait qu'il allait, peut-être, ne pas avoir à se justifier. Ne pas avoir à remettre le début de soirée sur le tapis. A la réflexion, c'était probablement trop beau pour durer, entre eux, qui sont les rois des complications et des prises de tête. Il se redresse sur ses coudes, et monte au créneau très vite.

- "Prêt à" ? Je suis pas "prêt à" quoi que ce soit, Klem, je veux être avec toi. Je suis amoureux de toi. Ça me coute déjà cher de l'avouer, d'oser te l'avouer alors que t'as été mis au courant pour Roy tout à l'heure... Et j'aurais du me douter que tu me croirais pas.


Il roule sur le côté, tourne le dos. Il a conscience que sa réaction est un peu violente. Mais il était si bien. Il avait réussi à atteindre une sorte de paix. Grace à Klem. Mais c'est déjà fini et il lui en veut. Comment pourraient-ils construire quelque chose s'ils en sont à se poser ce genre de questions moins de trois heures après s'être avoué leurs sentiments ? Il sent la migraine venir.
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Klem voit bien qu'il a blessé Valery. Et il s'en veut. Énormément. Il ne sait pas trop comment rattraper le coup. Il se mordille la lèvre inférieure alors que Val se détourne de lui. Il se tourne sur le côté et se colle contre le dos du jeune homme.

"Excuse moi. Je te crois. C'est juste que... c'est nouveau pour moi tout ça et... j'ai peur de te décevoir."

Il soupire et lâche le danseur pour se remettre sur le dos. Il n'aime pas avouer ce genre de chose. Il a peur d'être abandonné. Que Val le quitte, le laisse seul pour toujours. Il ne veut pas être seul, il ne veut pas perdre Valery. Il voudrait savoir dire "je t'aime" comme si c'était quelque chose de normal de ressentir des sentiments. Mais il ne peut pas. Cela a trop de sens, tellement de sens. Et même avec du sens, il sait qu'il ne pourra pas le dire sans réfléchir, dans des moments volages. Mais lui, il a besoin de le savoir qu'il est aimé. Il a besoin de l'entendre de la bouche du jeune homme parce qu'il est perdu dans toutes ses émotions.

"J'ai besoin que tu me le dises encore et encore Val. Me laisse pas, j'ai trop besoin de toi. Je suis désolé."

Il se sent tellement pitoyable. Comme un gamin qui ne veut pas que sa maman le laisse seul dans le noir avec ses cauchemars. Sauf que lui, ses cauchemars, il les a toujours vécu seul. Sa mère n'a jamais été présente pour lui. Enfin pas comme ça. Personne n'a jamais été présent comme ça pour lui avant Valery.


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- .. C'est nouveau pour moi aussi, tu sais. Et je sais pas comment tu pourrais me décevoir... Je sais... Je sais pas ce que j'attend de toi. Si j'attends quelque chose de toi.

Il n'a pas réussi à rester en colère, bien évidemment. Les aveux de Klem le touchent bien trop. Il entrevoit à peine à quel point Klem a du être seul par le passé, à quel point une ribambelle d'amants d'un soir et de gens semi-potes semi-collègues de dèche ne font pas les bases d'une vie sociale et sentimentale acceptable. Valery a toujours été entouré, à l'aise avec les gens, n'a jamais eu ni à fuir ni à changer de pays. Et c'est uniquement ce qu'il connait du passé du loup-garou. Il imagine à peine l'errance et le silence et l'abandon. Le seul moment où il lui semble l'avoir vraiment vécu, c'était quand Klemens était en fuite. Alors non, bien sur qu'il ne reste pas faché, et il vient de lui-même se coller de nouveau à lui.

- Je suis désolé. Je me remets pas très bien du mois où tu étais pas là, j'imagine. Le mois où il a passé le plus clair de son temps ailleurs que dans son appartement parce que l'absence l'épouvantait. Je... Je compte pas te laisser, Klem. Darling. J'ai toujours été là, moi. Tu le sais, hein ?

Difficile de résister à l'envie de lui saisir les joues entre les mains pour qu'il ne puisse pas échapper à son regard et à la sincérité de ses yeux. C'est dur de lui répéter qu'il l'aime, il ne veut pas brutaliser les mots et leur arracher leur sens. Mais il le fait quand même, parce qu'ils sont encore neufs et qu'ils sonnent magnifiquement.
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Pour Val aussi c'est nouveau. C'est étrange de l'entendre. Il a toujours eu l'impression que Valery était un coeur d'artichaut qui tombait amoureux pour rien. Enfin presque. Pour lui, le danseur avait eu plein de relations amoureuses avant lui. Il avait eu le temps d'apprendre à vivre en couple. Mais finalement, ils étaient tombés d'accord pour ne pas rentrer dans ce jeu là. Chacun garderait sa liberté mais lorsqu'ils seraient ensemble, il n'y aurait qu'eux qui compterait. Cela lui semblait être un bon compromis. Il se laisse aller contre son amant lorsqu'il se colle contre lui. Il savoure l'instant et ferme les yeux de félicité. Il laisse les mots de Valery le pénétrer, le convaincre. Il sait qu'il sera pour lui quoiqu'il arrive, la réciproque est vrai. Il se retourne pour faire face au jeune homme et l'embrasse avec force pour faire passer ses sentiments. Toutes ses émotions qu'il n'arrive pas à nommer, qu'il n'arrive pas à décrire.

"Je sais. Moi aussi, je suis là pour toi. Jusqu'à la fin."

Il niche sa tête dans le cou de Valery et se laisse câliner. D'ordinaire, c'est lui qui le fait mais cette fois, il a envie de recevoir la douceur de son amant. Il en a besoin pour calmer ses terreurs enfouies qui n'ont pourtant rien à voir avec Val mais qu'il ne peut s'empêcher de ressentir.


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Klemens... L'inquiète. Valery se blottit tout contre lui, et laisse ses mains glisser dans son dos, de haut en bas, de haut en bas, encore et encore, longues caresses délicates, affectueuses. Il dépose de petits baisers sur son épaule, joue avec ses cheveux. Il a envie de lui poser des questions. De lui demander ce qui le tourmente, d'avoir enfin des aveux... Il s'est longtemps retenu, depuis que Klem est revenu, de le presser à dévoiler ce qu'il a fait, à quoi il rêve, quelles sont ses angoisses. Peut-être est-ce l'heure. Il essaie de concentrer tout son amour et son inquiétude et son attention dans sa voix, qui n'est qu'un petit murmure, pour ne pas briser leur intimité, dans l'obscurité de cette chambre toute neuve et qui n'a encore jamais été visitée par quelqu'un d'autre que lui.

- Parle-moi, Klem. Tu gardes beaucoup trop de choses pour toi. C'est... Je suis là. Même si tu me l'as déjà dit... Il faut que tu exorcises, un peu... Parce que tu dois plus avoir peur que je t'abandonnes. Ou quoi que ce soit. Parce que ça sera pas le cas. S'il te plait ? Parle-moi ?

Il n'essaie pas d'accrocher son regard, laisse le visage de son colocataire souffler doucement dans son cou, là où s'est réfugié. C'est probablement plus simple d'avouer des choses lorsqu'on n'a rien à voir que l'obscurité rassurante de l'autre personne contre nous.
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Il savoure son étreinte avec Valery. Il se laisse cajoler, il est à deux doigts de s'endormir. Paisible et heureux. Il ne s'est jamais senti aussi bien, aussi serein qu'en cet instant. Il oublie tous ses problèmes dans les bras de Valery. Son visage caché dans son cou qu'il mordille timidement. Il cesse son petit jeu lorsque son amant prend la parole. Il veut qu'il lui parle. Mais de quoi ? Il y a tellement de choses qui lui font peur qu'il ne sait pas quoi dire. Il y a des choses qu'il ne dira jamais. Des choses secrètes qu'il a trop honte d'exposer. Il souffle dans le cou de Val et ferme les yeux avant de serrer un peu plus contre son corps.

"Qu'est-ce que tu veux savoir ? Que veux-tu que je te dise ? Certaines choses ne sont pas bonnes à dire ni à savoir. Certaines choses sont trop honteuses pour êtres dites. Pourquoi ne pas oublier le passé et se concentrer uniquement sur l'avenir ? Oublier nos peurs et vivre uniquement nous deux ?"

C'est ce qu'il souhaite du plus profond de son être et de son âme. Mais il oublie un peu vite que certains visages ne s'oublient pas et que certaines personnes s'amusent à faire revivre ce qui nous terrifie le plus au monde. Mais là, maintenant, dans les bras de Valery. Il veut croire en ses paroles.


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- Mais... Est-ce que tu en es capable ? Tu as toujours peur, Klem.

Très manifestement, en tout cas. Il ne lui demanderait pas avec un tel désespoir que Val ne l'abandonne pas, sinon. Il ne partirait pas des semaines et des semaines sans prévenir personne quand quelque chose tourne mal. Klemens n'est pas équilibré, et Valery l'aime profondément, mais il était déjà difficile à gérer parfois lorsqu'ils étaient simplement meilleurs amis, alors la responsabilité ajoutée d'être l'amoureux... est angoissante. Valery est prêt à l'assumer, probablement, il se dit. Mais c'est quand même quelque chose de nouveau et qu'il appréhende avec assez peu de tact. Et puis il déteste tellement voir Klemens comme il l'était tout à l'heure, en panique. Il l'aime calme et flegmatique, il aime son insouciance, et s'il sait que ce n'est rien de plus qu'une face, il aurait aimé que ce soit parce que la vie n'a pas été trop dure avec lui. Valery ne sait juste pas à quel point il a raison. Petit bisou déposé dans le creux de son cou.

- Est-ce qu'on est capable d'aller de l'avant alors qu'on a réussi déjà à limite se fâcher, là, le soir même où on se met ensemble ? On a besoin de discuter.
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Valery semble l'avoir un peu trop bien cerné. Il pensait pourtant ne pas montrer ses peurs. Il avait cru cacher correctement ce qu'il ressentait au plus profond de lui, il avait cru cacher convenablement ses peurs inavouables et inavouées. Il cache un peu plus son visage dans le cou de Valery pour ne pas avoir à répondre. Il sent qu'avec Valery, il pourrait oublier ses peurs. Il en est capable, il le sait. Lui qui joue les flegmatiques et les insouciants, s'est fait démasquer. Il souffle par le nez dans le cou de son amant et sent ses cheveux blonds venir lui chatouiller la joue. Il écoute Valery lui parler, il entend sa voix grave dans son oreille. Il aime ce son, si doux. Mais à cet instant, il est un peu trop sérieux et un peu trop véridique.

"Je sais."

Mais il n'a pas envie de discuter de ça maintenant. Il ne sait pas quoi dire, il ne veut pas parler de ces choses là. Elles font trop mal. Mais il doit rassurer Valery parce qu'il ne veut pas le perdre alors qu'il vient de l'avoir enfin pour lui tout seul.

"Je suis désolé de ne pas être normal. Ce serait plus simple si je traînais pas un passé merdique. Je peux te dire certaines choses Val. Mais pas tout parce que je ne veux pas réveiller de vieilles blessures. Elles ont fini par cicatriser pour certaines. Ne les rouvres pas s'il te plaît. Que veux-tu savoir ?"


Klemens Dabrosky
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Grand silence, dans la pièce obscure. Valery joue avec les cheveux du loup garou sans les regarder, collé contre lui. Il aimait bien cette brève période où il les a eu un peu plus longs. Il faudra, un jour, un autre jour, qu'il essaie de le convaincre de se les laisser pousser à nouveau. Cela lui donnait un petit air mature, quelques années de plus. C'est toujours un peu étrange de se dire qu'il est le plus jeune des deux. Il a toujours eu l'impression d'être le plus âgé, le plus mature, d'un certain côté. C'est probablement à cause du visage de Klemens où l'expression joueuse et juvénile est toujours présente.

Les mots de Klemens le glacent. Qu'est-ce qu'il pourrait bien lui demander après un tel préambule ? Il entrevoit, comme des fois, la fragilité latente de Klem, à quel point son visage lisse et ses sourires charmeurs ne sont que des façades derrière lesquelles il est parfois trop simple d'entrevoir les murs de papier brulé. Alors il se contente de se presser contre lui, de toute ses forces, visage dans le cou de son amant. Il ne lui demandera rien. Il ne veut pas lui faire avouer des choses qui pourraient le blesser en passant ses lèvres.

- Excuse moi. Je ne voulais pas que tu penses que je doute de toi. Tu as raison. Le présent c'est le plus important. Tu... Me raconteras si tu t'en sens capable, un jour. Et si c'est pas le cas... tant pis, je suis là quand même.

Il espère que cela suffira. Il aimerait lui faire oublier tout ça. Valery imagine que le meilleur moyen pour ce faire est d'être avec lui, à ses côtés, ne pas le lâcher et l'aimer, ne jamais l'abandonner. L'aimer surtout et lui faire savoir qu'il compte. Il en est capable. Il l'embrasse. Mais ça n'est pas suffisant. Il ressent le besoin de lui avouer.

- Tu sais... Tu es la personne qui compte le plus, pour moi. ....C'est peut-être idiot à dire, hein. Mais ces trois dernières années... T'es le seul qui a vraiment compté, au final.

Il n'ose pas le regarder.
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